Bonté divine, enfin fini ! Merci à Lulu qui a pas mal galeré pour le coup ;p
Joyeuses fêtes ! Et bonne lecture :)
Ceux qui sont attaqués
Du sable entre les doigts
Les nuages s'écoulent.
Automne des matins.
Masaoka Shiki
Izuru se trouvait indisposé par la démesure du lieux. Le Gotei 13, la caserne aux 13 fleurs, était le centre générale des 13 divisions de la cour. Il se situait idéalement, planté comme une immense ruche sur une ile qui côtoyait celle du palais des Miroirs, la demeure de l'empereur. Sous bonnes gardes, une porte unique permettait d'entrée dans un complexe suffisamment grand pour accueillir l'ensemble de la population urbaine et rural des environs en cas d'attaque. De l'immense muraille qui encerclait toute la structure, seuls les embouts fins des toits pointaient. Les tuiles vernis des hauts toits aux formes assouplis comme une femme arquée luisait sous la lumière. Le blond se retrouvait un peu bête au milieu de l'allée, il levait la tête pour apercevoir le chemin de ronde qui enjambait la porte EST. Les deux battants de cette dernière s'ouvraient comme une bouche avide, l'air s'y engouffrant en sifflant. Un garde barrait l'entrée, il semblait ridicule devant tant de faste architecturale.
« Impressionnant n'es ce pas? » Claironna le garde posté la. Le blond hocha la tête, hébété. Rien que la porte surpassait de loin tout ce qu'il avait jamais vue en terme de grandeur. Pour lui, élevé dans un taudis de campagne, il pensait leur Université insurpassable en hauteur. En comparaison de cet édifice monumentale, leur école faisait pâle mine. Maitre, votre bouche gobe des insectes l'avertit Wabisuke avec indulgence. Le récent diplômé rectifia sa posture, reprenant une mascarade de contenance.
« T'es un membre de la nouvelle promo ?» lui demanda le guetteur. « Oui, enfin pas encore.. »lui confirma t il. « C'est vrai que vos affection serons confirmé en fin de semaine ». Le garde prit dans sa main son menton, ses sourcils se froncèrent légèrement. Il s'informa auprès du blond de l'objet de sa visite confiant son étonnement quand à sa présence ici. « Tu viens quand même pas visiter les locaux pour finaliser ton choix, des fois! Ah la Bleusaille! Si c'est ça j'te conseil la 6e, ils ont des salles communes à se damner. Quoi que la 1er à les meilleurs dortoirs...Par contre évite la 11e c'est une porcherie ! »
Izuru ne savait pas comment l'interrompre, il désirait un renseignement, pas une visite orale des lieux. Le Capitaine Gin lui avait donné rendez vous à son bureau lorsqu'il s'était quitté la veille. A ce moment la, Izuru n'avait pas répondu par l'affirmative immédiatement, il désirait passer un moment entouré de ses amis. Mais depuis, il avait trouvé leurs appartement vides. Sur la porte d'Hisagi un mot expliquait leur départ précipité et annonçait leur retour pour dans 3 jours. Vexé Izuru avait rebroussé chemin et s'était terré chez lui. Wibisuke avait déploré pendant 3 heures le peu de confiance à accorder au genre humain, la fourberie des Hommes, leur propension à la trahison... « La confiance produit la fidélité dans les magnanimes et excite la trahison dans les lâches. » Philosophique mais le blond avait sérieusement envisagé le meurtre. En plus de dénoncer ses amis comme traitres, cette phrase le cataloguait également comme un lâche..
Plus rien ne s'opposant à son rendez vous avec le Capitaine de la 3e, Izuru avait choisit de l'honorer. Il aurait peut être due étudier plus en profondeur la question, cet homme l'abrutissait de parole. Il lui donnait le tournis et le pauvre Izuru aurait bien demandé une prime de risque, tant l'autre le noyait. « La 4e est sympas, j'avais hésité à y entrer mais... » Mais faite le taire« ...et puis franchement, le capitaine de la 12e fait peur... » Votre espèce maitre est surprenante, il vous faut deux ans pour savoir parler, mais toute une vie pour apprendre à vous taire, commenta L'esprit. Merci Wabisuke pour cette remarque instructive. « ...après être invocateur c'est quand même un avantage... »
« Keigo! » cria une voie féminine. Le flot inspirant de babillage cessa. Sauvé! Sa bienfaitrice était une brunette à lunette rectangulaire, l'air sévère et ordonnée. Immédiatement le susnommé mis ses mains en positions de défense tout en implorant un pardon indulgent. Izuru arqua le sourcil en suivant la scène des yeux. La brunette tançait le jeune garde qui se réfugiait derrière lui afin de se protéger. Vous prendre pour un bouclier humain semble être une manie maitre. Ce dernier suivait avec circonspection les gesticulations du dit Keigo, qui s'efforçait, en lui tournant autour, d'esquiver la prise précise de l'autre femme. Le blond redoutait qu'un coup malheureux ne le terrasse. ET cela ne loupa pas. Une manœuvre maladroite de la part du poursuivit le fit tomber à terre, l'entrainant dans sa chute. L'implacable gravité...Vous être soumis à la fatalité terrestre comme tout le humain, maitre. Vous tombez, comme les mouches, les déluges, les péchés, la mort...
Izuru roula des yeux. Il se demandait par quel acharnement, proprement prodigieux, Wabisuke percevait toujours le mal et l'infamie dans chacun de ses gestes... « Je t'en prie Nanao! » Supplia Keigo, genoux au sol et mains jointes. « Je ne sais pas qui a mélangé les dossiers dans ton bureau. Ce n'est pas moi qui suis entré par mégarde et j'ai pas renversé le bureau. Donc ce n'est pas moi qui est tout mis par terre. Et c'est pas moi qui les ai remis en pagaille car j'ai peur de toi. Je t'en supplie crois moi » Mais quel crétin, confia Izuru. Maitre ce n'est pas de sa faute. Il a peut être joué de malchance. Sa mère doit être morte en couche, son père devait jouer. Il n'a pas reçus d'éducation décente, observa avec la joie d'une pierre tombale le Shiki. Wabisuke l'interpella son maitre en roulant des yeux. Qu'y a t'il? demanda t il. Non rien...
Le regard inflexible de la démone à l'aspect de secrétaire écartela Keigo. Il dut comprendre qu'il en avait trop dit car il avoua tout. « Tu sais bien que ma mère est morte en couche, et que papa jouait! Comment veux tu que je sache comment trier des dossiers! »Nanao s'attendrit devant l'inculture et la bêtise ainsi mise en lumière. Izuru, lui, fut fissuré. Ne vous l'avais je pas dit maitre ?
