Hello!

J'ai reçu beaucoup moins de reviews sur le dernier chapitre que sur celui d'avant… est-ce qu'il était moins bon? :(

Shykeiro : Er, que dire? Encore merci de corriger et de reviewer! :D

Caence : Merci beaucoup pour ta review^^ et voilà la suite!

Zarakinel : Merci de continuer à venir lire et de reviewer!!

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-C'est long.

-James, s'il te plait, ne complique pas davantage la situation.

-C'est très long.

-Tu crois que c'est sa faute?

-Il n'avait qu'à ne pas s'enfiler une demi bouteille de Whisky!

-Bien sûr, tu n'as pas volontairement fait ces quelques loopings?

-C'était totalement accidentel.

-Et le trois cent soixante degrés autour du clocher de cette église non plus?

-Je t'assure que ça n'était pas volontaire!

-Et tu avais momentanément oublié que Snape ne supporte pas de voler sur un balai?

-Je n'y ai plus pensé!

-Quand j'aurai à nouveau ma baguette, je m'arrangerai pour que tu ne puisse plus jamais l'oublier, fit ledit Snape d'une voix plaintive mais menaçante.

-Tiens, il a fini de dégobiller, celui-là? Je me demandais d'où il sortait tout ça, avec un corps aussi rachitique que le sien…

-James, tais-toi, tu es répugnant!

-C'est pas moi qui ai repeint la rue!

Pour la énième fois depuis leur transplanage involontaire à Spinner's End, Sirius soupira.

-Tu veux encore en discuter longtemps, Potter? Fit le Serpentard avec agaçement. Parce que le soleil en a tellement marre de t'entendre qu'il est parti dormir, lui, et j'aimerais bien aller faire pareil!

-Gna gna gna! Bon allez, on rentre, oui ou scrogneugneu?

Severus leva les yeux au ciel avant de ranger, toujours légèrement pâlot, le Phénix dans un buisson.

-D'abord, Tobias ne doit pas le voir. Ensuite, je ne veux plus jamais le voir. Fit-il en réponse au regard interrogateur de Sirius. À noter que j'aimerais bien pouvoir ranger Potter aussi, mais il risque de ne pas être très coopératif.

-Mon poing sur ton immense nez, ça te semble assez coopératif?

-Actuellement, le tien est plus grand que le mien.

-Je peux te le faire doubler de volume, alors tais-toi et rentrons!

Sirius et Severus auraient eu le prix du soupir le plus synchronisé dans la catégorie « Exaspération totale ».

La maison était à nouveau légèrement sombre, et Sirius se demanda, sans doute pour la première fois, s'il y avait seulement l'éclectriticé (ou quelque chose comme ça) chez Snape. Il se garda bien de le demander, cependant. Tobias était à nouveau couché dans le canapé, un magazine pour le moins douteux dans les mains. Severus se crispa très légèrement et se dirigea, aussi rapidement qu'il le pouvait avec son mal de cœur et sans avoir l'air de courir, vers les escaliers.

-C'est ça, salut à vous aussi! Lança Tobias d'un ton grincheux.

-Ouais, salut… fit Severus d'un air tendu en jetant un regard oblique à son père.

-Salut qui?

-Salut,… p'pa, ajouta-t-il finalement comme à regret.

-C'est quoi, ces façons, vous trois? À disparaître sans prévenir, à ne même pas me saluer en rentrant? Je suis votre père, quand même, un peu d'affection, ça vous tuerait pas!

Sirius était proprement abasourdi. En voyant Tobias en entrant, sa jambe s'était douloureusement mise à picoter là où la peau avait été arrachée. Il s'était immédiatement sentit nerveux, n'ayant envie que de prendre la fuite, certain que l'homme allait à nouveau les frapper. Et voilà qu'il leur réclamait de l'affection! Après ce qu'il leur avait fait! Comment pouvait-il seulement les regarder dans les yeux?

-Désolé, p'pa, fit Severus en regardant fixement le mur derrière Tobias. Appelons ça des réflexes de survie.

Il baissa soudain les yeux, rencontrant ceux de son père et leurs renvoyant un regard qu'on pouvait interpréter comme à la fois déçu et en colère, voir défiant. Son père, lui, bouillonnait intérieurement. Il ne comprenait pas, n'avais jamais compris. Qu'est-ce qu'il faisait de mal? Pourquoi ça ne marchait pas? Pourquoi ne réussissait-il pas à avoir de l'autorité sans frapper? Pourquoi n'y avait-il que de la crainte et de la colère dans les yeux de ses enfants? Pourquoi?

