Coucou la compagnie :p

Alors j'ai pas grand chose à vous dire ( ma vie est monotone comme la suite du même nom). Alors en cette belle journée patrimoine, j'espère que vous prendrez la peine de lire ce chapitre ( même si ce n'est pas un monument ;p).

Bonne lecture.


Sang Bleu chapitre 2

Fourmi!

Tu as beau grimper à la rose,

Le soleil est encore loin!

Shinohara Hôsaku


Rangiku n'aimait pas boire seule. Entre amis, l'affaire devenait vite drôle, on faisait des gages, on discutait sans fil conducteur, on charriait, on s'amusait, on vivait...Aussi, elle n'allait que rarement se remplir la panse de saké seule.

Ce fut sans doute ce qui inquiéta Kukaku Shiba, la tenancière du Lotus Bleu. La famille Shiba avait produit un grand nombre d'Omoyji par le passé, mais ni cette femme, ni sont frère n'en possédait le potentiel. Elle maniait bien mieux le plateau de serveuse, et lui les bouteilles! Suite à la mort de leur ainé Kaien Shiba, un grand Omoyji, au combat, l'état les avaient dédommagé avec une grosse rente. Non pas que cela racheté la vie d'autrui, mais cela leur avaient permit l'achat de ce commerce: Le Lotus Bleu. Un bar réputé pour son saké de qualité, et sa compréhension. Et bien que modeste, l'établissement était le lieu de prédilection des étudiants en Exorcisme.

Quand cette femme dynamique vit arriver le fantôme roux, elle alpaga son frère, et lui commanda son saké le plus pur et le plus délicieux. Silencieusement, elle se faufila derrière sa plus fidèle cliente et l'assis au bar, ou l'attendait le breuvage réconfortant. Elle pouvait se permettre une pause, la salle était déserte, situation résultant que la conjugaison de l'heure, et de la Cérémonie qui se déroulait un peu plus loin. Kukaku s'installa a côté d'elle, la mine soucieuse.

Voir Rangiku aussi abattus la remuait. Elle connaissait la femme battante, énergique, insouciante, drôle, dragueuse et volubile. Cette personne si sérieuse comme prenant conscience pour la première fois du poids réel du monde la peinait.

On dirait Kaen quand il revenait de missions

Rangiku avait la tête légèrement incliné, un rideau roux cachait ses yeux embrumés perdus dans sa coupe de saké encore pleine. Avec un sursaut, elle descendit toute la coupe et se fit reservir. L'alcool lui brula la gorge, mais elle le trouva apaisant. La femme a ses côtés finit d'achevait le malaise qui l'étreignait de son laissé aller devant des inconnus. Kukaku était la femme la plus ouverte de la terre, elle patinait ses clients comme une mère de substitution, et ses raiponces franches aidaient à la prise de décision. D'autre part, à son arrivée en ville 7 ans auparavant, elle seule l'avait aiguillé et aidé.

Déjà sept ans, Gin.

Kukaku attendait patiemment que sa langue se dénoue d'elle même, à grand renfort de coupe de saké. Combien en avait elle déjà vidées ? 5 ou 6 ? Toujours le même service ici, une coupelle rutilante nacré, et une bouteille de grand cru. La saké avait un gout de convivialité ici, de naturel, de familier. Comme la propriétaire du lieu. Cette dernière commençait a se demander si l'attente les avanceraient. Certain client ne confiait pas leur tracas spontanément, il fallait les mettre en confiance, engageait un dialogue. Et Kukaku observait suffisamment la jeune femme, pour la catégoriser avec ces gens la. Ceux qui ne s'apitoie pas, ceux qui taise leur mots, et se cache derrière une parure de frivolité.

« Tu te rappelles ton arrivée ici? demanda la serveuse en se servant elle aussi un verre généreux, tu devais avoir quoi, quatorze ans? Tu étais complètement pommé en ville, t'avais même cru que ce bar était une auberge...T'étais vraiment une niaise de la campagne quoi! C'est même la première chose qu'on s'est dit avec mon crétin de frère »Ce dernier tiqua bruyamment, mais ne répliqua pas, crétin oui, mais pas suicidaire! « T'avais l'odeur de la campagne chevillé au corps, et même de la paille dans les cheveux! Si la ville ne puait pas temps, on t'aurais senti a des kilomètres! Et tes habits ! alors la on aurait dit une veille peau battus par les vents. T'étais franchement moche à voir! Loin de la succube qui chasse tous les soir dans mon établissement! En plus t'avais même pas un sous en poche, et tu savais pas lire! Tu confondais les caractère de saké le prix de ce dernier !

Rangiku fini sa coupe et émit un petit rire, ses yeux sourire comme ses lèvres. Oui elle se souvenait parfaitement de cet épisode. De sa déception en comprenant qu'elle ne pourrait pas dormir ici. Elle s'était perdu en ville, l'académie avait déjà fermées ses portes et ne rouvrirait que le lendemain. Elle se rappelait avec exactitude, la tête sidéré et exorbité de la gérante quand elle avait dit vouloir devenir Omoyji. Le bref éclat attristé de ses yeux, puis cette main, éraflée mais chaude tendue. Kukaku l'avait hébergé dans sa propre maison cette nuit la.

« Normale, je débarquais sur un coup de tête, sans soutient. Et j'étais un peu cruche, ce lieux était le plus peuplé que j'avais jamais vu. Maintenant je sais que ce n'est qu'une veille bicoque !

-T'étais bien heureuse de la trouver ma bicoque! Surtout quand je t'ai cédé mon lit hein!" répliqua la directrice en partant dans un rire fort, très peu féminin, et très tavernier. "J'me demande bien ce qui a pus pousser une belle plante comme toi a venir te pommer dans cette ville de fous! Déjà à l'époque, je savais pas pourquoi tu venais. T'étais nulle partout à l'Académie, tu venais tous les jours me faire chier en pleurant dans mes jupons! Les clients en avaient marre! Puis, je sais pas, tu t'es accrochée et t'as commencé a débarquer avec l'autre brun la..

-Hisagi

-Hisagi, et petit à petit vous avez envahit mon espace ! J'pense pas qu'Omoyji soit ta vocation, t'as commencé à boire peu après ton entré à l'Académie. A 15 ans t'avais la meilleurs descente du quartier ! On m'a accusé d'avoir crée la plus grande soularde du siècle. J'me suis toujours demandé ce qui pouvait pousser le gens à devenir Omoyji. C'est vrai quoi, chasser des fantômes tout ça...

-Hisagi et Hinamori te diraient pour sauver des gens, Yumichika pour rester lui même, ses parents l'on renié a cause de ses préférences vestimentaires, Ikkakku pour se battre, Hyori pour emmerder sa famille,Kira pour rentrer chez lui, Reinji par amour, Ichigo par obligation, Rukia pour rendre fier son frère, et Reinji par amour. Il y a un tas de raison.

