I'm BACK! J'ai enfin fini ce chapitre ( fierté fierté). J'ai mis un peu plus de temps mais comme j'avais tout mes concours j'ai commencé plus tard la rédaction et voila :p


Mon carcan putride

Dirige mes espérances

Tout au fond du trou

Hida Koan


Un éclair les ébloui. Hyori fut la première à comprendre leur localisation. Le Gotei! Dans la grande cour centrale, des centaines de personnes s'entassaient. Les Senkamon s'ouvraient et se fermaient à des vitesses affolantes. Certaines unités s'engouffraient dans les portails inter-dimentionels parés aux combats, d'autres rapatriaient des blessés que la 4e division prenait en charge ou des civils à fort potentiel magiques qui risquaient une attaque des Yokais. L'effervescence du lieu lui fit oublier un instant la présence du Capitaine Kuchiki.

Ce dernier crut nécessaire d'indiquer la marche à suivre aux jeunes Omoyiji, il n'avait pas toute la journée, sa présence était requise sur le champs de batailles. D'un geste sec, il appela un sous-fifre de la 6e, lui donna des ordres clairs et succincts. Tous devaient se faire examiner par la 4e, prioritairement la gamine rousse et Renji, ce trouble fait qui au sens de Buykuya aurait put avoir la grâce de mourir. On leur communiquerait plus d'informations dans la soirée. Avant de partir il se recentra sur sa soeur, lui expliqua qu'une domestique ayant pour ordre de la raccompagner au manoir était en route.

Elle baissa ostensiblement la tête, esquivant un regard polaire réfrigérant. Elle s'était toujours demandée comment son frère pouvait ainsi glacer une personne jusque dans son coeur par le seul biais du contact visuel. Une aptitude que le noble semblait aiguiser avec les années...Une aptitude qu'elle n'avait pas expérimenté depuis des années également. Son frère l'avait régulièrement épinglé avec ce regard tueur plus jeune, à ses débuts à la cours où elle enchainait maladresses, erreurs et effronteries. Comme la fois ou, avec Renji, toujours partant pour les mauvais coups, ils avaient remplacé le sel de bain par du poils à gratté, ou épilé le chat de Ginrei-sama...

Jamais cependant l'éclat ombrageux et polaire de ses yeux ne lui avait semblait aussi dangereux. Aussi déçus. Tout la fierté qu'elle avait ressentit plus tôt, toute la confiance que lui avait conféré l'invocation de Shiroyuki éclata. Son frère...Elle avait déçus son frère, son précieux ni-sama qui comptait plus qu'elle même. Elle avait travaillé si dur pour devenir Omoiyji, repousser si loin ses propres limites pour qu'il soit fière d'elle, qu'il lui dise « Bravo Rukia ». Au lieux de cela, il la reniait des yeux, et dans ses prunelles dansait la honte.

« Rukia » commenca t il, la susnommée rentra un peu plus sa tête dans ses épaules, repentante. Buyakuya la jaugea froidement, il soupira. L'inquiétude qui avait broyée son coeur se distendait, sous son masque de sévérité il était soulagé. Mais au réconfort de savoir sa soeur sauve se superposait le carcan de son rang. Il ne pouvait laissé s'exprimer son sentimentalisme, et même, il était de son devoir que Rukia ne réitère pas des actions de ce type qui portaient ombrage à la réputation de son clan.

Un plis de contrariété rida son front. Il ne pouvait la punir en l'enfermant dans sa chambre comme durant les jeunes années de sa soeur. Elle n'avait plus 12 ans. Elle devait prendre ses responsabilités, et accepter les conséquences de ses actes. Pour autan il répugnait à lui infliger une correction trop sévère, tout en sachant qu'un traitement laxiste de la situation ferait jaser...L'image un rouquin benêt et incapable l'imposa à lui. Renji. Qu'elle misère que sa soeur fréquence ce genre de racaille dont l'influence était décidément néfaste.

Cet incapable notoire passait un bras protecteur et se voulant « réconfortant » autour de sa cadette. Comme le contact d'un bras puant et transpirant pouvait « réconforter » qui que cela fut! Cet insolent, avec sa tête barbouillé de sang sec et sa mâchoire de travers n'attisait que son dégout le plus strict. L'avorton se plaça entre lui et sa soeur dans une attitude clairement hostile. Cet avorton pensait il réellement l'intimider ?De quel droit touchait il sa soeur d'une façon aussi familière! Son exaspération atteignait des sommets. Le noble résista difficilement à la furieusement envie de le déchiqueter qui lui dévorait les entrailles. Heureusement pour ce rebut, des affaires plus urgentes requéraient sa présence. « On réglera cela en privé », le sentence liquéfia Rukia qui se ratatina un peu plus, acquiesçant. Il se volatilisa dans un Senkamon.

« Il a un balais ou je pense ton frangin » grogna Hyori. « Il aurait au moins put s'inquiéter et te demander si tu vas bien ». Ikkaku haussa les épaules, peu surpris, on lui avait toujours décrit l'homme comme un frigide mal baisé alors...Renji se contenta de resserrer sa prise sur son amie, compatissant.

« Hyori ça suffit » tempéra Shusei, l'emploi de son prénom fit tiquer la blonde qui ne répliqua pas. La paume chaleureuse du brun ébouriffa Rukia qui tremblait dans les bras de Renji, au bord des larmes. Hisagi aussi a sa manière paraissait au bords du gouffre, il avait déchargé Ikkaku de Matsumoto et la serrait contre lui, angoissé.

L'arrivée d'une domestique de la maison Kuchiki les interrompit. Mimea, puisque c'était son nom, prit en charge Rukia, affectant une attitude maternelle et douce, certifiant que son frère et toute la maisonnée c'était fait un sang d'encre. Le reste du groupe suivit docilement, dans un silence tendus, leur guide de la 6e jusqu'a l'hôpital de la 4e.


Page 550 du Manuel « Histoire d'un monde », lexique.

En XXYY: La Crise du Muguet

Suite à l'ouverture de la Porte, une intrusion massive de Yokais dans le monde des humains ébranle le pays. La crise est jugulée en une nuit mais laisse de profondes cicatrices. On recense pas moins de 1457 disparitions et 3200 morts et blessés sur la population totale de 32 millions d'habitants que dénombrait Alice. Cette crise aboutit à un durcissement de la politique extérieur et une augmentation du budget militaire.

Page 550 du Manuel « Histoire d'un monde », lexique.

En XXYY: Opération Lune rouge

Opération dirigé par Aizen Sosuke consistant à l'enfermement des Yokais dans leur monde par l'utilisation d'appât humain. Ces derniers disposé près de la Porte servaient à attirer les Yokais dans le sanctuaire de la Porte. Une fois la majorité des Yoai regroupé, l'opération nécessitait d'ouvrir la Porte afin qu'ils soient aspirés dans leur monde et de la refermer. L'Opération repose sur la coordination des 13 divisions de la cours et du centre scientifique controlé par Mayuri Kurotsuchi.

Elle fut un franc succès. Depuis le Capitaine de la 5e division porte symboliquement une fleur de muguet, symbole de l'Ordre des Protecteurs en charge de la protection de la Porte et de ses quatre sceaux.


Un sourire dément mangeait son visage intimidant, ses yeux clos en arc fusillant cruellement l'infirmière qui le dévisageait. Il s'amusa de sa fuite pressée or de la salle de consultation. Le Capitaine Unohana désapprouva sa manoeuvre d'un signe mécontent de la tête dont il ria intérieurement. La femme médecin, en guise de vengeance pressa fortement son bras blessé, tout s'enquérant innocemment de son état. Vicieusement, elle serra différentes zones du bras de son malheureux patient, demandant laquelle était la plus douloureuse. Un couinement lui échappa lorsqu'elle buta contre le rebord de la brulure.

« Mama Unohana, ça fait rudement mal » chantonna t il, malgré sa légère grimace enfantine.

« Cessez d'effrayer mes infirmières Ichimaru Taicho » se contenta de répliquer la femme médecin , elle s'écarta de lui pour se diriger vers une étagère. Elle en ouvrit délicatement un tiroir, ses doigts s'agitaient entre les seringues entreposées là. Un bruit de ver s'entrechoquant attira l'attention du Capitaine alité. Lors de l'intervention de la veille, un talisman perdu lui avait brulé le bras. Blessé par un Omoyiji « inexpérimenté » alors qu'il ravageait le camp ennemi, l'ironie de la situation prêtait à sourire. Unohana ferma le tiroir, la verrerie tinta.

« J'espère que c'est une sucette que vous me ramenez » plaisanta gaiement Gin. Il se redressa, balançant ses pieds dans le vide à la manière d'un gosse indiscipliné. Un nouveau soupir arqua les lèvres roses de sa vis à vis. Gin venait rarement se faire ausculter, il fuyait les hôpitaux plus que la peste en personne, au de la de cela, il ne se blessait que rarement, mais chacune de ses visites affolaient le corps médical. De par son attitude, sa présence intrusive, il déstabilisait les infirmières, obligea Unohana en personne à prendre en charge son cas particulier.

« Ichimaru Taicho, j'ai d'autre patients qui attendent ma venue. » Elle se retourna vers lui, une seringue dans la main. « Faire une injection est le travail des infirmières normalement » Le ton devenait plus froid au dessous du sourire aimable. « Si vous ne les faisiez pas toutes fuir. »

« Mais Unohana j'aime tellement votre compagnie » L'albinos élargi son sourire, le docteur lui jetait un regard sceptique teinté d'agacement savamment dissimulé par une réponse polie. « Et puis z'vez rien de plus grave sur le feu de toute façon » Les doigts gantés du médecin palpèrent le haut de son épaule, il clapit lorsqu'il effleurèrent la limite boursouflée de sa blessure.

« Détrompez vous »Froidement, elle lui saisie le bras et planta sans ménagement l'aiguille qui perça la peau albâtre. « Contrairement à vous, nombreux sont ceux qui ne guérirons pas qu'avec de simple bandages » D'ordinaire, Unohana adoucissait ses gestes, affectant d'infliger le moins de douleur possible à ses patients, cependant pour Gin, elle prit le contrepied de ses principes. Le supplicié siffla d'inconfort, fendillant son flemme usuelle. La médecin conserva sa façade avenante tandis qu'elle s'appliquait à appuyer ses gestes en punition, retournant plusieurs fois, sans utilité médicale, l'aiguille avant d'injecter l'anesthésiant et l'antibiotique. Sa besogne faite, elle jeta négligemment la piqure, et se rapprocha de Gin qui dégluti. Et après on ose dire que mon sourire est effrayant.

« Vous devriez faire plus attention » recommanda elle. Elle saisie des compresses et les mis à tremper dans une large bassine remplit d'onguents divers et odorants. Un parfum de menthe fraiche s'émancipa. « Cette blessure est vilaine » Elle regarda le bras d'un oeil expert. De l'épaule au coude, s'étalait une longue brulure qui couvrait toute la superficie. Les chaires passaient par différentes teintes, cloquées à l'extérieur, vers l'épicentre de la blessure elles devenaient cartonnées, blanches ou brunâtres. L'explosion avait même touché certains muscles. Elle classifia la brulure comme d'un degré profond. Si le centre de la plaie était indolores, les terminaisons nerveuses ayant carbonisées, les pourtours envoyaient des messages aigus au cerveau. Gin devait déguster, elle admira sa légèreté et son ton badin la ou d'autre se tordraient de souffrance.

Elle ne pensait pas les talismans aussi dévastateurs, surtout ceux provenant d'un Omoiyji inexpérimenté comme le prétendait le Capitaine de la 3e. « Comment vous êtes vous fait cela déjà? » Professionnelle, elle perça les cloques, grosses comme deux doigts, qui parsemaient le bras de son patient. Un liquide blanchâtre s'en échappa. Elle sorti de leur bain les compresses, et vérifia la présence de bandes sur la banquette « Attention serez les dents »

« Vous comptez m'faire du mal Unohana? Je ne vous savez pas aussi entrepre- outch » Le poing de Gin s'abattit sur le matelas fin et inconfortable. Concentrée, la doctoresse embauma sa brulure dans les compresses, puis les entoura d'un bandage pour les maintenir. Enfin, elle conseilla une activité réduite pendant une période d'un mois qui pourrait se prolonger sur deux mois, avec une visite obligatoire toute les deux semaines. Heureusement, le bras touché étant le gauche, et Gin étant droitier, bien que la femme le soupçonne d'être ambidextre, l'handicaperait moins que la perte de son bras fort. L'albinos soupira un « Toutes les deux semaines! Vous tenez tant que ça à m'voir Taicho » dont le ton gamin acheva d'exaspérer l'autre.

« Quel type de talisman vous à fait cela ? » demanda t elle à voix haute. Elle lui tendit un sac contenant tout les produits nécessaire à sa guérison, en espérant qu'il les applique selon ses prescriptions. Elle doutait qu'il le fisse d'ailleurs. Un incorrigible phénomène ce Gin. L'argenté cicatrisait facilement. Encore une faculté qui le rend « spécial ». Son oeil rodé observa les flux de reiaju qui parcouraient le corps de son patient. La plupart convergeait vers la zone lésée, s'attelant déjà à sa réhabilitation. A ce stade de maitrise, ce n'était plus du talent. Il est dangereusement doué. L'argenté truculent attisait généralement la méfiance, et elle partageait ce sentiment. L'albinos était trop torve et énigmatique pour qu'elle lui accorde sa confiance.

