Salut la compagnie :p
Je reviens après un bon mois d'absence avec ce chapitre :p A ma décharge, le chapitre attend depuis presque une semaine que j'arrive a le publier malgré Le peu de coopération de . Je ne sais définitivement pas me débrouiller avec les ordinateurs!
Au programme, combats et intrigues se nouent! Et comme je n'ai pas grand chose d'autre à ajouter, bonne lecture :)
Chapitre 9: Ceux qui se découvrent.
Quand elle fond,
La glace avec l'eau
se raccommode
Matsunaga Teitoku
Byakuya Kuchiki manifestait très rarement son irritation de manière ostensible et physique. Maitre de chacun de ses gestes, il avait asservit tout son corps à sa volonté. Cependant, depuis la veille, un tel déferlement de mauvaises nouvelles le tourmentaient, qu'il s'autorisa un grognement mécontent, manquant de tuer de stupeur son grand père qui cheminait avec lui dans la demeure. Le leader de la famille Kuchiki dégageait une aura noire qui tenait en respect les serviteurs et les autres membres du clan. Et ceux de façon si efficace, que pas un sujet important n'avait été abordé, l'humeur massacrante du chef de famille fermant les bouches, et glaçant les convives. La situation étant insoutenable, Ginrai se voyait contrait d'intervenir.
« Byakuya » tempéra t il. « Un tel énervement ne te ressemble pas. Nos anciens n'ose commencer les bilans par peur. Tu ne peux pas continuer à montrer cette facette irascible et outrageusement enfantine. Ressaie toi! »
Le noble se stoppa, furibond, son regard acéré lacérant son ainé. Il pouvait se permettre un juste courroux, la conjecture justifiant amplement ses transports. Que pensaient ils tous? Qu'entre ses cotes habitait un glaçon? La fugue de sa soeur, non contente de l'inquiéter, ternissait son image de perfection. Cette petite impudente avait bien choisit son moment. Disparaitre en plein milieu du Conseil des Anciens de la famille! Qu'on ne lui fasse pas croire à une coïncidence! Elle avait déserté le champs de bataille et ses obligations oui! Jamais il n'aurait du l'adopter! Lisanna de son vivant lui faisait vraiment faire n'importe quoi...
D'un geste gracieux il replaça une de ses mèches lisses. La veille au soir, toute la maisonnée palpitait d'émoi suite à l'évanouissement dans la nature de sa propre soeur. Son expérience professionnel au sein de la police lui avait permis de faire un état des lieux. Rukia été partis dans la nuit du 15, en empruntant le Senkamon de la famille, Ulquiorra avait aussi avoué qu'elle était accompagné par ses amis. Le 16 au soir avait constaté sa disparition, elle manquait au diner d'ouverture du conseil, un impératif ou son frère avait exigé sa présence. Après une soirée d'enquête, il avait déduit la fugue de l'opportune. Il avait aussi relevé la disparition d'une de ses bourses les mieux fournie, écartant la thèse du voleur, il en avait conclue que sa soeur adoptive manquant de ressources personnelles, avait allégé les siennes. Aujourd'hui, le 17 matin, il rongeait son frein. Il était 5h, et après une nuit de réflexion, il avait décidé de ne rien faire. Rukia courrait en liberté, et lui, restreint par la règle de bienséance et ses obligations ne pouvait la chercher, ni réduire la garde de la demeure en envoyant des soldats la ramener.
Surtout qu'elle avait bien calculé son coup, en utilisant le Senkamon jusqu'à Ursuk, elle s'était assurée l'intraçabilité. Byakuya serra les dents. En outre ces réunions avec ces vieux anciens véreux ne l'enchantait pas non plus. Il s'agissait plus de figuration que réellement de prises de décision...Depuis qu'il commandait, le clan Kuchiki marchait au pas, très peu de problèmes étaient réglés ou de reformes votées. La seule question importante de l'année eu été les fiançailles et l'officialisation du statut de Rukia, mais cette dernière brillait par son absence.
Il inspira profondement. Ginrai avait raison. Il devait se calmer et aborder son flemme naturel. Elle prendrait ses responsabilités a son retour. Il soupçonnait ce jeunot à la chevelure rouge d'être derrière cette excursion malvenue. Cet écervelé des basfonds, exerçait une influence néfaste sur sa petite soeur. Depuis leur rapprochement, soeur enchainait période de rébellions et de révoltes. Bien qu'il les réprimait, intraitable, leur récurrence usait sa patience. Et ce coup d'éclat là, venait de le convaincre. Il lui laissait trop de leste!
Le clan comptait sur Rukia pour enfanter des descendants, puisque lui même s'opposait à son propre remariage. La conduite indiscipliné, bien que touchante, de Rukia l'embarrassait devant tous ces vieux débris qui n'attendait qu'une faille à exploiter dans sa carapace. Oh oui, a son retour, il renonçait à partir en croisade la ramener, elle dégusterait. Quand à son intégration dans la sixième division, au regard de la honte dont elle avait rougie son front, elle pouvait encore l'attendre!
Ginrai et lui même était maintenant devant la porte de la salle de réunion. Byakuya devinait les silhouettes bien assises des autres tête de la famille qui devait l'attendre. Un serviteur, déjà a genoux s'apprêtait à pousser le Shoji pour qu'il puisse entrer. Des bruits de course lui firent tourner la tête. Le serviteur suspendit son geste, le noble fixait le couloir. Il reconnu sans mal l'insigne de la 6e sur le brassard de l'arrivant. Un de ses subordonnée faisait irruption? La pauvre homme souffler comme un boeuf, ses sandales pas même ôter. Ce manque convenance l'agaça, et le renseigna quo l'identité du nouveau venu. Non pas un suborné, mais son Vice-Capitaine: Ginjiro Shirogane.
Byakuya priait chaque jour pour ce petit cafard immonde périsse dans l'exercice de ses fonctions, sans succès notable. « Capitaine on a un problème »cria Ginjiro. Ta présence Infecte ? « Un Yokai à été repéré en ville! »
Le serviteur lacha une exclamation de stupeur. Byakuya le maudit pour ce manque flagrant de professionnalisme. Il n'exigerait pas en affirmant que même les voisins avaient entendue sa voie disgracieuse. L'expression de douleur de son serviteur attira son attention. Il se tenait le nez, Koga, un de ses cousins éloigné avait ouvert précipitamment le Shogi, heurtant par mégarde le pauvre serviteur qui saignait. Byakuya se retient de justesse d'assassiner son Vice-Capitaine. Son image impécable au sein du Clan venait de partir en fumée. Byakuya Kuchiki: la honte de la famille qui laisse fuguer sa soeur, et attaquer par des Yokais la ville dont il a la charge. Brillant.
« Nous partons » ordonna t il polaire. Il ne répondit pas aux jérémiade de son neveux priant pour plus d'information, ni a sa mère qui demandait si il fallait engager l'état d'urgence.
« Non madame » rassura pour lui son subordonné rondouillard. « Ce n'est qu'une petite attaque ! » Alors pourquoi es tu venu m'importuner ?
La demeure Kurosaki. Il aurait du s'en douter. Dans sa tête il entendit distinctement le soupir d'Ulquiorra. Il avait ordonné à l'esprit de le suivre, basse vengeance pour avoir cacher la disparition de sa soeur, et sa complicité envers cette derrière. Il admettait la puérilité de la démarche, mais, sa frustration actuel avait besoin d'un défouloire. Senbon-sakura, son esprit personnel lui souffla le peu de vertu d'une tel attitude. Il le renvoya dans son monde.
Si Ulquirorra était un esprit attaché à sa famille, et donc soumis à l'autorité du chef de cette derrière, Senbon-sakura avait pactisé avec lui uniquement. Ulquiorra ne contestait jamais ses décisions, il acceptait tout sans sourciller, à l'inverse Senbon-sakura était un samouraï, toute action controversant son étique de vie devenait sujet à protestation. Aussi, Byakuya usait plus facilement du signe du zodiaque que de son propre Shiki, au grand désespoir de ce dernier. Mais le chef de famille conservait un lien spécial avec lui, le sachant plus fiable et admirant ses valeurs. Ulquiorra n'était, à quelques choses près, qu'une coquille vide. Une poupée, pale et inexpressive, ne contestant rien, mais ne prenant aucune initiative non plus.
Le noble et son vice Capitaine arrivèrent dans la cour des Kurosaki. Etriquée et de mauvais gout...Ce fut la cadette, Yuzu qui les accueillit, elle raccompagnait les pompiers, qui avaient fini leur travaux. Au sens de Byakuya, Yuzu seule méritait des éloges. Isshin, bien qu'ancien combattant était un névrosé nécrophile incapable de faire son deuil sans importuner autrui, Karin outrait son sens de la tradition avec son attitude peu féminine...Quand au dernier...Ichigo Kurosaki était le genre d'idiot buté et déterminé même dans ses échecs. L'idée qu'on puisse lui attribuer des qualités, et en faire les louanges l'horripilait. Ce gamin contribuait à l'avilissement de sa soeur, et par extension à sa honte, et juste pour ce fait, le noble désirait voir sa tête sur une pic.
