Avant toute chose, une pensée pour nos amis du pays de Tintin.

J'ai enfin finiiiiiiiiii. Cris de victoire, danse de la joie, clameur triomphante!

Alors, pur commencer un gros merci à Farouche-ivoire et Lys de Pandore, vos mots me font super plaisir :)

Ensuite, je m'excuse, il y aura sans doute des fautes ( enfin plus que d'habitude), je n'ai plus de beta, et la comme ça faisait déjà un moment que j'avais plus posté, j'ai prêté moins attention aux fautes :p Je penses que je reprendrais le texte en fin de semaine pour régler tous ça ;p ( je sais ça craint j'ai rien posté depuis longtemps et en plus je vous livre un truc pas bien finalisé :p)

Ce chapitre est un peu la fin d'un premier arc, et l'amorce d'un second. Sachant que j'ai prévus environs 3 arcs en tout, on peut dire qu'on a bien avancé :p


Ceux qui planifient.


O, cerisiers de montagne,

Prenons nous en pitié

L'un l'autre.

En dehors de tes fleurs,

Je ne connais personne.

Anonyme


Elle versa une dose calculée de poudre rouge dans un récipient ancien, y rajoutant une quantité trop importante d'eau par rapport à celle conseillée. Elle trempa le pinceau dans la préparation trop liquide, trop diluée, pour utiliser le moins de produit possible. Le maquillage coutait, et ses revenus proscrivaient la dépense. Appliquée, elle posa sur ses lèvres une couche de rouge. Le miroir renvoya l'image d'une femme poudrée, le teint immaculé, les lèvres et les yeux maquillés. Son apparence élégante la fit sourire. Elle n'avait rien de la dignité des Geishas ou de celle des Courtisanes dont elle copiait l'allure. Ni le revenu d'ailleurs. Elle défit la tresse serrée qui retenait sa chevelure nuit, une fois relâchée, celle ci cascada sur ses épaules nues. Ses mains saisirent la brosse abimée posée la, elle commença à démêler lentement.

Elle se sentait comme une fillette allant au bal avec son prince charmant. Depuis trois jours, Yumichika habitait de nouveau avec elles. Il avait changé comparativement au petit garçon que les filles de « La Maison de la Chatte », nom charmant mais explicite, avaient élevé. Du gamin que ses parents avaient rejeté pour ses tendances travesties, et son gout pour la manufacture féminine, seule ces dernières caractéristiques avaient perduré. Quand les filles l'avait recueilli à la maison de passe, il ne savait ni lire, ni écrire, elles lui avaient juste appris l'art de la Beauté factice, et du raccommodage. Elles retrouvaient à présent un jeune homme instruit, Omoiyji mais toujours capricieusement à cheval sur les codes de la mode, cette dernière tendance s'exacerbant au contact de son esprit, aussi névrosé que lui sur la chose.

Au début elles s'étaient inquiétés de le voir rentrer, pensant que ses études avaient tourné au vinaigre comme on disait par ici. Heureusement, une brouille stupide était la source de ce retour, et non une catastrophe. Elle repensa à l'état d'énervement de Yumichika, et relativisa la notion de catastrophe. Pour lui ce devait être l'apocalypse, 4 ans d'économie parti en torchon... Après trois jours de jurons et d'insultes venimeuses, chose rarissime dans cette bouche élégante et distinguée, il avait fini par envisager le pardon. Son esprit avait tenté de le dissuader de cette rédemption, arguant l'horreur de l'outrage, soulignant de nombreuses fois qu'un Waves ne se confondait pas avec un torchon, sauf aux yeux d'imbéciles abrutis d'ignorance. Mais les filles avait sut adoucir son courroux, et lui rappeler l'intérêt particulier qu'il éprouvait pour ce « rustre aussi limité qu'un boeuf mal dégrossi » d'après Kujakû.

Résignait, l'Esprit avait abdiqué, mais maugréait souvent des « on à pas idée de pardonner un tel génocide de bon gout et de raffinement », saupoudrés de « Un tel outrage mériterait la peine de mort » qu'il sublimait par des « Profaner un tel monument d'élégance et de finesse est punissable d' une damnation éternelle », le tout proclamé comme un chant d'opéra. En dépit de cela, Yumichika avait programmé leur départ, bien décidé à outrepasser son ire, et son envie de meurtre, pour les beaux yeux d'Ikkaku. Au grand dam de son esprit qui jugeait ce dernier indigne et de la dernière vulgarité, et qui ne concevait pas qu'un être aussi aristocratiquement soigné que son maitre puisse éprouver autre chose que du dégout pour cette erreur stylistique. Ô agonie, demain il devrait souffrir d'une vision atroce, car il repartait pour quémander le pardon de ce personnage abject. Comme si la réaction, légitime de son possesseur méritait qu'il s'en excuse! Non, c'était cet arriéré chauve qui devrait le supplier en rampant de lui accorder la grâce d'un pardon! Son maitre avait eu dans sa réaction une clémence excessive, ne serait tenu qu'à lui, les deux fautifs aurait souffert milles tortures avant leur exécution! Il faut vraiment être humain pour s'enticher d'une abomination pareille! Il est laid, trivial, incommodant, sale, brutal, sans subtilité aucune, et répugnant

Kujakû soupira longuement. Son oeil critique nota chaque faux pas de la jeune fille se préparant. Le rouge a lèvre trop dilué, et mal appliqué ressemblait à des trainés des fruits rouges, comme barbouillé après un festin de mure. Les cheveux, apparement peignés, et l'exagération le fis ricaner intérieurement, s'apparentait...a rien..L'esprit ne pouvait ce résoudre a insulter, dégradé par cette comparaison un objet, un humain, ou un animal quelconque. Personne ne méritait un tel outrage. Et bon sang qui avait osé lui apprendre a ce peindre les yeux de cette manière gauche, apocalyptiquement lourdaude.

Quand ses yeux se posèrent sur le résidu informe de tissu qu'elle désirait arborer ce soir la, la syncope menaça de le terrasser. Il repensa à Yumichika, occupé dans la salle de bain a sa propre mise en beauté et l'envia. Lui ne subissait pas l'infamie, l'ignominie, que cette femme infligeait a la couture et à l'esthétique. Et dire qu'il la voulait comme cavalière ce soir, qu'il la voulait à sa table dans un restaurant. Un laideron occuperait mieux l' office, et le ridiculiserait moins. Non jamais il ne permettrait cela, cela entacherait son nom pour l'éternité, il devait impérativement transformé cette guenuche en quelque chose de présentable. Conscient de l'urgence, il passa à l'attaque. Sa première opération: subtiliser cette brosse a cette humaine afin qu'elle stoppe cette boucherie capillaire!

« Alala ma chérie, à ce rythme la demain tu y es encore » Elle leva les yeux au ciel face à la remarque, retenant une réflexion sur l'impolitesse d'entrer sans frapper. « Doux Kami sama, comme tu te négliges » s'épouvantant son visiteur, une main sur le coeur, l'autre l'éventant. Il se baissa, saisissant avec dégout le kimono, ou plutôt la contrefaçon d'une imitation de kimono . Un cris d'horreur lui échappa tandis qu'il disséquait le vêtement sous toutes les coutures. « Comptes tu vraiment enfiler cette guenille ? La coupe n'a aucune esthétique! Ma grand mère avait la même! Si c'est pas un malheur sur une aussi belle créature! » Elle sourit à demi, sachant l'importance qu'accordait son invité improvisé à la beauté, elle ne se vexa pas, le dernier compliment la toucha. Yumichika lui aurait sans doute fait la même remarque.

« Yumi ne t'as pas dit que les hommes sont interdis à cet étage ? » badina t elle. Kujakû haussa ses sourcils épilés, pensait elle réellement qu'il ignorait le fonctionnellement des maisons de passe ? Il servaient généralement des femmes de ce milieux, bien que ses maitres soient employés dans des institutions hautement plus estimées que « la Maison de la Chatte ». « Et puis il faut payer pour la vue dont tu profites » plaisanta t elle, désignant d'une main sa poitrine encore vierge de vêtement en attendant que le fond de teint sèche. « Je suis encore assez bien coté » ajouta t elle avec un clic d'oeil complice. Enfin autan que peut l'être une pute dans une maison de passe.

L'esprit la détailla, critique, cette pauvre fille appâtait autan que du lait vomi, son seul atout de vente se limitait a sa jeunesse candide et un port simulant une certaine condition. Elle n'avait rien des Courtisanes, si raffinées et subtiles de la cours, mais dégageait tout de même une relative finesse. L'Esprit évalua mentalement ses propres capacités, estima qu'avec tout son talent, il parviendrait à rendre ce cadmie de sensualité sortable. Hors de question que son maitre pavane dans un lieux publique, avec à son bras une vache poudrée comme une charrette volée...Et ce principe s'appliquait même si la Dame en question était une amie d'enfance de son maitre, une gamine avec lequel il avait partagé ses premières années. Elle possédait une certaine grâce, un potentiel de beauté, mais mal apprêtée ses atouts naturels se transformaient en argument de vulgarité artificielle.

Kujakû s'avança vers elle, dans le miroir, elle put voir sa silhouette s'accroupir près d'elle et lui ôter la brosse des mains. « Je ne peux pas assister plus longtemps à ce carnage capillaire » expliqua t il en refermant son éventail. « Tu massacre tes racines, il faut traiter tes mèches comme les fils d'un tissage, avec délicatesse. Vous les humains vous tyrannisez vos corps et ensuite vous pleurez sur vos rides! C'est vraiment pas croyable! » Elle pouffa, écoutant les ronchonnements de son invité. Elle se détendit sous le touché de l'autre, s'esclaffant de ses commentaires digne d'une diva capricieuse, de sa façons de parler de simple cheveux comme une chose de première importance, de ses mimiques maniérées qu'une moue scandalisée déformait parfois. « Mon maitre te laisse vraiment faire n'importe quoi » déplora t il à la découverte d'une fourche abimée et irrécupérable.

« D'ailleurs que fait il ? Ne dois tu pas toujours l'accompagner ? N'es ce pas le rôle d'un esprit ? » Kujakû tiqua, appréciant peu l'implication dans la définition, surtout venant d'une prostituée de bas étages. D'ordinaire, il trouvait ces femmes outrageantes, dans leurs habits comme dans leurs manières exagérément obscènes. Cependant Morgianna portait le grivois avec érotisme, elle donnait du cachet à cet aspect répugnant des femmes. Sous ses couches de peinture, son visage avait une forme docile et gracieuse, un affront qu'elle le gâche avec ces kilos de maquillage qui l'enlaidissaient. Avec un peu d'éducation, et un relooking, elle aurait put facilement atteindre le rang courtisane. Il soumettrait l'idée à son Maitre.

« Il est dans la salle de bain » lâcha l'esprit. Cette explication suffit à Morgianna « La vrai question est donc depuis combien de temps» nargua t elle. Kujakû esquissa un ricanement. Même lui ne passait autan de temps que son maitre en salle d'eau. Personnellement, accompagner son Maitre dans sa préparation quotidienne le ravissait, pour une fois qu'un autre que lui accordait le minimum requis à son apparence. Il l'aurait bien chaperonné ce soir aussi, cependant, Yumichika l'avait prié de s'occuper de Morgianna à sa place ce soir. La découverte d'un bouton sur son épiderme l'avait convaincus de prendre plusieurs heures supplémentaires dans la salle de bain.. Sachant pertinemment que Morgianna pouvait accorder des rayures et des pois dans le même ensemble, la nécessité qu'un autre homme de gout s'en charge l'avait frappé. L'Omoyiji ne tenait pas à assister à un « désastre stylistique », le temps pressant, il avait légué cette responsabilité à son Shiki, seule autre créature de l'univers que la grâce du bon gout inspirait comme une muse.

L'esprit posa la brosse, observant avec contentement la chevelure luisante de santé par ses soins. Un ustensile humain ne suffirait pas à donner un corps à cette crinière brune. Mais il ne faillirait pas. De lui dépendait l'avenir de cette jeune fille. «Ne bouge pas je vais te donner une nouvelle jeunesse » Sous les yeux ébahit de la jeune femme, une armada de ciseau, de tissu, de ruban, de pinceau, de fils, d'aiguille apparut volant dans l'air. Elle dégluti, peu rassurée en les voyant s'approcher comme une meute de loup affamé.


