Chapitre 3 : Babo(1)

Remus était dans le parc. Il faisait beau plusieurs élèves étaient de sortie. Il pouvait voir James essayer de séduire Lily une nouvelle fois. Le loup-garou s'attendait à voir revenir son ami, la queue entre les jambes, après s'être pris un râteau. Peter, lui, avait encore disparu, peut-être du côté des cuisines. Il chercha du regard Sirius. Son ami était encore en train de draguer des jeunes filles.

Son attitude l'agaçait ! En plus, ce stupide chien ne pouvait pas en choisir une intelligente. Non ! Elles étaient forcément futiles et inintéressantes.

Remus ne comprenait pas pourquoi il s'énervait comme ça. Peut-être à cause de l'étau qui serrait son cœur qu'il ressentait chaque fois que Sirius se transformait en chien en rut !

Ah tiens ! James était de retour. La jolie marque rouge sur sa joue révélait l'énervement de Evans. Bien que gentille, la jeune fille avait un tempérament de feu. Elle allait lui en faire baver, c'en était sûr !

« -Elle ne t'a pas dévissé la tête ? interpella-t-il son ami

Je trouve qu'elle s'adoucit avec le temps, déclara James toujours aussi amoureux

A moins qu'elle commence à avoir pitié, rigola Remus

Tu ne penses pas que je suis assez désespéré, il faut que t'en rajoutes, chuina James

Allez baby James ! Si elle te crie dessus c'est qu'au moins qu'elle sait qui tu es !

Ça me rassure, dit Prongs avec un ton sarcastique, Mais elle est tellement belle et si intelligente… »

Le loup-garou finit par décrocher à partir du troisième compliment son ami était mignon quand il était en mode amoureux transi mais que ça le rendait stupide ! Son regard se tourna une nouvelle fois vers Sirius et le pincement revint. Il savait ce que cela signifiait mais il devait taire son amour. Il ne pouvait perdre cette amitié

« - Et c'est moi qui a l'air idiot…ironisa James

Que veux-tu dire ? demanda le châtain

Juste que tu le dévores du regard, enfin dévorer seulement au sens figuré (je suis sûr que tu ne veux pas le manger) et je ne dirais pas qui est « le » cependant tu m'as compris. Tu devrais faire le premier pas.

C'est toi qui me fais la morale James ? De plus, je ne sais pas 1) s'il m'aime 2) Je ne veux pas risquer notre amitié.

Tu devrais aller voir Lily, lui conseilla James.

Hein !? Pourquoi j'irai voir Evans ? s'exclama Moony

Je pense qu'elle peut t'aider, mieux que moi, et j'ai confiance en elle. Ce n'est pas l'amour qui parle ! Allez va lui parler ! Au passage, glisse quelques compliments à mon égard, au cas où ça la séduirait ! »

Remus laissa son ami et se mit à chercher Lily, le sourire aux lèvres. Prongs était peut-être un handicapé des sentiments et qu'il était né sans cerveau mais il savait faire et déléguer ! Franchement il n'était même pas capable de donner ses conseils lui-même !

Il finit par trouver la Griffondore assise en lévitation, le visage plongé dans un livre elle écoutait des cris d'agonie qu'elle appelait « Heavy Metal » (2). Elle paressait si concentrer qu'il n'osait l'interrompre :

« - Si tu veux me parler, sache que je suis toute ouïe, déclara Lily sans détourne de son bouquin

J'ai besoin de conseils et James m'a dite tu pouvais m'aider.

Comme la dernière fois ? Sur le même problème de fourrure ?

Non ! s'exclama Remus, c'est un sujet plus personnel, dit timidement l'adolescent

Tu aimes Sirius et tu es perdu.

C'est à peu près ça mais je m'attendais à ce que, en tant que fille, tu aurais enjolivé mais c'est vrai que tu es Lily Evans alias la Walkyrie

Seul un regard assassin lui répondit.

Si tu veux qu'il réagisse, tu devrais sortir avec un autre gars, lui suggéra son amie

personnes extérieures à mon cercle d'amis, déclara le jeune homme, rempli de honte

Mais si tu veux pas déclarer ton amour à Sirius et si tu ne tournes pas la page avec un autre tu finiras seul ! cria Lily.

Et c'est ce que méritent les choses comme moi…

CLAC ! La jeune fille rousse venait de le gifler, ses beaux yeux verts inondés de larmes qui coulaient en rivières sur ses joues rougies par la colère.