« Bon » clôtura Nanao en aidant les deux garçons à se relever. « Pour cette fois je passe l'éponge » Le jeune homme se confondit en remerciement. Puis se tournant vers Izuru, elle ajouta. « Je suis Nanao, vice-capitaine de la 8e division » Elle lui tendit professionnellement sa main. « En quoi puis je vous être utile ? » Le blond expliqua sa requête, les deux personnages semblèrent surpris mais ne commentèrent pas. Nanao ordonna sèchement à Keigo de le conduire puis la rejoindre dans son bureau afin de classer tout le désordre qu'il avait mis avant de prendre congé. Trop heureux d'être acquitté si aisément, le jeune garde s'empressa d'accepter. Après que Keigo ai hélé un de ses camarades pour le remplacer, ils se mirent en route.
Ses yeux azurs s'acclimatèrent rapidement, ils parcourent la pièce inconnu, s'accrochant à chaque détails suspects. Une main lasse les frotta avec langueur. Dieu qu'il était fatigué. Ses muscles manifestaient douloureusement leurs présences tendues. Il soupira en se redressant. Franchement le gamin lui avait aménagé un taudis. Les murs semblaient dégouliner de peinture mal apposée, ses meubles devaient avoir été récupéré dans un marché au puce...Et bonne mère, l'avait on logé dans une ancienne chambre de bonne? Les shogis étaient rafistolés à la va vite avec du papier bambous de mauvaise facture, le vent automnal s'infiltrait légèrement. Cependant il musela ses récriminations, après son séjours dans les cachots de la 5e il n'allait pas faire son difficile...
Sa main buta sur une céramique. Il observa septique le récipient remplis d'eau claire ou trempait un linge propre. Une masse humide tomba de son front et vient heurter ses cuisses. C'était une petite serviette éponge blanche a moitié sèche. Avait il eu de la fièvre ? Il tâta son front, s'étonnant de le trouver moite et chaud. Bah voyons, un esprit malade, on aurait tout vu. Les corps humains avaient réellement une santé de merde. Rageur, il balança la serviette étendu sur lui dans le bol en maugréant. La brusquerie de son effort lui tira une grimace. Mais quel Merde! Avec mécontentement il se dégagea des draps, bien décidé à se lever. Malheureusement il vertige subit le contraint à l'immobilité.
Les épaules nouées de Grimmjow s'affaissèrent. Il détestait déjà sa situation. L'aube se levait timidement . La journée promettait...L'Esprit serra les dents et se mit sur ses deux pieds. Il aimait les futons, la proximité avec le sol de ce couchage le relaxait, mais quelle galère pour se redresser. Il sentit sous sa voute plantaire la sensation reconnaissable de la soie. Surpris, et convaincus que le sol, au vu des moyens de ses hôtes, ne pouvait être tapissé de ce matériau précieu, il baissa le regard. Un hakama et une Kosode avaient été laissés à son intension. Il aurait préféré un katana ou une épée mais il apprécia de pouvoir se changer. Ses vêtements lui collaient, sans doute à cause de sa nuit de fièvre. Il délaissa ce dernier sur le couchage défait qu'il se refusa à remettre en place. Il n'était pas domestique non plus!
Il voulait prendre un bain. Grimmjow sortit de sa chambre, à l'odeur il repéra l'emplacement de la salle de bain. De cette pièce émanait un baume olfactif d'huile essentiel et de parfum, il en suivit la trace. Il s'étonna de ne croiser personne, ni domestique, ni membre de la famille. Pour les maitres de maison, il pouvait comprendre, les nobles n'étaient que rarement matinaux. Mais pour les domestiques. Dans toute autre demeure ces derniers s'activaient dès les premières lueurs. Ils lavaient les sols, étendaient la lessive, préparaient les repas, allumaient les feux, réparaient les Shoji, et les lattes des sols, balayaient la cour...Enfin, d'après l'état de délabrement du jardin, et de la maison en générale, Grimmjow doutait qu'ils s'en occupent... Ils m'ont quand même pas envoyé chez un roturier sans le sous?
Le bleuté chassa ses réflexions de peur d'en conclure qu'effectivement les Kurosaki étaient désargentés. Il préféra se concentrer sur la salle d'eau qu'il venait d'atteindre. La disposition du lieux par rapport au reste de la demeure l'intrigua. Bien que situé dans le jardin dans ce qui ressemblait à une maisonnette en bois, elle n'était proche d'aucun point d'eau. A son époque on prélevait l'eau dans des seaux que l'on transportait dans une bassine en bois. On tapissait cette dernière avec un drap. Après utilisation de la bassine il fallait ôter le drap qui servait de filtre pour les saletés et les impuretés. Même si lui même n'avait eu que trop peu l'occasion d'user de ces ancêtres des baignoires, il s'étonnait de l'aspect de ce qu'il avait devant les yeux. Il était face à une cuve rectangulaire en pierre, lisse et arrondie. Sous la cuve surélevé il devinait une cheminée qui devait approvisionner en chaleur l'édifice. Véritablement perplexe il parcourut la pièce du regard mais ne découvrit aucun seau, ni drap. Que les gens sont sales à présent.
L 'Esprit se pencha alors vers un genre de sculpture qui sortait du mur, elle avait la forme d'un dragon et la gueule ouverte laissée passer un tuyaux argent. Une roue rutilante était plantés sur son flan gauche. Pris de curiosité, il tourna cette valve étrange agrémentée de fleurs rouges. Un filet mince d'eau en sortit, remplissant la cuve. Le bleuté fis un bond en arrière, persuadé d'avoir face à lui Satan en personne. Il couina courageusement avant de passer sa main sous le jet en provenance des enfers. Putain l'eau est bouillante! Ca vient vraiment des enfers! En effet de son temps, les progrès technique ne permettait pas encore de chauffer des surfaces supérieurs à des dimensions restreintes. On prenait le bain froid. Une eau directement chaude ne lui semblait pas concevable! La seule fois ou il en avait fait l'expérience, c'était quand il avait visité les enfers... Pas le genre de voyage qu'il désirait entreprendre de nouveau. Méfiant, il réitéra l'expérience. L'eau ne tentait pas de l'ébouillanter par sa température, ou de lui sauter à la gorge. A contraire, la température devenait agréable, et le liquide ne faisait rien d'autre que d'emplir par flux constant cette cuve en pierres humides.