-Et toi Rangiku? Pourquoi cet acharnement? Pourquoi persévérer dans une voie ou tu n'as aucun talent. »

La rousse ne sut juste pas quoi répondre. Au fond elle savait pourquoi. Elle était venu dans cette ville quand elle avait appris sa nomination au poste de Capitaine. Pour Le retrouver Lui. Mais à son arrivé, on lui avait interdis de le visiter, et Lui même avait refusé de la voir. Alors elle avait voulut devenir Omoyji, pour devenir digne de lui. Pour le revoir. Pour rester à ses côtés. Pour lui. Il était la raison de sa présence, de son être, de son acharnement.

Cependant ses projets coupaient assez court. Sans Shiki, ses chances de recrutement à un rang élevé s'amoindrissait encore. Déjà qu'elle ne maitrisait pas la Récitation...Et pourtant, sa vie n'avait d'autre but que de retrouver sa moitié. Ils avait mis une distance incroyable entre eux, et elle tentait depuis si longtemps de combler ce fossé abyssale. Peut être devait elle abandonner, après 7 ans de poursuite, l'évidence se manifestait. Enfin que faisait elle à courir derrière son premier béguin a 21 ans? Elle avait passé l'âge !

Et puis non, après tous ces sacrifices hors de question d'abonner. Elle avait débuter sa formation à 14 ans, âge très tardif et avait due s'imposer malgré cet handicap. Elle avait due composer avec sa condition féminine dans un monde essentiellement peuplé d'homme. Elle avait du redoubler d'effort à l'entrainement pour faire de son corps sous nourris une arme redoutable. Elle avait ouvragé ses mains avec l'épée pour la manier impeccablement à défaut de savoir réciter. Tout ce mal alors qu'avec son charme et son corps, obtenir les faveur des hommes ne lui posait aucun problème, alors qu'avec son enfance, elle savait voler même les plus riche. Mais elle avait valoriser une vie honnête et dur a l'autre facile et a sa porté. Tous ça pour lui. Ses sacrifices justifiait qu'elle redouble de bravoure. Elle avait trop peiné pour tout laisser en plan.

Et que penseraient ses amis? Non décidément non! Elle allait leur monter à tous ces piteux que ne s'appelle pas Matsumoto Rangiku qui veut!

Même si elle n'avait pas de Shiki, elle promettait, non elle faisait le serment, qu'elle le rattraperait! Qu'elle le rejoindrait, et le forcerait a l'accepter. Elle obligerait cet être si inaccessible a rester avec elle pour toujours. Au nom de leur promesse d'enfant, elle les uniraient de nouveau!

Attend encore un peu, j'arrive! Tient toi prêt !

Gin


Kira regarda le plafond. Il comptait les chiures de mouche. Vu leur nombre, la salle méritait son titre de vétuste. Qu'elle idée aussi de venir ici...Es ce que sa maison avait un plafond semblable? Cette espèce de talus de bois agencé par le vent...Dans ses souvenirs, sa petitesse étouffante les faisait s'entasser, ses frères et lui comme du bétail mal odorant. Dans la teinturerie, les odeurs de vinaigre, de peinture, de peau, de fils, et de draps emplissaient l'air. Les gamins dormaient à coté des cuves de couleurs, leurs parents occupaient l'entrepôt de laine et de tulle de mauvaise facture. On habillait pas les princes ici.

Kira ferma les yeux, contrairement à ses frères, ses 4 frères, lui n'était pas dégourdit de ses dix doigts, mais de sa cervelle. A l'Académie, il maniait les armes comme un manche, causant catastrophe, et se blessant sans cesse. Son incapacité à tenir une arme l'avait handicapé grandement. Mais il Récitait comme personne les chants de protection, mieux qu'Hinamori pourtant exceptionnel. Mieux que ses enseignants, bien mieux. Il ne lui manquait que la confiance, et l'ambition. Sa voix, basse et fluette, il l'avait transformé en arme.

Lors de l'Examen, il avait terrassé son Yokai avec facilité. Il lui avait vrillé les tympans, l'avait bouffé de l'intérieur. A la surprise de voir un candidat sans arme, avait succédé dans l'auditoire, un vent de moquerie, qui s'était évanouie sous le poids de l'admiration. Et maintenant un Shiki!

Avait il vraiment envie de retourner ce perdre dans son village natal? Maintenant qu'il goutait pour la première fois au respect et a l'admiration? Sa famille l'avait rejeté, il en avait souffert, pourquoi revenir mendier leur affection?

Non il ne rentrerait pas. La ville lui plaisait. Madame Yumihana, la dame qui le logeait en ville lui évoquer plus une mère que sa propre génitrice. Il faut dire qu'il avait eu de la chance, tombé sur une veille dame en manque de compagnie, qui préféré mourrir que de quitter sa maison, mais dont aucun membre de la famille ne voulait s'occuper. A son arrivé en ville, son sens de l'orientation l'avait complètement abandonné, et en se perdant, il avait percuté le fils de Madame Yumihana. Ce dernier sortait de la maison, furieux, contre sa mère qui refusait de partir. Lui avait reçus une offre d'emploi alléchante à l'autre bout du pays, il ne comptait pas la laisser passer. Finalement, lui même ignorait comment, il avait obtenu son droit de logement, en échange, il devait s'occuper de la vielle. Grand mère visiblement absente, sortit il ne savait ou. Elle l'étonnait toujours par sa vivacité.

Kira enfonça sa tête dans son oreiller. Le sommeil léchait sa peau, mais refusait d'infiltrer son corps lourd. Il se sentait de plomb, son poids décuplé par la pesanteur implacable. Sa tête battait comme un second coeur, et sa main le chauffait étrangement. Ce bout de métal diffusait une chaleur constante, et agressive? Dominatrice? Au prix d'un effort considérable, il leva sa main et regarda le petit rectangle métallique qui y reposait. Tous ses efforts pour ça. Ca ne payait pas de mine.

« Si ne te conviens pas, je peux toujours trouver un autre réceptacle humain » cette voie semblait venir des profondeurs de la terre, elle arborait la teinte grise de la lenteur, et du désespoir. Posé, calme, détaché.

Kira s'autorisa un sourire bref. La manifestation de son Shiki ne le surprenait pas. Après tout, dans l'obscurité de cette chambre minuscule et oppressante, il se sentait assez à l'aise pour invoquer son partenaire de vie à présent. Il caressa avec douleur la plaque brillante, jamais il ne regretterait qu'il l'ai choisit parmi tant d'autre, jamais. En sa présence, son âme lui semblait limpide. Clair comme un matin d'hiver.

« Je ne me sens si proche de lui, se dit il, et dire que je ne l'ai pas encore rencontré. »

Le blond canalisa son reiju sur ce morceau de fer.

Et soudain il fut happé par le néant.


