Chapitre 9
«Rien n'a changé, ici!»
Grimmjow se trouvait dans une grande pièce, très illuminée, moderne et chaleureuse. Il y avait un grand bar sur la gauche ainsi qu'un escalier collé à un ascenseur, un immense salon sur la droite et une baie vitrée en face de lui qui menait à un superbe jardin.
Les nombreuses tables et les canapés qui donnaient un côté «auberge» à la villa, le bar aussi rempli que celui d'une boîte de nuit, l'ambiance familiale qui y régnait, tout était resté comme avant.
Dans la pièce se trouvait une trentaine de personnes ayant différentes occupations, mais la plupart d'entre eux semblait s'amuser. Il y avait aussi un grand tableau proposant de nombreuses affiches devant lequel se tenaient des membres de l'organisation. Aux côtés du bleuté se trouvait Erza qui discutait avec Cana et Levy ainsi que Gildarts et Gajeel. Ils étaient vraiment de retour, après toutes ces années d'absence.
Il y avait aussi Orihime, qui était déjà occupée à taquiner celui qu'elle considérait comme son frère, Natsu Dragneel, aussi appelé Natsu la Salamandre. Il était le bras droit de Gildarts et le combattant le plus fort du Brésil, non en terme de puissance pure, mais plutôt grâce à sa détermination. Son passé était un vrai mystère. En effet, Natsu avait été trouvé par Gildarts dans la rue, un jour, et il avait toujours affirmé avoir été élevé par un dragon. En grandissant, nombreux étaient ceux qui avaient lu dans sa manière de vivre et de combattre l'âme d'un dragon, et c'est ainsi qu'on lui donna le surnom mondial de «Salamander.» Tout le monde l'adorait, mais celle qui le portait le plus dans son cœur était Orihime. Depuis qu'ils se connaissaient, ils avaient toujours entretenu cette relation étrange qui laissait souvent croire qu'ils étaient en couple, ils s'étaient toujours aimés.
Après les avoir observés, Grimmjow balaya la salle du regard. La première personne qu'il vit fut la barmaid du lieu. Lorsque ses yeux se posèrent sur elle, la première chose à laquelle il pensa était que cette jolie serveuse était fort à son goût. Mais plus il la regardait attentivement, et plus il avait l'impression de l'avoir déjà vu quelque part, il la connaissait. Et lorsqu'il comprit enfin, ses yeux manquèrent de sortir de ses orbites et sa mâchoire se décrocha. Il n'en revenait pas. Cette barmaid, c'était...
Quelques instants plus tard, la concernée quitta son poste et se jeta au cou des nouveux arrivants. Elle avait de longs cheveux ondulés blancs et une petite couette sur le haut du front. Elle portait une longue robe mauve avec des volants et un petit nœud sur la poitrine. A sa vue, Gajeel et Orihime eurent exactement la même réaction que Grimmjow: ils mirent beaucoup de temps à reconnaître la personne qui se tenait devant eux.
«Les amis, je suis si heureuse!» s'exclama-t-elle d'une petite voix plutôt aiguë et douce.
Mirajane Strauss, aussi appelée Mirajane la Démone. Grimmjow, Orihime et Gajeel, -Erza ne semblant pas étonnée la moins du monde- n'en revenaient pas. Bordel, mais qu'était-il arrivé à l'adolescente révoltée et bornée aux tendances gothiques qui passait son temps à se battre et à chercher Erza, l'ancienne Reine des Fées, sa présumée «ennemie» de toujours? Ou était passée la gamine provocatrice et mauvaise, sadique et démoniaque qui était à l'époque l'égale de Grimmjow, au féminin? Puis, alors, le bleuté se souvint dans quelles circonstances ils étaient partis, et il fit directement le lien avec le radical changement de personnalité de Mirajane.
- Ca faisait longtemps, Mira! S'exclama Orihime lorsqu'elle eut enfin recouvré ses esprits.
- Oui, on a beaucoup de choses à se raconter! Au fait, comment se porte Elfman?
- Toujours fidèle à lui-même, tu sais, c'est un «Homme.»
A ces mots, Mirajane eut un petit rire mignon. Elle avait vraiment changé, c'était impressionnant. Puis, tout en continuant sa conversation avec Orihime et Erza, elle emboita le pas à Gildarts qui les fit monter à l'étage, dans une pièce un peu plus petite, qui s'avérait être un salon. Ici les attendaient deux personnes, assises sur un canapé. A leur arrivée, les concernées se levèrent aussitôt pour aller saluer les revenants.
Lorsqu'elle vit la femme qui se tenait devant elle, les joues d'Orihime s'empourprèrent légèrement et des étincelles apparurent dans ses yeux, elle était magnifique. Puis, lorsqu'elle tourna la tête, elle vit un certain bleuté qui regardait l'inconnue avec attention, un immense sourire sur le visage. Alors, Orihime lui jeta un regard noir et ce dernier put l'entendre murmurer: «N'y penses même pas, ba-ka».
