Bonjour ! :)

Honte à moi, j'avais oublié de faire le disclaimer x).

Cette histoire est l'œuvre de the-meek, est le lien de sa fiction est le suivant :

www . Fanfiction s / 10363061 / 1 / The-Art-of-Thawing-a-Heart

(enlevez les espaces pour que le lien fonctionne ^^)

Le prochain chapitre arrivera très en retard, parce que je pars en vacances pendant trois semaines sans internet... Désolé :/.

J'espère que ce chapitre vous plaira !

Bonne lecture ;).


Hiccup veut dire hoquet.

Chapitre 2

Je pouvais entendre le petit tapotement des pieds dans le couloir, quand la servante est venue me réveiller.

''Par la vierge...'' Murmurais-je dans ma barbe.

Je ne voulais faire face à aucun d'entre eux ce matin, surtout après la dur leçon d'escrime d'oncle Pitch. J'avais des ecchymoses sur tout le corps, surtout que le sabre était durement rentré dans mon corps. Avec un profond soupir, je décidais que je pourrais au moins m'amuser avec elle. Comme les pas se rapprochaient, je pus les identifier. C'était ceux de Juiliara, légers mais saccadés. Je suis sorti du lit, me dirigeant vers la fenêtre. Ouvrant les rideaux, je me trouvais alors dans la lumière du matin, dos à la porte.


(POV Juiliara)

Je pris un moment pour lisser ma robe et arranger mes cheveux, une fois arrivée devant la porte du prince. Il était levé de plus en plus souvent avant le lever du soleil, de sorte qu'il serait sans doute trop fatigué pour faire attention à mon apparence... mais quand même. Je frappais doucement à la dure et sombre porte en bois, attendant une réponse. Je regardais autour de moi, dans ce grand couloir, appréciant la beauté du château. C'était vraiment un luxueux endroit pour travailler. J'en adoré chaque partie, même le liège envahissant. En l'absence de réponse, je frappais de nouveau, y mettant plus de force. J'étais sûr que ce serait vain, mais c'était ainsi que l'on faisait les choses. Vous ne deviez donner en aucun cas au prince l'impression qu'il vous rendait impuissant.

Quelques minutes plus tard, n'ayant entendu aucune indication comme quoi il était réveillé, j'ouvris la porte.

''Prince Horrendous, il est l'heure !''

En face de moi se tenait le prince Horrendous. Il était éclairé par la lumière de la fenêtre qui brillait, à travers sa chemise de nuit blanche... et il y avait quelque chose que je savais qu'aucune des autres filles n'avaient jamais vu auparavant.

''U- hum ! Je suis désolée, v-votre altesse ! Je pensais que vous étiez encore en train de dormir. Je- je vais aller chercher vos vêtements tout de suite !'' Bégayais-je, essayant de retrouver ma raison.

Le prince Horrendous se retourna, un petit sourire sur son visage.

''Oh, bonjour Juiliana. Je suis désolé, je ne t'entendais pas frapper. Merci.''

Mon cœur battait fort dans ma poitrine. Je le saluais légèrement et quittais rapidement la salle. Je mis mes mains sur mes joues, sentant le rougissement arrivait, et les trouvais chaude et rouge. Avec rapidité, je me précipitais à la cuisine pour trouver toutes les autres filles qui attendaient avec impatience de mes nouvelles. Je m'appuyais sur un mur, enfin en sécurité. Les filles me regardaient avec émerveillement et curiosité, et je fus bientôt ensevelie sous une vague de questions.

''Qu'est-ce que c'est ?''

''Ooh ! Quelque chose est arrivé, n'est ce pas ?''

''Tu rougis...''

''Que faisait-il ?!''

Je me dirigeais vers la petite table en bois au milieu de la pièce, et je m'asseyais, m'éventant légèrement avec une main.

''Alors je suis allée réveiller le prince comme d'habitude, frappant une fois, puis deux. Puis je suis entrée dans la chambre, pensant qu'il n'était pas là... mais il était là ! Vous savez sa chemise de nuit blanche, qu'il aime tant pour sa douceur... celle qui a été usée par tant de lavages ? Eh bien, il se tenait devant la lumière de sa fenêtre, et quand je suis entrée... il était juste... là !''


