J'ai crut que je m'en sortirais jamais!

Comme toujours, merci à Lulu, et à vous aussi qui vous esquintait les mirettes! Bonne lecture :p


Ceux qui arrivent

Une pierre pour oreiller

J'accompagne

Les nuages.

Taneda Santoka


« Bon on y va » ordonna Rukia. Elle tenait dans ses mains une bourse en velours rouge munie de deux cordons or. Le petit sac semblait peser entre ses doigts fins. Shirayuki y'a t il quelqu'un ? L'esprit renifla dédaigneusement avant répondre par la négative. Elle désapprouvait totalement les agissement de filou de sa maitresse. Cesses de râler veux tu, lui reprocha Rukia, je ne fais qu'emprunter cette somme à mon frère. Il ne le remarquera même pas, il a pléthore de ressource monétaire...Vous agissez comme un voleur de bas étage, savez vous la honte ou vous me plongez! L'humiliation rougie mon front. La petite brune passa outre les jérémiades de son Esprit pour ce concentrer sur le reste du groupe.

Ils étaient tous gênés et sur le qui vive. Chaque sursaut de vent leur semblant un garde les prenant en faute. « Nous allons prendre le Senkomon de ma famille jusqu'a Ursuk » Matsumoto sautilla sur place malgré le regard sévère d'Hisagi qui ne tenait pas à ce qu'ils se fassent remarquer. En pleine effraction dans la demeure Kurosaki, ou ils étaient introduit en catimini, juste avant leur choix de Division, ce serait du meilleurs effet sur leurs dossiers respectifs. Cependant la rousse sautait excitation, elle n'avait jamais pris de Senkamon de sa vie, le Senkamon ou portail transdimentionel était un moyen de locomotion rare. Seule les plus nobles des familles avaient la garde de ces trésors magiques.

« Pourquoi n'allons nous pas directement à Faust? » demanda Hinamori. Rukia fit la moue. « Parce que personne d'entre nous n'y est déjà allé... »Le Senkamon permettait la téléportation de matière d'un point à l'autre du monde pour peu qu'on puisse se visualiser la zone ou l'on voulait se téléporter. Et les gravures ne rendaient pas bien compte de la réalité, ni les estampes... « Ursuk est la ville la plus proche de Faust ou je sois jamais allé. En plus cela brouillera les pistes, les voyages en Senkamon sont enregistrés » Une exclamation de compréhension général fut émise.

Vous planifiez vos exactions comme une voleuse de la pire des espèces tança la princesse blanche en croisant ses bras de satins. Je vous préviens, ne venez pas quémander mon aide! Et Shirayuki se volatilisa. La brunette soupira. Son Shiki avait du rejoindre le monde des Esprits Célestes: le Firmament. Elle se sentait soutenu...La princesse blanche lui avait reproché son opportunisme plus tôt. Ca tombe bien que vos amis programment une escapade pile pendant la réunion du conseil des Kuchiki ou votre présence est requise? Bien sure, la cadette Kuchiki avait sentit la pique. Oui, cela l'arrangeait, ces réunions l'ennuyaient à mourir, mais son action n'était pas seulement dictée par l'appât de l'amusement. Elle appréciait énormément Yumichika et savait l'importance qu'il accordait à ce vêtement. Le remplacer lui semblait un acte charitable et juste.

« Ulquiorra » Un homme blafard au yeux émeraudes apparut derrière Renji qui couina. « Emmène nous au Sekamon. » La créature hocha mollement de la tête. Ils partaient. Pourvut que Nii-sama ne me tue pas en rentrant...


Après avoir posté ses réponses aux missives des divisions qu'on lui avait fait parvenir, Izuru diriga ses pas vers le centre ville, souhaitant y visiter ses autres camarades de promotion. Et alors qu'il déambulait seul, accompagné tout de même par son Shiki particulièrement anémiant, une forme poursuivie par un chien féroce, aboyant et grondant, avait débouché d'une ruelle, embrumée de poussière, comme si elle crevait un nuage. Le visage de la silhouette s'était tourné vers lui, un éclair de compréhension passant sur ses traits.

Ni une ni deux, le jeune blond se retrouva saisie par les épaules, par deux mains fines mais puissantes, et déplacé brusquement. Il resta interdis en constatant l'usage que l'homme faisait de son corps. Un bouclier. Un putain de bouclier entre le coureur et le chien.

" Quel usage dégradant" commenta Wabisuke. Son maître roula des yeux, mais il accordait volontiers que son esprit avait raison. Il détailla le chien qui écumait de salive, son museau retroussé par plis agressif qui vibraient au son de son grognement véhément. Il manqua de défaillir. Fasse à la bête, ses velléités de courage s'amenuisaient. Sous la peau maigre de l'animal, il distinguait des cotes saillantes et des muscles féroces. L'Omoyiji déglutit avec pleine, un bouchon glaireux lui obstruant la gorge. Doucement, par peur qu'un geste trop brusque soit un signal malheureux que le chien interpréterait mal, il sortit de sa poche un biscuit.

Le canidé leva la tête, il émit un geignement entre étonnement et frustration. Captivé par le graal que lui montrait Izuru, ses aboiement de protestation diminuèrent, sa position campée se redressa légèrement, il suivait ses mouvements avec attention. Izuru balança sa main de gauche à droite, vérifiant l'intérêt que l'animal méfiant portait à la nourriture. Quand il fut assuré de ce dernier , il lançant l'aliment le plus loin possible. Le chien s'enfuit à la poursuite de la diversion. Le soupir de soulagement Izuru s'étouffa de lui même quand une prise forte sur son poignet l'obligea à faire volte-face, et à courir en la direction a l'exacte opposée de celle que venait de prendre l'animal.

Le jeune garçon manqua de trébucher, ses jambes soumises au rythme rapide de celle de l'autre personne. Il enchaînait les grandes enjambées avec difficulté, sautant parfois par dessus des obstacles vicieux.

Le blond détailla le dos de celui qui le traînait ainsi, sa largeur contrastait avec l'étroitesse de ses épaules semblant croulé sur la masse de tissus qui l'étoffait. Un finesse surprenante lorsque l'on connaissait l'homme en question. Entre deux pas, le jeune homme admira la couleur des cheveux immaculé de son ravisseur, les mains presque féminines qui serrait sa peau, et un frisson le secoua quand il prit conscience de leurs fraicheurs. Il percuta son dos durement et tomba à la renverse. Pourquoi il s'arrête ?

