Mes excuses ! J'aurai dû poster hier mais bon, je devais peaufiner donc j'ai reporter, désolée !
J'me suis rendu compte de quelque chose... Lorsque j'ai commencé cette fic, j'ai inclus du japonais sans expliquer la signification des mots. Déjà, c'est quelque chose que j'évite de faire habituellement mais je pense que je suis partie du principe que tout le monde comprendrait et ne se sentirait pas perdu. Faux. Donc je suis encore une fois désolée ! Éclaircissement :
- Rin appelle Jirou "baka oji-chan" qui signifie entre autre "oncle idiot" ou "idiot d'oncle". C'est pas gentil et pas poli du tout même mais c'est mignon, quand ça sort de sa bouche, c'est pourquoi Jirou ne s'énerve pas... trop.
- Rin appellera souvent Haruna "nee-chan" - "grande sœur".
- de même pour Jirou. Il appelle sa sœur Nadeshiko "Nashiko-nee" ou "nee-chan" car l'ensemble est beaucoup trop long pour lui.
- Haruna appelle Jirou "Sakuma-san" depuis le début. Le truc de "on s'appelle par nos prénoms" n'a tenu qu'une soirée pour elle.
- Pour Jirou aussi, car il l'a toujours appelé "Otonashi".
Sur ce, bonne lecture ! N'hésitez pas à laissez des reviews, ça fait vraiment très plaisir !
Haruna soupira en secouant la tête de gauche à droite. Non, elle ne se changerait plus. Cela faisait déjà la neuvième fois qu'elle changeait d'avis sur sa tenue en trente minutes, pas question d'être tentée une fois de plus alors qu'elle devait bientôt se mettre en route.
Son frère l'avait appelé trois jours plus tôt, et proposé de s'occuper de Rin. Haruna avait d'abord été surprise puis avait repassé ses propos en boucle dans sa tête. S'occuper de Rin... voulait dire rester avec Jirou, n'est-ce pas ? Elle était pareillement heureuse de revoir les deux, en fait. Le neveu était juste siiii mignon et l'oncle... juste lui-même, mais c'est ce qui faisait tout son charme.
La jeune femme enroula une mèche de cheveux autour de son index. « Tout son charme ». Oui, Sakuma Jirou était beau et charmant. Malgré ses défauts. Elle l'appréciait à sa juste valeur, mais souvent, des pensées parasites la perturbaient. Est-ce qu'elle « l'appréciait » seulement ? Après tout, il était juste unique en son genre et attachant et drôle et elle avait envie d'en apprendre plus à son sujet et–
« Et, et, et ».
Lorsqu'elle pensait à lui, tellement de choses lui venait à l'esprit. Elle en avait presque marre. Certes, il avait changé, mais c'était limite frustrant à la fin. Il restait... Sakuma Jirou, non ? Un ami d'enfance, l'ami et coéquipier de Yuuto. Oui, c'était totalement le cas. Ça l'était.
Cela faisait juste des années qu'elle le connaissait alors, pourquoi d'un coup s'intéressait-elle autant au meilleur ami de son frère, pour l'amour du ciel ?
Elle regarda l'heure. Dix heures quarante-sept. Peut-être devrait-elle y aller. Elle jugea une dernière fois sa tenue. Au lieu des jupes et des shorts qu'elle avait auparavant essayé, elle avait finalement opté pour un pantalon blanc retroussé jusqu'aux mollets, comme à son habitude. Avec ça, un hoodie de la même couleur et des converses rouges pour casser le tout. Haruna avait choisi la tenue la plus basique possible. Après tout, ce n'était que Jirou.
Yuuto lui avait dit de se présenter aux alentours d'onze heures trente chez Jirou. Elle avait décidé de s'y rendre à pied, après que son frère lui ait envoyé l'adresse par message. La jeune femme devait avouer qu'elle était anxieuse. Elle n'avait jamais été chez lui, du temps où il habitait encore chez parents et à présent, donc elle se demandait bien où, comment il vivait. Si ses placards étaient remplis de bonbons et de gâteaux comme elle s'y attendait.
Elle arriva sans trop d'encombres à destination une bonne demi-heure plus tard. Elle était tout juste à l'heure. Souriante, Haruna appuya sur l'interphone, prête à annoncer son arrivée. Cependant, on lui ouvrit sans aucun échange. Elle eut un rire jaune, incertaine quant à la façon dont elle devait réagir. Peut-être juste laisser passer, oui... Elle aurait juste aimé entendre sa voix.
« Haruna, à quoi tu penses ! »
Elle monta au bon étage et expira bruyamment. La porte de son appartement était ouverte, que ce soit pour elle ou pas c'était imprudent. Bien décidée à lui faire une petite leçon, Haruna toqua quand même et poussa la porte avant de la refermer derrière elle.