L'homme et la femme qui se tenaient devant eux semblaient en parfaite opposition. Il s'agissait d'une grande femme au teint très bronzé et aux magnifiques yeux verts. Elle avait de courts cheveux d'un éclatant blond avec quelques mèches plus longues que les autres attachées par des élastiques bleus. Elle portait un minuscule tee-shirt qui dévoilait le bas de sa poitrine généreuse ainsi qu'un petit short en jean bleu qui moulait parfaitement ses hanches. Elle n'avait pas froid aux yeux, c'était évident.
A ses côtés se trouvait un homme plus petit qu'elle et assez mince, avec une apparence naturellement mélancolique. Il avait une peau très pâle, des cheveux noirs corbeau décoiffés mi-longs et de captivants yeux couleur émeraude qui attiraient aussitôt le regard.
«Je vous présente Tia Halibel et Ulquiorra Schiffer, qui sont arrivés il y a maintenant quelques années» déclara Gildarts en les pointant respectivement du doigt.
Les salutations furent assez rapides, et en quelques minutes, Erza avait déjà analysé le caractère des deux personnages. Halibel était respectueuse, posée et mature, mais elle savait rigoler et faire la fête, elle n'était pas coincée, loin de là. Ulquiorra, quant à lui, était de nature calme et silencieuse, il préférait observer, analyser et n'était pas très doué pour se faire des amis. Il y avait un intruigant côté sombre et sinistre chez lui qu'on remarquait au premier coup d'oeil. Cependant, malgré son air triste et ses paroles froides, Erza se sentait proche de lui car elle était certaine, que lui aussi, il n'avait pas eu un passé tendre.
Ensuite, Gildarts les invita à se rendre dans leurs chambres, s'y installer et de revenir ensuite, ce qu'ils firent. Les quatre nouveaux arrivés montèrent au dernier étage de la bâtisse, celui où s'étalaient les suites de tous les bras droits. Ils étaient habitués des lieux, alors ils savaient exactement dans quelle pièce se rendre. Grimmjow et Gajeel partirent de leur côté, tandis qu'Orihime et Erza redécouvraient leur chambre, qui était restée intacte durant toutes ces années.
Il semblait qu'elle avait été nettoyée et entretenue tout du long, ce qui touchait vraiment les deux jeunes femmes. Erza s'étala sur son lit, ensuite imitée par Orihime. Elles restèrent ainsi de longs instants, les yeux fixés sur le mur, un sourire béat sur le visage, marque de leur épanouissement. Elles avaient retrouvées leur «chez-soi» à elles, après un long moment d'absence.
Heureuses, les deux femmes se dépéchêrent de déballer leurs valises. Ensuite, elles s'installèrent rapidement avant de descendre retrouver leurs amis. Lorsqu'elles pénétrèrent dans la pièce, tout le monde était là. Il y avait de nombreux gens que les deux jeunes femmes ne connaissaient pas, tous des membres de l'organisation. Natsu, Grimmjow, Gajeel ainsi qu'un autre homme semblaient plongés dans une discussion, et ils ne remarquèrent même pas l'arrivée des rousses. Halibel et Levy, quant à elles, étaient accoudées sur le bar, près de Mirajane. Erza et Orihime s'installèrent donc autour d'une grande table, où se trouvaient Cana et Gildarts.
Et c'est ainsi qu'une discussion ayant pour but de rattraper le temps perdu commença:
- Je n'en reviens toujours pas, commença le vieil homme, qu'est-ce que vous avez chang-
- Alors, racontez-nous tout! Le coupa Cana. Comment cela se passe-t-il, au Mexique? Ils ne sont pas trop violents? Parait qu'ce sont des vrais durs, là-bas! Vous avez trouvé votre place? Les missions sont rudes? Vous avez des amis? Allez allez, dites-nous!
- Calme-toi, Cana, rigola Gildarts, nous avons le temps de tout nous raconter, tu sais. Mais... Orihime, Erza, j'ai une question sérieuse à vous poser.
Aussitôt, les regards des deux dragons devinrent plus durs et sérieux, elles étaient prêtes.
«Est-ce que... Vous avez des petits amis?»
Choc. Le vent souffla et caressa le visage des deux rousses -bien qu'on soit à l'intérieur-, les yeux d'Orihime se rétrécirent pour ne devenir qu'une paire de petits points noirs, tandis que les joues d'Erza s'empourpraient. Voyant que le silence était à son comble, Gildarts reprit, toujours aussi sérieux:
«En tant que père, je me dois de tout savoir sur votre vie privée.»
Alors, à ces paroles, Erza sembla comprendre. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres et elle plaça sa main sous son menton.
«Je vois, commença-t-elle. Tu as raison, c'est un sujet sérieux. Je comprends, Gildarts.»
