Salute,

Bon alors que dire, déjà bonne vacances (pour ceux qui en ont) :p Ensuite, un énorme merci à Farouche-ivoire, t'es une filles super continues comme ça :p Un gros bisous à ma louloutte qui corrige ( elle à bien du courage). Heu après, bah j'penses qu'il est tant que je me taises :p

Bonne lecture :)


Ceux qui trahissent

Nuit brève

Combien de jours

Encore à vivre.

Masaoka Shiki


Une épée sortit d'une gorge saillante. Sur la garde sanguinolente, une main crispée couverte de crasses et de rognons, une main tenu au bras par un poignet fin, disloqué qui s'agitait en crissant comme une vielle machine. Un bras fort naissait au creux d'une épaule entaillée. Le torse peignait à se soulever correctement, la poussière infiltrait sa bouche sèche. ll braqua son cheval dont le sabot meurtrier acheva un agonisant gisant la.

Sale guerre. Belle guerre. Vénéneuse guerre. Une fois qu'on y avait gouté, ivresse se mêlait avec horreur. On devenait prisonnier de la bête en sois, celle qui hurlait « massacre ».

Sa monture piaffait tandis que le soldat rejoignait son supérieur. En tête de ligne, Cathare agitait son arme comme un moulin battant les vents. Bien loin de l'image avachi qu'il lui avait montré le soir de leur rencontre, sa droiture soulevait au mieux la suspicion, au pire la considération. Emmuré dans son armure ouvragée comme une oeuvre d'arts, il assistait à l 'attaque. Les récentes victoires guerrières dont son armée se galvanisait, effaçaient a précarité de sa légitimité douteuse. Et Dieu avait béni sa couronne. Plus rien ne s'opposait à son hégémonie relative, si ce n'est son manque de prestance. Mais le jeune souverain glander de l'autorité à chacune des nouvelle conquête de son général, comme un vampire prélevant son due. Mais Grimmjow ombrageait son impérialisme, et lui, Cathare ne comprenait pas l'engouement du peuple pour ce semeur de chaos. Le roi avisa son bras droit, sur ses trait passèrent une colère contenue.

« Grimmjow! Va tenir les barricades bon sang ! »

Le soldat leva ses yeux furibonds vers son supérieur. Sa présence royal ne tenait qu'à sa seule volonté. C'était lui qui avait conseillé au monarque de s'illustrer au combat. Maintenant qu'il était sacré, par ses soins dans la capitale, il devait gagner le respect de son peuple. En tant normal, Grimmjow veillait à garder les apparences, il était relativement coopératif. Il ne tenait pas à perdre main mise sur l'esprit du monarque. Mais retourner à l'arrière pour tenir des barricades avec ces pouilleux de deuxièmes lignes? Son chef avait perdu la raison ? Le sang, les cris, la mort ne reculeraient pas eux. Ces déités des hommes, parées de leurs faux sanglantes, trancheraient à la même place. Les barricades tiendraient, leur première ligne faillirait bien plus tôt...Stratégiquement, l'envoyer à l'arrière constituait une erreur. Sa simple présence galvanisait les troupes, sa rage les menait à la victoire, sa fougue, ses exploits pétulants suffisaient soulever des armées entières.

Il était Grimmjow, le bras droit de Cathare: le Seigneur des terres rouge. Enfin pour le moment, le dit seigneur avait totalement pété un câble. Grimmjow combattait pour lui depuis de nombreux mois. Et jusqu'à lors, le jeune conquérant le gardait près de lui lors des affrontements, jugeant sa présence sécurisante. Ce changement d'optique laissait Grimmjow dubitatif. Leur première ligne tenait par miracle, et Cathare désirait ôter la clef de voûte de l'édifice ? Même ce roi despotique, en dépit de sa jeunesse, et son inexpérience, ne ferait pas une erreur de ce type.

« Mon Seigneur » contra Grimmjow en pourfendant un nouvel assassin « Sauf v'tre respect, c'est la moment des caprices là... »

Cathare le foudroya du regard, il détestait quand son général contrait ses ordres, surtout quand son jeune âge justifiait ces refus inacceptables. Certes, Grimmjow lui avait offert Osak, la capital de son empire que les barbares tenaient depuis 3 ans, certes il lui avait obtenu les saints sacrements, qui lui assurait la fidélité du peuple, certes il lui devait son trône, mais non il ne tolérait pas les ripostes ! Belliqueux, et orgueilleux, Grimmjow s'était mis en tête de chasser totalement la menace barbare du territoire. Cathare lui voulait un apaisement des tensions entre Skaal et Daalit.

Grimmjow l'encombrait de ses idéaux de terres lavées de la souillure Daalit. Grimmjow traçait une unique voie, celle du sang et de la mort. A présent que Carthare avait acquis sa légitimité, l'appui de Grimmjow avait bien moins d'importance. Le peuple le suivrait même sans cette figure à ses côtés. Grimmjow incarnait le vieux monde, celui des combats, et lui voulait inaugurer une nouvelle ère de paix et de prospérité. Les croisades contre un peuple homologue, définie ennemi par une ligne imaginaire se couchait comme le soleil derrière les montagne. La nécessité de cette lutte infini, s'effaçait. La guerre avait fait son temps, et maintenant le dernier grain de son sablier tombait. Seul Grimmjow retardait avénement une réconciliation. Cependant, il ne pouvait se défaire de son général comme cela, le peuple se rebellerait si il portait atteinte au Héros d'Osak.

Quel plaie !