L'odeur de bois fumé envahissait le petit jardin peu entretenu. Shirogane l'avait informé des détails de l'affaire. La douzième, qu'une concentration inhabituelle de Reaiju avait alerté, l'avait mandaté pour mener enquête. Il s'avérait que l'attaque avait eu lieu chez la famille Kurosaki. Et que couplé a cette assaut, cette dernière avait essuyée un incendie. Le feu avait ravagé toute une aile de la demeure, et le Capitaine doutait que le maisonnée puisse reconstruire. Personne n'ignorait la détresse monétaire de cette, autrefois influente, mascarade de résidus de la petite noblesse.
« Papa ne devrait pas tarder » avertis la petite qui les conduisait, lui et son suppléant, sur les lieux du crimes.
D'un rapide coup d'oeil, Kuchiki parcouru la scène. Le parquet des couloirs extérieurs lui fendirent le coeur, il ne put supporter de voir un ouvrage aussi précieux noircie de suie, et a moitié manger par les flammes. C'est dommage, le parquet était un Jukiy, de très bonne facture. Quelle misère de laisser une demeure avec tant de trésor d'architecture entre les mains de gens pareille. En pistant les traces du feu, Buykuya déduisit que la source de ce dernier ne pouvait être que criminelle, car aucune source naturelle ou accidentel aurait aboutit à ce résultat. Il émanait des endroits calcinés, les relent de la marque Spirituel d'un Shiki puissant. Ulquiora confirma ses doutes, les flammes qui avait ravagé la zone appartenait au 13e signe du Zodiaque. Mais la position des zones brulées ne coïncidaient pas avec la mise à feu volontaire d'un bâtiment. L'incendie devait être une conséquence indirecte d'un affrontement. D'ailleurs, un arbre était fissuré, et l'herbe labourée. Sans doute le Yokai que la 12e avait repéré. Il résidait encore dans l'air quelques fragment de son aura démoniaque. Kuchiki allait questionner Yuzu pour obtenir plus de détails quand un grand fracas lui coupa son élan.
« Ichigo cesse de nier l'évidence! » tonna Isshin en arrivant dans la cour. « Il l'a fait sans aucune raison! »Isshin déboula dans la cour à grand pas, sourcils froncé et air soucieux. Depuis le matin, sa progéniture lui saturait les oreilles avec des théories abracadabrantes innocentant son Shiki. A croire que ce dernier avait envouté le pauvre enfant. L'ancien capitaine ne concevait pas l'attachement irrationnelle de son fils pour cet empêcheur de tourner en rond. Car, a moins qu'on ne lui ai mentit, le Shiki avait tenté de le tuer au moins deux fois, et à présent ravageait sa maison. Comment son garçon pouvait il encore prétendre le défendre ? Sa naïveté le sidérait tout bonnement! Quand il aperçus le Capitaine, il se dirigea vers lui, main tendu. Il savait trouver chez le Capitaine un soutient de taille qui affirmerait la culpabilité de cette créature dérangeante.
« Tu n'en sait rien »répartie avec insolence son garnement en pénétrant à son tour la cour. Sans accorder un regard a l'enquêteur, le jeune homme poursuivit son père. La main de ce dernier se crispa, ses mâchoires se serrent. « Tu ne lui a même pas laissé le temps de s'expliquer! » Isshin ressemblait à une cocotte minute, les arguments de son enfant lui portant sur les nerfs. Non il n'essayait même pas de comprendre cette saloperie de Shiki et alors? Ichigo ce rendait il compte de la dangerosité du Shiki? Il avait déclenché un incendie bon sang! Heureusement que l'aile était inhabitée depuis longtemps! Comment aurait réagit son fils si des gens étaient mort prisonnier des flammes? L'aurait il défendu avec le même acharnement?
La réponse l'effrayait. Le sens aiguës de la justice, et la compassion d'Ichigo pour les autres, faussaient régulièrement son jugement. Il se rappelait sans mal le premier blâme qu'il avait reçus par la poste a son encontre. Ichigo avait 10 ans, la famille d'un garçon de sa classe dénonçait les actes de violences inacceptable du petit rouquin sur leur enfant. En effet, Ichigo l'avait défiguré et le pauvre nez du garçon pendouillait pitoyablement. Surpris du comportement virulent et agressif de son fils, qu'Isshin ne connaissait pas, il lui avait demandé des explications. « C'est pas ma faute, il arrête pas de renverser les fleurs la ou la petite fille est morte. Elle pleure tout le temps à cause ça! » Isshin avait alors sut son fils doté de la Vue, une équipe d'Omoyiji avait exorcisé le fantôme, Ichigo avait présenté des excuses, puis il avait muté dans une des classes de l'Académie.
Ichigo aidait les plus faible avec déraison et une détermination inébranlable. Presque instinctivement, le coeur Ichigo penchait vers les plus faibles, les démunies et les impuissants. Sa morale leur était toute acquise. Et Isshin redoutait cet état d'esprit, car il savait que les conjecture actuelle faisait ce satané Shiki une victime incapable d'assurer sa propre défense. Autrement dit, une personne en détresse, et son fils aimait sauver ce genre de cas. D'ordinaire, afin d'éviter d'exacerber les sentiments preux de son enfant, il aurait laisser à Grimmjow voie au chapitre avant de l'accuser. D'ailleurs il douait des intention nocive de cet incendie. Si l'Esprit avait désiré attenter à leurs vies, pourquoi incendié une aile déserte? Non vraisemblablement le Shiki avait déclenché par mégarde ce feu. Cependant, cette bête était bien trop dangereuse pour qu'il ne soit pas précautionneux. De plus dans le cas ou le Shiki avait déclenché le combat lrs d'un affrontement, Isshin avait repéré des traces significatives, cela signifié que l'attaque était clairement à l'encontre de ce dernier ou due à sa présence. Auquel cas, mieux valait qu'il débarrasse le planché. Isshin savait que son attitude lui portait préjudice et encourageait Ichigo à soutenir son Shiki... Mais même sans l'empathie naturelle de son fils qu'Isshin citait comme exemple de noble conduite, il sentait qu'Ichigo défendrait ce Shiki de malheur.
Et cette constatation là le glaçait. L'inquiétude le bouffait littéralement. Son fils ne se séparerait pas facilement de son Shiki, et lui, pauvre figure paternelle impuissante ne pourrait de contempler sa déchéance. Ce Shiki apportait Chaos et Malheur sur la terre. Aucun de ces contractant n'avait connu la paix d'une vie rangée ou le bonheur. En contrepartie, leur nom était devenu des légendes, leurs histoires des mythes conter le soir aux enfants, leurs épopées des inspirations d'artistes...Sauf qu'Isshin n'était pas prêt à sacrifier son fils à la Gloire. Il préférait un enfant méconnu mais en vie, qu'un Héros posthume. La crainte que cet envoyé de Satan emporte dans ses feux vengeurs triomphant, ces feux courroux conquérant, son précieux descendant l'aveuglait dans son jugement. Il devait à tout prix éloigner ce Shiki de sa famille, en tant que patriarche, il était de son devoir de protéger les siens. Et ce Shiki menaçait tout ce qu'il avait battit dont il retirait le plus de fierté, ses enfants. Il explosa.
« Parce qu'il n'y a aucune explication chercher. Cette chose est dangereuse Ichigo! Comprend le et cesses de le traiter comme une personne normale! Surveille le ou rend le nom d'un chien! »
« Grimmjow n'est pas un animal bordel! C'est mon Shiki et que tu le veuille ou non, il restera ici! » le rouquin tourna les talons furibond, en rentrant dans la maison il claqua la porte non sans que ne résonne un « Vous me faites tous chier » retentissant.
Kuchiki haussa les sourcils, l'indécence de la scène l'agaçât. Avait il vraiment à subir cette scène de famille déchirée? Comme si la sienne ne lui posait pas suffisamment de problème...Infliger une vision pareille à autrui était la dernière des vulgarités. Exposait il à tous son désarroi face à la fugue de sa soeur? Non, évidement, s'eut été de la dernière des impolitesses. Comme Isshin s'apprêtait à ramener son fils pour le corriger, il toussota. L'effet fut immédiat, il capta immédiatement l'attention de son vis à vis. Visiblement las, le patriarche eu un geste d'abandon.