JAMAIS ! Tu entends bien ?! Jamais, je ne veux réentendre ces mots sortir de ta bouche ! Hurla et gronda la Lionne. Tu es une personne incroyable : gentil, intelligent, patient et loyal. Tu as des yeux dorés magnifiques, tes fines cicatrices te donnent un air sauvage et si je n'étais pas amoureuse de James, j'aurais sûrement craqué pour toi ! »

Après ce discours plein de flammes, Remus resta figé. Il était vraiment touché et heureux. Bien qu'il n'ait jamais abordé le sujet avec ses amis il ne s'était jamais senti à sa place. Il n'était qu'un loup-garou : un monstre contrairement à tout ce que racontaient les films américains(3). Mais Lily venait de lui rappeler qu'il comptait pour ses amis, qu'il était avant tout Remus

Soudain, il eut une illumination :

« -Enfaite Lily, tu viens de dire que tu aimais James ?!

La jeune fille piqua un fard et se mit à bouder dans une attitude très mature

Oui ! Et alors ?! rugit la rouquine

Rien du tout. A part que depuis la première année, nos oreilles sifflent d'entendre les compliments que James déblatte sur toi. Pas que ce soit faux mais je crois qu'il a presque réussi à me dégoûter du vert et des rousses.

A ce point ?

Tu ne peux même pas imaginer. Et tu vas lui « avouer ton amour » comme tu me l'as dit ?

Oui quand il sera passé de cinq ans âge mental à peut-être dix ans mais j'ai peur de placer la barre trop haut.

Tu ne crois pas que ça va prendre du temps ?

Si, répondit la jeune fille, défaitiste

Allez courage ! Aja aja fighting(4) ! la motiva Remus

Aja aja quoi ?!

Je ne sais pas j'ai entendu ça dernièrement

Que vas-tu faire pour Sirius ? lui demanda Lily

Je vais voir, répondit le loup-garou, évasif. En tout cas, merci pour tes conseils avisés, fit- il avec un sourire semblable à ceux d'une publicité pour dentifrice (tout aussi hypocrite).

Il s'en alla alors que ses pensées bouillonnaient dans sa tête. Il avait besoin de calme, de se détendre…

La bibliothèque ! Voilà un endroit au calme où il était sûr de ne pas croiser le beau brun qui avait emménagé dans son cœur et qui ne semblait pas vouloir y être délogé.

En arrivant dans l 'havre de paix qu'était la bibliothèque, il respira la bonne odeur de livres anciens. Qu'allait-il aujourd'hui ? (Question que se pose souvent l'auteur désespérée). Un documentaire ? Non ! Un roman ? Oui mais quel genre ? Sûrement pas une histoire à l'eau de rose il essayait de se changer les idées pas d'empirer son cas. Un roman de capes et épées ? Il avait lu tous ceux qui étaient écrits par des sorciers et le plus intéressants des moldus était les trois mousquetaires. Comment ne pas faire le rapprochement avec les Maraudeurs donc avec Sirius ?!

Il n'arrivait à choisir d'où sa situation actuelle : devant une étagère, le regard glissant de haut en bas.

« - Tu n'as pas l'air fin, debout les bras ballants, lui fit remarquer une voix sarcastique

Snape, que me suggères-tu ? lui répondit Remus d'une voix douce

Il savait que si le Serpentard était désagréable c'est qu'il souhaitait se venger des humiliations commises par les Maraudeurs. Le châtain intervenait rarement dans ces altercations mais d'un autre côté, il ne faisait rien pour les empêcher. Cependant dans la bibliothèque, dans cette atmosphère des plus particulières, ils avaient développé une relation des plus étranges : ils restaient aimables dans leurs paroles et en contrepartie ils partageaient leur passion littéraire. Rien n'était plus intéressant pour eux. Quand Severus était de mauvais poil, l'autre adolescent s'adressait à lui avec la plus grande attention et le plus grand respect. Petit à petit, le jeune homme aux longs cheveux noirs se calmait et s'ouvrait à partir de là il s'emplissait de flammes et son regard onyx pouvait donnait à quiconque l'envie de lire. Si Les autres Maraudeurs connaissaient ce côté de Snape, peut-être le laisseraient-ils en paix.

Essaye un peu de poésie pour changer…

Merci, mais je pense que ça ne va pas m'aider, lui répondit Lupin toujours sur le même ton

Avec le cabot ?

Comment le sais-tu ?! s'exclama le Maraudeur

Tous ceux qui te connaissent un tant soit peu le savent, à part Black bien sûr qui plus aveugle que Richard

Qui ?