« Grimmjow »Hurla Cathare pour couvrir les claquements des arme rutilante. « Vas défendre les barricades ! » Grimmjow roula des yeux, son arme tranchant un énième opposant « Va protéger les barricades! Si nous ne nous replions pas, nous courrons à notre pertes.»

Le général concédait ce point. Les forces opposantes encerclaient la plaine comme une marée grondante, un simple fil ténu de terre, derrière eux, offrait une possibilité de fuite. Grimmjow enrageait, ils ne prendraient pas la ville de Fraust, ce pavillon ultime étape avant de fleuve de Baist. La panthère d'Osak retint un rugissement, l'éradication des Daalit attendrait le succès de leur retraite. Fulminant, Grmmjow écrasa la tête d'un condamné errant près de son cheval. Le mieux serait d'évacuer l'ensemble de leur force par le pont suspendu des Fous.

« Bien sire. J'vais r'tenir ces salopards l'temps q'vous traversiez l'pont avec l'armée. Envoyez un signal quand tout le monde sera passé et nous vous rejoindrons! »

Il repéra le lieutenant Huko, un brave gars qui avait le même teint que sa trompette qu'il tenait en tremblant un peu à l'arrière.

« Sonne la retraite ! » Hurla t il aussi fort que possible afin de couvrir le vacarme.

Le pauvre garçons sursauta et s'exécuta en pleurnichant. Grimmjow gravit une pente accidentée par l'amas de chaires mortes qui avaient rendu le sol boueux. Son cheval ce cabra dans le clair obscur. Il allait pleuvoir. Une flèche se figea dans son casque qui se fissura avant de fleurir le sol.

« Peloton 13 avec moi! »

Il brandissait son poing en répétant sa lituanie, sa bouche se distendait, son visage reflétait la détermination de l'abandon. Le peloton 13 était sa famille, le tout premier régiment à lui avoir confié sa vie. Des hommes qu'il avait connu dans sa ville natal, animés comme lui de ce désir de revanche sur cette chienne de vie.

Les soldats pris de paniques refluaient vers les gorges du Loir. Ils quittaient le plateau comme du meute affamée et saignée. Et avec elle s'évaporait les illusions de victoire. Le peloton 13 fermait cette débandade, comme des bergers ulcérés. Grimmjow leur hurlait des instructions strictes. Tous craignaient la mort, mais Grimmjow défiait régulièrement cette ombre planante sans perdre ses paris. Ils se persuadaient du côté rassurant de cette affirmation.

Le sol tremblait de la pluie de sabot, de course, de mort, de survivant qui s'abattait sur lui. Il pleurait de rouge, et ces larmes se mélangeait à la boue. Dans l'esprit de Grimmjow, le sons désertait les lignes, seul restait cette englobante impression de vide. Il voyait les gorges du loirs dévorer des milliers de soldats Skaal. La houle humaine se piétinait pour échapper à la cavalerie qui re-serait ses mailles autour d'eux. Son armée se disloquer dans les profondeurs des gorges rocheuses. Il les vit se battre, oubliant compassion et entraide pour escalader les barricades. Ses frères servaient d'escabeau dans cette entreprise.

Il atteignit enfin les barricades. Son corps souple gravit l'amas de lambeaux métaux et de chaires pourries qui constituaient la barricade. Ses yeux se détournèrent du triste spectacle, son estomac stabilisa sa bile avec la force de l'habitude, sa main occulta la sensation pouilleuse qui s'étreignait. Il se positionna méthodiquement, collant son visage à la crasse sanguinolente de la palissade.

Avec son peloton, ils les prirent. Ce renforcement rocheux était une défense friable construit à la vas vite qui ne tiendrait que quelques minutes, mais ce serait suffisant pour permettre au Roi et à l'armée de franchir la rivière des Fous par le pont des Fous, un fleurons architectural. Grimmjow coula un regard vers ses compagnons qui empoignaient déjà leurs lances de bois et de fer. Sous ses pieds, la terre s'agitait, elle prenait vie et il sentait ses battement, comme des battement erratique de coeur essoufflé. C'est vrai, le monde devait s'affaiblir de toute ces guerres. Lui même n'aspirait qu'a la paix, et pour cela, il devait anéantir les Daalit qui avait tant ravi à son pays. Ils avaient trancher les entrailles de sa nations pour le seul besoin de posséder quelques lopins supplémentaire caillasse.

Le monde ne méritait pas qu'on se battent pour lui. Il voulait requérir tous les villages que Daalit avait asservit. Délivrer ces peuples opprimés par l'envahisseur avide. C'est pour ça qu'il se battait! La couronne d'un homme ne justifiait aucun écoulement de sang, seul la perspective d'une paix pouvait prétendre s'arroger le droit d'arroser la terre de souillures écarlates.

Tapatan Tapatan. Les sabots se rapprochaient. Tapatan Tapatan. Sa main se crispa sur le manche Tapatan. Il passa la pointe de son arme dans une des ouvertures de la barricade. Tapatan Tapatan. Il observa les muscles des montures. Tapatan Tapatan. Quel effet cela faisait il de mourir piétiné ?Tapatan Tapatan. Les premières bêtes s'écrasèrent sur eux et les firent reculer de deux pas. L'air se raréfiait avec l'augmentation soudaine de la température. Le premier ennemi termina son ascension et atterrit, épée au poing à côté de lui.

« Lâchez les lances, au corps à corps » Il se préparait à pourfendre l'assaillant mais...

Boum.