Admettant l'invention comme non agressive, Grimmjow s'immergea dans la bassine, élevant ainsi le niveau de l'eau. Quelle trouvaille surprenante. Si on avait eu ça à mon époque. Une connexion avec l'eau des enfers, franchement quel progrès! Le monde semblait avoir bien changer depuis qu'il l'ait quitté: les femmes sortaient sans escorte, les gamins jouaient avec des boues de papiers couverts d'écriture, il y avait des affiches en couleur sur les murs, la connaissance magique aussi semblait s'être développée, et ici il régnait un climat de paix. Le plus impressionnant restait pour lui cet espèce de bouche sortant du mur qui crachait un jet timoré d'eau puisée dans les enfers. Grimmjow ne pouvait évidement pas savoir qu'il avait devant lui l'ancêtre du robinet. Et que cette bouche était un réalité l'embouchure d'un des premiers prototypes de pompe qui virent le jour à cette époque, et que la capitale répandait.
Il profita allègrement de ce qui lui semblait une révolution culturelle. Grimmjow barbota une bonne moitié d'heure avant d'estimer qu'il avait suffisamment profité de l'eau. Il s'extirpa à regret de l'étaux liquide. Et bien évidement, ne sachant comment faire, il ne referma pas le robinet, laissant l'eau couler. Il pensait la machine dotée d'intelligence puisqu'elle lui avait fournie de l'eau chaude sans qu'il n'en commande, elle devrait sans mal arrêter d'en diffuser si il sortait. Il avisa des serviettes qu'il dédaigna, préférant patienter un peu plus mais laisser l'air le sécher. Quand il ne se jugea plus détrempé, il se rhabilla souplement, cet instant de détente avait ressourcé son corps. Plus frais et de meilleurs humeur, il sortit de la pièce enfumée dont les vapeurs se dissipaient, tout comme l'eau sur le sol.
Les mains sur les hanches il profita de quelques rayons de soleil introvertis venu se perdre sur sa peau. Pouvoir bouger selon sa volonté lui était la plus délectable des libertés. Il sentait maitre du monde, ainsi, face au soleil sans rien pour l'entraver. L'idée de fuir cette maison ne l'effleurait pourtant pas. Il ne tenait pas à réintégrer les cellules d'Aizen. L'astre du jour lui avait manqué. Entrant de lui même son sentimentalisme nostalgique, il entrepris de chercher un dojo. Toute les maisons nobles en possédaient un, et les Kurosaki avaient le sang bleu, du moins dans ses souvenirs. Après tant d'années d'immobilité, l'idée d'un entrainement épuisant et rigoureux enflammait ses désirs. Et ainsi, il aurait une excuse pour de nouveau utiliser l'eau des enfers. Il doutait que ses « maitres » le laisse déambuler transpirant.
Il capta une odeur. Finalement peut être qu'il aurait bien mieux qu'un entrainement solitaire. Grimmjow se déplaça de trois pas en arrière, vif. Un sourire immense déforma ses lèvres quand il avisa les trois aiguilles plantés la ou il trouvait quelques secondes auparavant. Du travail baclé d'après l'Esprit. Un tir approximatif qui ne tenait pas compte des possibles réactions de la cible. La preuve, il vivait toujours. Cependant sa première impression se démentit un battement de coeur plus tard. Grimmjow évita de justesse un nouveau jet qui provenait de son dos. Le premier raid était donc une diversion ? Malin. En plus ce salopard ce déplacait vite. L'adrénaline déclencha un rire hystérique chez le bleuté qui se pourlécha les babines. Une brise souffla quelques feuille jaunies échouées sur le sol. Une branche craqua. Le bleuté ricana encore.
Ses narines frémirent, analysant l'odeur quelles captaient. Il flottait un fugace parfum boisé de pluie. Comme l'arôme moite qui précédait les averses, cette effluve semblait prédire une précipitation. Oui il connaissait ce remugle. La panthère observa les épines figées dans le sol. Elles étaient fines, effilées, aussi redoutables qu'une pointe de lance acérée. Elles n'étaient humainement réalisables et luisaient sous l'aube naissant. De l'animosité, des pulsions meurtrières flottaient dans l'air... Avec amusement, Grimmjow saisie une des armes qui avait attenté sans succès à sa vie. Il la lança lestement là où sentait son assaillant. Le bâtonnet creusa le sol tendre, une exclamation surprise et un jurons se firent entendre. Le Shiki laissa son ricanement se tarir de lui même, il renifla dédaigneusement.
« J'serais curieux d'savoir pourquoi Emma-o m'envoie ses larbins! j'me savais pas aussi important! » Grimmjow suivit du regard la forme qui se dessinait des bosquets. Une silhouette humaine, enfin d'apparence. Cette dernière se dégagea de sa cachette à présent révélée. Un garçon, peut être de 30 ans, pas au de là, le pourfendait des yeux, revanchard. Il tenait entre chacun de ses doigts une aiguille dangereusement affutée. Soit un total de 8 armes qu'il pouvait lancé aisément d'un mouvement de poignet. Le bleuté resta méfiant et capé sur ses positions, alerte.
« Le roi des Enfers n'a que faire de toi » cracha assassin acide. « Il n'a pas besoin de donner l'ordre qu'on t'abatte quand la moitié de son peuple ne rêve que de ta tête au bout d'une pique! » Grimmjow fronça les sourcils. Il se savait peu apprécié aux enfers, caractère belliqueux oblige, mais pas au point que ce peuple entier désire sa mort. Il ne se souvenait pas d'avoir provoqué quoi que ce fut qui justifiait cette ire à son égard...Il tiqua. Le problème c'était qu'il ne s'en souvenait pas justement...Grimmjow n'ignorait pas qu'on avait amputé sa mémoire de précieux moment...La panthère grogna. Putain j'déteste ça. Car au fond de lui le bleuté ne doutait pas de sa capacité à se faire haïr. Agacé, l'Esprit laissa quelques flammèches embrasser ses doigts.
L'assassin dégluti. Le feu des Enfers. L'arme la plus implacable du panthéon se manifestait devant lui. Certes, pour le moment elle n'égalait pas la taille d'une flamme consumant une bougie, mais, comme tous les être surnaturels, il redoutait l'intensité que pouvait acquérir ces flammes. Ces flammes avait une sinistre réputation, tout comme les ravages que leur porteur avait commis grâce à leur pouvoir. Cet homme trainait derrière lui plus de cadavre que le maitre des enfers en personne. Cette créature à elle seule terrorisait plus que les 12 autres Shiki réunie. Ce démon avait commis plus de péché que n'importe qui d'autre, et transgressé toutes les lois de la création que même les Dieux n'osaient enfreindre. Il ne craignait rien, mais tous le redoutait.