« Un talisman explosif » éluda l'autre. « Le pire c'est que ça à complètement fichu mon Kimono, c'est tellement dur d'm'en trouver à ma taille! » Le médecin hocha la tête compréhensive. Un corps aussi fin et long, aussi souple et inquiétant que les anneaux d'un serpent engendrait nécessairement des problèmes vestimentaires. Gin remit son Haori, il interrogea Unohana qui lui dispensa l'autorisation de sortir pensive. L'albinos disparu vers d'autres intrigues.

Un talisman explosif...L'idée lui parue incongrue. Elle imaginait mal un Omoiyji user de ce genre d'artifices en plein combat rapproché avec un Yokai lors d'une huée générale. Dans ses souvenirs, Gin avait soutenu le front le plus proche de la Porte, le plus chaotique. On y avait affecté les plus compétents, aussi elle envisageait difficilement qu'un membre de ce front ai commis une erreur aussi énorme: le choix du Talisman Explosif, un explosif ne distinguant pas amis et ennemis, dans une bataille aussi confuse, pourquoi ne pas privilégier un Talisman Exorciste ? Cependant dans un combat de groupe, la panique et l'urgence faisait commettre bon nombres de faux pas.

De toute manière le Capitaine s'en remettrait. Bien que d'apparence fébrile, maladive, le Capitaine de la 3e avait une constitution à l'épreuve des blessures et une capacité de guérison quasi surnaturelle. A se demander si il est humain. Il régénérait ses cellules, ne tombait jamais malade, possédait une force en contradiction avec sa capacité musculaire fine...Des faits biologiques que le médecin aurait apprécié pouvoir étudier plus en détail, mais le fourbe capitaine était étonnement pudique.


Kira n'aimait pas les hôpitaux. La froideur qui s'en dégageait, et le désespoir qui suintait des murs le mettait mal à l'aise. Dans ses lieux silencieux et mornes, aucun éclat de rire ne perçait l'austérité. Wibisuke commentait mollement, ponctuant la marche de « celui ci ne survivra pas » « avec une jambe en moins, il va perdre son travail » « Encore un orphelin ». Bien qu'il extrapolait pour la plupart, ses remarques semblaient presque pertinentes dans ce contexte particulier. Et ça c'était réellement effrayant. L'inquiétude bouffait littéralement le ventre du jeune homme à la perpective que ses amis soient blessés. Les couloirs se succédaient, il accéléra le pas, angoissé. Une porte s'ouvrit devant lui, prit au dépourvu il ne put s'arrêter à temps et percuta la personne qui sortait de le salle.

« Izuru- kun » Le blond reconnu immédiatement la voix aux relents de comptines. Muet, le récent diplômé se releva. Gin n'avait pas fini d'enfiler son hiori, laissant apparent la large bande qui lui cerclait le bras. Il est blessé ? Cela lui semblait surnaturel. Si un capitaine aussi prestigieux qu'Ichimaru-san avait été molesté, dans quel état allait il retrouver ses amis? « Bah dic donc t'a pas l 'air dans ton assiette, t'as une tête affreuse » plaisanta l'autre.

« Je...Vous...Vous êtes blessé ? » Le Capitaine termina de se vêtir. Izuru semblait totalement désemparé. Son estocade ne justifiait pas un trouble aussi marqué. Il doutait que son état soit la cause de l'ébranlement de son partenaire. D'ailleurs, au vu de sa réaction, il ignorait qu'il s'était fait blesser au front. Il vient pour quelqu'un d'autre ? La curiosité, et la jalousie piquèrent l'argenté qui réprima un tic mécontent.

« Une p'tite égratignure, rien de méchant » balaya t il d'un geste désinvolte de la main. Il voulait savoir. « T'allais vous quelqu'un ? »

« Oui » avoua l'autre. « Mes amis étaient à Faust » Gin haussa ses sourcils, ses yeux clos en parurent allongés. A Faust? Que diantre y faisaient ils? Ses amis ?Matsumoto y était elle aussi ? Surement, la rouquine possédait un don pour s'immerger dans des situations inextricables... Gin reporta son attention sur son futur second. Il ne pouvait se permettre un intérêt trop poussé envers son ancienne amie d'enfance, Aizen soupçonnerait forcement quelque chose. Plus que tout il désirait la maintenir loin des crocs de ce démon. En revanche, escorter Izuru et s'enquérir par hasards de l'état de santé de la femme... Ses scrupules s'évanouir à la pensée que Matsumoto ait hypothétiquement besoin de lui. Izuru, tu vas gentiment me servir d'alibis. Je savais que ce gamin me serait utile!

« J'peux t'accompagner si tu veux » Des étoilent s'immiscèrent dans les yeux ciels ordinairement si vides du gamin. Wabisuke roula des yeux, tant de mièvrerie l'exaspérait. La haine qu'il portait à Shinso s'entendait à son maitre. Ce dernier lui inspirait un profond dégout et une antipathie viscérale. Cet homme était faux, sa silhouette était un costume et son caractère un masque. Le pire: son maitre tombait dans son panneau et ignorait ses avertissements, les jugeants comme des hyperboles exagérées...L'esprit détailla plus profondément le Capitaine, le trouvant désobligeant et vulgaire dans sa désinvolture.

Etonnamment Shinso ne l'accompagnait pas. Rare était les esprits qui comme lui restait continuellement aux côtés de leurs maitres, la plupart n'intervenait que sur invocation, et encore. Certains tel que la capricieuse Shirayuki, ne répondaient pas obligatoirement à leur maitre, ignorant allègrement leurs commandes. Les Invocateurs de Shikis et de Yokais se différenciaient en cela. Les Maitre s'unissaient à leurs Shikis, ces derniers devaient obéissance, mais conservaient une marge d'autonomie et pouvait refuser une demande. Il fallait alors utiliser l'Ordre pour les contraindre. Les Invocateurs dérobaient le nom des Yokais qu'ils asservissaient pour en avoir le contrôle. En théorie, un Yokai ne pouvait réfuter une demande de son propriétaire, mais tout dépendait de la puissance de ce dernier.

Tout cela pour aboutir à cette remarque. Shinso n'épaulait pas son maitre. Il comprenait le désir d'indépendance des Shikis, et que la plupart, contrairement à lui, n'escortent pas leurs propriétaires constamment, mais Gin était blessé. Il s'était attendu a ce que Shinso soit plus vigilante, surtout connaissant son maitre. Ce dernier avait sut s'attirer nombre de haine, ses ennemis ne se dénombraient plus. Une attaque surprise et fatale survenait si rapidement de nos jours. D'ailleurs, l'hôpital grouillait de Shikis venu assurer la protection de leurs Maitres diminués. Shinso était elle inconsciente ? Cela ne le surprendrait pas de la part d'un esprit aussi fourbe qu'elle. Ou alors le pensait elle suffisamment fort pour le dispenser de son appui?

Suspicieux, Wabisuke analysa la condition de l'albinos. Il se concentra sur le bras blessé qui cicatrisait déjà, des miasmes s'en échappaient. Comme une fumée sifflante et nocive. Mais c'est... Non! Ce n'est possible. Même pour un enfant tabou, c'est impossible. Son coeur de glaça subitement. Gin le voyait. Ses yeux clos le fixait intensément. Il ne devrait pas me voir, je ne me suis pas rendu visible. En plus les rumeurs affirmaient que l'albinos avait une Vue déplorable. Avec une lenteur calculée, le Capitaine rachitique mis un de ses doigts crochus devant son sourire dément, intiment le silence à l'autre. L'Esprit déglutit. Il n'aimait pas ça.


Hyori, Yumichika, Renji, Hisagi, Hinamori, et Ikkaku patientaient. Bien que les médecins leur avaient répété l'inutilité de leur présence, ils retardaient leur départ. Toshiro, appela doucement Hinamori, il lui annonça qu'ils devaient partir maintenant. Le jeune fille hésita, à 5h du matin passé le poids du sommeil se faisait pesant, mais son appréhension la retenait. Inquiète pour le sort de leur amie rousse mais aussi pour Hisagi, elle rechignait au départ.

Il restait assis, la tête basse, accablé par le poids de l'échec, il se fondait dans la pénombre du bâtiment. Le banc ou demeurait était inconfortable, mais il s'en moquait royalement. Seul le couloir le séparait de cette salle, blanche, froide et aseptisée ou reposait son amie. « Elle est dans le coma » Cinq mots qui avaient disloqués son coeur. Je ne l'ai pas protégée. Seule la grande porte en bois le contemplait encore, dénonçant son incompétence.

Ils s'en sortaient tous sans blessures permanentes, mis à part Renji qui conserverait une cicatrise discrète de son opération destinée à lui remettre la mâchoire en place. Minamori avait des points à la main, mais, avait certifié le médecin, elle n'aurait pas de séquelles. Hyori, Ikkaku, et Yumichika (qui les avaient rejoint à l'hôpital) n'avaient strictement rien. Lui même mis à part quelques écorchures et la peur de sa vie, s'en tirait indemne. Seule Matsumoto, prisonnière du sommeil, dans sa chambre désinfectée reliée à des tuyaux et des appareils de contrôles, souffrait.

Le médecin lui avait assuré que l'état de son amie était stable. Ikkaku n'était pas la cause de son endormissement, il l'avait assommé, mais aucunement plongé dans cet état léthargique. Un trouble dans son reiaju y serait à l'origine. Il avait eu beau questionner Ikkaku et Hyori, ces derniers restaient désespérément muets ou vagues. Hisagi présentait qu'ils leur cachaient un élément capital sans oser toutefois les mettre en porte à faux. Ce manque de confiance le peinait, mais si les deux autres gardaient le secret, alors il se remettait à leur jugement. Ils doivent la protéger, ils feraient part de leurs doutes autrement. Du moins il s'en convainquit. Il regarda l'horloge: 5h du matin. Il était fatigué.

Maitre allez vous rester encore longtemps à vous morfondre pour cette potiche? Questionna Yoshiko. Elle se matérialisa sans son consentement pour l'enlacer par derrière de ses bras parfumés. L'Invocateur roula des yeux, heureux que leur posture lui épargne la vue de cette femme enlaidie. Laisse le, commenta Kazeshini, accentuant encore l'accablement de son Maitre, Il a juste aucun talent avec les femmes, quoique aucun talent tout court. Hasagi retint une réponse acerbe, l'humeur n'y étant pas. Kazé, roucoula l'autre, N'insulte pas mon mari.

Hisagi échappa de justesse à l'étouffement. Il ne s'y ferait jamais. Pourquoi les situations comme ça c'est toujours pour ma pomme? Il foudroya du regard Kazeshini qui flottait gaiement dans l'air environnant. Tout ça c'est de ta faute sale verrue plantaire. D'accort il avait obtenu le nom de cette sale...Non il ne devait pas l'insulter...de cette adorable créature, d'accort il les avait sauvés, d'accort son ordre était qu'il les protège elle et lui, d'accort il ne spécifiait pas le moyen...Mais pourquoi, grand dieu, pourquoi avait il fallut qu'il promette à l'autre dinde qu'il l'épouserait en échange de son allégeance? Sale connard, je suis sure que t'amuses comme un petit fou.

Surtout que Yoshiko semblait coupler possessivité, jalousie et un soupçon de tendance meurtrière. Mauvais ménage. Il avait déjà du l'empêcher d'éventrer l'infirmière qui lui avait serré la main, et, ce qui fut un challenge, d'écarteler la médecin qui l'avait examinée. Le Yokai ne supportait pas que d'autre le touche physiquement ou du regard. Elle s'évertuait ne pas le quitter, et à affirmer sa propriété sur son corps. S'il avait contesté, au nom de la dignité et des droits de l'Homme, à présent il la laissait divaguer, préoccupé par autre chose de plus grave. Ou plutôt par quelqu'un.

Lentement, il se leva. Rester ici ne servait personne, il lui faudrait de l'énergie demain. D'ailleurs les autres semblaient aussi sur le point de partir. Yoshiko sautilla de joie, elle appréciait peu l'attention que son maitre portait à cette cruche rousse, l'idée du départ éveillait son entrain. Elle moula son corps à celui d'Hisagi, emprisonna stratégiquement son bras entre se seins rebondis, et colla son visage sur son épaule. L'Omoyiji réprima difficilement un frisson de dégout, Kazeshini qui étirait un sourire narquois et moqueur finalisa d'exacerber son exaspération naissante.

Hinamori embrassa Hisagi sur le front, faisant grincer Yoshiko qui la poussa violemment. Le brun expira de dépit, Yoshiko détestait qu'on l'effleure; il ne doutait pas de révulsion à ce que d'autre lèvres que les sienne l'embrasse . Caractérielle et possessive, j'ai vraiment tiré le gros lot. Je vais la massacrer fulmina le Yokai, et Hisagi sentit des sueurs froides dans son dos. Il ne doutait pas un instant que l'esprit mettrait ses menaces à exécution. Yoshiko, soupira t il, c'est un contact amical. Le yokai parut septique. Comme elle sortait une paire de ciseaux, il assena, Si tu fais ça, je te renvoie d'ou tu viens. Cela contient le jeune femme qui baissa les yeux sans un mots. Hinamori, qui s'était éloignée par précaution le salua une nouvelle fois avant que Toshiro ne la somme de presser son départ.