Je ricanais tranquillement pour moi-même alors que les pas de Juliana résonnaient de nouveau dans le couloir. Eh bien, je pourrais les garder hors de mon chemin pendant un petit moment au moins. J'enfilai une simple tunique marron et vert, une de mes favoris, ainsi que d'autres vêtements, et me dirigeais vers la porte. En peu de temps, je me retrouvais dehors, marchant vers les écuries. Il y avait encore un beau matin ensoleillé, mais la température n'avait pas augmentée suffisamment pour qu'il fasse très chaud. La rosée bordait encore l'herbe, trempant mes chaussures, tandis que je pouvais entendre de lointains hennissements provenant des écuries.

Je me dirigeais vers Toothless, un étalon noir robuste, que je montais depuis récemment. Ses yeux brillaient d'excitation et d'anticipation bestiale pour la prochaine course.

''Bonjour toi.'' Le saluais-je, récupérant sa selle.

Je la lui mettais sur son dos, avant d'ouvrir la porte et de le laisser sortir. Une fois à l'air libre, je sautais doucement sur son dos, tapotais son cou, enveloppant ma main dans sa crinière (je n'étais pas trop friand des rênes, les selles étaient déjà assez inconfortables, pas besoin de rajouter quelque chose coincé dans votre bouche). J'enfonçais avec douceur mes talons dans son ventre, lui disant que l'on pouvait y aller.

Il démarra plus vite qu'un lapin, faisant voler mes cheveux en arrière, mon cœur battant plus vite. C'était la plus incroyable des sensations, presque comme voler sur le terrain. Les foulées de Toothless étaient si légères qu'on pouvait à peine sentir son galop, alors que nous avions traversé toute la cour, allant vers les jardins. Il y avait encore quelques obstacles du saut d'obstacles mis en place la dernière fois que j'avais pris Stormfly pour un tour. Je le conduis alors vers eux, tirant doucement sur sa crinière. Quand il les vit, il prit immédiatement de la vitesse. Enfin, si c'était encore possible, car la vitesse qu'il avait était largement supérieure à la plupart des autres chevaux que nous avions. Arrivant à la première haie, il sauta par-dessus avec grâce, et se dirigea vers la suivante, sautant avec une égale finesse.

Nous avions presque atteint le troisième obstacle quand j'entendis un cri venant de la direction du château. Je me suis retourné pour voir Aster me faisant signe, à côté de la porte du jardin. Á ma grande surprise, à côté de lui se tenait le prisonnier aux cheveux blancs, celui qui était arrivé quelques semaines auparavant. Intrigué, je fis faire demi-tour à Toothless, jusqu'à l'endroit où ils se trouvaient.

''Bonjour Aster.'' Lui dis-je, faisant un petit hochement de tête.

Je ne savais pas si je devais être sur mes gardes ou non avec l'étranger à ses côtés, mais Aster voulait que je le rencontre, il ne pouvait pas être si mauvais que ça.

''Bonjour, mon prince. Il y a quelqu'un que je voudrais te présenter.'' Répondit-il, reculant pour me montrer l'étranger. ''Prince Horrendous, voici Jack Frost, le nouveau garçon d'écurie, nous voulions te le présenter pour... Jack, voici l'unique prince de Berk, Prince Horrendous Haddock le troisième.''


Quand je m'étais imaginé le prince Horrendous, il était beaucoup plus éloigné que le vrai. Celui-ci avait un sourire aimable, des yeux verts brillants encore largement ouverts de sa promenade du matin, avec un léger corps qui semblait fort et élégant à la fois. Je m'inclinais pour le saluer, mais il fit un geste de la main à ce salut.

''Merci... mais s'il te plaît, pas ça... C'est un plaisir de te rencontrer, Jack Frost. Et dit-moi... combien de temps Aster a gardé ce secret ? Je pensais que les écuries avaient été plus propres dernièrement.'' Il jeta un regard amusé sur Aster, qui haussa les épaules.

