RAR :
Snapou : je prendrai ça comme un compliment :p Et… ça continue sur le même ton! ;)
Dobbymcl : Aaah, contente que tu aies aimé ma Bella! :D Je vais essayer de la faire intervenir assez fréquemment, même si elle n'est pas très présente dans ce chapitre –pas plus que Lily, d'ailleurs, mille excuse! :S Pour le slash, tu verras plus bas la désicion des lecteurs, mais disons simplement que… je m'arrangerai pour que la rivalité James-Severus vis-à-vis de Lily soit bien présente ;)
Zarakinel : Merci bien ;) à bientôt!
Yzeute : J'avais jamais remarqué, mais en y pensant bien, Gollum fait un peu penser au Fourchelange avec son « mon préssssssieux » sifflant… Hum, well. J'essaierai, pour Lily (elle est plus populaire que je pensais, la rouquine…), promis. Et pour le slash… voir plus bas ;) (PS : la neige, c'est froid!)
Dyane : Well, well, well, pour le slash, voir le résultat du vote du public un peu plus bas… ;) Merci d'avoir reviewé, et à bientôt j'espère!
Nounou : Merci
Anthales : Well, pour le slash, voir un peu plus bas le résultat des votes du public ;) Et pour la bataille chez les Serpent… XD J'ai pas pu résister, Sirius me criait qu'il voulait casser les dents de sa cousine (et Bella approuvait…), donc… ;) Quant aux représailles… j'essaierai de glisser ça au chapitre suivant (devrait bien se faire)
Laetitialahmar : Pour le slash (je me répète vraiment dans ces RAR…), voir un peu plus bas pour le résultat des votes! :p sinon, j'espère que la suite est arrivée assez vite xD et à bientôt! :)
Severuse : Merci! (s'incline façon japonaise)
Spoiled Child : Contente que ça te plaise! :) Par contre pour le slash… :S pardon, c'est le public qui décide!
Millie13 : (contente, contente) Merciii! ^^ je suis contente que le style et l'histoire te plaisent! Pour le slash, c'est le choix du public ;) voir plus bas! Sinon, merci beaucoup pour ta review! À bientôt ^^
Tirelipimpon sur le Chihuahua (1, 2 et 3) : Mmh, eh bien, que dire que tu ne sais déjà? Je suis troooop contente que cette fic aussi te plaise :p Et mirki pour la correction de mes accords minables et les conseils sur le oui/non qui retardait la publication. Hum, donc.
…Can I have a review same if you already read? (chibi eyes)
Clumby : Pour le résultat du vote, descendre la page ;) Et merci pour la review!
Bill le gros : (regard perplexe vers le pseudo) ah, euh, d'accord XD
Okay, citoyens, citoyennes, le moment que vous attendiez tous (roulement de tambour, pretty please) : Slash ou pas? Eh bien la plupart d'entre vous (de justesse : 8 sur 15!) pensez que James, Sirius et Severus ont déjà bien assez de problèmes sans leur rajouter des histoires de cœur en plus XD je ne peux qu'approuver un truc pareil, donc cette histoire se passera de slash (j'espère ne pas y perdre trop de lecteurs!)
Donc, qu'ajouter... bonne lecture, et, si vous aimez (ou pas), au nom de Merlin, reviewez!
Après l'incident, les Serpentards (et Gryffondors) avaient étés envoyés à l'infirmerie, à l'exception de James et de Nott qui n'étaient pas physiquement blessés. Les murmures les avaient suivi jusqu'à la sortie, de même que les regards perplexes de tous les étudiants.
L'infirmière, tout en les soignant, les avait sermonnés autant que faire se peut, jurant par Merlin et Morgane qu'elle n'avait jamais eu autant de blessés avant même que l'année ne commence et que, bon sang, messieurs Snape, ce n'est pas parce que c'était sa première journée qu'on lui pardonnerait d'agresser ses camarades sans raisons. Sirius manqua s'étouffer sur cette accusation injustifiée, mais un coup de coude dans les côtes de la part de Severus le fit taire.
