Salut,

Je suis navrée, je suis en retard. En même temps, comme la fiction n'est pas du tout écrite, le rythme de parution risque d'être assez aléatoire :p Bref, voila la suite ! Première rencontre physique entre Grimmy et notre Ichigo!

Bonne lecturee :)


Chapitre 4: Ceux qui choisissent

J'ai froid au cœur

Trois notes de shamisen

Inexplicablement mon cœur se glace

Sôseki


Bien auparavant...

Grimmjow avança à pas ténu dans la salle. Son idée lui avait paru brillante, mais maintenant qu'il devait l'appliquer, elle lui semblait suicidaire. Le roi et sa cour, restreinte, se dressait comme des piliers centenaires immobiles. Avec sa carrure ciselée par les combats et les privations, sa présence ressortait dans ce lieu d'exubérance. Ses exploits militaires lui avaient value cette convocation royal. Lui convié à un banquet en son honneur à la cour de Redden, puisque qu'Osak la Capitale était tombée aux mains de l'ennemi. Il se sentait comme un terre-cul engoncé dans de la haute couture au milieu de ces habitués du faste. Il se sentait agressé par ces présences trop ridiculement précieuses. Le comble pour un officier de sa trempe qui enchainait batailles et succès militaires. Depuis sa promotion au grande de Commandant, la garnison sous ses ordres brillait. Il en tirait une fierté indicible. Ses hommes, peu nombreux mais entrainés et valeureux abattaient plus de « travail » qu'aucune autre division armée.

Gravir les échelons lui avait pris deux ans, mais il comptait bien mettre à profils sa nouvelle condition plus influente. Son âme avait vibrée à l'attente de ce jour. De ce moment précis ou il scellerait le destin d'une nation. Le paroxysme de sa vie se jouait là. Et pour la première fois, il tenait les rênes. Chacunes de ses cicatrice gravaient dans sa peau sa détermination à changer les choses.

Grimmjow désirait pas tant la fin de la guerre contre l'Empire de Skaal, que l'achèvement des multiples révoltes qui empoisonnaient le pays. Tuer des ennemis de la nation étrangers, il l'acceptait, il aimait même cela, mais réprimer par la mort ses concitoyens, ceux pour lesquels il défendait les frontières, l'étouffait à petit feu. En deux ans, le brillant général ne s'était pas seulement illustré au combat, il avait appris, et muris. Du moins suffisamment pour considérer une trêve international impossible.

Ses idéalisme de jeunesse avaient ployés face à la réalité. Une paix totale serait impossible, trop de sang, de rancoeur, vengeance avait fait couler l'ancre de l'Histoire. Le bleuté aspirait à assainir les relations dégradées entre le gouvernement et le peuple. Dans un premier temps, il fallait légitimer le monarque. Transformer un monarque siégeant sur de vent, en un lion contrôlant une meute. Et à mesure qu'il progressait dans la soirée, il renforçait cette conviction.

La pauvreté de la cour témoignait de l'impuissance du souverain. Les habits étaient ternes malgré l'apparence de luxe qu'on voulait leur donner. Les parures usées, et les tapisserie effilochées. Une catastrophe pour la cour, autrefois, la plus débauché, vénale, tarifé du monde. La Décadence de l'oisiveté avait renfloué, troquée pour une mascarade d'amusement grave. Les filles restaient emmitouflées dans leurs habits de convenance affligée, aucune discussion animé de faisait trembler les voutes pales, on entendait distinctement chaque mots murmuré. Là ou la fête aurait due emportée les spectateurs dans une rêverie infini de merveille, on assistait ici à une mauvaise représentation de misère. On affectait les mines de grandes crises, de crainte et de tourment. Pas vraiment l'Image rêvé pour ce type de réception. Cette cour décrépie courrait à sa ruine.

Dieu devait reconnaitre ce gamin qui abordait sa 23e année de vie sur un trône branlant. Grimmjow avait pensé à le renverser et le remplacer, mais les problèmes de succession ainsi occasionné porterait le coup fatale à leur nation. Objectivement, Daalit, leur pays, ne supporterait pas deux fronts, l'un interne, et l'autre externe. Or Grimmjow n'avait aucun doute sur le sort que lui réservait les Skaal...Il tenait à sa vie plus qu'a celle des autres. Il admirait la mort quand elle fauchait d'autre tête que la sienne. Skaal avait surement prévus pour lui un traitement pire que la mort. Quand il avait reconquis Trhur la ville portuaire, il n'avait pas omis d'assassiner l'unique prince héritier de Skaal qui y siégeait.

Le général avisa Carthare, assis mollement sur un simulacre de siège royal. Cette posture désinvolte ne convenait pas à un monarque, et seul l'infini vacuité intellectuel de la soirée lui permettait de l'adopter. Persona ne prêtait attention au Roi, on discutait plutôt en tremblant des révoltes paysannes de sa contrée, on expliquait son départ précipité vers la capitale par peur de ces vandales issus de la boue. Lui même, pourtant invité d'honneur de la réception, ne provoquait pas plus de réaction qu'un fantôme éther.

Il pris une grande respiration, et aborda le gamin. Ce dernier avait une mine épouvantable, à croire que c'était lui, et non Grimmjow qui affrontait la mort chaque Putain de jours. Mais le général comprenait son abattement, sa cour se composait uniquement des nobles les plus privilégier qui le maintenant en place par peur d'un régime qui leur ôterait leurs privilèges. Les nobles parlait à voie basse de leur dirigeant comme un impotent et un incompétent dénué de toute volonté, malléable comme une gomme mastiquée.