Le général se retourna. Que? Pourquoi Carthare faisait il sauter le pont ? Les yeux de Grimmjow s'agrandirent d'horreur. Carthare ne l'avait pas envoyé défendre les barricades pour leur permettre de fuir...Ses hommes le dévisagèrent, la trahison miroitait sur leur faces blêmes, elle laissait des trainées de poudre désespérés . Et lui ne trouva plus les mots pour les informer de leur état critique, il buta dessus. Il papillonna, sa colère vacilla, la peur remplit le gouffre qu'elle laissa. Carthare ne les avait pas envoyé ici pour une tache militaire aussi capital que permettre une retraite tactique, non. Lentement le général posa son arme au sol, boulversé, il insista ses compagnons à la même soumission. Pour la première fois, Grimmjow expérimentait âpre saveur de la défaite. Sa hargne ne faisait l'objet d'aucun doute, et si il laissait libre cours à ses pulsions, il aurait tué tous les mecs l'avoisinant, mais son instinct, comme celui des bêtes, recommandait une attitude diamétralement opposée. Carthare ne les avaient pas placé à cet endroit précis par hasard. Lui et ses plus fidèle hommes s'agenouillèrent. Grimmjow baissa les yeux, refusant d'y croire. Cathare les avait...

Des bottes entrèrent dans son champs de vison, il les reconnues immédiatement à leurs écussons royaux. Le Commandant de l'armée Daalit, le cousin de celui qu'il avait assassiné, le prétendant au trône. Une main gantée lui releva le menton, un cracha atterrit sur sa joue, et quand Grimmjow lu sur le visage méprisant de son ennemi son ironie blessante il sut. Il découvrit le châtiment qu'on lui réservé dans ce regard promettant pire que la mort, et déglutit d'appréhension. La main le lâcha dédaigneusement, le talon de la botte appuya sur sa nuque. Sa tête épousa le sol, l'humiliation cuisant ses joues, ses canines luisirent. Il frémit quand une voie putride lui souffla dans l'oreille.

« Sais tu combien vaux ta vie? »

Il avait été vendu.


Trois heures avant le rendez vous au lotus bleu, Résidence Kurosaki,

Quand Ichigo franchi les portes de son habitation, il ignorait qu'une tempête brune l'attendait au salon, en sirotant un thé avec un veille ami de la famille. Les filles brillaient par leur absence fortuite, le père les avaient envoyées en commission au marché. Non pas qu'il tenait à les éloigner des décision familial, contrairement à ses contemporains, Isshin vouait un respect profond à la gente féminine...Mais la situation exigeait une certaine pudeur même au sein de la maisonnée.

Dans la pièce clair, simple mais réconfortante, comme un cocon familier, Isshin et Urahaha « discutait » sur un ton élevé qui illustrait leur « enthousiasme ». Tous deux, les genoux confortablement calés sous l'épaisse couverture qui sertissait la kotatsu, le postérieurs chauffés par des zabutons de couleur glycine, sirotaient en « échangeant calmement » un thé vert. L'apparente trivialité de l'endroit contrastait avec l'imminence de ses occupants. Qui aurait pensé assister à la rencontre d'un ancien général influent, et de l'actuel souverain, en des lieux d'une banalité aussi frappante ? Une maison dont les shojis en papier arboraient les traces d'encre de l'imagination enfantine de ses plus petits occupants? Certainement pas Ichigo lorsqu'il en passa les portes usées par la pluie, qui méritaient un goudronnage minutieux.

Harassé par sa journée, Ichigo affectait la pose étrangement biscornu d'un dromadaire, le pas lourd et pesant de l'éléphant complétant ce safari. Il rêvait se glisser dans bain bulleux, et de laisser le liquide chaud lui lécher le corps. Son fantasme de l'heur se définissait ainsi : se prélasser et dormir. Malheureusement, aucune de ces deux options ne s'offrirent à lui.

Ichigo ôta ses sandales dans le vestibule, il avisa la paire richement ornée qui trônait là. Ces chaussures attisèrent sa méfiance naturellement. Dans la prospérité populaire de leur maison, ces objets de luxes sonnaient l'alarme. Elles étaient la preuve flagrante que quelque chose d'anormal était arrivé. Elles scandaient un évènement qu'Ichigo n'avait pas envie d'affronter à ce moment précis...Son rêve bien être aquatique s'envolait en fumée savonneuse...Le rouquin repensa à la charrette garée sagement devant chez lui, à la désertion des rues...Autan d'éléments qui ne lui avaient pas parut suspect avant l'apparition de ces deux chaussures dans son vestibule. Il se retient de leur balancer son pied...

Quelque peu suspicieux, il enjamba la marche du Genkan de sa demeure. Le contact de sa chaussette et du parquet lui amena un sourire. Il était bien libéré du carcan de paille tressée qui constituait ses tabis de qualité peu enviable. Ces saletés lui irritaient la voute plantaire plus efficacement que du papier de verre! Mais a quoi pensait il? Le jeune homme s'assura de limiter le grincement chaleureux du bois sous lui. Cet envie de ce faire discret, dans sa propre maison le désespéra. Même chez lui, on le poursuivait. Une conviction inébranlable, un mauvais pressentiment, l'étreignait depuis l'apparition de ces chaussures se détachant par leurs fastes de ce qu'il voyait habituellement chez lui. Se faire discret, presque invisible, tracer jusque sa chambre et n'en jamais sortir, lui parut un trait de génie.

D'autan plus qu'il redoutait le réaction de son père...L'Idée de lui annoncer le « grande » nouvelle le faisait atrocement pâlir. Son père n'approuverait pas cette mise en danger intentionnelle...Et le pire, c'est qui n'avait aucune raison pour justifier ce choix. Comment pourrait il sérieusement affirmer devant son père : J'ai sentit que c'était ce que je devais faire? C'était la vérité, certes. Il avait écouté son instinct, d'accord. Mais vu les antécédents de ce dernier, il aurait peu être mieux fait de l'ignorer, de le ligoter et de l'enfermer dans un coffre scellé. Ce C*N ne lui apportait que des ennuis!