« Yuzu, va chercher ton frère » demanda t il agacé. La petite s'exécuta en trottinant, avant qu'elle ne disparaisse, il ajouta « Et dit lui de ramener par la peau du cul son foutu animal de compagnie! »
« Mr Kurosaki, nous sommes venu enquêter sur.. » Shirogame fut forcé de se taire, le patriarche le coupa sèchement. « Je sais sur l'incendie, vous avez besoin de renseignements? » Isshin arborait la mine de l'homme pressé d'en finir. Après tout pour lui le coupable ne faisait aucun doute, c'était ce satané Esprit. Ne possédant pas la Vue, ni même une la moindre sensibilité aux énergies, il ne sentait pas ce que le Capitaine sentait. Isshin ne voyait pas les signes évident d'une attaque sur son logis. Il restait focalisé sur le préjugé fixe que le Shiki de son fils était coupable. La Bête trainait derrière elle un bagage de vices, et de calamités, suffisamment important qui l'incriminait aisément. Non malgré son incompétence, Isshin était un ancien soldat, il ne pouvait avoir manqué les traces criantes de combats qui parsemait son jardin. Pressé de se débarrasser de ce Shiki alors?
« Et bien j'aimerai recueillir votre témoignage » demanda Shirogame en se grattant la commissure de la lèvre du bout du doigt. Il tenait dans son autre main un calepin et une mine de carbone taillé.
« Je me suis levé quand j'ai entendu du bruit dans la cour. Quand je suis arrivé, toute l'aile était en feu bleu. Je vous laisse imaginer le coupable. Du feu bleu ça ne cours pas les rues »
Kuchiki fronça ses élégants sourcils. Si ce feu était bien celui des enfers, l'apanage du 13e, alors les pompiers n'auraient pas du réussir à l'éteindre. De l'eau ne pouvait en venir à bout. Pourtant, il en avait vue sortir un groupe à leur arrivée.
« Êtes vous certain de la couleur de ces flammes Mr Kurosaki ? » insista Shirogame. Byakuya, effaré par tant de stupidité ne commenta pas la remarque. D'autan plus qu'elle servait ses propres interrogations. Grace aux réactions d'Isshin il pourrait confirmer ses théories.
« Je sais ce qui pensez. »contra Isshin mécontentant que sa parole, et l'incrimination de ce foutu Shiki fasse l'objet, depuis le matin, de tant de mises en doute. « Ce feu avait l'azur du ciel. Je vous laisse imaginer qui en possède de telles» Il ne mentionne pas les traces d'attaque. Pour lui l'attaque doit être liée à la présence du 13e, sinon il aurait demandé à renforcer la garde chez lui. Ou alors cette attaque est l'oeuvre de personne dont Isshin préfère que l'on ignore l'existence. Dans ce cas il serait logique qu'il veuille se débarrasser de Grimmjow, qui à vue leur identité, et pourrait fuiter. De plus l'attaque tombe a pic, quand sa famille vient juste d'accueillir un Shiki...Put du regain de pourvoir des Kurosaki? Alors Isshin, que caches tu au gouvernement ? Les pensées de Byakuya furent interrompu par l'irruption de Kurosaki fils, visiblement aussi énervé que son père.
« C'est Grimmjow qui a arrêter la propagation du feu. Leur as tu dit cela aussi ? Non tu t'es contenté de l'accuser sans même lui demander sa version des choses! » Quel sale gosse. Tenir tête a son père devant audience, les jeunes ne manquent pas de culot.
« Et ou est il ce sauveur ? » questionna le père acerbe. « Yuzu ne t'a pas transit que je le voulait ici? » Ichigo se pinça les lèvres. Grimmjow boudait sur le toit depuis le matin, et il savait ne pas avoir suffisamment d'emprise sur lui pur le forcer à descendre. Il ne lui avait même pas soumit l'idée de venir avec lui rejoindre son père. Il savait que l'esprit n'en avait aucune envie, et ne voyait pas l'intérêt de tenter d'user d'une autorité qu'il n'avait pas. De toute façon, Grimmjow n'aurait pas bougé, alors pourquoi se confronter à la dure réalité ? Il était maitre du Shiki uniquement sur le papier, ses agissements en revanche restaient totalement indépendants. Cependant, il ne pouvait l'admettre publiquement, on lui retirerait immédiatement la garde de l'Esprit.
« Si mais je ne penses pas que Grimmjow est besoin de savoir que tout le monde veut le renvoyer en prison. D'autan plus que ce n'est pas de sa faute, il a été attaqué. »
Byakuya considéra que l'effronté avançait des arguments suffisamment justes et pertinents, pour pardonner sa mauvaise étique. Ces derniers corroboraient ses propres thèses. Pour ce chef de famille noble, refuser le prestige qu'apportait la possession d'un Shiki au nom de la sécurité de ses membres était inconcevable. Lui même subissait les séquelles d'un double contrat qui diminuait son espérance de vie au nom de la renommée familiale. Aussi, attitude expéditive d'Isshin attisait ses soupçons, et sa hâte à se débarrasser de Grimmjow semblait crier qu'il dissimulait quelques activités illicites. Il avait besoin d'observer plus longuement la famille Kurosaki afin de décimer ses doutes.
« Je penses que votre fils a raison » Isshin le dévisagea avec des grands yeux surpris, le jugeant dans un silence tendus. « La thèse d'une attaque est fortement probable. Cet endroit empeste les miasmes démoniaques. » Ulquiorra peux tu me dire l'identité de l'assaillant ? A côté de lui, le spectre hocha lentement de la tête. Pour en être sure, il faudrait que vous m'invoquiez. Le Capitaine se félicita d'avoir imposer a Ulquiorra de l'accompagner. Il l'invoqua rapidement. « Le fait d'avoir un coeur, engendre l'envie. Le fait d'avoir un coeur, engendre la gourmandise. Le fait d'avoir un coeur, engendre l'avarice. Le fait d'avoir un coeur, engendre l'orgueil. Le fait d'avoir un coeur, engendre la paresse. Le fait d'avoir un coeur, engendre la colère. Le fait d'avoir un coeur, engendre mon désir pour tout ce que tu es. »
Au milieu d'un nuage noirâtre, émergea la forme famélique du signe du Zodiaque dont la figure composée de vide clamait tout le désintérêt que lui inspirait sa situation. Il comprenait que son maitre ait des griefs à son encontre, il avait dissimulé la fugue de sa soeur, cependant il trouvait la sentence excessive. D'ordinaire Ulquiorra se moquait du monde, des circonstances, ou des désirs de ses propriétaires, qu'importait ces derniers, sa seule préoccupation était l'obéissance. Une seule exception à cela: Grimmjow. Peut être à cause de leurs caractères antithétiques il ne supportait pas sa présence.
Grimmjow était une torche bouillante, un explosif à retord, dont les élans, les passions et les emportements réveillaient en lui quelque chose d'enfouie et de désagréable. Il tournait en dérision cette volonté stupide de la panthère à braver des courants trop puissant, tout en admirant profondément le courage dont il faisait preuve. Grimmjow balayait par son esprit violent et impulsif sa maitrise si terne de lui même. Et ces choses qui naissaient au contact de Grimmjow l'agaçaient autan qu'elles l'inquiétaient. De plus, a son humble avis, Grimmjow ne serait pas ravie de le revoir...
Et voila que son maitre l'invoquait en plein dans la cours du Bleuté. Il jouait de malchance. Son regard vert croisa celui flamboyant d'Ichigo. Il admira un instant cette fougue qui suintait de son être et reconnu en lui un maitre adapté au 13e. Dans ses souvenirs, Grimmjow n'avait eu que peu de contractant mais tous avaient en commun cette impertinence naïve de vouloir bâtir de grandes choses. Tsubasa, le libérateur, avait mené une révolution en l'actuelle pays Heart qui avait achevé le règne de la Reine Sans Tête, et instauré celui de la Reine Blanche dont les descendants gouvernaient encore. Ichigo ressemblait dans sa confiance en l'être humain à cet épatant personnage qui malheureusement avait été assassiné le jour du Couronnement de la Reine Blanche.
« Ulquiorra » demanda Byakuya. « Qui aurait pu attaquer cette zone d'après toi ? »
L'esprit pencha sa tête de côté. Il ne pouvait mentir, néanmoins, son maitre n'apprécierait pas la réponse. « C'est Kuuybi »
Jamais les traits de son maitre n'avaient subit pareille déformation de stupeur. La maitrise totale de ce dernier s'ébranla un instant avant de se re composer, la pratique sans doute. Byakuya n'avait pas imaginé qu'un démon de cette classe puisse prendre la peine d'attaquer un simple humain, ni Shiki, même aussi prestigieux que le 13e. Isshin doit avoir des ennemis au placé pour s'attirer un assaut de cette ampleur. L'enquête devenait indispensable, ainsi qu'une surveillance constante.
« Ichigo on ne peut vraiment pas garder ce monstre ici! Te rends tu compte du danger auquel tu t'exposes ? Non, il doit retourner en prison! » S'écria Isshin en prenant son fils par les épaules. « Es ce que tu comprends? »
L'interpellé baissa la tête, penaud. Imperceptiblement une colère sourde tendit ses traits. Ulquiorra devina que son ire l'épinglait lui. Il haussa son sourcil serait il possible que... La réplique du rouquin fut noyée par le « Ulquiorra, sale fils de chien » qui fusa du toit. Sous le regard étonné de l'assistance, et blasé du susnommé, un éclair bleu fondit au sol. Le signe du Zodiaque eu juste le temps de se reculer pour éviter un poing vengeur dont l'impact avec le sol déforma ce dernier.
