Salut à tous !

J'espère que vous allez bien.

Pour ma part, un mot : VACANCES !

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Remarques :

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mon r fait des siennes...

Toudra aka' mari : il guéri super vite, donc des marques comme des suçons disparaissent aussi en quelques secondes.

Je me suis éclaté en écrivant le DdM, surtout avec la salle des cerveaux qui était la scène que je voulais le plus écrire depuis le début de la fic. Donc je suis contente que ça ait plu.

Hé hé, les choses commencent à devenir intéressantes.

Et je ne me suis toujours pas décidée sur une happy end ou pas. On verra.

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Bref ! Bonne lecture à tous !

Pilou.

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Chapitre 15 : Début des ennuis.

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Harry hocha la tête et attrapa la main de Dobby alors que Voldemort transplanait.

Ils atterrirent dans la chambre d'Harry et une douce et délicate voix féminine cria :

_ HARRY JAMES POTTER ! Où étais-tu jeune homme ?

_ Ah... Madame Weasley, bonsoir...

« Au secours ! »

« Je dors... »

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Il observa la matriarche Weasley avec une expression de légère inquiétude. Mais à vraie dire, il était tellement claqué qu'il ferait n'importe quoi pour qu'elle le laisse dormir. Il s'était souvent entraîné cet été avec Sirius et Remus pour maîtriser son mode « totale zombie » quand Phoenix le contrôlait, mais les choses étaient totalement différentes lors d'une situation réelle. Se battre contre dix sorciers avait été beaucoup plus épuisant qu'il ne pensait. Il sentait déjà les courbatures arriver et le fait que Phoenix n'ai pas de limites dans son utilisation de son corps et sa magie l'avait plus drainé qu'il ne s'y attendait.

Donc il essayait de rester réveiller tout en mettant l'engueulade de la mère Weasley en sourdine. Mais il finit quand même par l'interrompre :

_ Madame Weasley. J'étais avec mon copain. Sirius est au courant et me laisse faire. Je suis claquée, est-ce qu'on peut remettre l'engueulade à demain ?

_ Sirius est au courant ?

_ Oui. Je suis vraiment très fatigué. Donc, est-ce que vous pourriez partir, que je puisse me changer et dormir.

Il avait un ton impatient et légèrement claquant et Molly sembla se rendre compte de son état car elle hocha la tête et se dirigea vers la sortie.

_ On en reparlera jeune homme.

_ Ouais, ouais...

Il referma la porte, se déshabilla et se coucha en boxer avant de s'endormir comme une pierre.

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-sSs-

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Il atterrit dans ses appartements et se dirigea aussitôt vers son bureau pour ranger le globe de verre dans un tiroir avant de se diriger vers sa chambre. Il prit une douche et se prépara pour la nuit en réfléchissant.

Dumbledore avait trouvé d'une manière ou d'une autre qu'il allait voler la prophétie ce soir. Or, il n'en avait parlé à strictement personne de son côté, donc la fuite ne venait pas de là. Ses lettres à Potter étaient enchantées pour qu'il soit le seul à pouvoir les lire et elles étaient en Parseltongue, donc ce n'était pas ça non plus. D'autant plus que le vieil homme aurait posé des questions au garçon s'il pensait qu'ils communiquaient ensemble. Il ne restait que des sorts de détection au ministère... Il aurait du être un peu plus prudent.

Il y avait aussi Potter. Le garçon l'avait surpris lorsqu'il lui avait envoyé sa première lettre et avait continué à vouloir communiquer avec lui alors qu'ils n'avaient pas le meilleur passé. Il était une épine dans son pieds depuis plusieurs années et avait souvent fait échouer ses plans, mais maintenant qu'il savait qu'il était son Horcruxe, il ne pouvait pas le tuer. Il voulait le garder avec lui, sous sa protection afin d'éviter que qui que ce soit, particulièrement Dumbledore, ne lui fasse le moindre mal.

Potter était à lui, qu'il le veuille ou non. Il l'avait marqué comme son égal et il allait le faire reste à ses côtés. De préférence volontairement, car passer l'éternité avec un prisonnier risquait d'être compliqué.