''Je pense que j'aurais plus de temps pour le former si son altesse royale n'interférait pas.''

Prince Horrendous roula des yeux.

''Tiens donc ! As-tu vu les filles ? Je serais surpris si c'était le cas.'' Demanda-t-il avec un sourire espiègle.

Aster souleva un sourcil à ces propos.

''Non, je ne les ais pas vues... et pourquoi exactement serais-tu surpris ?''

Le prince se contenta de rire, évitant la question.

''Ça n'a pas d'importance. Je suis sûr que tu entendras tout à ce sujet plus tard dans la journée de toute façon.''

Sans un mot, il partit vers l'obstacle le plus proche, le sauta rapidement, puis rentra vers les écuries.

Le prince était... rayonnant. C'était le meilleur mot pour le décrire. Aster rit doucement à côté de moi.

''Ce garçon n'apprendra jamais.'' Lança-t-il, secouant la tête. ''Allez, Jack. Tu as assez de temps libre pour venir m'aider avec ces pétunias dans le jardin.'' Continua-t-il, et je le suivis avec un soupir.

C'était agréable de pouvoir travailler avec mes mains au soleil. C'était quelque chose que je n'avais jamais eu le temps de faire auparavant. Avant les croisades, mon père m'avait enseigné à de venir forgeron comme lui, mais c'était plus une affaire de semaine depuis que nous étions contraints de fuir le pays. Les fleurs avaient une odeur agréable, et l'air dans les montagnes était pur et frais, après les semaines enfermées à l'intérieur d'un donjon. Bien qu'ils avaient enfermé Bunnymund un certain temps avant moi, il avait fini par devenir aimable.

''Alors, qui sont ces ''filles'' dont le prince à fait allusion tout à l'heure ?'' Questionnais-je.

Aster ramassa une petite pelle, creusant dans la terre molle d'un lit de fleurs.

''Ce sont les servantes personnelles du prince. Il y en a quatre au total, et pour la plupart, ce sont les créatures les plus écervelées et les plus stupides que le monde ait jamais connu.'' Soupira-t-il, soufflant sur ses cheveux gris tombés sur son visage.

Je restai stupéfait.

''Quatre ? Pourquoi, sur Terre, aurait-on besoin de quatre servantes personnelles ?!'' Grommelais-je.

Aster haussa les épaules.

''Il en a pas tant que ça en fait. Son père en a onze, et sa mère dix-sept.''

Je clignais des yeux à quelques reprises, me demandant ce que cela faisait d'avoir dix-sept personnes répondant à tous vos besoins.

''Ok, alors, pourquoi en a-t-il gardé si peu ?'' Poursuivais-je, toujours curieux.

Aster hocha la tête, perdu dans ses pensées.

''Le prince... il est modeste. Il ne se soucie pas vraiment d'exploiter sa richesse, car il sent qu'il ne la mérite pas. Honnêtement, il fera un meilleur roi que son père au sang chaud, traînant toujours le pays dans une guerre sanglante. Les gens le voient courageux... mais il est stupide. Je n'ai pas dit ça, tu m'entends ?'' Feula-t-il, me lançant un regard d'avertissement.

Je lavais la saleté incrustée dans mes mains.

''Je ne dirais rien, sur l'honneur de voleur.'' Promis-je, retournant à mon travail.

La journée dans le jardin passa à une vitesse folle. Je tombai dans mon lit, et dormi mieux que je ne l'avais fait au cours des années précédentes, me réveillant le lendemain matin, frais et reposé. Il était encore très tôt avant le lever du soleil, mais j'étais entré dans la petite cuisine de la servante, où j'attrapais un morceau de pain et de beurre, en guise de petit déjeuner, et me dirigeais vers les écuries pour le travail. J'entendis quelqu'un à l'intérieur, et supposé que c'était Aster qui réparait quelque chose.

''Bunnymund ? Que fais-tu ici si tôt, vieille chèvre ? Lâchais-je, tournant au coin.