Il fallut dix minutes à Pomfresh pour les avoir tous rafistolés, mais elle les garda encore un quart d'heure pour la forme avant de les renvoyer directement dans leurs dortoirs. Ce furent donc cinq Serpentards ronchonnant et traînant les pieds qui se dirigèrent vers les cachots. Les couloirs étaient vides et silencieux, tous les autres élèves se trouvant encore dans la Grande Salle. Ils avaient à peine parcouru une trentaine mètre que Bellatrix prit la parole –sans doute dans le but de ne pas être entendue de Pomfresh.
-Eh bien, il vous a bien éduqué, votre papa! Ricana-t-elle.
Elle ne dut son salut qu'à l'intervention de Severus, qui empêcha –de justesse, il faut bien le dire- Sirius de lui sauter à nouveau dessus. Encore une fois, elle éclata d'un rire aigu.
-Ne le provoque pas, Bella, avertit Rodolphus. Je n'ai aucune envie de devoir me battre à nouveau contre une telle vermine.
Sirius le foudroya du regard. L'autre eut un sourire amusé et passa son bras autour de la taille de Bellatrix avant de les dépasser, le nez en l'air. Rabastan ne fit aucun commentaire mais les suivit, un peu dans l'ombre de son frère. Sirius et Severus restèrent un bref instant sur place.
-Bande de sales bourgeois consanguins prétentieux! Cracha Sirius avec colère.
-Te faire remarquer qu'ils sont de ta famille ne serait pas très brillant, j'imagine?
-Autant que te faire remarquer qui sont tes parents.
Les yeux de Severus semblèrent briller un instant puis un vague sourire lui tordit les lèvres.
-Brillant, Alham, brillant.
-Je doute que je me fasse a ce nom, soupira Sirius.
-Tu n'auras sûrement pas à le supporter trop longtemps, rétorqua Severus avec amusement.
-Que veux-tu dire?
-Qu'il y aura certainement quelqu'un d'assez généreux pour te coller un surnom dessus.
-Génial, grimaça Sirius. Tu sais que je hais ta vie?
-Sans blague? Moi aussi.
Avec un dernier sourire mi-amer et mi-amusé, Severus haussa les épaules et se remit en marche, suivant le chemin que les autres Serpentards avaient emprunté. Sirius n'hésita qu'une seconde avant de le suivre.
Il ne s'était pratiquement jamais rendus aussi loin dans les cachots. L'air ici semblait plus lourd, mais il faisait beaucoup plus froid qu'ailleurs. Les fenêtres disparurent un escalier plus bas, et les couloirs n'étaient plus éclairés que par quelques torches accrochées au mur à intervalle d'un mètre. Si l'atmosphère ne semblait aucunement affecter Severus, Sirius eut un petit frisson. C'était… sinistre.
Enfin, Severus s'arrêta devant un grand pan de tissu en velours vert foncé. À la surprise de Sirius, le Serpentard poussa un juron étouffé.
-On n'a pas le mot de passe, soupira-t-il.
Sirius s'avança d'un pas, soulevant le lourd tissu. Seul un mur nu et froid fait de pierre s'y trouvait.
-Eh bien, attendons, soupira à son tour Sirius.
Ils n'eurent pas trop longtemps à patienter, car à peine cinq minutes plus tard, des éclats de voix leurs parvinrent de l'autre bout du couloir. Quelques secondes plus tard, Walden, en grande conversation avec Lucius, arriva d'un pas habitué, la masse des Serpentards derrière eux. Sachant qu'ils étaient respectivement préfet et préfet-en-chef, il n'y avait rien d'étrange à la distance respectueuse entre eux et les premières années.
Ne semblant même pas les remarquer, Walden donna distraitement le mot de passe à la tenture (Troène) et l'écarta sans plus de cérémonie. Une ouverture s'était pratiquée dans le mur, révélant la Salle Commune des Serpentards. Sirius ne put s'empêcher de grimacer quand il se glissa à l'intérieur avec Severus. Cette pièce le rendrait vite claustrophobe.