« T'as un sacré culot d'te pointer d'vant moi bâtard »
Ichigo contient de justesse une crise d'hystérie. Ce Shiki allait lui provoquer une crise cardiaque. Il se demanda un instant si Grimmjow ne tenait pas absolument à retourner en geôle. Sa détermination à le protéger vacilla, ce fichu animal ruinait toutes ses entreprises, il remettait en question l'utilité de ses efforts . Quand de pitié il lui avait ôté son collier la veille, Grimmjow l'avait remercié en tentant de l'assassiner, et a présent qu'il essayait de le disculper, il montrait son côté violent et dévastateur devant la même qui voulait le voir enfermé de nouveau. De quoi devenir dingue. Ichigo ne comprenait pas son propre entêtement, un autre que lui aurait renvoyé ce animal dans les profondeurs des ténèbres qui semblait tant lui plaire. Son attachement a cette créature, qui avait menacé sa vie plusieurs fois, relevait de l'irrationalité.
Cependant, il sentait l'importance de le garder auprès de lui. Il n'explicitait pas ce ressentit envoutant, non, il l'affirmait simplement avec sa candeur naïve mais sincè lui évoquait une oeuvre d'art. L'avarice de l'homme pour une pièce de collection artistique de dépendait pas de la compréhension de cette dernière. Un jour par hasards, elle captait l'oeil, envoutait les sens, affriolait l'âme, piégeait dans un tourbillon grisant le passant qui dès lors ne s'en défaisait plus. Ichigo ressentait cela en la présence de Grimmjow. Il méconnaissait l'origine de son propre enchantement, mais ne le niait pas. Grimmjow le transformait en bouquet d'émotion et étonnamment, il désirait le conserver pour lui. Et cela en dépit de l'obstination du principal concerné à entraver sa tâche.
« Ton vocabulaire est toujours au même niveau déplorable. Ta cure carcérale ne t'a t elle rien apportée? Aizen-sama a portant une diction admirable...» Byakuya s'étouffa. Ulquiorra venait de répondre aux provocations de quelqu'un? Il nageait en plein délire! que quelqu'un le pince...Ses yeux froids se posèrent sur Shirogame. La simple idée que ce dernier n'ait a pincer sa peau délicate pour le réveiller le révulsa. Finalement pas besoin de ce stimuli, il analysait parfaitement la situation. Ulquiorra toisait son adversaire, son corps de cancales rigide et ennuyé. En face de lui, Grimmjow avait l'allure menaçante et latente d'un fauve aux abois. Ses babines retroussées se fendait d'un sourire mauvais, et ses yeux s'opacifiaient d'excitation. Quel merveilleuse et sirupeuse scène de retrouvailles! Ulquiorra aurait quelques explication à fournir sur son attitude in-habituellement vivante.
Le Capitaine détailla le fauve qui chargeait opiniâtrement son esprit avec grand renfort d'insultes insolites. Son Shiki esquivait platement, se contentant de répondre mollement au coup portés par un croche en jambes ou une brève accolade. Ces répartis presque amicales, ménageant l'orgueil de l'autre, car définitivement Ulquiorra restreignant sa force face à son ennemi, confortèrent l'idée première de Byakuya. Ulquiorra adoptait un comportement étrangement indulgent, avec le 13e. Leur confrontation ressemblait aux jeux de deux louveteaux factieux. Ulquiorra paraissait éprouver se qui rapprochait pour lui le plus de l'amusement, méprisant, hautain, mais vrai .
L'autre en revanche ne partageait pas l'état d'esprit de son Shiki. Une rage pure, vrai s'en dégageait. Byakuya jugea les muscles tendus d'ou transparaissaient une légère faiblesse. Sans doute le combat de ce matin. Il avisa avec expérience, les veines proéminentes du coup et des poings qui témoignaient d'une furie dévastatrice. Il suait énormément, et laissait des ouvertures largement exploitation, symptôme distinctif des gens épris de leur ire. Les grognement animaux, primaires, les gesticulations anarchiques parachevaient le triste tableau. Pour le Capitaine, dans son état actuel, même un Yokai de seconde main pourrait endommager le 13e. Ce dernier subissant les contre coups de l'agitation des derniers jours, se présentait amoindrit . Quelle pitié pour cet esprit réputé si féroce. Il vient juste de sortir de prison après tout, se consola t il.
« Espèce de Salopard! Ramène ton sale petit cul d'enculé ici! »
Ah. Ulquioora venait de disparaitre sur les toits. Le pauvre Kurasaki fils constatait avec une mine épouvantée les transports de son Shiki, qui après avoir terrassé le jardin a coup de flammes, s'en prenait aux tuiles du toit a coup de griffes. La maison méritait quelques rénovations de toute façon, tempéra le Capitaine avec un calme olympien. Byakuya du reconnaitre une énergie louable au Bleuté qui poursuivait avec talent un Ulquiorra de plus en plus en difficulté. Comme visiblement la situation échappait au contrôle sporadique d'Ichigo, dont les avertissements sonnait le glas de l'autorité, le Capitaine décida d'achever cette récréation qui avait assez durée. Si cette brute détériore un peu plus cette bicoque, j'aurais sur la conscience une nouvelle familles sans abris.
« Disparait Ulquiorra » Dans un nuage de fumée, l'Esprit s'envola.
« Revient sale merdeux! » Byakuya ne prêta pas attention a la mélodieuse mélopée d'invective qui déformait la gueule rustique de ce lourdaud bleu.
« Et toi l'couillons, ramène le ! » L'énergumène se tourna vers lui. La puissance, aussi vaste soit elle, d'un Shiki ne le dispensait pas d'une certaine politesse. Il espérait sincèrement de cette brute primaire s'avançait vers lui avec l'intention de lui présenter des excuses pour la torture auditive qu'il faisait endurer a autrui, mais cette hypothèse résonnait atrocement fausse. Voir improbable d'après le profil de l'individu. Quand l'analphabète saisit le col de son Kimono couteux, il grimaça de dégout. Cet animal en rûte estimait il seulement la valeur de ce que ces grosses mains de pouilleux souillaient? Visiblement non. Et réalisait il l'offense qu'il faisait à ses yeux princiers en rapprochant son visage grotesque de ses traits altiers ? Non plus. Quand à l'outrecuidance de le menacer, il ne devait pas non plus en mesurer l'ampleur. Peut être, pour lui inculquer le respect, lui couper un bras, ou un jambe, serait une bonne mesure ? Sa main s'approchant du pommeau de son katana, lentement. La manoeuvre ne consistait pas tant à l'amputation de l'esprit qu'a son éloignement.
Qu'es ce que? Le Capitaine suspendit son geste. Une poigne de fer verrouilla son mouvement. Bloqué ? Leur yeux se croisèrent. Il déglutit. Toute sa frivolité et son leste s'effacèrent. L'attitude du 13e venait ne s'altérer, de s'assombrir. Il le dévisageait avec un dédain moqueur clamant ostensiblement sa supériorité, dénonçant le ridicule de son initiative. Un sérieux morbide saisie le corps alerte du Capitaine. Les cheveux bleu en bataille battait le vent, Roi dans son domaine, l'ombre du prédateur empiétait la lumière. Dans les poumons secs du Capitaine, l'air s'opacifia, l'étrangla. Comment avait il put rire de celui face, si près, trop près, de lui. Dans cette posture guerrière, dominante, l'animal devenait Dieu. Il déchainait son animosité dans ses iris océans, et voilait le ciel d'un frappé sombre, fine pellicule de cauchemar. Mille cris d'horreur résonnaient dans l'immensité de ses deux gouffres abyssales. Dans ses pupilles dansait la mort elle même, vicieuse, omniprésente, rampante. Ce n'est qu'un Shiki entravé, ressaisie toi! Seulement ce Shiki avait la visage terrifiant des larmes de tombeaux, des rejetons du néant. Il ricana cruellement, sa bouche démesurément grande, s'approcha de son oreille. Le murmure qui effleura ses tympans le liquéfia.
« Restriction Grimmjow »
Il repris son souffle quand le Shiki s'effondra. Il dissimula au mieux son mal aise, disciplinant son corps affolé avec une volonté d'acier impénétrable.
Il étouffait.
L'entretient touchait enfin à sa fin. Byakuya mourrait plutôt que de passer à l'aveu, mais un mal être persistait dans sa poitrine, malgré tous les efforts louables de Yuzu pour rendre sa bicoque agréable. Il avait pour ainsi dire bâcler la fin de l'entretient, chose humiliante pour cet homme perfectionniste qui accordait une rigueur maniaque a son travail. D'ailleurs perdre ainsi contenance face à un simple Shiki, rabrouait sérieusement sa fierté. Son empressement à quitter les lieux lui rappelait constamment son échec. Il ne parvenait pas a faire abstraction de son embarras comme d'accoutumé, ni a surpasser l'immense fatigue intellectuel qui saisissait son esprit brillant. D'un autre côté, il subissait rarement des caractères aussi épuisant que ceux d'Isshin Kurosaki et son fils en plein conflit d'intérêt. Gendarmer ces deux la l'avait achevé mentalement.