Le monarque ne jouissait pas d'une réputation valorisante au yeux du peuple, on le traitait de couard, d'incapable qui n'arrivait même pas à reprendre Osak, sa Capital. Et comment lui en vouloir? Depuis son ascension au trône, sans sacre, Cathare avait laissé la défense des frontières à ses généraux, relégué les taches administratives à ses ministres, n'avait fait aucune apparition publique, laissant ses intermédiaires dialoguer avec la plèbe. Il ne s'était impliquait nul part, comme si pour lui, hériter de ce royaume était un fardeau révulsant. Comment soutenir un Roi qui se caractériser par son absence dans tous les domaines? Même dans ces festins mondains, il était planté là, immobile et ennuyé, comme contre son gré. Le général donnait entièrement raison au peuple. On ne pouvait compter sur ce simulacre de Roi. Et un Roi impopulaire ne durait pas longtemps, le nobles, ou la population s'occupant d'en changer.

Grimmjow, lui, bénéficiait du soutient de cette dernière. On l'invoquait comme un libérateur. Et le général avait dans l'optique d'user de son crédit pour légitimer le jeune souverain. Il fallait que ke Roi participe activement à la reconquête de sa Capitale. Quelque part l'attitude larvataire de ce dernier arrangeait bien sa cause. Et si une fois bien établie, le jeune Roi gardait cette même prédisposition à la manipulation, il l'influencerait et tirerait les ficelles.

Avec son assurance acquise au cours de sa vie, au prix de sang et de l'eau, il lui dit:

« Z'êtes pas top de vot' forme mais pas d'inquiétude. Savez, j'vais r'prendre Osak. J'ai juste b'soin vot' coopération! »

Deux mois plus tard, Osak regagnait sa place dans l'Empire de Daalit.


De nos jours...

Ichigo fulminait. Sa première impression concernant le Capitaine de la 5e totalement évaporée: comment avait il croire cet être exécrable charmant? Quel erreur de jugement impardonnable. Tout dans ses airs de fausse modestie, dont il se parait, ne servait qu'à illustrer sa suprématie. Il utilisait Ichigo comme faire valoir de son prestige, lui rappelant, avec une voie de miel et une douceur précieuse, son statut de noble déchus. Si il avait oublié sa déchéance, nul soucis, Aizen se chargeait de la graver dans sa mémoire. Il introduisait dans son cerveau les araignées rampantes qui enserraient son esprit avec leurs filets d'horreur.

« Puisque vous semblez éprouver quelques réticence à vous séparer de cette créature, que diriez vous de la rencontrer pour vous faire une idée plus juste? » qu'avait dit le monsieur. On l'aurait avertis que ce serait LUI qui le conduirait jusqu'a son Shiki, il aurait reconsidéré immédiatement l'offre. Depuis, ce satané brun le trimballait comme un colis de couloir en couloir, tout en bavardant. Ichigo lui aurait volontiers fait avaler sa langue, avec l'espoir qu'elle l'étouffe. Enfin, il aurait été bien en peine de retrouver seul son chemin dans ce dédale de boyaux qui s'assombrissaient tout au long de leur avancée. Si seulement son guide avait été muet...

Ichigo secoua sa tête et chassa ses pulsions sadiques. Depuis quand s'imaginait avec délice assassiner sauvagement un homme? Peut être depuis cette phrase « Votre absence de talent ne vous prédisposait aucunement à un destin pareille, laissez le à des instances plus compétentes » ou celle ci, succulente « Un homme au rang bafoué dans son honneur doit préférer l'obscurité à cette soudaine mise en valeur. Ce serait vous rendre service que de révoquer votre contrat » et enfin l'apothéose « Vous avez tout du parfait Omoyji, le talent, la prestance et les compétences intellectuels en moins ». Le pire était que le Capitaine glissait cela avec tant d'élégance, que plus d'une fois lle rouquin se surprit à approuver.

Enfin, le couloir qu'il suivaient déboucha sur une porte encastrée dans un cul de sac. Un fugacee sentiment de doute lui pris la gorge comme un étaux. Un pointe effilé d'appréhension piquait ses mollet. Son coeur se soulevait comme avant un grand saut, juste avant de l'élancer dans le vide, l'oeil le contemple avec toute la frayeur que cause ces situations de danger et d'excitation. Il sentait presque le vent s'engouffrer dans ses narines, dilater ses joues et l'étouffer de sa puissance légère. Presque, il n'omettait pas sa position réel, dans un tunnel, insalubre, glauque, en compagnie d'un énergumène, désagréable et indisposant.

Le rouquin pria pour que son Shiki soit bien derrière cette putain de porte, il ne garantissait plus rien s'il restait au contact de ce Capitaine prétentieusement sirupeux dont le silence princier blessait autan que ses mots. Ichigo regrettait amèrement son vêtement rapiécé, taillé dans un tissu usé et de facture modeste. A côté de la grâce de son hôte, son apparence roublarde, inadaptée comparé à l'élégance du brun, faisait rougir ses joues. Ce dernier se saisit d'un geste sec, mais digne, de la poignée, il profita d'une hésitation pour observer le récent diplômé.

Le teigneux n'abandonnait pas. Aizen montrait rarement son côté le plus vil, le plus vénéneux. Sa langue crachait son poisson le moins fréquemment possible. De réputation aimable et bonheur, il ne voulait pas ternir cette image respectable. Mais Grimmjow valait qu'il mette en jeux ce prestige. Pour ce pion la, il envisageait le sacrifice de cette façade que des années de polissage avaient perfectionnés. Enfin, vu les réactions amorphes, ou contenu, du gamin, il ne risquait pas grand chose. Le jeune homme se crispait à ses pics, mais ne répliquait pas. Une discipline présente uniquement chez les familles d'ascendance noble qui ne lui faisait craindre aucune représailles.