« Hisagi ne tarde pas trop »conseilla Hinamori qu'un Toshiro mécontent tirait par le bras. Il surmontait durement un jeune fille tout en la trainant dans les couloirs de l'Hopital; l'inquiétude ayant balayé sa pudeur. Sur, le garçonnet avait craint pour la vie de sa chère soeur, et seule cette peur dictait la rudesse de ses propos. Yumichika qui rossait Renji et Ikkaku s'interrompit à peine pour leur souhaiter un bon retour..

Yumichika avait fait irruption dans leur groupe peu après leur propre arrivée. Autan dire que tout le personnel de l'étage connaissait à présent leurs identités et subissait la rancoeur de leur élégant et vocal ami. Personne n'avait osé réclamer le silence de circonstance du aux lieux, tant le jeune homme semblait hors de lui...La scène conjuguait le poignant de la tragédie, et le burlesque d'un caprice de diva. Ikkaku et Renji se faisaient tancer vigoureusement pour l' imbécilité de dégrader un Wave, celle d'impliquer leurs amis, celle de participer à un combat sans arme, d'avoir mis en vie en danger... Et d'autre motifs moins pertinent: Ne pas savoir faire la vaisselle ou la lessive...

Heureusement pour les autres, les chefs d'accusations se concentraient uniquement sur les deux énergumènes qui, dociles, hochaient la tête en repentir, et suppliaient des yeux leur amis de leur venir en aide. Hinamori étant partie, ils plaçaient leurs espérances en Hyori et Hisagi. Cette dernière, accrocha le regard désespéré de Renji, elle lui souri, le rouge sentit une bouffé d'espoir alléger son coeur, puis après une accolade déclara qu'elle devait les quitter. Salope!

« Bon tête de pioche te fait pas trop de mouron pour Matsumoto, t'sais elle est plus forte qu'on ne le pense » Elle détourna les yeux, les joues rouges. « Ce n'est pas de ta faute en plus » murmura t'elle. Timidement elle enlaça son ami qui resta interdit, communicant sa chaleur et du réconfort. Maitre menaça Yoshiko écumant de rage, c'est amical ça aussi? Dites moi. Elle s'approcha de son oreille. Je peux la tuer?

« Bon je dois y aller » Hyori se sépara de lui avec précipitation. Si Hisagi ne connaissait pas l'aplomb de son amie, il aurait associé ce retrait à une fuite. Mais est ce Yoshiko ou moi qu'elle fuie? Le jeune homme eu toute les peines du monde à retenir son Yokai qui visiblement désirait satisfaire ses penchants meurtriers.

« Et Yumi, ne tue ces deux idiots » recommanda t Hyori avant de s'éloigner.

Yumichika hocha la tête. Puis se retournant vers ses deux colocataires, il leur annonça, le sourire inquiétant, qu'eux aussi rentraient chez eux. La tornade emporta avec elle les deux fautifs, chacun saisi par une oreille la suivait en grimaçant. « Un tel degré d'idiotie ne devrait pas être admise »« mais qui a bien put donner la vie à deux créature aussi dénué de bon sens » « pas la peine de protester, vous vous repentirez » « Des qu'on sera à la maison, vous comprendrez l'ampleur de vos actes croyez moi »Il dépassa le petite blonde sans ménagement, et Hisagi sut qu'ils avaient quitté l'étage quand le flot de critiques se tut enfin. Il plaignait ses deux pauvres bougres, un long regard entendu avec Hyori lui confirma qu'ils partageaient cette pensée. Yumichika est franchement plus effrayant qu'un démon parfois.

La jeune fille repris son chemin, cependant elle s'arrêta à mis parcours. « Kira » S'exclama t elle. Sa surprise modula sa voix, elle parut étrangement plus aiguë, moins bourru que d'ordinaire. Ce détail attira l'attention d'Hisagi, voir Kira n'aurait jamais produit un tel effet sur son amie. Il glissa un coup d'oeil la ou elle se trouvait. Son coeur s'accéléra, il était là. Il accompagnait son ami blond. Ichimaru Gin. Dis voir, susurra Kazeshini, c'est pas le type qu'aime ta copine ? Dégage Kazeshini je suis pas d'humeur là.

Comment cette crapule avait elle pu oser se rendre au chevet de Matsumoto! Ce sale fils de pute! Savait il combien elle souffrait par sa faute? Qu'elle ne pensait qu'a lui? Qu'il hantait son présent, lui le fantôme de ses échecs? Qu'elle courait pour le rattraper même au prix de son bonheur? Savait il que même dans leurs moments intimes, elle comme substitut? Que même si lui l'aimait plus que tout, le coeur de la rousse lui appartenait ?

Non, non! Il ne savait rien! Il ignorait, il dédaignait, il piétinait! Lui avait il rendu visite une seule fois depuis son entré a l'académie?Non! Jamais! Pas même un simple salut. Et maintenant qu'elle balançait entre vie et mort il se réveillait ? C'était trop tard! Elle lui appartenait maintenant! Il ne le laisserait la lui rependre! Jamais! Si elle souffrait c'était de sa faute! Si elle lui résistait c'était de sa faute! Si elle se noyait dans l'alcool et jouait un rôle qui la tailladait s'était encore de sa faute. Sa faute, sa faute, sa faute, sa faute

« C'est de votre faute, si Matsumoto est dans cet état c'est de votre faute » hurla t il. « Vous êtes un connard, vous m'entendez! » Mais c'est qu'il s'énerve le petit commenta Kazeshini en se matérialisant. Il étira un sourire torve, sombre, amusé par les gesticulations ridicules et les jérémiades inutiles de celui qui se proclamait son Maitre. Dois je le tuer maitre ? proposa Yoshiko. Rien ne me ferait plus plaisir. renchéri t elle. Oui, il le voulait mort! Oui, il le voulait baignant dans son sang. OUI !

Un rire le coupa. L'albinos ricanait, mauvais, cruel. « Tu inverse un peu les rôle nan? L'état de ton ami n'me concerne en rien. T'es celui qui ne l'as pas protégé, nan ? » Asséna Gin, sa tête penchait de coté élargissait encore son immonde moquerie. Izuru fut surpris de ce soudain, et incommodant éclat de vilenie, il s'écarta, troublé. L'incompréhension dansait sur son visage défait. Jamais le Capitaine n'avait laissé transparaître la perversion qu'il lisait dans tout son corps. Il eut un mouvement de recul involontaire. Cet homme est sombre Izuru, chuchota son esprit. Comme une nuit sans lune. Et pour la première fois, le jeune homme pris en compte sa remarque.

Hisagi se décomposa, ébranlé. Il le savait bien, oui il le savait, mais l'entendre énoncer par cette voix grinçante d'ironie... Il le narguait, il jubilait de son impuissance. Ce sale renard. De quel droit lui disait il ça? Lui coupable d'un crime au de la de toute expiation, lui le pécheur, le démon qui avait lacéré l'âme de son amie. Lui pour qui elle prostituait son honneur dans les bras de l'alcool! Lui, ce traitre, ce forban, ce lâche! « Vous lui avez volé sa vie! » vociféra t il. « Je vais abréger la votre »

« Mama... t'as l'air drôlement remonté » Gin haussa ses épaules squelettiques, un sourire facétieux aux lèvres. « Je ne sais même pas de qui tu parles ». Ajouta t il en appuyant sur chaque mots.

Ah il ne savait pas de quoi il parlait? Mais il allait le rappeler lui! Hisagi bondi poing en avant, cette parole ayant embrassé sa colère déjà bouillonnante. Il ne rêvait plus que de foutre dans la gueule antipathique de ce salop ses phalanges, et si possible le défigurer à vie.

Le coup n'atteint jamais sa cible. Il cueillit Kira à l'abdomen. Ce dernier se courba en avant, le souffle court. Son corps avait réagit tout seul, s'interposant entre les deux hommes. Une action stupide maitre, commenta Wazisuke platement. Ce dernier avait senti Shinso se manifester faiblement. Elle serait intervenue avant que le gamin ne touche son maitre. Allez vous bien Maitre ? Le manque de préoccupation du ton, pâteux et mou, contrastait avec la phrase littérale. Le blond se redressa en sifflant.

« L'tatoué pervers, mais qu'es ce qui t'a prit enfin » Hyori se précipita vers Izuru, épinglant Hisagi d'un regard plein de reproches. Sous son intensité il tituba, hébété. « Mais reprend toi bon sang, tu penses que cela ferait plaisir à Matsumoto que tu frappes un capitaine alors qu'elle est dans le coma! »

Gin sursauta, mais cacha son trouble. Elle est dans le coma?

« Ca ne te ressemble pas » trancha la blonde. Effectivement, de tel élans ne lui ressemblaient pas pensa le désigné. C'est parce qu'elle est blessée que je réagi aussi intensément? Cet homme n'était responsable en rien de l'état critique de son amie rousse. Et il le savait. Sa colère n'était pas dirigeait contre lui, Gin incarnait simplement un exutoire confortable. C'est n'est pas de sa faute. « Je suis désolé » s'excusa t il piteusement en s'inclinant. C'est la mienne.

« Capitaine » Interpela Yoshiko qui s'était subitement matérialisée devant son maitre. « Je pense que vous pouvez lâcher votre Tsuka ». Hisagi osa lever la tête. Son coeur se glaça. L'albinos serrait sa garde ferment, sa haine tangible le fit frissonner d'effroi. En observant ses mains, il s'aperçus qu'elles tremblaient. Sans doute le Capitaine luttait contre ses bas instincts. Il...Yoshiko ne s'ébranlait pas, déterminée et farouche, elle défiait l'albinos de poursuivre son dessin. Ses ciseaux luisaient dans sa manche ample. La peur tétanisa le brun. Il aurait pu me tuer. Et je suis sur qu'il n'aurait hésité une seconde, lui confirma Kazeshini. Dommage qu'il se soit arrêté.

« Bien évidement » chantonna l'autre. Yoshiko se détendit. Hisagi prit une grande inspiration, son sentiment d'étouffement et d'oppression diminuant. Quand a t il élevé son reiaju ? Le sourire crispé du serpent le terrifia. Il haletait, comme la souris face au prédateur. Instinctivement il se ratatina. Le Capitaine lui sembla grand, immense, comme une gigantesque ombre le surplombant de sa puissance. Il l'absorbait, dévorait son courage, s'immisçait dans ses pores pétrifiés. Comme les ténèbres. Le jeune homme dégluti, l'autre avait lâché son épée, mais il semblait prêt a l'exécuter à tout moment.

« Capitaine » plaida Kira, encore haletant et larmoyant. Les relents assassins dans l'énergie du Capitaine Ichimaru se canalisèrent. Quelque part le blond en tirait une certaine fierté. Il s'enorgueillissait de provoquer autan d'ire. Et bien qu'en cet instant, l'albinos l'apeurait, il ne pouvait nier la hardiesse de la roguerie, et le sentiment d'être spécial et en cela supérieur, qui naissait en lui.

Il rougit doucement, content d'insuffler la rage, heureux d'être la source d'un ressentit aussi violent et brut. De représenter quelque chose pour quelqu'un. Qu'on le regarde uniquement, et que lui seul influx sur les réactions de quelqu'un. « Je vais bien. Ce n'est vraiment pas grave »

Gin le considéra avec surprise. Il ne s'était pas attendu à ce que le gamin s'interpose, il avouait que cela le charmait plus qu'il ne l'était déjà. Cependant la présomption du gosse méritait une médaille. Sa rage n'était pas uniquement dut au coup qu'il avait à sa place encaissé. Il reconnaissait l'irritation que cette conjecture lui inspirait, mais plus que ce désagrément, le comportement de l'autre brun l'agaçait.

Que savait il de lui et de Matsumoto ? Rien à part les divagations que cette dernière lâchait dans les gouffres de ses beuveries. Qu'il s'arroge le droit de le juger réveillait les cendres de sa répugnance et de son intolérance au monde. Il serra les poings. Sale gamin prétentieux. Tu ne la mérite pas. Tu ne mérite même pas de partager son air, raclure. Le yokai femelle du gosse du sentir son hostilité car elle le défia du regard d'approcher de son possesseur.

Gin se força au relâchement. Il dénoua ses muscles tendus par les combats, la fatigue et l'énervement. Il avait une estime de lui même suffisamment haute pour ne pas s'abaisser à se chamailler avec un môme prépubaire qui ne contrôlait même pas ses Yokais. A se demander pourquoi il avait hérité d'un pouvoir aussi grand, lui si négligeable, alors que tant d'autre plus aptes n'avaient pas le privilège de l'Affinité. Seriez vous jaloux maitre ? sifflota innocemment son Shiki. Tu ne m'avais pas habitué à la stupidité Shinso. rétorqua t il amer. D'ailleurs c'est seulement maintenant que tu te montre ? Le serpent sortit méchamment sa langue.

« Capitaine Ichimaru » Interrompit Hyori avec aplomb. «Nous allons nous retirer pour ce soir »Elle redressa complètement Izuru qui se sevra de son soutient. Puis, elle se dirigea vers Hisagi qui ne sortait pas de sa torpeur. La petite blonde évalua rapidement la hauteur, puis, sauta pour asséner un coup magistrale sur la tête de l'Invocateur. Ce dernier, choqué, s'arqua en avant, il voulut redresser la tête mais le petit brun de femme la maintenait fermement, l'obligea à conserver une position courbée devant l'abject créature qu'était Ichimaru.