Le seul point positif: l'inconscience de Grimmjow, que la restriction, dans son état post combat, avait éreinté et qui dormait profondément. Il but la dernière goutte de son thé, d'une qualité médiocre. Yuzu avait eu la délicatesse de les installer au salon pour achever leur interrogatoire. Rien de nouveau sous le soleil vis à vis de ce dernier. Kuuybi aurait attaqué Grimmjow, qui en se défendant aurait provoqué ce regrettable incendie. Ce qui turlupinait Byakuya n'était pas tant l'attaque en elle même que son commanditaire. Qui avait envoyé le Kuuybi, un prince démoniaque, au domicile Kurosaki ? Un règlement de compte ? Un adversaire d'Isshin dans ses activités illicites ? Un psychopathe ? Qui? Lui penchait pour la deuxième option, plus probable. Depuis la rétrogradation des Kurosaki, leurs finances précaires avaient dû inciter le patriarche a s'adonner a des activités peu recommandables pour améliorer le confort familiale. Ces collègues/ adversaires, prenant peur du pouvoir que pourrait lui conférer le 13e, aurait alors chercher a se débarrasser de ce dernier. La complétion, rudes dans ces milieux, occasionnait régulièrement ce genre de cas. Sa déduction semblait logique, implacable.
« Mr Kurosaki, je vais faire un rapport à ma hiérarchie. Vous obtiendrait sans doute de mes nouvelles demain. Ne me raccompagnez pas, nous connaissons le chemin de la sortie. » Kuchiki se leva prestement, Shirogame le suivit hagard, lui aimait bien la compagnie des Kurosaki. Le Capitaine leva les yeux au ciel, suppliant qu'il lui envoie un soutient psychique, sa bêtise l'in-supportait. Ses mouvements pesant, rondouillards, étaient une injure au sens de l'élégance du capitaine. Il fut gratifié par Yuzu d'un encouragement, Ichigo l'honora d'un signe de tête boudeur, le sale gamin, quand à Isshin, il lui souhaita une bonne continuation en affectant une mine réoccupée.
Cependant le Capitaine notifia le sourire victorieux du père, sans doute ravit que ce satané Shiki est ainsi débordé, ou que j'ai perdu de ma superbe un instant, et l'interpréta comme une déclaration de guerre, et la proclamation irréfutable de la culpabilité de l'homme. Aussi détestable soit le Shiki, il ne laisserait pas Isshin tromper le gouvernement. L'homme était récidiviste après tout, un long casier portait son nom en première page. Et il admettait que l'alléchante prospective d'un interrogatoire musclé avec ce dernier, et surtout son Shiki le mettait en joie. Son rapport allait être gratiné.
Quand a cette scène inacceptable, il en tairait jusqu'a l'existence. Par fierté et devoir, ce relâché de son esprit sur son corps, cette frayeur intolérable et coupable, il l'enterrait. De toute façon, la tromperie et la fourberie de ce Shiki rendait ses paroles caduques. Lui n'ignorait ni son parcourt d'humain, ni celui d'esprit de la créature. Sa connaissance de ce passé troublé légitimait sa prise de position. Il n'acceptait pas cette remarque venant d'un animal tel que lui. Jamais son estime de lui même ne permettrait cette humiliation. Jamais.
Le Capitaine franchit le portail de la maison. Derrière lui, Shirogame rebondissait à chaque pas dans une démarche désespérément ridicule. Byakuya regrettait leur proximité par peur qu'on associe sa personne si sophistiquée à ce mollasson empoté. Il attendait avec impatience la retraite anticipée de ce benêt. Cette dernière le délivrerait de sa présence abêtissante. Shirogame, ce pauvre bougre, au poste de vice capitaine avant sa nomination au poste de capitaine, qu'il n'avait aucunement choisit pour le seconder. Son égaux, entamé par son algarade avec l'autre imbécile bleu, trouvait en Shirogame un exutoire de premier ordre.
« Tu as peur Omoyiji. Tu n'apprend donc jamais? Ta lâcheté ne t'a t'elle pas déjà tout pris? »
Le Capitaine serra les poings. Va te faire foutre. Shirogame buta sur son dos contracté. Surpris, il contourna son supérieur, mais le regretta aussitôt. Qui a dit qu'on ne pouvait tuer d'un regard ?
Un bruit de tonnerre interrompit les festivités. Rukia releva le nez, imité par un Renji surpris. Les lumières vacillèrent mais tinrent bon, un silence mortuaire emprisonna la place. Personne n'osait bouger, les souffles se retenaient avec crainte. Que ce passe t il? Une seconde secousse ébranla la salle, plus violente et vicieuse. Les mannequins s'enfuyaient du podium en criant, couvrant leurs visages de leurs mains, pour se protéger des éclats de plâtres, qui pleuvaient du plafond branlant. Les murs tremblaient, le lustres s'affaissa légèrement, la lumière disparut sous un nuage de peinture décalottée.
Renji poussa Rukia à terre, faisant rempart de son corps, tandis que Shunsui impassible, regardait les flocons de débris tomber. Une explosion cette fois, sonore et aveuglante, assomma l'assemblé, il fit soudainement chaud. Rukia ouvrit ses yeux qu'elle avait fermé en heurtant le sol. Les convives couraient dans tous les sens, paniqués, choqués, terrifiés. Ils se marchaient dessus, priaient ou se bouchaient les oreilles. C'est quoi ce bazar? Fort heureusement la police, présente pour l'événement, était déjà sur place et commença rapidement l'évacuation des civils, et maitrisant sans mal le feu naissant. Des brides de conversation tournoyaient. La jeune noble distinguait les mots incendie, attaque, des ordres brefs destinés à rassurer les populations et à leur inciter un départ dans le calme, des questions qui volaient, des noms appelés avec espoir...
Le poids conséquent la maintenait au sol commençait à lui peser. Elle mis quelques seconde à comprendre qu'il s'agissait de son ami d'enfance, et à remarquer son état d'inconscience, un bloc avait due le frapper. Ne parvenant pas à se dégager seule, en râlant elle convoqua Shirayuki, qui l'ignora royalement, et ne se manifesta pas. L'Esprit la boudait elle encore pour son comportement? C'est bien le moment de faire des caprices tient ! Heureusement, Le Capitaine de la 8e l'aida fort galamment, d'un coup de pied leste il dégagea Rukia du corps inconscient. « Votre garde semble avoir un coup de fatigue gente dame » Il saisit la main de la jeune Omoyji, et la remis sur pied. Rukia tangua un peu, ses oreilles bourdonnaient encore, et elle se sentait étrangement mal a l'aise. « Je vais devoir assurer votre protection »
« Pourquoi diantre aurais je besoin d'une... »La gorge de la jeune Kuchiki se serra. Nom de Dieu! Elle sentit très distinctement le miasme malsain qui se rapprochait. Des Yokais? Mais c'est quoi ce putain de bordel! Pourquoi des Yokais viendraient attaquer une salle de fête en plein défilé? C'était stupide! Elle coula un regard vers le Capitaine qui arborait une mine soucieuse et déterminée, chose étrange sur cette figure légère et libertine. Lui aussi semblait assaillit de questions sans réponse. L'homme alpagua un des policiers, lui donnant des directives très claires concernant la gestions des civils. Ils fallait cacher ces derniers dans les sous sols, le bâtiment étant encerclé. L'employé municipal s'empressa de les transmettre, le flux d'invité refoula vers les profondeurs du bâtiments. Hors de question de les faire sortir avec les Yokais présent au dehors.
« Ils seront bientôt la » commenta calmement le Capitaine, ses sourcils légèrement froncés. Il s'étonna que Rukia n'ai encore esquissé aucun geste. Ses deux bras ballants se balançaient légèrement avec la régularité des pendules. Sa tête basse cachait son visage indiscutablement décomposé. Voulait elle se battre contre les Yokais? Initiative stupide, sa force était trop mince pour apporter une aide quelconque. Lui reteindrait le gros des troupes, Rukia devait protéger les civils.
« Rukia-Chan, prend Renji avec toi et mettez vous à l'abri avec les civils. Ils ne sont pas très nombreux je devrais pouvoir gérer ce désagrément sans difficulté. Protégez les civils en cas d'attaque. Hoi Rukia, tu m'écoutes? »
Rukia respirait en sifflant, tremblante. Il faisait froid dans cette fichu salle, non glaçé, comme si des pics gelés lui entaillaient la peau. Un poids pesant la clouait sur place. Le nuage vicié du miasme s'engouffrait dans tous ses pores, il infiltrait sa peau, la collait, la souillait...Ce n'était pas comme dans le test de l'Académie... Son coeur implosait de toute part. Je vais mourir ici? Elle tentait misérablement de se réchauffer en frictionnant ses bras sans succès. Des yokais...Ses pensées s'emballèrent. Des Yokais attaquaient. Elle n'était pas prête à ça. Non elle ne pouvait pas affronter ça. Elle n'y arriverait pas. Elle déglutit, la honte elle s'en fichait, elle voulait partir d'ici au plus vite. Elle voulait courir jusqu'à l 'épuisement, abandonner derrière elle tous ces gens, avec un peu de chance, les Yokai seraient trop occupés à les bouffer pour remarquer sa fuite.