Mayuri se lécha le doigt avec une joie délictueuse. Il aborda consciencieusement le liquide carmin qui luisait sous les néons de son laboratoire. Il dédaigna la pauvre loque étendue sur sa table d'opération. La moitié des constituants du sujet remplissait déjà ses flacons. Le cadavre évidé l'encombrait plus qu'autre chose a présent. D'un geste sec il signifia a Nemu de se débarrasser de ce déchet inutile. La brunette hocha mécaniquement de sa tête neutre, elle saisit le maccabée, indifférente au dégout face à ces restes pendouillants, et, sans émotion, le jeta dans un sac noir. Elle le referma avec automatisme, et y apposa l'inscription « A BRULER ».

Une porte claqua, des pas percutaient le sol soigneusement nettoyé. « Alerte », « Alerte » retentissait, glas solennel des désastres et des catastrophes s 'élevant vers Dieux. Mayuri expira de désespoir. Allons donc, que lui voulait on encore? L'incompétence de ses imbéciles de « collègues » l'exaspérait au plus au point. Quoi? Ne pouvaient ils pas, malgré leurs intelligences limitées, régenter une situation sans lui? Leurs incapacité a l'autonomie le retardait dans ses expériences pourtant primordiales. « Nemu » cracha t il désignant la porte.

Coopérative, la subordonnée ouvrit cette dernière qui laissa apparaitre Akon, essoufflé et préoccupé. « Mayuri sama, la Porte... » Il se plia en deux pour reprendre sa respiration. Alerté, comme dès que l'affaire concernait le fameux artefact, le Capitaine vérifia du coin de l'oeil son écran d'ordinateur. Le capteur ne révélait aucune anomalie. Il fronça ses sourcils recouvert de poudre teintée blanche.

« Et bien quoi la Porte? » s'impatienta le capitaine. Sa voie, un crissement de craie sur un tableau sadique, fit tressaillir l'autre scientifique. Ce dernier inspira longuement, prisant pour ne pas prendre la place du cadavre gisant un peu plus loin...

« Elle.. »

La salle s'alluma en rouge, la sirène d'alerte retentissant avec fracas. Mayuri se précipita vers son ordinateur, ses doigts griffus volant au dessus des touches. La Porte s'ouvrait ? Bordel mais qu'es ce qui se passait ? La Porte agissait comme la clef de voute de la Barrière. Son ouverture briserait cette dernière, ouvrant ainsi le passage entre les deux mondes. Impensables. Cela ne peut arriver, j'ai moi même mis en place le programme qui contrôle la Porte. Il s'acharna sur son clavier, heurtant les touches avec hystérie en quête de réponse. Avec Horreur la réalité s'imposa a lui: on avait piraté son ordinateur.

Rageur, son poing s'encastra dans un des nombreux écrans. Qui avait bien put le battre lui? Qui avait osé ? Sur la carte d'Oracie, une multitude de point lumineux rouges proliférait. Forcement, les Yokais attaquaient. Bandes de petits emmerdeurs. « Nemu » vociféra t il « enclenche le code 432 »


Hisagi soupçonnait un homme la haut de bien se moquer de lui. Pour une fois qu'il attirait l'attention d'une femme fantasmagorique, superbe et sensuelle, ce devait être un Yokai aux ambitions meurtrières...Quelle veine... Son regard tanguait entre cette « femme à la bouche fendu », séduisante si on occultait ses lèvres, et Hinamori. Le calme souverain de cette dernière ne parvient pas apaiser son coeur affolé. La peur suintait, perceptible, sa vie pesant dans ma balance, il négligeait les apparences . Son comportement, pragmatique, affreusement conscient des dangers encourus, contrastait avec l'image de l'Omoyiji parfait, valeureux, capable de gérer n'importe laquelle des situations...Il fanfaronnerait une autre fois...

« Maintenant Hisagi, elle va tenter de te poignarder aux ciseaux » Elle en avait de bonne elle. Hinamori ou l'art de rassurer. Hisagi se demanda ou sa camarade puisait ses réserves de contenance alors que la sienne s'effritait allègrement. Ce petit bout de femme, timide et timoré en publique, se révélait à présent, force tranquille, pérenne et sure. A côté, lui même, se sentait atrocement diminué, cette revisite inversé d'histoire pour enfant, ou le prince sauvait la princesse en pâmoison, lui plaisant moyennement. Kazeshini, lové dans son monde spirituel, devait de délecter de sa détresse.

Le Yokai disparut de sa vue. Hisagi fronça les sourcils. Partie ? Un frisson de terreur lui remonta le long de l'échine. Elle n'était pas partie. Putain elle est derrière moi. Ce putain de Yokai est juste derrière moi. Le brun amorçant un mouvement de côté bien trop tard, comprenant que la collision serait inévitable, il se prépara au choc. Il croisa le visage défait d'Hinamori, qui prise de vitesse formait avec sa bouche des bulles de langage qui éclataient dans un cris confus. Elle courut vers lui. Trop tard malheureusement. Sous ses paupières voyagèrent les images de son enfance, de l'académie, et même...de Kazeshini. Un frisson de dégout le traversa, finir sa vie sur l'image immonde de son Yokai souriant...Quelle horreur. Le méritait il vraiment ?

Vive comme une anguille, Hinamori se plaça entre le Yokai dont la respiration frôlait sa nuque, et son dos. L'impact. Le sons d'une chaire de l'on transperce, l'odeur d'une éclaboussure ensanglantée, dans l'air, la brume de la mort. La lame des ciseaux remua dans la chair touée, tentant de sortir de cet l'étaux d'entrailles, chouignant contre cette résistance . Un cris, pure, obnubilant, encombrant dans ce silence nocturne.

« Ma main !»

Les ciseaux s'extirpèrent de leur prison de muscles. Hinamori ramena à elle sa main mutilée, dont l'ouverture profonde creusait un puit d'ou sortait de gros bouillons de sang chaud. Elle retenait difficilement de grosses larmes, sa carnation blêmissant vertigineusement. Elle se courba en avant, serrant de sa main valide, glissante de sang, celle perforée, pour tenter de limiter cette effusion carmin. Sur l'ombre du sol, Hisagi distinguait très clairement la main levée du Yokai, dont l'arme rutilante découpant le ciel s'apprêtait a réitérer l'attaque. Une brusque panique le frigorifia. Putain je dois nous éloigner.

Un chant hargneux, écorché, douloureux stoppa son initiative. Il identifia le timbre d'origine doux qui s'apprêtait du mugissement véloce d'une lionne protégeant ses petits. Hinamori. Un autre cris suraigus, rageur et strident lui déchira les oreilles. Son tympan vrillait, se disloquait au rythme du vacarme invectivant. Ce hourvari féroce, strident même, en revanche, ne provenait pas de son amie... La « Femme à la bouche fendue » s'acharnait sur une barrière invisible, faisant ricocher son arme, et produisant ce son insoutenable. Impact s'accompagnait par une intonation plus franche et sèche de son amie. Un chant de protection? Il ne s'attarda pas plus sur le débat, Hinamori fléchissait les genoux. Sortant de sa torpeur, Hisagi se retourna et la soutient par les aisselles afin de la maintenir debout. La pauvre jeune fille semblait bien fêlée entre ses bras.

Hinamori, fragile, mais battante se stabilisa péniblement. Ses yeux pétillants et attentifs étaient assombris par le spectre de la peur, et le choc du danger. Ce dernier la percutait énergiquement, lui remuait les côtes et les boyaux. Déterminée, elle leva le menton, bombant sa petite poitrine ferme. Elle venait de frôler la Fin, la vrai Fin, celle qui achevait tous les chapitres...Elle ne devait la vie qu'a son bon sens. Pour survivre, pour protéger, pour intercepter ce ciseau vengeur, elle avait sacrifié sa main. Elle hasarda un regard sur sa plaie qui s'étalait sur sa paume. Moche. Dans une autre situation, elle aurait cédé à l'évanouissement.

L'adrénaline relativisait ses choix, elle prendrait conscience, elle s'apitoierait, elle cesserait d'embrigader ses pensées après, une fois la menace éradiquée. Seul la sauvegarde de son ami et d'elle même méritait une dépense énergétique. Sa main invalide, suante de rouge, souffreteuse, elle la considérerait plus tard. L'intensité de l'instant flouait les paramètres entravants sa survie et son efficacité. Elle appliquait toute sa volonté à escamoter sa propre détresse, toutes ses pensées mobilisées par l'effort de guerre. Inouïe la ténacité d'une petite chose comme elle.

Hisagi raffermie sa prise sur le corps mollissant. En dépit de sa pertinacité entêtée et obstinée, Hinamori repoussait trop ses limites. Une opiniâtreté assidue n'effaçait pas les limites corporelles, elle les écartait temporairement. Hinamori déclinait, le maintient de la barrière conjuguée à sa blessure entaillait son endurance. La jeune femme sentait le gouffre du sommeil courir sur sa peau. Impossible de rester trop longtemps retranchée derrière cette barrière rassurante. L'effet placebo de l'adrénaline se dissipait, la douleur qu'elle s'acharnait à emprisonner réclamait ses droits souverains.

Hisagi l'agaçait. Son inactivité ballante achevait ses trésors de patience. Il stationnait dans l'inutilité. Quoi, lui, un Invocateur, lui laissait à elle, qui devait se cramponner à sa volonté pour refouler l'inconscience, l'entièreté de la charge de leur protection? Qui possédait un Yokai ? Qui détenait la faculté de s'en faire servir? Et qui n'avait d'autre ressource qu'elle même? La fatigue grandissante échancrait les résistances psychiques de la jeune femme que la crise de nerf gagnait. Elle refusait de mourir ici. La lame de ciseaux de son ennemis buttait contre sa barrière a la hauteur de ses yeux. Si son chant faiblissait, elle finirait plantée dans son front à cout sûr. Son oeil dévia sur sa main, jugeant la profondeur conséquente de la blessure. Elle ne survivrait pas si cette conjecture se réalisait.

Hisagi s'inquiéta du tremblement de son amie. Il réchappa de justesse à l'étouffement lorsqu'elle lui écrasa violemment le pied, l'action contrastant avec le caractère si pacifique de sa compagne. Cette radicalisation comportemental lui fit comprendre l'urgence de leur situation. Hinamori ne tiendrait plus longtemps. L'harassement de la jeune femme l'empêchait d'assurer la totalité de leur protection plus longtemps. Autrement dit, cette responsabilité lui incombait.

Il avait toujours redouté cet instant. Le moment critique ou ses épaules devraient supporter une charge qu'il savait trop lourde pour lui. Il ne plaçait en lui même aucune confiance, se sachant défaillant, il esquivait les implications trop cruciales, préférant déléguer ou se poster à des taches faciles. Seul, il ne réalisait rien. Ses capacités individuelles ne le distinguait déjà pas a l'académie, on appréciait plutôt son travail d'équipe et sa propension à l'obéissance face à l'autorité. On déplorait son manque d'inventivité et d'autonomie. La défiance qu'il cultivait sur ses capacités depuis son enfance l'avait persuadé que seul, il n'accomplirait jamais rien. Il avait sut s'entourer d'amis, qui apportaient avec eux la sécurité du nombre, dans le but d'échapper à cette fatalité. Il comptait plus sur les autres que sur lui même, leur confiant chaque initiative. Bien que le phénomène se soit atténué avec les années, son assurance prenant du galon, au coeur du danger, cette tendance resurgissait.

Petit, un Yokai l'avait attaqué lui et ses amis. Il avait tenté de les sauver sans succès, et lui même ne devait sa survit qu'à un Capitaine qui passait par la. Cet épisode lui avait donné sa vocation mais également une certitude. Son minuscule pouvoir ne protégeait personne, pas même sa propre vie. Il avait redoublé d'effort pour améliorer ses performances, mettre en échec cette conviction, et obtenir la capacité d'être un pilier pour les autres . Et hier encore, pensait avoir réussi, son statut d'Invocateur concrétisant cet accomplissement. Malheureusement, son premier contact avec un Yokai renouait avec la réalité. Il se retrouvait démunie, incapable de faire un choix sur l'attitude à adopter, ignorant de la marche à suivre. Perdu. Il avait pris peur du contrôle.