« Mamama » Dit soudain le personnage estimant avoir mis suffisamment de distance entre lui et le monstre canin. « T'm'as sauvé la mise sur s'coup mon p'tit Izuru! »Les joues du susnommé se colorèrent de rouge, un air béant lui collant au visage. Il bulla comme un poisson, incapable de répartir quoi que ce soit. Je dois avoir l'air tarte moi. Je ne vous le fais pas dire maitre...Izuru grogna de mécontentement, la remarque de son Esprit l'irritait et augmentait sa gêne...Il ne voulait pas paraitre sous un jour médiocre devant cet homme là. Surtout pas lui. Son interlocuteur haussa les sourcils, mais ne commenta pas, il pris une des mains d'Izuru et le releva sans mal. Comment un homme aussi fin peut il avoir tant de force ?

« Bah dis dont, t'as l'air tout essoufflé...T'es sur qu'ça va? » En effet, Izuru remarqua avec stupeur que son coeur faisait du cent mètre haie. Il expirait et inspirait en sifflant légèrement. « C'est que vous courrez vite Capitaine Ichimaru... » Ou qu'être en votre compagnie me chamboule totalement...Il sursauta quand un des doigts gracile de Gin s'appuya sur son front, y écrasant une ride se contrariété. « T'devrais détendre...T'es tout crispé » Tient c'est vrai ça...Suis réellement aussi nerveux rien qu'en le côtoyant ? Ou es l'adrénaline de cette course qui sévit encore?

Devant son silence, que le Capitaine trouvait inconfortable, ce dernier ajouta. « J't'invite boire un coup...P'our m'faire pardonner de c'te course folle » Izuru protesta mollement, mais Gin n'en tient pas compte et les emmena dans un bar de sa connaissance. Le blond trouvait cet homme spécialement étrange. Ses yeux continuellement clos le mettait mal à l'aise, et son sourire figé semblait un peu froid. Pourtant, L'homme affectait un babillage naturel et léger, commentant l'état déplorable des rues. Respectueusement, Izuru écoutait, marchant légèrement en retrait. Il ne voulait pas être inventant en se mettant au même niveau que le capitaine, dont marche souple et élevée effleurait le sol, la ou lui avait l'impression de s'y enfoncer avec ses pas pesants. Le jeune diplômé se sentait tache. Et son Shiki le lui confirmait à son plus grand malheur. Une tension inexplicable le maintenait sur le qui vive.

« Mon p'tit Izuru »Demanda Gin qui venait de s'immobiliser. « Je te fais peur n'es ce pas ? ». Le blond imita le Capitaine, il se statufia. Ses yeux se baisèrent coupable. Ce n'était pas tant de la peur. Ce qu'il ressentait ressemblait plus au jeux dangereux d'une souris accompagnant un serpent. Il admirait profondément le Capitaine devant lui, lui qui avait sut le voir, et pourtant, il planait un air de danger autour de cet individu. Un halo avertissant de la nature menaçante de l'albinos. Mais Izuru n'avait pas peur de lui, cet homme l'intimidait, son aisance, sa confiance en lui l'ébranlait, lui faisait constater l'ampleur de ce qui lui manquait. Cependant, nul frayeur ne l'étreignait, sa timidité seule, couplée la réserve naturelle de son caractère, le murait dans un silence polie et une crispation nerveuse. Il craignait de commettre un impair, une bourde qui indisposerait le cadre supérieur, ou pire démentirait la haute opinion qu'il avait de lui, dont sa lettre était le témoin criant. « Non Capitaine »

Sa soudaine sureté de sa voie, la conviction de ses paroles interpelèrent l'albinos qui le considéra avec une surprise distillé dans une incrédulité heureuse. La vérité de ces mots le touchèrent, peu lui affirmait cela avec une telle sincérité. « Allons mon p'tit Izuru. J'disait ça pour plaisanter. On s'le fais ce bar ? » Tout en proposant cela, Gin repris son itinéraire, la discussion semblant close. Vraiment quel gamin étrange...pensa t il en observant la forme chétive blond qui le suivait avec dévotion. Sa Vue exacerbée lui permit de distinguer la silhouette abattus de Wabisuke. Récalcitrant ? Oui, l'esprit le fusillait littéralement de ses yeux semblable à deux billes mortes. Dans son regard de poisson sur un étale, le Capitaine devinait un ressentit et une désapprobation immense. Wabisuke et Shinsō n'entretenaient pas des relations honorables...Ce type est d'un ennui siffla Shinsō dans sa tête. Et il est dangereux pour nos projets ajouta t il. Oui mais il est trop obéissant pour contrer son maitre...rassura Gin. Effectivement, confirma l'Esprit reptilien en sifflotant de plaisir, que vas tu faire? Patience ma belle.

Gin entra dans un bar à saké, commanda en asseyant des boissons, et invita Izuru à se joindre à lui. « Et t'allais ou comme ça? » interrogea le blanc en prenant une coupe emplit de breuvage et en lui tendant une. Izuru lui répondit qu'il était en route pour voir ses amis. Le Capitaine signifia sa compréhension par un hochement de tête et une exclamation, le blond s'attarda sur le geste rustique du capitaine, séquelle probable d'une enfance dans des quartiers de misères. Il apprécia la simplicité de l'homme assis à côté de lui, qui dialoguait avec un ton chantonnant presque. En saisissant le récipient remplit du liquide incolore, il ne put s'empêcher de faire une analogie avec la pâleur extrême de son compagnon. Il est beau...Il comprenait aisément pour quelles raisons Matsumoto avait été conquise, et pourquoi elle le poursuivait encore. Centré sur son plaisir égoïste de compagnie, il ne ressentait pas de colère envers cet homme sources de l'alcoolisme poussé de son amie, et de la blessure profonde qui lacérait son coeur. Non, il n'éprouvait qu'une immense joie. Celle de partager un moment presque intime avec un Capitaine qu'il admirait.

Les deux hommes parlèrent, ils savouraient le breuvage à base de riz tout en échangeant, souvent à l'initiative du Capitaine. Leur discussion dériva, s'égayant progressivement. L'humour constant du Capitaine vient à boue de ses dernières réticences, et avant qu'il ne s'en rendre compte Izuru riait. Son visage peu habitué à de telles distorsions grimaçait un sourire maladroit. Le son contrit que sa gorge produisait le surprenait le premier. Il ignorait sa capacité à étirer sa bouche ainsi. D'ailleurs, Grand Dieu, pouvait il réellement produire cet enchaînement gauche de petites expirations saccadées accompagné d'une vocalisation inarticulée plus ou moins bruyante? Sa mâchoire protestait conte cette nouvelle gymnastique. Et son Shiki définissait le son produit de crissement de porte mal huilée, ou d'illustration sonore de son affligeante morosité . Son gloussement mourut lentement mais des éclats de bonne humeur continuèrent d'alléger son cœur. « Mon petit Izuru t'as vraiment un rire d'enfer » ricana le Capitaine en pouffant.