Orihime et Cana hallucinaient. Quelle était cette stupide conversation? Puis la brune partit dans un fou-rire sincère et communicatif qui entra celui d'Orihime. Ensuite, cette dernière reprit la parole, changeant complètement de sujet.
- Vous savez, le Mexique, ce n'est pas du tout comme on le décrit. Même si les missions s'avèrent souvent être compliquées, les gens sont tout aussi gentils qu'ici, et on s'est fait des tas d'amis, je suis sûre que vous les adoreriez!
- Je pense que vous serez bientôt en mesure d'aller vous-mêmes au Mexique, de toute manière, continua Gildarts à intention Cana, en parlant de tous ses bras droits. Vous avez maintenant l'âge et l'expérience requise pour être envoyés sur des missions dans d'autres pays, vous aussi.
- Super, on va pouvoir voyager, s'écria Cana, enthousiaste.
Après quelques minutes, Orihime ne put s'empêcher de répéter:
- Vous nous avez vraiment manqué...
- T'inquiète pas, on le sait, rigola Cana. Et puis, vous savez, votre départ à laissé un grand vide dans l'équipe, on s'est vraiment sentis seuls sur le coup. Surtout l'imbécile, là-bas, continua-t-elle en tendant son doigt dans une direction bien précise. Il ne l'avouera sûrement jamais, mais il était le plus affligé lorsque vous êtes partis, plus particulièrement à ton sujet, Orihime.
Lorsque la jeune femme tourna la tête, elle comprit aussitôt. En le voyant, un sourire tendre se dessina sur son visage. Alors, elle poussa sa chaise et se leva pour rejoindre le concerné, Natsu.
Puis, Gildarts annonça quelque chose à Erza, et entraînant Cana avec lui, il mena les deux jeunes femmes vers une autre porte.
- Tu t'es musclé dis-moi, Natsu, complimenta Gajeel. On dirait que tu commences enfin à devenir un homme.
- Haa!? Qu'est-ce t'as dis, enfoiré?
- C'est vrai qu'il a prit des bras et des pectoraux, mais j'suis sur qu'il est toujours pas capable d'me tenir tête, renchérit Grimmjow, moqueur.
- Ah ouais, rétorqua Natsu sur le même ton. T'serais pas en train d'inverser les rôles, par hasard?
- Carrément pas! Reprit le bleuté en collant son front à celui de la Salamandre. C'est pas comme si t'm'arrivais à la cheville.
- Ouais, t'as tout à fait raison! Mon niveau est tellement au-dessus du tien, après tout...
- Connard, gromela Grimmjow. Tu veux t'battre?
- Je m'enflamme, gronda Natsu.
- Ouais, rien de mieux qu'un bon combat, comme à l'ancienne, pour pouvoir nous départager, pas vrai?
- T'as raison, pour une fois.
Les deux jeunes hommes se faisaient fièrement face, une lueur amusée dans leurs yeux. Mais soudain, ils entendirent quelqu'un faire craquer les jointures de ses doigts, et une voix fit rapidement échos à ces bruitages: «Je peux me joindre à vous?»
Loin d'être surpris, Grimmjow avait de suite reconnu cette voix féminine qui caractérisait Orihime, il soupira. Les femmes n'étaient pas censées rappliquer dès qu'un affrontement commençait, et elles étaient encore moins censées se battre dès qu'elles en avaient l'occasion. Mais Orihime n'était pas une femme ordinaire, après tout, et une bagarre à trois ne pouvait être que plus amusant. Comme on disait, plus on est de fous, plus on rit. A cette demande, Natsu n'en devint que plus excité, plus enflammé et fit taper son poing dans la paume de sa main.
«Yosh! Allons-y.»
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Tous les membres environnants avaient entendu l'échange, et ils s'écartèrent donc pour laisser place aux combattants, histoire de ne pas se prendre un violent coup dans le crâne par accident. Et c'est ainsi que les trois amis se placèrent au centre de la pièce, entourés de nombreuses tables et d'un grand cercle de personnes, dont leurs amis.
«Pas d'armes, pas d'alliances, pas de pièges, juste nos poings et nos corps, commença Orihime qui était également contente. Je n'utiliserai pas de force excessive, juste le nécessaire, c'est promis.»
Les deux autres opinèrent de la tête avant de se mettre sur la défensive. Leurs regards alternaient entre leurs deux adversaires respectifs, curieux de savoir lequel allait se jeter dans la bataille en premier.
Et comme toujours, la réponse fut la même qu'à l'accoutumée. Après avoir crié un ultime «Je m'enflamme!», Natsu se jeta tête première contre Orihime. Il prépara sa main, ou plus exactement son poing qui sembla réellement prendre feu et voulut donner un violent coup dans le visage de la rousse. Mais, à une vitesse incroyable, cette dernière passa dessous le bras de son ami et lui donna un puissant coup de coude dans l'abdomen qui le repoussa à quelques mètres.