Et dire qu'il l'avait pensé affaiblit...Mais non, il se dégageait de cet individu une menace grondante. Quel idiot! Il avait pensé le mettre hors d'état de nuire avait qu'il ne retrouve l'ensemble de ses forces! Son retour avait plongé les Enfers en émoi. Et lui pauvre Yokai avait crut pouvoir le tuer ? Non le blesser ? Mais quelle erreur! Lui un imbécile Tsukumogami, se dresser contre cette bête féroce! La panique le tétanisa, à tel point qu'oublieux du lieux ou il se trouvait, il perdit le contrôle de sa transformation. L'homme se transforma en une ombrelle dotée d'un oeil unique et une seule jambe.
Un putain de Tsukumogami! pensa Grimmjow furieux. « Dis moi Salopard. T'as vraiment crut qu'tu pouvais m'tuer ? » Rugit le bleuté dont les flammes avalèrent l'espace autour de lui. « Tu te fous d'ma gueule la pas vrai? » Le yokai recula, gémissant. Grimmjow se transfigurait en un monstre démesurément cruel. Le feux azuré des enfers dévorait le bleuté en produisant de gros bouillons magmatiques, ainsi que tout l'espace au alentour. Un grand bucher de haine léchait les contours changeant de l'animal félin. Quand l'oeil unique du Yokai croisa ceux fous de la bête, ses gémissements devinrent cris d'effroi. Le Shiki disparut de sa vision. Il est ou ? Le Yokai chercha frénétiquement ou été passé l'autre. Un souffle fit frissonner son dos. Derrière ? Il tomba au sol pour éviter le tranchant d'une main qui l'aurait sans mal décapité. Le Tsukumogami rampa, il parvient à se redresser difficilement, il s'enfuit à cloche pied, priant, pleurant, mais Grimmjow fondit sur lui.
« Pitié Grimmjow-sama...Ne faite pas ça! »
Un sourire dément lui répondit explicitement. Une langue lécha une de ses lattes. « Dis moi répugnante créature, jusqu'a ou va ton orgueil ? » Le Tsukumogami couina. C'était quoi ça ? C'était pas normal! Une poigne griffues, fatale, narquoise le clouait au sol. Une haleine chaude le transperçait, le glaçant dans sa chaire. Il avait peur. Il gigota désespérément, mais cela restera l'emprise du monstre sur lui. Son oeil naviguait dans le flou de ses sanglots hystériques. Des crocs, des griffes, du feu, du bleu, un souffle, boum boum boum. Ca brulait. Ca brulait. CA BRULAIT!
Soudait il n'y eu plus rien. Il toussa, à moitié étranglé par la prise qu'il avait subit auparavant. La tête cognait. Il sentait que son flan droit avait carbonisé, et que les lattes qui le composait continuait de se consumer. Il roula dans la terre pour étouffer l'incendie qui vrillait ses entrailles.
« Es ce toi le signe maudit ? »
C'était qui ça encore? Péniblement le Tsukumogami ouvrit son oeil clos à cause de la fumé et du carbone qui se dégageait encore de son corps de bois. Grimmjow se tenait un peu plus loin, le visage froncé de contrariété. Il paraissait usé, épuisé par il ne savait quoi. Les deux billes turquoise de la panthère étaient braquées sur un point inquiétant. Le petit yokai se figea. C'était une blague ? Kuuybi, le Kitsune à neuf queues ici ? Une des quatre Princes des Enfers ici ? Putain il devait se barrer. Le Yokai invoqua un portail gluant sur le sol. Une bouche de Géhenne, un Garanta. Les milles langues l'absorbèrent. Sur le sol, il ne restait de lui plus qu'une trace noirâtre de terre cuite. Devant les deux forces colossales en présence, se réfugier dans les enfers semblait la seule option de survie.
Grimmjow rugit haineusement. Il sentait le danger, imminent, immense, inéluctable. Il pesta contre le sceau qui bridait efficacement ses capacités. Il se sentait vidé, amputé d'une bonne dose de son énergie après son transport de tantôt. Putain j'ai pourtant pas utilisé tant de magie..Grimmjow pesta, il n'avait pas le temps pour ces réflexion stérile. Alerte, le Shiki se se prépara à attaquer, conscient cependant de la nature vaine de son combat. Il savait que cet opposant la, le surpassait aisément, dans la conjoncture actuelle. Malgré tout il refusait la défaite. Le feu qui l'enveloppait décupla. Il montra ses crocs affutés, sortis ses griffes entachées, rugit encore.
« Donc c'est bien toi » conclut le démon. Son apparence calme irrita le bleuté. Il ne pouvait pas le piffer. Son opposant arborait un vêtement largement ouvert, puant la luxure. Ses longs cheveux argents cascadaient, flottant comme un halo autour de lui. Quelques mèches se perdaient dans le vent. Le bleuté devina l'appartenance noble de ce personnage confiant. Il était trop sur, ses actions trop pérenne dans leur exécution pour être des basses caste démoniaque. L'étranger se postait comme se plante un dresseur devant sa bête de cirque. Le démon accordait suffisamment de crédit à sa propre puissance pour en faire étalage, pour ne pas conserver à l'abri des regard quelques atouts décisifs ..Non, il maitrisait simplement la situation, et ce constat enragea Grimmjow. « Calmes toi, je ne suis pas venue me battre »
« Dommage pour toi » Grimmjow lui sauta à la gorge. L'autre soupira en esquivant sur le côté, il profita de l'inertie pour donner un coup de pied à Grimmjow, qui s'écrasa violemment sur un arbre, le fissurant. Le Prince démon grimaçant, son tibia avait légèrement brulé. « Chercher querelle ne m'intéresse pas » répéta t il en fronçant les sourcils, perplexe. Grimmjow se relevait en soufflant fort, ses deux poings appuyées sur ses genoux, son buste se soulevait avec peine. Le choc l'avait estomaqué, comme un couperet, il lui avait ôté de la vigueur. Mais son regard ne vacillait pas. Il fixait l'autre, prédateur, revanchard, féroce. Il le pourfendait de son regard unique mais intense. Ses jambes fléchirent brusquement. Un instant le beauté sembla se volatiliser.