Ichigo déglutit, des sons provenait du salon. La porte de ce dernier s'ouvrait comme un gouffre lumineux. Le diplomé retient son souffle. Que faire? Pour rejoindre sa chambre, le passage dans le salon lui même ne s'imposait pas. Cependant, le sol du couloir grinçait, et ce bruit trahirait sa présence. Il tenait absolument à ne rencontrer personne. Et surtout pas le propriétaire des chaussures! Une personne aussi bien chaussée devait avoir un rang enviable, or pour qu'une telle personnalité honore sa maison, la raison devait être inédite. Autrement dit, cet illustre inconnu venait certainement pour lui afin de l'entretenir de sa récente acquisition. Or, le rouquin désirait une seule chose: un bain! Grimmjow l'avait suffisamment incommodé aujourd'hui pour qu'il le laisse un peu de côté.

Il prit une inspiration profonde, détendit ses muscles, pourfendit du regard le sol comme on terrasse par la seule force de l'esprit un ennemi colossale. Il était l'espèce de nain avec sa fronde devant Goliath. Le Héros roula des épaules, étira son cou raidi d'impatience, et fonçât sur l'ennemi. Tout en brandissant le poing en l'air enfin de sollicite la grâce divine, il se concentra pour que ses jambes deviennent des élastiques souples et silencieux. Il posait ses pointes de pied uniquement sur les lattes les plus sûres. Il jugeait de son oeil de faucon les faiblesses du sol pour en esquiver les zones les plus bruyante. Avec lenteur et méthode il progressait vers son but.

L'exercice requérait la mobilisation de son esprit entier. Si bien qu'il en oublia le plus important: il n'était pas invisible. Dans sa concentration totale, le jeune homme avait occulté la porte ouverte, et fermé ses oreilles au monde environnant. Aussi, quand la grande main paternel se posa furtivement sur son épaule, il en tomba à la renverse. Dans sa chute il eu le temps d'apercevoir l'autre personne qui siégeait magnifiquement sur son zabuto, un air facétieux sur le visage. Super un autre Gin en puissance, je suis vernis ma parole. Le sol acheva ses pensées irrespectueuses.

« On peut savoir ce que tu fais Ichi? »

Le rouquin leva les yeux vers son bourreau. Avec la résignation des condamnés, il fit une croix sur son bain.


Ichigo présentait tout les symptômes de l'embarras. Joue rouge, tête baissée, aisselles humides, pose contrit, presque ratatinée, prendre place autour de la table l'avait transformé en supplicié. Il dandinait sur ses genoux recourbés, ses mains triturant l'étoffe éprouvée de son vêtement. Face à lui, l'invité dissimulait son visage avec un éventail de première qualité au dessin somptueux, il portait un Kimono d'esthétique raffinée sans fioritures de style Iki, très prisée à la cour impérial. D'ailleurs, au regard des manières de l'étrange personnage exubérant, Ichigo pariait qu'il devait être de la haute noblesse. Les petits nobles réprimaient leurs fantaisies afin de convenir aux bonnes manières. Intimidé, et fatigué, le jeune homme se questionnait sur la présence d'une telle personnalité chez lui. Le fait que l'inconnu n'ait pas de sabre, mais une canne de bois clair, dans une ère ou un entrechoque de fourreau pouvait aboutir à une tuerie, indiquait que ce n'était pas un guerrier ou un voyageur. Pensif, il sorti de ses pensés quand son père, assis à son côté, le gratifia d'une coup de coude non restreint.

« Ichigo, voici Kisuke, un de mes amis et aussi l'em... »L'exclamation de douleur d'Isshin acheva sa phrase. Le noble déchus se frotta le front, qui avait été inopinément pris d'assaut par un éventail, en grommelant. Le dénommé Kisuke, l'instigateur de cette perfide attaque, pris la parole en souriant.

« Allons Isshin, pas de ça entre nous! Je suis Urahaha Kisuke, un ami a qui ton père doit énormément » Quel façon peut commune d'entré dans la matière! L'individu saisie une tasse de thé et en absorba une quantité généreuse. « Je suis venu régler les derniers détails concernant ton pacte »Le rouquin leva les yeux au ciel, encore des problèmes en perspective. « Je ne penses pas que Grimmjow soit incontrôlable à l'instar de ce qu'avance notre cher Aizen. Et je pense que tu pourrais aisément le dompter, si, bien sure, l'obstination de tes parents coulent également en toi » Tient, voila un changement de discourt radical. Il se fout de moi ou quoi? A t'il déjà posé ses yeux sur Grimmjow avant d'avancer de tel propos ?

« A vrai dire, cela m'arrangerait grandement que tu acceptes sans condition de prendre à charge Grimmy » Grimmy ?! C'est ce surnom encore! Y'a que ça qui me choque moi? Vraiment mon pauvre Ichigo tu dois être a bout la « Mais je n'ignore pas les risques que cela pourrait potentiellement amener... »Le blond coula un regard à Isshin qui rongeait son frein. « C'est pour cela que l'Empereur t'octroies une période d'essai d'une semaine afin que tu puisses faire ton choix en toute sérénité. » Le patriarche de la maison gonfla sa poitrine, il avait eu du mal à négocier ce délais avec ce renard de Kisuke! Secrètement, il espérait que le démon soit d'un caractère si infecte que son enfant le répudie.