Natsu encaissa presque sans soucis, il avait connu des coups beaucoup plus puissants de la part de cette femme à la force titanesque. Mais le jeune homme était resté focalisé sur la rousse, et il n'avait pas vu que Grimmjow s'apprêtait à son tour à l'attaquer. Mais heureusement pour lui, son instinct animal refit surface, et il put éviter de justesse la jambe du bleuté qui trancha l'air au-dessus de sa tête.
Grimmjow et Natsu se faisaient maintenant face, d'immenses sourires étirant leurs lèvres. Ainsi, ils s'élancèrent l'un contre l'autre, prêts à en découdre par leurs poings. Mais alors qu'ils s'apprêtaient à se donner chacun un coup, Orihime apparut comme par magie entre eux et sans aucunes difficultés, elle empoigna les poignets des deux hommes. Puis, avec une facilité déconcertante, elle les fit basculer par la simple force de ses bras et les cogna l'un contre l'autre comme si elle était simplement en train de taper ses chaussures entre elles pour retirer la terre collée sur ses semelles. Les deux victimes se rentrèrent violemment l'un dans l'autre et s'écroulèrent sur une table.
L'assemblée était suspendue, tout le monde analysait chacun des gestes des trois combattants, c'était impressionnant. Mais cela ne faisait que commencer. Grimmjow fut le premier à se relever. Sans perdre une seconde, il se propulsa en direction d'Orihime et lui envoya une salve de coups de poing à une vitesse surprenante. Ses mouvements étaient fluides, rapides et puissants comme ceux d'un félin, il portait vraiment bien son nom de «Panthera».
La rousse esquivait sans mal, mais elle reculait à chaque coupqu'il lui envoyait, et bientôt, elle se retrouva coincée contre une table. Alors, lorsqu'une occasion de contrattaquer se présenta à elle, elle sut la saisir et lui attrapa de nouveau le poignet. Mais le jeune homme avait prévu cette éventualité et lorsqu'il vit qu'elle s'apprêtait à lui tordre le bras droit pour le faire basculer, il se rapprocha encore plus du corps de son adversaire, il ramena son bras gauche devant lui et d'un geste rapide et net, il lui donna un gros coup de coude dans les côtes qui la fit légèrement partir vers le côté.
Orihime grogna, mais ce n'était rien. Elle lâcha son bras droit et profitant du fait que Grimmjow était encore dans son élan, elle se baissa vite, tendit l'une de ses jambes et tourna sur elle-même. Sa jambe rencontra rapidement les talons du bleuté, et ainsi, ce dernier tomba au sol.
Mais à peine son corps eut-il fait la rencontre avec le parquet que Natsu surgit de derrière-lui et se jeta sur Orihime, qui fut prise de court. L'emportant par les épaules, il la plaqua sur la table de derrière. Le jeune homme s'apprêtait à crier victoire, quand soudain, la rousse replia ses jambes sur elle-même et donna un puissant coup de pieds dans le bas du ventre du jeune homme qui fut repoussé en l'air.
Ainsi, la Dragonne se mit debout sur la table et sauta en l'air pour attaquer la Salamandre. Ce dernier s'était déjà relevé et préparé à l'attaque. Orihime leva la jambe et chercha à l'abattre sur l'épaule de Natsu. Mais ce dernier se jeta sur le côté et évita de justesse le pied de la rousse qui fendit le parquet du sol. Soulagé d'avoir échappé à ce coup beaucoup trop puissant à son goût, il s'essuya le front avant de repartir à l'attaque.
Il lui donna un coup de poing qu'elle évita sans mal et elle chercha également à le frapper, sans résultat. Puis, soudain, la jeune femme lui tourna le dos. Elle avait senti Grimmjow s'approcher d'elle par-derrière, alors, brutalement, elle donna un violent coup de pied dans le ventre du bleuté, mais celui-ci l'arrêta de ses propres mains, certes avec difficultés.
Alors il empoigna son mollet et s'apprêtait à l'envoyer valser au loin, mais Orihime fut la plus intelligente sur ce coup. Après avoir repoussé Natsu d'un coup de poing dans l'épaule, elle posa ses deux mains au sol, la jambe toujours entravée par les mains de Grimmjow. Puis elle se mit en équilibre sur ses bras et se mit à tournoyer rapidement sur elle-même, créant une sorte de tourbillon avec ses propres jambes. La Panthera avait perdu son emprise sur la cheville de la jeune femme et lui, comme Natsu, se prit un violent coup de talons dans les côtes.
Mais il faisait toujours partie du jeu. Après avoir atténué l'impact du coup en repoussant le sol de ses pieds, il revint à la charge. Il se mit à courir à une vitesse extraordinaire, en encerclant Orihime et Natsu qui ne savaient plus réellement où il était. Ainsi, le bleuté apparut soudain derrière Natsu et se jeta sur lui pour lui asséner un coup de pied dans le dos, coup que la salamandre ne put pas éviter.