Il était déjà venu deux fois dans cette pièce. Une fois en troisième année dans le but de verrouiller magiquement toutes les portes des dortoirs de sorte à ce que les Serpentard ne puissent pas sortir –il réalisa brièvement qu'ils devaient avoir fait le lien, jusqu'à ce qu'ils soient libérés vers midi par Slughorn, aidé de Dumbledore- et une autre fois juste avant les vacances pour changer un peu la pièce et la mettre aux couleurs de Gryffondor. Dommage que le concierge soit passé par là durant les vacances…
Il faisait sombre, l'endroit n'étant éclairé que par la lueur des torches accrochées au mur. L'endroit était froid, aussi. La cheminée dans laquelle brûlait un feu aux flammes argentées ne semblait dégager aucune chaleur. La lumière semblait verte et l'air était humide, inconfortable. Les murs étaient faits de pierres et les meubles étaient tous fait d'ébène. Les canapés devant le foyer étaient en cuir noir, et les seules décorations accrochées au mur étaient des bannières vert foncés décorées d'un serpent argenté.
En un mot comme en cent, c'était lugubre.
Sirius réprima de son mieux un frisson et suivit discrètement Severus qui se dirigeait silencieusement et rapidement vers un canapé près du feu. Le Gryffondor leva un sourcil perplexe en le regardant s'asseoir. Il ne s'attendait pas du tout à le voir se mêler un tant soit peu aux autres. En fait, il s'était attendu à ce que l'autre se dirige immédiatement vers le dortoir.
Il ne lui fallut pas très longtemps, cependant, pour comprendre le pourquoi de cet arrêt en milieu social. Sans émotion particulière sur le visage, Severus regardait le flot d'élèves entrer dans la salle commune. Les premières années regardaient tout autour d'eux avec des « ooooh! » admiratifs. La plupart se dirigèrent directement vers les dortoirs sur les indications distraites de Macnair et Malefoy. Puis apparut, dans la file d'étudiants qui entraient dans la pièce, un jeune homme un peu voûté avec les cheveux noirs et long lui tombant sur le visage. Avant que Sirius n'ai pu le saluer, James perdit soudainement l'équilibre et s'écrasa sans grâce contre un mur. Quelques regards dénués d'interêt se portèrent sur lui avant de revenir à leurs activités. Travers, un sixième année, eut un gloussement de rire amusé en passant devant lui. Se massant la joue en jetant un regard mauvais au Serpentard, James traîna les pieds jusqu'à Sirius et Severus.
-Sortilège de croche-pied, grinça-t-il sans se départir de son regard noir.
-Sans blague, commenta Severus avec un sourire mal dissimulé.
-Fais comme si ça ne te plaisait pas, grogna James avec mauvaise humeur.
-Si tu y tiens. Venez, le dortoir des septièmes années est au fond.
Il se dirigea vers la porte, effectivement tout au fond de la pièce, qu'il avait pointée. Sirius prit une grande inspiration avant de le suivre, James derrière lui. Il crut l'entendre marmonner quelque chose comme « Serpentard ne forme que des connards, Gryffondor se garde les plus forts » mais se contenta de lever les yeux au ciel face à la mauvaise volonté de son ami.
Walden, Lucius, Rodolphus, Avery et Amycus étaient déjà dans le dortoir, bavardant tout en se préparant pour la nuit. Carrow était occupé à accrocher au mur au-dessus de son lit un étrange montage de perles et de plumes vert émeraude. Ils adressèrent un vague signe de la main à Severus sans se préoccuper davantage de lui. Celui-ci se dirigea vers le fond de la pièce, qui semblait avoir été agrandie récemment –ce qui était sans doute le cas. Trois lits à baldaquins recouverts de couverture vert foncé avaient étés tassés dans le coin qui s'ouvrait plus ou moins comme un couloir. Severus s'arrêta devant le deuxième des lits, au pied duquel se trouvait la malle identifiée au nom de « ».