Izuru ne s'attendait pas à tant d'hilarité en compagnie de cet homme là. Dans la description de l'individu, amusant et sympathique n'apparaissait généralement pas. On le disait brillant, sarcastique et d'une méchanceté cruelle. Mais Izuru se convainquait qu'une profonde bonté, blindée sous son masque de renard, demeurait. Depuis qu'il avait lue sa lettre, les mots de ce personnage truculent avaient illuminé sa rétine, ses yeux restaient éblouis, et voyaient cet homme dans un halo de lumière. Oui cet homme était merveilleux, capable de réveiller en lui des sentiments de joie que son esprit névrosé et malade ensevelissait sous une couche dépressive épaisse. Et Wabisuke n'est pas aide probante non plus...

« Mama, j'abuse de ton temps mon p'tit Izuru »Gin paya leur consommation et se dirigea vers la sortie du bar. « J'vais pas t'renir plus d'aller voir tes amis »Izuru allait lui répliquer qu'il ne le dérangeait absolument pas, mais le volatile personnage s'était évaporé dans l'air.


La première pensée d'Ichigo quand il vit entrer chez lui le Capitaine Aizen accompagné de son Shiki fut des plus élégante: Fuck ! Il ne s'était pas réellement préparé à ça...Il avait même tout fait pour repousser le moment fatal où il devrait faire face à la réalité...Peut être dans l'espoir que cette dernière ne se concrétise pas...Les deux hommes sur son palier lui semblaient affreusement palpables, comme la matérialisation improbable d'un songe. Putain les deux autres approchaient bien trop vite.

Le premier drapé de son superbe orgueil avancé avec l'air faussement ravie. Ses pas écrasaient les quelques herbes folles de l'allée mal taillée, ruine oblige, le jardiner avait déserté. La lumière claire convergeait vers cet homme aérien, Comme si le soleil lui même bénissait cet homme extraordinaire. Ichigo se demanda comment quelqu'un d'aussi détestable pouvait se pavaner avec une telle aura. Car Aizen imposait l'admiration inconditionnelle, le respect et la confiance. Dieu l'avait doté de cette prestance surnaturelle hypnotique et, le rouquin pensa, redoutablement efficace. Un tel charisme entre des mains aussi ambitieuses est forcément dangereux.

Isshin partageait les impressions de sa progéniture. Des années de collaboration avec le vils personnage lui avaient appris à ce méfier de lui. Sous des airs bonhommes de Saint, Isshin entrevoyait les fissures du masque presque parfait. Il en décollait les failles, et en avait déjà vu les ravages. En dépit de sa figure compatissante, Aizen ne montrait aucune pitié, il prenait des décisions drastiques avec aisance, le nombres de sacrifice lui important se souvenait parfaitement de la Baie des Lapidés...Cette bataille avait eu lieux peu avant sa retraite anticipée, elle opposait alors Alice et le Royaume de Heart, à ouest. Afin de palier leur infériorité numérique, le gouvernement avait ordonné des missions suicides pour réduire les forces ennemis. Celui qui avait , ordonné, recruté et galvanisé ces troupes kamikazes avait été Aizen. Isshin n'avait jamais vu autan de jeune gens heureux d'aller mourir en chaire à canon.

Il se rappelait avec exactitude de sa posture droite, les épaules en arrière, le torse bombé de l'actuel Capitaine de la 5e. De son visage grave, et solennel qui arborait la fermeté de la determination. De ses yeux tranchants, aimantant tous les regards sur lui. Il se dressait sur une estrade de fortune qui par quelques illusions, semblait la plus prodigieuse des scènes. Sa voie, transfigurée de courage et de persuasion, était dépossédée de son horripilant mielleux doucereux. Il énonçait les raisons de l'offrande de leurs âmes à la guerre. Et les hommes, comme hallucinés, changeait de façon de penser. Certains trépignaient d'impatience à l'idée de périr pour cette cause formidable que leur peignait Aizen. Leurs femmes, leurs enfant leurs rêvent s'évaporaient déjà, seule la volonté d'accomplir le grand dessin d'Aizen les animait encore.

Cela aurait pu être le discourt vertueux d'un homme qui cherche à alléger le coeur de condamnés. En regardant, Isshin ne corroborait pas cette première impression. Aizen rayonnait bien trop, il éblouissait bien trop. Il était radieux, comme jouissant de son pouvoir sur ces âmes bientôt errantes. Isshin lisait du plaisir dans le coeur de cet homme. Il décelait en lui le délice de manipuler, de corrompre...La jouissance animal du pouvoir. Il sentait son mépris pour ces ignorants à demi abattus déjà. Son coeur s'était glacé. Depuis il redoutait l'éloquence, de cet homme capable d'envoyer à la mort des centaines de jeunes soldats sans remord.

Même le travail de cet homme au sein du Gotei semblait suspect au patriarche Kurosaki. Aizen jugeait tel un ange les Shikis, la justice avait pour définition celle qu'il lui attribuait, ni plus, ni moins. Et tous louaient sa faculté à faire des choix justes et réfléchies. D'apparence, clément, il prônait généralement une réhabilitation progressive, ou d'autre mesure tempérées. Cependant, il faisait montre d'une cruauté radicale pour les cas plus extrêmes. Sa capacité a adapter son jugement en fonction de l'accusé participait à sa renommée. Il lui arrivait de démêler des affaires humaines, et d'y rendre son jugement. Mais Isshin cataloguait ce prestige au rend de fable, il ne niait pas la compétence d'Aizen, mais ses soit disante bonnes intentions. Aizen l'effrayait plus que Gin, c'était pour dire! Aizen est le seul dont Kisuke se méfie, ça c'est la preuve !

Donc la possibilité de recevoir Aizen à son domicile attisait déjà sa colère, mais de le voir accompagné par le Shiki, incontrôlable et potentiellement mortel, de son fils, aiguisait ses envies de meurtres. Ce dernier suivait le Capitaine, qui le tirait grâce une laisse attachée à un collier à son cou, en pestant. Isshin compatis un millième de seconde, jugeant sa posture humiliante, surtout pour un signe du Zodiaque. Trainée comme un vulgaire animal de compagnie la terreur des Esprits, Aizen devait satisfaire ses penchants égocentriques là. Il admira la puissance qui se dégageait de la créature surnaturelle. Son corps avait des proportions taillées pour le combat, ses muscles ronds se bandaient imperceptiblement à mesure qu'il se rapprochait. Isshin devinait aisément les raisons des tensions qui parcourait le corps agile: la rage, l'humiliation, et peut être un peu d'appréhension.