« Pardon? » Demanda très intelligemment Ichigo. Cette information bousculait ses résolutions. Il avait encore du temps pour évaluer calmement avantage et désavantage. En clair, on lui donnait le choix, le pouvoir d'influer sur sa destinée. Cette offre alléchante ravissait ses babines. Après tout, sa colère contre Aizen, et sa précipitation présomptueuse avait faussé sa décision précédente, celle de garder Grimmjow. Ce décret lui offrait la possibilité de faire abstraction des émotions vives, pour baser son choix sur des critères plus rationnel. C'est vrai que cette journée l'avait pris de cour.

« L'empereur te confie Grimmjow une semaine. A la fin de cette échéance, tu seras tenu de te rendre au palais l'informer de ta décision, on t'affectera également à une division. Deux chemins courent devant toi, rendre ce Shiki, ou t'élire comme son maitre. A regard de l'importance de ce choix, tu seras exempte de toute influence, sache que si refuse de prendre à charge Grimmjow, personne ne te blâmera. Bien sûr, si tu décides, en ton âme et conscience de faire de lui son serviteur, ta famille retrouvera son titre, ce qui sera impossible dans l'autre cas... »

Isshin manqua de s'étouffer. Il avala péniblement sa salive, furibond, il fusilla son ami. Prendre en otage le bien de sa famille...Quel coup bas! Et connaissant son fils, cet argument pesait lourd dans la balance. Le patriarche démentit immédiatement le propos, affirmant que leur famille n'avait pas besoin de titre mais d'unicité. Cependant son fils le défia des yeux de le convaincre.

Chose qui élargie encore le rictus assuré de l'empereur incognito. Il savait déjà que cette semaine serait vaine, la gamin avait emprunté un des deux chemins qu'il lui avait exposé. Cependant il ignorait si il avait penché de ce côté à cause de sa famille, ou du Shiki en lui même. Vaste question qu'il lui tardait d'élucider.

« Bien, par précaution, Aizen à émis une condition sin qua non. Une partie des pouvoirs de Grimmjow serons scellés, nous ne tenons pas à ce que ce reproduise la tragédie de Merveille. » Tient était ce de l'appréhension qui venait de jeter une ombre fugace sur le visage déterminé du récent Omoyji? L'empereur n'en sut rien. La dualité qui parcourrait Ichigo se manifestait physiquement par un dandinement nerveux. Et Kisuke revint sur une de ses observations ultérieures. Ichigo hésitait. Comme de nombreux Omoyji un lien fusionnel le poussait à aller vers son Shiki, cependant, dans son cas, l'esprit avait si mauvaise réputation que le bon sens se heurtait aux sentiments. Qui du coeur ou de la tête dirige ce môme? C'est ce que nous saurons dans une semaine.

« Je ne voudrez pas vous importuner plus longtemps, et j'ai moi même peu de temps. » Le blond se leva avec une distinction et un panache qui confirmèrent les doutes d'Ichigo, il appartenait à la haute noblesse. Une odeur de fleur envahit la pièce. « Aizen passera demain te déposer ton due. » L'invité se dirigea vers la sortie du salon, non sans omettre de remercier Isshin, qui le raccompagnait dehors. Kisuke enfila ses chaussures, et disparut au coin de la rue avec cette démarche aérienne et chaloupé qui cachait une assurance malicieuse.

Sa dernière phrase avait statufié le rouquin qui, branlant dans l'entré étouffait. Une soudaine chaleur le déstabilisa. Demain...Le jeune homme saisi ses tabis avec frénésie. Il avait besoin de prendre l'air. Maintenant.

« Papa je vais au lotus, je reviens dans la soirée »


Hisagi émergea difficilement, à sa flemmardise matinale quotidienne, j'ajoutait ce jour la, son bien être exceptionnel. Une bulle ouatée et douillette le maintenait dans un état confortable et absent de la réalité. Un état qu'il reconnu immédiatement. C'était là la mollesse indolente qui prenait le corps après une nuit à se perdre dans les tumultes des plaisirs épicuriens de la chaire. Un sourire béa aux lèvres, il se tourna sur le dos, sa main effleura les draps froissés à côté de lui. Vide mais chaud. Sa satisfaction grimpa encore. Sa déité d'une nuit découchait souvent après leurs ébats. Sa présence signifiait sûrement qu'une vilaine gueule de bois la clouait ici, mais il préférait l'interpréter comme un gage d'affection.

Le bruit caractéristique d'une chasse d'eau acheva son réveil. Au moins sa compagne avait eut la gentillesse d'atteindre les latrines. Un luxe nullement garantis les lendemains de beuverie. Et son amie avait but, énormément, bien plus qu'à l'accoutumé ou ce qu'elle aurait dû. Lui avait eu la main plus réservée sur la boisson. Avec un soupir résigné, il se releva écourtant sa rêverie. Les brumes du sommeil possédaient encore ses yeux, aussi il se les frotta vigoureusement.

Quand il les rouvris, son regard tomba sur une masse noire. Surpris, il s'attarda sur cet obstacle visuel, il détailla la forme qui ressemblait à s'y m'éprendre à un humain. Après avoir notifié le kosode ténèbres effiloché qui flottait au vent, le momohiki de même teinte filandreux, et des tabis tressées qui volaient littéralement au dessus du sol, il conclut que l'intrus n'était définitivement pas humain. Il leva ses pupilles et eut la désagréable surprise de reconnaître l'individu face à lui. Peau charbon braisé, yeux narquois et sourire éclatant de cruauté, Kazeshini, sa faux à la main, le jugeait en silence.

