Salut les bichons, alors alors voici la suite :)
Alors déjà je vais changer le rating de T à M. En effet la suite ( dans quelques chapitres ) prévoit quelques heu scènes pouvant choquer les âmes sensibles et délicates :p
Un énorme merci à LULU. Gros, gros bisous ma belle :) Et à vous tous pour ne pas avoir abandonné la lecture de, heu, cette fiction :p
Sur ceux bonne lecture :)
Chapitre 6: Ceux qui partent.
Au crepuscule
Un nuage qui passe évoque
Le souvenir d'un disparut
Cependant que dans les oranger en fleur
Souffle le vent
Fujiwara no Sadaie
« Avoue sale fils de chien! » Un sceau fut déversé sur lui. De la bourbe lui dégouta du visage, chaque bulle d'eau sale s'éclata sur le sol parsemé de souillures. Le prisonnier les défiaient silencieusement, sa haine suintait au travers de ses iris droites. Il ne détournait pas la tête, ne baisait pas ses yeux, ne tremblait pas, ne vacillait pas. Il épuisait ses geôliers qui s'éreintaient à lui soutirer des aveux. Ses lèvres scellées leur opposant une résistance coriace. Le liquide pouilleux infiltra ses cheveux sales, sillonna ses muscles fatigué, et se répandit sur le sol. Sa volonté dressait une barricade pierre, sa colère la renforçait avec des soldats de rages, et sa rancune balançait de huile bouillante par dessus ces fortifications.
On voulait qu'il avoue ses crimes. Qu'il confesse son lien avec le Malin. Lui le plus fidèle serviteur du très Haut, lui qui lui avait combattu pour que le Divin reconnaisse sa descendance terrestre, lui qui taché du sang des impies avait combattus toute sa vie pour la victoire du peuple élus de Dieu...On voulait lui exhorter des confessions de sorcelleries ? Que devant le peuple entier il se proclame allier des vices, des crimes, de l'opprobre, du démon Satan! Il refusait d'offrir ce privilège à ses détracteurs. Que le Diable les emporte !
La fièvre, l'épuisement, la faim, la soif, les blessures ne tailladaient pas ses convictions. Ses actions? Seul son idéalisme d'un monde libéré de l'oppression les lui avait dictés. Ses crimes? Le monde lui même les associait à la normalité. Tuer pour survivre, tuer pour vivre, tuer pour la paix! Depuis quand cela relevait il du péché ? Depuis quand briser les chaines de l'asservissement était un péché. Avant lui, les villages se mourraient, les paysans acceptaient leurs sorts inacceptables, leurs destins de bétail ayant pour berger la guerre. Avant lui, mourir égorgé dans sa maison par un soldat étranger venu bafouer leur terres était qualifié de banalité. Avant lui on succombait sous les coups houleux d'une fatalité combattante.
Depuis quand revendiquer son libre arbitre, sa liberté, étaient ils des crimes? Il ne s'était pas égaré. De ses décisions, même mauvaises, il ne tirait aucune honte. Il avait apporté à son pays un roi, une dignité. Il avait fait germer une volonté nationale, avait exalté le peuple. Il avait brandit la vérité, ouvert les yeux à une masse aveugle. Il lui avait crié que la guerre n'était pas normale, que la tyrannie ne pouvaient les gouverner. Il avait réveillé un peuple d'esclave pour en faire une meute guerrière prête à défendre sa justice. On le disait semeur de doute, de sacrilège, de trouble. Si défendre sa patrie était un blasphème au yeux de l'église, il se revendiquait tisseur de chaos.
Ce n'était pas lui, mais le monde qui était dans l'erreur.
Oui, il avait commandité des massacres. Oui, son épée et sa main avaient partagé le sang de nombreuses gorges, parfois innocentes. Oui, son bras vengeur avait causé la mort de milliers d'individus. Cependant, il les sacrifié pour un but bien plus lucratif que le gain de terres inutiles. Sa fidélité n'avait pas dérogé à son objectif; la création d'une zone sans combat. D'un chez sois ou rentrer le soir, d'une terre à eux, aux frontières nettes qui ne nécessitaient qu'on les défendent.
« Parles » Un pied s'abattit sur son abdomen strié de zébrures brunes. Il encaissa en serrant les dents. Même trahit par se roi qu'il avait lui même porté, Grimmjow rugissait de fierté. Son silence buté étant, pour ses tortionnaires, la plus criante preuve de bravache. « Ca sert à rien » Le soldat perdait patience. « Putain ça sert à rien, Arstan, apporte lui la bouffe, j'en ai fini pour aujourd'hui »
Un bol fut déposé devant l'ancien bras droit de Carthare. Je le crèverait ce fils d'enculé. La lourde porte de sa cellules claqua. Il était seul. Il se pencha en avant, on ne lui ôtait pas ses fers, qui maintenait durement ses mains dans le dos, même pour les repas. Ca les amuse de me voir bouffer comme un chien dans sa gamelle pisseuse. Résigné, et affamé, ces temps ci ses repas se volatilisaient sans qu'il en eu sentit l'odeur infecte, il mâcha lentement un aliment non identifié. Il ne craignait pas qu'on l'empoisonne, après tout, on lui avait lu le décret de sa mise à mort publique. On lui couperait la tête. En plein coeur d'Osak, si ce n'était pas ironique, terrassé par la ville que qu'il avait lui même délivrée... La cité de Dieu lapidant elle même son défenseur...
Un homme entra. Grimmjow reconnu immédiatement la toge brune de l'employé de Dieu. Un ecclésiastique. Il s'acharnait à recueillir sa confession lui aussi, mais pas de même nature. L'homme croyait sincèrement pouvoir sauver son âme des ténèbres du Malin en lui offrant l'absolution. Quelle farce! « T'peux t'barrer,j'veux pas m'confesser » Un soupire lui parvint. « Mon fils, Dieu n'abandonne aucun de ses enfants, confesse toi devant lui, et tu seras accueillis en son sein. » Grimmjow grogna. Dieu n'abandonnait personne? A Ouais ? Alors pourquoi mourrait il demain ? Pourquoi l'incriminait on lui, alors que le vrai coupable, celui qui avait trahit son pays en le vendant à l'oppresseur, se pavanait au dehors. Pourquoi devait il servir de sacrifice à l'inauguration d'une paix dégelasse d'hypocrisie! POURQUOI? Il n'était pas stupide, on voulait que son nom serve de repoussoir. On voulait salir sa cause, tout le combat de sa vie réduit à néant pour le bien d'un mensonge.