Hyori marchait, et étrangement, comme inspirés par leurs instincts de survit, les gens sur son chemin s'écartaient. Preuve que les gens de petite taille pouvaient imposer leurs présences de manière significative. La blonde ronchonnait, elle invoquait des malédictions contre la terre entière, ses petits poing serrés dans ses poches. Ne pas avoir de Shiki ne gênait aucunement ses projets, elle savait ses compétences en Récitation suffisamment développeés bien que moins performante que celle d'Hinamori, pour lui assurer un avenir correcte. C'est juste que de savoir qu'aucun esprit ne l'acceptait la vexait profondément. Fierté mal placé...

« J'suis pas de sang bleu moi, j'dois pas leur convenir a ces esprits péteux! s'pèle de bourge! »

Et tandis qu'elle hurlait sa frustration, elle remarqua sa position. Le parc. Le parc Zen. C'était une blague? L'ironie du sort ? Avait elle l'air dans l'état mental nécessaire a l'appréciation de ce lieu ? Haussant les épaules, et avisant l'heure, elle s'égara dans le jardin de feuille rougis et d'insecte chantonnant sur un chemin lisse de galet effleurer par la brise et...

Maintenant elle versait dans le romantique, quel déchéance.

La boule de nerf s'installa sous un arbre. Le soleil amorçait une descente, elle avait quoi, de deux à quatre heures avant leur rendez vous au Lotus Bleu. La cérémonie devait avoir déjà évacuée les derniers curieux... Quelle idée aussi de rejoindre le parc à l'autre bout de la ville, si elle croisait un Omoyji ici c'était vraiment la fin du monde. La gamine s'étendit paresseusement sur le sol, contrairement à Matsumoto son corps de dix huit ans ne s'était pas développé, elle avait l'apparence d'une sale gosse et cet aspect de son physique l'irritait. Avec le temps elle avait appris à en jouer pour endormir la méfiance d'autrui, se coiffant de deux couettes courtes, et laissant le soleil dévoiler ses taches de rousseurs. Un jeu d'enfant, sans mauvais jeu de mots.

Dans cette mousse confortable, profitant des dernier rayon d'été, Hyori se sentait comme un nuage dans le ciel. Comblée. Dans son état de béatitude, elle aurait ignoré la fin du monde. Enfin si seulement ce picotement dans son cou cessait. Vous savez, celui qui vous avertis qu'un voyeur vous observe.

Soudain, la fillette se redressa, ses yeux s'ouvrirent avec désagrément. Elle avait une sensation tenace d'être observée, et franchement, elle ne rêvait que de violenter la cause de se désagrément. Ses yeux noisettes cherchèrent le trouble fête, qu'elle identifia sans mal. un grand blond-grand con- accroupis juste au-dessus d'elle dont les cheveux titillait sa narine. Il lui souriait. Putain il la sortait d'une transe, la plus agréable de sa vie, et lui souriait comme un benêt... Elle allait le massacrer.

« Salut petit, dit le mort en sursit en levant la main, ça à l'air sympas ce que tu fais »

Hyori hésita, écartèlement ou décapitation? Les deux choix l'enchantaient. Qu'importait la manière, voir ce visage crispé de sourire, se déformer en une grimace d'horreur lui ravirait le coeur. Et franchement, comment osait il commenter sa sieste, alors que celui qui l'avait sortis des entrailles de l'ivresse hibernative, le mots n'existait pas et elle le savait, c'était lui? Il se foutait de sa gueule? et les cheveux longs ca datait des années préhistorique ! Fallait se moderniser un peu. Et Petit! Comment pouvait il la traiter de la sorte hein!

« Je suis pas une gamine Ok?! J'ai 18 ans pauvre dégénéré! Et c'est quoi cette manière de d'aborder les gens! On t'a pas appris les bonnes manières dans ta famille de bourge aristo? En plus t'es gonflé, d'ou tu me parle comme ça hein? En faite t'es quoi un chasseur d'enfant? T'as un complexe lolita?

Excusez moi, jeune homme, je ne »

Hyori lui donna un coup de boule. Jeune homme? Jeune Homme! Qu'es ce qu'elle avait comme arme sur elle? A quelle bêtise qu'elle soit partis dans ses armes...Si elle avait bien une paire de ciseaux, mais pouvait on décapiter avec un tranchant si médiocre? il faudrait l'épargner...Elle le regarda, détailla ce visage profondément antipathique...Une paire de ciseaux serrait suffisant pour lui crever les yeux! Ses doigts craquèrent sinistrement, il émanait d'elle une onde meurtrière, et elle tenait, il ne savait d'ou cela sortait, une paire de ciseau, si bien que l'inconnu recula un peu. Ses craintes se confirmèrent, quand de cette bouche enfantine sortit une voie démoniaque. Comment ce type coiffé comme une serpière, sa frange trop longue lui mangeant le visage jusqu'au menton, pouvait oser l'appeler ainsi! tient il allait voir, elle allait lui refaire une coupe descente elle!

« Je suis une femme bougre d'andouille ! Maintenant J'espère pour toi que t'a fait ton testament, tu ne pollueras pas plus longtemps sur cette terre! »

Et Hyori s'élança. Elle courut derrière ce dos fin appartenant à cet inconnu irritant. Elle remarqua alors un détail, rien de bien flagrant, mais assez perturbant. Ce mec en Hyori blanc portait un numéro dans le dos, le 7. Et il avaient de long cheveu blond. Elle s'arrêta de courir, l'inconnu se tourna ver elle, surpris. Elle chassa ses doutes, sauta sur l'inconnu, le chevaucha sous ses supplication, mais le démon avait invertit son corps, et d'un geste sur, coupa la frange infâme du malotru.

Et alors Hyori compris.

Shinji Hirako.

Elle avait merdé.


Hinamori caressa l'encolure de sa jument pommelée. Toshiro avait eu la délicate attention de lui en faire préparer un pour le retour. Le Capitaine et elle même partageaient avec leur grand mère, sa vielle maison. En plein coeur de la Forêt des Trépassés, un nom charmant qui assurait le silence du lieu. Véritable repère animalier, ou resserve natuelle désaffecté, même les bucherons par grand froid n'osaiten en couper le bois. A à peine Une heure de chevauché soutenue de la ville, l'emplacement avait de quoi surprendre.

Hinamori avançait lentement, elle aimait profiter de ces fins d'après midi encore éclairés par un soleil de fin aout. Elle pénétra la forêt sans appréhension, cette zone lui était suffisamment familière pour qu'elle n'en redoute plus l'atmosphère inquiétante. Quand on pénétrait la forêt, la nature semblait vous faire savoir son mécontentement. Après tout l'Homme avait déserté son sein pour la ville, il était l'Intru, la proie de cette entité millénaire.

La brune accéléra le pas, le soleil ne pénétrait ici, dans cette dense étendu de piller feuillu. Cette pénombre la dérangeait. Seul les chasseur ne craignait pas l'obscurité et en jouait. Et l'évolution avait fait perdre à l'homme ses armes naturelles, dans ce milieu sauvage, la nature dictait ses lois. Surtout dans cette forêt maudite.