« Capitaine » demanda Ichigo derrière lui, comme essoufflé. « Qu'y a t il derrière cette porte »

Le Capitaine sourit, doucereux, il dodelina de la tête. Ses lèvres fines révélèrent un alignement dentaire parfait. L'intensité chocolaté de ses yeux fit frissonner Ichigo qui dégluti. La main du Capitaine se tendit, et il abaissa la poignée, ouvrant ainsi la porte qui grinça sinistrement.

« Voici le Centre de Détention des Shikigamis »

Ichigo ouvrit grand ses yeux. C'était une prison ...


Ses chaines tintèrent tandis qu'il ramenait ses genoux près de lui. Le froid lui mordait constamment la peau, tout comme la sensation humide de suffoquer . Il croupissait ici depuis tant d'années, que la notion même de « jour » lui était abstrait. On le retenait ici, dans le noir le plus totale depuis très longtemps. Apparemment, il aurait commis un crime innommable qui justifierait sa détention. Crime dont la mémoire avait été consciencieusement scellée dans les méandres de son esprit. Il ne se souvenait de rien. Il gardait des souvenirs de sa vie, de toute sa vie, sauf d'une courte période. Période durant laquelle la Tragédie de Merveille avait eu lieu.

Le shiki grogna, il entendait des pas. Il préférait habituellement le silence, car un bruit même infime signifiait qu'on le visitait. Et le seul homme qui le visitait depuis quelques années maintenant était tout bonnement détestable. Un péteux brun avec un look de bureaucrate policé...Il le haïssait encore plus que les juges qui l'avaient condamné à l'emprisonnement. Les manières de son bourreau, sa façon omniprésente d'assoir sa domination, le faisait trembler.

Tout au long de sa longue vie, Grimmjow avait développer une fidélité obstinée à ses principes. Ces derniers avaient germé avec lui. Naïf à son jeune âge, puis radicaux, dure,violent, désabusé, meurtrit. La vie d'un homme se lisait dans l'évolution de son être. Les épreuves durcissaient ses croyances, ses jugements, et les moments de bonheur les communiaient avec la terre, et faisait ressortir le meilleurs d'eux même.

Jusqu'a l'arrivée de ce brun, sa captivité se résumait à attendre, prostré. Au début son être s'était révolté de ce silence mortuaire, de la pierre semblable à un tombeau...On l'avait oublié comme les vieux fantômes et les souvenirs . Relégué hors du temps, l'Histoire avait même effacé son nom. On l'enfermait dans l'ancien monde, on en bâtissait un autre, dehors, et on tenait à ce qu'il s'en tienne écarté. Quand enfin le temps avait apaisé sa rancoeur furibonde, et son désespoir de solitude, Aizen avait chamboulé sa vie.

La joie de contact avec autrui s'était transformé en cauchemar perpétuel. Aizen ne l'abandonnait pas dans l'ancien Monde, il le brusquait pour qu'il en sorte. Il piétinait son âme, afin qu'il devienne malléable et utile à sa cause. Toutes les restrictions qu'on lui avait aposé, n'excusait pas l'impuissance qu'il ressentait. Il voulait s'éloigner de cet homme ensorceleur et terrifiant. Son désir de renouer avec un monde de vie, de changement, de mouvement se nourrissait du décor sordide et constant qui l'entourait.

La joie, l'impatience de sentir l'air du dehors, de voir le seul contact qu'il avait avec ce rêve inaccessible avait les teintes rouges de la soumission et de la terreur. Aizen avait ravivé dans son coeur résigné la flamme de la Liberté. Grimmjow avait été heureux, complaisamment délaissé dans son cocon semblable à un linceul. Après quelques années d'attente morne, il n'espérait plus rien. Il avait atteint un état amorphe de bien être déconnecté. Mais Aizen lui avait montré la vérité de son état pitoyable. Avec son tisonnier de mépris, il avait remué les cendres de son dégout pour lui même.

Et une fois cela fait, il avait joué de son pouvoir pour s'immiscer en lui, envahir la moindre de ses particules. Le brun cherchait à obtenir de lui une faveur auquel le bleuté s'opposait farouchement. Et comme Grimmjow ne voyait que le Capitaine de la 5e, il se languissait de ses visites tout en le détestant profondément. Habituellement, toute son aversion houleuse se concentrait sur ce Capitaine.

Mais ça c'était habituellement, car aujourd'hui son ire ne foudroyait par ce connard brun, mais Omyoji qui l'accompagnait. Cet espèce de salopard roux avec qui il avait pactisé contre son gré. Il s'estimait victime d'un complot, normalement les Omoyjis agissaient seul, et ne bénéficiaient pas la protection d'une femme fantôme volante! Ce gamin n'aurait jamais due réussir à le dompter. Pas lui! Pas le treizième signe du Zodiaque. Et plus étrange encore, étant condamné à une réclusion millénaire, son invocation aurait due être impossible. Or voila qu'on l'affublait d'un « Maitre ». Quelle vaste plaisanterie.