Au lieu de trouver Aster, cependant, je trouvai le prince debout, à côté de la stalle abritant le même cheval qu'il avait monté la vieille, caressant doucement son nez.

''Oh ! Je suis désolé, votre altesse. Je pensais que vous étiez M. Bunnymund...'' M'excusais-je.

Le prince rit légèrement de ma folie et me fit signe de m'approcher avec un geste de la main.

''Bonjour... Jack, n'est-ce pas ?''

Je hochais la tête.

''Oui, Sire.'' Répliquais-je, essayant de parler formellement.

Le prince avait l'air attristé par le titre.

''Ah... C'est très aimable à toi, mais je préfère les conversations sans titres pour se mettre en travers. S'il te plaît, appelle-moi Hiccup*. C'est un surnom banal, depuis que je sais que mon nom ne me correspond pas vraiment.'' Il rit un peu, puis continue. ''Aster me l'a donné il y a quelques années, après un problème de hoquet que j'avais eu, tout en apprenant à monter à cheval, hoquet qui avait effrayé le cheval, qui m'avait alors envoyé dans la rivière. Depuis, il ne m'a jamais appelé Horrendous quand nous étions au milieu des nobles.'' Expliqua-t-il, en riant un peu plus à la mémoire familiale.

Je souris, me demandant comme ma perception des princes ainsi que de la famille royale en général avait pu être si mauvaise. Je pensais qu'ils étaient tous des porcs pompeux, avec plus d'argent qu'ils ne savaient en dépenser, et qui en voulaient toujours plus. C'était ainsi qu'était le roi de mon ancien pays, traitant ses sujets comme des sous-merde. Ce n'était pas le cas pour le prince... Hiccup, cependant. Il semblait avoir honte d'être un futur roi, quelque chose que je ne pouvais pas comprendre. Je marchais près de la stalle, avec le magnifique étalon noir à l'intérieur.

''C'est l'un des meilleurs de tous, rapide comme l'éclair.'' Sifflais-je, comme s'il ne le savait pas déjà.

Prince Hiccup hocha la tête avec ferveur.

''N'est-ce pas ? Même s'il n'est pas un cheval de spectacle, il fera certainement un bon cheval de guerre... si je pouvais me résoudre à l'utiliser du moins. Je ne pense pas que je pourrais le faire. Il aurait envie de me condamner à mort.'' Dit-il, en baissant son visage vers le cheval. ''Gâté comme il est, j'en suis sûr. Une fois que je suis attaché à un animal, je ne peux pas le laisser partir... c'est comme ça depuis que je suis petit. Quoi qu'il en soit, ne montes-tu pas ?'' S'enquerra-t-il, de façon inattendue.

Je fis un signe de tête.

''Si, mais jamais pour le plaisir, seulement si j'avais besoin d'aller quelque part.'' Rétorquais-je, ne voulant pas en dévoiler trop.

Il hocha la tête.

''Aster est en train de t'attendre ?'' Interrogea-il.

J'eus un frisson, j'étais un peu déçu.

''Oh non, pas encore... mais je te laisse à ton activité.'' Marmonnais-je en reculant.

Soudain, il tendit la main pour attraper ma manche, me retenant.

''Non ! Euh... Je veux dire, s'il te plaît, voudrais-tu monter avec moi ? S-si tu n'es pas troc occupé bien sûr.'' Demanda-t-il.

Je clignais des yeux un moment.

''Hum... Prince Hiccup, es-tu sûr que ce serait une bonne idée ? Ne serais-ce pas étrange d'être à cheval avec ton serviteur ?'' Hésitais-je, méditant sur l'étrangeté de la demande.

Les yeux du prince brillèrent avec espoir.

''Oh non, non ! Aucun des nobles dont-il serait question ne sera là avant une heure... et je suis sûr qu'aucun de mes autres assistants n'en prendra compte. Ils savent que je tiens à impliquer tout le monde, quand je le peux.'' Répliqua-t-il.

Je pris note de sa non-utilisation flagrante du mot serviteur, me demandant s'il y avait un autre titre qui était plus inconfortable que celui-là.