« Les propos de cet abrutis son dut à la fatigue et à l'inquiétude. » Il la trucida des yeux, bien qu'il regrettait avoir touché Kira, il trouvait pour sa part avoir été tendre avec le Capitaine. Il mérite de souffrir mille fois plus.

« Je vous prit de bien vouloir l'excuser » Son coeur soupa un battement. Elle...Elle s'était inclinée cérémonieusement. Elle la si fier, la si forte Hyori, pour rattraper son transport de fureur, ravalait son orgueil. Juste pour lui. Il se sentit affreusement mal. D'autan plus lorsqu'il nota que Kira adoptait la même attitude que son amie. Je suis minable. Le tout est de s'en rendre compte Maitre, souligna Kazeshini. Prendre ainsi mon sang froid. C'est sure prendre son sang froid pour cette trainé... mais cela démontre de votre grand coeur, ajouta Yoshiko. Hisagi envisagea de les étrangler tous les deux, mais s'évertua à conserver son calme.

Il prenait conscience de la situation dans laquelle sa puérilité l'avait ensevelit. Insulter un capitaine, à la veille des attributions, voila qui préjudiciait ses candidatures. Ce type ne mérite pas que je me compromette pour lui. Résigné, il formula des excuses qui lui ensanglantèrent la bouche et tapèrent sa gorge. Gin en jubilait.

Dans tout les cas, Gin n'aurait pas ébruité l'affaire. Il tenait à la discrétion de son lien avec Matsumoto. Imaginez qu'Aizen découvre le motif de l'algarade, la sécurité de sa tendre serait ténue et instable. Il ne pouvait se le permettre. Elle représentait trop pour qu'il la mette sciemment en danger. Mais ça ils n'ont pas besoin de le savoir.

« Bah on peut bien mettre ça sur l'compte de la fatigue. Tu n'penses pas Hisagi-Kun » carillonna t il, se délectant du tic du jeune homme à l'entente ce surnom. L'albinos ricana, il enchaina avec frivolité « Je laisse Izuru entre vos mains, Mam'selle Hyori. » De deux doigts, il suréleva son menton de la gamine toujours inclinée « Shinji a vraiment bon gout ». Il s'approcha de Kira qu'il guéri d'un sort maladroit. Je déteste le Kido. « On se voit demain Izuru-kun » puis il lui embrassa le front, savourant le profond dégout lisible sur les traits tirés d'Hisagi.

Il s'avança nonchalamment vers ce dernier qui frémi. Sa bouche dévoreuse frôla son oreille, il appliqua une pression menaçante sur sa carotide, Hisagi se statufia. « Ce n'est pas très gentils de me menacer » chuchota t il sans se départir de son intonation badine « Ce pourrait bien être la dernière chose que tu feras » fit il mine de déplorer. « Prend garde à toi ».

« J'n'ai plus qu'a vous souhaiter de beaux rêves » continua t il, et entre ses lèvres, cette phrase ressemblait à un avertissement. Leur manque de réactions lui inspira une moue, il recula en imitant un soupir désabusé. « Les jeunes d'nos jours » se lamenta t il en haussant des épaules. « Plus aucun respect.» Il jeta un regard par dessus son épaule maigre. « Enfin allez y. Zou, Zou » Il accompagna sa remarque d'un balayage désinvolte de la main.

Sans se faire prier, les trois jeune gens battirent en retraite. « Au revoir Capitaine » prit le temps d'énoncer gravement Izuru. Le pauvre garçon avait encore une main égarée sur son front. Vous êtes d'un mièvre Maitre.

« Bye Bye » lui reparti puérilement ce dernier en agitant candidement sa main. Les trois diplômés partirent, affreusement conscients de l'observation dont ils faisaient l'objet.


Gin pénétra dans la chambre blanche. Elle était étendue dans ses draps immaculés, paisible dans l'abandon du repos. Le feux de sa chevelure terni par sa peau blafarde. Deux grosses cernes lui dévoraient son visage marqué de douleur. Ses sourcils légèrement froncés, et sa bouche entrouverte lui faisait penser à la Matsumoto enfant qui avait partagé son quotidien de misère. Il s'abandonna à sourire sincèrement, chose qu'il ne faisait que trop peu, étirant continuellement son éternelle grimace.

« Alla Alla, c'est pour ça que je voulais que tu restes en dehors de tout ça. » Pouvait il la toucher ? En avait il encore le droit ? Même après tout ça? Il posa délicatement son front contre le sien. « Tu ne devais pas me suivre Mat-chan »Il prit sa main, s'amusant de la finesse de ses doigts souples, de la propreté de ses ongles cassés lors de l'affrontement. Il amena contre sa joue cette paume tendre auquel il aspirait, la baisant de temps à autre. Son Reiaju est instable, constata Shinso. Que comptez vous faire ?

Gin inspira longuement, il reposa amoureusement la main de son amie. Tu sais parfaitement ce que je vais faire ma belle. Il prit son wakizashi et l'approcha de son poignet. Shinso se matérialisa, stoppant cette manoeuvre. Gin la dévisagea. Shinso ne prenait que rarement forme humaine, à cette enveloppe elle privilégiait celle du serpent blanc, l'apanage de son prestigieux lignage. L'albinos ne se rendait jamais aussi compte de la laideur des mortels qu'en la contemplant. Elle incarnait le danger, la séduction et la menace. Un mélange troublant de fierté, d'audace et de prestige qui l'élevait au dessus des hommes.

Ses yeux verts d'eaux fendus le fixait intensément. Il plongea dans le magnétisme de cette créature surnaturelle. Même en sachant sa malice et sa tromperie, en face d'elle il peinait à trouver des parades. Elle le transcendait, comme une mère injuriée qui refusait d'admettre la vérité. Comme une infante refusait de laisser son trône. « Maitre cette salope d'Haineko ne vous laissera pas faire. Abandonnez. De toute façon, votre amie est condamnée, ce n'est pas la peine de tenter l'impossible. Elle est déjà morte... » hurla t elle presque.

Clac

« Je n'aime pas le ton que tu emplois , ni même tes remarques. Elle n'est pas morte. Elle est dans le coma. » Shinso ne comprenait pas pourquoi son maitre si puissant s'encombrait d'une faible pareille. Pourquoi il lui sacrifiait sa vie. Je la déteste. L'Esprit posa sa main sur la joue rouge. La gifle était humiliante, plus qu'un coup de poing, elle la blessait dans son intégrité. Je la déteste. Son maitre vivait dans l'illusion, et elle allait le ramener à la réalité.

« C'est inutile » vociféra t elle méchamment « Que vous l'aimiez n'y change rien. On ne peut contrer le cycle des réincarnations, personne ne le peut, pas même vous. Cette fille est déjà morte. Pensez vous réellement qu'Haineko laissera passer la chance de la posséder ? Vous rêvez! Je ne vous laisserez pas écourter votre vie pour une cause déjà perdu! »

« Avec ou sans toi j'irai » sa determination amusa le Shiki. Comment osait il la défier ainsi, ce risible personnage? C'est pour ça que je l'ai choisi après tout. Elle se souvenait encore du gamin insolent venu lui réclamer force et cruauté. Ce petit homme, lui avait annoncé que sa voie pavée de sang entacherait son nom, et qu'enchainée à lui, elle lui devrait une obéissance aveugle. A ce gamin, premier depuis des siècles à tirer de sa gorge un rire, à tordre son ventre d'hilarité, elle avait promis vengeance, pouvoir, noirceur et trophée. Leur pacte c'était cela, elle l'avait suivit uniquement par amusement et intrigue, pour contempler le devenir un être aussi abject, amoral et pourtant généreux et soucieux.

Elle avait désiré sa torture, qu'il écartèle sur l'autel de ses propres contradictions. Elle avait attendu qu'il tombe dans les abysses du désespoir. Patiemment, elle avait observé ses bravaches, rit de ses échecs et s'était esclaffée de le voir se redresser encore. Elle avait scruté ses efforts, admiré son aisance à l'intrigue et applaudi son masque d'entremetteuse. Un dénouement aussi pitoyable que celui ci ne lui convenait pas. Il était son maitre, elle refusait qu'il sache ainsi tout son potentiel. « Ce n'est pas notre contrat ça maitre » pesta t elle, crachant sur le sol.

Mais Gin la fixait toujours, imperturbable. « Vous êtes malade » constata t elle « Vous pensez réellement réussir » Il souri, affreusement sérieux. « Vous êtes complètement fous » Il la repris, lui reprochant sa méchanceté, guilleret, si confiant, assuré de sa propre conquête qu'il s'autorisa une plaisanterie. L'Esprit bulle quelques secondes, atterré par cette inconscience qu'elle savait feinte. Il sait les risques cet idiot. Elle se gratta la tête.

Elle avait suivit cet homme pour sa folie. Elle louangeait sa dégénérescence qui ouvrait d'autre possibles. Gin l'avait extirpé de l'ennui pour la plonger dans l'extravagance perverse de son monde. Il jouait des hommes comme de pantins pour aboutir à une fin, un bouquet final, qu'il lui tardait de découvrir. Son appétit de névrose ne trouvait satiété qu'a la contemplation de l'oeuvre de son maitre. Auprès de Gin, elle expérimentait les délices du complot, son amusement était tel, qu'elle refusait qu'il meurt. Elle savait que plus jamais elle n'aurait un Maitre comme lui, aussi intéressant et complice.

Leurs regards s'accrochaient, s'aimantait, se confrontaient. Il ne cédait pas, déterminé et entêté. Shinso rompit le contact visuel, elle soupira de dépit, vaincue, et relâcha le poignet de son maitre. Il ne changera pas d'avis. « Soit » Imbécile. Elle amena elle même la lame jusqu'a une veine qu'elle sectionna. Le sang perla. « Il faudra être rapide » Une goutte de sang tomba sur le nez de Matsumoto qui grommela dans son sommeil. « Ne me le faite pas regretter » Une autre à la commissure de sa lèvre, puis une autre et une autre. Le sang roula, s'engouffrant dans la bouche, sur la langue, dans la gorge. Les appareilles de mesure bipèrent, Shiso les débrancha, déchargeant sur eux sa frustration. La respiration de la rouquine s'accéléra, son pouls augmenta en flèche, elle gémit. Gin la regarda, en proie au doute.

Et soudain ses yeux s'ouvrirent.


7h. Yamamoto s'assit, une veine palpitante sur son front. Sa voix rêche énonça rapidement le bilan de l'Attaque de la veille. Une catastrophe tant pour les 13 divisions que pour leurs images publiques. Des milliers de pertes, morts, disparus ou blessés et des milliers de yuan de dommages matériels...Lourd bilan. Et la cause toujours inconnue du dysfonctionnement de la Porte n'améliorait pas son humeur. Mayuri n'osa pas pointer l'efficacité de son département qui avait su trouver une parade au virus informatique de peur qu'on lui rappel l'inefficacité de son premier parfeux...Il n'en pensait pas moins.

On traita rapidement la question des immigrés déplacés la veille. Toutes personnes ayant un fort potentiel d'énergie spirituelle étant potentiellement une cible, on les avaient rassemblés à la capitale, en sureté. Il fut décidé qu'on les renvoyait chez elle le jour même mais équipés d'un Papillon messager, qui en cas d'attaque ouvrait un Senkamon en direction du Gotei. Mayuri grogna, cette dépense serait prélevé à ses financements de recherches.

Le Commandant Suprême félicita tout de même Aizen pour son Opération Lune Rouge, ce qui assombrit l'humeur de Shinji. Il détestait les réunions de Capitaines d'origine, mais cette indisposition croissait lorsque au cours de l'une d'elle on louait ce putain de traitre brun . Visiblement il était le seul car tous les capitaines approuvaient par des signes plus ou moins discrets l'éloge qu'on faisait à Aizen. Sauf peu être Gin qui était arrivé en retard, et qui ne manifestait rien d'autre que son habituel sourire hypocrite le rendant indéchiffrable. Shinji le trouvait moins tonique qu'a l'accoutumé, presque fatigué. Si seulement ce putain de serpent n'était pas mon potentiel seul allié contre Aizen. A choisir il ne savait lequel du brun à lunette ou de l'albinos flippant il exécrait le plus...Son monarque le regarda de biais, lui intimant ainsi une concentration plus assidue à la réunion en cours et au flux de parole du Capitaine Commandant. Il grogna mais obéit.

Il fut surpris de constater que l'assemblé s'agitait. Shinji s'inquiétât, il ne suivait plus du tout le fils de la conversation, mais sa tournure n'inaugurait rien de bon. L'air était lourd, presque électrique. Le petit Toshiro s'était levé et visiblement son petit poing avait tapé contre la table. « Les Capitaines Ichimaru, Mugumura, Kyoraku, Ukitake et moi même sommes blessés! S'engager dans une tache de cette ampleur est précipité si ce n'est inconscient » contra Toshiro, attisant des sourires désolés au Capitaine Kyoraku et Ukitake ainsi que le bougonnement de Mugumura. Mais sa remarque ne percuta même pas de doyen qui sembla n'y accorder qu'une importance minime. De quoi parle t il bon sang ?