En parlant du garçon, il allait vraiment devoir regarder ses souvenirs dans une pensine. Il y avait quelque chose qui n'allait pas avec lui. Il était sûr que ça avait quelque chose à voir avec sa transformation, mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Est-ce que sa mutation due aux larmes de phénix lui avait donné des pouvoirs supplémentaires ?

Sa démonstration de force de cette nuit semblait aller dans ce sens. Mais comment ? Il l'avait entendu grogner, est-ce que ça voulait dire qu'il avait développé un esprit animal ou quelque chose dans le genre ?

Il soupira en s'allongeant. Mais qu'est-ce qu'il allait faire de ce garçon ? Potter semblait prendre un malin plaisir à lui créer des maux de têtes...

Mais il découvrirait ses secrets, foi de Dark Lord. Il n'était pas le sorcier le plus brillant à avoir été à Poudlard pour rien ! Il trouverait ce qui n'allait pas avec sa propriété.

Sa dernière pensée avant de s'endormir fut que Potter n'était pas si mal à regarder, peut-être qu'il pourrait le prendre pour consort. Après tout, il était son Horcruxe et quelle meilleur place pour garder un œil sur lui qu'à ses côtés ? Mais dans quelques années quand même... Il n'était pas pédophile, merci bien.

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-sSs-

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Harry grogna et s'enfouit sous les couvertures pour fuir la lumière. Il entendu un rire semblable à un aboiement et grogna de nouveau.

_ Debout Pup, il est midi !

_ Faut pas aller vers la lumière, marmonna-t-il en s'enfouissant encore plus dans son cocon.

Il entendit un autre éclat de rire avant que la couverture ne lui soit brutalement arrachée et qu'une masse de fourrure noire ne lui saute dessus pour lui lécher le visage. Il grogna et repoussa le chien en disant :

_ C'est bon, je me lève, dégage avant que je te morde...

Padfoot aboya joyeusement avant de sauter de son lit et de s'enfuir par la porte ouverte. Il soupira en se levant. Il prit ses vêtements et se rendit dans sa salle de bain pour se doucher.

« Phoenix, tu es là ? »

« Oui. »

« Faut pas qu'on refasse un coup comme celui de cette nuit, c'est définitivement trop épuisant... »

« Ou alors, on s'entraîne encore ? »

Il réfléchit en se douchant, mais il avait l'esprit un peu trop embrumé, il ne savait pas pourquoi. Ce ne fut que quand il retourna dans sa chambre, totalement habillé et qu'il vit le plateau de nourriture que lui avait déposé Dobby, qu'il se rendit compte qu'il était affamé. Il vérifia que la porte était bien fermée avant de se jeter sur son repas et de l'engloutir, calmant aussitôt son estomac et éclaircissant ses pensées.

« Il faudrait que tu apprennes à te modérer quand tu utilise mon corps et ma magie sans limite. Que tu ne brise la limite que si nécessaire ou alors juste un petit peu plutôt que d'utiliser la pleine force directement. C'est comme quand tu maîtrise un sort, il faut y mettre un minimum de puissance, mais si tu en mets trop, ça peut avoir de mauvais effets. C'est une question d'équilibre et de dosage. »

« Je vois. Je vais essayer. »

Il descendit dans la cuisine où le repas avait lieu et où madame Weasley se disputait avec Sirius.

_ Tu ne devrais pas le laisser sortir comme ça la nuit ! Tu sais à quel point c'est dangereux pour lui dehors !

_ Il n'est pas un prisonnier Molly ! Et Dobby l'emmène et le ramène à chaque fois, il n'y a pas plus sûr ! J'ai vérifié moi-même les protections autour de la maison de son copain et elles sont suffisantes ! Surtout que personne ne sait où il se trouve.

_ Et qui te dis qu'il ne travail pas pour Tu-sais-qui ou qu'il n'a pas de mauvaise intentions envers Harry ? On ne le connais même pas ! Tu dois être le gardien le plus irresponsable qui puisse exister !