Shunsui se retourna vers elle, elle ne le notifia aucunement. Il s'attendrit. C'est vrai, c'est sa première fois. Cependant, il ne pouvait se permettre de perdre du temps. Et nom d'un chien, que dirait Buyakuya devant la déchéance de sa sœur? Le sang des Élue coulait en elle nom d'une pipe en bois! Ces enfantillages, cette peur naturelle, la gamine devait les surmonter. Qu'elle se libère des entraves du doute bon sang ! Ils n'avaient plus le temps pour ça. Les Yokais seraient là d'une minute à l'autre. Prenant une décision rapide et logique, Shunsui s'accroupit, saisit les épaules frissonnante de la récente diplômée. Il tiqua devant son manque de réaction. Forcement, l'agression d'un tel miasme devait être violent, surtout pour un noble dont la sensibilité au paranormal était accrut. Une gifle vint cueillir la joue blême de l'adolescente qui le considéra hagard.
La porte s'éventra avec fracas. Déjà ? Le capitaine se figea. Jugeant que l'état psychologiquement de Rukia ne lui permettait pas une participation efficace au combat, il dressa une barrière autour d'elle et Renji. Il se releva précipitamment, convoquant ses deux Shiki à la hâte. Deux Dâo se matérialisèrent dans ses larges mains. Il ne s'attendait pas à une telle diversité de Yokai, ni un tel nombre. Ils étaient une bonne dizaine, une concentration incroyable pour ces créatures bornées et généralement solitaires. L'organisation des enfers était somme toute complexe. Différents clans cohabitaient dans une ambiance tendue, mais paradoxalement, les membres de ces derniers vivaient presque indépendamment des autres, n'agissant en équipe que sur ordre du chef de clan. C'était cela qui alimentait l'anxiété du Capitaine. Shunsui remarqua immédiatement la hiérarchie qui animait le groupe. Un Tanuki, de fort belle proportion semblait mener la danse, épaulé par ce qui sembla être un Kappa chétif. « Que venez vous faire ici? » demanda t il au Tanuki en adoptant un ton badin qui jurait atrocement avec le danger de ses prunelles.
Ce dernier le considéra quelques instant, surpris de l'intelligence de cet être inférieur, et flatté que cet humain est reconnu en lui un leader. Cependant, même pour fanfaronner, il n'aurait pu répondre. Il faisait partie du clan prestigieux des Tanukis, mais leur souverain était opulent en tout, sauf en information, préférant se noyer dans le saké que les discours. Et bien que cela le vexait, il accomplissait cette action totalement à l'aveugle. Bake Danuki n'avait rien distillé comme détail, outre l'ordre d'attaquer la salle des fêtes, pour y capturer les personnes dotées de Reiatsu. Kappa, plus discret, plus sur, avait reçus des indications plus poussées mais refusait de lui en faire part. Ce qui, sois dit en passant, envenimait sa colère déjà grande. On ne l'avait pas prévenu non plus de la présence d'un Omoyji, encore moins d'un Invocateur bien qu'il soit à l'extérieur...Et ce type la dégageait une aura de mort. Contrairement au deux gamins, il doutait de réussir à capturer en vie ce dernier. Il espérait que le deuxième groupe, celui qui devait fouiller les sous sol, aurait une meilleur récolte. « Cela ne te regarde pas, humain »
Shunsui s'autorisa un sourire. Les négociations n'avaient jamais été son truc de toute façon. Il parti au combat sans autre cérémonie, délaissant Rukia. Une moue écoeurée fleurit sur son visage sérieux quand il trancha le premier de ses opposants, un Azuki-arai. Shunsui s'étonnait de la présence de ce Yokais habituellement timide, et pacifique, malgré son apparence terrifiante. Cela n'entrava aucunement son bras quand il trancha la créature s'apparentant vaguement à un serpent. Une gerbe de sang gicla, des boyaux se répandirent sur le sol, un bruit sourd, et le Yokai était mort. Rukia se retient de vomir de justesse, l'odeur nauséabond des intestins lui vrillant l'estomac. Ses yeux ne pouvaient se détacher du contenu grouillant qui sortait du Yokai mort. Elle distingua avec horreur un bras, deux orteils et même un bout de cervelle humaine flotter au dessus d'un amas de chaires boueuses.
Kyoraku perçus la présence d'un autre groupe d'une dizaine de Yokai passer par la porte dérobée à EST du bâtiment et descendre vers l'emplacement des civils. « Rukia, prend Renji et rejoins les civiles, c'est un ordre » Elle hocha faiblement la tête, au bord de l'apoplexie. Elle se pencha, raide et perturbée, vers le corps inconscient de Renji. C'était un cauchemar. Une barrière les protégeaient du monde extérieur, mais pour combien de temps? Je ne peux pas...Elle appela Shirayuki qui refusa de lui répondre. La jeune fille se sentait si petite et sale, si oppressé. Je ne peux pas...Elle voulait trouver la force de dire au Capitaine que non, elle ne voulait pas partir, elle ne voulait pas quitter sa protection. Qu'elle avait trop peur de s'aventurer seule dans les sous-sol, et plus encore de devoir faire rempart de son corps pour sauver des gens qu'elle ne connaissait même pas. Et que non, leur protection ne lui importait pas, et non, elle ne voulait pas mourir pour leur misérable salut. Que si son rôle d'omoyji c'était ça, elle renonçait. Oui elle, elle ne voulait pas mourir, pas si vite, pas si tôt...Shirayuki ne répondait toujours pas. Pourquoi l'abandonnait elle? Elle avait besoin d'elle!
Une larme échoua sur le nez de Renji qui s'éveilla péniblement. Il semblait émerger d'un rêve doux et paisible. Renji. Elle voulait aller à la mer avec Renji et les autres, - Renji écarquilla les yeux, Rukia pleurait?- et retourner au Lotus,- Des grosses goutte dégoulinaient sur son visage de poupée- et partir en vacances avec son frère, - des reniflements agitaient son buste princier- manger des ramens,- Que ce passait il?- danser à la fête des cerisier,- pourquoi cette détresse qu'il ne lui connaissait pas?- montrer à Shirayuki une fête foraine... Une paume chaude lui ébouriffa les cheveux. Rukia baissa ses prunelles larmoyantes sur son ami qui lui sourirait. Le son coeur s'arrêta, le temps suspendit sa course. Une étrange mollesse les saisie tous deux.
« Rukia que ce passe t il? » Non, abandonner, renoncer, fuir? Quelles idées impénitentes ! Elle, une Omoiyji, et noble de surcroit, fuir devant l'ennemis? Jamais ! Ces apitoiements ne lui ressemblaient pas! Pas étonnant que son Shiki refuse d'être invoqué! Qui s'abaisserait à servir un maitre aussi pitoyable et grotesque! Renji n'avait pas d'arme, il était comme les nourrissons, sans défense. Elle seule avait le potentiel de le protéger, lui et tous les autres. Pour la première fois de sa vie, elle était la seule à pouvoir faire quelque chose. Une erreur serait intolérable.
Clac
Une grande inspiration la secoua, elle se claqua violemment les joues, inconsciente de la présente du Capitaine qui assistait perplexe à l'action de cette jeune apprentie, tout en décimant des Yokais. Il y en a vraiment qui ont de drôles de manie. Rukia força son rythme cardiaque à décroitre, lentement elle refoula sa détresse et son incertitude. Les remises en doute attendraient, elle avait un autre problème à régler, une urgence bien plus importante. « Rien Renji » assura t elle incroyablement calme comparée à son transport récent. « Rien du tout » Elle remis de l'ordre dans sa tenue, essuya ses yeux bouffis.
Shiryuki, j'ai besoin de ta force, appela t elle farouchement. Je sais que je suis faible, que je suis un fardeau pour beaucoup d'épaule. Je sais que tu as honte de ton maitre, qu'il n'incarne pas la splendeur des Kuchiki. Je comprend tes réticences. Mais même quelqu'un comme moi à des devoirs. Même moi je veux pouvoir faire quelque chose! Je t'offrirais mon corps et mon coeur si il le faut! Répond à mon offrande danseuse immaculée!
Un spectre blanc l'enlaça par derrière, le sol sous ses pieds gela. Des bras élégants l'enserrèrent, la soie de quelques cheveux chatouilla sa nuque, un menton altier se déposa sur le creux de son cou, un souffle imperceptible lui caressa la joue. Rukia se détendit, comme apaisée par une force supérieur. Elle reconnu sans mal la texture laiteuse de la peau de Shirayuki. Tout irai bien. Maintenant tout irait bien. J'ai crut que jamais tu n'y arriverai, soupira l'esprit. Laisse toi guider. Rukia hocha la tête. Je te fais confiance. Ses genoux se fléchirent, sa position se fit ondulante, menaçante...