« Je suis d'accord avec le Capitaine Hitsugaya » renchéri Unoana posée mais ferme dans l'amabilité. Bien plus efficace que la réaction plus prompt et enfantine du capitaine de la 10e. « Notre hôpital est plein d'Omoyiji qui ne seront pas remis avant plusieurs semaines pour les plus chanceux, plusieurs années dans certains cas. Nous ne sommes même pas sur que ce dysfonctionnement soit le fait des autres nations. Leur déclarer la guerre est prématuré » La guerre ? Carrément? Yamamoto est tombé sur la tête? Shinji n'imaginait pas Yamamoto aussi catégorique dans la riposte, aussi sectaire bien qu'il le sache obstiné. Il observa Aizen, surpris qu'il n'émette aucun avi, cette soudaine discrétion suspecte l'alerta.

Kisuke but bruyamment, attirant sur lui l'attention. Yamamoto réprima de justesse un commentaire acerbe pour ce manque évidement de bonnes manières. « La guerre est peu être excessive » déclara le monarque il sereinement. « Ne confondons pas vitesse et précipitation. Yamamoto-san, vous devriez opter pour une politique plus souple que la guerre. Nous allons certes durcir nos rapports avec nos voisins, mais nous ne pouvons nous permettre un isolement aussi radical. Le pays n'est plus aussi puissant que du temps de mon grand-père ou vous occupiez le même poste qu'aujourd'hui. » Un froid glacial tomba sur la pièce.

« En outre, la guerre attendra une autre question » Il ouvrit son éventail, la mine joviale. « Que faisons nous des nouvelles recrues? » La mâchoire de Yamamoto se décrocha. Comment? leur monarque privilégiait le sort de quelques gamins à des questions aussi cruciales qu'une potentielle guerre ? Se moquait on de lui? L'expression badine de son supérieur ne l'aida pas à canaliser sa fureur grandissante, il ne dut qu'a sa longue vie et son expérience le maintient de son calme. « Je sais ce que vous pensez Yamamoto » chantonna l'autre« mais ces enfants sont l'avenir, on ne peux les laisser dans la nature par les temps qui cours » Il agita son éventail, goguenard. « Nous allons les affecter dès aujourd'hui à des divisions, quelqu'un a t il une requête particulière? Hirako? »

Le blond soupira. Yamamoto frôlait la crise cardiaque et il suspectait son supérieur de s'amuser des transports du vieil homme. Posément, il expliqua sa rencontre avec Hyori, ce qui lui attira quelques moqueries grivoises, et les circonstances qui faisait d'elle un membre de la 7e division. S'en suivit les déclarions Aizen, Kensei et de Gin qui présentèrent les lettres de réponses de respectivement Hinamori, Shusei et Izuru. Ichigo fut déclaré comme cas particulier, le monarque assurant qu'il en prenait la charge. Hitsugaya s'encombra de Matsumoto par pure charité, conscient que personne ne voulait de la jeune femme actuellement dans le comas. Rukia fut confiée à Ukitake sur l'insistance de Byakuya qui refusait qu'elle intègre tout autre division, la 8e, 12e et 2e se partagèrent les autres nobles. Il restait encore à choisir le sort des trois derniers de la promotion.

« Ikkaku Madarame, Yumichika Ayasegawa et Renji Abarai ont postulé pour la 11e » éclairci Zaraki, bras croisés. Byakuya tiqua au nom de Renji. Intérieurement, il exultait de joie. Il trouva ce choix judicieux, collant parfaitement à la personnalité insipide et vulgaire de l'homme. Un babouin mérite une place dans un zoo après tout. Avec un peu de chance, cet incapable réussirait à se faire tuer, cette division enchainant les missions à risque. Tandis qu'il se complaisait dans la vision extatique d'un Renji écrasé par un Yokai le dévorant vivant, il réagit à peine à l'intervention d'Urahaha

« Trois rien que pour toi ! Ce que tu es avide Zaraki. » plaisanta t il « Laisse en un peu à la 6e, elle a perdu pas mal d'hommes au front. » Il fit mine de réfléchir, un doigt sur sa lèvre.

Le coeur du noble accéléra, la face vile et mesquine de son monarque lui transparut clairement. Une sueur froide le fit frissonner. Il n'oserait pas...« Byakuya-kun prendra Renji » Si il avait osé. Malgré toute sa maitrise et son contrôle de soi pourtant affuté par des années de pratique, le Capitaine ne put cacher toute l'aversion et la colère qui l'animait en cet instant précis. Son masque poli par des années d'entrainements acharnés, sa condition, sa réputation, sa volonté ne résista pas à cette goute d'eau. Il faisait une overdose de calamités, à côté de la promesse du calvaire a venir, la fugue de sa soeur était un soucis moindre. Il ne survivrai pas avec cette chose dans son espace de vie. JAMAIS.

« J'espère que vous plaisantez » Le ton de sa réplique, trop dure et cassant exprimait parfaitement le ressentiment et la rancoeur qu'il éprouverait longtemps à l'égard de son monarque. Kisuke élargie son sourire sadique, et Byakuya appris une leçon essentielle. Son Empereur était un tyran.


« Te souviens tu Grimmjow ? »

Sa respiration se coupa, sèche et rocailleuse, ardente dans sa gorge, mordante. Il détailla celle qui lui faisait face. La silhouette éther, imprécise se fondant dans l'air lourd. Sa forme palpable ondulait, fraiche brise d'un matin brumeux. Touche évanescente sur une toile vaporeuse, s'élevait des volutes de fumées autour de son corps en esquisse. Froid. Impression douloureuse mais confortable, reconnaissance dans ses chaires d'un être familier. Sensation désagréable de glisser sur la vérité. Je sais qui tu es. Tu es...Impossibilité de s'en souvenir, la réponse s'échappant comme de l'eau entre les doigts. Danse enfiévrée de l'ombre mouvante. Un détail brillant captura son oeil.

« Grimmjow? »

Un cliquetis sonore, des bracelet s'entrechoquant sur les poignets indistincts de la forme capiteuse. Les bijoux or cliquetaient sur la peau délicate, fine et frétillante. Une odeur capiteuse l'emprisonna, fragrance verte et printanière. Parfum torturant, délicieux, réminiscence d'un passé oublié. Touché savoureux. Tu es...Une pulpe fantomatique survola son bras, remontant dans le plis de son coude. Chaleur. Adoration pour le contact entêtant, captivant. Lèvres de pétale éclosant sur sa main. Une boucle de cheveux chatouilla son poignet. Effluves de bonheur. Sensualité. Murmure s'un songe distillé dans le rêve.

Grimmjow? »

Un visage se rapprochant, des traits effacés, oubliés, flou s'avançant, suppliant qu'il se souviennent d'eux. Tu es...Tiraillement. Envie d'approfondissement, certitude d'obstruction de sa mémoire, malaise. Questionnement. Tu es...

Grimmjow se redressa, essoufflé, épuisé. Ses draps collaient sur sa peau, légèrement humides. Il mastiqua, reprenant conscience de son corps et de ses esprits. Qui ? Il ignorait l'identité de cette ombre envoutante, mais a son contact, fleurissait en lui des émotions incohérentes, effrayantes. Il se sentait bien, apaisé, complet en sa présence, mais son identité lui échappait. Il l'avait oublié. On avait effacé une partie de sa mémoire, cela il le savait, une partie de son passé ne lui appartenait plus. On l'avait sectionné, choisissant pour lui ce dont il pouvait se souvenir et se qui ne lui était pas nécessaire de connaitre. On lui avait dérobé une partie intégrante de lui même, de ce qui l'avait forgé. La colère bouillait en lui, amère, mais plus que cette ire naissante, une tristesse indisposante primait. Ces moments volés, et cette personne semblait liée. Et a cette figure indescriptible, il rattachait tendresse, étrangement bonheur. Il ne comprenait pas ce que cette personne dissoute dans sa mémoire représentait pour lui, mais il ne doutait pas de son importance dans sa vie.

Ces souvenirs sont dangereux répétait en lui une voix lente, basse, perçante. Une intonation dont il n'usait pas lui même. Des connaissances subversives, menaçantes pour l'ordre qui justifiaient qu'on les rase, qu'on les abolisse de sa mémoire amputée. Une image fugace se dessina dans son esprit, qu'une douleur irradiante chassa. Grimmjow grogna, visiblement, on tenait a ce que ses souvenirs là restent terrés pour toujours. Effacer la mémoire n'est une pratique courante chez les esprits. J'ai vraiment du merder pour qu'ils jugent ça impératif.

Dans sa prison, jamais il n'avait subit des assauts de sa mémoire défaillante, mais depuis sa sortie, cette dernière empiétait ses rêves, le taraudant, cherchant à se révéler. L'extérieur ravivait les cendres de son passé, en pointant les lacunes et semblant lui hurler d'éclaircir ces zones obscures et intolérables. La panthère ignorait pourquoi, mais depuis sa libération, ses souvenirs scellées, qu'il pensait perdu à jamais, tentaient de remonter à la surface. Sa couronne le fustigea, élançant implacablement. Malheureusement, cette fichue entrave semblait récalcitrante a ses fouilles intérieures, tenant absolument à garder ces vestiges enfouis hors de sa compréhension. J'me demande c'que j'ai pu faire qu'il leur fiche tant la frousse. L'esprit esquissa un sourire, il ne doutait pas de sa faculté a mettre un joyeux bazar. L'Autre coté du Miroir, autre nom du Panthéon, la demeure des dieux, conservait encore des marques de son passage mouvementé.

Et qui elle est elle..Il se rallongea, indisposé. Non, il ne devait pas s'attarder sur elle. Y penser ravivait en lui une nostalgie qui l'écoeurait et qu'il bannissait. En plus, des maux de tête punissaient son évocation mentale. Les hautes instances désiraient visiblement entretenir le mystère l'entourant...Grimmjow s'étala sur son matelas, dont il éjecta les couvertures dans un taffetas de tissus. Ses bras en croix, ses jambes écartées, il inspira longuement, cherchant à se défaire de la sensation collante provoquée par sa transpiration nocturne.

Depuis sa délivrance, il souffrait de troubles du sommeil. Sa libération s'accompagnait de tout les désagrément d'une incarcération prolongée: la perte des repères, cristallisée par toutes les avancées techniques: l'invention de l'eau chauffée par les enfers ( un exploit technique), et social: l'impertinence des femmes de cette époque. Le monde avait évolué sans lui, lui devenant inconnu et étranger. Il se sentait exogène au milieu de ces innovations dont il n'avait pas vu l'éclosion. Rejeté par une terre impatiente, qui l'excluait, le trahissait quelque part, faisant de lui l'élément en trop.

Il secoua sa tête. Si il y'avait que ça. Une multitude de déplaisirs empoisonnaient sa réinsertion: sa régression choquante, et son nouveau maitre en tête de file... Il grogna à cette évocation. Et choisit de reporter son attention sur un sujet moins dégradant. Des phénomènes curieux et imprévisibles survenaient depuis sa sortie de prison . A peine quelques heures après sa libération, la demeure de son maitre était la cible de deux attaques, suivit un raid de Yokais généralisée, des souvenirs dérangeants germaient en lui ...Des coïncidences légèrement trop extrêmes à son gout et qui couvaient surement un dessin plus large. Auquel ce salopard d'Aizen doit pas être étranger d'ailleurs. Un frisson le parcourut au simple rappel du sinistre individu. Si il voulait maintenir loin de lui les filets de ce cinglé, il avait tout intérêt à ce que ce genre d'évènement ne se prolongent pas. L'esprit soupira, évaluant ses chances de rester libre, et en déplorant l'improbabilité.

Sa réputation se s'était pas forgée sur son pacifisme après tout...

Ichigo essuya la confiture qui coulait de sa commissure sur la remarque « aimable » de Karin. Le petit déjeuner, voila un moment reposant, idéal, familial, idyllique! Les bonnes tartines de Yuku, trempées dans un thé vert agréablement fumé aux aromates exquis. De la bonne humeur saupoudrée de la promesse d'un nouveau jour! Des oiseaux chantonnant la levée nocturne! Une Karin exceptionnellement conciliante, dont la langue acérée était embaumée par le sommeil. Un père extraordinairement calme pour des raisons similaires à celui de sa progéniture. Bref, le bonheur du calme et de la sérénité...

« Putain de Merde » Beugla une voix tonitruante. « Ce corps humain c'est vraiment une putain d'énarque! »

...fracassé sans ménagement par le récent, et o combien remarqué, nouveau locataire des lieux. Le rouquin s'autorisa un affaissement signification des épaules, Yuzu, pragmatique, sortie une nouvelle assiette, les deux derniers levèrent symboliquement les yeux au ciel. Ce que cet Esprit pouvait être bruyant et encombrant dès le matin. La bulle de plénitude explosée, le repas prenait une autre tournure. Excédée par les jurons inventifs mais saturants du bleuté, Karin craqua, une veine d'agressivité battant furieusement sur sa tempe. « Putain, va voir ce qu'il a qu'il la ferme un peu! »

Ichigo inspecta la salle avant de comprendre que sa soeur lui adressait cette requête. La tentation de refuser le traversa, l'altercation de la veille encore bien dans sa mémoire. Entre son esprit et lui, un blocage compromettait l'échange. Leurs « dialogues » s'achevant toujours dans l'énervement, il ne tenait pas spécialement à une confrontation matinale...Le regard insistant de son paternel, signifiant que si lui y allait, l'affaire finirait sanglante, le convainquit de lever son postérieur. A contre coeur, il repéra à l'oreille l'emplacement de son Shiki, qu'il trouva accoudé au mur, une main frictionnant son dos, la joue droite rougie, une expression douloureuse patinée sur ses traits...