Harry grogna sourdement en entendant ça et entra dans la pièce et jetant un regard noir à la matriarche Weasley. Toutes les têtes se tournèrent vers lui et il dit froidement :

_ Madame Weasley, Sirius est le gardien le plus responsable que je connaisse. Je ne vous permets pas de le dénigrer comme ça. Si vous teniez tant que ça à avoir un mot à dire sur mes activités, il fallait demander ma garde lorsque Ron, Fred et George m'ont ramené chez vous avant ma seconde année en disant qu'il y avait des barreaux à ma fenêtre et des verrous à ma porte. Mais vous avez écoutez Dumbledore qui vous affirmait que les Dursley me traitaient parfaitement bien et n'avaient rien fait. N'essayez pas de critiquer Sirius sur la manière dont il m'élève car jusque maintenant, il est le seul à avoir fait quelque chose de concret pour moi et à s'intéresser un minimum à ma vie et à ce que JE veux et non pas ce que les gens en générale pensent que je veux ou je suis.

Il y eut un silence choqué dans la cuisine et il pouvait voir que Molly était blessée par ses paroles, mais elles étaient vrai. Elle n'avait qu'à ne pas insulter son parrain. Son champ de vision fut rempli par Sirius qui posa ses mains sur ses épaules.

_ Harry, calme-toi d'accord ? Ne t'en fait pas pour moi, je peux me défendre tout seul.

_ Je sais Paddy... Désolé, c'est juste que... Tu es le seul adulte avec Remus en qui je peux avoir totalement confiance.

Son parrain le prit dans ses bras et il se calma totalement avant de se dégager et de regarder qui d'autre il y avait dans la pièce. Il fut légèrement surprit de voir les membres de l'Ordre de la veille, Rogue et Dumbledore. Il leva un sourcil dans leur direction et Dumbledore prit la parole :

_ Harry, mon garçon, je sais que ce n'est pas facile en ce moment pour toi. Mais je ne pense pas que ce soit une raison pour parler comme ceci à Molly. Elle ne fait que s'inquiéter pour toi.

_ Je le sais, directeur, mais ce n'est pas une raison pour insulter Sirius. C'est justement pour éviter ce genre de scène qu'on n'a rien dit à personne. Je sais qu'elle ne fait que s'inquiéter pour moi, et ne croyez pas que je ne lui en suis pas reconnaissant, mais je suis un grand garçon et je sais être prudent.

_ Je sais, mais je vais devoir te demander d'arrêter de t'absenter sans prévenir personne, ce n'est pas sûr pour toi, surtout avec Voldemort à ta recherche.

_ Comme Sirius l'a dit, on a prit toutes les précautions nécessaires, directeur. Et je ne m'absente pas sans rien dire à personne puisque mon gardien et Remus sont au courant.

Dumbledore allait parler lorsqu'un hibou entra dans la pièce et se posa devant Harry en lui tendant une lettre. Il cligna des yeux et se saisit de la lettre avec précautions alors que le directeur se figeait légèrement et que Rogue se redressait.

_ Harry, sais-tu de qui viens cette lettre ?

_ Non.

_ Tu devrais me la donner, ce n'est pas sûr.

Il leva un sourcil avant de se tourner vers Sirius et de lui tendre la lettre. L'animagus s'en saisit et vérifia qu'il n'y avait aucun sorts néfastes dessus avant de hocher la tête.

_ Elle est sûre, pas de sort ni de pièges.

_ Je préférerais tout de même la lire en premier.

À ce niveau-là, tous les membres étaient légèrement tendu alors que Harry sentait un amusement malsain monter en lui.

« Phoenix, ça te dis une petite scène ? »

« Yeah ! On va se marrer. »

Harry se saisit de la lettre et l'ouvrit sans prêter attention aux autres. Il savait que Sirius lisait par dessus son épaule. Il prit bien soin de laisser s'échapper sa magie au fur et à mesure qu'il lisait et de laisser une fausse colère apparaître sur son visage.

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Potter.

Je ne sais pas si ton cher directeur t'as jamais révélé la vraie raison pour laquelle j'ai cherché à te tuer quand tu étais bébé, ou encore pourquoi est-ce qu'il insiste que tu es la clef de cette guerre. Mais s'il ne l'a pas fait, je pense qu'il est temps que quelqu'un t'en informe.

Il y a seize an, une prophétie a été faite peu avant ta naissance lors d'un entretient d'embauche ente Sibylle Trelawney et Dumbledore et l'un de mes espions en a entendu le début.