La force de Grimmjow était en train de le propulser vers Orihime, le jeune homme se décida donc à saisir sa chance. Prenant la rousse par surprise, il sut tirer avantage de l'impact du coup de son ami et donna un puissant coup de poing dans le visage d'Orihime. Mais la rousse ne se laissa pas aller. Après avoir encaissé le coup de Natsu, elle poussa le sol de ses jambes et roula au sol pour pouvoir contourner la Salamandre. Et il se trouvait que la jeune femme avait vu juste: Grimmjow était en train de courir vers eux, pour prendre Natsu de court. Le bleuté fut d'ailleurs surpris lorsqu'il vit Orihime jaillir de derrière sa cible et se jeter sur lui. Pris à son propre jeu, la Panthère n'eut pas le temps de réagir, contrainte par son élan. Lorsque la rousse fut à une distance convenable, elle tourna sur elle-même et envoya un coup de talon dans la joue à Grimmjow qui alla s'écraser contre une table. La table se brisa en deux comme un simple bout de plastique, mais la route du bleuté ne s'arrêta pas là. En effet, il semblait qu'Orihime avait mit beaucoup trop de force dans son coup, il était vrai qu'elle avait du mal à se contrôler lors d'un combat. Ainsi, Grimmjow brisa une seconde table, une troisième et finit son chemin contre une quatrième qui fut seulement abîmée. Puis, alors qu'Orihime s'apprêtait à crier victoire, une voix grave et autoritaire retentit.
«ON PEUT SAVOIR CE QUE VOUS FAITES?!»
A cet instant, toutes les personnes présentes dans la salle se raidirent. Ils avaient été stupides de se battre dans l'enceinte du Q.G., en pensant qu'elle n'interviendrait pas, c'était une évidence. A l'inverse d'Orihime qui était la plus détendue, des gouttes de sueur glissaient sur le front de Natsu. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas entendu cette voix, qu'il n'avait pas ressenti cette présence. Alors, essayant de faire le moins de bruit possible, il chercha à s'enfuir sur la pointe des pieds, mais à peine eut-il parcouru deux mètres qu'une main vint fermement le saisir par la peau du cou. Il fut ensuite jeté au sol aux côtés d'Orihime et Grimmjow qui avaient visiblement subit le même sort.
Et lorsqu'il leva la tête, la crainte de Natsu fut confirmée. Des yeux aussi durs que ceux d'un monstre, un visage assombri, une aura sombre et imposante aux teintes rouges, un teint de voix grave et effrayant. Elle était de retour, La Terrifiante.
Le visage empli de sueur, Natsu leva ses deux mains comme pour tenter de l'apaiser:
- E-E-Erza... Ce n'est pas ce que tu c-
- Vous vous êtes encore battus, gronda La Monstrueuse Erza. Et en plus, vous avez détruits au moins quatre tables, ainsi qu'un bout du parquet.
Puis, alors que Natsu et Orihime s'appliquaient à tenter de la calmer, Grimmjow se leva et mit ses mains dans ses poches.
«Arrête de nous faire chier» lâcha-t-il en commençant à s'éloigner.
Et, à cet instant, un monstre fit son apparition. Les cheveux d'Erza se mirent à bouger comme des serpents prêts à vous crever les yeux, son aura sombre s'intensifia et une étincelle de couleur rouge apparue au fond de ses yeux.
Le bleuté avait signé son arrêt de mort. Deux minutes après, ils étaient tous les trois assis à genoux devant la rousse, en train de s'excuser. Le visage de Grimmjow était enflé, il avait un cocard et le nez en sang. Et oui, lorsqu'Erza devenait La Terrifiante, mieux valait se tenir à carreaux. Puis, le rire de Gajeel entraîna un fou-rire communicatif au sein de l'assemblée de spectateurs qui avaient visiblement apprécié le spectacle.
La soirée se passa dans la même ambiance, joyeuse et gaie. Erza et Orihime apprenaient à faire la connaissance d'Halibel en compagnie de Gajeel, Levy était assise aux côtés de Natsu, et Grimmjow et Cana, fidèles à eux-mêmes, étaient attablés au bar, en train de boire. Tout le monde s'amusait, tout le monde, sauf une personne.
Ulquiorra Schiffer, lui, était seul dans son coin depuis le début de l'après-midi, assis sur le rebord d'une fenêtre, le regard perdu, contemplant la lune qui apparaissant dans le ciel. En le voyant, Orihime ne réfléchit pas. Elle n'aimait pas voir les gens seuls et le regard naturellement triste qu'avait cet homme l'intriguait. Alors, elle se leva et se dirigea d'un pas décidé vers le brun. La fenêtre étant assez large, elle s'asseya donc en face de lui, sans toutefois trop s'approcher.
- Ulquiorra, c'est ça? Demanda-t-elle avec un petit sourire.