« Sode no Shirayuki »
Au milieu d'un tourbillon de neige apparut une lame blanche que sa main gracieuse saisie. Une épée fine, dont un ruban attaché au pommeau par le truchement d'une clochette ouvragée, s'enroula autour d'elle, tel un serpent protecteur. « Première danse » L'éclatement de sa barrière avertit Shunsui qui s'écarta juste à temps pour esquiver une colonne, de glace qui emprisonna un oni imprudent, avant de se briser, transforma le pauvre prisonnier en poussière. « Renji suit moi on y va » Rukia se mit à courir en direction des sous-sols. Hébété, le rouge la suivit. Rukia ne lui avait jamais parut aussi belle.
Shunsui les couva jusqu'a leur sortie. « Maintenant que les petits sont partis » Il mis en croix ses deux Dâo « Je n'ai plus à me retenir pas vrai? Es tu d'humeur à jouer Katen Kyokotsu? » Les Yokais le dévisagèrent. Les Omoiyjis parlaient ils tous tout seul? « Ils n'ont pas l'air très intéressant Shunsui » se répercuta une voie de femme vengeresse. « Es tu sure de vouloir jouer avec eux? » Un des Yokais, le Kappa recula, intimidé par cette voie mesquine, aussi rieuse que la lune. Il avait un mauvais pressentiment. « Bof, rien qu'un peu. Juste le temps de les anéantir » Non décidément il n'aimait pas ça du tout. Et c'était quoi ce sourire de malade qui déformait les traits de ce type carrément louche? « Il faut quand même en laisser un en vie » Le Kappa se sentit observer par ces deux Dâo noirs luisant. Un malaise planta ses crocs en lui.
« Qu'avec ce vent de fleurs hurle le vent divin, qu'avec ce vent céleste ricane l'enfer ! »
On entendit plus rien que des hurlements mugissant leurs agonies.
« Les villageois sont en train de rejoindre le châteaux » remarqua Hisagi entre deux halètement de course. « La police semble avoir pris les choses en main » En effet, les forces de l'ordre conduisait dans le calme le flux de population qui descendait dans les rues vers le Chateau de la ville, suivant ainsi rigoureusement le protocole d'évacuation. « Ils ont déjà du contacter l'Association des Omoiyjis. »
« C'est tout de même étrange » Matsumoto enjamba une flaque visqueuse avec une mine dégoutée « Pourquoi l'attaque est elle concentré sur la salle des fêtes? » A côté d'elle Hyori, qui avalait les foulées, haussa les épaules.« Matsumoto a raison » Hinamori accéléra l'allure. « Aucun autre bâtiment ne semble touché. Et je ne localise de l'énergie spirituel qu'autour de la Salle des fêtes » expliqua la brune en tête de file.
« Hinamori attention ! » Cria Ikkaku en tirant brutalement la jeune fille vers l'arrière. Le groupe s'arrêta dans un bruits de chaussures ripant le sol. Leurs muscles se tendirent automatiquement, ils dévisagèrent l'obstacle qui venait d'apparaitre devant eux. Au milieu d'un miasme se découpait une forme humanoïde de dos, dont les cheveux se coiffaient de perles et de peignes dorés. Une courtisane ? Son kimono d'apparat soulignait des formes délictueuses, le bas de son habit voletait comme agité par un vent inexistant. Elle restait immobile, dévoila sa nuque blanche légèrement courbée vers l'avant. Son visage se tourna mécaniquement à demi vers eux, traçant dans la nuit un profil camouflé par un masque en ovale ou se dessinait des arabesques de maquillage féminin. La présence leur fit face, dévoila un décolleté large orné de colliers et de bijoux d'apparat. Une de ses mains graciles tenait son masque en place par le bas, l'autre venait flatter sa poitrine.
« Suis je belle? » demanda t elle timidement. La fraîcheur de son intonation supposait une innocence toute factice, démentie par son aura opaque et sombre. L'assemblée ne pouvait cependant détacher les yeux de cette créature sensuelle, qui baissait légèrement son masque pour laisser entrevoir deux pupilles en amandes. Ikkaku déglutit, incertain de l'identité de cette femme, qu'était elle ? Yuki-ona? Baka-neko? Ame-ona? Il regrettait son manque d'écoute aux cours théoriques. Hyori a côté de lui serrait les dents, probablement dans la même situation. Matsumoto la dévisageait, son regard naviguant entre l'apparition et ses propres atouts, et Hisagi la soupçonna de faire une comparaison...La frivolité de son amie regorgeait de surprise, même dans cette situation elle trouvait le moyen d' être déconcertante. « C'est une femme à la bouche fendue » chuchota Hinamori, seule élève attentive du groupe. « Restez prudent elle... »
La susnommé s'approcha d'Hisagi si rapidement qu'il sursauta. Il se trouva nez à nez avec le visage encore à demi voilé du Yokai. Un éclair de compréhension traversa Hinamori qui ordonna aux autres membres du groupe de continuer sans eux, arguant la nécessité de secourir les convives de la salle des fêtes. Malgré les protestations, ils obéirent. Le fantôme ne fit pas mine de les suivre, trop concentré sur Hisagi dont elle respirait haleine. « Suis je jolie? » répéta cette dernière. Désemparé, et conscient qu'une erreur pourrait bien lui être fatal, le tatoué supplia du regard Hinamori de lui dire quoi faire. Celle ci hocha positivement la tête, aussi, lui faisant confiance, il répondit avec un manque de naturel affligeant. « Vous êtes la plus magnifique des beautés de la terre »
Cette réponse du plaire à la « femme à la bouche fendu » car ses yeux se plissèrent de bonheur. Elle abaissa son masque jusqu'a son nez, charmant d'ailleurs, et continua son entreprise jusqu'a dévoiler sa lèvre supérieur, mordillant légèrement le haut de son masque. Hisagi fronça les sourcils, c'était lui ou cette bouche était définitivement trop grande? Le sourire dont il affublait la splendeur spectrale, car son corps était désirable, le perturbait, il prenait naissance aux oreilles. « Hisagi » murmura Hinamori « Elle va reposer sa question, répond oui »
Le masque tomba. La respiration de l'Omoyji se coupa. Oh putain! Sa bouche avait était fendu jusqu'aux oreilles, et de manière brutale, barbare, comme découpée au couteau. C'était peut être le cas... « Et ainsi ? » Le jeune avala difficilement sa salive. « Bien évidement » hoqueta il. « Maintenant Hisagi elle tenter de te poignarder aux ciseaux » HEIIIIN! Elle lui disait ça maintenant.
La situation était critique. Du moins c'est que Hyori, Ikkaku, et Matsumoto pensaient. Car a priori, la salle fêtes essuyait une attaque, et eux, stupidement, porté par un héroïsme téméraire, ce dirigeait vers cette zone dangereuse sans armes...En partant pour Faust l'idée d'une invasion Yokais ne les avaient pas effleuré, leurs armes restées chez eux, il se trouvaient sans défense. Et mis à part Hyori, leurs aptitudes en Récitation frôlaient l'incompétence. Ikkaku et Matsumoto tenaient des branches ramassées à la hâte en guise de protection...Quelle glorieuse équipe ils formaient. Ils ralentirent leur course aux abord de l'entrée, mais continuèrent de courir. A présent la discrétion s'imposait, il s'agissait de pénétrer la zone, et rejoindre les civils aux plus vite en évitant les affrontements.
« Je sens un combat dans la salle du défilé » annonça Ikkaku « Vu la quantité d'énergie, c'est au moins un capitaine. Ce doit être Kyoraku »
« On ne peut pas passer par la porte principale, elle donne directement sur la salle des défilés, nous risquerions d' être happé par le Combat du Capitaine Kyoraku. On va passer par la porte de secours » annonça Hyori. « Les civils doivent être au sous-sol »supposa t elle encore« Ils ne pouvaient pas sortir de toute façon »
« Renji et Rukia aussi » renchérit Matsumoto « Je doute que le capitaine Kyoraku ne les ai laissés participer au combat »
Contourner le bâtiment fut d'une facilité douteuse, mais il ne s'en plaignirent aucunement. Apparemment, la femme à la bouche fendu, était un cas isolé, aucun autre Yokai ne couvrait l'extérieur. Ils arrivèrent devant la porte Est qu'il ouvrirent dans un grincement glaçant. Putain je déteste ces ambiances, pensa Matsumoto ,couinante, qu'un frisson agitait des pieds à la tête. Le petit groupe d'intervention descendit les escaliers qui leur faisait face sur la pointe des pieds. Hyori, en tête, gardait sa paume tendu en avant, prête a lancer un sort n'importe quand, les mains crispées Ikkaku déformait son bâton, Matsumoto, avec bien moins de prestance, agitait le sien à chaque bruit suspect. « A partir de maintenant, camouflez vos Reiatsu » préconisa Hyori, sérieuse.