''Eh bien... si tel est le cas, alors ce sera un honneur.'' Dis-je, heureux d'accepter l'offre.

Un large sourire survola le visage du prince.

''Merveilleux ! Ça fait longtemps que je n'avais pas eu un partenaire d'équitation... en dehors de mon idiot de cousin Snotlout.'' Le prince soupira en se souvenant de lui, je supposais qu'il ne l'aimait pas beaucoup. ''Eh bien, choisis selon le cheval que tu aimes. Ils sont tous à moi, à part les deux plus proches de l'entrée. Ceux-là appartiennent exclusivement à mon père et ma mère. M'informa-t-il, mettant la petite selle sur le dos de Toothless.

Je fis comme il dit, choisissant un cheval très clair, nommé Stormfly. J'avais remarqué qu'il était le deuxième cheval de le plus rapide de l'écurie, pendant les quelques jours que j'avais passé à le regarder errer et courir autour du château. Il n'a pas bougé, le temps que je le selle et que je monte. Au moment où je sortais, le prince Hiccup était déjà là.

''Désolé de t'avoir fait attendre... Vas-tu monter sans rênes ?'' Le questionnais-je, me demandant s'il avait simplement oublié.

Il secoua la tête.

''Je n'utilise pas de rênes. Ils sont assez bien dressés pour ne pas en avoir besoin.'' Expliqua-t-il.

Je secouais la tête face à sa réponse.

''Très bien, alors. Montre-moi le chemin, mon prince.'' Soufflais-je.

Je pensais qu'il ne serait pas en colère si j'utilisais ce titre, puisque Aster l'avait utilisé la veille. Il hocha la tête et donna à Toothless le signal pour y aller. J'étais derrière lui, sentant le vent du matin ainsi que les premiers rayons du soleil, alors que j'étais traîné à travers les arbres.

C'était étrange pour moi de monter à cheval pour le plaisir. Je me sentais tendu, alors que je regardais derrière mon épaule à plusieurs reprises, une vieille habitude de fuir tout le temps. Nous galopions autour du château en bavardant pendant un certain temps. Une autre idée étrange que j'avais sur les nobles, était qu'ils ne pouvaient pas penser par eux-mêmes, mais Hiccup avait des opinions et des philosophies sur tout. Ses réflexions étaient d'une nature innocente, montrant qu'il était totalement à l'abri du monde, mais elles étaient siennes. C'était agréable de juste l'écouter parler, même s'il avait cette étrange bégaiement maladroit me disant qu'il n'était pas habitué à parler pour des conversations agréables. On ne le remarquait pas quand il ne disait que quelques mots, mais quand il était lancé sur un sujet en particulier, il se mettait à balbutier. Il était tout à fait attachant, pensais-je, avec sa manière différente de voir les choses.

Quand nous eûmes terminés notre ballade, le soleil était entièrement levé. Nous avions alors ramené les cheveux vers l'écurie, prenant soigneusement leurs selles et leurs filets.

''C'était génial ! Nous devrions vraiment en faire plus souvent ! S'émerveilla-t-il, un sourire aux lèvres.

Je lui fis alors un sourire.

''Toujours, mon Prince.'' M'esclaffais-je.

Ç'avait été vraiment amusant de monter et parler avec lui, comme nous l'avions fait, et j'avais pris goût à la nouvelle société du futur roi. Dans le bref silence pour nos adieux, il y eut un appel venant de la cour.

''Oh non...'' Soupira le prince Hiccup, désespéré, faisant glisser une main sur son visage. ''Eh bien, tant pis pour passer discrètement aujourd'hui.'' Continua-t-il, redressant sa tunique, enlevant les crins de son cheval.

Je l'ai regardé, confus.

''Est-ce que quelque chose de mal est arrivé ?'' Questionnais-je, me questionnant sur ce qui l'avait bouleversé de la sorte.

Il lâcha un énorme soupir, comme si son prochain mot lui pesait terriblement.

''Ce sont les filles... et je n'ai pas de fleurs comme excuse.'' Dit-il.