« Que t'arrive t il? » La panthère le fustigea d'un regard abyssale. Il tenta de se redresser pour faire bonne figure mais son dos l'élança, refusant l'effort demandé. Il siffla d'inconfort. Compatissant, le rouquin s'avança, passant outre le feulement menaçant de son Shiki. Avec précaution, il palpa le bas de dos l'Esprit, il lui sembla repérer une raideur mais le patient tenta de le déloger d'un geste ample du coude qui l'écarta, interrompant l'inspection. « Arrête de faire l'enfant » assena t il, offusquant l'autre. « Je ne peux pas t'examiner ainsi »

Grimmjow le regarda sans comprendre. Examiner ? Comme un examen médical? Il se foutait de sa gueule ? Un esprit examiné ? C'était bon pour les humains ça! Lui, le puissant Shiki se riait bien de l'avis d'un toubib « Ton examen tu peux de le carrer ou je pense! » cracha l'Esprit vexé. Pour prouver ses dires, il se redressa, retenant une plainte, et effectua une grande enjambée décidée, ignorant superbement le tiraillement de ses muscles souffrants et leurs complaintes. Intérieurement, Grimmjow morigéna ses cuisses aussi raides que deux trocs d'arbres, ses bras atrophiés par la douleur latente, ses épaules tendues à rompre, son dos rigide qui hurlait à chaque pas, même son cou l'élançait vicieusement! Au bout de trois foulées, il se stoppa, sa posture semblable à celle des pantins désarticulés.

Ichigo le regarda faire, les bras croisés sur son torse, un sourire malicieux ornant ses lèvres. Voir son Shiki ainsi lui donnait un côté humain qui le mettait plus à l'aise. Briser la glace avec l'Esprit paraissait plus simple dans cette situation précise, car pour lui un seul diagnostique expliquait les maux du bleuté. Grimmjow expérimentait les horreurs musculaires, et les ravages des cour battures, ni plus, ni moins. Cela devait dépayser l'Esprit, puisque ces derniers n'en avaient jamais. Seulement l'enveloppe humaine de Grimmjow s'accompagnait de nombreux désagréments, et affaiblissait considérablement la résistance physique de son hôte. Pauvre grand Esprit qui se retrouve soumis aux inconvénients des simples mortels, ironisa t il.

Les combats de la veille avaient éprouvé l'Esprit, qui à présent en payait les conséquences. Il a déjà bien de la chance de n'avoir aucune fracture, ni claquage statua t il. Un humain notablement constitué serait mort à la suite de ces blessures, cependant, la faculté de régénération du bleuté restait largement supérieure à celle d'un simple humain, le prémunissant d'une telle fin. Ichigo se fit tout de même la réflexion qu'un examen plus minutieux de l'état physique de son Shiki était nécessaire, ce dernier, par habitude de son invulnérabilité n'ayant pas due le faire. Il se demanda comment procéder afin de le convaincre, doutant sincèrement que son Esprit accepte une inspection corporelle.

Taquin, le rouquin rattrapa de son Shiki, le dépassa non sans omettre de lui administrer une forte accolade qui fit tressaillir de souffrance la pauvre panthère. Pour de simple cour-batture, il exagérait. On peut dire qu'il est douillet. La remarque fut pensée si profondément, qu'elle percuta Grimmjow. Ce dernier grogna froissé. Non n'était pas douillet, a Kakesni, une grande bataille, on lui avait recousus ses chaires à vif sans anesthésie et sans qu'il ne se plaigne et à Rustrid on lui avait ôter de la jambe des résidus de flèches, le charcutant pour les atteindre, sans qu'il n'émette le moindre cris, et durant sa captivité, pourtant éprouvante, jamais Aizen ne lui avait exhorté une pleurnicherie! Ce n'était pas lui qui était douillet, mais son putain de corps qui était devenu d'une sensibilité affligeante! Alors sa remarque, il pouvait se l'enfoncer profondément la ou il pensait !

« Il faudrait vérifier que tu n'as rien » évalua l'Omoiyji. « Tu n'as plus un corps spirituel maintenant, ton enveloppe est plus fragile » Grimmjow bougonna, boudeur, ce qu'Ichigo trouva adorable. Il le trouvait plus accessible ainsi, aux prises avec les tourments de la physionomie humaine, que drapé dans sa rage furieuse. Leur cohabitation forcée ne prêtait pas réellement à un rapprochement amical et sain, surtout que l'un des parti entretenait une hostilité farouche. Ichigo ne savait pas comment réagir face à cet individu impressionnant, fermé, et revanchard. Ce mal-aise rendait difficile leur échanges, qui finissait généralement dans la brutalité verbale ou physique. Mais cette conjecture précise le réconfortait, le rassurait, car lui même subissait régulièrement le jong des cour-battures. Il savait donc comment les traiter, et même si il ne savait comment appréhender son Esprit, cette situation familière lui donnait des prises, des repères. Aborder Grimmjow était plus facile dans ces conditions.

« Je pense que tu n'as que quelques cour-battures, mais par prudence, j'aimerais que tu me laisses t'examiner » L'Omoiyji guetta la réaction de son vis à vis, il nota la mâchoire crispée, et les dents serrées. Il devina que l'Esprit hésitait et se braquait, cette constatation l'irrita. Normalement, il n'aurait pas eu à tourner sa phrase ainsi, mais juste à le contraindre, lui ordonner, de le laisser l'examiner. Il n'avait aucune obligation de jouer les infirmiers, il s'estimait déjà très accommodant. Une furieuse envie de rendre le Shiki aux geôles d'Aizen le frôla.

Réaction normal, Grimmjow ayant manqué de le tuer plusieurs fois, et depuis son arrivé, sa maison avait été attaqué, une ailes détruite...Beaucoup d'embarras et aucun geste de gratitude en retour. Néanmoins, de Grimmjow dépendait le futur statu de sa famille, aussi le compromis était de mise. Et, il avouait, que quelque part, tout au fond de lui, l'idée de le rétrocéder à Aizen lui donnait la nausée, il aurait vécus cela comme une défaite. Or Ichigo détestait perdre, surtout contre un binoclard prétentieux, vaniteux et pédant!

« Si cela ne te gêne pas bien sur » rajouta t il afin d'encourager un Grimmjow réticent. A regret ce dernier hocha de la tête, conscient de la fragilité de son corps. Il arborait sa condition actuelle, la jugeant dégradante et humiliante. Jamais auparavant ses blessures n'avaient justifiées un examen de sa personne, même lors de combats pourtant autrement plus violents que celui qu'il avait disputés la veille. Il vivait cette inspection comme un échec cuisant, rappel de sa vulnérabilité nouvelle.

Quand à l'inquiétude visible dans la posture de son maitre, il l'estimait inacceptable. Plus que tout autre chose être considéré comme faible le révulsait, or dans l'anxiété du gamin miroitait son impuissance. Ce môme se préoccupait de lui, comme une mère couvant ses bambins! Ce genre d'attitude protectrice le rabaissait à un niveau outrageant. Ce gamin le considérait comme une créature nécessiteuse de soins et d'attentions! Lui le grand Grimmjow réduit à l'état de patient dépendant! Il ne l'acceptait pas! Seul les impuissants recouraient aux soins, lui n'en avait jamais eu besoin! Il s'y soumettait de mauvaise grâce, contre sa volonté. Son enveloppe le trahissait encore, son estime de lui même et son orgueil en prenait un sacré coup. Dans un suprême effort, il canalisa la colère qui bouillonnait, violente, en lui.

Voyant que son Esprit coopérait, Ichigo explicita sa demande précédente. « Retournons dans ta chambre, je doute que tu souhaites un examen dans le couloir je me trompe ? » Il souri faiblement, l'autre roula des yeux, peu emballé par le programme. Putain ce qu'il pouvait détester son corps et la restriction que le Conseil lui imposait...Sa couronne le piqua, réagissant à son pic d'ire. Grognant, il suivit le mioche jusque dans sa chambre, qu'il ferma rageusement.


Le Capitaine de la 3e laissa ses épaules s'affaisser. Ces réunions l'épuisaient. Il en sortait toujours le premier, et concurrençait Kyoraku pour les retards. Cependant cette fois ci, l'albinos eu la surprise d' être précédé par quelqu'un d'autre.

« Byuku-chan » claironna Gin « tu... »il ne fini pas sa phrase. Le noble venait de partir en furie, si rapidement que Gin n'avait déjà plus son dos en visuel. Je ne pensais pas qu'il haïssait autan ce gamin. L'albinos s'autorisa un pouffement qu'il masqua dans sa manche. Voir un Capitaine aussi frigide que celui de la 6e sortir de sa sacro-sainte contenance l'égayait.

Il prit le chemin de ses appartements, estimant qu'il méritait le repos du juste, et il rêvait d'un bon bain. Il farfouilla dans le replis de sa manche et en extirpa la clef de sa chambrette. Alors qu'il allait l'introduire dans la serrure, une main se posa sur son épaule invalide, le figeant. L'albinos étira une grimace sans se retourner, ne doutant pas de l'identité de celui qui venait de le rejoindre. Et moi qui voulait me reposer, déplora t il.

« Aizen-san, vous me faites mal » dit il avec ses impulsions de chants habituels « Cela pourrait ternir votre image de bon samaritain » La paume s'ôta avec légèreté. Gin devina grâce a la douleur lancinante qui lui lacerait l'épaule que sa blessure n'avait pas apprécié l'attention d'Aizen. Imperturbable, il ouvrit la porte et invita en sautillant mais à contre coeur son vis à vis à pénétrer à sa suite. Paraitre heureux de le voir surtout. « Unohana-san ne va pas être contente »commenta-t-il gamin, faisant mine de gonfler les joues tout en refermant derrière lui. Aizen compris qu'il parlait de sa blessure. « Et je n'aurais pas ma sucette »

« Est ce pour cela que tu es arrivé en retard ? » questionna le capitaine de le 5. Il étudia la réaction de son subordonné. Il ne se crispait pas, son sourire quotidien aux lèvres. Aizen aimait savoir tous ses déplacements, et ses itinéraires. La prudence n'avait jamais tué personne. Gin est suffisamment audacieux pour tenter de me doubler. Il est malin et méticuleux.

« En parti » L'argenté haussa ses maigres épaules. « J'ai pris du bon temp avec mon petit blondinet » Il modula sa voix, elle en sortie grivoise. Il mentait à demi mais cela devrait contenter Aizen. Intelligent, Gin avait perçu le mécontentement d'Aizen vis à vis de son rapprochement avec Kira. Il en jouait avec délice. S'amusant du déplaisir de celui qui se confondait avec Dieu. Manoeuvrant dans l'ombre pour focaliser le Capitaine de la 5e uniquement sur cette relation ci. A son grand désarroi, ce dernier opta pour une réparti fade.

« Gin, Gin » déplora ironiquement ce dernier, ses doigts délicats froncèrent l'arête raffinée de son nez ouvragé, autan un geste théâtrale que l'expression camouflée de sa contrariété. « Quand grandiras tu enfin »

Il joue encore. Gin guettait le changement d'attitude qu'il devinait survenir prochainement. Si Aizen venait jusque dans sa loge, ce n'était pas pour échanger quelques banalités. Il veut surement parler de son plan, de la prochaine étape. La posture d'Aizen se fit moins ouverte, plus imposante et sordide. Son sourire devint froid et indéchiffrable, et ses yeux s'étrécirent comme ceux d'un prédateur. Ces signes évidents avertirent Gin que la discussion à venir serait palpitante. Lorsqu'Aizen montre son vrai visage c'est toujours intéressant. Il ne pouvait s'empêcher d'admirer inconditionnellement son jeu d'acteur inimitable et parfait. Lisse, agréable et irréprochable en publique, manipulateur dans l'ombre, usant des hommes comme un marionnettiste de pantins lors d'un numéro de cirque. Lui n'atteignait pas encore ce degré de perfection.

« Parlons sérieusement » Le brun ôta souplement ses lunettes, d'une main impériale il rabattit ses cheveux en arrière. Une autre aura se dégageait de lui, bien plus ténébreuse et magnétique. Le coeur de Gin accéléra. Il aimait faire face à cette illustration de perversion, à ce sourire torve enivrant qui rendait fascinant la monstruosité humaine autan qu'il la craignait « Tout c'est passé exactement comme prévu » Aizen le regarda intensément. « Félicitation Gin » Il se rapprocha de son oreille. « Rien n'aurait été possible sans toi »

« Mais non voyons »ronronna ce dernier tout en s'éloignant discrètement. Gin tentait de paraitre assuré et confiant, mais la proximité de leur posture le mettait mal à l'aise. Il manquait d'air. Il détestait son corps pour réagir de la sorte, pour le trahir ainsi. Inconsciemment il reconnaissait l'autre comme supérieur, bien que Gin s'extasiait des capacités de manipulation de l'autre, dont il faisait les frais, il refusait reconnaitre l'autorité qu'il détenait sur lui. Sauf qu'il connait mon secret. Gin chassa ses pensées négatives. Il ne connaissait qu'une partie de son secret fort heureusement. Et pas la plus importante. Tout à ses réflexions, il ne remarqua pas le triomphe lisible sur les traits de son vis à vis. Un frôlement aérien mais irritant sur son épaule blessée le tira de ses songes éveillés.