Aizen devait fulminer. Lui qui depuis tant d'années tentait de le faire sien, et voila qu'un gamin lui volait son captif ! De toute façon plutôt mourir que de devenir son Shiki. Je préfère encore l'autre tache rousse!Grimmjow rebutait à accepter un nouveau Maitre. Cette idée lui filait la nausée. Et à raison, aucun de ses maitres précédant ne lui avait apporté une quelconque satisfaction. Les hommes avait pour les Shiki autan de considération que pour un chien. Il les pensaient fidèles, permanent et se rassurait de ce constat. Peu prenait en compte la personnalité réel de leur serviteur, usant et abusant de leurs autorités sur eux.

Ce gamin est pareille. Il m'a forcé à devenir sien tout comme Aizen m'aurait forcé si on ne le surveillait pas tant.

Mais, malgré son entêtement buté, et son refus catégorique de devenir une distraction servile et docile pour son nouveau propriétaire, Grimmjow reconnaissait une belle occasion de fuir. Pour sortir de cette prison de caillasses inhospitalières, tout les moyens étaient bon! Et ça, ce gamin devait le trouver irrésistible, impressionnant, et imbattable. Après, il le manipulerait à sa guise, mais il fallait que cet abrutis roux accepte de le prendre à charge.

Saucissonné comme j'suis, c'est sur, j'vais l'épater. Grimmjow préféra ne pas s'attarder sur ce terrain là.


Aizen avait un pas lent, mesuré comme réglé comme une figure géométrique. Il avançait avec assurance et détachement. Ichigo avait un pas vouté, désarticulé, et vaguement assimilable une danse chaotique. Il avançait avec crissement et grincement d'os. Aizen avait une cadence infernale, et en dépit de sa jeunesse le récent diplômé peinait à le suivre. Le rouquin faillit trébucher sur une marche vicieusement furtive. Il se concentrait pour ne pas perdre le Capitaine, convaincu qu'il ne pourrait jamais ressortir vivant de ce lieux seul. Le rouquin accéléra son pas, occultant ses difficultés respiratoires. Etait ce réellement lui l'origine de ce son disgracieux digne d'un morse asthmatique ?

« Grimmjow est l'un de nos détenus les plus surveillés. » expliqua le Capitaine avec une voie forte. Ichigo s'étonnait qu'il trouve encore un soupçon de souffle à consacrer aux bavardages, quand lui même soufflait comme un boeuf. « Il a été enfermé ici, voila, un bon siècle afin de purger une peine normalement perpétuelle »

Le rouquin compris pourquoi le nom de ce Shiki n'était pas répertorié dans les annales. Son invocation aurait dut être impossible. T'as encore fait fort toi. Un Shiki condamné à perpétuité ? « Et pour quel motif? »

« Il a provoqué le Tragédie de Merveille »

Ichigo s'arrêta, et Aizen dut s'aligner et se stopper à son tour. Il avait provoqué quoi? Pas ce génocide de masse qui signait le début de la Guerre des Cinq tout de même! Pas Cette Tragédie là ? Ses oreilles, les coquines, devaient encore, sous l'effet de de quelques bouchon, dévier son écoute. Ouais, c'était surement ça. Mais la mine affreusement sérieuse d 'Aizen confondait ses hypothèses. Le doute s'insuffla en lui comme de l'encre jetée dans de l'eau. Inconsciemment, son pouls concurrença la vitesse de la lumière, le sol flou tournait. Un immense trouble l'obligea à s'accouder au mur proche, inquiétant faussement Aizen.

« Vous ne parlez pas de Cette Tragédie là n'es ce pas ? » Ichigo employa toute sa maitrise pour la panique qui l'envahissait ne se trahisse pas plus. Vu la mine réjouie mais impatiente de son guide, il échouait misérablement cette entreprise. Avec détermination, il s'extirpa du mur qui le soutenait. Il repassa résolument les plis de sa tunique froissée par son émois soudain. Une inspiration après l'autre, il calma son coeur encore glacé. Quand il plongea son regard dans celui brun de son supérieur, toutes traces de défaillance s'étaient évaporées. Le capitaine s'irrita intérieurement de l'acharnement de ce gamin pubère, qui demeurait face à lui, quand tous les autres auraient fuie.

« Si je parles bien de cet événement la. Il n'est pas dans mais habitude de me fourvoyer. Vous comprenez mieux mon insistance. Kurosaki Ichigo, ce Shiki est dangereux. Au delà de vos compétences je ne le crains. Je ne désire pas vous voler votre contrat, mais juste vous aider »

L'ancien étudiant dégluti péniblement. Cela changeait tout. Les livres d'histoires mentionnaient, a défaut de son nom, un être sanguinaire, et incontrôlable, comme auteur du plus haut crime contre l'humanité qu'il n'y avait jamais eu. On racontait que ce Shiki à la puissance dévastatrice avait même menacé le ciel. On murmurait son histoire aux enfants pour qu'il obéissent. On le citait comme exemple dans toute les copies dénonçant la violence. Et enfin on disait qu'il avait commis le Tabou. Il avait tué son Maitre. Une suite de forfait suffisamment longue entourait ce nom sanguinaire pour justifier son renoncement.

Pouvait il vraiment endosser la charge de posséder un tel fardeau ? Ce Shiki lui avait déjà fait part de son insubordination obstinée. Je n'ai pas de maitre Humain ! Cette créature démoniaque allait elle le tuer? L'adage voulait qu'un criminel récidive. Devait il, pour obtenir le pouvoir, sacrifier sa sécurité? Subissait il une pression quotidienne nécessitant un tel recourt drastique ? Mis à part les moqueries et son envie de faire mentir son destin, aucun danger, menace, ou contrainte ne le forfait à de tel extrémité.

Grimmjow avait tenter de le tuer deux fois. En deux rencontres.