La version officiel serait que lui, Grimmjow Jaggerjark était possédé par le Malin. Que ce dernier murmurait à son oreille des atrocités. Que la guerre qui déchirait Daalit et Skaal était uniquement de son fait. Et que finalement, les monarques de ces deux nations seraient sans doute alliés si l'erreur Grimmjow n'avait pas souffler le vent de la discorde. N'était ce pas lui l'auteur du meurtre du prince héritier de Daalit qui avait empiré les tensions déjà présentes entre les deux empires viscéralement ennemis ? On oserait même l'inculper de la guerre dans son intégralité. Ouais si le tisseur de chaos Grimmjow n'avait pas existé, vos femmes, vos enfants, vos maris n'aurait jamais eu à supporter le poids de la guerre. Ou était la justice la dedans ? Demain l'échafaud cueillerait sa tête, demain ce peuple qu'il avait protégé au prix de tant de sacrifices accueillerait sa mort comme le salut! « Ton Dieu peux aller se faire foutre ! »
L'ecclésiastique s'inclina devant cette hérésie supplémentaire. Certaines âmes perdues ne retrouvaient jamais le chemin de la foie. Pourtant, au fond de lui, le moine persistait à croire que cet homme la, dans sa détresse et son ire, incarnait bien plus que ses souverains l'Idéal humain. Dans sa hargne, et son honnêteté, le prisonnier reflétait juste l'horreur de la trahison. Cathare avait vendu le pilier de sa renommé. Certes à présent, Daalit et Skaal marcheraient côte à côte, Carthare épouserait Saabat, et ensemble il formerait le plus puissant couple du monde. Les frontières de Daalit et Skaal fondraient, et il se forgerait la plus imposante des nations: Oracie. Le guerre arrivait à son crépuscule. Seul cet homme blessé se dressait entre cet avenir brillant, et la réalité. Le peuple suivait cet étrange personnage, et si Carthare l'éliminait ostensiblement, la révolte anéantirait tous ses efforts pour bâtir une grande nation réunissant Daalit et Skaal. C'est pour cela qu'il l'avait vendu au Daalit, faisait passer cela pour une capture sur un champs de bataille.
Quelques part, la prise que ce seul homme avait sur le destin suscitait la fascination. Et la peur.
« Mon fils, demain la faucheuse aspirera tes soupirs. N'as tu rien à demander au Seigneurs avant cela? » Grimmjow se pétrifia. L'énonciation de sa fin si proche le chamboulait. Après avoir tant de fois défait la mort, il ne pensait pas qu'elle prendrait sa revanche ainsi. Assassiné par les tiens.
« Dieu ne m'accable pas de son regard vieil homme. Il est bien trop occupé à vous juger pour s'intéresser à l'exécution d'un innocent. Mais si je peux te donner un conseil, abandonne ton Dieu colère. Ce salopard se joue de la vie des hommes, si le sort du monde lui importait, crois tu réellement que l'injustice, la maladie, la guerre ravageraient le monde. Tes yeux sont embrumés pauvre homme! Je n'irait pas en enfer, cette saloperie n'est qu'un conte pour ceux n'ayant pas le courage de prendre des décisions difficiles! mais je vous maudis. J'accable chaque être vivant de ma malédiction. Je vous maudis, je craque sur vos nom! Demain je mourrais, mais ma vengeance vous poursuivra. Elle se tapira dans vos ombres, et quand votre royaume s'écroulera, mon rire résonnera dans les abîmes! Je maudit Carthare et toute sa lignée! Je maudis tes croyances, et même ton Dieu incapable! Tu entends ! Je vous maudis tous! Femmes, enfants, vieillards! Je vous exterminerait jusqu'au dernier de vos sales représentants! Vous voir vous déchirer me procurera plus de jouissance que mille putes! Un jour viendra ou le sort s'abattra sur vous. Prenez garde, surveillez chaque recoin, ne sortez pas sans craindre votre mort! Je vous maudit! Je jure d'égorger jusqu'au dernier enfant de cette ville souillée! Je vous maudis! Je vous hais!...
Le moine sortis en se bouchant les oreilles, horrifié. Cet homme était fou. Ses paroles percutaient les murs avec furie pour le frapper. Elles écorchaient la rocaille de la prison, ébranlait les barreaux sanguinolents... L'insanité de son regard suivait le confesseur même au détours des couloirs. Dans les recoins, son esprit halluciné imaginait cet homme, l'air d'une bête agonisante, qui hurlait des monstruosités. Il était hanté par ce détenu à la large poitrine agitée de spams dans l'émotion pure qui le ravageait, à la gorge contractée comme une gueule quand il déversait son courroux, à ses chaines qui criaient quand, de rage, il se débattait contre ses entraves , à son sourire morbide, à sa haine...
Une fois seul, Grimmjow s'autorisa une unique larme. Je n'ai rien fait de mal. Demain, le couperet trancherait le fil de son destin. Il peinait à reprendre une respiration normale. Je n'ai rien fait de mal!Sa gorge se serra, il contempla par la lucarne la lune. Le moine avait tord, aucun dieu ne siégeait sur le destin des hommes. Demain on le trainerait jusqu'a l'échafauds, on le pousserait, et il rejoindrait la guillotine en clapotant péniblement. La honte et l'humiliation le saliraient. La foule lui rejèterait mille insultes, mais un unique regard cruel. Demain sa tête roulerait sur la place qu'il l'avait vu combattre en son nom quelques mois auparavant. Demain, son assassin serait celui qu'il avait déposé lui même sur le trône. Demain, la paix lui volerait les jours qu'il lui restait. Il aurait du y trouver du réconfort, sa fin inaugurerait un nouveau chapitre de l'Humanité, mais il n'y trouvait qu'une forme d'injustice. Comme tout Humain, Grimmjow aimait la vie plus que ses idéaux.