« Un talisman explosif ? » badina Aizen « Tu aurais put faire plus original comme mensonge » Gin souri, stoïque et amer. Par cette insinuation, Aizen clamait sa suprématie, il affirmait sa supériorité, son savoir. Lentement, le Capitaine de la 5e remonta le Haiori, dénudant la plaie bandée « L'eau bénite ne te réussi vraiment pas » chuchota t il contre son oreille. L'argenté éloigna prestement la main qui s'approchait, prédatrice, de sa brulure. Il n'aimait pas le sous entendu de la phrase de son vis à vis, et froissé, le faisait savoir. Aizen ne s'en formalisa pas.

L'eau bénite n'affectait que les démons, mais de part sa nature particulière, Gin été touché par ses effets. Les enfants tabous avaient, grâce à leur lignage, des facultés supérieures aux humains, mais aussi d'autres revers. L'albinos ne pouvait se permettre que d'autre apprenne sa véritable nature. Qu'Aizen l'ai percée à jour l'entravait suffisamment. S'il me dénonce je suis fichus. Le Gotei s'évertuait à éliminer systématiquement les personnes comme lui. Leurs pouvoirs nettement supérieurs effrayaient les vieux croutons du Conseil. On ne sait jamais réellement de quel côté un enfant tabou penche après tout. Aizen éloigna sa bouche d'ogre de son oreille à son plus grand soulagement.

« Tu es vraiment un atout précieux » le complimenta t il d'un ton trop parfait, lisse, maitrisé pour être sincère. « Je suis bien content d'être le seul à connaitre ta véritable nature » La pulpe de ses doigts effleura la nuque albâtre avant de pincer une mèches argentée égarée là. « Cette exclusivité sert admirablement mes projets » Gin rongea son frein. Aizen le cajolait comme une courtisane, le flattant et cherchant à le rendre unique, important. Dans l'optique certainement qu'il s'attache à lui et le serve par dévotion et non par contrainte. Oh Oh le vilain, il tente l'approche perfide hein...L'albinos détectait aisément les manipulations psychologiques, lui même en usant sur tout son entourage.

Le brun approfondit le contact. Son autre main remonta sur sa gorge, sa mâchoire, volatile et douce. Gin élargit son rictus mauvais, signe de son entrain, mais ses yeux se plissèrent d'appréhension. Il se savait pas en état pour le sport de chambre, et si il profitait largement des nuit de plaisirs qu'Aizen lui offrait, il n'en était pas moins que ces attouchements perfides avaient une connotation négative dans son esprit. Ils représentaient sa défaite sur cet envahisseur, mais pour son but, il voulait bien prostituer son corps. Et au delà sa réticence moral, Aizen lui offrait toujours des nuits humiliantes mais sulfureuses et inoubliables. Il ne déniait pas les délices auxquels il goutait dans ces bras vicieux, cependant sa fatigue actuelle ne lui permettait pas d'épancher ce soir les travers de l'autoproclamé Dieu.

« Aizen sama» roucoula t il en le repoussant d'une tapette taquine. « Ce n'est pas le moment opportun ne pensez vous pas ? » Aizen se sépara de lui. Il savait le Capitaine de la 3e ouvert à ce genre de pratique, voir libertin. Son comportement laxiste et ouvert exhibant cela. Gin avait tout du volage individu qu'il se voulait incarner. Aussi son refus l'étonna, Gin savourant chacune de leurs étreintes et saisissant chaque occasion pour en provoquer de nouvelle. Les combats ont du l'épuiser.

Gin nota rapidement la moue contrarié de son « invité ». On dirait que la résistance ne lui plait pas ...Pauvre petit chose. « Rhoo ne m'en tenez pas rigueur pour cette fois» minauda t il. Il devait adoucir le rejet, qu'il ne paraisse pas catégorique. « Vous savez bien que je ne peux rien vous refuser ». L'enfant tabou affecta une mine déconfite. « L'eau bénite ne me réussit pas, n'es ce pas? »

« Excuse moi Gin » Le susnommé haussa les sourcils surpris. « J'ai oublié ton état. L'eau bénite semble avoir boulversé ton Reiaju » Gin se figea. Comment a t il pu s'en apercevoir!? .Le brun prit une des mains de l'albinos et la serra dans la sienne comme un petit oiseau. « Il est tout agité» L'albinos tiqua, ce qu'Aizen interpréta justement comme de la contrariété. Visiblement, Gin tenait à ce que ce détail reste secret. Dommage pour toi ma Vue est implacable. Que Gin puisse encore tenir debout surprenait Aizen. La capacité de l'autre a camoufler ses dommages relevait du prodige. Si il n'y avait pas prit garde, il n'aurait pas remarqué l'état catastrophique de son Reiaju.

« C'est l'eau qui t'a mis dans cet état ? » Il approcha ses lèvres des siennes qu'il baisa furtivement. « Ou bien c'est le petit Kira qui te fait tant d'effet que tu uses de l'Hakami pour lui plaire ? » Sa voix avait prit les intonations d'outre-tombes. « Utiliser l'Hakami alors que l'eau bénite en toi favorise ta part démoniaque, voila qui relève de la stupidité Gin » Il s'était attendu à plus de réaction de la part de son complice mais ce dernier se contenta d'un ricanement amer.

« Mon état est si déplorable?» Badina le Capitaine de la Troisième. Aizen approuva, en réponse Gin haussa les épaules, signifiant son indifférence alors qu'en lui bouillait un vent de panique. La situation qu'il voulait éviter à tout prix se produisait. « Z'êtes pas drôle vous devinez tout on peu rien vous cacher. »bouda t il. « Mais c'est Hakami que j'ai utiliser mais un simple sort de Kido » Sa mine devient le reflet du dégout. « Je déteste ces trucs la »

L'albinos exécrait qu'on trouve ses faiblesses et plus encore qu'on lui rappel ses ascendances, chose dont il ne se privait pas mais Gin ne laissait rien filtrer de ses sentiments. Cependant, le brun mieux que quiconque savait que Gin affutait son masque comme un orfèvre. Il en polissait les angles, le rendant capable de berner sa clairvoyance. Gin s'exhortait à devenir le reflet d'un théâtre du mal. Complaisant à la tromperie et alerte de la trahison. Mais aussi capable d'effacer ses ressentiments et de dissimuler ses pulsions haineuse.

Aizen se doutait que son raisonnement clochait quelque part, que Gin lui cachait quelque chose mais il ne savait quoi. Je suis sur que cet Izuru de malheur n'y est pas étranger. Nonobstant le brun avait appris que Gin, en maitre des intrigues aimait créer des mystères dans la clarté et par habitude insinuait le poison du doute. Aussi, peut être se faisait il des idées ? Bien que vexante cette imperfection de jugement renforçant son opinion. Gin était spécial. Il parvenait si ne n'était à fausser, au moins à entraver ses déductions si parfaites, comme un grain de sable dans un engrenage poli. Il est doué.

Mais dangereux aussi, l'urgence de l'asservir devenait plus tangible chaque jours. Gin jonglait, et d'un pirouette se dérobait à son emprise totale. Ce renard parvenait à conserver une certaine indépendance qui ne l'arrangeait pas. Il s'extirpe de ma toile avec habilité. Il était rare qu'il le rejette aussi ouvertement, d'ordinaire, il instaurait une limite de façon plus subtile. De même Aizen conservait de lui même une certaine distance, et ne faisait pas d'avance trop ostensible. Leur relation avait ce mélange étrange d'admiration, de respect et de méfiance.

Les enfants tabous étaient trop rare pour qu'il laisse Gin libre de ses mouvements. Le Gotei les traquait ouvertement, et que Gin ai su cacher sa nature et intégrer les 13 Divisions démontrait de sa remarquable intelligence et de ses capacités d'adaptations. Un enfant tabous, qui au nez et à la barbe de tous se hissait au rang de Capitaine, ce genre d'exploit n'arrivait qu'une fois tout les millénaires! Il ne pouvait laisser s'échapper un pion de cette qualité. D'autant plus que ses aptitudes particulières du a sa nature servaient ses dessins, y jouant même un rôle crucial.

« Nous reprendrons cette discussion demain » Conclut le brun. Il lui baisa délicatement les mains, le contact de ces lèvres satinés avec sa peau fit germer un frisson de répulsion dans le ventre de Gin. « Ton Reiaju est particulièrement agité ce soir » Il semblait lutter contre une intrusion, une infection. Sans doute l'eau bénite. « soignes toi correctement » recommanda le Capitaine de la 5e avant de s'éclipser.

Gin resta figé un instant. Son sourire s'estompa tout à fait, une haine viscérale empoignant son estomac tordu. Sale con. Il vérifia que sa porte soit close. Bien. Précipitamment, il baissa son vêtement, découvrant sa brulure. Les doigts d'Aizen y avaient laissés de nouvelle crevasses sanguinolentes. Quelle brute . Un sentiment fébrile s'accapara son être. J'ai trop forcé.

Le Capitaine s'affaissa au mur, un vertige le rattrapant. Il glissa vers le sol, incapable de maintenir une position debout. Shinso se matérialisa, le soutenant pour éviter la chute. « Vous êtes dans un état pitoyable » statua t elle. « Vous auriez du laisser mourir la gosse, le Hakami n'est pas une technique sans répercussion. » Le Capitaine la menaça silencieusement.

« Vous êtes un imbécile » Il lui caressa la joue. Il sentait son angoisse, en dépit de leur relation, il restait son maitre et Shinso se préoccupait de sa santé. « Votre corps mettra du temps à assimiler cette dose de Reiaju, en plus vous en avez donné une quantité trop importante » Gin hocha mollement la tête avant de s'endormir.


Le Manuel de L'Omoyji

Le transfert de Reiaju ou l'Hakami.

L'Hakami fut inventé par la prêtresse Nelliel Tu Odelschwanck en XXX. L'Hakami est une pratique permettant de faire passer une quantité de reiaju d'une personne à une autre. Cette technique est courante dans la 4e division. Cependant il est à noter qu'elle épuise le donneur. C'est une technique à utiliser dans le cadre d'une formation de groupe. D'autre part, cette technique ne fonctionne que lors d'échange humain-humain.

En théorie, un échange de Reiaju n'occasionne aucun cas de rejet comme lors des greffes. Les travaux de la 12e, et l'expérience sur le terrains, ont cependant soulevé que l'absorption d'un Reiaju de Yokai par un Omoyiji était néfaste pour le corps et entrainait dans 90% des cas la mort du sujet par désintégration de ses cellules. Concernant les enfants tabous, étant donner leur moitié de sang non-humaine on ne peut savoir leur réaction.

La 12e travail à l'élaboration d'une technique qui permettrait de drainer du Reiaju de Yokai, ce qui constituerait une avancé scientifique majeure, et un atout lors des combats. Certains Shiki semblent posséder la faculté de convertir de Reiaju de Yokai en un autre assimilable par l'humain. Mais la 12e ne parvient pas à percer le mécanisme derrière cette manipulation. En revanche l'étude de Yokai, qui eux peuvent absorber le Reiaju humain, fait naitre de nouvelles théories. Les recherches sont encore en cours.


« Grimmjow reviens ici! » Grimmjow escalada le premier meuble qu'il aperçus. Il savait sa réaction puérile, il savait sa peur irraisonné mais il ne parvenait à pas à la contrer. Les piqûres insufflaient en lui panique et terreur. Chacun avait sa phobie, la sienne méritait autan de considération qu'une autre. L'aiguille longue, pernicieuse, cruelle hantait ses cauchemars. A l'approche de l'Objet, son sang pulsait férocement, il transpirait, et son cerveaux tout entier ne se canalisait qu'à trouver un moyen, une échappatoire.

Ichigo expira un nuage d'air abattu. Soupirer devenait une attitude permanente dernièrement. C'est cause de lui. pensa t il. Grimmjow lui jetta un regard torve. Je t'entend morveux. Les épaules du roux s'affaissèrent. L'Omoyiji n'appréciait pas que leur lien se soit accrut au point que leur pensées respectives deviennent lisibles par l'autre. Parce que tu penses que ça me fait plaisir ? répliqua le bleuté. Heureusement, cela ne s'appliquait pas à l'ensemble de ses réflexions, uniquement à celle qu'il pensait très fort. Son exaspération envers son Shiki en faisait parti. En particulier quand celui ci faisait des caprices.

« Je-Ne-Fais-Pas-De-Caprice » contra la panthère. Ichigo le dévisagea, ses sourcils haussés témoignaient de son scepticisme, et une veine d'irritation battait sur son front. Il perdait patience et pourtant dieu l'avait doté d'une tolérance insondable. Sa main serra la seringue qu'il cachait dans son dos.

« Ah oui? Comment tu appels cela toi? »

« Une mesure de survie »

« Une mesure de survie » répéta l'autre. L'Esprit hocha vigoureusement la tête. Et il y croit en plus cet idiot. « Tu te fous de moi la ? » Le bleuté ne détourna pas le regard, et ichigo eu la confirmation qu'il ne plaisantait pas. « Tu veux dire que tu es perché sur cette putain d'armoire par mesure de survie ? » Le Shiki se tassa un peu plus, bien décider à ne pas céder de terrain, il tiendrait sa position même face à ce tortionnaire qui lui servait de maitre. « arrête tes gamineries et descend! » ordonna le rouquin, son pied tapant rudement le parquet.