-Dégage, sale môme, finit-il par dire. Va dormir.

Severus soutint encore son regard un instant, jusqu'au bord de la limite, avant de monter l'escalier en baissant les yeux. Un très bref moment où il aurait pratiquement eu pitié de son père, cet homme qui avait raté sa vie de bord en bord malgré ses efforts… mais non. Il ne voulait pas compatir avec lui, ni même en avoir pitié. Il ne le méritait pas. Car ce n'était qu'un bref moment, justement. Plus tard, il le frapperait à nouveau. Il ne méritait aucune compassion.

Il entra dans sa chambre et poussa un grand soupir, laissant tomber les sacs qu'il avait prit soin de cacher à Tobias par terre. La pièce commençait à être sombre, et il se dirigea vers un coin où il devait y avoir quelques bougies. Sa chambre contenait de tout, à bien y penser, des chandelles au balai volant en passant par les grimoires de magie et les potions.

-Qu'est-ce qui vient de se passer, exactement? Demanda Black tandis qu'il craquait une allumette et allumait une grosse bougie blanche.

-Qualifions cela du moment d'humanité hebdomadaire de Tobias. Ça lui arrive, parfois, quand il est sobre. Il réalise qu'il a gâché sa vie, si on veut.

-Oh. Commenta le Gryffondor. Ça résumait bien les choses, tout au moins.

Il y eut un moment de silence. Les deux maraudeurs restaient sur le pas de la porte, balançant les bras d'un air gêné. Étrangement, le voir échanger un regard avec son père semblait les troubler bien plus que de voir le même père lui taper dessus. Faut pas chercher à comprendre la psychologie des Gryffons.

-Vous comptez passer la soirée là? Demanda-t-il, un chouia agacé.

Silencieux, Sirius et James entrèrent dans la chambre à nouveau, réprimant un petit frisson. La nuit tombait, au dehors, et la fenêtre laissait passer des courants d'air. Il se laissa lui-même tomber sur le matelas, fixant la lueur tremblante que la bougie envoyait au plafond. Et se recroquevilla un peu. Effectivement, il faisait froid.

Il restèrent ainsi une minute ou deux, James debout, s'appuyant sur le mur, Sirius assis devant la bougie, perdu dans ses pensées, et Severus couché, fixant le plafond.

Beaucoup de réflexions passaient dans la tête de Sirius, et celui-ci sentait poindre un mal de tête. Les parents de James recevraient-ils la lettre? Quand? Le hibou de Severus se rendrait-il seulement jusqu'à l'Albanie? Combien de temps mettraient Helena et Robert à venir les chercher? Auraient-ils eu droit à d'autres corrections d'ici-là? Reverraient-ils Lily? Comment se passeraient les relations entre les Maraudeurs et Severus, de retour à Poudlard? Oseraient-ils encore se moquer de lui? Oseraient-ils encore seulement le regarder de face? Autant de réflexions existentielles qui le faisait douter de tout…

Ses sombres pensées furent soudain interrompues quand James parla. Celui-ci était la personne la moins posée que Sirius connaisse. Peut-être était-ce ce pourquoi il était un maraudeur, au fond. Son comportement vif et légèrement irréfléchi.

-Snape?

Ledit Snape poussa un grand, grand, grand soupir.

-J'en étais à m'imaginer seul, Potter. Que toi et Black soyez encore au Manoir Potter à perdre votre temps en gaminerie ou à voler sur des balais sans la moindre pensée pour moi. J'arrivais presque à me convaincre. Va mourir.

Il y eut un bref instant de silence, et Sirius eut alors la pensée que les humains ont la plus souvent : Et si?

Et s'ils n'avaient pas étés attaqués? S'ils n'avaient pas transplanés à Spinner's End? S'ils étaient restés au Manoir Potter, à voler dans le parc et à s'amuser comme des gamins? Il lui semblait avoir prit dix ans de maturité en deux jours. Quarante-huit heures plus tôt, il n'imaginait pas le genre de vie qu'avait Snape… S'ils n'avaient pas été attaqués, les choses auraient sans aucun doute continué de la même manière, n'est-ce pas? De retour à Poudlard, ils n'auraient pas remarqué que le Serpentard serrait les dents sur des mouvements trop brusque ou avait une démarche saccadée…

-Qu'est-ce que tu veux? Fit finalement Snape, faisant sursauter Sirius.

-Euh…. Fit James, l'air un peu mal à l'aise. J'pourrais me laver?