« Ah Aizen Taicho, je vous cherchais ! »

Ichigo se retourna à demi pour apercevoir Gin Ichimaru qui se dirigeait vers eux, le sourire facétieux. L'albinos le gratifia d'un vague signe de la main tout en lui faisant remarquer sa paleur cadavérique, avant de reprocher à son collègue de le tourmenter. « Faut pas s'en faire, Aizen Taicho est juste un peu possessif ! » Le dit Aizen Taicho leva les yeux plus haut encore que le ciel, ses sourcils allèrent chatouiller sa frange. Gin ou l'Art de foutre ses plans en l'air. Rasséréné par le présence du malicieux Capitaine, Ichigo se déridait un peu. Si près de le faire renoncer, ça intérêt à en valoir la peine Gin.

Le Capitaine de la 3e coupa court a ses propres badinages en énonçant l'objets de sa visite dans « Le fourre tout à emmerde ». Gin n'aimait particulièrement l'endroit, pas que les cris de souffrance dans détenus ne l'indispose, les nécromanciens dont il s'occupait lui même envié les prisonnier d'Aizen..Mais cette lourdeur de temps de brouillard, cette humidité de forêt obscur, cette rudesse dans la découpe des pièce insalubre, cette impression d'étrangeté malsaine, que quelque chose n'allait pas, lui chevillaient le corps et l'incommodaient profondément.

« Le Capitaine Commandant insiste pour que le gamin prenne Grimmy à charge. »

L'expression de rage pure qui déforma le regard d'Aizen valait qu'il endure ce désagrément. Intimement satisfait, son sourire s'élargit encore. Bien que d'apparence volubile et peu concerné par ses camarades, Gin leur portait une attention exacerbé par sa méfiance. Aucun de ces Capitaines n'étaient blanc, à commencer par lui dont l'âme noire fleurtait avec les abysses comme avec une compagne de beuverie. Mais de tous les Capitaines au travers plus ou moins marqués, Aizen était le plus insondable et le plus dangereux. Le flair de Gin s'agitait en sa présence.

Gin n'arrivait à percer cette façade parfaitement lisse, sur lequel rebondissait les scrupules, et glissait les doutes. Il ne trouvait aucune aspérité dans le masque, aucune prise pour l'aider dans son escalade. Cela revenait à désirer gravir une montagne sans défaut, sans pierre qui se détachait, ou sans crevasse ou poser le pied...Un suicide.

Aussi il se gorgeait du peu de réactions involontaires du Capitaine, il les buvaient comme un sirop de victoire.

« Cette décision lui revient » argua Aizen. Et Gin du retenir un gloussement railleur. Evidemment, cela devait drôlement contrarié Aizen. Le livre « Aizen » était truffé de pièges, de trappes et de faussetés, cependant Gin avait sut y lire une chose capitale. Aizen recherchait la puissance. Une puissance dont peu pouvait disposer. Une puissance incommensurable, qui l'élèverait au rang de Dieu. Et visiblement; il pensait que Grimmjow détenait cette puissance.

Et surtout aizen n'aimait pas que l'on contrecarre ses plans. Maniaque de l'autorité et manipulateur, quel mauvais mélange.

« Plus maintenant. L'Empereur lui même impose qu'il prenne Grimmy à sa charge. »

Aizen se rebiffa, et Ichigo se liquéfia. Il ne voulait plus du tout ce Shiki complètement barge! Il regarda catastrophé l'albinos, mais son sourire ironique ne le réconfortait pas, au contraire. Une boule d'angoisse lui étranglait la gorge. Il n'avait rien demandé! On lui imposait un animal sauvage dont il ne voulait rien savoir. Sa vie s'effritait.

« Il lui demande de considérer la situation d'Alice, notre pays, qui subit des pressions extérieurs. »

Qu'es ce qu'il en avait à faire lui? Que le pays tombe en ruine tient! La belle affaire! Comme tout Humain, sa sauvegarde prévalait sur le reste. Désirer mourir pour les autres, ou pour une cause n'était que de l'hypocrisie poussée à son paroxysme. C'était là l'expression d'un besoin maladif de reconnaissance de la part de personne ne pouvant pas s'illustrer autrement que par le sacrifice de soi. Il ne considérait même pas cette possibilité. Il refusait de donner sa vie pour que son monarque possède une arme de destruction massive à la solde de son pays. Jamais!

D'ailleurs il n'était pas suffisamment égocentrique pour penser être le dernier espoir du royaume. Dans un pays regorgeant de magie, ou les Omoyjis invoquaient des Shikis puissants et redoutés, des Omoyjis plus compétent que lui devait être pléthore. Le Roi n'avait qu'a piocher parmi eux son remplacent. Car lui n'avait pas signé pour collaborer avec un esprit assassin qui risquait de lui ôter la vie par mégarde! Son devoir de citoyen s'écrasait sous le poids de celui de sa survie, qui incombait à toute l'Humanité.

« Le Roi se propose également de rétribuer à la famille Kurosaki son titre de noblesse et de lui léguer un de ses fiels »

La ou l'appel à la patrie avait échoué, l'appel du gain triompha. Ca ne coute rien d'aller le voir ce Shiki terrifiant...


Page 492 du Manuel « Histoire d'un monde », lexique.

En XXXX: Le Traité de Merveille.

Après une guerre de plusieurs année, les nations Daalit et Skaal signe un traité de paix durable. Cathare, le Roi de Daalit, épouse Hinata, la Reine de Skaal. Ils unissent leurs royaumes sous la bannière d'Oracie, et pose leurs capitale à Osak rebaptisée Merveille.