Kuuybi s'autorisa un sourire moqueur, qui allongea son visage carnassier. « Tu n'espères tout de même pas... » commença t'il faisant une demi volte du lui même. Son visage se retrouva à hauteur de celui surpris de la panthère. « que je te perde des yeux avec ta piètre vitesse? » Grimmjow écarquilla les yeux. Un instinct salutaire lui permit de modifier sa trajectoire, il atterrit maladroitement, s'accroupissant pour maintenir son équilibre. « Beau réflexe » le complimenta le renard. Le bleuté reporta son attention sur ce dernier. Il se léchait les ongles. Sa petite langue mutine nettoyait du sang qui tachait sa main. Un tiraillement recentra ses préoccupations. Sa cuisse piquait.
Le Shiki baissa le regard. Bordel ce salopard lui avait entaillé profondément le quadriceps droit, sa jambe d'appel. Il grogna, il pensait pourtant avoir esquivé suffisamment rapidement. Heureusement ses ligaments se reformaient déjà. Il estimait que l'handicap serait guérit dans quelques minutes à peine. Déjà l'os avait tenu. « Un autre que toi serait mort » affirma gravement le Kuuybi dont les queues fouettaient le sol. Le démon fit un pas. « T'approches pas connard ! » lui intima vainement Grimmjow, nerveux et furibond. « Je ne suis pas venu pour t'affronter » déplora le Prince infernal « mais si tu persévère dans cette fois, je n'aurait d'autre choix que de révéler un aspect plus sombre de ma personne... » L'impatience transpirait dans la voie suave, imperturbable, il continuait son avancée.
Kuuybi pouvait presque toucher le bleuté, il lui aurait suffit de tendre les doigts. « Putain mais tu vas t'arrêter oui! » Une colonne de flammes indigos stoppèrent la progression du démon. Les pupilles de ce dernier brillaient de concupiscence. « Ainsi donc voici les flammes des enfers que seul le semeur de chaos parvint à dompter » Kuuybi effleura le mur de brasier de la pulpe de ses doigts. Il retira immédiatement la main, constatant avec effroi que ces flammes semblable à milles salamandre, décomposaient ses doigts, qui s'étiolaient comme du sable dans leurs bouches avides. La deuxième phalange de son majeur avait déjà nourri ce bûcher quand il décida de se le couper sans cérémonie. Grimmjow peinait à retrouver une fréquence cardiaque acceptable, tous ses muscles hurlaient, son coeur pompait du papier de verre. Il lui semblait qu'en quelques seconde, toute sa magie venait de disparaitre. La fatigue le menaçait. Il s'inquiétait de sa consommation magique, chose qu'il n'avait encore jamais expérimenté au combat, ayant depuis toujours une réserve quasi infini de magie circulant en lui. Putain de limiteur.
« Ce n'est pas très gentils de me menacer ainsi » Kuuybi parodia un couinement plaintif en agitant sa main amputée. « C'est redoutable ton machin »
« Arrêtes de te foutre de ma gueule ! » A présent que son quadriceps avait cicatrisé, il se rassembla et bondit. Ses griffes tranchèrent ce putain emmerdeur démoniaque. Mais ce salopard se dissipa, son corps devient un tourbillon de sable qui se déporta plus loin dans un rire macabre et supérieur. Vif, le bleuté bifurqua, d'une torsion de cheville , il fut sur lui. « Jolie ! »le complimenta Kuuybi en disparaissant. Grimmjow grogna. Il perçu un bruit sur sa droite, ce fut suffisant pour qu'il attaque, griffes en avant, cette position. Mais rien. Rien ne se trouvait la.
Un rire mauvais résonnait dans l'environnement oppressant qu'une fine couche de brume tapissait. Une odeur sur la gauche. Le Shiki donna un coup de pied. Quelqu'un souffla sur sa nuque, il sursauta, et riposta violemment contre...du vide. Putain mais il est ou?
Sa respiration s'accéléra, il regardait frénétiquement les alentours, mal à l'aise. Comme une proie acculée devant un chasseur. Putain mais il est OU? Son coeur loupa un battement. Ce bruit de feuillage, venait il d'un envol d'oiseau ou de ce putain de renard ? Ses jambes se crispaient de stress, prêtent à le propulser n'importe ou. Cette brise sur sa joue, simple vent ou souffle moqueur du démon? Si seulement ce putain de limiteur n'était pas la...Il flamberait toute la zone et ce salopard serait débusqué. Il avait tant de mal à rester concentré. Il avait utilisé bien trop de reinju. Cette permanente insécurité achevait de l'épuiser.
Il ne savait plus ou il était, perdu dans un autre space peuplé simplement de suspicion et de crainte. LA droite? la gauche? Les repères? Ils s'effaçaient au profit du danger et de la menace. Le jardin devenait le décor flou d'une pièce angoissante. Il donnait des coup partout où un doute subissait. De nombreuses fois, il heurta une résistance, mais il n'y prêtait pas garde, concentré sur le prochain d'indice qui trahirait la présence d'une menace. « Tu arbore la mine paranoïaque d'une petite proie mon ami » chuchota à son oreille le Démon. Grimmjow se raidit, il balança son bras la où il présupposait trouver ce bâtard. Il ne brassa que de l'air. « On m'avait dépeint un personnage puissant et redouté, mais je n'ai face à moi que l'ombre du conquérant. » Grimmjow s'affaissa un peu, accablé et étourdie d'éreintement. « Es a cause de ceci ?» La panthère se statufia, ce bâtard avait deux de ses griffes crochus sur sa couronne. Jamais Grimmjow n'avait laissé quelqu'un le menacer à ce point. Jamais personne n'avait réussi à l'atteindre au front ou au visage. Avait il tant régressé ? Il s'écarta pitoyablement, canines retroussées. L'humiliation le vrillait.
« Je vais te révéler un secret mon ami » Kuuybi sourit, carnassier, jouissant de sa suprématie sur l'être réputé imbattable qu'il faisait danser à sa guise. « Mon maitre m'a défendu de t'en faire part... » Le renard pesa le pour et le contre de ses mots. Contrairement à son intonation précédente, il prenait le temps de réfléchir à ses termes. « Mais je vais faire abstraction de ses directives »
« Y'aurait des mutineries chez les Démons? Emma-o aurait il perdu toute sa putain d'autorité dont il était si fier ? » Les yeux de Kuuybi aiguisèrent jusqu'a devenir de simple fente. « Notre maitre règne avec toute la légitimité des Grands. Un misérable insecte asservit à un humain ne peut toucher l'étendue de son pouvoir. Apprends ou est ta place » Bien malgré lui, Grimmjow déglutit, il répondit tout de même par un doigt d'honneur afin de rétablir l'équilibre. « Ton maitre ne va d'ailleurs pas tarder » Quoi ? Grimmjow huma l'air. Effectivement, le rouquin et son paternel ne tarderait pas à le rejoindre. Bordel il n'avait rien sentit. D'ordinaire il pouvait suivre instinctivement les auras sur plusieurs kilomètre...Suis je vraiment devenu aussi faible?