Sirius leva les yeux vers son ami et cligna des paupières un moment. Se laver. Se laver. Ils étaient coincés dans un bled perdu pour une durée indéterminée, n'avaient mangé de toute la journée qu'un sundae, et vivaient sous le même toit qu'un alcoolique violent à double personnalité, et tout ce qui préoccupait James…

C'était de se laver.

-Ma foi, fit Snape avec sérieux. Oui, j'imagine. À tes risques et périls.

Comment devait-on interpréter cette phrase?

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Sirius assistait actuellement à un phénomène très étrange. Si on lui avait dit ce qu'il verrait un peu plus tôt, il aurait recommandé un test avec un psychomage à la personne. Voir un allé simple à Ste-Mangouste. Car jamais, au grand Jamais il n'aurait pu imaginer une telle chose…

Severus Snape était en train de rire.

Si, si. Pour de vrai, de vrai.

Le stoïque, le Serpentard, l'impassible, le seul et unique Severus Snape. Mort de rire. D'accord, il y avait un peu –beaucoup- de sadisme dans ce rire, mais c'en était tout de même un. Se tenant les côtes, plié en deux, s'empêchant de son mieux de rire trop fort, sans grand succès, il y avait même des larmes de rire sur ses joues. Woa. Dommage qu'il n'ait pas d'appareil photo. (NDA : Si, si, les sorciers connaissent! Les photos, animés ou pas, elles apparaissent pas comme par magie!!)

Et le plus effrayant dans tout ça, c'est que Sirius n'avait pas la moindre idée de la raison de cette hilarité. James était sorti quelque seconde plus tôt pour aller dans la salle de bain que lui avait indiqué Severus. Un instant plus tard, celui-ci riait comme une baleine à bosse.

Quand enfin il se fut calmé, quelque secondes plus tard –quand même, hein, c'est Severus Snape-, quelques hoquets lui échappant encore, Sirius le questionna.

-Di-disons que j'ai la c-certitude que Potter va passer au moins quinze minutes à se frotter le crâne pour changer l'aspect de ses che-cheveux.

-Et qu'est-ce que ça a de si drôle?

-J'attends de voir combien de temps il sera entêté à se décaper dans de l'eau froide.

-Froide?

-Très froide. Problème de connexion d'aqueduc, ou un truc du genre.

-Oh. Donc, tu l'as consciemment envoyé se torturer pour rien?

-Disons que ça m'aideras à pardonner une certaine visite au Calmar. Répondit Severus avec un regard appuyé, d'où toute trace de rire avait disparu. Et Sirius se sentit rougir et détourna les yeux.

Snape passa devant lui et retourna se coucher sur le dos, les yeux rivés au plafond. Lui alla s'asseoir par terre, à coté du matelas. Il reçut un regard méfiant, mais ça n'était pas un renvoi. Moony avait raison : c'était une amélioration.

Assis dos au mur, il se mit à chantonner « Beast and the Harlot » (1) de Toxoplasma. Après un moment, il joignit les paroles à la mélodie.

-There sat a seven headed beast, ten horns raised from his head… Symbolic woman sit on her throne, but hatred strips her and leaves her naked, the Beast and the Harlot… She's a dweilling place for demon… she's a cage for every unclean spirit…

Il eut une hésitation, ayant oublié la suite des paroles.

-Every filthy birds and makes us drink the poisened wine to fornicated with our king… Fallen now is Babylon the great…

Incrédule, Sirius se tourna vers Severus, qui avait légèrement rosit.

-Tu connais?

-Apparemment.

-Et tu chantes bien!

Cette fois, aucun doute possible, le Serpentard était tout rouge. Se repassant sa dernière phrase dans sa tête, Sirius rougit à son tour.

-Enfin, je…

-Toi aussi.

Il ouvrit de grands yeux et se tourna à nouveau vers Snape. Celui-ci le fixait d'un air un peu hésitant, un peu gêné aussi.

-Si tu n'étais pas un parfait salaud, au fond, je pourrais t'apprécier. Dit-il en reportant son regard sur le plafond.

-Je ne suis pas… s'indigna Sirius.

-Dit le Gryffondor qui avait passé cinq années de sa vie à pourrir la mienne. Occultant ce fait, tu est déjà mieux que Potter. Presque agréable.

-Ce n'est pas… je ne pensais pas…

Il fut interrompu par le bruit de la porte qui s'ouvrait à la volée, et ils se levèrent d'un coup, par instinct. Ce n'était cependant que James, qui aurait pu avoir l'air menaçant s'il n'avait été trempé, tremblant et vêtu d'un simple caleçon. Presque aussitôt, Severus dut réprimer un nouvel éclat de rire.