100 ans auparavant, une bataille avait imprégnée ce sol, aujourd'hui à l'abandon du temps. Paraissait il qu'ici, des milliers âmes avaient été plongées en enfer, et que depuis, un lien étroit reliait les deux lieux. Une superstition appuyée par les nombreuses disparitions répertoriées ici. Un portail ancré dans ce sol maudit faciliterait également les manifestations surnaturelles, justifiant la présence de l'Académie dans cette banlieue de la Capitale. Enfin, rien de trop grave. Encore une légende inventé pour les enfant du point de vu de son frère, elle y voyait une mise en garde. Vers cette forêt convergeaient des puissantes énergie mystique, ce qui lui donnait sa souveraineté imposante.

La brune replaça une mèche que le balancement de son cheval avait déplacé.

Malgré l'habitude, elle ressentait toujours un certain malaise. Mais l'air chargé de la vie l'indisposait bien trop pour qu'elle songe au déménagement. Toshiro le lui avait proposé pourtant, avec sa prime de capitaine, il avait projeté un moment de les faire emménager en ville. Opération avortée par le refus catégorique de leur grand mère, née dans ce milieu végétal, elle comptait y mourir. Enfin, le décoloré avait tout de même rénové la maison pour leur confort à tous. Le grincement du sol et des murs ne leur manquaient aucunement. Sa jument hennit en trépignant, l'avertissant de son arrivée au logis. Elle lui flatta l'encolure avec des parole douce. Toshiro la lui avait offerte pour sa remise d'examen, auparavant, elle revenait à la maison uniquement en fin de semain, les cours accaparant son temps, mais à présent, elle avait le loisir de faire des trajets journaliers. Il lui avait choisit un poney robuste, stable et calme, à la tête bombée comme un vallon égaré et à la couleur crème brulée. Effectivement, elle arrivé dans ce trou de verdure qui abritait son logis, un vague cercle ou nul arbres ne poussait. Elle s'amusait à penser à leur maison comme à une apparition dans l'obscurité de la forêt dense, on remarquait très vite cet ilot de soleil.

La petite Hinamori descendit avec raideur, on leur apprenait l'équitation à l'école, mais elle n'y excellait pas réellement. Elle saisit la bride et conduisit la bête dans l'arrière cour clôturé, une pâture pour l'animal, et celui de son frère lorsqu'il leur faisait l'honneur de sa présence. Toshiro travaillait trop, même pour un Capitaine, sa mutine, surtout administrative, le conduisait à parfaire, relire, corriger chaque dossier du gotei, quand même ce n'était sa fonction.

Il est juste manique.

Elle regarda par la fênetre, sa mamie l'attendait le sourire au lèvre, une fierté non dissimulée sur ses traits. Shiki ou non quelle importance ? Pour ce sourire las, elle voulait bien tenter l'impossible. Au loin elle entendit un son de galop.

Son impatient petit frère venait les rejoindre.

Le bonheur avait un nom: « eux ».


I comme incroyable. Non mais c'est vrai, des cas comme ça, des invocateurs venus de famille non noble, il n'en connaissait pas. Et pourtant, la dessus, personne ne le battait, il avait appris l'historique des Omoyji par coeur. Il ne réalisait pas vraiment l'ampleur de sa réussite. Avec un coup de poker pareille, la place de Capitaine l'attendait bien au chaud.

N comme national. Les mots de Yamamoto flottaient encore, fierté national qu'il disait, qu'elle dommage de Rangiku n'est pas vu ça, il avait carrément emplafonné son Gin à la noix! Quoique vu leur situation, il devrait jouer humilité devant elle, elle qui avait fui les mains vide.

V comme victoire! Dans les dents les parents qui l'avaient renvoyé de chez lui, tous ceux qui l'avaient pris pour un fou et il en passait. 7 ans de dur labeur récompensés, une place ticket gagnant, bref, une réussite totale et ultime. Quand il pensait à leur 7 années de galère avec Ran, c'est vrai qu'au début leur niveau...Non leur non niveau les distinguaient des autres.

O comme Ovationné! Si dans ses amis, quelqu'un avaient fait mieux que lui, il tirerait sa révérence. Non sérieusement, pour la première fois de ses études, on le propulsait au plus haut barreau de l'échelle de l'excellence. Pour un non noble invoquer un Shiki, même faiblard et inutile, relevait du miracle. Pour un noble c'était une formalité. Pour un non noble, effleurer l'idée de dompter les Yokai, déjà une hérésie, personne n'avait accomplit ce miracle, et pour un noble pouvoir les invoquer relevait du miracle. Mais LUI Hisagi, venait d'inaugurer une nouvelle ère. Lui, venait d'inscrire son nom dans le grand livre de la vie en tant que premier roturier à arborer le titre d'invocateur de Yokai!

C comme carrément génial, nous nous passerons de commentaire sur ce point. Mais le premier Yokai dont le nom figurait dans son carnet se nommait Kazeshini, le vent de la mort. Et étrangement, ce personnage avide de mort se fondait dans les ombres pour assassiner ses proies avec ses deux Kusarigama , comme un dieu de la mort. Un yokai crée pour récolter la vie elle même. Bon Ok, peut être pas si génial que ça le contrat avec un assassin psychopathe, mais bon, ce n'était que le premier. En faite c'était le Yokai qu'il avait vaincue, de peu, à son Examen, et franchement, il préférait ne pas s'en faire un ennemi de nouveau...Vu qu'il n'avait pas vraiment gagné à la loyal, son Yokai contestait, a juste titre, déjà sa légitimité...Au bout de 10 minutes de cohabitation, ça promettait du spectacle.

A comme Accomplissement. Cet exploit, le premier de sa courte vie le dotait d'une paire d'aile. Il entrait dans une nouvelle étape de son destin. Il sentait l'ambition gonfler ses entrailles. Un renouveau, pour le gamin dernier de classe, mais devant Rangiku, quand même, à ses début, et seulement moyen à sa sortie. Ses prestations à l'épée ne le distinguaient pas, il maitrisait de façon standard la récitation, Il avait vaincus son Yokai de justesse à l'Examen, et à vrai dire son recrutement avant LE miracle lui semblait réellement compromis. Mais, le ciel l'avait couvé de son regard, et à présent tous convergeaient vers lui.

T comme Tiraillement. sa réussite pourtant se teintait d'un sorte de picotement néfaste. Il craignait la séparation avec le reste de la bande. Il redoutait qu'un l'éloigne des autres, enfin d'elle. De Rangiku. De sa rousse qui devait se morfondre alors que lui exultait. Quel piètre ami il faisait, allongé dans la chambre que l'Académie lui avait alloué, en partage avec Yumichika et Ikkaku, à se congratuler seul...