Au moins, la lame qui l'achèverait n'occasionnerait qu'une souffrance brève. Grimmjow ne s'imaginait que tous ces pronostiques seraient en dessus de la réalité. Sa mort imagerait sa vie de carnage, elle le ravagerait aussi douloureusement qu'il avait vécus. Lentement et consciencieusement.
Une silhouette éther oscillait dans un champs de coquelicot. Sa robe flottait, le vent outrageait ses rubans et son ombrelle. Des couleurs délavées comme celle des portraits d'autres temps. Des couleurs pastels, pales mais accueillantes, reposantes qui flouaient encore l'image imprécise. Les fleurs se confondait avec elle. Elles fleurissaient sur le bas léger de sa robe, elle s'envolait pour danser autour de ses hanches marquées, elle virevoltaient près de sa figure indiscernable. Elle semblait une apparition provoquée par la valse des pétales rouges.
Un visage vague se peignait en esquisse. Comme un flot d'ancre qui ne statuait pas, il était indissociable du décor. Presque fantomatique à la lumière déclinante du jour qui propageait le pourpre des fleur au ciel. Des traits sibyllins, vaporeux mais dont une douceur indulgente émergeait. L'image coulait, impalpable, dès qu'il s'en rapprochait, elle glissait dans l'air. Il ne pouvait la définir clairement. Mais ce spectre brumeux lui évoquait une certaine forme de bonheur inatteignable, révolu.
Elle rayonnait. La lumière du crépuscule convergeait vers cette vague représentation épurée. Cette forme frêle occultait l'astre déclinant avec poésie. La grâce de ses pas, la tendresse de son allure, il les devinait. Il soupçonnait une personne incarnant la gentillesse et la vertu. Le genre de personne qui normalement l'écoeurait. Et pourtant, à cet instant précis il ne rêvait que de
l'atteindre. Que de se rapprocher encore un peu, de définir précisément son visage, de boire son aspect, et de s'en repaitre goulument. Ses cheveux tournoyaient, ses bras enlaçait le ciel, ses main se tendait vers l'infini rouge. Son coeur accéléra comme elle se tourna vers lui. Il imagina son expression émue et harmonieuse.
Il se sentait comme étranger à ce monde là. A cet environnement paisible et attirant. Ca lui brulait les entrailles. Ca ravivait en lui des choses incongrus. Il sentait qu'il manquait quelque chose, qu'il oubliait quelque chose. Ce fugace éclat de rêve témoignait seulement de son oublis. Quelque part dans son esprit, verrouillé et caché, quelque chose voulait sortir. Quelque chose d'important qu'il ne pouvait rejoindre...Quelque chose de...
Mais déjà comme une flamme de bougie soufflée par la brise, elle s'éteignait. Elle se dissipait comme un nuage fumeux. Il courut pour rattraper les derniers fragments diffus. Il accéléra même après leur disparition. Il ne restait que lui dans une étendue dont la couleur innocente s'imprégnait en lui comme celle du sang. Lui seul souffle de vie dans le paysage grandiose. Le soleil disparaissait derrière la colline ornée de ces milles rubis.
Les couleurs auparavant tendres prient cet aspect terne et obscur du monde recouvert par la nuit. Leurs contrastes diminuèrent graduellement, les fleurs d'un rouge de lèvre pulpeux éclatant se délavèrent en un pourpre grisonnant, trouble comme une mer de tempête. Les végétaux volatiles tombèrent, visqueux et gluant, il se muèrent en une grande flaque coagulée d'hémoglobine. La lune sourit de son plus cruelle faciès. L'angoisse dévora le bien-être, le froid engloutis le lieux morbide. Des mains suppliciées éventrèrent la terre liquide. L'agonie se lut dans ces phalanges lacérées qui s'agitaient dans l'air pour saisir une proie invisible.
Il ne s'épouvanta pas d'une telle vision. L'habitude peut être ? Mais l'horreur lui saillait mieux que la sérénité. Il ne hurla pas quand des visages tuméfiés percèrent les eaux de mort. Il ne s'enfuit pas en reconnaissant leurs visages haineux et déformés, cette fois détaillés et atrocement minutieux. Il ne s'extirpa pas de leur prise implacable. Il ne démentit pas leurs accusations articulées par des lèvres semblable à des trous béants que le sang infiltrait. Des soldats, mais aussi des hommes, des femmes, des gamins, des vieillards, des salopards et des honnêtes...Un monticule de maccabés qui n'attendait que sa mort. Tous ces gens que son épée avait répandu à ses pieds. La était sa place. La bête ne survivait qu'entouré de chaos, et se satisfaisait uniquement de désastre.
Il les regarda avec dédain. Les morts ne lui faisaient rien. Une fois le fleuve sans retour traversé, on ne revenait pas. Des corbeaux virent picorer les cadavres. Leurs croassements riaient narquoisement. Ce monde la était le sien. Grimmjow montait le carnage et éperonnait ses flans. Elle n'était pas de son monde. Le bonheur, la sérénité non plus...
Doucement il ricana au milieu de charogne flottante. La lune contemplait avec bienveillance la folie de son fils. Il tournoyait, créant de grandes giclées, des vaguelettes sur le sol. Un étaux s'empara de sa cheville, il baissa les yeux pour découvrir la nature de l'entrave. Il notifia une bague qui s'entassait sur un doigt rabougris. Il discerna une couronne bancale reposant sur une tête défraichie. Il s'intrigua de ce menton angulaire creusé par la faim, ces pommettes pendantes, ces orbites vides ou ruisselait du sang par bouillons. Il reconnu cet homme. Un sourire carnassier déforma son rictus malsain. Carthare. Un rire incontrôlable, euphorique le posséda à l'idée de le voir ici.