- Oui, répondit-il en daignant enfin lui accorder un regard. Pourquoi es-tu venue?
- «Pourquoi»? Et bien, je ne sais pas trop. J'en avais envie, c'est tout. Je te dérange?
- Non.
- Alors, Ulquiorra. Tu aimes être seul?
Pendant ce temps, alors que Grimmjow entamait déjà sa quatrième bouteille de bière aux côtés de sa compatriote du nom d'Alberona, il balaya l'assemblée du regard, et ses yeux se posèrent inévitablement sur Orihime qui parlait avec cet étrange homme. En les voyant, il fronça instantanément les sourcils et se concentra un peu plus sur eux. La rousse, regardant par la fenêtre, prononça quelques paroles qu'il n'arriva pas à déchiffrer de là où il était. Mais, ce qu'il put constater sans difficultés, c'est qu'en entendant ceci, les yeux d'Ulquiorra s'écarquillèrent légèrement et se mirent à détailler la jeune femme. Il la regardait fixement, comme s'il cherchait à sonder son esprit. Ses yeux verts intenses s'appliquèrent à parcourir le visage de la belle, sans un mot. Il n'y avait aucune lueur perverse dans ses prunelles, mais l'instinct de Grimmjow lui affirmait que le brun s'intéressait à son amie.
«Ils ont l'air de bien s'entendre, affirma Cana entre deux gorgées. C'est une bonne chose, personne n'a jamais réussi à cerner ou comprendre Ulquiorra, je serai heureuse qu'Orihime puisse lui transmettre un peu de sa douceur naturelle et innée.»
Mais le concerné ne répondit pas. Lorsqu'il regardait cet homme, il lisait en lui d'étranges choses, il ne se sentait pas à l'aise. C'était comme si une impression de mal-être se dégageait de ce brun. Grimmjow ne le connaissait pas, et Grimmjow ne voulait pas le connaître. Pourquoi Orihime s'était-elle rapprochée de lui? Il était étrange, bien trop sombre, le bleuté s'inquiétait. Il ne voulait pas qu'un tel homme s'approche de trop près de sa Orihime et lui lave le cerveau ou autre, il ne lui faisait pas confiance. Inconsciemment, la colère lui montait à la tête et sans qu'il s'en rende compte, il commença à montrer les crocs.
Alors, quand il vit Orihime tourner sa tête pour regarder Ulquiorra de face, et là, lui adresser un magnifique, éclatant et sublime sourire, son sang ne fit qu'un tour. Brutalement, il poussa sa chaise et prit la direction de ces deux personnages. Ils semblaient maintenant plongés dans une intense conversation et aucun des deux ne remarqua qu'il s'approchait. Grimmjow s'énervait de plus en plus et lorsqu'il fut arrivé à une certaine distance, il put entendre un bout de la conversation:
«Non, je ne suis pas liée par le sang avec elle. Mais, tu sais, les membres du Hueco Mundo sont tous mes proches, ils sont ma famille. Par exemple, on pourrait dire que– Oh, Grimmjow.»
Mais le concerné ne répondit pas à cette appelation. Il serrait les dents et les poings, son visage était crispé. Sans même jeter un regard à la jeune femme, il continua de s'avançer, et d'un coup, il empoigna Ulquiorra par le col et le souleva du parquet.
Orihime ne comprit pas tout de suite ce qu'il se passait. Elle était si surprise qu'aucun son n'osait sortir de sa bouche. Etait-ce un test? Une blague? Que se passait-il? Non, il ne s'agissait pas de cela. Grimmjow toisait le jeune homme de son regard glacial et dur. L'instant sembla se suspendre dans le temps et dans l'espace, aucun des trois personnages ne parlait, seules les conversations des autres membres animaient la pièce. Puis le bleuté brisa le silence.
D'une voix teintée de colère et d'amertume, il cracha: «Qu'est-ce tu lui veux, à Orihime?»
Ulquiorra leva ses yeux émeraudes vers ceux de l'émetteur. On pouvait déjà aperçevoir l'agitation à l'intérieur. Une veine battit follement sur la tempe du jeune homme. L'espace d'un instant, il parut énervé: ses yeux se durcirent et ses sourcils se fronçèrent légèrement. Mais il ferma les yeux quelques secondes, se calma. Et quand il les rouvrit, il affichait de nouveau son éternel visage indifférent et imperturbable.
Alors Grimmjow reserra son étreinte et le souleva un peu plus haut.
«Je t'ai posé une question, connard. Approche-toi encore d'elle, et je t-»
Mais il fut stoppé par Orihime qui empoigna son avant-bras d'une main ferme et qui ordonna d'une voix autoritaire qui ne lui ressemblait pas: «Lâche-le.»