Sirius, lui, avait hérité de celui tout au fond. « A. Snape ». Il était très étrange de s'identifier ainsi, songea-t-il en ouvrant la valise pour en tirer un pyjama vert clair. Pendant ce temps, James enfilait déjà le sien, noir (Il avait catégoriquement refusé de porter du vert). Ils ne mirent pas longtemps à tous s'installer dans leurs lits sans beaucoup discuter. Maintenant que le stress de la journée était un peu retombé, Sirius réalisa à quel point il était épuisé. Il avait mal partout et bien qu'il n'avait pas eu beaucoup de temps pour manger, il avait englouti assez de nourriture que pour se sentir repu.
Il se glissa finalement entre ses draps. Il ne put s'empêcher, malgré son état de fatigue, de remarquer que le lit lui-même semblait moins confortable que celui qu'il occupait habituellement chez les Gryffondors. Il eut un petit pincement au cœur en pensant à sa Salle Commune habituelle, quelques étages plus haut, si chaleureuse et accueillante… Il eut également une pensée pour Remus, lequel se retrouverait pratiquement seul dans le dortoir, avec Auger Michael et Peter.
Quelques minutes plus tard, Lucius mit fin aux bavardages de Walden et d'Amycus en éteignant brusquement la lumière. Sirius jeta un coup d'œil à James –lequel s'était déjà endormi- puis échangea un regard avec Severus. Celui-ci eut un petit sourire, dont l'émotion était indéfinissable. Et enfin, il s'endormit.
-Sale monstre! Vermine!
Sirius se recroquevilla sur lui-même tandis que des coups violents pleuvaient sur son dos. Il serrait les dents en retenant des sanglots. Comment était-il revenu à Spinner's End, il n'en avait aucune idée, mais ce n'était pas son souci principal dans l'immédiat. Tobias Snape était à nouveau présent, l'insultant et le frappant. Il devait s'en sortir! Où était Severus? Et James? Et Helena, et Robert?
Soudain, une nouvelle voix retentit –avec un étrange echo, nota-t-il. Relevant la tête, il reconnut non sans surprise sa mère, Walburga Black. Celle-ci, vêtu d'une robe de satin noir, s'avançait vers lui et Tobias, un air digne sur le visage. L'homme afficha un sourire malsain et recula d'un pas.
-Sirius, fils indigne! Siffla sa mère. Tu me déçois beaucoup, tu es pitoyable, tu ne…
Elle continua d'énumérer tout ce que Sirius avait fait de si mal dans sa vie. Celui-ci sentit à nouveau venir des larmes. Il pouvait bien dire à tout le monde que sa famille ne lui manquait pas et qu'il la haïssait, être insulté de la sorte par la personne qui vous a mis au monde ne manque pas de vous ébranler. Quand un sanglot lui échappa en même temps que quelques larmes de désespoir, Walburga afficha un sourire satisfait et se recula à son tour d'un pas, laissant quelqu'un d'autre entrer dans son champ de vision.
Oh non…
-Black, sale cabot! Cracha Severus avec un dégoût non dissimulé. Tu me répugnes, espèce de sale Gryffondork! Comment peux tu te mêler à ma vie privée ainsi? Après tout ce que tu m'as fait? Comment oses-tu?
-Je… je suis désolé, bafouilla Sirius, ne sachant pas quoi dire d'autre.
-Tu es désolé! Répéta Severus avec un rictus. Souriant, Tobias s'avança, posant une main sur l'épaule de son fils.
Une partie du cerveau de Sirius lui fit remarquer à quel point l'entente entre Tobias, Severus et Walburga était tout bonnement impossible, mais il ne s'y attarda pas. Il combattit de son mieux les pleurs qui lui venaient à nouveau. Les trois autres eurent un sourire cruel face à sa réaction.
-Alham!
Alham? Qui donc? Le nom lui disait quelque chose… quelque chose de lointain, comme un souvenir embrouillé… brouillé, c'était cela, embrumé, comme si un brouillard épais s'était posé sur ses connaissances. Devant lui, Tobias fronça les sourcils, s'avançant vers lui pour le maintenir au sol, comme pour l'empêcher de partir…
-Alham! Au nom de Merlin, lève-toi, espèce d'abruti!