Lors de ce traité, Daalit brule vivant un de ses généraux les plus conquérant qui refusait cette réunification, afin de sceller sa nouvelle alliance et prémunir contre d'éventuel révolte.

La réunification causera quelque soulèvement, notamment dans les régions frontalières entre Daalit et Skaal mais fut accepté avec joie et délivrance par la plupart des habitants des deux pays.


Page 494 du Manuel « Histoire d'un monde », lexique.

En XXXX: Tragédie de Merveille.

La nuit de la fête nationale d'Oracie, la famille royale ainsi que l'ensemble des habitants de Merveille, la Capital, son retrouvés mort. Le coupable présumé était un Shiki qui fut possédé par la folie, et qui fut jugé, et condamné a perpétuité.

La disparition de la totalité de la famille royale laisse le royaume sans monarque. Les revendications fusent de toutes parts. Les Cinq Grandes Maisons réclament toutes le trône d'Oracie. Lors de la Conférence de Merveille, les cinq Maisons morcèlent le royaume, et le divisent en cinq pays sous traitant.

Les Frontières imposées depuis sont sources de conflit mondial. Le territoire d'Alice, riche et contenant de grandes resources magiques sous terrains est un des enjeux majeurs de La Guerre des Cinq qui n'a toujours pas de dénouement.


Entre Aizen qui rongeait son frein avec énervement, et Gin qui sautillait presque d'excitation, Ichigo regrettait son sort. Sa malchance, innée semblait il, son imbécillité, sa naïveté, sa faculté à aimanter les problèmes, lui parurent soudain insupportable. Il appétait une vie d'eau fraiche, de longs matins ensoleillés, à contempler la joie de près, et, il récoltait un avenir de sueur, de misère et de stress nerveux. Normalement la malchance affectant un individu se dissipait au bout d'un moment, mais chez lui, elle s'était perfusée à son bras, et avait infiltré son sang. Elle s'était couler contre sa peau, avait ventousé son corps, et s'agrippait à ses sandales! Une véritable malédiction qui s'acharnait à corroder ses aspirations, pourtant simples.

Sérieusement il n'avait jamais demandé autre chose qu'une existence normale et effacée.

Le jeu homme soupira, ce qui fit sourire, l'un calculateur et l'autre trépignant, ses deux accompagnateurs forcés. Sa main trouva le charbon dans sa poche, il le serra convulsivement avec l'envie de le briser et d'en répandre les morceaux dans la boue. Mais vaincus par une sorte de fatalité invisible, il en caressa juste les crevasses coupantes. Son ongle ripa et se cassa.

Aizen les menait toujours plus profondément dans les boyaux d'un ogre insatiable. Des gémissements spectraux résonnaient dans la caverne, ricochaient avec violence sur les murs glacés. La lumière tenue conférait à l'endroit les apparence d'un abysse infini. Briguer un retour dans le monde d'en haut semblait impossible, il s'imposait ici la résignation des condamnés le jours de leur échéance. Et les trois formes à demi courbées, la tête basses, ressemblaient à trois fantômes dans une nuit impénétrable, qui s'évertuaient à effacer leurs présences, de peur qu'une créature ne les surprennent. Ichigo tremblait devant chaque portes qu'ils passaient, la crainte qu'elle ne s'ouvre sur un enfer de flammes lui tordant les entrailles.

Aizen les arrêta dans leurs course devant une porte plus massive que les autres. Le diplômé détailla les lattes couvertes de talismans de scellement. L'ensemble des papiers crèmes ornées de saintes écritures, formaient sur cette porte un feuillage sinistre. Il déglutit en reconnaissant certains des sorts. Pour que leurs recours soient un impératif, la bête que renfermait ce lieux devait surpasser toute autre menace de ce monde. Le mur était fait en un matériaux mangeur d'énergie spirituell. Il dégluti péniblement, les visages graves de ses deux guides alimentaient sa fébrilité.

« Ne vous inquiétez pas tant Mr Kurosaki » Chantonna Aizen, une étrange satisfaction dans la voie. « Cette prison prend toutes les mesures nécessaire pour contenir cette créature »

« J's'rais pas surpris qu'il puisse même bouger ses orteils! »Renchéri Gin en pointant ses propres appendices qui faisaient une holà. Le trait d'humour ne dérida pas le faciès contrit du roux, mais eu le mérite de lui amener un sourire crispé aux lèvres.

Aizen ouvrit la porte, les talismans s'agitèrent comme soufflés par un mistral violent, un crochet sonna des airs de fin du monde. Le corps d'Ichigo fut envahit par une raideur cadavérique. Gin du le pousser pour qu'il pénètre ce qui lui semblait l'antichambre de l'enfer.

Ses yeux s'habituèrent lentement à la nouvelle opacité nébuleuse de l'endroit. Une odeur de bois fumés, comme celle d'un matin hivernal frétilla dans ses narines à demies closes. Une sensation pâteuse glissait dans sa gorge, elle obstruait ses voies respiratoires, il sifflait. Un grondement acéré, ulcéré, menaçant tranchait l'air lourd et poreux.

Avant de le voir, il sut qu'il était là. Avant de poser son regard sur la bête, il se sut conquis. A mesure que ses pas le menaient jusqu'a lui, toutes ses réticences à l'apprivoiser s'inclinaient face à ce seul constat, il l'appelait. Dans le silence implacable de la cellule, le vacarme dans sa tête se distillait.