E comme écoeurant. Yuki et Ikea devaient se réconforter l'un l'autre, ou un des autres, il ne savait pas, il avait quitté la cérémonie avant sa finalité. Mais restait alors que son Yokai et lui avait déjà passé contrat. Parce qu'il voulait, encore un peu profiter de son succès auprès des spectateurs, et qu'il avait pris le temps de leur répondre, pour entendre encore leurs congratulations, et leurs témoignages admiratifs. Il en avait oublié l'essentiel.

U comme un. Un chiffre de la solitude. Un comme Ran en se moment, sans doute un verre à la main, buvant le liquide de l'oublie. Elle serrait sans doute ébréchée avant le début de leur soirée en commun avec les autres...Pouvait il réellement l'abandonner?

R comme rattraper. On pouvait toujours rattraper un retard.


La maison, vaste et silencieuse la conforta dans son idée d'évasion. Cette heure, ou dans la ville, les animations de nuit débutaient, sonnait dans sa famille l'heur du couché. Elle ronchonna distraitement. Après la cérémonie, elle avait obtenue cette considération qu'elle quémandait à son frère. Shirayuki, la dame blanche, le Shiki de glace. La belle femme qu'elle eut put voir, la plus glacial et hautaine également.

Et après on ose parler d'affinité entre maitre et Shiki, j'ai pas le quart de son mépris pour autrui.

La brunette serra son oreiller, Shirayuki...Qu'elle étrange femme tout de même. Pour passer leur contrat, Shirayuki l'avait projeté dans son monde, celui que peuplait les esprits. Shirayuki vivait dans un palais de glace aussi pale que sa peau. Elle portait un kimono de la pure soie, ses mouvement ressemblaient à des danses secrètes et hypnotiques, son teint avait la fraicheur des lotus translucide, ses yeux nacrés acier des reflets incolores de lame. Ether comme la plus parfaite des apparitions, froide comme un paysage accidenté et gelé , son tranchant à la hauteur de sa suffisance. Shirayuki, l'épée blanche qui apportait la mort dans un souffle d'hiver.

Rukia trouvait sa personnalité exécrable, à la hauteur de sa finesse et de son élégance. Lors qu'elle avait scellées leur pacte, Shirayuki avait arboré une mine contrarié, comme si Rukia, par sa nature, avilissait sa blancheur immaculée.

Enfin, elles allaient devoir se supporter.

Rukia tendis l'oreille, la dame blanche, sous sa forme spectrale, l'avertit de la désertion du lieu. Les couloirs se moulaient dans un silence plombé, et la nuit, encore timide, tombait comme un linceul. Seul Ulquiora, le gardien protecteur de la demeure, devait encore montrer la garde. Cependant, Rukia savait qu'il n'entraverait pas ses projets.

Ulquiora avait passé un pacte avec le fondateur de la lignée Kuchiki, 2OO ans auparavant. Depuis ce puissant esprit protégeait la maisonnée avec toute ampleur de sa discipline et de sa dévotion. De toute manière, il ne prémunissait que peu la demeure. Depuis son affectation à ce poste, les attaques contre le logis se faisaient rare. Qui attaquerait sciemment un des 12 douze esprit du zodiaque ? Surtout le signe du Rat, réputé pour sa maitrise et sa compétence.

Rukia sorti distraitement de sa chambre. Pour une maison de campagne, si loin de leur domaine, le manoir lui semblait exagérément démesuré. Shirayuki, elle le trouvait de taille modeste. Encore une divergence de point de vue. D'ailleurs, la princesse Blanche avait, comment dire, une certaine propension à la critique, de la chambre dont la couleur l'indisposait, à son projet d'évasion qu'elle jugeait futile, rien ne lui convenait.

« C'est tout de même stupéfiant la bêtise humaine, murmura t elle, sortir pour retrouver des énergumènes de sang rouge... »

Rukia roula des yeux, en plus son Shiki avait le sens des convenances. Mais comment lui expliquer que le statut social n'était pas révélateur de la qualité humaine. Elle se tut cependant, muselant une critique verte. Si elle ne maitrisait pas totalement ses émotions, et que son frère ne lui avait appris la bienséance, elle lui aurait déclaré:

« C'est sure que toi tu ne dois pas avoir énormément de personne à retrouver »

Rukia se figea. Shirayuki lui jetait un regard mélange outré d'indignation et de surprise amusé. Elle lui répliqua avec cette voie frigide, convenu, mais d'une dignité céleste

« Effectivement, peu sont digne de moi. Tu dois t'estimer heureuse. »

Rukia mit un long moment à comprendre que c'était un compliment.


Renji titubait, un bras passé autour des épaules d'Ikkaku qui marchait en crabe. Yumichika, derrière eux, souriait sous cape. Ecouter ces deux là, dans un état ébréchés était son péché mignon, à aucun autre moment Ikkaku ne révélait son coté tendre sous ses airs bourrus, hors cette partie de sa personnalité, plus que sa brutalité, attirait le brun au yeux de pan. Les passant eux ne voyaient visiblement pas le charme de la situation.

« Et pis d'abord, moi j'ai pas besoin d'un Shiki! » argua Le rouge emporté par un élan d'ivresse

Yumichika secoua négativement la tête. La raison de leur beuverie avant celle qu'il devait fêter avec toute la bande, avait pour seule raison l'échec du rouge. Forcément, quand on désirait obtenir la main d'une noble, Kuchiki de surcroit, le rang importait énormé devenir Capitaine sans Shiki, ni Don, ni aptitude à la Récitation frôlait l'utopie. Reinji avait fourni des effort colossaux pour obtenir son diplôme avec une note excellente, si seulement il avait pactiser avec un Shiki, les Capitaines lui auraient cédé une place dans 5 ou6 ans. A présent, ses chances d'obtenir ce statut illustre décroissaient pour devenir quasi nulles.

« Tout ça pour une femme qui ne sait rien de la nature de ses sentiments » pensa Yumichika en reniflant dédaigneusement.

Ikkaku avait pris Reinji sous son aile en troisième année. A cette période, le rouge avait raté un examen important, et de verre en verre, avait délié sa langue. En apprenant les motivation exacte de ce gaillard un peu buté, Ikkaku,émus, avait prêté serment de le soutenir, et de l'aider. Jusqu'a maintenant, il n'avait pas faillit, preuve en était: ne venait il pas de consoler pendant deux longue heures le rouge?

Si, Yumichika pourrait confirmer. Seul rescapé encore sobre, il avait eu la charge de contrôler les gaillards. Et croyez bien que cela ne l'enchantait pas, qui apprécierait de se décoiffer pour canaliser deux énergumène sans tenu aucune? PAS LUI! Et Kujakû, le paon d'Azur non plus.