Ce ton de voix! Sec, sans être amer et acide comme autrefois… Il se releva précipitamment, échappant à Tobias comme s'il n'avait pas eu de consistance. Walburga laissa une exclamation choquée lui échapper.
-Mais ne le laisse pas partir, espèce d'idiot! S'écriait-elle.
-Alham!
Soudainement, Sirius se redressa dans son lit. Il mit quelques secondes à se rappeler où il était, et quelques autres à ce rappelait ce qu'il faisait là. Son regard tomba soudain sur Severus, debout à coté de son lit, les bras croisés sur la poitrine. Encore ébranlé de son rêve, il eut un vif mouvement de recul, faisant lever un sourcil perplexe à son vis-à-vis.
-On a cours dans vingt minute, tu ferais bien de t'habiller, déclara-t-il.
-Un… un cours… je… ah, d'accord. Merci.
-De rien, répondit Severus, lui jetant tout de même un regard suspicieux. Tu es sûr que tout va bien?
-Un peu plus et je croirais que tu t'inquièterais pour moi! Répliqua Sirius avec un sourire, à peu près remis de ses émotions.
-N'importe quoi, grommela le Serpentard en se dirigeant vers le lit de James. Sirius eut un sourire amusé devant la rougeur qui s'étalait sur les joues de Severus alors qu'il marmonnait « Aguamenti » en pointant sa baguette sur son ami. Celui-ci s'éveilla avec un cri perçant.
-Maiiiiis! S'écria-t-il. Pourquoi tu l'as mis sur le mannequin?! Ça a détruit tous mes plans!
Il y eut un instant de silence dans le dortoir. Heureusement, remarqua Sirius, les autres Serpentards étaient déjà sortis. James cligna des yeux un instant, avant de regarder autour de lui.
-Oh. Commenta-t-il.
-Je ne veux même pas savoir, répondit Severus. Maintenant que tu es douché, tu pourrais t'habiller, peut-être? On a cours dans vingt minutes.
James le fixa un instant d'un air hébété avant d'hocher la tête et de s'extraire de son lit. Habituellement, l'opération en elle-même prenait un bon quart d'heure, mais vivre dans l'existence stressante de Spinner's End avait considérablement allégé leurs sommeil. En quelques minutes, James et Sirius étaient tous deux habillés. Le premier contemplait d'un air incrédule le badge vert épinglé sur sa poitrine, le second fouillait dans sa malle pour trouver son sac.
Ils se rendirent à la Grande Salle pour déjeûner. Comme d'habitude, elle était bondée et le brouhaha des conversations fut suffisant pour qu'ils puissent se rendre à la Table des Serpentards sans être trop repérés. Seul Scott Smith les siffla quand ils passèrent devant sa table, leur attirant quelques regards curieux.
Ils se glissèrent discrètement entre Malefoy, Regulus et Alecto Carrow –la sœur de Amycus. Quand ils arrivèrent face à lui, Lucius leur tendit sans cérémonie trois parchemins entourés d'un épais ruban émeraude.
-Vos horaires, indiqua-t-il. Severus, tu n'as pas cours demain après-midi, nous aurons une discussion à ce moment-là. Amène-les si ça t'amuse et qu'ils sont capables de fermer leurs clapets.
Et sans autres formes de salutation, il se leva et quitta la table. Severus fusilla son dos du regard puis déroula son horaire.
-Charmant, grogna-t-il. Quoi de mieux pour débuter l'année qu'un cours de soins aux créatures magiques en commun avec les Gryffondors?