Je relevai un sourcil, le questionnant, mais il avait décidé de laisser les voix s'approchaient de l'entrée de l'écurie.

''Prince Horrendooooous !''

''Youhoou !''

''C'est l'heure de votre petit-déjeuner, votre majesté !''

Le prince avança et ferma les yeux, se préparant pour les filles bruyantes qui arrivées. Elles entrèrent dans l'écurie avec des cris de joie quand leurs yeux se posèrent sur le prince.

''Oh, vous étiez-là !'' Crièrent-elles à l'unisson, redressant leurs jupes et leurs cheveux.

Hiccup se redressa et leur lança un sourire charmeur.

''Bonjour les filles ! Oh mon Dieu, ais-je oublié de laisser une note à nouveau ? Je suis tellement désolé. Je voulais simplement faire une ballade avec Jack. L'avez-vous déjà rencontré ? Il est le nouveau garçon d'écurie qu'Aster a trouvé.''

Je restai silencieux un moment, prenant compte du changement d'aptitude du prince. Il hocha la tête pour m'encourager, me disant de me présenter. Je m'avançais alors, hochant la tête vers les filles.

''Bonjour Mesdames. Vous êtes les servantes personnelles du Prince Hic-, je veux dire du Prince Horrendous, est-ce correct ?'' Enquerrais-je.

Elles se tinrent toutes silencieuses pendant un moment, chuchotant entre elles et rougissant. Enfin, l'une des filles de grande taille, avec des cheveux blonds crépus, a parlé.

''Oh oui, nous le somme. Mr... ?'' Gloussa-t-elle, serrant légèrement ses jupes, tandis que les autres riaient autour d'elles.

''Jack, Jack Frost, pas monsieur.'' Ricanais-je, gardant un sourire poli sur mon visage pour le bénéfice du prince. Pas étonnant qu'il ait essayé de les éviter.

''Eh bien, Jack Frost, nous allons probablement nous revoir... mais maintenant, il est temps pour le prince de venir pour son petit-déjeuner. Son oncle est déjà à table, en train de l'attendre.''

Le sourire du prince disparu.

''Oh... est-il ? Je ne devrais pas... le faire attendre. S'il vous plaît, excusez-moi les filles.'' Marmonna-t-il, en sortant sans un au revoir.

Tous les visages des filles perdirent leur sourire après son départ.

''Je me demande pourquoi il a fait ça ?''

''Eh bien, son oncle est cruel...''

''Je souhaite qu'il y est un moyen de l'aider.''

Les filles étaient déplorées.

''Excusez-moi, les filles, mais en quoi un petit-déjeuner avec son oncle est-il une mauvaise chose ?'' Leur demandais-je.

De nouveau, elles dirigèrent toutes leur attention vers moi.

''Eh bien... son oncle est le Duc Pitch... un homme atroce, encore jaloux du règne de son frère.''

''Je suppose qu'il se venge sur le prince, comme un moyen de blesser son frère.''

''Il est tellement triste... chaque fois que l'on prononce le nom de son oncle, le prince est terriblement déprimé...''

Leurs tristes témoignages me laissèrent sans voix. Il était décourageant de voir que le prince, qui était aussi brillant que la lumière, semblait si triste. Je m'écartai des filles (plus facile à dire qu'à faire), m'en allant trouver Aster dans les jardins.

''Alors, tu as fais une balade avec le Prince ? Gronda-t-il, légèrement coléreux de mon absence plus tôt.

Je hochais la tête avec un sourire coupable.

''Oui, je l'ai fait... mais il a dû partir pour aller voir son oncle, je suppose.'' Chuchotais-je, voyant son visage se baisser comme l'avait fait le prince un peu plus tôt.

''Pourquoi ce monstre ! Quelle affaire avait-il donc à voir avec Hiccup dès le matin ?!''

D'une certaine manière, il savait que le prince me dirait son surnom lors de notre promenade, et je ris intérieurement de la rapidité avec laquelle j'avais été accepté par eux deux.

''Ils déjeunent ensemble. Les filles sont venues le chercher.'' Répondis-je, ramassant mes outils et me mettant à côté de lui pour travailler.