Depuis le commencement de l'affrontement, Hinamori avait tout gérée, tout contrôlée. Lui, benêt, incompétent, avait été trop heureux de lui laisser les rênes, d'échapper une fois encore à la contrainte des responsabilités. Sauf que sa propre inaction, sa propre inculture, sa propre faiblesse avait déjà usé Hinamori qui peinait à repousser l'adversaire. Et maintenant la nécessité endosser un rôle plus prononcé était incontournable.

Un effroi le glaça. Sa force seule ne réglerait rien. Jamais il ne viendrait à bout de ce Yokai. Aucune arme ne renforçait son poing, aucun sort ne l'alliait a son esprit, aucune incantation n'éclairait son âme...Quand à Kazeshini...L'impossibilité de recourir à lui le frappa avec la force des évidences. Une nouvelle fois, Hinamori puni du talon son inaction. Il devait trouver impérativement de l'aide. Un blanc mémorable envahit son esprit. A contre coeur, il envisagea la possibilité infime d'employer son « associé ».

Il n'avait pas le choix mais...Invoquer Kazeshini ? Pas sur que ce dernier est à coeur son secours. D'ailleurs n'attenterait il pas à sa vie? Hisagi ne plaçait pas suffisamment de confiance dans l'Esprit drapé de noir pour lui remettre sa vie, ni la lui confier. Malheureusement, peu d'autres alternatives s'offraient à lui...Autan affecter la sincérité, aucune autre solution ne s'offrait à lui. Hinamori ne pouvait pas tuer ce Yokai, la pauvre petite n'avait ni talent en récitation, ni Esprit. Sérieusement, seuls ses chants de protection, dont il profitait actuellement, la démarquait...Et son état préoccupant d'épuisement la disqualifiait la possibilité d'une fuite.

Quand à lui, sans armes, il ne valait guère mieux. Son seul salut se matérialisait sous la forme d'un Esprit sadique revêtant le même vêtement que le malheur et la mort...Autan dire que nous sommes foutus...Il devait invoquer ce barbare cynique et malsain...Cet emmerdeur...Triste constat. Mais, le bleu de son orteil témoignait qu'Hinamori militait assez vigoureusement pour cette option...

« Je ne suis pas sure que ce sois une idée très brillante... » glissa t il. Un coude particulièrement pointus lui perfora les côtes. La brunette ne pouvant parler, sa capacité vocale déjà monopolisée pour chanter, transmettait par d'autre moyens très clairement son message: Invoque le. Et si il ne connaissait pas le caractère tempéré et sage de la belle, il aurait ajouté à son ordre : Merde. Au pied du mur, Hisagi déglutit, présentant la catastrophe. « Je décline toute responsabilité »

Kazeshini!

La suite lui donna raison.


« Peut on savoir ce que cela signifie ? » hurla la voie échauffée de Yamamoto. Le vieil homme à la figure de cire avait pour l'occasion des traits déformés d'un énervement vif. Son poing, puissant pour un homme de cet âge tapa la table en bois qui craqua plaintivement. « Comment la porte à t elle put s'ouvrir? » Mayuri, qui ne bénéficiait pour une fois d'aucune excuse, se ratatina. A l'humiliation d'avoir été surpassé, se greffait celle de devoir rendre des comptes a ce qu'il qualifiait d'une assemblée décérébrée... Il lisait la vengeance dans plusieurs de leur yeux de poissons avariés.

« Mayuri ! » beugla le commandant suprême. « Cette explication te reviens de droit je crois! » Si la situation n'impliquait pas tant de vie, le Capitaine de la 12e était sur que ses camarades ne se seraient pas gênés pour le calomnier, et rajouter à cette illustration parfaite de son incompétence leur propre sentiments. Il fautait si rarement dans son travail, que personne n'osait lui reprocher son comportement odieux. Mais la, lui le grand génie, devait s'incliner. On lui réclamait une analyse qu'il éclaircissait pas lui même. Il, et cette constatation l'enrageait, ignorait comme un tel prodigue eusse put se produire.

« Allons, allons, Yamamoto-kun » Le sourcils du patriarche sauta d'agacement. Nul besoin de se retourner pour deviner l'identité de l'individu ayant l'outrecuidance de lui manquer de respect. Le Commandant Suprême s'inclina de manière protocolaire devant son empereur, que Shinji suivait, il fut rapidement imité pour l'assemblé toute entière. « Mayuri nous justifiera cet erreur plus tard, pour l'heur nous devons endiguer d'autres problèmes. » Le nouvel arrivant pris place autour de la table tandis que le blond s'adossa à un mur. Etant membre de la division 7, Shinji avait pour rôle unique la protection du monarque qu'il ne quittait jamais, se fondant dans son ombre. Excepté quand ce dernier, retord, parvenait à échapper à sa vigilance. Sa fonction expliquait sa garde qu'il ne relâchait jamais, et pourquoi il s'embusquait plutôt que de prendre place autour de la table avec les autres capitaines.

Kisuke avisa les visages inquiets, endormis, tranquilles ou préoccupés qui ornaient les illustres personnages attablés avec lui. Tous les Capitaines, assis avec plus ou moins de prestance, chose frappante lorsque l'on comparait Buyakuya et Kenpachi côte à côte, lui accordaient une attention exclusive. Seul Kyoraku brillait par son absence, mais il avait demandé sa journée pour assister à un défilé voila quelques mois. Encore au moment opportun, cet homme possède un sixième sens aigus pour l'esquive... Sa vice capitaine le représentait. Nanao. Elle affectait le désappointement aigre des employés exploités. Il manquait également Ichimaru. Enfin il ne devrait plus tarder maintenant.

« Cessez de froncer ainsi les sourcils Commandant, vos rides ne s'aggraverons qu'un peu plus » Badina t il en constatant la rigidité glacial du doyen de la salle. Yamamoto contrôla admirablement une pulsion inavouable à l'égard de son unique supérieur. Comment, ce petit gringalet se permettait il un tel leste avec l'étiquette ? Son Fong, elle aussi particulièrement attachée à cette dernière tiqua, quand à Kuchiki, il se raidit encore, chose incroyable si l'on considérai sa position naturellement droite comme pétrifié par une froide politesse. Avec ce monarque, les traditions avaient la vie dure.

« Votre altesse » salua enfin le Doyen. Kisuke sourit à l'appellation, il la savourait, sachant l'effort qu'elle demandai à son capitaine le plus ancien. Un groupe échevelé pénétra à son tour la salle. Tessai en tête, les bras encombrés de dossier, un kimono de soie meublant son avant bras, suivit d' Ichimaru, impertinent comme à l'accoutumé. Tessai accepta d'un signe de tête les salutations qu'il reçus immédiatement, et posa l'ensemble des dossiers sur la table, avant de couvrir les épaule de l'empereur avec le kimono qu'il venait de ramener. Ichimaru, plus détendu, frôlant la nonchalance, détailla la compagnie, et siffla faussement admiratif.

« Bah dic donc, c'est un sacré petit comité que nous avons la » commenta il. Hitsugaya, encore groogit de sommeil, que sa jeunesse justifiait amplement, leva les yeux au ciel. Comment faisait cet autre pour paraitre souriant et enjoué si tôt? Mystère que cet apparence enfantine et espiègle en toute circonstance. Ah se demander qui est le benjamin ici. L'albinos ne perdait pas contenance en dépit des regards lapidaires que lui lançaient ses collègues. La plupart définissaient l'homme comme un personnage vicieux et toxique, dont ils déconseillaient la compagnie nocive.

Son indifférence à la critique, et sa propension à l'indépendance, voir à l'absence de morale le rendait dangereux. Il s'apparentait à un prince des tempêtes se riant des traits de ses comparses. Se jouant de sa réputation, brouillant son personnage, tirant profit des rumeurs sur son compte, dont le Capitaine de la 10e le soupçonnait d'être l'instigateur. Une créature sans étique autre que le mensonge et la fausseté, sans législation autre que son profit, ne tenant compte des règles qu'en apparence, trompant, piégeant, agitant les foules était dangereuse car incontrôlable. Et malheureusement, ce personnage se complaisait dans la confusion qu'il façonnait, et d'une intelligence vive et malsaine, détenait le potentiel d'engendrer des calamités. Ichimaru conservait une prestance pernicieuse, même affublé d'un Haori défait, enfilé à la hâte, preuve de la nature profonde de son vices.

Hitsugaya cligna des yeux, son esprit encore embrumé dans un état de demi-sommeil, il peinait a conserver une attention consciencieuse. Il divaguait, peu attentif aux discutions l'entourant. Il intercepta par mégarde un échange silencieux entre les Capitaines de la 5 et de la 3e. Un simple signe de tête de la part du serpent qu'il crut rêver, et qu'il attribua à sa fatigue. Car rien n'expliquant cette marque de respect venant du Captaine le plus insolent, surtout envers le Capitaine Aizen. Ces deux là, comme deux faces d'une pièce, ne partageait que l'air qu'ils respiraient. Si Aizen imposait le respect par son essence naturellement magnétique, chaleureuse, Gin infusait dans l'espace l'environnant une zone d'inconfort et de mal aise. Aussi, presque nativement, leur relation restait professionnelle, et de la courtoisie la plus austère, comme si ils s' insupportaient mutuellement. Pourquoi Gin aurait il alors gratifié Aizen d'un témoignage de reconnaissance, alors que personne n'en bénéficiait? Inconcevable.

« Ichimaru » grogna le Capitaine suprême, il ramena ainsi sur lui l'attention dissidente de Toshiro. « Si seulement vous pouviez attirer les regards pour autre chose que votre impertinence... » L'albinos haussa les épaules, effectua sa courbette de circonstance devant son empereur, oublieux de la remarque du doyen. Seule la puissance du Capitaine Ichimaru lui permettait un tel leste, une telle insolence. En dépit de son comportement outrageux, il était un génie, et profitait allègrement de ce passe droit implacable.

« 'cusez Cap'tain, je n'avais pas prévus de me réveiller en pleine nuit réparer les pots cassés de notre Mayuri-chan. » Glissa le renard, l'innocence même peinte sur le visage, ignorant superbement le susnommé qui l'épinglait des yeux. Il s'assit cérémonieusement sur son siège, calé entre Soi Fong et Kensei. Il jouissait délicieusement de la colère qui empourprait le Capitaine accusé. Sous le fard poudré, resurgissait des rougeurs offensées d'ire contenue. Kensei joint son ricanement au fou rire de Kenpachi que la scène rendait euphorique.

« Kurotsuchi-sama pour toi, pauvre imbécile empaffré » grommela le scientifique, une main ostensiblement posée sur la garde de son épée. Kensei s'étrangla, craignant le pire. L'arme du Capitaine scientifique se caractérisait par sa dangerosité extreme. Le Capitaine l'améliorant sans cesse avec de nouvelles fonctionnalités ou expériences. La dernière fois, la lame avait diffusé un nuage toxique qui avait bien faillit empoisonner toute l'assemblé.

Oh, Je tremble d'effroi » ricana l'autre. Son sourire s'élargit, mauvais, il poussa l'affront jusqu'à imiter des tremblements factices, que Kenpachi jugea amusant, mais qui exaspérèrent par leurs puérilités les autres Capitaines, et inquiétèrent Kensei, peu désireux d'expérimenter une des invention tordue de Mayuri. Ichimaru asseyez vous » trancha Yamamoto, deux doigts massant ses tempes. « Vos chamailleries enfantines n'ont pas leurs places ici » La sévérité du ton convainquit les deux Capitaines d'adopter une attitude discrète, assidue, professionnellement et irréprochable. Après un dernier éclair visuel, il détournèrent la tête l'un de l'autre, écoutant religieusement leur supérieur. Kensei en soupira d'aise.

Des fourmis mordillaient ses bras, son épaule droite, accablée d'un poids pas si léger que ça, que de nombreux régimes, jamais tenus, avaient pourtant amincit, faiblissait lentement. Qu'on ne lui ressorte pas le cliché de la demoiselle en détresse portée avec la facilité d'un sac de plume de si tôt! Il risquerait d'y ajouter son sentiment personnel qui assassinerait le commerce déjà mince des contes de fée. La chevelure rousse de sa belle endormies lui chatouilla le menton. Il la replaça précairement sur son épaule endolories. La boisson, le meilleur amie de la graisse, la calvaire des chevaliers servants.