Sa tête se redressa brusquement, une grande inspiration dégraissa ses poumons. Il sut qu'il s'était endormis. Ses yeux cherchèrent à s'ouvrir, un habituel bandeau lui couvrait les paupières, résigné, il garda ces dernières closes. Sa bouche pâteuse se dégourdis lentement. Il s'étira le cou, seule partie de son corps encore mobile, avec l'empressement d'un pacha oriental. Son postérieur se rappela à lui, il haïssait cette putain de chaise de merde. Il était encore engourdi de sommeil. Un sommeil agité ces derniers temps. Depuis quelques jours d'étranges brides de rêve l'assaillaient. Des rêves aux allures de souvenirs oubliés. Putain c'est qui c'te gozesse? Grimmjow tiqua de sa joue gauche. Un truc le gênait. Son coeur marqua un arrêt quand il compris de quoi il s'agissait..Une larme? De mieux en mieux...
L'image de cette femme imprégnait encore sa rétine. Un sentiment de...honte? le pris. De honte? Lui !J'suis vraiment pas bien moi! Ces rêves l'épuisaient, il assiégeaient son sommeil depuis bientôt quoi? Une ou deux semaines. C'était l'enfer. Grimmjow n'ignorait pas que quelque chose dans ses souvenir ne tournait pas rond. Il se souvenait avec une exactitude monstrueuse de ce qu'il avait fait à Merveille. Il ne niait pas avoir sauvagement tué des milliers de personnes, ça non. Ni en avoir tiré un plaisir incommensurable... Mais à chaque fois qu'il y pensait un malaise lui étreignait le coeur. Un trouble. Il ne se souvenait plus de pourquoi...Pourquoi avait il fait ça? Même un adepte du carnage tel que lui s'interrogeait...
Grimmjow secoua sa tête. Après tout il s'en foutait. Une odeur facilement reconnaissable de bonté sirupeuse assaillit ses narines, Grimmjow identifia immédiatement son visiteur. Ses oreilles pleuraient à l'entente de ces pas maitrisés et honnêtes, qui étrangement trahissait un énervement palpable, il devina l'objet de sa visite. Et quand Aizen parla d'une voie dure et contrariée, il exulta de joie. Cela signifiait qu'il partait, qu'il quittait cette cellule moisie au confort discutable. Que le vent agiterait bientôt ses sens, que d'autres odeurs empliraient ses narines, que d'autres sons nouveaux raviraient ses oreilles...Qu'il sortait de la ronde destructrice de l'habitude et de l'immobilité. Cependant sa joie s'évanouie très vite.
« Il va falloir te laver »annonça le Capitaine en retroussant le nez. « Tu empestes » Tout en disant cela, il tourna autour de son siège. « Et te soigner, ton maitre n'appréciera pas ton état actuel » On se demande bien à cause de qui je suis dans cet état justement. « Et te trouver des vêtements correctes » Aizen stoppa sa ronde, perplexe face au silence de son détenu le plus braillard. « Tu es bien silencieux aujourd'hui. » Reproche ou observation? Grimmjow n'en débattit pas. Il grommela sourdement avant se consentir à répondre. « J'vais tant t'manquer qu'tu
veux taper la discute? »
« Tu ne me manquera pas longtemps Grimmjow » Aizen s'était subitement rapproché, ses lèvres effleurèrent celles sèches de l'esprit. « Te connaissant, je ne donne pas une semaine à ton maitre pour renoncer à toi » Sa main glacé lui souleva le menton, il lécha la joue gauche de la panthère et apprécia sa respiration agitée. « Tu es à moi »
Grimmjow se dégagea avec rage. Il cracha sur le brun avec dégout. Ses crocs fendirent ses babines, tout en proclamant avec toute la puissance de son rugissement. « Je ne suis à personne » Une gifle le cueillit. La chaise tomba avec fracas. Il clapit lorsque son bras heurta le sol croupie de sa cellule. Par la fente de son bandeau défait dans sa chute, il aperçus deux pieds se planter à la hauteur de ses yeux. Une semelle se leva avant de lui écraser la pommette. « Restes à ta place » siffla son supérieur. Avec une lenteur calculée, ce dernier se baissa. Il balada une main sur le torse agité de tremblement de celui sous lui. Il se délecta de ses contractions nerveuses. « Dégage » murmura Grimmjow. Mais ce qu'il avait désiré être un avertissement cinglant sonnait misérablement. Une main impitoyable infiltra son dessous.« Tu ne voudrais pas que je te la rappelle n'es ce pas? » L'esprit abdiqua temporairement. Il ne le supporterait pas. Il se mordit ses lèvres d'ire et d'impuissance. « Je suis désolé Aizen-sama »
« Bien » Le capitaine se redressa prestement. « Bien » repérât il relevant le prisonnier par l'intermédiaire de sa chaise. « Es tu prêt à te dégourdir les jambes? » Grimmjow se statufia. Quand l'autre rouquin l'avait détaché, il avait crut mourir de douleur. Il n'imaginait pas se lever sans défaillir.Putain, il le sait en plus ce con. Grimmjow ne doutait pas un seul instant que cette épreuve faisait partie d'une punition tordue organisée par le mégalomane brun. Cependant sa fierté clouait sa bouche. Il refusait de supplier l'autre, cela achèverait son égo bien entamé. Craintivement il hocha la tête. Quand il vit le sourire torve de son bourreaux, il ne put l'empêcher de déglutir d'appréhension.
Kira tremblait comme une feuille d'automne. Il avait affreusement conscience du contact du papier avec sa peau. Sa réponse aux quatre demandes d'admission qu'il avait reçus. 4 Capitaines avaient émis le souhait de le voir intégrer leurs divisions respectives: Soifon sama, Kuchiki sama, Hirako sama, et Ichimaru avaient exalté de fierté sa faible confiance en lui même. Son coeur avait balancé, puis finalement comme un pendule destiné, avait stoppé sa course. Il se persuadait de la justesse de son choix.