Qui était Kujakû? Son shiki, pendant que les deux boulets se droguaient à l'ancienne, déblatéraient des inepties et se consolait mutuellement, lui et Kujakû avait put parlementaient. Cet esprit de finesse, d'élégance et de beauté et lui même s'entendait à merveille, tant sur le gout, chose dont ses amis étaient dépourvus, que pour leur ambition futur, terrasser la laideur. Enfin, tel un berger, Yumichika dut porter le coup fatal à sa coiffure pour diriger ses deux andouilles au lotus bleu. Et ce fut avec un soulagement digne des plus grand dramaturge, qu'il les confia à Hisagi et Rangiku, déjà attablés et en pleine conversation débridé, afin d'aller rectifier, au commodités, ce désastre capillaire.

« Tes amis sont vulgaires , lui souffla son partenaire spirituel avec le tint outré, de vrai sauvage, comment supportes tu cet affront au raffinement ?

-En prenant sur moi » il replaça une mèche lisse derrière son oreille, souleva une autre, inclina ses cils, rehaussa sa kosode. « Et en regardant quelques paires de fesses rebondies » ajouta il avec une hésitation silencieuse.

« Ton gout par la gente masculine m'étonne, les hommes sont brutaux, orgueilleux, et bien moins beau que les femmes.

-Leurs charmes sont totalement différent, Balaya l'autre. Tu oublies que tu insultes mon genre là, calmes tes ardeurs, on ne peux tous naitre hermaphrodite, il appuya sa remarque d'un coup d'oeil accusateur. Les hommes ont des splendeurs cachées, je te les montreraient...

-Sans façon, merci bien »

Yumichika sorti de la salle d'eau avec un gout amer dans la bouche. On ne pouvait pas partager une symbiose parfaite avec son esprit, la leur, fusionnelle, lui convenait. Le brun pris place à coté d'Hisagi, le moins entamé des quatres, heureux de constater la présence malicieuse de Kukaku. Cette dernière les avaient placé divinement bien, dans un coin calme et rassurant. Elle apportait déjà d'autre rasade de saké. Rangiku lança un jeu, une manifestation criante de sa stupidité, et seul Yumichika, qui reprochait à la pratique son manque de tenu, refusa. Non mais sérieusement, qui jouerait à un oeil de Lynx à leur âge ?

Et tandis que la partie partait hors de toute législature, les joueurs se griffant, se crachant dessus, ou se tirant les cheveux pour obtenir des points, le brun avisa Hinamori et son frère. Il les invita, heureux de trouver un semblant de camarade sobres, et de pouvoir discuter avec des gens en pleine possession de leurs neurones, aussi rare soit elle! Tandis que le duo atypique s'approchait, Yumichika nota la gêne apparente du frère.

Hitsugaya n'aimait ces réceptions, et ne s'en cachait pas, durant les quatre ou le gamin et eux avaient partagés le même banc, il revendiquait un certains calme et une solitude. Il leur avait témoigné une amabilité froide, convenue, et mis à par Hinamori qu'il surprotégeait, n'avait pas cherché à approfondir le contact. D'ailleurs il exécrait les gens bruyants, particulièrement Matsumoto dont il critiquait la vulgarité familière et les manières de paysannes mal levée. Dès sa nomination au poste de Capitaine, il avait mis une distance farouche entre lui, et le groupe de déluré comme première initiative. Au grand dam Hinamori, l'aversion de son frère pour ses amis le faiblissait pas, et sa présence ce soir n'honorait que sa soeur. Il ne comptait absolument pas s'enquérir du sort de ces pouilleux qui le temps de quatre années, avait transformé sa vie en enfer.

« Trouvé, s'écria Matsumoto avec la voie de lilliputienne perdu au pays des merveilles, j'ai trouvé la première le nain!

-Ou ça ? s'étonna Ikkaku encore en pleine inspection, Ou ça ?

-Ici! » Et elle pointa triomphalement le capitaine dont l'exaspération, et la colère frôlait les sommets. Il roula les yeux, adressa un regard éloquent à sa soeur qui, rouge de honte, réprimait timidement la rousse ivre. Avec le mal et les efforts qu'elle avait déployés pur convaincre le décoloré de partager cette soirée avec elle...

« Matsumoto Rangiku, trancha le plus jeune avec un sourire mauvais, j'avais oublié le désagrément de votre présence !

-C'est pas gentils petit génie, moi j'ai pas oublié ton caractère de cochon! »

Pouvait il débarrasser la terre de cette immondice ? Non, pas sans risquer la perpétuité ? Quel dommage...De toute cette bande d'abrutis retardé, et pourtant il les supportait à grand peine, cette saleté à la poitrine protubérante seule parvenait à lui faire abandonner son sang froid. Comment faisait elle? Mystère, mais en sa présence sa susceptibilité s'exacerbait. Peut être à cause de la fois ou elle avait planqué son saké dans son casier, de celle, ou elle lui avait volé ses affaires pour en copier le contenu, sans sa permition, de celle ou elle lui avait dérobé son repas, de celle ou elle avait placé un tampons saupoudré de craie, qu'elle débilité, dans l'entrebâillement de la porte et qu'en la passant, il l'avait reçus en pleine face, ou celle ou...

Non il y avait trop de ces situations pour qu'il ne veuille prendre le temps de se les remémorer. Matsumoto Rangiku était sa bête noire.

Et d'abord, de quel droit elle le traitait toujours comme un gosse. Il était Capitaine bon sang. C-A-P-I-T-A-I-N-E. Un grade qu'elle n'atteindrait J-A-M-A-I-S. Sous quel insigne ironique sa main ébouriffait ses cheveux sans couleur? Quelle entité perfide avait envoyée sur terre cette démon rousse qui le pensait friand d'affection maternelle ? Sans rire.

Le décoloré se questionnait sur cette femme, malgré la futilité de l'existence de cette dernière. Il avait surpris la convention entre ses deux collègues de la troisième et la cinquième. Quelle surprise ? Aussi insignifiante, vulgaire, déplacée et mal éduquée soit elle, Matsumoto avait sus se lier a Gin? Lui même fuyait ce capitaine au sourire de lune, il le comparait souvent au chat de Chesterfield avec ses yeux malicieux, son gout des intrigues, et son don pour tomber à pic dans les situations embarrassantes, qu'il envenimait d'ailleurs. Il se méfiait de Gin, qui accorderait sa confiance a un renard pareille ?!

Mais d'un point de vue professionnel, son pouvoir l'effrayait, autan qu'il justifiait le caractère indispensable de cette personnalité déplaisante...Gin était juste irremplaçable. Son coeur se pinça pour la rousse qui chantonnait, les joue rouges et la voie ivre. Il la plaignait de vouloir rattraper cet homme là en particulier. Oui pendant un cour instant il laissa la compassion l'attendrir. Mais juste un peu. Mais elle vola en éclat dès que cette pimbêche ouvrit un nouvelle fois la bouge.