Le brun acheva sa réflexion au sol, la figure un peu bête. Réellement prit au dépourvus, il avait chuté du lit, ses fesses heurtant durement le sol couvert tatamis fermes. L'Humain put deviner l'air goguenard de son "partenaire". La voie criarde de ce dernier ne tarda pas part à lui faire part du ridicule de sa posture. Son propriétaire roula des yeux, en moins d'un jour, il avait compris une chose essentiel. Son esprit avait pour passe temps de se moquer de lui. Il acceptait, peut enclin à débuter une croisade disciplinaire de bon matin.

« Qu'es ce que tu veux Kazashini ? » grommela t il à voie haute. Il préférait ne pas utiliser la télépathie avec son esprit, de criante d'un revers quelconque. La communication par pensées accentuait les liens entre esprit et maitre, chose qu'Hisagi ne tenait pas à renforcer. Enfin il ne s'attendait pas à trouver son esprit présentement...Kazeshini lui avait explicité son mécontentement la veille. Il désapprouvait leur pacte « truqué » et, avait disparut pour ruminer cette injustice. Hisagi s'étonnait de sa présence.

Hier avait été une journée forte en émotion, peut être ces dernières l'aveuglaient encore? Entre la cérémonie et la soirée au lotus bleu, il avait effectivement éprouvé un large panel de sentiments qui s'emmêlaient en lui. Notamment Ichigo qui les avait cloué de stupéfaction. Depuis qu'il leur rencontre survenu, quoi six- sept ans auparavant, le rouquin les avait accoutumé à l'impossible...Mais là, même lui surpassait largement son standard! Le 13e signe...Le signe maudit au nom perdu dans la fange de l'enfer...Un être sensé ne plus appartenir à ce monde, mais à celui hors du temps du milieu carcéral...

Et lui avait tant espéré avoir rien qu'une fois le premier rôle, le voila supplanté par son imprévisible compagnon. Quel manque de chance! D'autan plus que son seul suborné, Kazeshini ne lui inspirait aucune confiance, il empestait le désir de tuer, et voler, de piller...Hisagi redoutait leur union, il craignait cet être malfaisant et cruel... pas vraiment le climat propice au développement de ses facultés d'Invocateurs.

J'suis venu mater la rouquine. Hisagi, d'humeur sombre, l'écartela du regard. Cette remarque l'irritait extrêmement, il rappela à son Yokai son interdiction d'user de la télépathie, et y ajouta celle d'insulter, ou de manquer de respect à son amie. L'être surnaturelle ne comprenait pas ces lubies humaines, quel intérêt avait la télépathie si on ne l'utilisait pas ? En plus, pourquoi fallait il respecter le sexe faible? Son maitre avait profité des cuisses de cette plantureuse toute la nuit sans pudeur... Il haussa les épaules, bien décidé à ne pas obéir a son nouveau maitre.

Cet espèce d'opportuniste prétention l'avait vaincu par un superflue immoral et rabaissant! Son mépris pour l'humain n'égalait pas la haine qu'il lui portait. Ne pouvant desservir son maitre, ce salopard détenait son nom dans son calepin de malheur, il affectait de lui rendre la vie infernale. Ce désir justifiait tous les moyens!

« Bah alors Hisagi, tu parles tout seul? »

Le brun aperçus dans l'encadrement de la porte un Matsumoto presque repoussante dans son abandon du réveil, mais sensuelle. Cheveux défait, peau jaunâtre, cernes, odeur alcoolisée et sexuelle, yeux envahi de sécrétions, commissures des lèvres verdâtres, elle titubait sur ses jambes ...Un retour de gueule de bois en somme. De dépit, il soupira. Avec un sourire avenant, il l'aida à rejoindre le lit ou il l'assit. L'odeur de son amie lui fit plisser le nez, elle avait dut dégobiller tout à l'heur. La rouquine tanguait entre rêve et réalité, aussi, le brun pris sur lui de l'étendre sur le lit. La jeune femme bredouilla quelque chose, mais, désolé, son ami ne la compris pas. Quand elle pointa le Yokai du doigt, ce dernier pris la parole.

« T'as raison, y'a rien à voir. Elle est carrément dégelasse celle là »

Hisagi se promit d'infliger une mort lente et douloureuse à son camarade. Kazeshini le regarda, sourit satisfait, et Hisagi put lire sur ses lèvres « T'as bien interdis la télépathie non? ». Inquiet, Matsumoto n'avait présentement pas un force mental d'encaisser des remarques aussi infondées et acerbes, il se soulagea à la vue de son visage paisible. Les paroles blessantes de l'être de l'autre monde, n'avaient heureusement pas atteints les oreilles de la jeune femme qui somnolait gentiment.

« Tu fais chier Kazeshini, si t'es venue que pour me pourrir la vie tu peux repartir »

Non en faite c'était pour t'avertir qu'un tas de lettres étaient arrivées ce matin chez toi.

Il utilisait la télépathie maintenant. Il allait le tuer.


Quand Hyori ouvrit sa boite au lettre, elle découvrit sans étonnement une unique lettre cachetée. Elle soupira de désarroi en voyant l'expéditeur.

« Capitaine Shinji Hirako »

Le petite filles se retient de déchirer cette putain de lettre. Elle n'avait déjà plus que 6 jours et 14 heure de liberté avant qu'on l'enferre dans cette division avec l'autre taré blond. Une putain de division d'Aristo snobinard en plus. Désespérée, elle décida de faire un tour dehors pour ce calmer, et pourquoi pas de rendre visite à Reinji, ikkaku et Yumichika qui devaient rédiger leurs lettres de motivation. Dans le cas ou aucune division ne faisait d'elle même la procédure d'admission, les candidats devaient la faire d'eux même. Dans le cas de ces trois lascars, la 11e ne rédigeait jamais de missives, elle se contentait d'accepter toute les demandes d'intégration.