Les capitaines de la 2e, 6e et de la 7e le congratulaient, et lui prédisaient un avenir brillant au sein de leur milices. Ils mettaient en exergue l'utilité des compétences de Wabisuke au service de leur section. Un esprit silencieux idéal pour tuer. Pratique pour la 2e. Un esprit capable de désarmer n'importe quel Omoyji. Efficace en 6 division qui gendarmait ces derniers. Un esprit capable de protéger l'Empereur de n'importe quel attaque. Imparable en 1er division...Wabisuke occupait la place de l'interlocuteur dans ces lettres. Ces Capitaines semblaient minauder auprès de son esprit ses faveurs, et non auprès de sa personne. Wabiske volait sa place.
Mais pas dans la requête d'Ichimaru sama. Cette dernière manuscrite avec de petites formes serrées, dans une écriture légère et rapide, économe ne divaguait pas. Elle ne le couvrait pas d'éloge. Elle n'avait pas la politesse, l'élégance et la beauté de la lettre du Capitaine Kuchiki, ni l'impératif de cette de Soifoi, ni même le pétillant de celle d'Hirako. Cette lettre n'attirait pas l'oeil, le papier paraissait usé, comme un vieux torchon oublié dans un placard insalubre, l'ancre survolait la feuille sans réellement la marquer. Il avait dut la lire plusieurs fois pour en comprendre le sens. Les phrases en étaient parfois dépourvues, il leur manquait un verbe, un mots, voir même une ponctuation. Elle témoignait d'une éducation déplorable, et sur le coin, Kira reconnaissait une tache de café. Et pourtant, cette lettre désinvolte presque repoussante touchait sa sensibilité.
Elle s'adressait à lui. Elle omettait de mentionner son esprit. Elle lui parlait par son langage fruité frôlant la vulgarité. Elle écartait les pans de sa timidité. Pour la première fois, quelqu'un le voyait lui. Une personne avait déchiffré son désir le plus enfouie...
Tu es sur de toi? Wabisuke soupirait, ses épaules plus affaissées que jamais. Ce Gin Ichimaru n'évoquait pour lui que l'image pâle et mortelle d'un serpent charmant sa proie. Wabisuke, vas tu arrêter de me poser cette question ? Son esprit tut ses répartis. Une esprit devait obéissance et respect à son maitre. Chacun interprétait ces règles, mais pour Wabisuke, elle le contraignait au silence. Il ne pouvait pas braver ouvertement ses avis. Son maitre commettait une erreur, il le sentait. Pour autan, par égard pour lui qui pensait enfin avoir trouver quelqu'un le distinguant réellement, il garderait ses convictions informulées. « Les nécromanciens sont les plus sinistres des individus du monde, cela n'arrangera pas tes névroses. » voulut t il ajouter mais, heureusement, cela ne franchit point ses lèvres.
Il avait sué durant des heures pour répondre à ces missives hautement importantes. Il s'agissait de refuser sans froisser les demandes de 3 Capitaines, dont un noble imminent. Il fallait vanter les mérites de chacun, et exposer de manière subtile et délicate les raison de son refus. Manquer de tact était inconcevable dans ce genre de démarche. Et Wabisuke avait mis un point d'honneur à lui montrer toutes les failles de ses formulations, trouvant le moyen de les interpréter de façon catastrophique. Après cette dure tache, il avait due rédiger sa lettre pour la 3e. Il avait pataugé longtemps, et erré dans les déboires de mère orthographe. Il fallait accepter avec entrain sans paraitre écervelé naÏf, faire comprendre son admiration, sans franchir les limites de la vénération, montrer son respect en évitant la flatterie ... Une abomination littéraire...
Mais il l'avait fait! Il tenait dans sa main le fruit d'une longue nuit d'effort !
Un regain inattendu d'audace s'empara de Kira, il posta ses lettres. Un poids immense s'abatis sur ses épaule, le courbant comme son esprit: Celui du doute et du remord. Kira ressentait cette sensation a chacune de ses décisions, restreindre son champs des possibles effrayait cet être hésitant. Car se tromper le tétanisait. La légitimité de son choix lui parue douteuse. Wabisuke s'y opposait indiciblement, et lui même ressentait la folle angoisse du doute. Cependant, il ne distinguait aucun autre avenir que celui la. Dans toutes ses hypothèses, il s'imaginait au côté de cet homme au sourire reptilien. Depuis qu'il avait lut cette lettre, son esprit entier ne jurait que par elle. Et l'emprise de ce papier sur lui s'affermissait encore. Oh un chat vient de mourir, quel présage parlant. Le blond poussa un profond soupir. S'habituerait il un jour aux remarques de Wabisuke?
Grimmjow ahanait durement, ses respirations rauques raclaient sa gorge irritée. Aizen le tirait a sa suite sans considération. l'Esprit butait sur les dalles vicieuses, en maugréant, il trébuchait sur ses propres genoux défaillant. Il chaloupait comme un navire charrié par une tempête. Chaque pas lui était un supplice qui lui arrachait des écumes de sueur. Ses chevilles tordues protestaient, elles décrivaient un angle déjeté, et grinçait quand il prenait appui dessus. Ses jambes désarticulées se mouvaient par accus disloqués. Ses bras ballants se balançait sur ses hanches. Ses épaules désossées pendait misérablement. Son cou chutait vers l'avant sous l'effet de la traction du collier qu'Aizen tirait sans ménagement. Il ressemblait vaguement à une marionnette déboitée au fils trop lâches pour le soutenir.
Difficilement il progressait dans les couloirs obscurs. La pénibilité de la tache lui ôtait tout son plaisir de sortir de sa cellule. Le tambourinement dans sa tête l'empêchait de penser de toute façon. Les craquements de ses os, le crissement de ses muscles l'assommaient. Chaque geste monopolisait toute son attention. Mais il refusait se renoncer. Il abrogeait toutes formes d'abandon. Marcher signifiait bien plus qu'un simple déplacement. C'était un cris de guerre, une insulte à l'asservissement. C'était clamer tout haut sa liberté, sa rébellion. C'était regagner son indépendance. Et Grimmjow exultait l'allégresse. Malgré son pas boiteux et son allure brisée, il était heureux. Le Capitaine accéléra lestement, son collier entama la chaire de sa nuque. Il chuta. Ses dents cassèrent. Son corps douloureux s'écrasa avec force malgré sa tentative de limiter l'impact avec ses bras. Il mit quelques secondes à réaliser que le hurlement qui vrillait ses oreilles venait de lui. J'pourrais jamais me relever. « Aizen-sama » gémit il.