« Ikkaku tient la mieux elle va tomber » lui reprocha Hiyori, acide. Son poing le démangea méchamment. Elle pouvait bien la ramener tient, sa taille la dispensait immédiatement de la corvée qu'il subissait. L'image fugace d'une teigne blonde, écrasée, immobilisée, aplatie, broyée sous la masse rousse de leur amie commune lui étira un sourire.

Le papillons bifurqua subitement. Le virage manqua d'expulser la pauvre inconsciente qui le griffa en représailles. Quelle sale bête, même dans les vapes elle me fait chier! De son autre bras, il cala Matsumoto contre sa clavicule, la maintenant plus durement que précédemment. Dans son dos, il avait une conscience aiguës des tries rougeoyantes que lui avait infligé son fardeau. Elle griffe fort en plus ! Il ne lui semblait pas pourtant que les ongles, toujours taillés et vernis conformément aux canons de la mode, de Matsumoto aient la longueur requise pour entailler aussi profondément sa chaire...

A la sortie du virage tangent, un cris le ramena à la réalité. Un grognement douloureux, un ballet de membres éparses, une insulte prononcée de la voie si délicate d'Hyori. Par terre, le sol accueillait avec la douceur du béton les fesses mécontentes de cette dernière qui râlait. « Putain mais qui est le con qui a... »la voie criarde, désagréable que la petite blonde contrariée s'étouffa.

« Renji ? » lâcha t'elle surprise en découvrant le rouge étalé de tout son long. La mâchoire du pauvre homme ployait sous une torsion...douloureuse? Renji se redressa difficilement en sifflant. Son menton avait viré au bleu, et penché de côté jouait aux claquettes. Un jet flaque de chaire molle aspergea son genoux. Et boue de langue en moins, un. L'horreur se peignit sur les traits déformés du blessé.

Tout l'accablement du monde passa dans les iris d'Hyori toujours à terre. Quelle vision grotesque, tu parles d'une blessure de guerre. « J'aurais du m'en douter. » asséna glaciale la blonde. « Quand ce n'est pas toi c'est l'autre tache. » Elle en référait a Hisagi...

« Shé censhé signichié quoi? » Le rouge commença à s'agiter dans tout les sens, palpant son menton tordu et bégayant des gazouillis incompréhensibles. Hyori se releva avec exaspération. Avec un peu de chance, on pourrait arranger cette gueule de revenant à la 4e en rentrant. Fallait espérer pour Renji...Sinon... Dans le pire des cas les blessures irréversibles de provenance guerrières octroyaient un certain charme masculin aux Hommes. Renji n'aurait qu'a s'en accommoder. Et omettre de préciser l'origine exacte de sa cette face déformée...

Un rire tonitruant en provenance des méandres vocales d'Ikkaku énervant le défiguré qui l'injuria, alimentant les moqueries de l'autre. Rukia accompagna l'expression désabusée de la blonde. Elles pataugeaient dans l'imbécilité la plus gamine. La situation ne se prêtait pas vraiment à ces moments de relâchement. Les Yokais avoisinants les remarqueraient s'ils continuaient à faire un tel vacarme. Résignée, Rukia aida Reinji à se redresser, ce qui réconforta ce dernier dans son malheur. Elle esquiva un câlin que voulut partager avec elle le rouge, trouvant l'action importune.

L'absence d'Hisagi et d'Hinamori l'alerta. En outre, l'état de Matsumoto préoccupait la jeune noble. Elle ne notifiait aucune atteinte physique sur le corps de la rousse, pourtant, son Reiatsu tournoyait étrangement. Ce phénomène ne correspondait à aucune des configurations qu'on lui avait apprise à l'académie ou dans son clan. Comme si quelque chose poussait dans le corps de Matsumoto, comme un poussin tapant du bec sur les parois de sa coquille. Elle allait questionner sa voisine sur l'état de leurs amis mais...

« Le papillon ! » rappela Hyori alertée qui bondi comme ranimée . L'insecte continuait sa course sans eux. « Si on le perd on est mal! » Elle poursuivit le lépidoptère, rapidement imité par Ikkaku qui retenait difficilement Matsumoto sur son épaule. Rukia eu une demi seconde d'inaction. Elle rapatria sa main encore levée vers l'endroit ou était quelques secondes auparavant Hyori. Elle considéra ébahit la amis venaient de les abandonner pour un insecte ? Sans aucune explication? Ils avaient encore consommés du Sake ou quoi? Un papillon ? Mais Pourquoi diantre un.. Elle remarqua enfin la présence de l'envoyé du Gotei. Oh! Ses jambes répondirent d'elles même au stimuli, elle s'élança à son tour.

Shunsui avait beau leur avoir confié la tache de retrouver les villageois, elle et Renji barbotaient dans un flou total. Les informations, peu nombreuses, entravaient la mise en place d'une stratégie. Ils ignoraient la localisation précise de ce qu'ils devaient sauver, ainsi que la force militaire de l'ennemi, aussi, ce papillon, accompagné de surcroit par trois de leurs amis tombaient à pic. Cette apparition dégageait l'amorce d'un plan. Elle voulut partager son enthousiasme avec son camarade rouge, elle tourna la tête, une phrase euphorique au coin des lèvres... Un vide intersidéral l'accompagnait. Le brunette stoppa sa course. Renji se lamentait, quelques mètres plus loin, pleurnichant sur son charme, sa beauté et son attractivité ravagées par une furie aussi petite que retors. Avec un soupçon d'irritation lasse, Rukia prit sur elle de le rejoindre, de lui saisir rudement la manche, et de le trainer dynamiquement avec elle. Les pauvres grimaces de son camarade ne l'émouvaient aucunement.

Tessai avait déployé une large carte qui tapissait la table. Des pions ouvragés rouges l'épinglaient sur divers lieux répartis sur l'ensemble du territoire. A chaque pion correspondait une attaque. Mayuri continuait d'en disposer, cette action édifiait sa honte. Chaque tache de couleur rappelait les conséquences de sa négligence. Elles le marquaient du fer implacable de l'échec, et pour un individu aussi fier que le scientifique, cela l'humiliait plus que toutes autres mesures. Quand il eut fini ses placements, le planisphère était tant constellé d'étoiles carmins qu'il ressemblait aux cartes du ciel utilisées en astronomie.

Rabougris, il se rassit en grognant. Les yeux inquisiteurs de l'Empereur avait épié chacun de ses gestes déshonorants. Malgré le calme apparent de leur monarque, sa figure joviale, et son ton badin, Mayuri eu la certitude qu'il fulminait intérieurement et qu'une punition vengeresse se cachait derrière cet affront publique. Il lui faisait payer sa bavure. Cette constatation seule couvrait le chercheur de honte.

« Maintenant messieurs » demanda Kisuke, son ouvrant son éventail qu'il agita doucement. « Des idées ? » L'attitude désinvolte ne trompait personne, derrière ce masque folâtre, faussement badaud, Kisuke étudiait sérieusement cette situation inextricable. Kenpachi s'exprima, prévisible il recommanda l'extermination pur et simple des Yokais. Envoyer une unité sur chaque zoné agressées, et visa les réexpédier dans leur Monde. Soi Fong pouffa de cette proposition arguant sa bêtise et ajoutant, pour faire bonne mesure, que venant du Capitaine de la 11e, elle n'étonnait personne. Kensei s'inséra dans le dialogue, soutenant la thèse du belliqueux Capitaine de la 11e. Soi Fong répartit qu'un recruteur n'avait aucune légitimité militaire. Les trois partie campaient sur leurs positions, prêt a se sauter à la gorge. Heureusement Aizen jugula le débordement occasionnée par un de ces psaumes de raison. Les débats continuèrent, tendus, palpables, les voix s'élevant, se heurtant, mais le risque d'un assassina écarté.

Buyakuya parcourut consciencieusement la carte, il nota chaque emplacement dans son esprit, cherchant la logique cachée. Les grosses villes étaient touchées mais aussi des zones moins peuplées et reculées... Cette journée infernale ne se finirait elle donc jamais ? Le matin Kuuybi avait attaqué le domaine Kurosaki, et à présent ils devaient affronter une séries de raids... Pour ajouter à son embarras, Rukia se baladait dans la nature. Il masquait son inquiétude par peur qu'elle n'entrave ses capacités, mais cette dernière, dévorante, les obstruait déjà. Que se passe t il avec la Porte ? Pourquoi cette horde de Yokai maintenant ? Ses pensées voyagèrent, l'image de sa soeur s'imposa à lui. Surtout maintenant. Il releva la tête, tombant sur le Capitaine Hitsugaya en pleine réflexion silencieuse.

De par son rôle administratif, le Capitaine de la 10e connaissait chaque déplacement d'Omoyiji. Et une évidence lui sautait aux yeux. Il ignorait les motivations des Yokais, le moyen qu'ils avait emprunté pour les envahir, mais il distinguait dans le tumulte de ces interrogations une observation claire et limpide. « C'est tout de même étrange » commenta t il. « Ces attaques coïncident avec l'emplacement de nos hommes sur le terrain ». Cette remarque eu le mérite d'instaurer un calme bienfaisant. Soi Fong, Kensei et Kenpachi, les esprits les plus échauffés, respectèrent le silence pesant qui plomba l'air. Kuchiki releva un sourcil auguste, troublé par cette révélation qui insinuait une certaine intelligence et anticipation chez leur ennemi. Ces attaques auraient donc un but précis et ciblées, reflétant une organisation préparée, chose extrêmement rare venant de Yokai.

« C'est impossible » contra Mayuri piqué, interrompant les réflexions du Capitaine de la 6e. « J'ai moi même crée le serveur stockant ces données. » Pompeux, le sinistre personnage releva son menton maquillé presque vulgairement et qui faisait ressortir son faciès de poule offusquée. Kuchiki ne due qu'à son éducation le maintient de son apparence atone. Tant de prétention injustifiée, et d'arrogance de mauvais gout, anéantissait les espoirs qu'il plaçait dans le genre humain.

« V'l'avez fait avec la même application que l'système d'contrôl de la porte ? » La pique pernicieuse, pestiférée avec la gaité des vengeances faciles provenait du Capitaine de 3e, content d'instaurer un climat tendu et brouillé. Le regard assassin du scientifique glissa sur les écailles albinos et lisses du Serpent. Yamamoto calma les esprits en rappelant la délicatesse de leur situation et la vacuité d'algarade non productives. Kisuke, plus disposé que le vieil homme trouva une certaine justice dans la remarque de Gin. Cependant, il condamnait cette attitude dissidente et agitatrice du Capitaine Ichimaru, qui en véritable maitre d'intrigue troublait la bonne entente, et tressait des trames noueuses et tortueuses. Ce capitaine l'effrayait par sa faculté a dénicher les faiblesses et les exposer avec un ton badin au grand jour, ainsi que par sa maitrise des sentiments humains. L'Empereur le soupçonnait de détenir plus d'information que les service de la 2e Division, pourtant spécialisé dans le domaine. Un être torve à surveiller.

« En admettant que le système est été piraté » énonça Ukitake toujours soucieux de bien être de ses subordonnés, Yamamoto fit taire le grognement offensé de Mayuri d'un regard appuyé. « La priorité est de rapatrier nos hommes ».