Je n'ai pas de maitre. Les jambes d'Ichigo se dérobèrent sous lui. Le rejet était fort, très fort. Toutes ses cellules tremblaient. Ne m'approche pas! A genoux, il se recroquevillait sur le sol poisseux. Son ventre se contractait en spams ravageur. Il porta un bas sur son abdomen persuader qu'un coup violent lui avait été délivré. Son cris ressembla à un hoquet estomaqué. Je vous hais. Une nausée acheva ses résistances, il dégobilla sur le sol souillé. Son coeur se fissurait, implosait en de multiples et interminables explosions de douleurs. Pourquoi m'avoir trahit? Qu'es ce que c'était que cette souffrance ? Pourquoi se sentait il délaissé, humilié, triste, désespéré et haineux? Ce n'était pas lui! Cette rage sombre qui écumait, qui emplissait l'espace, ce n'était pas lui! Il ne voulait pas de ça! Ces sentiments intenses qui le violaient avec brutalité, il n'en voulait pas! Ichigo hurla.

Le rouquin se releva en nage. La brume devant ses yeux se dissipa comme le brouillard à l'aube. Il prit un temps infini à se repérer, chambouler par l'acuité sensorielle inhabituelle qui l'avait soudain possédée. On avait pénétré avec fracas son intimité, il se sentait agressé par cette initiative non désirée. Il fusilla la chaise au milieu de la pièce qui lui apparaissait pour la première fois.

La forme moqueuse, qu'un enchainement ingénieux enserrait, n'attisait aucunement sa sympathie, mais sa colère. Cette créature restreinte par un vêtement blanc, dont les manches trop longues étaient rattachées dans la dos, le dégoutait. Il se moquait de la position précaire de la bête, dont les jambes étaient liées entre elles par cordage irritant qui zébrait sa peau de bleu, ou de la détresse qu'il avait senti émaner d'elle. Il ne constatait qu'une chose. Cet être lui avait imposé ses sentiments écœurants, il se sentait comme un femme venant de perdre sa virginité dans les bras galeux d'un amant détestable.

Il s'approcha, Aizen et Gin, avaient totalement disparut de son monde. Il saisit durement le menton de l'animal, la chaine accrochée au collier de se dernier grinça, et avisa avec délice son sursaut. Il pouffa de son plaisir orgueilleux de dominer, d'imposer de contrôler. Après ce qu'il venait d'expérimenter, pouvoir jouir d'une autorité sur un autre le rassurait. Il sentit le pouls de l'esprit dans son ombre s'intensifier.

La sueur sur les tempes du bleuté luisait à la lumière vacillante du couloir. Il avait la bouche grande ouverte, et lapait les odeurs pour identifier celui qui maltraitait rudement son menton. Grimmjow ahanait difficilement, il ne savait pas pourquoi, mais suite l'arrivé du gamin, il avait perdu le contrôle de ses émotions. Il trouvait humiliant d'avoir par mégarde partagé un peu de son intimité avec son nouveau maitre. Ce dernier ne semblait pas ravie de la tournure des événements non plus. Il s'agitait. Les réactions vives de son propriétaire s'effrayaient. Il redoutait mesures que ce dernier pourrait prendre à son encontre si facilement. Il avait trop conscience de son impuissance pour négliger les sanctions qu'on lui infligerait. Et ce gamin semblait aussi imprévisible que prompt à la violence. D'instinct, il se mit sur ses gardes, ses sens lui soufflant dans le creux de l'oreille qu'il faisait face à un danger imminent. Et il détesta cela.

Lui le grand Grimmjow, asservi par une demi portion, il y avait de quoi rire jaune. D'ailleurs il ne comprenait pas son intuition...Comment pouvait elle redouter un mioche ? Une image de lui, éclatant la tête du gamin entre ses crocs s'imposa dans son esprit. Dès qu'il serait dehors, il ferait de ce fantasme une réalité, mais pour le moment, il devait contenir ses envies de meurtre. présenter une apparence docile et sage afin que ce gamin le sorte de sa geôle. Ouais, ce n'était pas la peur qui le retenait de commettre un impair mais un plan savamment étudié. Du moins s'en persuada t il.

Lentement Ichigo amorça un geste pour ôter le bandeau qui couvrait les yeux de son Shiki étrangement silencieux. La nervosité manifeste de l'esprit le frappa. Il ne s'attendait pas à ce type de réaction de sa part. Dans leurs brèves entrevus, l'esprit avait parut plus revanchard et farouche. En même temps, durant ces courtes algarades, il n'était pas restreint comme présentement. Il remarqua tout de même le léger retroussement de ses babines, preuve manifeste de son agacement, et cela le rassura quelques peu. Il préférait sa panthère plus sur d'elle, sur un pied d'égalité avec lui. Cet posture d'infériorité ne lui convenait absolument pas, et Ichigo se jura de le traité plus équitablement lorsqu'il serait à l'extérieur.

Depuis quand je suis d'accord avec l'idée d'en devenir le maitre?

Aizen toussota et cela rappela le jeune noble à la réalité. Une légère rougeur colora ses joues quand il constat l'ambiguité de sa posture. Aizen n'aimait pas du tout le pouvoir qu'exerçait ce gamin sur son prisonnier. Pour obtenir ce mélange de respect forcé, et de coopération relative qu'arborait le Shiki, lui même avait du le travailler au corps des semaines durants. Et voila que cet arriviste obtenait naturellement en quelques secondes l'équivalent d'harassantes journées de manipulation minutieuse. L'entretient prenait une tournure intolérable, une osmose désagréable à contempler enveloppait son prisonnier et l'importun. S'ils continuaient sur cette lancée, ils pourraient s'accorder et devenir indissociable l'un de l'autre. Or cela ne l'avantageait absolument pas.