« Oui Grimmjow ? » L'être se retourna avec un sourire machiavélique. Voir cet animal piteusement étendue sur le sol, son corps suppliant le rendait extatique. Voir cette bête à sa merci, totalement abandonné dans les bras de la détresse, faisait jaillir en lui une jouissance irrépressible. Il s'amusait à écraser sa révolte muette, piétiner ses résidus éprouvés de fierté, pourfendre son effervescence tumultueuse, anéantir sa rébellion audacieuse, le laisser exsangue somme toute. La résistance de sa panthère faiblissait, se ranimait, sombrait de nouveau...Il tanguait admirablement entre abattement et courage. Aizen respectait cela, mais il aspirait à asservir ce fantastique animal, à la briser par définition.
« Je... »balbutia le bleuté en amorçant une maigre tentative pour se relever. Il étouffait, ses poumons n'absorbait plus d'air, ses yeux le piquèrent. « J'ai besoin... » Son corps se crispa, comme rejetant ce qu'il s'apprêtait à formuler. « Pourriez vous.. » Silencieusement, le Capitaine le surplomba de sa hauteur impériale. Il consentit à fléchir ses jambes pour se mettre au niveau de l'homme à terre. Ses phalanges fourragèrent les mèches hirsutes de sa victime dont le souffle mourrait. Il le tourna sur le dos avec habilité.
«Es ce mieux ainsi ? » Haletant, la panthère hocha la tête. « Je ne peux pas te laisser dans cet état la. » Grimmjow s'inquiéta de cette voie mielleuse, de ce regard masqué mais luisant d'une bonté malicieuse. Qu'allait il faire? « Il faut remettre tout ça en place » Les mains d'Aizen coulèrent vers ses chevilles retors. Avec application, elles enserrèrent l'une d'elle, y exerçant une pression qui s'amplifiait. Ce n'était pas vraiment l'endroit idéal pour ça! L'esprit paniqua. « Attendez ne.. » CRAK.
« PUTAIN DE BORDEL DE MERDE ! » Le ventre de Grimmjow se contracta, il retient de justesse une bile amer. Sa jambe tremblait, il avait un spams irrégulier. Sa cage thoracique s'ébranlait de façon erratique. Son poing s'égratigna sur le sol rocailleux. Des taches blanche parasitèrent vision trouble.Mais quel con !
« Passons à la suite maintenant » Quand l'Esprit sentit son genoux enferré par ces deux étaux implacables il déglutit. Un réflexe primaire lui murmurait de fuir. « Tu es prêt ? »
CRAK
« Mes amis » clama une voie tonitruante comme venu de l'aude-la pour venir en aide aux mortels. « L'heure est grave » 5 visages se baissèrent d'accablement à l'unisson. « Yumichika risque de passer du côté obscur de la force » Un poing s'abattit sur la table qui frémis. Un sursaut agita de peur l'assemblé qu'un grand Haaaaa rendait fusionelle. Le conteur fit une grimace désolée, une larme lui goutant de l'oeil. « Mais nous ne laisserons pas cela arriver ! » Une chaise tomba au sol, le visage de l'orateur se leva vers le ciel, le défiant de le contredire. Ils replaça une de ses mèches brunes sous les applaudissements enthousiaste d'une foule en délire.
« Mais comment allons nous faire » demanda une voie timide au milieu de ce vacarme. Tous retenaient leurs souffles, attendant la révélation divine. Le conteur pris une pose inspirée, il leva son doigt vers l'infini et dans son élan épique proclama: « J'en sais rien » . Une chaussure le percuta. Un soupir général secoua l'assemblée ou se chuchotait des messes basses qui apitoyait l'orateur de son inutilité. Seul le rire incontrôlable d'une femme rousse brisait l'osmose des convives. « 'Tain, Hisagi mec » Dit le chauve en se grattant l'oreille. « Tu nous a fait peur. On a crut que t'étais devenu intelligent ! » Un des invités, possédant une chevelure rouge indisciplinée, pris l'oracle destitué pas les épaules en riant. « C'est bien vrai ça, Hisagi oracle vous imaginez la galère » Le susnommé grommela pour la forme, il chercha du soutient dans les yeux gris de son amante, mais cette dernière ce tordait de rire sans lui prêter attention. « C'est pas grave Hisagi » le consola Hinamori qui était arrivée quelques minutes auparavant pensant trouver Matsumoto chez Hisagi. A raison d'ailleurs. Elle voulait la soutenir du mieux possible. Hyori qui venait de récupérer sa chaussure lui asséna le coup de grâce. « On le savait déjà que tu servais à rien »
Le pauvre homme blâmé de tous côtés s'enterra entre ses épaules. « Ouais enfin c'est quand même pas moi qui est outragé Yumichika et transformé son kimono Wave en serviette » S'emporta t il « Torchon » précisa Hyori au souvenir de sa longue discussion a ce sujet avec leur camarade courroucé. « Il a bien insisté sur la fonction dégradante que ces deux andouilles ont pensé normal pour son vêtement » Le brun roula des yeux. Elle le titillait sur des détails et coupait sa verve. « Donc comme un torchon »
Hinamori secoua la tête. Elle, venue pour réconforter Matsumoto, devait maintenant élaborer une stratégie pour sauver Yumichika du côté noir de l'Humanité: La troisième division et son capitaine démoniaque: Ichimaru Gin. Déjà responsable des maux de leur camarade rousse, cet énergumène massivement dangereux occasionnait à présent des troubles à Yumichika! Hinamori décréta qu'elle ne l'aimait pas, chose improbable pour une personnalité aussi indulgente que la sienne. Bref, son cerveau actionnait ses rouages pour les sortir de ce mauvais pas social. « Et si on lui achetait un autre? » L'innocente créature attisa sur elle 5 regards concupiscent de gourmandise.