Isshin poussa son inspection, remarquant dans la démarche hanchée de l'Esprit une faiblesse dans les jambes qu'il trouvait presque incertaines, ainsi que la sueur qui perlait à son front, trop abondante pour la chaleur de la saison. Aizen n'a pas due être tendre. Et cela inquiétait Isshin, tant sur la fiabilité du Shiki ainsi réduit au combat, que sur le caractère que cette détention violente aurait put forgé. Il déglutit. L'avenir de son fils vacillait, il le sentait. D'ici, les ondes agressives de la créature bleuté tentaient de lui sauter à la gorge. Il se dégageait de lui une brutalité bestiale et indomptable qui l'angoissait. Un prédateur qui même enchainé imposait la déférence et la crainte.

Il ne démentait pas la splendeur, d'un point de vue strictement professionnel, de la nouvelle arme de son enfant. Il alléguait son expérience pour affirmer que le 13e était surement inégalable en terme de puissance. Les récits à son égard, bien que gardés jalousement secret, témoignait de sa compétence. On lui attribuait des chef d'oeuvres de stratégie militaire tel que Kakesni ou de Rustrid. On s'épouvantait devant sa puissance colossale et l'ampleur de son pouvoir magique, lui qui domptait les flammes de l'enfer. On appréhendait sa fougue et son caractère emporté. On lui prêtait des contractants peu nombreux, mais dont les noms foulaient encore l'Histoire du Talon. Tsubasa, Le Libérateur, Konomaru Sajin, la Bête infernale ou Keigo, le Dernier Empereur...Ce qui l'ennuyait était plutôt la durée de vie de ces contractants qui ne dépassait pas la quarantaine...

Isshin avisa le vêtement et se retint de pouffer. Le contraste entre le raffinement de l'habit et de son mannequin engendrait une vision hilarante. Le père reconnu immédiatement la main de Fujaku, la qualité de son travail, mais aussi l'exquise minutie qui caractérisait ses productions. Aizen leur avait donc arrangé le Shiki avant sa livraison ? Car a en juger par les rougeurs qui irritaient l'encolure de ce dernier, il ne supportait pas la matière pourtant soyeuse.

Isshin fronça les sourcils. Quelque chose n'allait pas. C'était quoi ce... Il reconnu immédiatement le diadème que portait l'Esprit. Un limiteur de pouvoir. Ca par contre, il ne savait comment le classer...Bonne ou mauvaise nouvelle?

Il jeta un coup d'oeil à Ichigo, qui tétanisé fixait son Shiki. Il paraissait emporté dans des effluves insondables. Il contemplait son Shiki, absorbé par son essence. Un halo pâle l'embuait. Isshin tiqua. Son fils semblait transporté sur d'autres rivages, loin, très loin d'eux. Une forme fantasmatique s'arrogeant le droit de l'enlacer. La Vue n'honorait pas les yeux paternels, aussi il se trouvait dans l'incapacité de détailler plus ce nuage étrange. Son fils s'y nouait, mais le père ne craignait pas qu'y puisse être dangereux. Non, il s'en dégageait une sérénité lénifiante. Un apaisement heureux et nostalgique. L'apparition suintait la béatitude, comme une mère retrouvant son enfant, une amante son promis, une soeur son frère. Ichigo se laissait absorbé par ces ressentis extérieur, éprouvant à son tour la béatitude des retrouvailles...Il semblait absent, déconnecté de la réalité, explorant son bonheur transplanté.

Karin derrière lui soucieuse l'appelait en murmures, sa soeur Yuzu s'efforçait d'offrir un sourire éclatant au nouveau venu pour masquer la dissipation de son ainé. Ce fut elle qui réveilla la maisonnée par une phrase d'accueil chaleureuse au nouveau venu. « Bienvenue chez nous! Capitaine Aizen, Monsieur Jaggerjak nous sommes ravis de vous accueillir! » Aizen lui répondit par un sourire poli, tandis que le Bleuté, irrité, leva les yeux au ciel. En plus on lui refilait une famille niaise à souhait don dieu... Rien qu'a voir la tête de mort vivant de l'autre rouquin, Grimmjow devinait que le recevoir ne les enchantaient pas du tout...Et quand il avisa la noirceur de l'expression du Père, il confirma cette hypothèse. Putain, c'est mal barré...

Grimmjow déglutit, une immense fatigue menaçait de le faire tomber. Aizen l'avait bourré de drogue dans la voiture, pour la douleur, depuis il se sentait décalé. Complètement à côté de ses pompes. Ce con en avait profité pour lui glisser, l'air de rien, des informations sur son nouvel état. A savoir coincé dans un putain de corps matériel...Donc obligation de rester 24h/24 sur terre...Un enfer en perspective. Et comme si ça suffisait pas, la moitié de ses pouvoirs avait été bridé...Quelle vie de Merde.

Le mioche le contemplait toujours. Il était blafard...Grimmjow le trouva même embué dans une sorte de silhouette de brume. C'est quoi ça encore? Son front s'affubla de rides de contrariété. Grimmjow se perdit dans la contemplation de la distorsion crée, une transe ouaté de...reconnaissance ? le posséda intégralement. Une impression singulière infiltra son être, comme rentrer chez soi après un long périple. Il éprouva un cour instant une joie irraisonnée, irradiante, qui vrilla douloureusement son crâne. Une main inconsistante se tendit vers lui. La panthère se campa, rigide, partagé entre ses instincts qui préconisaient une ségrégation radicale de sa personne et de l'ondulant fantôme, et son âme qui s'illuminait et l'implorait de faire un pas en avant.

Mais le spectre se dissipa. Qu'es ce qu'il m'a filé comme drague l'autre abrutis ? Il reporta son attention sur le gamin qui papillonnait des yeux sottement. Le morveux voyageait dans un autre monde ou quoi? Paré de son tablier taché, dans sa main droite un pinceau goutait sur le parquet...Très classe...Surtout avec Aizen, impeccable à côté...On aurait dit un roturier et un noble côte à côte...Mais c'était peu être vraiment ça en faite? Naaaaaan, enfin un roturier n'aurait JAMAIS pu invoquer un esprit aussi prestigieux que lui. Quelle bonne blague. Le gamin commençait à l'inquiétait la...Il était sombre, presque éteint, bien différent de l'effronté qui l'avait pactisé avec lui à leur première rencontre, et malmené la veille dans sa cellule...Il le regardait comme un poisson dans un bocal. Il avait un truc sur le visage ou quoi?