Kira marchait, non se trainait jusqu'au bar. Wabisuke, comment dire, lui ressemblait beaucoup trop. Et entendre depuis maintenant une heure ses commentaires, rares mais mortelles, sur le monde le déprimait. Il ne pouvait nier qu'il pensait la même chose globalement, mais la si il passait devant une corde, il acceptait volontiers de se pendre. Son esprit était taciturne, mais ses interventions cruellement défaitiste. Son shiki voyait la douleur, le mal et horreur dans chaque rayon de soleil. Un comble, si bien que lui même commençait à changer d'optique afin d'éviter le suicide. C'est lui qui se retrouvait à monter les cotés positifs de la villes à son esprit.

Il n'en revenait pas.

Enfin il entra dans la salle auréolée de lumière, et si Wabisuke n'avait pas évoqué la présence d'un chat mort devant la porte, il se serrait crut au paradis. Franchement, il espérait que ses amis dérideraient un peu son esprit.

« Ce sont eux tes amis maitre ? questionna t il

-Oui, tu vas voir ils sont plus sympathiques que je ne le suis

-Vous ne devriez pas vous déprécier, c'est moi qui suit trop insignifiant pour servir un cafard »

Kira leva les yeux au ciel. Penser qu'il allait devoir partager sa vie avec un individu aussi sinistre lui filait des sueurs froides. Il se senti partir vers l'arrière avec force; tandis qque deux bras enlaçaient son ventre. Deux grands yeux noisettes le félicitèrent, et de douces lèvres rosé l'embrassèrent. « Félicitation Kira! T'es le meilleurs » . Le blond sourit et baissa la tête, gêné de toute cette attention, et des regards qui convergeaient vers lui. Et malgré la fusillade glacial d'un Toshiro se débattant férocement pour échapper à un Matsumoto guillerette, son corps se réchauffa.

« Maitre

-Oui, répondit il en redouta ce qu'allait dire son nouvel allié

-J'aime bien cette humaine »

Pour la première fois depuis leur pacte, Wabisuke énonçait une parole positive.


Un pied vient s'écraser sur Kira qui bascula, entrainant Hinamori sous lui, au sol. Les deux jeunes gens se regardaient avec incompréhension, pourquoi diable le parquet les avaient ils cueilli ? Kira fondit en excuse, presque en larme, Wabisuke lui soufflait son inconvenance et il perdait ses moyens. Toshiro lui hurlait de se pousser de sa soeur immédiatement, et Matsumoto divaguait ses leurs exhibitions peu catholique. La brunette, d'abord surprise se colla un peu plus au blond, provoquant une mélopée de menaces sanglante qui provenait du décoloré. Elle regarda par dessus l'épaule de son camarade dépressif, et nota la présence d'une blondinette dans l'encadrement de la porte.

« Hyori ce n'est pas des manières, reprocha t elle »

Hyori apparut un sourire goguenard défigurant son visage, visiblement très satisfaite de son entré. Elle portait son éternel tenu masculine maculait de tache brunâtre, surement de la boue. Quelques brin de verdures avaient accroché le tissu de ses couettes rieuses.

« Ca vous attendra à vous tripoter en public ! repartit elle. Alors champions qui tu nous as dégoté ? »

Elle montra Kira, qui se relevait honteusement, du menton, et se dernier bafouilla le nom de son esprit. La surprise avait gobé tout le monde, même Kukaku qui paraissait sur les ronds de flan. Wabisuke, l'esprit de désespoir. Ils trouvaient la paire bien trouvée.

« Et ça va ? tu t'entend bien avec lui?

On se ressemble beaucoup mais je... »

Il allait dire qu'il le trouvait névrosé, mais s'arrêta, Wabisuke pouvait l'entendre, il ne voulait pas le blesser. Et lui même ne rayonnait pas de bonheur.

-Me dit pas que t'l'trouve déprimant ?

Il ne répondit pas, la tête incliné, mais le simple fait qu'il ne démente pas confirma l'hypothèse. Hyori partit dans un grand rire franc. Elle prit le coude du blond et celui d'Hinamori, et les fit s'assoir d'autorité à la table de leur amis. Les conversation fusèrent, leurs logiques se dégradant au fils des coupes alcoolisées. Ils n'abordèrent pas immédiatement le sujet de la cérémonie, préférant attendre les deux derniers retardataires. En attendant, leurs esprits décadent trouvèrent bien d'autre occupations, souvent lancées par Rangiku, mimes, gages, jeux...

Quand soudain; Kira nota une certaine tension envahir Wabisuke. Il le questionna mais ce dernier resta muet, avouant à demi mots avoir sentit quelque chose de désagréable. Le blond exprima son étonnement au travers d'une moue perplexe.

« Bah dic donc, cria une voie dans l'embrasure de la porte, c'est qu'on s'amuse ici! »

Les convives se retournèrent pour accueillir à grand cris Rukia et Ichigo.

« Tu es toujours dans les derniers mon pauvre ami ! Lui lança Reinji

-Peux être mais on dit le meilleurs pour la fin! Pas vrai Rukia!

-En même tant la compétition n'est pas bien rude" , ajouta cette dernière.

« Ca ne t'empêche pas de parler avec ces routiers

-Rhoo Shirayuki, c'était de l'humour

-Je trouve ta manière de plaisanter dénué de toute classe »

L'esprit constata avec surprise que sa maitresse au contacte de ses amis, et celle qu'elle côtoyait à la demeure Kuchiki ne se ressemblait en rien. De droite et obéissante, elle devenait trivial et enjoué. Elle observa le groupe hétérogène pour en conclure que malgré leur différence, leur manque de manière faisait socle commun. Mon dieux, avec quoi c'était acoquiné sa maitresse. Elle ne voyait pas les regards désireux de cet espèce de malotru, coiffé avec incongruité en ananas rouge? En plus il portait des tatouages...

La femme de glace nota la présence sinistre de Wabisuke. Ses sourcils princiers se haussèrent, Wabisuke ne se manifestait que rarement. Elle s'approcha de cette forme courbée, grise, affublée de poids aux chevilles, et portant un tombeau sur son épaule décharnée. Même si elle n'appréciait pas réellement la compagnie de la créature morbide, Rukia ne lui prêtait plus aucune intention, et elle ne tenait pas spécialement à se rendre visible.

Sa petite maitresse brune s'esclaffait à l'entente du récit d'une gamine, à l'allure de mauvais garçon, dont les joues constellées de rousseur rougissaient. Un affreux mélange de colorie de son point de vu.

« Tu as coupé les cheveux d'Hirako Shinji ! » exposa t elle, incapable de retenir le tressaillement de ses cotes et de son ventre.

« Alors la Hyori tu as fais fort, même pour toi! »rajouta bonheur Hisagi dont les fossettes s'élargissaient sous l'effet de son rire.

« On ne devrait pas te sous estimer ! »renchérit Ichigo en lui servant une coupe de saké , que Matsumoto déroba afin de faire avaler de force le liquide à Toshiro, dont les yeux ne décroissaient pas. Le décoloré croisa les yeux miel d'Ichigo. Il y lut une certaine appréhension et hocha la tête positivement.