« Hinamori tu es un génie » s'esclaffa Renji en lui baissant les mains, le retrait soudain de son appui avait fait chuté Hisagi par la même occasion. Rouge comme un coquelicot, elle retira ses main avec empressement. « Elle à plus de jugeote que toi, ça c'est clair »commenta Hyori le sourire mesquin. « De la part d'une empoté qui à coiffé un capitaine, ai je droit de ne pas prendre cette remarque au sérieux ? » Les deux personnages se confrontèrent du regard, jugeant cela puéril, Hinamori les re concentra sur leur réel problème.
« Il nous le faudrait avant la fin de la semaine » intervient Ikkaku au comble du désespoir. « Ca tombe bien » se dandina Matsumoto. « En ce moment il y la Fashon Week à Faust » Ses amis la dévisagèrent. Matsumoto et ses connaissances en matière de mode...Vaste sujet dont ils l'avaient souvent moqué, la rousse était une victime pécuniaire de son engouement pour les beaux, et sexy, habits. Avec un clin d'oeil elle renchéri « Il y aura forcément une enchère Wave » Un grondement appréciateur fut émis par Ikkaku, bien que l'idée de ce battre pour un boue de tissu mal coupé selon lui paraissait absurde. « Ca c'est ma Matsumoto! » s'extasia son aman en l'enlaçant, « Elle à toujours réponse à tout! »
« Sauf au problème du prix ... » Tient Kazeshini se pointait. Son maitre lui asséna un regard noir. L'ensemble des jeunes présents marqua un temps d'arrêt face à irruption de cette chose vaguement humanoïde dont l'aspect mortuaire les figeaient. Cependant, le problème soulevé importait plus que cet esprit, relayé au rang de fait notable. « Il a pas tord » confirma le rouge en vidant piteusement ses poches. Un tour de table statua la situation. « On aura jamais assez... » En effet, Hisagi vivait de petits boulots, son logement lui mangeait tout, Reinji et Ikkaku n'avaient même pas assez pour se payer une auberge, Hinamori vivait encore au crochet de son frère et refusait qu'on ampute sa fortune déjà maigre malgré son grade, Hyori ne possédait pas plus que les autres, et Matsumoto était une endettée récalcitrante...Triste tableau...
Soudain Matsumoto fut traversé d'un éclat de génie: Rukia Kuchiki.
Voila pourquoi Ikkaku, Renji, Hyori, Hinamori, Matsumoto, Hisagi et Rukia se retrouvèrent à Faust.
L'eau s'écarta a son entrée, elle lécha sa peau, apaisa le feu de ses membres. Il n'avait plus pris de bain depuis quoi ? Une centaine d'année? Peut être même plus. Il avait oublié la sensation de l'environnement liquide, oublié cette plénitude dans le délassement de ses chaires...Quand il était encore humain, les bains représentait pour lui le paroxysme du luxe. Il n'en avait profité de très peu. Devenu esprit, son tempérament guerrier l'avait tenu éloigné du confort également...Il se rappelait très clairement sa vie humaine. De l'euphorie de sa première bataille à l'horreur du premier carnage, de l'allégresse d'une victoire au désabue face au nombre de victime, des amitiés qu'il avait liées au trahisons qu'il avait subi...tout ces moment gravés en lui le hantaient encore.
Il se souvenait avec une exactitude exacerbé de ses premières années en tant qu'esprit. De sa surprise à son réveil, des relations qu'il avait lié avec les autres esprits, de la naïveté de son premier contactant, de sa haine, sa rage, son désespoir...Cependant une partie de son passé lui échappait. Elle coulait entre ses doigts comme l'eau de ce bain brulant si agréable. Il avait beau retourner le problème, il ne trouvait aucune explication. Les années à Merveille étaient comme une brume, il en discernait seulement les contours.
De l'eau l'arrosa. Deux mains lui frottaient ses cheveux sales et lourds de crasse. Deux autres armées de brosses lui irritaient la peau, même entre les orteils. Il laissa échapper un soupir d'aise. Dieu que cela faisait du bien. Au travers de ses cils, il voyait Aizen, assis, ses longues jambes croisées, inspecter le travail des deux jeunes femmes qui l'astiquaient. Mais malgré cette surveillance, un bien être profond l'envahissait. Depuis que le Capitaine avait remboiter chcun de ses membres, il bénéficiait d'une liberté de mouvement nouvelle. Il pataugea dans l'eau brulante avec un délice délictueux. Un ronronnement vibrant, qui surpris ses deux 'toiletteuses', s'échappa de lui sans qu'il ne veuille le réfréner.
On toqua à la porte de la salle d'eau vaporeuse. Aizen fit entrer un esprit que la panthère reconnu immédiatement, le signe du paon: Fujaku. « A pitié » se plaignit celui ci en se couvrant les yeux. « Quelle vision d'horreur m'infligez vous Capitaine Aizen » La dites vision d'horreur grogna une menace grondante. Mais d'un regard, le Capitaine brun le fit taire.
« Tu peux poser les vêtements là Fujaku, je te remercies profondément »Dit il en désignant un meuble embrumé par la fumé de la salle. Grimmjow détailla avec curiosité les habits sélectionnés par le plus narcissiques des esprits. Il s'étonna de la beauté que le tissus dégageait, et du en reconnaitre la qualité. Malgré son caractère ladre et égocentrique, Fujaku confectionnait des merveilles avec ses doigts aussi fins que ceux d'une femme. Aizen notifia sa réaction et lui expliqua « Je me suis dit que tu ne pouvais rejoindre ta nouvelle demeure en guenille » Touchante attention, mais dit plutôt que tu ne peux laisser personne voir l'état dans lequel tu m'as mis...Cela ternirait ton image n'es ce pas?Grimmjow se sentait comme un jouet qu'on époussette avant la vente.
Cela n'amoindrissait pas son empressement à enfiler ce magnifique costume composé d'un hakama splendide ,et d'une kosode ouvragée. Ni celui de jeter ses nippes puantes qui l'avaient collées comme une seconde peau durant tant d'années. Loin de la. Il regagnait de la dignité rien qu'en regardant ces effets pliés sagement. Rien qu'en posa sur eux son regard azur, il se sentait un individu, une personne, un être a part entière. Il retrouvait l'identité dont on l'avait privé durant sa réclusion. Il muait de prisonnier à lui même, comme un serpent se débarrassent de sa vielle peau.