Elle parlait d'un enfant qui naîtrait à la fin du septième mois et qui aurait le pouvoir de me vaincre.

Je suis allé la cherché la nuit dernière et ton petit directeur a essayé de m'empêcher de l'emporter et de l'écouter. S'il y a une chose pour laquelle Dumbledore est doué, c'est pour garder des secrets, même à ceux qu'ils concernent directement. Mais moi, j'estime que tu as le droit de savoir pourquoi tes parents sont morts. La prophétie est la suivante :

Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche...

Il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois...

Et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore...

Et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit...

Celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres sera né lorsque mourra le septième mois...

Comme tu peux le voir, cette prophétie dit que tu es le seul à pouvoir me vaincre. Mais elle peut avoir deux sens. Dumbledore a choisi le premier qui veut dire que l'on doit s'entre-tuer. Moi, je préférerais choisir le deuxième sens qui dit que tu es le seul à pouvoir me tuer et je suis le seul à pouvoir te tuer.

Maintenant que je connais le contenu total de cette prophétie, j'ai décidé d'aller avec la deuxième hypothèse.

Je t'offre l'amnistie. Ne te dresse plus face à moi et tes amis et ta famille seront laissés en paix tant qu'ils ne se mêleront pas à cette guerre. Tu auras le droit à une vie normale et je répondrais à toutes les questions que tu as et auxquelles Dumbledore a toujours refusé de répondre. Et je me doute qu'il y en a beaucoup.

Tu as jusqu'à la fin de l'année pour te décider.

Lord Voldemort.

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Il laissa totalement explosé sa magie et toutes les surfaces en verre se brisèrent sous le coup. Sirius posa une main sur son épaule et murmura à son oreille.

_ Harry, calme-toi. N'agit pas sans réfléchir.

Il prit de grandes inspirations pour se calmer et reprit légèrement le contrôle sur sa magie, n'en laissant que suffisamment en liberté pour les maintenir tendus. Ils planta son regard dans celui du directeur en prenant soin de laisser une fausse colère à la surface de son esprit, juste devant ses protections.

_ Est-ce que c'est vrai ?

_ Qu'est-ce que la lettre dit ?

_ Elle dit... Que vous m'avez élevé pour être votre petite arme dans cette guerre à cause d'une prophétie nous concernant Voldemort et moi. Est-ce que c'est vrai ?!

_ Harry, je ne te considère pas et ne te considérerais jamais comme une arme. Il ne faut pas que tu laisses Voldemort t'influencer avec ses mensonges.

_ Mais la prophétie est vraie, elle, gronda-t-il.

Il pouvait entendre Phoenix se marrer dans son esprit devant les tête nerveuses et légèrement inquiètes des autres. Seul Rogue semblait stoïque, bien qu'il soit plus pâle que de normal.

_ Oui, j'en ai bien peur. Je comptais t'en parler quand tu serais prêt.

Il eut un reniflement dédaigneux et répliqua vertement :

_ Ouais, quand je l'aurais découvert par moi-même et que quelqu'un serait mort. Vous révélez toujours les informations quand il est trop tard. Ça explique pourquoi vous avez laisser Voldemort squatter la tête de Quirell en première année ou encore en seconde année quand vous n'avez pas mit des protections devant l'entrée de la chambre alors que vous deviez savoir où elle se trouvait après ce qu'il s'est passé il y a cinquante ans. Je ne parle même pas de détecter un journal maléfique au seins de l'école. Ou encore pourquoi vous m'avez laisser me débrouiller dans le tournois l'année dernière alors que c'était évident que c'était un piège. Vous vouliez que j'affronte Voldemort pour accomplir cette petite prophétie et vous en débarrasser, c'est ça ?

_ Pas du tout, j'ai essayé de te protéger. Je ne suis pas responsable pour tout ça, Voldemort l'est. Tu es en train de jouer son jeu, calme-toi Harry.

_ Je suis calme. Donc, d'après ce que vous dites, vous ne vous attendez pas du tout à ce que j'aille en première ligne vous débarrasser de Voldemort pendant que le reste d'entre vous boit son thé en paix ?

_ Non, bien sûr que non, l'Ordre va t'aider à le faire.