« Si vous me permettez » interrompis Aizen, instaurant un silence religieux. « Cela serait peu judicieux » Le monarque saisi un pion rouge entre ses doigts graciles. Aizen, toujours lui. Avec son ton égal, calme, infusé de la pointe d'inquiétude convenable, ni trop prononcé montrant la maitrise qu'il avait de son corps, ni inexistante, témoignant de l'égard qu'il portait a ses hommes. La figure de la perfection incarnée dans un être de chair. Respectable, aimable, réfléchie, ne parlant qu'avec pertinence et avec les mots pensés et appropriés, percutants. Le Capitaine idéal sous tous rapports, dont les compétences diplomatiques, et l'efficacités rendaient candidat de toutes les opérations d'importances. « Puis je suggérer un plan? »

Le monarque accorda la requête d'un geste encourageant de la main. Une perfection sans aspérité cachait forcément des vices, en dépit de cela, Kisuke jugeait Aizen comme de ses hommes les plus capables, il lui accordait une confiance teintée de soupçons. Il ignorait les vrai intentions d'Aizen, à l'inverse de Gin reconnu par tous comme intriguant, Aizen ne trempait jamais ne serait que ses orteils dans des affaires subversives, au contraire, il symbolisait l'intégrité même. Jamais une fausse manoeuvre n'entachait son travail, ou une erreur. Le Capitaine de la 5e jouissait d'une réputation excellente auprès de ses hommes, des autres divisions et même dans l'opinion publique ou au sein du gouvernement. Aussi, l'Empereur avait la conviction que malgré des désirs camouflés, Aizen ne compromettrait pas son image infaillible et exemplaire en blettissant un travail.

« Nous devrions renvoyer ces Yokais par le chemin qu'ils ont emprunté. » Aizen se leva, il prit élégamment une pièce de bois en forme de T reposant sur la table. Cette dernière servait à déplacer les unités lorsque, en période de guerre, sur le planisphère s'étalait des pions représentant leurs unités de combat et celles ennemis. Il rapatria toutes les pièces rouges sur un même lieux, le mont Yatto. « Renvoyons les dans les entrailles de leur terre maudite par la porte qui les en a fait s'échapper. » Il échangea un regard avec tous les capitaines présent, aspirant leur attention et attisant leur accords, puis brusquement, il renversa tous les indicateurs pourpres. « Ou tuons les tous » Il reposa souplement le poussoir devenu inutile, et masqua la théâtralité de son geste par une mine volontairement sombre. Une des pièces roula sur la table, puis chuta dans un bruit de tonnerre. « Rapatrier nos hommes provoquerait plus de panique que d'efficacité. » argua t il en s'assoyant . « Envoyons leur plutôt des renforts »

« Et comment comptez vous les rapatrier vos Yokai » Ironisa Son Fong septique« avec des chiens de berger ? ». La jeune femme croisa ses bras sur son torse presque masculin. « Ce ne sont pas de mouton en dépit de leurs bêtises, on ne pourra pas les ramener vers la porte aussi simplement ». Kisuke opina de la tête. Malgré sa prétention susceptible, la Capitaine de la 2e division savait évaluer les risques et les obstacles. Elle classifiait justement l'ampleur de cette tache, y percevant les failles, mais aussi les difficultés.

« Le Capitaine Aizen-san n'as pas prévus ce genre de méthode Capitaine Fong-san » Il était rare d'ouïr la voie océan du Capitaine Unoana. La pale figure prostrée, ses deux mains bien à plat sur ses cuisses redressa son visage qu'elle gardait respectueusement incliné. Ses deux yeux amandes luisirent d'intelligence. « Il avait planifié d'utiliser nos hommes comme des appâts.» clarifia t elle le sourire doux et aimable. « N'est ce pas Capitaine? » Le contraste entre la bonté de son fasciés avenant, et la cruauté pragmatique de ses paroles figèrent l'assistance. Aizen lui rendit son sourire avec la même dose de gentillesse exécrable, mais en la teintant de douleur.

« Capitaine Aizen » s'insurgea Toshiro. « Nous ne pouvons faire ça! Les alentours de la porte, surtout ouverte, sont très dangereux pour de simple humain. Sans compter que rien ne garanti qu'ils ne soient pas aspirés avec les Yokais. Nous ne pouvons pas les utiliser comme des pions malléables sur un grand échiquier! »Aizen se poudra de l'affliction la plus grande et la plus intense semblant tourmenté par sa propre idée, que Shinji jugeait préméditée. Gin releva sa manche large afin de masquer son rictus amusé, seul autre Capitaine a rompre le charme envoutant d'Aizen, voir son infaillibilité lui arrachait toujours quelques éclats de sarcasmes.

« Je vous pris de croire que cette résolution m'attriste autan que vous » plaida le concerné en se frottant l'arête du front, préoccupé. « Mais nous ne pouvons assurer le rapatriement de nos hommes, ni même envoyer des renforts à chacun d'entre eux par manque d'effectif. » La main du brun heurta la table comme par mégarde, répercutant un claquement sec, prononçant la sentence. « Urahaha sama » Shinji sortit de derrière la porte ou il s'était posté en début d'entretient, sa remarque acheva les réticences du reste de l'assemblé . « Il n'a pas tord » Kisuke dévisagea son garde du corps personnel avec surprise. Le blond, qui depuis peu arborait une coupe capillaire étrange, vouait à Aizen un mépris dédaigneux et soupçonneux. Il ne manquait jamais une occasion de dénigrer ce dernier, lui prêtant des airs de fausseté corrompus et malsaine, et répétant que ce félon leurs taisait ses manigance, qu'il maquillait comme une prostituée camouflant un bouton, et n'avait de culte que pour lui même. Il préconisait la plus grande des vigilances en présence de ce félon déguisé en agneaux, rabâchant sans cesse qu'il percerait ses sombres manigances. Le monarque l'encourageait discrètement dans cette entreprise, ne pouvant se permettre une prise de position hostile à l'encontre d'un de ses Capitaines.

Aussi, que son capitaine le plus incommode à la politique d'Aizen corrobore une stratégie élaborée, surtout aussi risquée, par ce dernier ne témoignait de la gravité de leur situation. Shinji pensait surement que cette manoeuvre dissimulait autre chose, mais s'inclinait face à une réalité intransigeante. Le monarque coula un regard appuyé vers son garde personnel du corps, estimant, évaluant les bénéfices et les risques. Le déséquilibre transparaissait, flagrant entre les deux forces en présence. Kisuke croyait au potentiel humain et à ses prouesses, inventeur il soutenait la recherche, et ne désespérait pas qu'un jour l'Homme évince les Yokais. Il considérait comme une défaite le sacrifice et la mise en danger de ses hommes. Cette stratégie, osée, brillante, indisposait son étique et ses valeurs, mais a rogner ses idéaux, tout Roi était tenu.

Gin fit mine de tousser pour étouffer un ricanement inconvenant, il décryptait sur son monarque le doute, sur les autres Capitaines l'inconfort, et sur la façade tamisée d'Aizen, tapissée d'embarras, la confiance. Peu maquillée selon lui, mais imperceptible pour les autres, tant l'homme croyait en sa capacité à obtenir suffrage unanime. Aizen déclamait son projets avec calme, cohérence et justesse. Son ton travaille se teintait d'implication sans ressembler à un discourt enflammé. L'homme tout entier formé a la modération, à la composition de son personnage. Il laissait parfois quelques vides, que ses collègues comblaient par leur idée que le maitre du jeu feignait n'avoir pensé lui même. Ou il aiguillonnait subtilement ses camarades, jonglant sur tous les tableaux, orchestrant, prévoyant, menant mais cachant son bâton de plaidoyer affecta le groupe qui ne put contrecarrer ces arguments évidents, élémentaires et appris dans toutes les classes militaires. Leurs clartés, leur énonciation précise, simple et logique avait des répercussions directives dans les esprits. Kisuke signifia son accort.

Gin avait été surpris qu'Aizen se risque à annoncer cette stratégie suspecte lui même, il aurait parié que le Capitaine de la 5e, en araignée méticuleuse, aurait usé d'un intermédiaire sur qui rejeter la faute en cas d'échec. Echec ? Comme si l'échec pouvait ternir l'image d'Aizen! Ce plan ci serait soumis au succès, comme tous les autres. Aizen asservissait ce dernier à sa cause aussi aisément qu'il convainquait ses paires de son intégrité. Il avait de vicieux qu'il taisait son succès et le faisait passer pour autre que le sien, ne s'arrogeant que la moitié respectable de son vrai mérite afin d'égarer les soupçons. Toshiro, ce petit Capitaine naïf, trop jeune et inexpérimenté, celui la même s'épouvantant des répercutions de la stratégie quelques instant plus tôt, défendait à présent ce projet avec conviction. Aizen avait raison, et sa méthode, bien qu'aventureuse résolvait la plupart des soucis logistiques, matériel, humain et géographique. Une tactique parfaite, étudiée, imparable, irréprochable...préparée ?

Gin se gaussa intérieurement, était il le seul a percevoir la mascarade? Que ce n'était pas Kenpachi, avec son cerveaux de moule qui venait de suggérer ce mouvement précis, mais Aizen qui le lui avait inspiré? Que Soi Fong n'avait pas vraiment mis en exergue une faille, comme si il pouvait y en avoir, dans la stratégie d'Aizen, mais lui même qui l'avait rajouter afin d'impliquer ses camarades et de s'effacer progressivement? Que ce génie suprêmement intelligent dirigeait ce ballet sans tenir le rôle de chef d'orchestre ? L'albinos se tendit. Shinji trucidait le Capitaine de la 5e des yeux, l'écartelant silencieusement. Tous ne se laisse pas prendre apparemment.

Shinji fronça les sourcils, guettant le Capitaine de la 5e avec la même intensité qu'un criminel. Plus encore que son monarque, qui soupçonnait chez Aizen quelques néfastes penchants, Shinji était persuadé de la présence de ces derniers chez l'homme malfaisant. La sortie des enfers était fermement close par un truchement efficace de barrières et de sorts. Bien sure, il arrivait que des brèches apparaissent temporairement, expliquant la présence sporadique des Yokais dans le monde humain, cependant elles n'étaient jamais bien grandes et se refermaient presque aussitôt. Aussi, comment expliquer cette soudaine invasion? Un Yokai plus puissant aurait ouvert la voie a ses complices ? Extrapolation stupide. Aucun habitant des enfers n'en avait la capacité, même Enma, le roi d'En Bas, ne pouvait se targuer de cet exploit. De plus la 12e affirmait que la porte avait été piraté.

Shinji doutait que de simples Yokais puissent déjouer les sécurités installées par Mayuri. Malgré son apparence répulsive, et son comportement intolérable, la compétence de Mayuri ne souffrait d'aucun ombrage. Que des Yokais, ces êtres limités, arriérés, percent et se jouent des pièges que le Capitaine de la 12e avait innové ? Un délire! Le seul autre moyen serait que quelques âmes perfides aient trafiqué les données internes de la 12e... La traitrise était rare chez les Omoiyji, mais présente. Pour Shinji, Aizen incarnait le Judas. Aucune preuve logique, tangible, n'égayait sa méfiance, seul son instinct lui hurlait cette évidence. Comme si lui seul percevait les travers que le Capitaine de la 5e camouflait sous ses masques de sympathie et de perfection.

Il enrageait que son Empereur refuse le renvoie arbitraire de ce Satan déguisé en brebis. Sa naïveté confondante sidérait son garde du corps. Si les deux hommes partageaient des soupçons, leur traitement était radicalement différent. Kisuke, favorisait une surveillance rapprochée, préférant garder à proximité cet ennemis potentiel que rien n'incriminait. Fallacieux, il nourrissait l'espoir qu'Aizen se dévoile de lui même, de plus, quitte a ce que le capitaine manigance, autan augmenter les risques de sa conduite. La cour, et les courtisants, rompue a l'exercice de la falsification et aux ballets des masquent, sanctionnaient les tricheurs malhabiles. A la Capitale, Kisuke pouvait le surveiller bien plus efficacement avec leur milles yeux dévoués.

Shinji, plus radical, tranché, préconisait d' éloigner, voir d'interner, cet être malfaisant dont le statut de Capitaine permettait une marge de manoeuvre trop importante, et l'accès a des dossiers, des réunions compromettantes dont la divulgation porterait un cout fatal à leur petit pays. La réputation nette, propre de ce bélître jouant d'une importance horripilante, importunait son sens du droit et des vertus. Qu'on prête a ce faquin la droiture des plus nobles le plongeait dans une irritation hargneuse et agacée. Car il savait l'homme dangereux, plus pernicieux que la peste, retord que le choléra, d'une intelligence brillante mais perfide, et manipulateur cauteleux et sournois. La prudence prenait une importance nouvelle face a cet individu escobar, d'une fourberie mielleuse.

Combien de longueur d'avance as tu sur nous? Hein Aizen?