Aster sembla rebuté par les nouvelles et souffla un peu, mais ne dit rien de plus à ce sujet.


J'ai essayé d'être aussi présentable que possible, ne voulant pas que mon oncle trouve quelque chose de mal sur mon costume. Enfin, il trouvait toujours quelque chose de mal avec moi, de l'habitude de croiser mes chevilles (mes jambes étaient trop petites pour la plupart des chaises), à la façon dont je tenais ma cuillère, un peu trop près du creux à son goût. J'entrai dans la grande salle à manger, où il était déjà assis, attendant.

''Tu es en retard.'' Siffla-t-il.

Je savais qu'il fallait que je lui souhaite une bonne journée dès le matin.

''Je suis vraiment désolé. Bonjour, Duc Pitch.'' Le saluais-je, haïssant les sons que faisaient ses mots en sortant de ma bouche.

La dernière chose que je voulais faire était de lui souhaiter une bonne journée. Il souffla de déception et attendit que je m'assois, regardant attentivement mes chevilles.

''Ne fait pas un tel bruit lorsque que tu pousses la chaise, c'est indigne d'un prince.'' Dit-il.

Comme toujours, il a trouvé le plus petit des défauts. Tout ce que je pouvais faire était de m'asseoir tranquillement, tout en présentant mes excuses.

Le petit-déjeuner dura bien trop longtemps. Quand il partit finalement, je poussais un énorme soupir de soulagement.

''Combien de temps est-il resté ?'' Demandais-je à Sand, qui était venu pour me donner l'emploi du temps de la journée.

Il haussa les épaules. C'était un homme qui parlait peu. Il me donna un petit morceau de papier, avec l'itinéraire de la journée. Il fut bref. Je n'avais pas grand-chose à faire en dehors de quelques leçons et d'une réunion avec... Qui étais-ce ?

Sand était déjà parti avant que je puisse lui demander, remplacé par les filles qui venaient chercher les plats.

''L'une de vous pourrait me préparer un bain, s'il vous plaît ? Oh, et faîtes preuve de gentillesse, il semble que nous aurons un peu de compagnie ce soir.'' Leur chargeais-je, avant de quitter la salle.

Je me glissais dans la bibliothèque pour un peu d'intimité en attendant le bain, et sortis quelques poésies données à mon grand-père bien avant ma naissance. Ils n'avaient une utilité ni pour mon père, ni pour ma mère, donc j'étais heureux d'être le seul à lire ces paroles qui me serraient le cœur. Les filles me trouvèrent quand j'en eus lu un tiers, pour me dire que le bain était prêt. Á contrecœur, je posais le livre à côté de ma chaise pour plus tard, et les suivies vers le bain. Je les remerciais légèrement, puis rentrais dans l'eau chaude et savonneuse. Elles l'avaient de nouveau parfumée, cette fois avec des roses. Ça ne me dérangeait pas vraiment, j'aimais l'odeur, mais j'étais sûr que mon oncle la trouverait beaucoup trop féminine, et me gronderait plus tard.

Je me laissais couler dans l'eau, en essayant de repousser mon esprit avec un cantique que j'avais entendu il n'y a pas longtemps. Il y avait une grande fenêtre au pied du bain, le but étant de pouvoir contempler la roseraie de l'extérieur. L'odeur correspondait au paysage, c'était quelque chose de simple qui me rendait heureux. Je frottais mes côtes et mon dos avec un nouveau savon qui moussait bien, ajoutant encore plus de bulles à la surface de l'eau. J'étais paisible, essayant de me détendre le plus possible, tout en le questionnant à propos de la réunion qui aurait lui plus tard dans la journée. Je me sentais dangereusement proche de tomber endormi, quand il y eut du bruit à l'extérieur. Je regardais par-dessus le pied de la baignoire pour voir Jack et Aster se dirigeant vers la roseraie. Ils parlaient de quelque chose, mais il était impossible de l'entendre à travers la fenêtre. Je frottais mes cheveux une dernière fois avant de sortir, le savon brûlant mes yeux quand je ne faisais pas attention. Quand j'eus atteint la petite table où il y aurait normalement eut mes affaires, je remarquais qu'il y avait un petit problème : il n'y avait pas de serviettes.