Hyori savait que Yumichika devait plonger dans une phase pro-dépressive. Ni Renji, ni Ikaku ne savaient écrire correctement une lettre grammaticalement passable. Le pauvre homme devait s'arracher les cheveux. D'autan plus qu'ils devaient tous les trois empaqueter leur affaires. Le dortoir scolaire étant réservé aux élèves. La jeune femme entra dans le bâtiment réservé au garçon, des cris, dont un strident, la guidèrent vers la chambre de ses trois amis. Elle ouvrit la porte sans frappé et manqua de peu de recevoir une chaise qui alla s'exploser sur le mur du couloir. Furieuse, beugla son avis.

« Mais qu'es ce qui va pas chez vo...Ola mais y'a une tornade qui est passée ou quoi? » Pouvez t on encore nommer ce lieux sordide une pièce ? Des cadavres oreillers peuplaient le sol jonché de vêtements gisant, le parquet disparaissait sous une tonne d'affaires improbables. La 4e dimension venait de la gober... Au milieu de ce désastre, Yumichika, du mascara coulant sur ses joues fardées, glapissait des injures en agitant ses bras, devant lui, à genoux, la tête basses ses deux colocataires affectaient une pose de repentance, tout en tentant de sauvegarder leurs oreilles éprouvées.

« Bah les mec qu'es ce qui vous arrive? » Elle interceptant le regard horrifié que reinji lui lançait. Mon dieu quelle inconsciente ! Yumichika se tourna vers elle comme un automate, Hyori déglutit. Une harpie avait échangé sa place avec son efféminé préféré. « Il se passes que ces deux triples buses... »La jeune fille craint la suite, quand Yumichika insultait ses camarades avec des grossièretés, choses qu'il trouvait disgracieuse, mieux valait chercher un abris anti démon le plus vite possible. « ...ont transformé MON kimono WAVES... »Waves, comme la marque favorite du brun? Cette styliste venue d'une autre continent par de la les mers? Comme précisément la marque de son kimono préféré? Celui pour lequel il avait fait une queue de six heures à la poste et économiser pendant un an entier ? Pas cette Waves la n'es ce pas? « en TORCHON! »

La blondinette se signa, paix aux âmes de ses défunts amis Reinji et Ikkaku...


Hinamori était plantée devant sa boite au lettre. Elle en détaillait le bois à la peinture écaillée rouge, la légère fissure qui sillonnait le flan droit, la crevasse qui déformait l'angle, les quelques brun de mousse qui fleurissaient le bas...Mais elle ne l'ouvrait pas. Une crainte sans nom lui nouait les entrailles. Elle avait échoué à invoquer un Shiki...Personne n'avait due vouloir d'elle dans sa division. Elle même déplorait sa propre sottise et sa maladresse, alors les Capitaines devaient forcement les avoir notifiées...Qu'elle avait été stupide! Par acquis de conscience, elle avait interdis à Toshiro de solliciter sa présence dans la 10e...Pour pas être avantagé sur les autres qu'elle avait dit...

Mon dieu quelle erreur...L'idée que cette fichus boite au lettre ne renferme que du vide la tétanisait. Une branche craqua, elle baissa les yeux, Toshiro posait une main sur son épaule. Elle se força a étirer ses lèvres faiblement, la maigreur de son sourire l'affligea. Son frère pouffa légèrement. « Ce n'est pas avec cette piètre prestation que tu vas tromper quelqu'un ma pauvre Momo... Ouvre la donc cette boite! » Le Capitaine partageait avec sa grand mère la conviction qu'Hinamori serait réclamée par les 12 autres divisions du Gotei! Son intelligence, sa modestie, ses capacités en sort séduisant immanquablement le jury intraitable des Capitaines.

La jeune fille pris une inspiration profonde, son courage puisa dans la présence à son côté. Elle tendit la main, la pulpe de ses doigts effleura le loquet métallique qui tinta. Exaspéré, Toshiro poussa sur le coude de sa soeur, qui lui étrangla une exclamation paniquée. Non, décidément non, elle n'était pas prête à savoir, vraiment pas! Le loquet se crocheta. Un grincement mécontentant de bois, un bruit étouffé et mat de taffetas tombant sur le sol, Hinamori rouvrit ses yeux qu'elle avait fermés de stress. Toshiro ramassait des bouts de papier sur le sol. Il les parcourut rapidement, son visage indéchiffrable accéléra la cadence infernale du coeur d'Hinamori, et en détacha une du lot.

Soulagée, la jeune fille se jeta dessus. Son frère l'en empêcha le visage grave. Elle déglutit. « Celle là est pour mamie » Mais alors... Les larmes lui piquèrent les yeux. Il n'y avait vraiment rien pour elle. Les émotions de désespoir de la veille bourgeonnèrent en elle. L'échec la poursuivait donc? « Shiro je... » Elle trébuchait sur les mots, son nez piquait... Qu'allait elle faire? Elle ne survivrait pas dans la 11e...Mais, elle prohibait l'abandon de son rêve de devenir Omoyji. Mon dieu qu'allait elle faire?

« Celles la sont pour toi » Elle explosa en larme. Personne ne lui avait envoyé...Une minute...QUOI ? Ahurit, elle resta comme deux ronds de flan flasques. Le petit Capitaine lui tendis 5 lettres cachetée. Un cris suraigus déchira sa gorge. Elle sauta littéralement dans les bras de son frangin, et leurs rires concurrencèrent en beauté le chant des oiseaux de se matin la.