« Mauvaise chose à dire. »

« Tu peux invoquer tu pop corn dans ta tête ? »

_ Albus ! Vous ne comptez quand même pas envoyer Harry faire face à Voldemort, s'indigna Sirius.

_ Je suis d'accord avec lui ! Cria Molly.

« Pour une fois. »

_ Il est beaucoup trop jeune pour participer à une guerre, poursuivit-elle. C'est aux adultes de s'en charger et de protéger les enfants !

_ Il est hors de question que je vous laisse envoyer mon filleul en première ligne.

_ Et vous pouvez dire adieu à mon aide avec les loup-garous si vous mettez mon cub en danger, ajouta Remus.

Il jeta un regard à son oncle et remarqua que ses yeux oscillaient entre leur couleur naturel et l'ambre du loup-garous.

« Dommage que j'ai pas accès à du pop corn moi... »

« Ouais. C'est génial. On est doué pour créer le chaos. »

« Tu l'as dis mon vieux. »

_ Sirius, Remus, Molly. La prophétie désigne Harry comme la personne pouvant vaincre Voldemort, c'est son destin. Il n'y a personne d'autre qui peut le faire.

_ Ne me dites pas que vous voulez risquer la vie de mon filleul juste à cause des dires d'une escrocs alcoolique se prenant pour une voyante !

_ Je ne veux pas risquer sa vie. Mais si on veut vaincre Voldemort et mettre fin à cette guerre, on aura besoin de lui. Il l'a déjà marqué comme son égal et il fera tout ce qui est nécessaire pour que Harry ne soit plus une menace pour lui. Qu'on le veuille ou non, il est déjà mêlé à cette guerre.

_ Qu'est-ce qui vous dit qu'il veut me tuer ?

Les regards se tournèrent vers lui et il pointa la lettre qu'il tenait toujours.

_ Il dit qu'une autre interprétation est que je suis le seul à pouvoir le tuer et il est le seul à pouvoir me tuer. Si je décide de ne pas participer dans cette guerre, il me laissera en paix, ainsi que mes amies et ma famille.

_ Harry, tu ne vas tout de même pas croire ce qu'il raconte ?

_ Et pourquoi pas ? Lui, au moins, ne m'a jamais menti dans ses intentions à mon sujet. Et il me laisse le choix, il prend en compte mon avis. Pourquoi est-ce que je ne pourrais pas accepter son offre ? Ma famille et mes amis seraient en sécurité à condition qu'ils ne se battent pas activement contre lui.

_ Parce que, espèce d'idiot sans cervelle, le Dark Lord est prêt à tout pour obtenir ce qu'il veut et qu'il n'hésitera pas a mentir pour ça ! Il est en train d'essayer de nous monter les uns contre les autres et vous le laissez faire en agissant comme un sale gosse pourri gâté en pleine crise d'adolescence, fit Rogue d'un ton sec.

_ Professeur, je ne sais pas si vous suivez l'actualité, mais il a été prouvé que je ne suis pas un sale gosse pourri gâté comme le directeur vous l'a fait croire. Et qu'est-ce que ça peut faire que je me comporte comme un ado ? Au cas où vous l'auriez oublier, je SUIS un ado. Un ado de quinze ans dont le seul sort de défense qu'il connaît est le sort de désarmement et que vous voulez envoyer face à un sorcier de presque soixante-dix ans ayant des décennies d'expérience avec la magie ! Comment est-ce que vous vous attendez à ce que je le battes ? Je ne suis qu'un gosse ! Je ne risquerais plus ma vie et celle de mes amis et familles pour des inconnus !

_ Harry, dit doucement Dumbledore. Tu as une capacité qui peut te permettre de vaincre Voldemort. Ce n'est pas pour rien qu'il a été détruit lorsqu'il a essayé de te tuer quand tu avais un an.

_ S'il a disparu il y a quatorze ans, c'est parce que ma mère a utilisé un rituel de magie de sang pour me protéger en échangeant sa vie contre la mienne. À moins que vous n'insinuiez que je doivent étudier la magie de sang, qui est fortement illégale et considérée noire aux dernières nouvelles, je ne vois pas comment ça pourrait aider à le vaincre.

_ Je parlais plutôt de l'am...