''Hummm... Oh.''

J'appelais les filles pour voir si l'une d'entre elles pouvait m'entendre, mais elles étaient probablement entrain de nettoyer des objets dans le couloir. Conscients des deux jardiniers à l'extérieur, j'essayais de me cacher pathétiquement derrière la table (qui ne m'arrivait pas à la taille). Je me demandais si je ne ferais pas mieux de m'enrouler dans un tapis, puis abandonna l'idée. Je levai les yeux avec une expression inquiète, seulement pour rencontrer le regard plutôt confus de Jack, qui se mit ensuite à rire joyeusement, tandis qu'un rougissement rouge rubis vint naître sur mes joues.

''Oh merde !'' Je maudissais la terre entière, couvrant mon corps du mieux que je le pouvais. ''LES FILLES !'' Criais-je, extrêmement embarrassé.

Il y eu un bruit de talons, tandis que l'une d'entre elles frappait à la porte.

''Oui, Prince Horrendous ? Tout va bien ?''

Je pris quelques inspirations pour me calmer, tout cela sous le regard de Jack, qui riait toujours. Honnêtement, si ça avait été un autre prince, il aurait été décapité. L'inconscient...

''Oui, les filles, vous avez oublié la serviette... encore.'' Grognais-je, frottant mon visage avec une main, comme si le rouge sur mes joues pouvait s'essuyer.

Elles poussèrent toutes un cri, tandis qu'Elizabell couru vite dans la pièce, avec les yeux couverts.

''Merci.'' Bougonnais-je, avant de la tourner de nouveau dans le sens de la porte.

Je mettais rapidement la serviette, l'attachant solidement autour de ma taille. Elle avait apporté dans une plus petite serviette mes affaires, pour que je puisse comme d'habitude sécher mes cheveux et les couvrir une fois que je serais sec. Quand je me retournai vers la fenêtre, Jack avait repris le travail dans la saleté, mais il se retourna juste assez longtemps pour que je le vois fermer les yeux de douleur quand Aster gifla le haut de sa tête. Je ne pensais pas que mon rougissement pouvait être plus prononcé, mais il l'avait fait, miraculeusement.

Je retournais à ma chambre pétrifié, et peu sûr de comment je pourrais de nouveau en mesure de faire face à Jack la prochaine fois que je le verrais. Enfilant la tunique, je tirais sur mes vêtements, et m'installais dans un grand fauteuil rembourré dans le coin de ma chambre. J'enfouis mon visage dans un oreiller, ne voulant pas sortir de l'état dans lequel je me trouvais. Je ne savais pas pourquoi cela me gênait autant, alors que j'avais été baigné par des assistants (en raison de l'insistance de ma mère) jusqu'à l'âge de quinze ans. Peut-être étais-ce son rire ? Ou son clin d'œil ? Je frappais doucement mes joues, espérant forcer mes pensées à disparaître, et me leva. Je me forçais à sortir de mon état boudeur. J'avais une réunion. Je ne pouvais pas être dérangé par les émotions inutiles tout en agissant correctement avec la compagnie. Après avoir peigné mes cheveux, je pris la direction de la bibliothèque.

Comme j'approchais de la salle à manger, je fus confronté à des cris lointains et terrifiées. Mon embarras oublié pour le moment, je courus dans le couloir pour trouver la table entouré de nombreux assistants.

''Qu'est-ce qui se passe ici ?!'' Demandais-je, effrayé par toute cette agitation.

Beaucoup de femmes pleuraient, leurs larmes tombaient dans les taches décolorées de leurs jupes. La salle se calma, et avant qu'ils puissent décider qui devrait me répondre, Aster s'avança. Il parlait doucement, et personne d'autre ne pouvait l'entendre.

''Je suis... désolé, Hiccup... C'est ta mère.'' Il prit une longue inspiration avant de continuer. ''Elle a été empoisonnée.''