« Mon p'tit père! Mon p'tit père! Vient voir! »

Izuru reconnu immédiatement la prononciation vieillissante de sa grand mère de coeur. Il ouvrit un oeil paresseux tout en sortant des couvertures. Wabisuke se releva de contre le mur. « Tu pouvais dormir sur le lit tu sais... » Dit il en désignant le matelas encore sagement fait qu'il lui avait préparé la veille. Son esprit lui énonçât la résonne de son refus en s'appuyant sur une scénario catastrophe, si bien que le blond capitula. Franchement, comment le simple fait qu'il dorme dans un lit pourrait attirer une météorite sur sa maison? Le jeune homme enfila un yukata en vitesse, et des chaussettes crèmes qui réconfortèrent ses pieds.

Il descendit les escaliers et rejoignit la peronne âgée qui parlait avec un homme dans l'embrasure de la porte d'entrée. Elle semblait d'une humeur bonheur, des fossettes illuminait son visage rayonnent sous la lumière de l'extérieur. « Qu'y a t'il grand mère » demanda t il en lui baisant affectueusement les joues. La veille dame rit tout en le traitant de filou. Puis elle pointa l'inconnu du doigt. « Dites lui Monsieur, dites lui vite! » L'homme, postier depuis 15 ans n'avait été témoin d'un engouement pour du courrier...Le plus souvent on le fichait à la porte car il transmettait de mauvaises nouvelles, des factures, des amendes...La pauvreté du cartier expliquait le peu de correspondances...Pour livrer de belles lettres parfumées, il fallait aller dans les résidences nobles de la villes...Et puis vu la tête de dépressif du garçon, il doutait que ces bouts de papier lui apporte du réconfort. Pauvre gamin, déjà perdu dans les déboires de l'alcool si jeune, et pauvre grand mère qui se réjouissait naïvement...

« J'ai reçus 4 lettres adressées au dénommé Izuru Kira... »

Il ne compris pas la cause du malaise du gamin blond. Wabisuke lui le lia à la présence d'un chat noir sur le trottoir, et au réchauffement climatique qui tuait chaque année des milliers d'ours polaires.


Ses yeux voyageaient entre sa main, qui tenait une plume, son bureau qui supportait un papier à lettre, et sa poubelle, qui elle craquait, comme gavée, de brouillons insatisfaisant. La pièce l'étouffait, elle bridait son inspiration. Saleté de décoration aristocratique. Il rejetait entièrement la faute sur le lieux! Enfin, ce n'était tout même pas sa faute si toutes les lettres qu'il destinait à elle ne ressemblait à rien! Lui de mauvaise fois? Quelle idée saugrenue ! Il jugea son dernier écris. Chère Matsumoto. Quelle entame pitoyable.

Rageur ses mains chiffonnèrent le malheureux papier qui alimenta la corbeille. Il ne pouvait pas la contacter ainsi... Pas après des années d'éloignement. Sa lettre se voulait réconfortante, un soutient pour cette femme battante qui traversait une période de remise en doute. Qui te dis qu'elle veut encore entendre parler de toi? Tu l'as abandonnée! Ta gueule sale serpent de malheur! Je n'avais pas le choix! Gin inspira. Son Shiki avait une mauvaise habitude récurrente: il infiltrait ses pensées, si bien que parfois, il ne savait plus qui de l'homme ou de l'esprit pensait réellement...

Matsumoto. Trop informel. Belle Matsumoto? Il était pas Genji (*le Roméo japonais) non plus! A mon amie Matsumoto? Etaient ils encore amis au moins. Vaincu, Gin abandonna. Mon pauvre Gin, totalement démunis face à une femme, quelle misère...Oh ça va toi, va persifler ailleurs!

Gin aurait tout donné pour lui parler de nouveau, pour que leurs peaux se touchent, que leurs destins s'unissent...Mais il ne pouvait plus, pas après Ça. L'albinos cassa sa plume en appuyant trop fortement dessus. L'encre transforma le bureau en rizière. Sa vie ressemblait à un enfer. On frappa à sa porte, un homme entra sans attendre son accort. Aizen. Ah, sa vie était un enfer tout compte fait, et face à lui ce tenait le diable...


« Si je comprend bien, Yumichika vous a foutus dehors... » Hisagi expulsa l'air de ses poumons. « Il a même menacé d'accepter une proposition de la 3e alors qu'il déteste les cadavres! » rajouta Ikkaku effrayé. « Et de ne pas me rédiger ma demande pour la 6e » s'affola Reinji. « Et peut savoir qu'elle idée de génie vous avez eu tous les deux ? » réprimanda le brun main sur les hanches. Les deux âmes blâmées exposèrent leur situation critique. Matsumoto explosa de rire à la fin de ce récit digne d'une tragédie pathétiquement mauvaise, ce qu'elle regretta bien vite...Elle détestait les lendemains de cuite.

« Heureusement qu'Hyori est restée tempérer tout ça... »commenta pour lui même le brun. On toqua à la porte. Interloqué, Matsumoto alla ouvrir sous l'oeil étonné de son aman. Qui cela pouvait il bien être? « Les gars je veux surtout pas vous inquiéter d'avantage mais... » Ils découvrir alors la nouvelle arrivante. Un vent polaire balaya leur espoir. C'était Hyori.

« Heu j'me suis fait virée » expliqua cette dernière en se grattant derrière la tête. « On est dans la merde... »commença Reinji. « Tu l'as dit mon frère » renchérit l'autre.

Ils devaient faire quelque chose !


Voilàààààààààààà

Allez gros bisous, passez de bonnes vacances :p