« Séchez le »ordonna le Capitaine. Et il se laissa faire docilement, bercé par le bonheur qui infiltrait son sang comme une perfusion. « Et habillez le » Comme elles prenaient leur temps à éponger consciencieusement leur patient, il les pressa sèchement. L'esprit râla, Aizen le malmenait bien trop à son gout. Il voulait profiter de ce moment de triomphe sur son oppresseur. Ca doit te faire bien chier que je sorte hein?
Grimmjow debout, fier se contempla dans la glace et manqua de ne pas se reconnaitre. Il était de nouveau libre. De nouveau paré de sa superbe, il montrerait ses crocs au monde et en dévorerait chaque parcelle. Son coeur battait si fort qu'il menaçait d'imploser. Il avait tant attendu ce jour...Tant espéré dans la moisissure de sa geôle d'apercevoir le dehors. Tant désiré cet instant précis. Il défia Aizen du regard. Plus jamais il n'aurait de prise sur lui. Et ce rouquin abrutit de bon sentiment, il en ferait un pantin dansant. Ses entraves tombaient, ses restrictions s'évanouissaient, et le monde comme intimidé se recroquevillait face au retour du démon.
Ichigo expulsa un soupir d'accomplissement. Fier de lui, ses mains flattant ses hanches couvertes d'un tablier salie, son oeil, qui reflétait son travail, luisait de bonheur. Karine exprima son exaspération, mais Yuzu couvrit cette dernière avec son entrain débordant. « Ichi-ni » disait elle « T'as bossé comme un chef » et elle levait son pouce ressemblant par cette mimique à son père. Ce dernier lisait nerveusement le journal dans le salon. C'est a dire qu'il ouvrait le malheureux périodique, l'écorchait, le tordait, pour finalement le poser, faire un tour de la pièce, assiéger le fauteuil et saisir de nouveau la revue. Un cercle que ses enfants ne notifiaient plus.
Ichigo ne se lassait pas de contempler son oeuvre. D'un ancien dortoir qui accueillait les domestiques à la grande époque de sa famille, il avait fait une chambre tout à fait respectable. L'avantage de cette aménagement résidait dans la proximité de son couchage et de celui nouvellement crée. Son père avait voulut parquer son esprit dans la cave, mais le rouquin, scandalisé, avait récriminé, puis bannie cette démarche inhospitalière.
« Il n'a qu'a rester dans le monde spirituel » avait contré le patriarche. « Papa, le monsieur à dit » avait contré Yuzu pour qui le monsieur était Urahaha dont elle ignorait le rang. Le fourbe avait aussi infiltré leur domicile au diner pour 'se changer les idées'. « Je sais »avait coupé Isshin « Ce satané matou sera bridé et ne pourra par conséquent pas prendre forme spirituelle » « En clair, Ichi-ni, ton esprit sert à rien » avait conclue Karin. Faire remarquer son indélicatesse à sa soeur étant inutile, le rouquin avait juste grommelé.
« Ichi-ni »l'interpela la plus jeune « Tu penses que Grimmjow se plaira ici? ». Ses yeux brillait adorablement. « Comparé à une prison même cette horreur doit être un palace! »Ichigo ignora superbement la critique de plusieurs heures d'effort faite par son autre soeur. Cette phrase, bien que rude, comme tout ce qui touchait à Karin, le confortait dans son idée que son esprit s'acclimaterait. Enfin il l'espérait. Horreur tout de même. Certes, l'aménagement était rocambolesque, les murs, même repeins, agonisaient de vieillesse, les meubles grinçaient mais Horreur, quelle exagération! Le confort d'un lit prévalait toujours sur celui d'une chaise en bois mitée! Et ici, au moins, la lumière naturelle berçait les lattes du parquet abimé.
Le jeune homme trancha avec cette observation « C'est pas le palais impérial, mais ça y ressemble! » Un tableau chuta de son mur. Le carillon du rire sarcastique de Karin entraina les remontrances de Yuzu sur sa conduite. Ichigo haussa les épaules. Un lit, une armoire, des murs blancs, un sol, un toit, et une famille accueillante, il ne pouvait offrir mieux. « C'est simple mais efficace » Le jeune homme ferma les fusuma de la pièce, qu'il avait aéré lors de ses travaux ménagés, et sorti. Ses soeurs l'imitèrent. Il regagna le salon ou son père s'acharnait encore sur son pauvre journal...
« Ils devraient plus tarder » annonça Yuzu un oeil critique sur la pendule. Inconsciemment, le coeur battant, Ichigo s'approcha de l'ouverture donnant sur leur cour. Bientôt Il serait là, présent,à ses côtés...Ce fabuleux animal au croc saillant et au yeux opaque de rage. Cette superbe créature mythique aussi séduisante que dangereusement cruelle. Celui qui le porterait au sommet de la hiérarchie des Omoyji, celui qui redorerait le blason Kurosaki, celui qui imposerait la suprématie de sa famille, celui qui offrirait un avenir brillant à Karin et Yuzu...Le signe du chaos, du désastre, du malheur et de la destruction: Grimmjow. « Ichi-ni tu vas bien ?» demanda Karin « Parce que la tu as la tête suante d'un morse échoué dans le désert ...»Merci Karin pour ce commentaire. Non je ne stress pas. Je suis confiant, sur de moi. Je suis le meilleur, le meilleur, le meilleur, le meilleur, le meilleur, le meilleur...« Ichi ni les voila! »
Le coeur Ichigo arrêta de battre. Une envie pressante le contraint à rejoindre la salle d'eau. Même les meilleurs pouvaient avoir des hauts et des bas...
Voila ! Oui je sais 2 semaines pour pondre ça j'abuse, mais j'ai vraiment pas eu une minute à moi pendant les vacances :p
Allez à la semaine prochaine ( si j'arrive à tenir mon planning, ce qui est pas gagné, je suis une bordélique récidiviste ;p)
Normalement, les hostilités commence la semaine prochaine!