Aizen accepta l'invitation de Yuzu, qu'il n'avait pas entendu, et entra prendre le thé. La petite les installa dans le salon, sur des -putain- zabutons. Ca va faire des centaines d'années que j'ai pas posé mon cul sur un siège aussi confortable. Et justement, la sensation moelleuse l'indisposa, il en avait tant affreusement conscience qu'il ne parvenait à se concentrer sur rien d'autre. C'était trop mou, trop confortable. Il se tortilla un peu, mais ce désagréable ressentit persistait. Vaincus, il poussa en grommelant le coussin plus loin, lui préférant le sol dur. Aizen était assis à côté de lui, se complaisant à tenir sa laisse. Grimmjow se promis de le tuer plus tard pour cet affront. En face d'eux, Ichigo mal à l'aise, et son père, effrayant, le jugeait silencieusement. Karin et Yuzu s'éclipsèrent après avoir servis des tasses fumantes aux aromates enivrant. Putain quelle ambiance...

Aizen déclencha les hostilités. « Bien, je suis venu vous apporter votre Shiki Mr Kurosaki » Le capitaine désigna Grimmjow du menton sans quitter son interlocuteur de ses yeux miels. « Il semble que vous ayez émis le souhait de le tester durant un délais d'une semaine » Grimmjow serra les dents. Il parlait de lui comme d'une objet, et de cette période d'essais comme d'un service après vente. Son égo, déjà mis à mal par cette putain de laisse, et ces putains de restrictions pris encore un coup en pleine poire. « Nous avons scellé une partie de ses pouvoirs pour plus de prudence. Merveille témoigne encore des excès de rage de votre nouvelle acquisition »

Ichigo ne sut pas ce qui le dérangeait le plus. Le ton dogmatique et supérieur de ce péteux brun? Ou qu'on ait scellé les pouvoirs de Grimmjow? Car enfin, son esprit était déjà bien diminué sous forme physique, alors si on lui ôtait encore de sa puissance à quoi servirait il? Pourrait il vraiment combattre des Yokais dans cet état la? Plus important, pourrait il le protéger ? Et enfin, pourquoi ce salopard bleu était aussi silencieux, presque calme? La proximité d'Aizen et de SON Shiki l'irritait. Et était quoi cette laisse d'abord ? Grimmjow n'était pas un animal! Toutes ces réflexions, ajouté à la théine, achevèrent de le réveiller. Lui même n'était pas dans son état normal constatait il. Au moment ou Grimmjow était apparut, il s'était sentit comme partir...Chose étrange en sois, car il n'avait pas bougé. Vraiment Grimmjow le remuait. « Pourriez vous l'appeler par son nom je vous pris » trancha t il sévèrement. Grimmjow leva un sourcil surpris.

« Et enlevez lui donc cette laisse ridicule » continua le mioche. Le bleuté resta interdis. Un truc avait changé juste à l'instant. Ca suinté dans l'air, et emplissait son palet. Le gamin...Un truc venant du gamin avait muté. Un large sourire fendit ses babines acérées . Un rictus à cheval entre la grimace de cruauté et de scepticisme. « Je doute que cela soit une idée recommandable. » protesta Aizen. « Et moi de vous avoir demandé votre avis Capitaine, comme vous l'avez si bien dit, il est sous ma juridiction à présent » Aizen changea de visage, sous sourire bienveillant fondant graduellement. Il fusilla Grimmjow qui riait aux éclat, extatique que quelqu'un tienne tête au brun. Il aimait de plus en plus le gamin!

Isshin pris sur lui d'apaiser les divergences naissantes. Bien qu'il accordait à Ichigo son aval sur le principe, en application, il préférait voir l'Esprit le plus restreint possible « Ichigo, un peu de tenu, Aizen ne voulait pas remettre en cause ton autorité. Ce n'était qu'un bon conseil. » Il insista lourdement sur le « bon ». Mais son fils, sourd, volontairement ou non, n'en tient pas compte. Il se leva brusquement, faisait sursauter Grimmjow de nouveau attentif et alerte, et sidéra le Capitaine qui intériorisa son étonnement. Son père, lui était atterré, son fils, si obéissant, gravissait les marches de l'effronterie avec insolence. Cette facette d'ichigo, Isshin ne la connaissait pas, elle ne transparaissait que rarement. Grimmjow lui n'avait jamais vue qu'elle. Qu'un gamin égoïste et impulsif, qui en cas de stress perdait les pédales. Qu'un gamin somme toute, qui encore immature testait ses limites. Cependant ces changements de comportement soudain et radicaux l'inquiétait un peu...Un schizophrène ?

Le diplomé rejoignit Grimmjow, les yeux liquides de témérité. Un instant, lui et son Shiki se dévisagè rouquin s'accroupit gauchement. Leurs nez se touchaient. Il effleura sa nuque avec délicatesse. L'Omoyji fut troublé par la texture du collier. Du cuir ? Non, cela ressemblait vaguement à une herbe, pas de la peau en tout cas. Il regrettait qu'on eut put porter atteinte à l'intégrité de sa panthère en ferrant son cou de la sorte. Dans sa rétine dansait encore l'image de ce prédateur, féroce, latent, menaçant...Le voir enchainé rompait si fortement avec l'idée qu'il avait de lui...Inacceptable. Réduire à ce point un être était juste intolérable.

Grimmjow ferma les yeux, incertain, quinaud. Il percevait de la colère émaner de l'autre. Instinctivement il se ratatina, montrant les crocs. L'autre le surplombait, il n'aimait pas ça. Il grogna, intimidant. Il aimait pas du tout. Il voulait qu'il s'éloigne. Ses babines se retroussèrent machinalement. Il se sentait terriblement impuissant. Ses ongles ratèrent le sol avec furie Ses griffes se manifestèrent, raclant le bois tendre. La main rampa jusqu'a son cou. Danger. Exposer sa gorge ainsi...Il amorça un mouvement de recul, incapable de reffreinner ses instincts de survit. Spontanément, ses griffes sortirent et s'élancèrent vers la gorge de son adversaire. Mais deux autre paumes le maintinrent en place, celle du père. Piégé. Sa respiration se statufia. Il devait s'échapper, qu'importait comment. Il se débattis contre cette poigne implacable, tirant convulsivement sur ces entraves humaine. La main saisie sa gorge. Conscient de son impuissance, il se recroquevilla, plissant les paupières.

Un clik retenti. Il ouvrit les yeux.

Ichigo lui adressait un fasciés rassurant. Aizen, immobile, exsuder de rage, l'écartelant des yeux, la panthère se tendit sous l'assaut de cette soudaine ire. Isshin, consterné fixait son fils, sa main ou gisait le collier, son fils, Grimmjow, Aizen, son fils... « Voyez » triompha Ichigo « Il ne se passe rien »

« Ichigo » Dit son père « Si je ne l'avait pas retenu, tu serais mort ». Il releva à la hauteur du visage de son fils les poignets de l'Esprit qu'il tenait toujours. Ce dernier les observa. Une fine brulure les cerclaient, la ou son paternel les avait saisie. Ils s'agitaient comme des possédées pour retrouver leurs liberté. Au bout des doigts meurtriers, des griffes luisaient sous la lumière du jour. « Il te les auraient planté dans la jugulaire ichigo » Reprocha son père avec une voie grave. Comme son enfant perdait de ses couleurs il ajouta« Ne baisse plus ta garde » Ichigo avait pâli plus encore. Son sang aurait put tacher ces griffes assassines.