-Un p-problème, Potter?

Le Gryffondor le foudroya du regard, avant d'entrer dans la pièce en laissant tomber quelques gouttes de ses cheveux à chaque pas.

-Alors, railla Severus, visiblement ravi. Tu veux un mode d'emploi pour te laver les cheveux, Potter? C'est bien ce que tu avais dit, non?

-C'est ça, c'est ça… je pouvais pas savoir, moi… t'aurais pu me le dire avant que j'aille essayer de m'arracher le cuir chevelu sous de l'eau qui gèlerait un pingouin sur place!

-C'est malheureux, ça m'est sorti de la tête!

-Ben voyons…Qu'est-ce que vous faisiez tous les deux?

Moment d'hésitation. Les deux garçons ne voyaient pas vraiment comment dire « On en était à chanter en chœur et à se demander si on aurait pu être potes dans une vie antérieure » sans donner une syncope à James.

-J'expliquais à ton copain pourquoi je vous détestais.

-J'imagine que la liste est longue.

-Très. Tu veux un échantillon, ou tu en as déjà une bonne idée?

-Ça ira, merci.

James eut un violent frisson. Était-ce une impression, ou Snape avait il eut un sourire de requin au même instant? Il décida de l'ignorer.

-T'aurais p-pas des fringues pour moi? Demanda-t-il, sentant au même moment quelque chose s'écraser sous son pied. Oups, son orgueil!

À nouveau, Snape eut un immense sourire. Apparemment, voir Potter devoir lui demander quelque chose l'amusait beaucoup.

-Va voir dans le placard.

Le Gryffondor grogna quelque chose comme « faut tout faire soi-même, ici! » avant de se diriger vers le garde-robe et d'en ouvrir la porte. Il leva les yeux, regardant les vêtements pendants sur les cintres. Uggh. Du noir. Et du noir. Et du noir. Tiens, du gris foncé. Oh, et un peu de noir. Et du noir. Et ô, surprise, un peu de noir.

-Ça t'arrive de porter des couleurs?

-Du vert. La cravate est obligatoire.

James poussa un grognement.

-T'as pas une robe de sorcier, plutôt?

Un petit rire étouffé lui parvint.

-Pas de problème, je t'en passe une quand tu veux! Mais tu t'arranges pour l'expliquer à Tobias.

-Ça va, j'ai rien dit.

Avec un petit soupir de résignation, il attrapa la première chose à porter de main –un t-shirt noir –quelle surprise- lui descendant à mi-cuisse. Urgh. Ça valait toujours mieux que de rester en caleçon. Et un jean –noir, surprenant, hein?- dont les genoux étaient déchirés, et le bas de la jambe gauche était taché de sang. Chouette, vraiment. Il se tourna vers les deux autres.

-Alors là, impossible de vous différencier, commenta Sirius, son regard passant de James à Severus. Même cheveux, mêmes fringues, même regard signifiant « tu-vas-la-boucler-abruti? »…

Il rattrapa de justesse la bouteille d'encre que James avait tenté de lui jeter par la tête.

-Potter, au nom de Merlin! Essaies de ne pas détruire ma chambre, veux-tu?

-Oh, tais-toi…

Il vint s'asseoir au bout du matelas. Il y avait là quelque chose d'étrange, comme si Sirius et lui étaient en train de veiller le Serpentard. En admettant que James veillait les gens avec un regard haineux.

Ils restèrent un moment silencieux. Puis, à nouveau, un gargouillis sonore rompit le silence. Les trois garçons échangèrent un regard déconcerté, et il apparut que c'était encore une fois le ventre de Severus qui s'était manifesté. Celui-ci rosit à nouveau.

-Quoi?! Lança-t-il agressivement. Un problème?

Il n'eut pas de réponse, et James et Sirius détournèrent le regard. Cette vie avait vraiment un quelque chose de dramatique, songea Sirius. Le Serpentard passait-il ses vacances ainsi, honnêtement? Enfermé dans sa chambre, crevant de faim, régulièrement battu? Partagé entre la solitude et la violence? Jamais il ne pourrait supporter une vie entière ainsi, réalisa-t-il.

De son coté, James parvenait aux mêmes conclusions. Trop orgueilleux pour se l'admettre, cependant. Il poussa un grand soupir. Qu'il avait hâte que toute cette affaire se termine!!