Arrivé à la fin des marches, le groupe déboucha dans un couloir. Sur les premières portes, on lisait des inscriptions tel que Cuisine, interdis au public, ou Réservé au personnel. « A votre avis » demanda Matsumoto, « Ils se sont planqués ou? » Le bruit de ferraille qui s'écrase sur le sol lui fit relever le nez. Ca venait de la première porte à gauche, la cuisine. La rouquine s'approcha silencieusement, par l'entrebâillement, elle put voir deux formes vertes, trapues, hideuses, mettant à sac la salle en grognant des insanités et pestant. Déstabilisé la rouquine laissa un pic de Reiatsu lui échapper.
Le sang d'Hyori fit un tour. Pourvus que les deux Yokai n'est rien sentit! Les yeux de Matsumoto lui piquèrent subitement, elle rougit, et Ikkaku s'inquiéta de la voir fondre en larme, sachant l'effet que pouvait causer la vue des créatures paranormales.
« Bonté divine, quelle laideur ! On dirait deux mamies desséchée !Ce devrait être interdis! » s'offusqua t elle en reculant. Ikkaku les yeux au ciel à l'entende du commentaire inapproprié. La rouquine était déconcertante, peureuse avant l'affrontement, elle semblait prendre une audace inconsciente face au danger. Déjà face a la femme à la bouche fendue, leur comparse avait conservé un air si ce n'est guilleret, tranquille, s'autorisant même le loisir de détailler le Yokai pour comparer leurs atouts respectifs. Matsumoto semblait appartenir à la minime catégorie d'humain que l'apparition de Yokai n'effrayaient pas. Une qualité appréciable chez un soldat, dont le chauve savait reconnaitre la valeur. Désopilante toute fois. Il amorça un mouvement en avant, qu'une la petite blonde stoppa. Le combat serait pour une autre fois, l'éloignement était plus judicieux.
Matsumoto entama un mouvement qui avorta. Son attention fut capturée par la scène qui se déroulait de l'autre côté de cette porte. Il y avait un troisième Yokai, qu'elle seule devinait dans la pénombre. Elle ne pouvait se détacher, avec une certaine fascination malsaine de ce spectacle. Il mangeait. Ce qu'elle n'avait pas noté avant, semblait tout indiqué à présent. Il mangeait un gamin. La troisième de ces créatures mangeait un môme. Elle apercevait un pied sortir de sa gueule encore agité de spams post-mortel. Il se régalait. Elle se lécha les babines. Ce qu'elle aurait apprécié croquer dans cette chaire juvénile elle aussi...L'odeur lui chatouillait le nez, toute son attention se focalisait sur cet unique désir pernicieux. Céder à cette envie de corrompus de rejoindre l'autre dans son festin, de mordre, de manger, de manger, DE MANGER! Un rire résonna dans sa tête, jouissif, mesquin, cruel. Son sang se glaça, son coeur emballé se stoppa. Elle ne venait pas de penser ça si?
Hyori fit signe d'avancer, la menace de ces deux grand mères lui inspirant une juste méfiance. Et quand l'une des deux horreurs demanda à l'autre si elle n'avait rien sentit, elle confirma ses craintes. Ils devaient déguerpir maintenant. Ikkaku partit d'un bon train, irritée ne pouvoir satisfaire ses envies sanguinaires, mais partageant son opinion. Matsumoto, elle, restait figée comme deux ronds de flan. Allons bon! Elle leur faisait quoi là? La petite teigneuse la sommant d'un geste sec de la main de sortir de sa torpeur et de la suivre. Son amie aux belles proportions semblait ailleurs, comme aspirée ailleurs, ce n'était pas le moment pour les introspections! Que leur faisait elle ? Une réflexion intérieur approfondis sur le sens de la beauté ? La fureur d'Hyori retomba légèrement, une impression dérangeante s'infiltra en elle. Contempler Matsumoto dans cet état absent l'outrait, comme si elle assistait une injustice, une erreur, une hérésie. Inquiète, mais consciente de la nécessité de leur départ, elle lui saisie la main et la força à suivre sa cadence dynamique.
Ikkaku lui pointa le chemin sur la droite, chuchotant qu'il sentait une concentration de Reiatsu vers cette zone, mais Hyori souleva que le Capitaine Kyoraku combattait justement de ce côté. « Tu penses qu'ils sont ou alors? » demanda t il, vexé. Déjà que cette naine l'avait empêché un combat prometteur et grandiose ! La dite naine réfléchissait à toute vitesse. L'option la plus probable était que les civils avait été enfermé dans une quelconque salle d'abris. La loi imposait leur possession à tous les lieux publiques suffisamment important. Ces lieux de sauvegardes se caractérisaient par deux principales qualités: il était sacré, protégés par une barrière puissante, empêchant ainsi les démons les moins puissants à en fouler le sol, et il était bien camouflés pour éviter que les Yokai suffisamment éminent puissent les débusquer.
Heureusement pour eux, Matsumoto détenait un don rare, celui de sentir à des kilomètres à la ronde les barrières. Étrangement, elle qui n'érigeait aucune barrière convenable, pouvait en détecter l'emploi sur une large zone. Même pour les meilleurs de leur promotion, cet exercice demandait de grands efforts de concentration. Mais pour cette élève qui n'excellait nulle part, il paraissait aisé et naturel. Cette performance, méritant quelques éloges, avait fortement joué favorablement lors du concours d'admission.
« Un bâtiment de cette ampleur possède nécessairement un abris anti démon. Matsumoto, peux tu rechercher si tu sens une barrière ? » demanda Hyori. La rouquine ne répondit pas, tête basse. Est elle honteuse pour sa remarque de tout à l'heure? Putain mais c'est vraiment le moment la! Matsumoto dodelina doucement de la tête, elle était tétanisée. Elle repassait en boucle cette pulsion avilissante qui l'avait tant séduit, incapable de prêter attention à autre chose. Elle se dégoutait et s'horrifiait elle même. Mais qu'es ce qui m'arrive ? Une main la saisie au poignet. Elle la trouva alléchante, presque perverse de la tenter ainsi. Sa truffe s'approcha, humant ce parfum des plaisirs qui excitait ses sens. Rien qu'une bouchée ne tuerait pas son propriétaire, pas vrai? Elle en crevait d'envie. Sa langue mutine survola la peau offerte. La main voulut s'enfuir, mais elle l'emprisonna dans ses serres. Un gémissement rauque lui échappa quand ses dents entrèrent en contacte avec l'objet de sa convoitise. Elle ronronnait d'exaltation.
Hyori paniquait. Elle suffoquait de stress. Son regard implora son autre camarade de la secourir. Elle ne pouvait s'empêcher de fixer son poignet qui disparaissait au milieu de la crinière flamboyante de celle qui le lui séquestrait. Elle est devenu complètement folle ou quoi? Déjà qu'elle était pas nette au départ! La plus petite se remémora sans mal sa première rencontre avec cette salope qui lui léchait sensuellement les doigts à présent, les croquant, mâchouillant sans percer la peau. Sa camarade ondulait des hanches, et Hyori devina à l'odeur et à son regards lourd qu'elle mouillait. Oh Putain ! Mais qu'es ce qui lui prend ? Ces Yokais n'avaient rien des succubes!
Elle se figea totalement. Des larmes? Des perles salées dévalaient le long du visage rayonnant de luxure, avant de s'écraser sur sa main tremblante. Merde Matsumoto qu'es ce qui te prends ? Elle ne put s'interroger davantage, ikkaku menait son amie au pays des rêves de la tranche de sa main. Le corps mou retomba dans ses bras.
« Vous les nanas vous êtes vraiment trop flippante » commenta t il en prenant le corps inconscient sur l'épaule. « On va vers ou maintenant ?»
Hyori haussa les épaules, encore remuée. « Je présume qu'on a plus qu'a suivre mon instinct » elle fronça les sourcils. Un papillon noir se posa sur son épaule. Ikkaku le saisie dans sa paume, refermant sur lui ses doigts comme une cage. Entre ces barreau, l'insecte battait mollement des ailes. Si ils ne se trompaient pas, et vu la situation, cette hypothèse s'écartait d'elle même: ce lépidoptère n'avait rien de naturel, il émanait de lui une douce chaleur, une aura fraiche et bienfaisante. Un messager du Seireitei, un papillon des enfers. Autrement dit, le Seireitei avait connaissance de la conjecture actuel et s'empesait de leur fournir de l'aide. Les papillons annonçaient l'arrivée prochaine de renforts.
« On a trouvé mieux de que ton instinct visiblement! » Le chauve relâchant l'animal qui s'envola vers la droite. « Suivons le »
Voila ! j'ai crus que j'en viendrais pas a bout !
j'espère que ce chapitre vous as plus et je vous invite fortement ( non je n'insiste pas du tout voyons !) A LAISSER UN COMMENTAIRE ! :)
A la prochaine, que la force soit avec vous !