Lentement Isshin relâcha sa prise sur les poignets de Grimmjow qui se frictionna ses blessures. « Et toi »Isshin souffla dans son oreille « Ne t'avise plus jamais de faire ça » L'esprit allait lui répliquer d'aller se faire foutre mais la menace d'une lame sous son menton le stoppa. Un reflet l' éblouie, il reconnu l'arme, un vulgaire canif. Ce mec ne pensait tout même pas le tenir en respect avec ce joujou? Certes, on l'emprisonnait dans une enveloppe charnel, cela amoindrissait considérablement sa force de frappe, mais de la à ce qu'une lame de rasoir le terrasse...Un rictus suffisant déforma ses traits. « T'espères pas m'impressionner avec ça j'espère »

La panthère donna un coup de tête en arrière, Isshin se recula en tenant son nez qui saignait, surpris. Vif, Grimmjow récupéra le canif à terre, pestant contre la lourdeur de son corps, il saisie un des bras Isshin et le lui bloqua dans le dos. Aizen s'esclaffait silencieusement dans sa tasse, la présomption des Kurosaki méritait sa place dans les légendes. Un ricanement déchira les lèvres de la bête «T'avise pas d'me prendre pour un con. J'suis pas... »

« Grimmjow »le coupa Ichigo « Relache le! » L'animal mira le gamin. Il tremblait de partout. Impressionné ? Vraiment ce mioche alternait phase de confiance frôlant la témérité, et période de couardise et de doute. Une vrai meuf ce mec. Quelle plaie. Le bleuté raffermis sa prise, mine de rien l'autre empruntait aux anguilles leur facilité à fuir. Si il relâchait son attention, Isshin s'extirperait de son étaux.

« Grimmjow » L'esprit tourna la tête vers son nouvel interlocuteur. Aizen prenait la parole, bah voyons. « Soi raisonnable, relâche le » Grimmjow tressailli, le ton du Capitaine le convainc d'obéir. Un chien aboie, mais en présence de son maitre ne mort pas. Triste constat. En plus se mettre à dos les Kurosaki n'était pas une bonne idée si il voulait éviter de retourner en cellule. T'es bien partie pour un aller simple dans ce cas. Il ne comprenait pas les démarches du brun. Ne devrait il pas laisser dégénérer la situation? L'Esprit devinait aisément que le Capitaine rêvait que le gamin le renvoie dans sa geôle. Qu'il refuse de le garder à ses côtés.

Avec un profond soupir, la bâte se rassit sagement, laissant Isshin et Ichigo ahuris. « Je vous présente mes plus plates excuses. Je pensais ne pas avoir à intervenir maintenant qu'il est sous votre juridiction » Expliqua le Capitaine en absorbant une généreuse gorgé de thé. Ichigo pensa si profondément « Salopard » que ce mots raisonna dans le crâne de l'Esprit qui s'autorisa un faible sourire amusé. D'autant plus que cela prouvait un évènement de bon augure: leur lien s'affermissait. Avec un peu de chance, il deviendrait incassable, et la plus moyen de le renvoyer chez Aizen en prison. Le gouvernement ne bouderait pas ses capacités offensives, et conscient de cela, Grimmjow exultait.

« Cet incident ne ce reproduira plus » Affirma Karin qui alerté par le bruit avait accourut, Yuzu sur ses talons. « Nous sommes tous à cran c'est normal que tout ça explose » De mauvaise grâce, Aizen approuva par une onomatopée dédaigneuse tout en la toisant froidement. Les jeunes perdaient leur respects...Profitant de ce moyen d'alléger l'atmosphère, Yuzu enchaina « Aviez vous autre chose à nous annoncer Capitaine? »

« Hum, oui. Je vous recommande l'emploi fréquent de l'Ordre . » Le rouquin leva les yeux au ciel. Il préférerait limiter le recourt à l'Ordre. Un Shiki obéissait spontanément à son maitre, en théorie. Cependant, il possédait également une personnalité, aussi il arrivait fréquemment qu'un Shiki refuse d'accomplir une tache délégué par son maitre. On recourait alors à l'Ordre qui l'obligeait à la réaliser. Ichigo trouvait cette méthode barbare, car faisant abstraction des sentiments d'autrui. « Si vous perdez le contrôle de votre créature, ce qui bien sûr n'arrivera pas entre vos mains expertes ...» Sale Cafard à la capillarité douteuse, fot-en-cul égocentrique, nodocéphale arriéré...

Grimmjow pouffa. Le gamin avait vraiment une imagination débordante en matière d'insulte. Malheureusement, son rire ne passa pas inaperçus, et lui attisa les foudres des habitants de la maison se pensant tourné en dérision. «... utilisez ceci »

La panthère la première stupéfaite observa avec circonspection l'objets non identifié dans la main du brun. Il se recula avec effroi. « Z'allez pas lui donner ça n'es ce pas? » demanda t il chevrotant. « C'était effectivement mon attention Grimmjow »Aizen continua se siroter son thé. Gracieusement, il posa un anneau doré sur la table. Isshin se pétrifia« Aurais tu un problème avec cela ? » s'informa faussement préoccupé le Capitaine. L'Esprit se raidit, son poing s'abattit sur la table renversant la tasse d'Ichigo encore pleine. Le rouquin s'écarta vivement, le liquide lui brulait les cuisses, son exclamation douloureuse fut couverte par le rugissement de Grimmjow et le cris alerté de Yuzu. « Te fous pas d'moi! » La panthère se leva impulsivement, se donnant de l'importance et de la carrure.

Le bleuté écumait de rage littéralement, si bien qu'Aizen se crispa. Il toisa l'esprit, évaluant son ire et l'estimant ravageuse. Pour couper court à tout acte regrettable, il employa l'Ordre, sa profession de juge des esprits le lui permettant même sur l'Esprit de quelqu'un d'autre. « Assis toi » Il vit Grimmjow lutter, sa respiration gémissante accélérant graduellement. Son corps se courbait par strate, comme la mécanique rouiller d'une vielle machine sans huile. Non, il ne succomberait pas au murmure de l'Ordre. Sa volonté terrasserait cette injure. Aizen n'avait aucun droit sur lui, sur ses choix, ses actions, ses idées. On ne pouvait le contraindre. Pouvait on restreindre une tempête? Ses dents se serrèrent à en casser. Les vagues de feu de l'Ordre corrodaient ses veines écorchées, sa promesse vénéneuse et libertine de luxure tentait de le faire ployer. Il se sentait faiblir.