-Snivellus de mon cœur? Lança-t-il avec une voix faussement passionnée qui, il le savait, énerverait le Serpentard au plus haut point.

-Qu'est-ce que tu veux, Potter au cerveau atrophié?

-Dormir.

-Soit. Je te l'accorde. Apprécie ma générosité, dors et tais-toi.

-Abruti. Je voulais dire, où vais-je dormir?

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-C'était stupide.

-Et alors?

-C'était très stupide.

-James, tu te répètes.

-Je sais. Il n'empêche que c'était très stupide.

-C'était ton idée.

-Pas du tout.

-Tu as tenu à ce que je dorme par terre aussi.

-Je voulais dire par là que je pourrais dormir sur le matelas.

-Moi pas. Fallait y penser avant.

Ils étaient tous couchés par terre sur le plancher de la chambre de Severus. Après une engueulade James-Severus, une série de coup de poing, de pied, de tête, de genoux et la mort subite d'un matelas par éventration, ils avaient étés forcés d'admettre que c'était la meilleur –et seule- option.

-Je pouvais pas savoir que Sirius allait se transformer!

-Et ça y est, c'est encore de ma faute!

-Ce n'est pas moi qui aurait mordu un matelas en le confondant avec un mollet! D'ailleurs, j'attends toujours de savoir qui tu voulais mordre.

-Ben voyons, Snape, pourquoi est-ce qu'il m'aurait mordu!?

-Pour essayer de te calmer, je dirais.

Il y eut à nouveau un petit moment de silence. Puis…

-Je vous hais.

-Tu l'as déjà mentionné.

-Fallait que j'exorcise cette pensée.

-Tu veux que j'exorcise les miennes?

-Tais-toi et dors, Potter.

À nouveau un moment de silence. À la droite de Sirius, James se retourna en marmonnant, se couchant sur le coté. À sa gauche, Snape poussa un grand soupir.

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-C'était vraiment toi pour le groin de Bullstrode?!

-Qui d'autre? Quoique je ne suis pas très fier, il aurait du se transformer entièrement en cochon.

-Peu importe, il a tout de même gardé ce nez pendant deux semaine! J'aimerais vraiment savoir comment tu t'y es prit!

-Comme si j'allais te le dire! Je tiens à mon nez, moi! Il est de travers, d'accord, mais ça me va parfaitement comme ça!

-Non, je pensais plutôt à Avery. Il est con, cui-là.

-Je confirme. Mais dois-je déduire que tu ne comptes plus essayer de blagues de mauvais goûts sur moi?

-À peu près.

À sa droite, James remua un peu et émit un grognement. Sirius ressentit un petit doute quant au sommeil de son ami mais décida de l'ignorer. Il n'aurait jamais cru une telle chose pareille, mais il était en train de sympathiser avec Snape. D'accord, ce n'était pas encore parfait, et il y avait quelques moment de silence, mais c'était déjà beaucoup mieux qu'avant.

-Où es ta mère? Demanda soudainement Sirius.

La question le titillait depuis un moment. En fait, elle le tourmentait depuis que Snape avait dit qu'il avait ses yeux. Snape hésita un moment à répondre.

-Je ne sais pas, avoua-t-il finalement. Elle a disparu juste après mon entrée à Poudlard. Qu'elle se soit enfuie ou qu'il l'ai tuée, je ne l'ai jamais vraiment su.

Son ton était un peu amer, et il se tourna à son tour sur le coté pour dormir, signifiant très clairement que la discussion s'arrêtait là.

-Bonne nuit, souffla-t-il tout de même.

Il n'eut pas de réponse.

That's it! J'espère que ça vous a tout de même plus, moi j'ai bien aimé l'écrire, même si j'ai l'impression d'avoir un peu bâclé la fin…La suite bientôt, si vous la voulez! Auquel cas, vous pouvez prendre trente petites secondes pour me le signaler, non?

(1): Beast and the Harlot est en fait le titre d'une chanson de Avenged Sevenfold, groupe que j'aiiiiiiiiiiime. Ne cherchez pas de rapport particulier avec les paroles, j'en avais juste très envie…

Traduction des paroles dans le texte : Et là était assise une bête à sept têtes, dix cornes sortant de sa tête… la femme symbolique était assise sur son trône, mais la haine la déshabilla et elle le quitta nue, la bête et la putain… elle est toujours un endroit pour les démons… elle est une cage pour tous les esprit impurs… (deuxième) pour tous les oiseaux sales et elle nous fera boire le vin empoisonné pour forniquer avec nos rois… À présent tombe le glorieux Babylone…