Il attrapa un toast sur la table et le grignota sans grande conviction. Sirius et James l'imitèrent après avoir regardé leurs horaires et constaté qu'ils se trouvaient eux aussi en soins aux créatures magiques. Apparemment, Dumbledore avait jugé bon de les mettre dans les mêmes cours que leurs « frère »…
Après avoir avalé un petit déjeuner léger, ils firent un détour par leurs dortoirs pour prendre les livres dont ils auraient besoin, puis quittèrent le château pour se diriger vers la lisière de la forêt, où se donnaient les cours de soins aux créatures magiques. Sirius remarqua silencieusement mais avec stupéfaction que James s'était lui aussi mit à raser les murs tout en marchant, que sa silhouette était à présent voûtée, et il regardait partout autour de lui en permanence, comme pour guetter un danger quelconque. Une vue semblable avait quelque chose de désolant quand on en connaissait les raisons…
Près du bois étaient déjà rassemblés les autres étudiants qui suivaient le cours. Remus, Ethan Greengrass, Théo Finnigan et Janie Hedgecombe pour Gryffondor, Macnair et Narcissa pour Serpentard. Les Gryffondors, à l'exception de Remus, étaient en train de s'étouffer de rire, et au vu de leurs regards et de leur sourire en voyant approcher James, Sirius et Severus, le sujet de la plaisanterie ne fut pas bien difficile à deviner. Le seul vrai Serpentard des trois leur adressa un regard noir. Walden lui adressa un regard hautain et Narcissa passa la main dans ses beaux cheveux blonds en jaugeant du regard Sirius et James.
-Alham, Trya, salua Remus en s'avancant vers eux. Les autres étudiants eurent soudain les yeux ronds comme des souaffles. Severus, ajouta le Gryffondor.
-Remus! S'exclama Greengrass, outré. Comment… qu'est-ce que tu fais, au nom de Merlin?! Ce sont des Serpentards! Et les frères de Snape, bon sang!
-Sans blague, rétorqua le loup-garou. Est-ce que ça va? Demanda-t-il à mi-voix à ses amis.
-À peu près. Je suis content de te voir, Moony, sourit James.
-Potter, grinça Severus avec un regard de côté vers Walden qui les observaient d'un air méfiant. Tu n'es pas censé le connaître!
-On s'est rencontrés dans le train et on s'est tout de suite bien entendus, déclara Sirius. Et comme ses amis ont malheureusement disparus, il vient nous tenir un peu compagnie.
Severus leva les yeux au ciel, mais accepta tout de même l'idée.
-Mais soyez tout de même discrets, grommela-t-il.
Avec un sourire, Sirius et James entreprirent de raconter –à voix basse, toujours- à Remus tout ce qui leur était arrivé depuis leur rencontre chez Florian Fortarôme, puisqu'ils n'avaient pas pu discuter librement dans le train, la veille. Bon public, le lycan écouta attentivement, étouffant des exclamations quand il le fallait.
-Une prison de Moldu? S'étonna-t-il finalement. Avec Dumbledore, j'aurais cru qu'il n'y aurait pas de problème à l'envoyer à Azkaban…
-J'aurais cru aussi, soupira Sirius, mais ce n'est pas légal, ça aurait fait un scandale…
-Il y a toujours un moyen pour vous venger, déclara soudainement une voix doucereuse à coté de Severus.
Sursautant, ils relevèrent tous la tête, inquiet d'avoir été entendu –et par conséquent, reconnus. Macnair s'était approché discrètement et souriait à présent comme si on lui avait annoncé que son anniversaire avait été avancé.
-C'était donc ça, murmura-t-il avec amusement. Alham et Trya Snape sont en fait James Potter et Sirius Black. Excellent.
-Walden, écoute, on ne…
-Ta gueule, Snivy. Qui aurait cru que quelques semaines dans ton Enfer pourrait faire sympathiser les Maraudeurs, hmm?
-Walden! Ne…
-Je t'ai dit de la fermer, Snivellus. Et Dumbledore est dans le coup, en plus. Vraiment intéressant, tout ça.
-Macnair, commenca James, tu n'as pas…
-Ça vaut aussi pour toi, Potter. Ou devrais-je dire Snape? Peu importe. Je vous propose un marché.
Quoiqu'il n'osa pas interrompre le Serpentard, Sirius ne put s'empêcher de penser que ça ressemblait énormément à l'expression « conclure un pacte avec le diable ».