Chaque centimètre perdu lui était insupportable.

Il ahanait misérablement, couvé par le regard scandalisé de son maitre, que Yuzu tentait de trainer à la cuisine, qui assistait impuissant à sa déchéance. Silencieusement, ce dernier priait pour le triomphe de son Esprit. Il admirait son combat qu'il savait vain. Il applaudissait son courage, celui des insoumis qui même asservis défendent leurs honneurs et leurs vies. Il soufrait de cette défaite prochaine. Il louait la hardiesse de cette bête blessée qui défiait son destin et transcendait sa condition. Voir Grimmjow lever le menton, affronter vaillamment un être en position de supériorité avec ses faibles moyens, forçait le respect. Mais tiraillait aussi le coeur, l'affligeait de pitié. Il chutait, ce splendide animal chutait dans les abysses du déshonneur malgré ses sursauts de bravoure. Une larme coula le long de sa joue.

Grimmjow était assis. Pitoyable dans son abandon. Ses tempes battant d'une colère indignée et vaincue. L'amertume de la défaite accentuait la brulure du dégout. Tous son corps le lançait. Contrer un Ordre épuisait ses ressources mais aussi son esprit. Tête basse, le cou brisé sous le poids de l'échec, le bleuté s'affaissa. La nausée balançait son estomac de gauche à droite. « T'as pas l'Droit d'lui donner ça » souffla t il. Il ajouta un soupir que le vent seulement embrassa : « T'avais promis »

« Grimmjow » reprocha gentilement Aizen en lui ébouriffant les cheveux, le bleuté resta sans réaction, vidé, ce qui choqua profondément les Kurosaki pré tira plus fort sur le bras de son frère, argua que ses blessures devait être soignées. Pour ce dernier, cela pouvait attendre, la détresse de son Esprit le préoccupant bien plus. Karin, pragmatique lui ordonna de ramener la trousse de soin, il ferait les bandage ici puisque son imbécile de frère était collé au parquet. Aizen assura que cela ne le dérangeait pas. La cadette s'exécuta en trottinant. « Pourquoi tant d'emportement pour un objet dont tu as oublié la signification? » L'Esprit tressailli. Salop. J'te buterait. Cette fois ce fut Ichigo qui fut surpris par la voie dans sa tête.

Comme il ne répliquait pas, Aizen enchaina. « Celui est un effet personnel de votre acquisition » éclaircie t il. « Nous l'avons enchanté afin qu'elle agisse directement en tandem avec le limiteur qui vous pouvez observer ici » Il releva le visage exténué de Grimmjow par le menton, crispé d'irritation, d'une main, l'autre pointant le diadème doré. Quand il lâcha sa prise, la tête de Grimmjow tomba mollement, abattus. « Ainsi, cet anneau agit comme un lien entre vous deux. Il vous permettra d'accentuer le pouvoir de votre Ordre, votre Shiki ayant une forte propension à combattre » Le rouquin saisie l'objet avec sensiblerie. Ca semble important pour Grimmjow.

Yuzu arriva, tenant dans ses petites mains la trousse à pharmacie. « Ca va papa? » demanda t elle en passant devant son père comme figé, saisi par quelque chose d'abstrait et de préoccupant.

Le Capitaine flatta son ancien détenu du dos de la main, lui frictionnant le dos, faussement compatissant. Ce dernier se crispa, un feulement menaçant chuintait par sa bouche fendue. Le front de Karin se plissa de contrariété. Ce brun irritant n'évoquait pour elle qu'un nuisible envahissant et traitre. Rien ne portait naturellement à lui vouloir du bien, au contraire, ses attitudes hypocrites et ses mascarades d'attentions bienfaisantes contraignait au mépris le plus pure. Enfin, de son point de vue superbement subjectif. « Capitaine Aizen. N'étiez vous pas occupé ? Vous retenir de cette bicoque par convention nous serait fort pénible... »Demanda l'ainé féminine de la maison aigre-douce. La soeur s'offusqua de son leste, son père manqua de peu s'étouffer, son frère en revanche embraya immédiatement. « Quels hôtes déplorables nous faisons! N'aviez vous pas convié avoir une réunion importante? » Sa stupeur était passée, Grimmjow n'avait tenté de le tuer qu'une fois de plus après tout. Il présentait que leur relation future le contraindrait à la plus vigilante des prudences...

Le Capitaine fronça les sourcils, il ne se souvenait pas d'une telle insinuation de sa part. Écourter son entrevue avec cette famille lui semblait cependant une option alléchante. Un dernier regard sur Grimmjow le convainquit. Il contre une fatigue plombante provoquée par les transports qui l'avait agité précédemment. Lutter contre un Ordre...Quel acte vain et indéniablement épuisant. L'état de l'esprit nécessitait du repos. Aizen prévoyait déjà la colère qui animerait son esprit une fois qu'il l'aurait obtenue. Et afin qu'elle se porte sur ses nouveaux propriétaires, et non sur sa personne, un retrait stratégique semblait tout indiqué. « Ma fonction me rattrape même dans ces moments d'agréable partage avec votre charmante maisonnette »

Ichigo ne sut pourquoi cette phrase sonnait comme une insulte. Le rouquin élargit son sourire. Yuzu secoua la tête dépité, elle se proposa de raccompagner le Capitaine arguant l'attitude peu courtoise de sa fratrie, et préférant elle même se changer de cette tâche afin que le Capitaine ne les catalogue comme étant une famille de rustre et de goujat. Aizen rit pour la forme. Ichigo considéra sincèrement cette option. Pour un résultat aussi allègrement fabuleux, il acceptait de racompagner ce salopard à la porte tient! Cependant la réalité se rappela à lui, pour déloger ce cafard, il supputer l'emploie de moyen plus extreme. De toutes les manières ses yeux ne supportaient plus la vision de ce type dont l'aspect impeccable rappelait que trop sa propre apparence paysanne.

La journée continua avec son quotidien naturelle. Et pourtant l'angoisse ne quittait pas le patriarche soucieux.

Cet anneau n'annonce rien de bon...