Hyori s'immobilisa tout a fait. C'est ce foutus bordel encore ! Toute sa discipline, jusque la maintenue par leur situation rigoureusement létale s'éclata d'elle même, rageuse elle saisie le papillon qu'elle avait, surement à tord, considéré comme un guide. Quand Ikkaku la rejoignit, essoufflé par leur course, et son fardeau, il marqua un temps d'arrêt, perplexe. Hyori se rendait elle compte qu'invectiver un insecte ne nuisait à personne sauf à sa réputation? Le sourire mesquin qui déforma sa bouche fut la raison suffisante d'un coup dans le tibia et d'une remarque acide. Rukia et Renji restèrent cois, septique. Pourquoi diantre sommes nous dehors ? Voila qui défiait toute logique. Les civils n'étaient assurément pas au dehors du bâtiment qui les piégeait, et les Yokais au dehors du lieux qu'ils attaquaient!

« On nous a écarté. » souffla Rukia blanche. « On nous à mis en sureté ». Elle sera les poings. Pourquoi? N'avait elle pas prouvé sa valeur ? Montré sa determination tout à l'heure ? Pourquoi les congédiait on de la zone de combat? N'étaient ils pas des Omoiyjis eux aussi ? Elle se retourna vers le bâtiment. Et les civils ? Le Capitaine leur avait ordonné de les sauver! Elle se rendit compte qu'elle avançait vers l'édifice en sentant sur son bras la poigne de Renji la retenir. Elle se sentait soudainement atrocement mal, elle tangua. La volonté ne suffisait pas? Elle tomba dans les yeux se son ami d'enfance, rassurants, réconfortants.

« Les voila! » La voix venait de derrière les arbres, reconnaissable entre toute. Un papillon se posa sur l'épaule de Rukia, qui sortit de sa contemplation muette, l'euphorie ronronnant entre ses côtes. Deux formes découpaient, déblayaient les buissons craquants, mais les quatre amis n'appréhendaient pas cette rencontre, connaisseurs de l'identités des nouveaux arrivants. « On a crut qu'on vous trouverait jamais! » Hinamori, et Hisagi. Vivants.

« Forcement » répliqua Hyori par automatisme. « Si c'était toi le guide la pauvre Hinamori à due bien souffrir ! » « Ostréipyge » « Flagorneur » La dispute arracha des sourires légers, agréables après tant de tension, mais la fatigue l'abrégea au profit de question plus essentielles. Hyori engagea l'interrogatoire: « Comment avez vous fait pour vous débarrasser de l'autre... »

Sentant l'insulte poindre, Hisagi empêcha sa camarade de parler, une sueur froide dégouttant dans son dos. « Ne dis pas un mots » murmura t il entre ses dents. « Elle est très susceptible » La petite blonde haussa un sourcils. Allons donc quelle invention, quelle divagation avait il encore...Oh ! Elle se dégagea prestement de l'emprise de son ami. Bien sur, Hisagi était un Invocateur.

« Kazeshini a réussi à obtenir le nom de la « Femme à la bouche fendue » pour Hisagi » Compléta Hinamori le rouge au joues. Ses bras enserrants inconsciemment sa petite poitrine.

« Ce fut un spectacle déplorable » grommela le concerné une moue dégoutée sur le visage en repensant à...Non il préférait éviter! Au moins avait il a présent un nouveau Yokai à son service...L'image de Yoshiko, puisque c'était son nom, s'imposa à lui. « Elle est partie chez elle se refaire une beauté mais cette » il licencia son mots. « Elle ne va plus tarder » Un abattement profond affaissa ses épaules. « Et lui avec » Le lui désignait Kazeshini, dont le maitre rêvait de tordre le cou. « Et vous ? » détourna t il. Ses yeux élargis se posèrent sur Matsumoto.

« Que lui est il arrivé ? » Il s'empressa de décharger Ikkaku de son fardeau, à la grande satisfaction de celui ci. Consciencieusement, il l'allongea au sol, replaçant une mèche rousse qui encombrait le visage figé dans l'inconscience.

« C'est une longue histoire... »

« Je suis sûr que les autorités seront ravis de l'entendre » coupa un timbre solennel et mortifiant. Rukia se statufia, réchappant de peu à une crise cardiaque, Renji s'empressa de la soutenir. La jeune noble se retourna, horrifiée. Un Senkamon laissait apparaitre dans sa bouche béante une silhouette raide de sévérité. « Vous nous ferrez le plaisir d'expliquer votre présence en ces lieux par la même occasion » L'agacement suintait, assaisonné par une pointe d'irritation convenue. La jeune fille dégluti. Son frère la dévisageait drapé de sa superbe et de son arrogant mépris pour autrui. Cette fois Rukia en était certaine, elle n'allait pas survivre au courroux de son frère.

Je vais mourir.


Yumichika se recoiffa prestement. Dans sa main, Kujakû se rétracta, à ses pieds, un yokai expira, dans son dos, deux mains froissaient son kimono, tremblantes. Morgianna n'avait rien Vu, mais l'atmosphère suffocante avait induit sa peur. L'air sérieux de son ami d'enfance avait achevé de lui confirmer qu'effectivement la peur était le sentiment tout indiqué dans la situation qu'elle venait de vivre. Aveugle, elle avait tout de même compris qu'elle venait de réchapper à une menace létale. Elle était si livide que son maquilla immaculé devenait inutile à pâlir sa peau.

Kukajû réapparu sous forme humaine, une moue hautaine transfigurant ses traits. « Vraiment, ces rustaud nous sous-estime » claironna l'esprit. « C'en serait blessant ». Yumichika ajouta « Et quelle manque de coordination dans leurs tenues. Un supplice visuel » L'Esprit hocha de la tête, déplorant le manque d'esthétique de ces animaux. « Sans être coquet, ils pourraient avoir la décence n'arborer une mine présentable. Même leurs faciès sont abjectes » Yumichika replaçant les deux plumes de pans qu'il avait apposé sur ses cils, mécontent que ce combat est altéré durant quelques secondes sa Beauté.

« Mais de quoi parlez vous ? » cria Morgianna, attirant sur elle l'attention. Sa posture arqué en avant, frissonnante, fragile et déchirée informa Yumichika sur le sentiment dominant chez son amie d'enfance. La panique. Celle due à l'incompréhension, à l'ignorance, au néant. L'Omoiyji inspira longuement, réconforter ses paires ne figurait pas dans ses aptitudes les plus remarquables. Bien au contraire, narcissique, il ne s'en préoccupait pas. Avec Ikkaku, ils se battaient, vivaient ensembles, mais ne se réconfortaient jamais. Tout simplement parce que ni l'un, ni l'autre n'en avait besoin, prenant comme une insulte chaque abattement. Yumichika, car cette expression ruinait son maquillage, et lui donnait une mine affreuse, Ikkaku, par fierté guerrière.

« Des Yokais nous ont attaqué » expliqua t il. Instinctivement, pour ramener le calme chez son amie, il opta pour la solution la plus simple. Lui faire croire que le danger été écarté définitivement, qu' a ses côtés, elle ne risquait absolument rien. Mentir. « Mais il n'y en aura plus à présent » En disant cela, l'énormité de sa tromperie le frappa. Il ignorait si le lieux était vraiment sûr. Rentrer à la maison de passe et contacter le QG était une priorité. Un Yokai, même errant, n'aurait jamais échapper à la surveillance de la 12e, un Omoyiji qualifié aurait due être envoyé pour l'éliminer. Qu'il ai due s'en charger lui même indiquait clairement que quelque chose clochait. Kujakû y en a t il d'autre ? Son Esprit hocha négativement la tête. Préviens moi au cas échéant.

Morgianna resserra sa prise sur lui, le souffle cour. Avec lenteur il se tourna, l'enlaçant, elle s'agrippa presque violemment, et Yumichika réprima un commentaire amère, son Kimono allait être foutus sous de si violente torsions. Encore un de moins, je vais finir sans garde robe. Des larmes mouillèrent le tissu de son habit, il masqua de son mieux son dégout. Un fluide visqueux assaisonna son vêtement, il manqua de défaillir, ses poils se dressant de dégout. De. La. Morve. Kujakû compatit silencieusement, ses yeux éventrés d'effroi.

« Morgianna je suis désolé, mais nous devrions rentrer » l'éloigna t il, se promettant de jeter son habit dès leur retour. Il ne put s'empêcher de constater les dégâts que son amie avait infligé au tissu. Un pincement au coeur lui picota les entrailles. C'est irrécupérable. Morgianna ne dut qu'a survie qu'a leur longue amitié. La bouille déconfite de cette dernière allégea sa rancoeur. Il avait prévus de repartir demain, mais hors de question de quitter l'endroit sans l'assurance de sa sureté. Il ne doutait pas de sa capacité a évincer des Yokais de petite nature. En revanche, pragmatique, il savait qu'un Yokai supérieur le terrasserai, lui et Kujakû manquant d'entrainement.

Un frisson l'électrisa, il se rappela avec exactitude du déroulement du combat expéditif. Ils avaient triomphé rapidement, élégamment, presque sans effort, et le combat les avaient même revigorer. Ruri'iro Kujakû. Une incantation digne de son esprit, le pan d'azur. Un pourvoir redoutable aussi, celui de drainer l'énergie de son opposant jusqu'a l'épuiser, et à terme le tuer. Il grimaça. Un pouvoir incompatible avec la 11e.

« Yumi » Cria Morgianna, se réfugiant une nouvelle fois dans ses bras, au grand dam de leur propriétaire qui contrôla difficilement son mouvement de recul. « Y'a quelqu'un !» Abandonnant définitivement l'idée de conserver son kimono, souillé de morve et de pleurnicheries, il l'enlaça de nouveau, protecteur et attentif. Alerte, ses muscles se tendirent, prêt a employer Kujakû une fois supplémentaire. Yumi, un Omoyiji arrive. La pression qui l'avait étreint disparue, remplacée par un soulagement réel.

« Ce n'est rien, un autre Omoyiji » rassura t il. Il manqua de s'esclaffer en apercevant le nouvel arrivant. « Enfin je crois » Un tel manque de prestance relève du crime, glissa t il à son Esprit, qui le lui confirma. Gauche, veule, un brun benêt, il rassurait par son aspect incongru, égaré, Yumichika quand à sa réussite futur au sein du Gotei. L'inconnu trébucha, seul un sens aiguisé de l'équilibre lui épargna une chute ridicule. Vous confiez la protection de votre royaume a n'importe quoi...commenta Kujakû.

« Bonjours » commença l'Omoiyji, d'un ton décalé, naïf pour un homme de sa fonction, d'ailleurs sans l'avertissement de son Esprit, Yumichika aurait douté de cette dernière... « Es ce que Yumichika Ayasegawa, aspirant Omoiyji, est ici? » Le récent diplômé fronça le nez, son sac baveux venait de maculer son haut d'un reniflement visqueux...Charmant. Abandonnant ses bonnes résolutions, il la poussa, exaspéré et irrité. Qu'avaient donc tous ses amis à opérer pour l'anéantissement de son dressing ? « Je suis chargé de le ramener à la Capitale... »ajouta l'autre, voyant que personne ne lui fournissait l'information recherchée.

Yumichika haussa un de ses sourcils divins, cette révélation confirmant ses doutes. La présence de ces Yokais n'avait rien de normale, et son rapatriement ne présageait rien de bon. Un soupir gracieux quitta l'efféminé. Au deuil de son Kimono s'ajoutait encore une mauvaise nouvelle. Leur promotion s'engageait sur la voie de l'exorcisme sous de bien sombres hospices. Ses yeux experts évaluèrent l'Omoyigi, qui peut être incarnerai son sauveur. Il ne supportait plus le contact gluant de la morve sur sa peau. Mon royaume pour une tunique propre. Sa déception l'accabla un peu plus. Non jamais il ne pourrait envisager d'enfiler le vêtement grotesque, indécemment répulsif pour ses rétines que cet individu imbécile arborait comme l'étendard de sa fierté... C'est sur que seul l'uniforme le sépare du civil, glissa le Shiki. Kami-sama c'est là l'uniforme des Omoiyjis? C'est une plaisanterie ? Qui peux bien avoir le front de produire des frusques pareille! Lui n'accepterai certainement pas le port de ces ...choses... L'urgence de se changer ne lui ôtait aucunement sa répugnance à s'enlaidir...Mogianna éternua, ce qui acheva ses réticences.