-Je ne dirai rien à personne, aucun élève, aucun média, aucun fonctionnaire du ministère. En échange, Severus, tu feras ce qu'on te dit, et de même pour… tes frères.
-C'est hors de question! S'exclama Severus. Je n'accepterai pas de… je t'ai déjà dit que je ne voulais pas!
-Très bien, sourit le Serpentard. Tu m'excuseras, j'ai une lettre à écrire à La Gazette du Sorcier…
Remus, James, Sirius et Severus échangèrent un regard paniqué. Sirius ne savait pas du tout de quoi pouvait bien parler Macnair, mais ça semblait grave… d'un autre coté, ils ne pouvaient pas se permettre de laisser l'information filtrer, où ils s'attireraient d'énormes ennuis ainsi qu'aux Potter et qu'à Dumbledore… Comment avaient-ils pu être si peu subtils?!
Severus se mordit la lèvre, ferma les yeux un instant, puis déclara :
-C'est d'accord, Walden. Je… Nous la prendrons.
Le sourire du Serpentard s'élargit davantage. Il fit demi-tour et retourna aux cotés de Narcissia qui lui jeta un regard interrogateur.
Dès qu'il fut hors de portée de voix, Severus jura avec colère, si grossier que Remus rougit et Sirius pâlit.
-Je me demande ce que penserait Merlin s'il connaissait ta vision de lui, tenta de plaisanter James.
-Par Salazar, Potter, tu ne peux pas être un peu sérieux? Il faut trouver un moyen de jeter un sortilège d'Oubliette à Macnair, et ce très rapidement! Je ne sais pas par quelle bêtise j'ai pu ne pas le voir arriver, mais il faut à tout prix qu'il oublie ce qu'il a entendu!
-C'est si terrible? Demanda Remus.
-De quoi parlait-il au juste? Ajouta Sirius.
-Pour la dernière fois, ça ne vous concerne pas. Tout ce que vous avez à savoir, c'est qu'il vaut mieux tant pour vous que pour moi que Walden oublie tout ça.
-Et tu as un plan, peut-être?
-Il va toujours rejoindre Sully Rev au bord du lac après le dîner. Il suffira…
-Sully Rev?! Cette fille est franchement troublante, avec son tatouage de menottes dans la nuque et sa frange de garçon! Et …
-James, coupa Remus, ce n'est pas le sujet…
-Oh. Donc, tu disais?
-Je disais, poursuivit Severus, un chouia agacé, qu'il suffira d'arriver les premiers et de lui jeter le sortilège d'Oubliettes.
-Qui aurait cru que je me retrouverais à créer un plan machiavélique avec Snivellus? Soupira James sur un ton mélodramatique.
-Je te conseille de virer ce surnom débile de ton vocabulaire où je te jure que tu le regretteras.
-Ah ouais? Et qu'est-ce que tu comptes faire?
Sans avertissement (C'eût été stupide de sa part, avouons-le), Severus sortit sa baguette de sa poche et avant que James n'ait pu réagir, il se retrouva pendu par un pied dans les airs. Les autres étudiants se retournèrent, surpris.
-Eh, c'est pas fair-play! Protesta James, ses robes lui tombant sur le visage en révélant ses jambes pâles et maigrichonnes. Ça va, j'arrête de t'appeler ainsi! Fais moi descendre, maintenant, j'ai mal au cœur!
Il retomba violemment sur le sol sous les rires généraux. Rouge de honte, il se releva en époussetant ses robes, jetant un regard glacial à Severus.
-On avait parlé de vengeance, non? Rit celui-ci.
-J'aurai ta peau.
-Je t'aime aussi, petit frère.
Héhé. Que dire de plus.
Review, please? (Juste pour l'info, l'envie m'a été donnée en relisant les fics de P'tite-Fleur-Des-Bois, les RAR du prochain chapitre seront faites par nos trois zygotos de Serpentards (et pseudos-Serpentard.) Héhé.