« Jamais! » Le félin se recroquevilla d'avantage, il s'accula contre le mur et le plafond. Hors de question de descendre. « Je refuse que ce truc me touche » couina t il en désignant du museau la seringue qu'Ichigo ne dissimulait plus.

« Grimmjow ce n'est qu'une toute petite, minuscule, rikiki piqure » lui certifia l'autre en mimant de son autre main la petitesse de l'objet. « Tu ne sentiras rien, je t'assure » Il fit un pas en avant, en guise d'avertissement, son Shiki cracha comme un chat, lui intimant la retraite. « Grimmjow ce n'est qu'un vaccin » Ichigo soupira. « L'empereur en personne nous a mandé à Olympéa, et pour ce rendre à Olympéa il faut se faire vacciner c'est comme ça! » D'ailleurs il le retenait lui. Une missive signée de l'empereur lui ordonnait un départ prompt pour Olympéa. Il n'avait même pas eu le temps d'aller voir ses amis à l'Hopital, on l'avait juste informé rapidement de leur état. Apparement, ce serait pour aider le plus grand monastère du monde, mais il n'était pas dupe. On l'y envoyait pour le protéger.

Même lui avait su faire le rapprochement entre Grimmjow et la cascade de catastrophes qui pleuvait sur le pays. Directement ou non lié à ces phénomènes, Grimmjow les influait assurément. Autrement dit, si il restait ici, il mettait tout le monde en danger. Il commençait à comprendre la mauvaise réputation de Grimmjow. Il avait hésité à le rendre, de nombreuse fois, surtout après la réception du courrier, mais à chaque fois il n'avait put s'y résoudre. Je suis complètement masochiste. Mais pour boucler les bagages, encore fallait il que cet imbécile de Shiki accepte de se faire vacciner!

« J'en ai pas besoin, j'suis un Shiki, j'tombe pas malade »

J'y crois pas, je suis tombé sur le seul Shiki du monde est terrorisé par les piqures. C'est une blague. Ca faisait une heure qu'il lui courrait après dans l'espoir de le vacciner, condition nécessaire à tout voyage. Grimmjow avait réussi à parer toute ses tentatives jusqu'a présent mais s'était piégé lui même en se réfugiant en haut d'une armoire dont il semblait impossible de le déloger. Puisque la raison ne marche pas, que la force est exclue, changeons de tactique!

« Mais oui bien sûr. Tu es invulnérable après tout » Grimmjow hocha la tête, corroborant ces dires; les premiers censés de l'humain. Il n'en remarqua pas l'ironie « Rien ne peut aliter le grand Grimmjow, le Signe du Chaos » ça par contre c'était suspect, il en faisait trop. Le rouquin s'avança vers lui, jetant la seringue au sol. Grimmjow suivit le roulement de l'objet de torture au sol, perplexe. Quand il fixa de nouveau son maitre, ce dernier arborait un sourire malicieux et fier de lui.

« Rien à part des cour-battures n'es ce pas? » Combien de fois il allait la lui faire celle la ? Il grogna pour la forme. « Enfin ce n'est pas grave si tu ne veux pas. » Le rouquin était au pied de son refuge à présent. « Il faudra juste espérer qu'une pneumonie, ou une variole ne te tue pas...Tu imagines les récits après. Les aventures du Grand, du Valeureux Grimmjow qui mourut terrassé par un Rhume ! C'est sure que ça va plaire aux enfants ça »

Mais il se foutait de sa gueule en plus! Bah nan ça marcherait pas, il ne se ferait pas avoir par une ruse aussi minable et veille comme le monde. Sa survie dépendait de son calme, jamais il ne laisserait cet objets de Satan percer sa peau. JAMAIS. Le regard d'Ichigo se déporta sur sa droite. Que...Grimmjow suivit cette direction. Ce sale petit con. Karin avançait à pas feutrés vers son flan droit, une seringue à la main. « Bien tenté gamin » Le visage d'Ichigo s'empreint de panique.

« Vas y Karin il t'a repéré » Hurla t il à sa soeur qui commença à courir tandis que lui même récupérait sa propre seringue. Malheureusement trop tard car le Shiki venait d'atterrir souplement vers le sol et s'élançait vers la deuxième sorti de la pièce. Le fugitif vérifia par dessus son épaule qu'il semait ses opposants et fut surpris qu'Ichigo ne s'élance pas à sa suite. Les bras croisés le gamin souriait victorieusement. C'est louche.

« Papa il est à toi » entendit il prononcer. Dans l'encadrement de la porte Isshin s'interposa, lui aussi arborant satisfaction et suffisance. Grimmjow tenta de freiner, mais se prit les pieds. Il atterrit sur le sol dans un roulet boulet magistral, Isshin le réceptionna guilleret et lui planta l'aiguille dans le cou. Son couinement de peur résonna dans toute la pièce. Grimmjow crut défaillir.

« Bah tu vois c'était pas si dure cette petite piqure »Le consola le rouquin une fois l'injection faite. Ichigo lui tapota affectueusement l'épaule.

« Dis ça au mobiliers Fils » Ichigo ignora la remarque. Il préféra réconforter Grimmjow qui tremblait encore de peur. Bah elle est belle la terreur du Zodiaque tient. Le jeune diplômé observa le cou de son esprit. Il aura surement un bleu. Son père n'avait aucune douceur.


Yoruichi Shihōin recelait de quantités de qualités spirituelles et physiques. D'une grande beauté, on la surnommait la Princesse des Cieux en hommage à son rôle divin. Grande Prêtresse Olympéa, Gardienne du Spectre, Gardienne des Sceaux et du Futur, autan de titres qui jonchaient à ses pieds. Autan de détails qu'elle négligeait allègrement, dirigeant son monastère plus comme une cours que comme un lieux d'austérité.

Elle l'avait aménagé avec faste, pour que tous sachent qu'en pénétrant la bâtisse, ils lui devaient respect et soumission. Qu'une femme ai su s'approprié le plus grand lieu de culte du monde ne relevait pas du hasard mais de talent, d'intelligence et de pragmatisme. Qu'une femme tienne le rôle de la plus haute autorité religieuse, et mène à la baguette tout le corps monastique dépendait de cette vivacité d'esprit. Yoruichi avait sut s'imposer comme une figure à courtiser, bien loin du pantin qu'on aurait désiré qu'elle soit. Et si on avait cherché à l'écarter de la politique, elle y trônait à présent comme une entité incontournable.

Ancienne courtisane, elle sortait parée d'atour onéreux et précieux qui contribuaient au discrédit de l'Eglise. Paradoxalement, elle jouissait d'une grande popularité auprès du peuple qu'elle visitait souvent, et auquel redistribuait équitablement les impôts de l'Eglise. Son ancienne carrière de courtisane lui avait enseigné la cajolerie et l'art du négoce dont elle usait à présent pour faire rayonner sa cité, et brasser de l'argent. Attirer les investisseurs, retenir les fidèles, tempérer les contestations, éblouir autan de prérogatives qu'elle se devait de peser. Elle était femme d'affaire avant d'être religieuse. Son rôle politique dépassant de loin celui spirituel.

« Madame » appela sa secrétaire. « Vous devez au moins dispenser la messe de la nouvelle lune! » La jeune fille approcha du sofa couteux ou se prélassait la Princesse.« Vous n'avez donné aucune cérémonie cette année, votre attitude fait scandale auprès des puritains »

La Princesse roula des yeux. Elle détestait les messes et les prêches ennuyeuses à mourir et qui pleines d'hypocrisie recommandait la chasteté et le partage. Comme si le peuple avait besoin qu'on l'assume de valeurs auquel personne ne croyait ! Il fallait leur parler de chose concrètes, qu'il trouve du réconfort dans la misère, tout en s'assurant qu'ils soient suffisamment aliénés par le système. On ne voulait pas de révolution. La religion est l'Opium du peuple, sa fonction est avant tout politique et social.

Elle ne connaissait pas un seul verset du Livre. En même temps, sa naissance de la destinait pas cette carrière. Fille de la noblesse, elle avait reçus une éducation de cour. Suite à un scandale dont elle et le futur empereur était l'épicentre, ses parents l'avaient placé au monastère. Jamais ils n'auraient pensé qu'a force d'intrigues et de charme, celle qu'ils avaient enterré dans un monastère de campagne se hisserait dans les hauteurs d'Olympéa.

« Les puritains aboient mais ne mordent Nami. La lettre de Kisuke est elle arrivée? » La secrétaire la lui tendit. Depuis sa retraite forcé, elle entretenait une correspondance active avec le monarque. Tous deux s'alignaient sur de nombreux points et elle n'oubliait pas ce qu'elle lui devait. Son appui constant l'avait de nombreuse fois servit, de même par son biais il gardait sous contrôle la plus riche institution du pays. Grace à lui, et son aide financière, elle avait prit le contrôle de Kimio, le monastère ou ses parents l'avaient faite bonze. Elle avait étendu l'influence de ce dernier jusqu'a ce qu'il devienne névralgique, puis avait fait chanter et manipuler les Cardinaux pour qu'il l'élisent Grande Prêtresse.

Elle ouvrit la lettre. « Tiens donc. Kisuke bouge enfin, il aura fallu attendre une attaque massive de Yokai pour qu'il se décide » Son visage franc et félin s'éclaira avec malice. « Nami le destin toque à notre porte. As tu préparé le pavillon de l'Oubli comme je l'avais demandé ? » La secrétaire hocha la tête. « Bien, bien. Nos invités sont de première importance, ils nous faut les accueillir correctement » ria la Prêtresse.

Yoruichi se releva, instinctivement, Nami mit genoux à terre en signe de respect. « Combien de fois devrais je te prier de cesser cela ?» La susnommée de répliqua pas. Avec un soupir, la Princesse la congédia. De sa fenêtre, elle percevait tout Olympea qui paraissait sur son flan de colline, paisible dans les langueurs matinales. Tout ce qu'elle avait bâti s'étendait la. Une ville de la Foi et des Dieux ou cohabitait les trois grandes religions du pays dont elle cumulait les trois titre de Prêtresse. Une Eglise qui regroupait enfin toute les croyances, un apaisement momentané des conflits entre religions. L'oeuvre d'une vie.

Une guerre éclatera bientôt. Elle l'avait vu dans le Miroir, cet artefact qu'elle seule savait utiliser et qui révélait passé, présent et futur. Elle avait unifié les croyants de son peuple dans ce but, consciente qu'une division fragmenterait les forces de leur tout petit royaume. Elle avait encouragé le développement du commerce, sachant que les marchands étaient les vecteurs de l'espionnage. Elle avait, avec le concours de Kisuke, formé des Omoiyji, lucide du risque permanent des Yokais. Kisuke lui écrivait vouloir retarder la guerre, qu'Alice n'était pas une nation prête pour les batailles se profilant.

Elle savait la mesure vaine. Son pauvre ami, bien qu'intelligent et calculateur, avait conservé sa naïveté. Il privilégiait la parole, la diplomatie et les compromis aux combats. Elle corroborait cette ligne de conduite, malheureusement cette fois ci la guerre ne pourrait être évité. Les Quatre Maisons: Hatta, Haiga, Heart et Cherterfield désiraient voir la couronne orner leur tête. Tous voulaient s'approprier le Trône de Cristal qu'occupait Kisuke. Sans parler des Yokais pour lesquels Alice était l'unique passerelle vers le monde des humains.

En m'envoyant ces gamins, tu as déjà signé une déclaration de guerre Kisuke. T'en rends tu compte au moins ?


Fin de la première partie: Sang Bleu: Le réveil de la Bête


VOIIIIIIIILA. Piouff, j'ai cru que je n'y arriverai pas ;p

LE poème est relatif à Gin, je vous laisse vous creuser la tête pour l'interprétation ( je suis ouverte à toute vos suggestions d'ailleurs )

Alors ici s'avère le premier volet de cette histoire. J'ai pris énormément de plaisir à l'écrire ( et j'ai aussi grillé pas mal de mes deux pauvres neurones restantes :p).

Merci pour ceux qui ont réussi à arriver jusque ici, et un énorme BRAVO :p Vous avez réussi à survivre jusque la chapeau bas :p

N'hésitez pas à me faire part de vos retours sur cette première partie. Qu'avez vous aimé ? Qu'es ce qu'il faut changer ? Quelle sont vos attentes pour la seconde partie ? Que voulez vous voir raccourci ou rallonger ? Avez vous des théories ?

Je suis toute à fait ouverte et je vais paraitre nunuche mais ça me ferez très plaisir de savoir ce que vous pensez de mon travail :)

J'ai décidé que le deuxième volet serait sous une autre histoire: Sang Bleu: Le Firmament du Passé. Cette partie sera normalement ( donc il faut s'attendre à des dérives) plus centrée sur le passé de Grimmy et les causes de son incarcération avec des flash back de sa vie de Shiki.

Mais bien sure tout cela s'accompagnera des aventures de nos amis! Que Planifie Aizen ? Qui est réellement Gin? Ikkaku et Renji vont il survivre à un Yumichika en colère? Matsumoto s'en sortira t elle? Une guerre se prépare t elle vraiment?

Mais aussi du fun, de l'action, de l'amour, des frissons et je l'espère du plaisir !

Merci pour votre fidélité, un énorme bisous, et j'espère que vous lirez la suite

Akiooame