- C'est beau...
La première chose à laquelle Haruna fit attention fut les trois calligraphies accrochées aux murs de l'entrée. Celle qui retint son attention la plus grande, représentant le nom des Sakuma. La jeune professeure ignorait ce côté traditionnel de Jirou. Elle retira ses chaussures et aperçut une chevelure argentée dépasser du canapé d'angle noir. Elle rit inconsciemment à cette vue.
- Sakuma-san !
Quelques secondes plus tard, un grognement lui répondit. Exaspérée, l'Otonashi s'approcha à grands pas et se posta devant lui, les mains sur les hanches.
- Tu sais que c'est dangereux d'ouvrir à quelqu'un sans s'assurer de son identité ? À l'interphone et à ta porte d'entrée ! Et si c'était quelqu'un avec de mauvaises intentions, hum ? C'était imprudent.
- Bonjour à toi aussi...
Haruna prit le temps de l'observer. La tête basculée vers l'arrière, les yeux fermés, les cheveux emmêlés. Il... venait de se réveiller... ?
- Désolée, bonjour. Maintenant, j'apprécierai que tu ouvres les yeux et m'écoutes !
- Je savais que c'était toi, qui d'autre viendrait me déranger de si bonne heure ?
- Il est bientôt midi, tu sais... Et j'devrais me sentir vexée, là, répliqua-t-elle en le secouant de gauche à droite.
- Tu dois vraiment te sentir à l'aise avec moi pour me secouer comme ça...
- Tu dois vraiment te sentir à l'aise avec moi pour ne pas m'accueillir !
- Ah sérieusement... excuse-moi, ça ne se reproduira plus ! Maintenant, lâche-moi s'il te plaiiiiit ~
Satisfaite, Haruna le relâcha et s'assit à ses côtés. Elle balada son regard à travers le salon et dû reconnaitre que c'était superbement agencé. Ça devait être cool de vivre dans une si belle maison. Elle se ressaisit et braqua son regard sur Jirou, n'avait qu'un œil d'ouvert. C'est alors qu'elle remarqua ses horribles cernes.
- Tu as mal dormi ?
- Entre autre... Je suis réveillé depuis neuf heures... donc je dormais pas quand t'es arrivée, pour ton information.
Sans prêter attention au pique qu'il lui avait lancé, Haruna se pencha vers lui, le regard inquiet.
- Tu vas bien ? T'es stressé ? Tu–
- Relax, tout roule. Je trouvais pas le sommeil, c'est tout. Ça m'arrive.
- Hum... Donc, Rin arrive à quelle heure ?
- Il devrait bientôt–
Le reste de sa phrase resta en suspend. La porte d'entrée venait de s'ouvrir, laissant apparaître deux adultes et un enfant. Haruna reconnut directement Rin et Nadeshiko, mais pas l'homme qui les accompagnait. Il était plutôt grand, les yeux et cheveux bleu nuit. Supposant qu'il était le père, elle se surprit à penser qu'il lui ressemblait tellement qu'on pourrait les prendre pour des frère et sœur.
- Rin, tu vas bien ? lui demanda Haruna lorsqu'il se jeta presque dans ses bras.
- Hum ! Salut, baka oji-chan !
- Arrête de m'appeler comme ça, sale gosse.
- Haru-chan ! Ravie de te revoir !
- Bonjour, Nadeshiko-san.
- J'te présente mon mari, Jin !
- Enchanté, Haruna. J'ai beaucoup entendu parler de toi par Nadeshiko.
- De même, mais... comment ça ?
- Elle me parle souvent de Jirou et toi, comme quoi vous formiez le couple le plus mignon et–
Jirou lâcha un soupir à s'en fendre l'âme. Trop d'animation d'un coup, il ne tiendrait pas longtemps. Et sa sœur qui lui inventait une vie amoureuse... Il s'allongea et leur tourna le dos, déjà fatigué par les jours à venir. Nadeshiko lui tapota la joue avec son doigt quelques fois avant de le pousser par terre, se régalant de l'expression d'ennui clairement lisible sur son visage. Sous ses éclats de rire, Rin rajouta son grain de sel en s'asseyant sur son dos et gesticulant dans tous les sens.
Haruna observait la scène, partagée entre aller l'aider et juste se marrer de loin. Jin avait déjà fait son choix et rigolait en prenant des photos. Sachant pertinemment que personne n'irait l'aider, elle déplaça le petit garçon et vit se relever un Jirou plus fatigué et ennuyé que jamais.
- Allez, fait pas cette tête !
- Ma famille se fout ouvertement de ma gueule, dans ma propre maison. La vie est géniale.