« Voici le cadeau que je te fais, retient bien ceci: ... » Les lèvres pleines du Démon articulèrent un mots qui sonna étrangement familier. C'était, c'était...Un maux de tête atroce le fit fléchir. Une goutte de sang qui coule. Un couloir dérobé. Un sourire. « Grimmjow » un voie timide. Deux mains qui se tiennent. « Grimmjow »une voie joyeuse. Une lame ensanglantée. Des draps froissées. « Grimmjow »Une voie secrète, intime. Un lac. « Grimmjow » Une voie tendre. Un rire gracile ou se fondait un autre bourru. « Je t'en pris » Une promesse. Deux doigts entrelacées. Deux anneaux qui tintent en tombant sur le sol. « Je t'en prie » Un levé de soleil sur un palais du désert. Des cheveux qui flottent. Une femme qui gonfle ses joue innocentes. Une femme qui danse. Une femme frêle qui se dresse vaillante et déterminée. « Ne fais pas ça » Du sang. Des sanglots. Du sang. « Grimmjow » Un hurlement.
La panthère se tenait la tête de ses mains calleuses. Des sensations violentes tambourinèrent avec le fracas d'une grêle heurtant une vitre. Il se sentait engloutit, noyé par elle. Sa couronne irradiait...Grimmjow se pétrifia. Que... Du vert ? Il releva ses yeux humides, son cerveau cognait fort. Boum Boum Boum Boum...Que...Que...Que lui arrivait il bon sang. Il ne parvenait plus à se rappeler ce que venait de dire l'autre, et pourtant, son âme le suppliait, l'injuriait de s'en souvenir. Il désirait en savoir plus. Cependant, le Kuuybi avait disparut définitivement cette fois.
Grimmjow, en nage, s'ébroua. Il suait à grosses goutes, la fatigue accumulée de ces derniers jours amenuisant ses ressources déjà bridée par ce putain d'anneau de malheur. Il ahanait en sifflant, ses côtes se soulevant brusquement, erratiques. Il cracha un bouillon de sang noir et gluant avec mépris. J'suis si faible que ça? Ses poings se serrèrent. Hors de lui il cogna sur le mur le plus proche, sa main traversa le shogi. Et merde! Ses genoux tremblent le lâchèrent. Et merde...
Il entendit le son d'une sirène qui se rapprochait. L'alarme incendie? Surpris il regarda autour de lui. La maison Kurosaki prenait feu. Le toit grinçait, les poutres ployaient. Le mal touchait l'aile Nord. Grimmjow inspira. Il était vraiment le roi des crétins.
Izuru était à présent seul dans les couloirs de la 3e. Keigo, ce sous classe énergique et blaguer, après l'avoir assommé d'un flux de parole constant, avait pris congé. Il l'avait laissé devant les quartiers de la troisième, qui surpassait en superficie son propre quartier miteux, avec comme indication que le bureau du capitaine était en haut des escaliers centraux sur la droite. Le seul problème était que le blondinet s'était égaré...légèrement... Maitre nous sommes déjà passé par la trois fois, l'informa Wabisuke. Les épaules de l'Omoyji s'affaissèrent. Chacun devait vaquer à d'autres occupations car les couloirs étaient désert. Impossible de demander son chemin, et le plan d'évacuation cloué sur la porte avait été d'un secourt inutile.
Izuru rebroussa chemin, il allait rentrer chez lui, ce serait plus simple. Il en avait marre des jérémiades intarissables de Wabisuke commentant leur sens de orientation médiocre et le malheur qui semblait ne pas le lacher. Et puis le capitaine n'avait surement pas proposé leur entrevue sérieusement de toute manière. Il était capitaine, pourquoi perdrait il son temps avec lui? Non le plus sage était de rentrer. Il lirait des livres avec sa grand mère de coeur, à défaut de passer du temps avec ses amis tous portés disparut. Oui voila une idée raisonnable, une initiative qui correspondait bien mieux à son caractère sage...d'ou lui était venu l'audace de côtoyer un Capitaine d'ailleurs ?
Le son d'une discussion visiblement houleuse le reteint. Il connaissait ces voies...Intrigué, il s'orienta vers ce qui semblait une dispute froide. Il avança sur le parquet ciré, précautionneux. Les voie venait d'une pièce à la porte entrebâillé. « Les Yokais sont agités, des attaques se sont déclarées». Oui, il connaissait définitivement cette voix, c'était celle de Gin. Il avait une intonation légère, virevoltante, pourtant Ikuru se sentait mal à l'aise, comme si les mots était du venin.
« Il parait » répondit un autre homme, plus doux, presque mielleux, calme. « La Porte des Enfers est fragile, des failles apparaissent régulièrement »Izuru colla son oeil à la fine ouverture du Shogi. Il analysa rapidement la situation. Gin et Aizen parlementaient dans une bibliothèque, autour d'une grande table recouverte d'une immense carte. « L'arrivé de Grimmjow à boulversé le fragile équilibre de Merveille »
« Ca t'arrange bien de tout mettre sur son dos pas vrai? » Gin avait entrouvert ses yeux turquoises, son sourire se crispa quand l'autre rit. « Que sous entends tu ? » l'albinos haussa ses fines épaules, pouffant. « Rien du tout ». Le récent diplômé devinait qu'il ne devrait pas écouter cette conversation. Aizen paraissait différent de sa personnalité en publique, ses yeux étaient...froids, calculateurs, menaçant. Il ne se dégageait pas de lui cette aura bonhomme qui d'ordinaire mettait en confiance en sa présence.
La Capitaine de la 5e chassa de la main un insecte imaginaire. « As tu fait ce que je t'avais ordonné ? » Izuru fronça les sourcils. Ordonner ? Gin n'avait pourtant qu'un seul supérieur hiérarchique: le commandant suprême. Quelque chose ne tournait pas rond. Non vraiment pas. Gin aussi semblait amer, contraint, réduit. Il affublait son visage de son éternel masque de farce, mais ce dernier émergeait trop, il n'avait plus le naturel des secondes peaux. Gin se forçait à paraitre à l'aise. Inconsciemment, le capitaine de la 3e baissa la tête, massant une raideur imaginaire dans son coup. « Gin? »Questionna le brun en lui relevant le menton. Leurs regards se plantèrent l'un dans l'autre.