_ Ne vous avisez pas de me parler d'amour ! Je ne sais strictement pas ce que c'est ! J'ai appris à réprimer la moindre de mes émotions quand j'étais encore trop jeune pour savoir parler correctement pour ne pas souffrir parce que la seule famille qui me restait me traitait comme un esclave et un monstre ! Je les ai tellement réprimées qu'à mon arrivée à Poudlard, pour paraître un minimum normal, j'ai copié les émotions de la première personne que j'ai rencontré dans le train dans l'espoir qu'il reste mon ami. Pendant trois ans j'ai due imiter et simuler la moitié de mon comportement juste pour ne pas être rejeté et pour réapprendre à avoir des émotions et sentiments qui m'appartenaient ! Sans Ron et Hermione il y a de forte chance que je sois devenu exactement comme Voldemort parce que je ne ressentais strictement rien ! Alors ne me parlez pas du pouvoir de l'amour ou de connerie dans le genre car je ne sais même pas ce que c'est. Quant au monde magique, avant de le découvrir, j'avais une vie de merde, mais depuis que j'y suis, c'est un enfer ! J'ai faillis mourir plus de fois les quatre dernières années que les onze années précédentes ! Pour la communauté sorcière, je suis le bouc-émissaire de tous les problèmes. À un moment, je suis leur héros, et le moment suivant je suis soit un futur mage noir psychopathe en devenir ou bien un dérangé mentale racontant des mensonges pour faire régner la panique et attirer l'attention. Pourquoi est-ce que je voudrais sauver une bande de connards hypocrites qui se foutent totalement de moi et n'hésitent pas une seconde à me poignarder dans le dos dés que l'occasion se présente ?

Il fit une pause pour reprendre sa respiration et se calmer un peu. Il pouvait voir le choc sur le visage des personnes autour de lui et il savait qu'il en avait révélé beaucoup, mais il en avait assez de tout ça. Il soupira en se massant l'arrête du nez avant de conclure :

_ Je suis désolé, mais il va falloir vous trouvez un autre héros pour vous sauver la peau. Parce que moi, j'en ai finis avec tout ça. J'avais décidé cet été de ne plus me mêler à cette guerre et de laisser les adultes faire. Alors, même si Voldemort ment en disant que mes amis et ma famille n'auront rien à craindre, je me suis déjà retiré depuis longtemps. Je veux juste avoir une vie un minimum normal. Débrouillez-vous sans moi.

Il laissa tomber la lettre par terre et sortit de la pièce dans le silence le plus complet.

Il n'avait monté qu'une volée de marches lorsqu'il tomba sur Ron, Hermione, Fred, George et Ginny sur le palier, des oreilles à rallonge encore reliées à leurs oreilles. Ils semblaient aussi choqués.

Il soupira avant de monter dans sa chambre. Il ne pouvait pas les gérer pour le moment. Soit ils l'acceptaient, soit ils le rejetaient, il n'y avait pas cinquante solutions.

« Pour une chose qui a commencé pour une mise en scène, tu... »

« Phoenix, pas tout de suite, s'il te plaît. »

« Désolé. Mais tu ne ressent rien, donc... Tu as finis par vraiment craquer hein. »

« Je sais ! Et ça m'énerve parce que je sais que je devrais ressentir quelque chose. Mais tout ce que j'arrive à ressentir, c'est de la colère. »

Il se laissa glisser par terre à côté de sa porte en se tenant la tête entre les mains. Il venait juste d'avoir une semi-crise ! Il essaya de ralentir sa respiration et de se calmer, mais il sentait son énergie bouillonner en lui. Il prit une autre inspiration avant de prendre l'un des bonbons de Dobby et de l'avaler. La sucrerie le calma un peu, mais ça ne lui suffisait pas. Il avait envi de tout détruire et de crier sa colère au monde entier.

Il entendit quelqu'un entrer et releva la tête pour voir Sirius. Il devait faire une sale tête car son parrain lui saisit le bras et l'entraîna vers la salle de bal qui leur servait de salle d'entraînement en lui cachant distraitement la tête. Une fois enfermés dans la salle et les protection en place, il lui donna le masque et les gants.

_ Mets-les. Il faut que tu évacue.

_ Je ne veux pas te blesser Paddy...