« Oua » s'exclama Hyori en tournant sur elle même, emporté par l'élan de sa course « C'est grand! » Hinamori et Rukia la rejoignirent saisie par la beauté de ce qui se dévoilait sour leurs yeux. Incrustée dans la falaise ou résonnait le clapotis du fleuve en contrebas, la cité défiait les éléments. Sa suprématie s'exprimait pleinement au travers de son entré: Une somptueuse arche qui se découpait dans l'immensité du ciel, touchant les nuages. La torii imitait par sa grandeur les cascades pérennes, il coulait le long de son bois des peintures en esquisses d'or. Les Hachira, les piliers du portail, rouges sombres plantaient l'oeuvre architecturale comme des racines, le Daiwa en or formait des arabesques qui entouraient les piliers de leurs courbes ouvragées. Aux sommet des colonnes pourpres; deux dragons soutenaient un toit en tuiles luisantes. Des lampions éteins en ce début d'après midi se balançaient dans le vent. Les trois jeunes femmes contemplaient l'entrée de la citadelle : Faust.

Rukia ébahit se gorgea de cette vue magnifique. Au travers de l'arche ouverte, on voyait la ville en effervescence. Les charrettes marchandes affluaient, les piétons mais aussi les chariots chargé de voyageur, des chevaux lancés au grand galop, des pèlerins...Une mixité de personne impensable ailleurs. Faust était un lieu d'échange d'humain et de marchandise. La ville se targuait d'être le seul col permettant de passer les Montagnes de Paskalak et le fleuve tumultueux du nom de Baist « C'est d'un raffinement ». La jeune fille regretta l'absence de Shirayuki, mais sa pédante partenaire lui avait avoué qu'elle préférerait rester dans ses quartiers du monde des esprits pour le moment, non sans omettre de lui rappeler qu'en cas de soucis, elle pouvait l'invoquer. Enfin en cas de danger mortel uniquement, car l'Esprit aimait son confort...

Les garçons, chargées comme des mulets de leur bagages, et de ceux, volumineux, des jeunes demoiselles les accompagnants, arrivèrent en nage. La sueur perlaient à leurs fronts éprouvés. Matsumoto les encourageait avec une danse pleine d'entrain. Ikkaku s'encombrait du maigre sac d'Hinamori, et de celui conséquent de Matsumoto , Renji croulait sous celui monstrueux de Rukia, et enfin Hisagi râlait en transportant celui débordant de la troisième fille de leur équipée. Hisagi, furieux déposa au pied d'Hyori son chargement,l' invectiva, lui rappelant qu'elle possédait elle aussi des bras, une bigre de force très peu féminine tout à fait capable de porter ses bagages. La petite blonde lui envoyant son pied en réponse et il ne due qu'a ses réflexes de l' éviter. De fureur il lui enfonça le point dans les cheveux, le tournant comme le vices, décoiffant la petite qui gesticulait en proférant des insanités.

« Tu te rend compte que j'ai monté tous ses putain escaliers avec tes putains de bagages! T'as mis quoi dedans ? Des briques ! » En même temps t'es vraiment un soumiscommenta Zazeshini. Oh ta gueule lui rétorqua son maitre, de plus en plus échauffé. « J'pensais pas qu'étais aussi flaiblar Hisagi! Faut p'être qu'tu t'inquiète » Un point pour la petite! annota l'Esprit « Sale singe dégénéré! » 1 partout! « Primate des cavernes ! » Quel retournement! épilogua le sombre qui semblait, au plus grand désespoir de son maitre, se complaire de cette situation. Il se prenait pour un commentateur sportif ou quoi? « Mollusque » Oh quel imagination Maitre! ironisa la détestable créature en applaudissant narquois « Promtosaure avarié! » Bien envoyé gamine. Hisagi se promis de tuer son Esprit plus tard. Il ne pouvait décemment pas engueuler dans un lieu publique un putain de saligo invisible au yeux du monde, et inaudible, les veinards, pour tous sauf de lui!

Hinamori tenta de pacifier la chose tandis que Matsumoto riait à gorge déployée. Renji rendait révérencieusement son paquet à Rukia qui le remercia de sa mansuétude. Et Ikkaku, accoutumé à ce genre de scène tentait interpeller un passant, mais étrangement tous le fuyait, son faciès froncé n'appelant pas au dialogue. Trouver l'Hotel ne s'annoncait pas simple.

« Et aussi on peut savoir pourquoi t'as proposé à Rukia de porter ses bagages hein RENJI! » Le rouge se tendit. Voila, on y arrivait...C'était lui qui avait initié l'action. Pour accéder à l'entrée de Faust, un obsatacle périlleux devait être franchis: Les escaliers. Bien évidement, une voie plane et accessible aux voitures( avec des boeufs et des chevaux hein, pas nos voitures à nous) étaient mis à disposition, mais son emprunt coutait une somme astronomique. Rukia avait « emprunté » à la caisse familiale une somme importante mais qui devait également les loger et les nourrir, le zèle était proscrit sous peine d'amputer le cadeau. Aussi leur groupe avait opté pour l'option la plus physique: les escaliers. Lorsque leur calèche les avait déposé au pied de cet objets de torture, pour s'attirer les bonnes grâces de celle qu'il voulait séduire, il lui avait proposé de la débarrasser de son encombrant sac de voyage. Par pur esprit de compétition, Ikkaku l'avait imité, il avait saisie à une Matsumoto aux anges, et une Hinamori gênée, leurs valises. Hisagi avait bougonné dans sa barbe, il venait de rater une occasion de charmer sa belle rousse. Cette dernière, voyant son embarras l'embrassa en lui faisant un clin d'oeil.

Puis...Et bien forcément, Hyori avait évalué la situation, jugeant la conjecture inacceptable. Elle aussi comptait bien se débarrasser de ses affaires, seulement, Renji lui inspirait pitié, il croulait sous le poids des bagages de Rukia, et elle craignait d'achever Ikkaku, qui malgré son air bravache peinait à faire tenir tous les paquets en équilibres. Les deux derniers membres du groupe s'était observés, Hisagi la défiant de faire un pas vers lui, aussi vive que l'éclair, la jeune fillette lui avait déposé sa valise dans les bras, et saisissant Hinamori et Rukia par les bras, avait détalé.

Quelques trois heures plus tard, ils avaient gravis ces marches de l'enfer.

Le rouge dévia habilement la conversation. « Ikkaku tu as réussi à aborder les passants? » questionna t il. Le visage irrité du susnommé lui offrit la plus parlante des réponses.

« Ce n'est pas grave » rassura Hinamori. Elle arrêta une dame qui lui indiqua la route. Ikkaku s'affaissa de désespoir. Tous les Hôtels de la ville était blindés, mais le nom Kuchiki ouvrait pas mal de porte « Apparement c'est en centre ville »

Ils hochèrent la tête grave. L'enchère Waves devait se tenir demain...


Pouafffff

Bon alors la prochaine fois il y aura un combat ! Oui mesdames et messieurs, un combat avec de l'action et du fun ! Allez à plus :)