Gin ne manqua pas de noter, avec complaisance, la frustration évidente de son collègue.

« Alors? » demanda impulsivement Aizen en s'approchant, Gimmjow se rebiffa et feula pour l'éloigner de lui. Il répugnait ce serpent vicieux et corrompu, ce marionnettiste qui tentait de l'affubler de fils manipulateurs. « Quel sont vos impressions Mr. Kurosaki »

L'idée qu'on parle de Gimmjow comme d'un article de vente fit tiquer le Roux. Sans répondre, il termina son geste précédemment entamé et retira définitivement le bandeau de son Shiki. Il redonna la vue au yeux océans turquoises qui s'ouvrirent gauchement. Grimmjow geignit involontairement sous l'assaut de la lumière extérieur. Il se reprit aussitôt, bien décidé à ne rien laisser paraitre. Nonchalamment, Ichigo délia les bras endoloris de l'esprit assis inconfortablement. Il les ramena avec compassion sur ses genoux et essuya la sueur de son front. Ses épaules décrivaient une courbe bizarrement torve, comme une poupée mal emboîtée. Des années d'immobilité dans cette posture contorsionnée avait fragilisé les articulations des épaules et des coudes. Le bleuté reconnectait brusquement avec ces membres qui lui étaient devenus étrangers au fils des années de réclusion. Et si il appréciait ce regain d'indépendance, la douleur atténuait l'ivresse de sa joie. Il redoutait le moment ou il devrait de lever...

Avec volonté, Grimmjow effaça sa grimace souffreteuse. Ichigo s'occupa du tissu qui drapait ses jambes entre elle. Il remarqua qu'en dessous, le temps les avaient soudées l'une à l'autre par une fine membrane de peau qu'il déchira en écartant les deux cuisses nerveuses.

Sous l'oeil méfiant d'Aizen, l'étudiant se redressa et le rejoignit, pleins de reproches. Grimmjow senti un coup de marteaux lui défoncer le crâne. Sa tête tanguait entre deux mondes vagues, et hostiles. Ses muscles se déchiraient, ses ligaments se distendaient, ses os craquaient, son corps s'indignait de ce changement inopiné et imprévus de position. Ses terminaisons nerveuses manifestaient leurs mécontents plus bruyamment qu'un défilé gréviste dans les rues. Le détenus tenta l'amorce d'un mouvement sans résultat. Cette paralysie empira son état nerveux, il s'horrifiait de ce corps impertinent et désespérément immobile. Ses yeux fusillèrent ses chaines, il maudit ces entraves qui se nourrissaient de son énergie ,et sans lequel ces désagréments seraient inexistant. Il injuria cette cellule dont la pierre grignotait sa force. Vivement qu'il sorte !

« Alors Capitaine je trouve... Grimmjow s'interrogea. Qu'es ce que disait le gamin? Il entendait que dalle. Les sons lui parvenaient comme un tambourinement lointain et chimérique. Comme le bruit d'un grand plongeon, ou de milliers de goutte de pluie se dispersant sur un sol inondée. Il perdait pied. Une vague ouate l'engloutissait plus surement qu'un boulet à son pied ne l'enfoncerait dans les ténèbres d'un lac sombre. Son environnement se déforma, puis se mua en un peuple de taches colorés, puis en effets picturales abstraits et flou, en vague clair obscur monochrome avant de disparaitre tout à fait.

Grimmjow cependant n'était pas le centre de l'attention, celle ci était entièrement monopolisé par Aizen et Ichigo. Gin ria sous cape quand le gamin osa faire remarquer le manque considérable de soins et d'attention dont le bleuté souffrait. Bleuté, qui blafard luttait contre l'inconscience. Pendant que les deux autres se jugeaient comme deux prédateurs prêt à s'entretuer, l'Albinos s'éclipsa et saisit le poignet du Shiki. Oeil brumeux, peau effervescente, respiration amoindrit, pouls faible...Le diagnostique avait de quoi préoccuper. Une chute significative de la tension du sujet acheva de le convaincre d'intervenir.

« Aizen Taichou »

Le susnommé expliquait calmement à un Ichigo, remonté, les raisons du traitement qu'endurait le bleuté. La maitrise du plus expérimenté contrastait avec la fougue observable chez son interlocuteur. Ichigo avait totalement oublié son récent excès de rage dirigé vers son esprit, une inquiétude sincère la balayant d'un revers. Gin réitéra son appel sans que cela n'est plus de succès. Le fracas d'une chaise s'écrasant sur le sol accompagné d'une exclamation grommelée de douleur les interloqua bien plus que ses tentatives. Légèrement vexé, il haussa les épaules quand deux regards le dévisagèrent surpris et leur désigna le corps à terre inconscient.

« J'ai tenté d'vous l'dire »argua t il avec une boue boudeuse.


Issin descendit un escalier. Il rejoignit les multiples souterrains qui fourmillaient sous sa demeure. Une lourde porte en chêne lui barra la route, il y inséra une clef qui pendait à son cou et poussa un des battants. Rien n'avait changé. Il saisit un anneau jeté, entre une armoire grinçante et une vielle épée, au milieu de l'immense fouillis de la pièce. Rassuré, il referma la porte, monta les escaliers et renoua avec la réalité.


Voili voili

Le semaine prochaine, on quitte la focalisation Ichigo-Grimmjow et on renoue avec le monde !

Biiiisous