« Je ne vous accompagne qu'a la condition que vous me prêtiez votre haut, et estimez moi d'humeur clémente pour que j'accepte de m'affubler d'un oripeau de cet acabit »


Grimmjow se retourna une énième fois dans son futon trop douillet, trop moelleux, trop agréable. Si la première nuit son inconscience forcée lui avait épargné ces ressentis délicieusement contrariants, à présent il les expérimentait avec une acuité précise, comme de fines aiguilles importunes. Les draps irritaient par leur douceur ses membres abrasifs, l'oreiller qui soutenait sa nuque le dérangerait, et son matelas, trop molletonné, épousant son dos puissant et raide d'inconfort, l'incommodait. Après tant d'années de réclusion pendant lesquelles la commodité la plus suprême se résumait à une chaise branlante et mitée, un simple futon de qualité discutable le submergeait de sensations de plénitude, de façon si crue et brutale, qu'elles entravaient son sommeil. Aigrit, il se résigna à l'évidence, le repos ne lui serait pas accordé ce soir la.

La panthère écarta les couettes chaleureuses qui le recouvraient. Il avait besoin de se défouler, son combat contre Kuybi l'avait empreint de frustration, et son sommeil fuyant n'atténuait pas son sentiment. Il s'assit, savourant la souplesse de son couchage, frissonna, les murs peu isolants laissaient filtrer un froid mordant. Ses orteils nus se crispèrent sur le parquet usé que son maître avait astiqué avec acharnement avant son arrivée. Il resserra frileusement son kimono, d'une facture peu approprié à son rang. Il regrettait le touché onctueux du vêtement confectionné pour lui par Kujaku, et qui reposait à la laverie.

Il sortit prestement, pénétra le jardin avec une nervosité agacée. L'immobilité du lieux l'agitait. Le jardin n'avait aucune prétention, sa simplicité reposante, presque négligée au regard des mauvaises herbes et de l'entretient leste, apportait l'apaisement propre aux lieux sans sophistication. Pourtant curieusement, cette simplicité quasiment paysanne l'échauffait. Les arbres semés comme par hasard fourrageaient les terres mousseuses. Ce décors lui rappela de manière fugace sa première rencontre avec son "maître". Un grognement roula dans sa gorge. C'était peut être la la cause de son irritation.

Il haïssait se gamin impertinent qui s'arguait sa propriété. Mais il ne pouvait pas nier la gratitude qu'il méritait. Sans ce mioche rêveur et horripilant d'idéalisme, Aizen le détiendrait encore. Il bougonna, devoir sa liberté conditionnelle et restreinte à un autre le frustrait et le renfrognait, autan que les clauses inacceptables de cette dernière. D'ailleurs pouvait il discourir sur sa liberté fantoche ? On l'avait amputé de la moitié de ses ressources, bridé ses déplacements au point de le séquestrer dans le monde des humains, affublé d'un maître qui le mettait à l'essai pendant une semaine comme un stagiaire en quête d'emplois...Son aliénation justifiait ses remises en questions, légitimes d'après lui, sur son véritable statut... Et en plus on tentait de le persuader que cette injustice était une grâce généreuse méritant toute reconnaissance, une mesure exceptionnelle auquelle ses antécédents ne le prédisposaient aucunement. Vaste plaisanterie.

Énervé, la panthère descendit rageur du corridor extérieur en bois. Des herbes folles infiltrèrent ses orteils tandis que la mousse flattait sa plante de pied, la cajolant. Comme il aurait apprécié une escapade nocturne dans une étendue sauvage, un bar miteux, un centre ville ou même une aire de combats...Tout plutôt que cet espace cloisonné dont il ne pouvait s'échapper, Aizen guettant un écart de sa part pour le reprendre... Etait il tant habitué a l'emprisonnement qu'il accepte si facilement de nouveau barreaux?

Il inspira une bouffée rafraichissante. Curieux. Grimmjow leva le nez, flairant l'air. Un relent excitant infiltrait ses narines, s'insinuant jusque dans son cerveaux. Des Yokais. En très grand nombres. Leurs présences nauséabondes se répartissaient sur une très large zone dont l'épicentre semblait être la Porte. Un large sourire fendit ses babines avides. La nuée de démon sortait des entrailles de ses abysses, grouillant sur le monde des humains. Son esprit belliqueux se focalisa sur cette promesse d'affrontement. Apparement, les essaims attaquaient les villes à forte concentration de population ainsi que d'autre zones perdues ou défraîchies. Ils attaquent la ou il y a des possesseurs de la Vue en déduisit l'esprit. Il rageait que la capitale soit épargnée. Cette constatation lui arracha un soupir peiné. Ces assauts s'inscrivaient dans le prolongement de la visite dont Kuuby l'avait gratifié le matin même. Ou alors ce serait une étrange et opportune coïncidence.

Une vérité le rattrapa cruellement. Quand bien même il guerroyait, pourrait il se saisir de la victoire? Depuis sa sortie il enchainait défaite, humiliation et impuissance...Un tableau peu reluisant dans lequel il ne se reconnaissait pas. Ployer devant un Ordre, peiner face a un vulgaire, subir l'humiliation de la pitié, du ménagement de son adversaire...Autan d'injure à son être qu'il ne se pardonnait de provoquer. Ses propriétaires les désapprouvaient également, mais pas comme lui par soucis de son orgueil bafoué. Il rumina sobrement, le souvenir du sermon du Père Kurosaki heurtant ses oreilles sensibles. Rénover l'aile Nord n'enchantait pas le patriarche, en approfondissant cette remarque, sa simple présence lui déplaisait.

Isshin déplorait que son fils l'ai invoqué lui, parmi tous les esprits possible. « Cet esprit n'apporte que des problèmes! » avait il tempêté, énonçant scrupuleusement toute les calamités que lui reprochait l'Histoire. Grimmjow ne doutait pas une seconde qu'Isshin le renvoie a Aizen. La perpective lui glaça le sang. Qu'y pouvait il lui, si on l'attaquait ? Il n'avait pas réclamé un comité d'accueil de ce type, bien que dans d'autres circonstances il l'aurait surement apprécié, son état limité et, il s'invectivait de l'admettre, vulnérable, tenait ses ardeurs. Combattre oui, perdre et exsuder sa faiblesse, non. Il n'apportait pas les ennuis, ces derniers le pourchassait.

Un mouvement derrière lui attira son oeil torve. Un reflet roux attacha un éclat de lune. Le gamin avançait vers lui, presque intimidé par cette créature accroupi dans son jardin, comme étrangère. Grimmjow roula des yeux. Il s'interrogea vaguement sur la raison qui maintenait éveillé le marmot, mais admit que peu importe la cause, cette conjecture ne le réjouissait pas. Merde il peut pas me lâcher non. Le gosse se posta à côté de lui, le rejoignant sur le sol confortable. Un mal aise inconvenant au vu de leur relation s'installa, Ichigo cherchant une entame, un fil a dévider pour débuter une conversation sans succès. Grimmjow hésita à retourner s'enfermer dans sa chambre, une discussion, puisque le mioche semblait désirer en engager une, ne l'attirant pas spécialement.

« L'air est étrange ce soir » le retient l'adolescent, trébuchant sur ces mots pourtant simple. Prévoyant le départ de son Shiki, l'urgence avait altéré sa diction. L'Esprit haussa le sourcil, renonçant à quitter les lieux. Ce pouvait il que cet importun couleur carotte est un minimum de talent ? Son intuition aiguillait elle ses sens ? Pouvait il percevoir les miasmes malsains qui planaient sur le pays ? Peu probable, si lui y parvenait avec aisance, un humain ne pouvait developper les même sensibilités qu'un Shiki. Il secoua la tête, il se faisait des idées, le gamin avait juste prononcé la première idée traversant son esprit simplet et naïf au regard de ce qu'il en avait vu...

« Mon père ne pensait pas ce qu'il à dit tout à l'heur. Tout son sermon est due à son inquiétude, il ne te déteste pas vraiment » Comme si j'avais quelque chose à carrer de ton père. Le bleuté ricana, naïf, simplet et sensible...Tous l'après midi, Isshin avait ostensiblement et explicitement exprimé son hostilité. Ce mec ne le détestait pas, il le haïssait, le maudissait, et surement possédé des poupées vaudous à son effigie. Quand à son « maitre », il l'avait défendu avec une ferveur incongrue et inexplicable. Surprenante. Si on m'avait pas brider, j'aurait anéantis ces connards de Yokais sans rien casser. Le débat de sa prétendue culpabilité n'apportait rien.

Il n'est que violence, péché, trahison! avait craché Isshin...Combien de fois l'avait entendu celle la ? Assez pour ne plus le démentir, il préférait de loin cette réputation a une autre, au moins éloignait elle les indésirable. C'était faux. Il ne se complaisait pas dans ces mensonge, mais désabusé, il ne s'usait plus a les nier. Il affectionnait les combats, mais pas la violence gratuite et aveugle, il massacrait des armées mais ne décimait pas les populations, il instaurait la peur, mais proscrivait la terreur, il était dur et inflexible mais pas cruel. Grimmjow chassa ses souvenirs affluant par bouffés de chaleur tièdes. A lui qui avait sacrifié sa vie pour son pays on lui reprochait son injustice, qu'on aille faire procès aux auteurs de l'Histoire dont les calomnies entretenaient sa légende. Malgré son apparence bourru, ses airs revêches et agressifs, Grimmjow n'avait rien du caractère tyrannique et totalitaire qu'on lui prêtait. Si les champs de batailles l'épanouissaient, il ne cherchait pas à les provoquer, si il ne dédaignait jamais l'appel de l'épée, il n'en instaurait pas non plus le règne.

Ses idéaux avaient fané dans la bourbe humaine. Son calme étonna Ichigo qui s'était attendue aux insultes, aux critiques bouillante de rage, ce silence glacial l'inquiéta. Il scruta son partenaire, alerte, guettant l'implosion de ce dernier. Surveillant la tension de ses muscles, la raideur de son visage animal. Grimmjow lui paru moins hargneux que lors de leur confrontation à la prison, et moins belliqueux que lorsque qu'ils avaient pactisé. Une vengeance latente, froide dansait, désinvolte, sur ses traits sévères. Il semblait absorbé ailleurs.

Soudainement, il plongeant ses yeux azurs dans les siens, et le temps se suspendit. « J'me fiche d'que pense ton père » asséna t il le dents serrées. Il avait cessé d'y accorder de l'importance depuis longtemps « Je ne prête pas attention aux jérémiades d'un pisse froid frustré depuis des années » La claque se répercuta dans la nuit. Il l'avait giflé ? L'Esprit effleura sa joue cuisante, l'offense brulait plus que la gifle elle même. Son maitre le toisait, mauvais, la timidité désertée, remplacée par ce mélange de rage offusqué et déception virulente. Cette même expression qu'il avait eu dans sa cellule, la veille a peine, celle qu'il fallait redouter.

Quoi? Il n'appréciait pas qu'on insulte son pôpa? Pensait il réellement que cet outrage serait impunément pardonné? Mais il rêvait ! Grimmjow retourna le coup, son poing heurtant l'abdomen de l'autre, implacable. Le gamin s'arc bouta, poupée désarticulée. Une douleur irradiante coupa le souffle du bleuté, hagard, le pliant en deux. Son limiteur cloquait sa peau, relent de vomissure, une ébullition de chaire, des lames dans les yeux, l'air devenu pics, son coeur broyé, ventre contracté, son crâne impitoyablement labouré, dépecé, il se contorsionna pour échapper au supplice, vainement. Ses griffes lacérèrent le pourtour de cette insupportable couronne. Le sang perla. Une récitation lointaine, comme une incantation.

Tout s'arrêta, il ahana fébrilement. Il en avait assez! Assez de cette putain de faiblesse ! Assez! Une paume réconfortante lui frictionna le dos, il la dégagea furieusement, hurlant il ne savait plus quoi, le visage congestionné. Il se releva, persiflant des insultes qu'il savait injustes, laissant sa colère prendre le contrôle de tout. Soufflant sur les braises de sa rage le vent indomptable du ressentiment. Il tangua, la lune s'effaça dans le ciel, ses jambes chancelèrent. Effrité son corps lui faisait défaut. Grimmjow feula, trahit par son enveloppe. Assez de ce putain de limiteur qui faisait n'importe quoi de son corps! Il était le maitre bordel! Une boule de grossi dans ses entrailles, une sensation qu'il savoura, des flammes azurs le réchauffèrent. Une envie alléchante de meurtre illumina ses pupilles. Danger.