« Mama Aizen chan, ce n'est pas très gentils de douter de moi comme ça.. »lacha Gin. « Bien » conclut Aizen, il s'éloigna en se frottant les mains. Le voyeur embusqué derrière la porte tiqua. De qui parlaient ils? Pourquoi Gin semblait aussi gêné? L'albinos massait sa nuque, son autre main enserra son bras en le frictionnant. « Pourquoi es tu si mal à l'aise Gin? » interrogea doucereux Aizen. « Tu sais que tu peux tout me dire... »L'albinos tiqua. Sa posture se modifia, elle devint insolente, facétieuse. « T'imagines des choses Aizen' taicho. Je n'ai que quelques raideurs dans la nuque. Aurais je des raisons de me sentir oppressé en vot' présence, surtout lorsque j'risque gros pour pas grand chose ? » Sarcasmes. Les yeux d'Aizen s'adoucir. Il enlaça tendrement son subordonné officieux.
« Etre un enfant taboue n'a jamais été facile Gin » Un enfant taboue ? Izuru coula un regard vers Wabisuke. L'information ne le choquait pas. Le blond ne serait pas surpris si son Shiki n'avait même pas relevé le terme. Izuru n'eut pas le temps de s'attarder plus. Aizen avait lâché Gin, qui restait immobile, et se dirigeait vers la porte, il devait déguerpir au plus vite. Sans plus de précaution, le voyeur s'éloigna. Son coeur menaçait de succomber à un arrêt cardiaque. Il entendit Aizen interpeller Gin, mais ne pris pas le temps d'y prêter attention, il descendait déjà les escaliers. il tenta vainement de contrôler ses pas que le stress rendait erratique. mais que lui avait il pris d'écouter aux portes! ça ne lui ressemblait pas! Grands Dieux !
Aizen sourit :« Gin quelqu'un a tout entendu » L'argenté haussa les sourcils, jugeant cette information anodine. Au pire des cas, ce serait un des membres de sa division, toute personne extérieur à cette dernière évitant viscéralement de mettre les pieds dans son domaine. Sa division le prenait déjà pour un taré aux moeurs légères, et il pesait ses mots... « Ton petit blond je crois ». Le sourire Aizen s'élargit quand l'albinos le bouscula pour rattraper le fuyard, le visage mortifié.
Gin n'apprendrais jamais. En fin psychanalyste, l'intérêt inhabituel de son collègue pour ce blondinet n avait pas échappé a Aizen. La veille, le Capitaine de la 3e avait même fait semblant de tomber par ''hasard'' sur ce blondin en simulant une course poursuite avec un chien! Gin avait un énorme problème relationnel... Mais ce côté sensible, bien cloitré, et ceinturé, ne manquait pas de charme.
Gin est un pion dont je ne peux me passer. Aizen se dirigea vers la fenêtre qui donnait sur la cour intérieur du Gotei. Gin rattrapa Izuru qui courait. Ils échangèrent ce qui devait être des civilités gênées. Le blondinet rivalisait avec les tomates. Le désespoir écrasait littéralement le Shiki du gamin qui soupirait. Aizen pouffa, heureusement que Gin ne le voyait pas faire. Contrairement à lui dont la Vue perçait toute épaisseur, celle de Gin n'avait rien d'exceptionnel, il lui arrivait souvent de combattre sans Voir son opposant spirituel. In fine, Aizen devina leurs éclats de rire. Son regard les raccompagna tandis qu'ils se dirigeaient vers la sortie du complexe. Avant de définitivement sortir de son champs de vision, Gin se retourna vers lui.
« C'est pas beau c'que vous faites Aizen Taicho » put il déchiffrer sur ses lèvres. Le capitaine ne répliqua pas. Il sortit du bureau songeur. Qu'avait donc ce gringalet qui piquait ainsi l'intérêt du Capitaine de la 3e ? L'albinos ne se démarquait pas par sa sociabilité extrême, donc pourquoi ce besoin de contact avec cet individu qui était banalement affligeant ? Automatiquement, il regagna les quartiers de sa propre division. Il avait du travail, des papiers à signer, des manigances à préparer, des prisonniers à punir, des interrogatoires à mener...Ce genre de désagréments...
Aizen ne croyait pas aux heureux hasards du coeur et de l'amour. Gin n'avait pas non plus montrer d'inclinaison pour les passions du coeur. La mission qu'il lui avait confié l'avait peut être affecté plus que prévus. Après tout il lui avait ordonné quelque chose de très couteau sur le plan personnel. Des troubles émotionnels ? Cette option expliquerait un grand nombre des symptômes du Capitaine de la 3e. Oui ce ne devait être qu'une passade. Gin n'avait put s'enticher comme ça d'un Omoyji de seconde zone alors qu'il se refusait à lui depuis plusieurs années! Le brun atteignit son propre bureau qu'il investit.
Oui ce n'était qu'une passade.
La salle de la vente privée avait été apprêtée des plus atours, elle reflétait le luxe et l'abondance. Sur les côtés, on avait disposé des buffets de mets rares et exquis. Au centre, un podium de défilé richement orné devait accueillir la nouvelle collection Waves. A droite de ce dernier, un homme préparait déjà un espace réservé aux offres des potentiels acheteurs. Tous les convives avaient reçus un numéro à lever en cas d'intérêt pour un article. Bien sur, la classe du lieux sélectif contraignait à une certaines tenu, une prestance indispensable. Surtout en présence de grands noms de la noblesse tel que la fille Kuchiki accompagnée par un homme roux inconnu de tous, ou celle des Ōmaeda qui avait un monopole commercial non négligeable ou celle du Capitaine Kyōraku... Personne ne dérogeait à cette règle...Sauf...
« Tais toi un peu Hisagi » « T'as dit quelque chose la naine ? » « Répète pour voir primate décérébré ! » « T'es qu'un mollusque préhistorique le nain, pauvre fille! » « Tu vas voir si mon poing de nain il va pas te dé-troncher la gueule »
Une veine d'irritation battait furieusement sur son front. Ikkaku en avait marre. Quelle idée merveilleuse il avait eu encore. Se positionner entre ces deux la, mais quelle erreur fatale! Outre les insultes vaseuses et d'une originalité discutable, des poings, des pieds, des chaussures, des canettes volaient au dessus de sa tête. N'y tenant plus, le samurai se leva ses bras d'un coup, surprenant à peine des deux autres trop occupés à chercher des insanités à rétorquer, et furieusement leur frappa leurs deux hauts de crâne. Les nuques des deux victimes ployèrent sous le choc, quand elles relevèrent la tête, les yeux agrandis, ce fut pour fustiger Ikkaku qui les fusillait méchamment.