S'autorisant un rire, la jeune femme tenta de lui faire reprendre espoir en la vie. Entre temps, Rin avait disparu quelque part dans la maison, la sœur vérifiait qu'il ne manquait rien dans le sac de son fils et le mari se plaisait juste à espionner le moment de complicité des jeunes adultes. Il décida que néanmoins, ils devaient s'éclipser.
- C'est pas tout, mais on doit y aller !
- Hum ! On prend un week-end de vacances, donc on laisse Rin avec son oncle, expliqua Nadeshiko à Haruna. Bisous !
Ils s'éclipsèrent aussitôt les salutations faites. D'un coup, la pièce était bien plus calme.
- Se consacrer un week-end... c'est mignon.
- « Mignon » ? La dernière fois qu'ils ont fait ça, j'apprenais trois mois plus tard l'arrivée d'un nouveau gosse, se lamenta Jirou.
Haruna eut un rire devant le désespoir de Jirou.
- Ta famille s'agrandit, c'est super non ?
- Hein ? T'as pas encore compris ma sœur ? Aussitôt né, je deviendrai sa nourrice officielle. Ça a été le cas avec Rin, donc je le sais très bien... Rin ? Rin, où t'es passé ?
Jirou s'était levé et était allé à la recherche de Rin. Haruna le suivit, histoire de découvrir le reste de la maison en même temps. Ils le trouvèrent dans la chambre de Jirou, sautant sur le lit un manga en main.
- Oi, c'est le nouveau tome de Gintama, l'abîme paaaaas !
Haruna ne prêta aucune attention à leur petite scène et s'émerveilla depuis le seuil de la pièce. Tout était parfait. La chambre était spacieuse et si sombre. Les murs gris et noirs, le parquet gris, un grand lit aux draps noirs et aux coussins dorés au centre d'un tapis grenat à poils fins. Deux bibliothèques communiquaient une pour les romans, l'autre pour les mangas (il en avait autant ?). Face au lit, une armoire occupant tout un pan de mur faisait sûrement office de dressing. N'osant pas entrer, elle demeura sur le seuil en s'extasiant intérieurement.
- Otonashi, tu peux entrer, tu sais.
- Ah, oh... d'accord, merci. Hey, ta chambre est la perfection incarnée !
- Ah ah ! Tu le penses aussi ? J'y ai consacré du temps, et pourtant Yuuto trouve le moyen de dire que ça ressemble au repère d'une secte.
- Lui alors... l'écoute pas, il a tout faux.
Avec l'autorisation du propriétaire des lieux, Haruna alla s'assoir sur le lit en tenant Rin sur ses genoux. Elle se pencha vers lui lorsqu'il prononça quelques mots.
- Tu as faim ? Sakuma-san, je pourrais utiliser ta cuisine ?
- Je peux le faire, tu sais.
- Je sais parfaitement que tu n'aimes pas cuisiner, tu me l'as déjà dit.
- Oh... t'en sais de plus en plus sur moi, dis donc.
- Plus que tu ne le crois !
- C'est bizarre dit comme ça, t'en as conscience au moins ?
- Argh, emmène-moi juste à la cuisine ! s'écria-t-elle en cachant quelques rougeurs dans la chevelure de Rin.
Jirou haussa les épaules avant de la guider. En passant dans le couloir, il lui montre les différentes pièces de son appartement, même sa salle de musique. S'il lui permettait d'aller dans sa chambre, pourquoi pas celle-ci ?
Pendant que Haruna réfléchissait à quoi préparer dans la cuisine, le borgne dessinait avec son neveu sur le sol du salon.
- Oji-chan, c'est ta copine ?
- Où tu vas chercher ses idées... Non, elle ne l'ait pas.
- Tu mens, maman dit toujours que c'est ta copine !
- Celle-là... Ça doit paraître bizarre, mais n'écoute pas ce que ta maman dit sur moi, parce que c'est pas vrai.
- Mais vous allez bien ensemble, se plaignit le petit en boudant.
- Oi ~ t'as quel âge pour me dire ce genre de chose ?
Seul un rire lui répondit. Sakuma se mit sur son dos et fixa le plafond. Qu'est-ce qu'ils avaient tous à se mettre dans la tête qu'il y avait quelque chose entre Otonashi et lui ? Même un gosse de cinq ans s'y mettait, sérieusement... Il était vrai qu'ils passaient plus de temps ensemble ces derniers temps, et qu'elle était même venue l'aider ce week-end... Oui, il la trouvait mignonne et marrante, il aimait passer du temps avec elle parce qu'elle était de bonne compagnie mais voilà, c'était tout. Il ne l'aimait pas comme ça.
...
...
...
N'est-ce pas ?