Etonné, le jeune homme tourna sa tête vers celle de la rousse, qui le regardait avec des yeux durs dans lesquels il pouvait lire un certain jugement. Mais il ne pouvait se décider à lâcher le brun, il était vraiment énervé. Voyant qu'il était décidé à ne pas l'écouter, Orihime contourna Grimmjow et lui attrapa sa main libre. Ainsi, elle le tira sans lui demander son avis et l'entraîna avec elle dans les escaliers pour monter à l'étage.
La jeune femme ne s'arrêta que lorsqu'elle fut arrivée dans sa chambre. Visiblement énervée, elle claqua la porte et se dressa face au bleuté. Ce dernier, contrairement à elle, affichait maintenant un visage décontracté et indifférent, quoi qu'un peu provocateur. Il lui tourna le dos en rentra ses mains dans ses poches. Mais Orihime n'avait pas l'intention de le laisser se défiler.
Elle était en colère. Il était rare que la jeune femme s'énerve, mais de temps à autre, il lui arrivait aussi de péter des câbles, et souvent à cause de Grimmjow, d'ailleurs. Elle s'avança, posa une main sur l'épaule du bleuté et le força à se retourner pour lui faire face.
«On peut savoir ce qu'il t'a pris?»
Alors, Grimmjow ficha ses iris glaciales dans celles, grises, d'Orihime.
- Ce qu'il m'a prit, hein? Répéta-t-il d'une voix beaucoup trop calme, voir ennuyée.
- Tu as un problème avec lui? Il t'a fait quelque chose? S'enquit Orihime qui cherchait à comprendre la raison d'un tel acte.
- Heureusement pour lui, non, il m'a rien fait. J'veux juste qu'tu lui parles pas.
Orihime écarquilla ses yeux. Que venait-il de dire, à l'instant? Après un petit intervalle de temps, elle reprit la parole:
- Ah oui? Et pourquoi?
- Parce que, c'est tout. Il est trop bizarre, ce mec. Et puis..., continua-t-il en laissant sa phrase en suspens.
- ET PUIS QUOI?
Grimmjow regarda plus attentivement Orihime. Elle avait hurlé ces dernières paroles, ses poings étaient serrés. Mais elle n'était pas la seule à être sérieuse, Grimmjow ne blaguait pas non plus. Il se contenta de la regarder, sans lui adresser de réponse, mais la rousse n'en eut pas besoin. Il était temps pour elle de relâcher toute cette amertume engendrée depuis tant d'années.
- Depuis quand..., commença-t-elle d'une voix grondante et menaçante. Dis-moi depuis quand as-tu le droit de choisir pour moi?
- Oi, je-
Mais à nouveau, le jeune homme n'eut pas le temps de finir sa phrase. Encore une fois, il fut arrêté dans son élan. Mais cette fois-ci, Orihime fut plus violente. Rapidement, elle se rapprocha de lui, l'attrapa par le col et le plaqua brutalement au mur.
«Mais tu te prends pour qui? Cria presque la rousse qui s'énervait de plus en plus. Moi, je n'ai jamais eu mon mot à dire concernant tes fréquentations, et toi! …Toi! Grimmjow Jaggerjack, tu oses décider à ma place des personnes que je peux fréquenter ou non! Tu te sens supérieur, ou quoi? Supérieur à moi?»
A ces paroles, le visage du concerné laissa quelques peu apparaître sa frustration et sa surprise. Mais il reprit son calme, et déclara:
- Tu ne comprends rien. Tu n-
- Je ne sais pas quoi?! Le coupa de nouveau son amie qui perdait petit à petit ses moyens.
- Mais putin, laisse-moi parler! Cria-t-il à son tour, agacé.
- Bah vas-y, parle!
Ils se criaient tous deux l'un sur l'autre, sans réussir à se comprendre. Visiblement, il avait fait sortir Orihime de ses gonds, mais la Panthère était ainsi. Le temps s'arrêta. Un silence assourdissant remplaça les aboiements des deux jeunes gens qui s'affrontaient du regard. Une fois n'est pas coutume, c'était la rousse qui semblait beaucoup plus colérique que son ami, les rôles semblaient s'être inversés.
Puis, Grimmjow, pour la première fois de sa vie, se mit à fuir le regard d'Orihime. Cette dernière hallucinait. Alors, voyant qu'il était décidé à ne pas lui répondre, elle le reposa au sol.
«Tu n'es qu'un égoiste», lâcha-t-elle en lui tournant le dos.
Mais à peine eut-elle prononcée ces paroles qu'il se décida à agir. Aussi brutalement qu'elle l'avait fait, il la força à se retourner et la prit par les épaules.
- Bordel, mais tu comprends vraiment rien, cria-t-il. Ouvre les yeux! Si j'me tape toutes ces filles, c'est uniquement pour te faire réagir! Depuis le temps, me fais pas croire que t'as jamais rien remarqué? T'es toujours la première à sonder l'esprit des gens, comment tu peux ne rien voir? La seule que j'ai toujours voulu... Depuis le début... C'était toi 'Hime, putain! T'es celle qui m'a sauvé d'l'enfer de ce monde, t'es-
- FERME-LA!