« On peut savoir ce qui te prend ? » gueulèrent ensemble les deux lurons. Le chauve soupira en s'assaillant. Ces deux zoives n'arrêtaient donc jamais de pinailler ? Puis excédé par leur comportement, il fini par se joindre à leur débat.
A côté des trois lascars, Hinamori se grattait la tête d'embarras. Au lieux de deux garnements, ils en avaient à présent trois qui se chamaillaient bon train. « Il faudrait peu être les séparer » proposa t elle en se tournant vers Matsumoto sa voisine directe. Cette derniere se contenta d'hausser les épaules et de retourner à se qu'elle faisait...a savoir engloutir un énième verre d'alcool en pouffant. Hinamori supportait de moins en moins les regards hostiles qui les dévisageaient, elle aurait put mourir de honte. Depuis qu'il était entrés dans la salle de vente privées de Waves, leur comportement populacier les trahissaient. La masse de noble adoptait une attitude ouvertement hostile, comme si ils étaient des éléments hexogènes à leur tableau de perfection.
Rukia affectait de les ignorer royalement également. Elle ne conversait qu'avec Renji, qu'elle tenait à l'écart comme désireuse d'absolument à dissoudre les doutes concernant un possible lien entre eux et le reste du groupe aux yeux de l'assemblé. Ca faisait mal, mais Hinamori la comprenait. L'attitude des trois chenapans compromettait l'image de prestige de la famille Kuchiki, quand à Matsumoto...Elle avait abusé de la boisson-Du champagne importé de l'autre continent- et se pelotaient en gloussant. Elle même s'évertuait à lui imposer un minimum de tenue sans succès. Rukia mettait un point d'honneur à garantir la réputation de sa famille et de son frère. Nul doute qu'ils auraient droit à un sermon. La brunette prit la décision de sortir tout ce petit monde, qui ne ferait qu'ombrager Rukia. Après un regard entendu avec cette dernière, elle s'exécuta.
Les lumières de la salle se tamisèrent, le silence se fit au milieux des convives qui s'éloignèrent des buffets pour rejoindre les places assise qui bordaient le podium. Rukia geignit quand le Capitaine Kyōraku s'installa à côté d'elle et de Renji. « Ma petite Rukia » lança t il, nonchalant. « Ton frère ne m'avait pas avertis de ta présence à cette fête. Je suis surpris de t'y trouver sans escorte » La brunette serra les dents, sous ses dessous de laxiste, Kyōraku cachait un redoutable sens de l'observation. Et d'analyse puisqu'il venait de la percer à jour. Rukia allait répliquer mais Renji la devança.
« Je suis son escorte » annonça t il. « Le Capitaine Kuchiki ne voulait pas montrer ostensiblement l'escorte de Rukia. Il m'a mandaté moi, son ami d'enfance, pour la protéger en toute discrétion. » Rukia écarquilla les yeux. Renji disait ça avec tant d'aplomb que le diable en personne s'y serrait laissé prendre. « C'est vrai » renchérit elle. « Exhiber devant tous mon incapacité à me défendre ferait de l'ombre au prestige familial ...» Si Kyōraku ne fut pas dupe, il n'en montra rien.
Un homme apparut, suivit par une femme excentrique que tous identifièrent comme l'artiste Waves. Ils leur adressèrent le discourt d'accueil et de remerciement de circonstance. Enfin le premier mannequin défila.
« Vous êtes une honte sans nom »
Les quatre personnages, à genoux en signe de repentance, devant une Hinamori courroucée, baissèrent la tête. Hinamori les avait menés dehors, près de l'entrée mais pas juste devant afin qu'on ne les voient pas.« Vous rendez vous compte de l'embarras dans lequel vous mettiez Rukia ? Avez vous pensé aux conséquences de vos actes? Non bien sur que non! Savez vous au moins les risques qu'a pris Rukia pour nous? Surtout toi Ikkaku! Elle à volé son frère, fugué, et menti pour nous faire entrer que cette putain de vente privée afin de te rabibocher avec Yumi! Tu n'es qu'un imbécile! »
Matsumoto pouffa, mais son hilarité s'étouffa dans sa gorge lorsque Hinamori reporta sur elle son regard noir. Elle déglutit. « Matsumoto je ne te crois pas en position de la ramener! Tu as bu comme un trou! » Comme Hisagi la défendait, prônant la qualité du Champagne, que n'en n'ayant jamais bu avant elle n'avait pas sut s'arrêter, Hinamori trancha. « Dans ce cas il ne fallait pas boire! Et vous deux » Elle pointa Hyori et lui. « Quand aller vous enfin grandir ! Vos bagatelles pré pubères commence à me taper sur le système. Si vous ne parvenez pas à vous entendre ne vous parlez plus! Nous ne somme par des nourrices de maternelle que je sache ! »
Au grand désespoir des quatre suppliciés, cette torture verbale se prolongea au point qu'il ai des fourmis dans les genoux. Ces remontrances avaient d'autan plus d'impact, qu'elles sonnaient les clairons de la vérité impeccable, et que c'était la créature la plus gentille qui soit qui les soufflait. Et ces vents réprobateurs avaient mué de violent à désolé. « Et cette pauvre Rukia, nous avons trahi sa confiance avec vos gaminerie » Elle avait chaud. Ces emportements ne lui ressemblaient pas. Son coeur battait si vite. Elle se sentait mal.
« Hinamori » l'interrompit Hyori les yeux brillant en se redressant d'un bond.
« Quoi ? » gémit elle entre colère et tristesse. « Qu'es ce qu'il y! Vous n'avez aucune excuse! Pas la peine de me faire ce regard! » Cependant les deux autres se levèrent aussi, scandalisés et muets. « Putain » s'exclama Hisagi. Troublée par leurs comportements étranges, Hinamori se retourna. Emportée par son soudain éclat elle n'avait rien remarqué...
« La salle brule »
Voiiiiila!
Encore une fois de joyeuses fêtes :) Plein de bonnes choses en espérant que mon cadeau vous plaise!
A la prochaine !
Dans le prochain chapitre, des combats, et des péripéties en perspective!