« Grimmjow stop ! » Les flammes se dissipèrent. La panthère poussa un cris déchirant de colère. Encore. Il n'avait plus de prise sur rien, et ce constat le tétanisa. Il ne contrôlait plus rien, rien du tout, même pas son corps, même pas son pouvoir. Mais pourquoi l'avait on rappelé au juste ? Pour qu'il anime comme une bête de foire ? Lui, si puissant, si indépendant voyait son corps asservi à cet humain. Il était fatigué de rogner sa fierté, de la piétiner, il était prisonnier de son propre corps, entrave vicieuse, intolérable. Devait il se réduire au désir de ses « maitre », n'être autorisé qu'a servir leur dessin ? S'effeuiller pour conserver une liberté amputée ? Il ne voulait pas ça. Il n'était pas jouet d'autre que lui! Aizen souriant s'imposa à sa mémoire.

Grimmjow retourna s'enfermer dans sa chambre sous les yeux horrifiés de son maitre. Ce dernier soupira, perplexe. Qu'avait il encore fait? Il avait juste voulu une conversation avec son esprit...Pourquoi avait il dégénéré? Il comprenait le mal être de Grimmjow, sa situation devait être dur à digérer. Pour un Esprit aussi fier la pilule devait être insupportable à avaler. Pour autan, cela ne lui permettait pas toutes les fantaisies ! Ichigo se trouvait déjà tolérant, très tolérant et patient. Après tout, grâce à lui, il était hors de prison! Il serait temps que son Esprit accepte son rôle, et sorte de ce mutisme haineux qui ne se brisait qu'en période d'hystérie...

Le rouquin se laissa tomber dans l'herbe, mirant les étoiles. En quoi sa situation à présent gênait Grimmjow? N'etait il pas plus libre avec lui, mieux traité, que chez Aizen? Pourquoi choisir la colère plus que la gratitude? Que cachait cette méfiance ? Une nouvelle expiration abattu le secoua. Plus que 6 jours pour qu'ils s'apprivoisent l'un l'autre...Il se tourna de côté, fermant les yeux. Sinon il renoncerait, la ténacité ne devait pas empiéter sur l'acharnement...Peut être n'étaient ils juste pas compatible...Horrible morsure que celle du doute. Ichigo se releva, inutile d'insister pour ce soir. Sa main serra l'anneau qu'on lui avait confié pour appliquer l'Ordre. Il luisait faiblement, encore moite de son précédent emploi. Lentement Ichigo regagna sa chambre. Sa marche s'apparentait à un défilé funèbre.

L'empereur achevait sa lecture. Sa chambre se prêtait merveilleusement bien a cette activité. Par la fenêtre la lueur de l'aube éclairait sa lecture. Les turbulence de la nuit cernées ses yeux, la crise bien que sous contrôle nécessitait des éclairements. Sa main gracieuse, alourdie de bijoux au pierreries inestimables reposa le dossier avec un soupir amusé. Tessai s'approcha avec déférence et curiosité. Il lut « Rapport sur l'Incendie Kurosaki » par dessus l'épaule de son empereur. L'écriture serrée, claire, délicate le renseigna sur l'auteur du doucement: Kuchiki Byakuya. Pourquoi diantre son Empereur ne s'occupait il que de ce dossier en particulier ? Les servantes défilaient depuis la veille au soir encombrées de fichiers à lire, analyser et commenter. Avec toutes les attaques de la veilles, son chef n'avait il pas assez de travail pour se préoccuper d'un vulgaire incendie criminel ? Par respect sa bouche se tut, mais son mécontentement transparaissait dans sa posture rigide. Urahaha n'en tient pas compte, conscient de la justesse de son action.

« Notre petit chef de police préconise une surveillance perpétuelle stricte des activités d'Isshin à domicile» renseigna l'empereur. « Il le soupçonne d'activités illicites » L'ironie modifia sa voie. « Pour lui Kuuybi aurait attaqué la demeure sur ordre d'un tiers » L'empereur croqua un raisin. « Comme si le Kuuybi recevrait des ordres d'un particulier, prétentieux tu ne trouve pas ? » La manque de réaction l'encouragea à poursuivre pour meubler ce silence pesant. « Non il y a une autre raison a cette attaque » Il réajusta sa posture, étouffant un bâillement indu.

« Que comptez vous faire ? » demanda Tessai, débarrassant son supérieur du dossier qui encombrait ses genoux étroits et le posant sur la pile qui siégeait a côté de ce dernier. Urahaha s'étendit de tout son long sur l'amas de coussin qui supportait son poids. « Exactement ce que Kuchiki recommande » Haussement de sourcils, incompréhension. « Le Kyuubi a surement livré bataille pour une autre raison que celle supposé par notre petit chef, il n'en demeure pas moins qu'il a attaqué le domicile. L'équipe de surveillance peut tout aussi bien servir de défense » Il balaya de la main une autre pile de dossier qui s'écroula. « Attaque a Faust » « Attaque a Trust » « Attaque a Elion » et beaucoup d'autres tapissèrent le sol. L'empereur s'étonnait que la Capital eut été épargnée, pas un Yokai n'en avait souillé le sol alors même que le royaume tout entier ployait sous leurs assauts. Mis à part l'intrusion du Kuuybi en personne, fait négligeable non ? Apparemment suffisamment léger pour que Tessai lui reproche l'intérêt qu'il portait à l'affaire au détriment des autres.

La veille la série d'attaque sur plusieurs zone avait ébranlé le pays. De Faust a Koplo, les attentats avaient touché toute la contrée. Sans la manoeuvre habile d'Aizen, la situation demeurerait encore critique à cette heure. Heureusement, la Capitaine de la 5e avait brillamment jugulé le danger. Il saisie un verre de vin négligemment posé près de lui. Le plan Aizen, avait, comme ce qu'il planifiait, marché au delà de toutes espérances optimistes. La plupart des Yokais avait été renvoyé dans leur monde, et Mayuri avait résolu son énigme informatique et clos la Porte.

Il fallait néanmoins planifier une épuration à large échelle, un certain nombre de Yokais devait être coincé dans leur monde. En outre, il devait dissiper d'autre mystères. L'importance des disparus avaient alerté la méfiance du chef d'état. En les recensant, il avait constaté une chose. Seul les détenteurs de la Vue ou de Pouvoir avait été pris pour cible. Une grande première, d'ordinaire les créatures de la nuit se contentaient de les tuer. « Hier a été une journée chargée. » commenta t il platement. Quel serait l'intérêt de kidnapper des possesseurs de la Vue? Pour nous affaiblir ? Pourquoi ne pas juste les tuer dans ce cas la ?

Plus grave et cruciale, comment cette horde de Yokai avait elle put traverser la barrière ? Que des démon usurpe Mayuri, ce génie insupportable mais inégalable, était impossible. Même avec des trésors d'imagination, il ne le concevait pas. Pourtant, il ne sous estimait jamais l'ennemi, précautionneux, il lui attribuait toujours une certaine marge de compétence supplémentaire. Et ce coup d'éclat n'intégrait pas cette dernière. Comment ces ennemis héréditaires avaient ils puent le devancer aussi significativement?

Un traitre parmi nous? Cette éventualité lui glaça les entrailles, elle impliquait une menace importante si elle touchait les hautes sphères. Il se leva dans un taffetas de sois précieuse et de bijoux onéreux. Bien sur que ce sont les hautes sphères qui sont concernées. Qui d'autre désire le pouvoir? Il ordonnerait à quelques personnes compétentes, sures et de confiance d'enquêter sur les 13 divisions de la cours par acquis de conscience. Shinji accomplirait admirablement cet office. Toute cette affaire requerrait une certaine distanciation, agir sur le coup de l'émotion compromettant le jugement et l'efficacité.

Ces attentats avaient couvert une large zone simultanément. Tout l'Enfer a du être mobilisé. Mais pourquoi maintenant ? Pourquoi dérober les possesseurs de Don, et de Reaiju maintenant ? Cela n'avait aucun sens. Aucune explication logique ne traduisait ce changement brutale de la politique extérieur des enfers. Jamais un tel comportement n'avait été observé auparavant. Le seul fait nouveau c'était son invocation. Grimmjow semblait associés aux problèmes même a travers les âges...C'est pour cela que n'en déplaise a Tessai qu'il sentait contrarié, qu'il accordait une importance toute particulière au dossier Kurosaki, bien plus rigoureuse qu'aux autres. Une conviction calculée, il présentait un lien entre le 13e et cette série d'attaque.

L'empereur fit mine de réfléchir. Le cas Kurosaki méritait un traitement spécial. Si un Yokai aussi imminent que le Kuuybi perdait quelques minutes en visite de courtoisie chez cette famille, il était probable qu'un fils étroit unisse cette affaire particulière et l'état d'urgence national. Tessai penserait sans doute qu'il gaspillait des hommes mais tans pis. « Affecte une unité a la protection de la maison Kurosaki » Le monarque pencha la tête en avant, dégustant un raisin frai, juteux. Le chef d'état termina sa boisson. « Et envoie Ichigo et son Shiki à Olympea »

Tessai, jusque la muré dans un respectueux silence de circonstance émit un hoquet surpris. Olympea, la cour des miracles, la citadelle de l'Aube. Un lieux saint qui naguère avait servie de bucher au Renégat, à ce général avide de conquête dont l'exécution avait clos la guerre sanglante entre Daalit et Skaal. « Sauf votre respect, votre Altesse, es ce bien raisonnable ? Pourquoi ne pas les garder dans l'enceinte de la ville? » Urahaha soupira, son cerveaux génial souffrait des entraves imaginatives de ces contemporains. Si ses hypothèse se vérifiait, le 13e était le déclencheur de toute cette folie. L'idée même que les Yokai ait sur lui une avance considérable l'insupportait, pour reprendre les devant, des initiatives s'imposait. Si Grimmjow avait une importance quelconque, que les Yokais reconnaissait, alors lui même découvrirait de quoi il en retournait. Et sa curiosité, son appétit de nouveauté et d'action n'était pas étranger à sa décision.

De plus, il savait qu'Olympea garantirait l'intégrité du Shiki et de son maitre. Urahaha estimait que son royaume comportait deux bastions contre les Yokais. Sa capital qui bénéficiait de la dissuasion fournie par la présence du Seireitei et Olympea. Qui oserait attaquer cette ville a part un imprudent? A Olympea siégeait le plus grands monastère du monde, et sa directrice éloignait de réputation les effrontés. Cette dernière motivait également son choix, il plaçait en elle une confiance absolue, et préférait savoir le 13e sous son regard qu'entouré de potentiel traitre. Il croyait également en sa capacité a déterrer secret et confidence, qualité qui, il l'escomptait, démêlerait partiellement cette affaire délicate. Cette femme avait son estime et son affection la plus profonde. Si je n'étais pas promis, je l'aurait épousé.

« Mon cher, il est des actions que l'instincts dicte et qu'il faut savoir suivre » Conclu le monarque, un doigt levé au ciel comme atteint d'une prédiction divine.

Tessei manqua de s'étouffer. Dirigeait on un pays à l'instincts?


VOiiiiiiiila ! Oui je sais, tout ça pour ça ;p

Alors petite explication pour le poème. (je me suis rendu compte que je ne les expliquait absolument pas)

Celui ci réfère a Grimmjow qui ne connait plus rien du monde qui l'entoure, et se retrouve totalement perdu et désemparé. Le cerisier serait Aizen, car Grimmjow n'a plus que lui comme repère...( oui je sais Aizen en cerisier tout rose et mièvre ce n'est peut être pas la meilleurs des comparaison ;p)

J'en profite pour glisser ici que la prochaine publication n'a absolument pas d'échéance, car, a mon grand malheur, nous rentrons dans le moi des examens, des entretiens et des concours scolaires. Du coup à très bientôt j'espère.

Merci pour votre lecture :)