Un joueur de Jazz aveugle Moldu

Ah, toujours aussi fan de Jazz ?

C'est une musique pleine d'élégance… Sinon je te conseille quand même de réagir. Si j'étais toi, ce que je ne suis pas grâce à Dieu, je ferais honneur à la maison des valeureux Lions et j'irai rouler une pelle à cet idiot

Langage Severus ! le réprimanda le loup

Je suivrais l'exemple que donnent les stupides Griffondors et j'irai rouler une pelle à ce connard. Se corrigea le serpent, C'est mieux ?

Tu n'es qu'un cas désespéré ! Bon si tout le monde veut que j'agisse je vais agir

Et le bel homme aux prunelles dorées s'élança à la recherche de l'élu de son cœur

N'oublie pas de te protéger ! gueula Severus à son ami (?) et il fut foudroyé par le regard maléfique de Mme Pince, la très sévère bibliothèque

Remus cherchait Sirius mais il semblait être plus invisible que la cape de James elle-même. Il se retrouva à son point de départ : le parc.

Soudain il fut projeté au sol par un boulet de canon à la longue chevelure brune. Cette fusée n'était autre que l'homme qui valait trois millions (enfin aux yeux du loup-garou) alias Sirius.

Mon Musmus ! Personne ne m'aime ! James s'est moqué de moi, Lily m'a traité d'idiot et Snivellus m'a presque tué du regard. Bon lui je m'enfiche ! Mais toi tu m'aimes ? lui demanda son ami avec des yeux de chiot (ou ceux du chat potté dans Shreck)

Bien sûr que je t'aime Padfoot ! lui répondit le châtain automatique

Tu es sûr ? redemanda Sirius mais cette fois-ci avec un regard malicieux où l'on pouvait voir au fond une lueur d'espoir

Oui, je suis sûr, réaffirma Remus innocent comme il était

Et est-ce que tu m'aimes comme je t'aime ? le questionna une nouvelle fois l'animagus en lui caressant sensuellement le dos tout en remontant sa main vers la nuque de l'autre

Sirius ? hésita l'adolescent tout en frissonnant au contact de la main baladeuse

Parce que moi je t'aime comme un fou, comme un perroquet, comme le petit soldat de plomb, comme l'obsédé sexuel que je suis donc Moony, prépare-toi à être lié à moi enfin si tu le veux, pour une durée indéterminée.

Sur ces mots, il l'embrassa avec tout l'amour qui lui portait. Enfin il tenait son Mus dans ses bras. Quel fut son bonheur quand il quémanda l'accès à la bouche de son aimé, et que son amour lui répondit avec autant d'ardeur que lui. Leurs langues jouaient toutes les deux ensembles et cette caresse entrainait toute une vague de désir à l'intérieur de veines de Remus. Il n'arrivait à croire ce qui se passait : que Sirius lui avait déclaré son amour et que sa langue faisait une visite approfondi de sa cavité buccale. Le baiser, hélas, dut se terminer par manque d'oxygène. Maintenant ils s'observaient amoureusement, toujours collés l'un à l'autre

Alors comme ça, tu m'aimes comme le petit soldat de plomb ? questionna Moony d'une humeur taquine

Je sais que c'est ton conte préféré mais je dirai que je suis plutôt dingue, dingue, dingue de toi (5) .Mais Remus rassure-moi, tu m'aimes, hein ? demanda Sirius soudain incertain

Son amoureux resserra sa prise autour du beau brun et lui glissa à l'oreille

Je t'aime comme l'auteur aime le chocolat, comme le poète qui se meure d'amour, comme le loup que je suis qui n'aimera qu'une fois…

Il nous aura fallu tout ce temps pour nous mettre ensemble, se plaignit Sirius

Ce n'est pas grave vu que maintenant nous sommes ensembles , lui répondit l'autre

Mais on est des handicapés des sentiments !

Je pense plutôt que nous sommes deux idiots qui ne nous regardons l'un l'autre

La chanson Babo de Juniel & Yong hwa dont un vers est « nous sommes des idiots qui ne font que se regardaient l'un l'autre

J'ai rien contre cette musique certaines chansons sont pas mal d'autres sont horribles comme tous les styles de musique. je trouvais juste marrante la scène

Et vlam pour Twilight et autres … Mais je respecte les goûts de tout le monde

Expression coréenne pour s'encourager

Chanson de Christophe Maé