_ Ne t'en fais pas pour moi. Il ne faut pas que tu fasses de crise devant les autres. Alors, bats-toi contre moi.

Il avait les mains qui tremblaient et sentait toujours sa magie bouillonner. Il se saisit des accessoires et les enfila avant de lâcher prise sur le peu de contrôle qu'il lui restait.

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-sSs-

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Il sortit de sa pensine et s'assit à son bureau. Il venait de regarder attentivement le souvenir. Et il avait peut-être une piste. Mais elle était juste tellement...

Il se leva et se dirigea vers l'une de ses étagères. Il sortit le rapport de Lucius sur l'incident de cet été. Il l'ouvrit et chercha la liste de locations, la parcourant des yeux avant de trouver ce qu'il cherchait. Un endroit juste à côté de là où vivait le garçon.

Il sortit de son manoir et transplana sur les lieux, dans le petit bois. Il chercha quelques minutes avant de trouver le cabanon et d'y entrer. Dans le rapport, ils pensaient à un repère de clochard. Mais pourquoi un SDF dormirait dans un quartier aussi riche ?

Il vit le sac de couchage et le réchaud ainsi que les boîtes de conserve, surtout des haricots rouges. Il sortit sa baguette et scanna l'endroit pour toute trace de magie résiduel. Il n'en trouva aucune, c'était comme si on avait tout nettoyé...

Mais comment ?

Son regard tomba soudainement sur un tuyau abandonné non loin de la porte. Il s'en approcha et vit qu'il était couverte de sang et un petit morceau de chaire se trouvait par terre à côté. Il lança un sort d'analyse au sang et constata qu'il n'était pas à cent pourcent humain.

_ Un zombie... On a tué un zombie avec ça. Et s'il n'y a aucune trace de magie... Bien sûr ! Tammy.

Il y eu un pop et une elfe portant une taie d'oreiller avec la marque des ténèbres sur la poitrine apparut.

_ Que peut faire Tammy pour le maître ?

_ Est-ce qu'un elfe a utilisé la magie ici ? Sûrement pour dissimuler celle d'un sorcier ?

L'elfe pencha la tête sur le côté, comme si elle réfléchissait avant de hocher la tête.

_ Oui, Tammy peut sentir la magie d'un elfe qui date de cet été. Il a fait disparaître la magie d'un sorcier et quelque chose de la taille d'un humain dehors.

_ Je vois. Tu peux repartir.

_ Bien, maître.

Elle disparut et il se redressa. Ses soupçons étaient confirmés.

_ Je savais que j'avais bien entendu « buffet à volonté » Potter...

Il rentra à son manoir et se remit à planifier. Potter devait le rejoindre, rapidement, avant qu'il ne fasse une bêtise. Et il devait trouver une cure plus définitive que les larmes de phénix.

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-sSs-

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_ Qu'est-ce qu'on fait ?

_ Qu'est-ce qu'on fait ? Voyons, la question ne se pose même pas ! Il est notre ami, si on l'abandonne maintenant, qui sait ce qu'il deviendra.

_ Mais il n'a pas été honnête pendant au moins trois ans ! Qui sait ce qu'il cache d'autre ?

_ Personnellement...

_ Nous, on s'en fiche...

_ Totalement. Harry est notre...
_ Bienfaiteurs. Et il est hors de...

_ Question qu'on l'abandonne.

_ Ron, il ne voulait pas perdre les seuls amis qu'il avait. Essaye de comprendre.

_ D'accord, d'accord. Désolé. Mais qui nous dis qu'il ne simule plus ? Vous savez à quel point il est étrange depuis la rentrée. Et si moi, j'ai remarqué, alors vous devez forcément l'avoir vu aussi.

_ Je sais... Mais il a vu Cédric mourir et Voldemort revenir dans ce cimetière... Peut-être que ça l'a bouleversé au point qu'il s'est encore renfermé sur lui-même.

_ Oui... Peut-être.

_ Il faut juste être là pour lui et ne surtout pas le rejeter. Il est notre ami. D'accord ?

Les quatre autres acquiescèrent et ils remontèrent avant que Molly ne les surprennent à écouter en douce.

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Merci d'avoir lu

J'espère que ça vous a plu

Un p'tit com' ?

Pilou.