« On échappe pas à son destin » lut le rouquin sur les lèvres fines du Capitaine dont Hinamori frictionnait les épaules, comme si ce geste excusait le comportement de ses camarades. Le ventre d'ikkaku se tordait d'amusement, et sa voie de baleine couvrait les remarque de Yumichika. L'homme épris de beauté demandait de façon hystérique comment elle avait sectionné les cheveux du Capitaine. Sa crainte qu'elle n'eut fait une faute de gout le taraudait.

« Ce n'est pas drôle » gémit la pauvre victime de toutes ces railleries. « Ce fils de chien m'a obligé à intégrer sa putain de section pour rembourser en nature » Elle récupéra la coupe débordante d'Ikkaku, trop occupé en essuyer ses larmes au coin de ses yeux. « Je voulais pas aller dans la garde rapprochée du Roi » Elle avala d'un trait le contenu du gobelet avant de se resservir. « C'est tous des coincés du cul, des putains d'Aristo! » Elle chaparda une nouvelle fois la bouteille. « J'vais faire tache » Et Hyori tendit une nouvelle fois la main vers son ambroisie.

Ichigo trouva de bon alois de subtiliser l'objet du délit. Izuru prit sur lui de changer de sujet. Il osa innocemment la question à éviter : « Et toi ran comment... »

Il fut interrompue par le coup de coude violent d'Hinamori, et la remarque de Wabisuke lui faisait remarquer sa nullité. Heureusement, Matsumoto planait dans ses rêveries, et n'avait rien entendu, occupée à chanter une mélodie de comptoir avec Kukaku.

« Si tu veux tout savoir »embraya Hisagi pour changer l'atmosphère. « Je pense sincèrement avoir tout explosé. Devine qui décroche Le gros lots cette année ! » Et tout en parlant il gonfla ses muscles, et sa poitrine, très fier. Bien que Kazeshini refuse de faire des apparitions en publique, et que lui même ne tenait pas spécialement à être notifié auprès d'un yokai de si mauvaise augure, il ne pouvait nier l'orgueil qui fleurissait dans sa poitrine à l'idée de lui avoir dérobé son nom.

« Je suis INVOCATEUR! »

Matsumoto qui l'ignorait, tout comme Hyori et Kira, le félicita en plongeant son visage dans sa poitrine, et le brun eu peur d'asphyxier. Tandis que Kira le félicitait sobrement, et Hyori râlait: On filait vraiment n'importe quoi à n'importe qui.

« T'as raison Hyori » approuva Ikkaku avec toute la lucidité que son ivresse lui permettait « Regarde Yumi a décroché un truc et pas Reinji ! »

L'efféminé se rebiffa. A ses côtés, venait d'apparaitre à la vue de tous Kujakû, furieux, main sur les hanches, ses plumes de pans gonflés comme celle d'un coq à l'attaque. Le Shiki avait une taille de femme, et des formes ambiguës, des cheveux lisses comme ceux des courtisanes, des yeux maquillés d'un rouge provoquant, des lèvres luisantes, et une tenue décolleté faite de soieries sulfureuses qui faisaient ressortir des bijoux élégants. Son air courroucé déformait des traits à un beauté étrange, mélange de fermeté masculine enrobé dans la douceur d'une dame.

« Ce truc » Répéta la nouveau venu en chassant ses hanches voluptueuses. « Vous serez gré de témoigner un minimum de respect à vos ainés. Particulièrement quand des milliers d'années expérience vous sépare! Nous, Shiki, ne sommes pas de simples choses tirées au hasard parmi des pochettes surprises! Shirayuki, Wabisuke n'êtes vous pas en accord avec mes dires? »

Les deux interpelés se manifestèrent également, visage noble grinçant, et tête plus basse que le sol, et leurs propriétaires manquèrent de tomber étonnement. L'atmosphère venait de changer. Tous détaillaient à présent les trois personnages dégageant cette aura si particulière. Ils semblaient supérieur, comme les nuages. Des nuages qui assombrissaient à vue d'oeil. La dame blanche avait les bras croisés sur sa poitrine fine, son regard foudroyait les convives. Elle s'apprêtait à invectiver ce sale chauve avec son venin le plus mortel, mais la tenancière la devança.

« Allons » tempéra Kukaku, habituée aux apparitions de Shiki par son frère. « Ce pauvre garçon est totalement bourré » Comme pour approuver, Ikkaku manqua de peu de s'étaler sur le sol. « On sait bien que c'est un honneur de pouvoir vous parler, et pactiser avec vous »

« Tient donc, une Shiba? Nijibana parle énormément de votre famille, il espère que vous produirait bientôt un enfant capable de l'invoquer aussi parfaitement que votre frère.

-Malheureusement cela semble compromis » Kukaku ricana. En désignant son frère elle ajouta « Cette pauvre andouille m'occupe plus assurément qu'un enfant!

C'est bien dommage... »

Rukia toussota afin d'attirer l'attention. Comme l'usage le préconisait, elle introduisit Shirayuki dans son cercle amis. Elle présenta un à un ses compagnons à son Shiki, qui leur envoyait des ondes chargées d'ire. Izuru fit de même, Wabisuke accueillant les noms par un hochement de tête. Yumichika aurait bien suivit le mouvement, mais son Shiki, Boudeur, s'était dématérialisé.

« Félicitation Ikkaku » adressa t il à son ami de toujours « Tu viens de te faire un ami »

Ce dernier hoqueta simplement, demandant ou il était. L'efféminé leva les yeux en les roulant. Irrécupérable. Il jugea que l'heur du départ avait sonné quand il se rendit compte qu'Ichigo ne leur avait encore rien raconté sur sa cérémonie. Et même qu'il se complaisait dans un étrange silence. Curieux venant du plus turbulent membre du groupe.

« Et toi Ichi ? Personne n'était la lors de ta remise...

Ce jeune humain a passé un contrat » trancha profonde de Wabisuke dont les tons rocailleux firent sursauter l'auditoire

L'excitation modifia l'air, le rendant sirupeux et Ichigo déglutit. Lui même admettait avec peine ce que sa cérémonie avait invoqué...D'ailleurs contrairement aux autres Invocateurs présent, son serviteur avait refusé de le suivre. Caractériel, il était actuellement attaché dans le sous sol de sa maison, son manque de coopération le rendant dangereux. Le roux tenta de faire abstraction des supplications de ses camardes, de leurs yeux en cocker, quémandeurs, et pour Rukia de sa moue enfantine. Mais ces derniers, insistant, le mettaient mal à l'aise.

« J'ai invoqué ... »

Leurs visages perdirent leur couleurs, leurs bouches sèches s'ouvrirent, un vent glacial venait de statufier le restaurant.

« Merde Ichi » souffla Hisagi « Alors tu as fais fort ».


Voili voili

Alors qu'en pensez vous ? J'ai bien travaillé hein! Une petite review pour la suite ?

Dans le Prochain Chapitre, Grimmy apparait Enfin !