Refroidi dans son élan, Grimmjow écarquilla ses yeux. Il avait enfin dévoilé ses sentiments, chose qu'il n'avait jamais faite de toute sa vie, alors... Pourquoi? Orihime retira d'un revers de la main les paumes du jeune homme qui étaient posées sur ses épaules. Elle recula de quelques pas, et le visage qu'elle leva vers le bleuté lui brisa le cœur.
Comme lorsqu'elle l'avait «surpris» dans sa chambre avec cette fille de l'autre jour, elle le regardait avec dégoût. Sauf que cette fois-ci, la jeune femme arborait un blessant sourire sur son visage qui exprimait toute la déception et l'écoeurement qu'elle ressentait à son égard. Pourquoi le regardait-elle ainsi? Qu'avait-il dit qu'il ne fallait pas? Grimmjow ne comprenait pas. Elle était censée se jeter dans ses bras et crier que ses sentiments étaient réciproques, alors... Pourquoi?
«Alors c'est comme ça, hein? Dit-elle. Maintenant, tu te rabats sur moi? Tu... Tu es pathétique, Grimmjow. Jamais je n'aurai pensé qu'un jour, tu t'en prendrai aussi à moi. Mais bon, je suppose qu'on ne peut pas changer la nature des gens, quoi que l'on fasse. Mais laisse-moi t'annoncer la couleur: tu ne vas pas me la faire à moi. Je sais très bien quelles sont tes façons d'agir, comment tu t'y prends et je ne suis pas l'une de ces filles faciles qui se contentent de quelques mots doux pour se jeter dans les bras d'un homme, et encore moins dans les tiens! Comme si j'allais me laisser avoir par un mec comme toi.»
Grimmjow était sincèrement blessé. Durant sa vie, il avait souvent été insulté, rabaissé, mais jamais il n'aurait cru qu'Orihime, la femme qu'il aimait le plus au monde, lui cracherait de pareilles insanités. Cependant, le jeune homme n'était pas au bout de ses peines.
- Ҫa veut dire quoi, tout ça? Demanda-t-il. Je ne suis pas assez bien pour toi, c'est ça?
- Ouais, t'as tout compris! S'écria-t-elle, mauvaise. Tu n'es qu'un gars en chaleur qui change de fille comme de chemise. Et aujourd'hui, c'est mon tour c'est ça? Tu as décidé de tenter le coup avec la pauvre, naïve et petite Orihime, hein? J'aurai du m'en douter... J'ai été trop naïve. Après tout, c'est vrai qu'un chien comme toi ne peut pas s'empêcher de sauter sur tout ce qui bouge. Tu me dégoutes, Grimmjow, je n'aurai jamais cru ça de toi. Mais laisse-moi te dire une chose. Je ne suis plus la petite fille naïve que j'étais. Jamais! Tu m'entends? Jamais je ne-
- C'EST BON, T'AS FINI?
Alors, seulement, Orihime redevint elle-même. Elle semblait avoir reprit ses esprits et se rendait maintenant compte de la dureté et l'impact de ses paroles. Pourquoi avait-elle dit tout cela? Mais il était trop tard, elle ne pouvait revenir en arrière. Grimmjow avait laissé explosé sa colère et le coup de poing qu'il avait lancé dans le mur avait créé une fissure dans celui-ci.
La jeune femme écarquillait ses yeux. Comme une enfant, elle porta une main à sa bouche. Elle s'en voulait déjà. Que s'était-il passé dans sa tête? Pourquoi avait-elle explosé ainsi? Et pourquoi avait-elle dit toutes ces choses, qu'en réalité, elle ne pensait pas? Certes, c'était sur le coup de l'énervement, mais quand même... Comment avait-elle pu? Puis Orihime fut sortie de ses pensées par le regard que lui porta cet homme qu'elle avait tant blessé. Un regard haineux et colérique, déçu et blessé qui ne lui ressemblait pas, un regard empli d'émotions indescriptibles. Alors, il était vraiment sérieux, dans toutes ses paroles...?
Puis une voix grave et séduisante qui était maintenant teintée de déception vint marquer la fin des hostilités.
«T'sais quoi? Va te faire foutre. Le chien s'en va.»
Et sur ce, Grimmjow Jaggerjack fit sa révérance et ouvrit la porte. Dans le couloir, il vit Erza qui attendait visiblement depuis un certain moment, Erza qui avait sans doute déjà compris la situation. Mais cette dernière se contenta de le regarder sortir de la pièce, laissant dans celle-ci une Orihime toute retournée qui s'écroula à genoux, horrifiée par sa propre personne.
Merci infiniment de m'avoir lu!
En espérant que ma fanfiction vous plaise:), et surtout n'hésitez pas à donner vos avis, conseils, critiques ou autres...
