CHAPITRE QUATORZE
Quoi qu'en disent les bien-pensants de leur communauté sorcière, son père l'aimait. Cette certitude était ancrée en Théodore, même si ce ne fut pas toujours le cas. Le doute s'était un temps installé, en particulier lorsque Auguste Nott fut convoqué par Voldemort dès sa résurrection.
Les convocations s'étaient succédé tout l'été précédent la cinquième année. Pendant l'année scolaire, son père lui avait intimé l'ordre de rester à Poudlard pendant les vacances, mais à la fin de sa cinquième année, Théodore fut bien obligé de rentrer chez lui.
Le soir même de son retour, ils dînaient, le père et le fils, dans leur manoir élégant et un peu morne à force d'être figé, lorsque son père se crispa sur sa chaise. Ce ne fut qu'un léger mouvement, un bref sursaut, mais il attira l'attention de Théo, qui leva ses yeux bleus en une interrogation silencieuse.
- « Je dois y aller, » fit son père en se levant avec circonspection – l'âge commençait à se faire sentir.
Il revint tard dans la nuit – ou très tôt le matin, selon le point de vue – le visage fermé, les poings serrés. Il s'adoucit en avisant son fils unique, qui somnolait sur l'un des fauteuils du salon. Il l'avait attendu.
Dès le lendemain matin, son père l'envoya en France, chez des amis, pour un mois complet. Lorsqu'il revint pour le mois d'Août, son père ne lui laissa pas le temps de déballer ses affaires et l'envoya en Allemagne, chez d'autres amis. Théodore ne revint à son manoir qu'une semaine avant la rentrée : le temps d'acheter ses manuels, de se refaire une garde-robe adaptée à sa poussée de croissance. Exceptionnellement, Auguste Nott l'accompagna jusqu'à la gare de King's Cross, et au moment de se séparer sur la voie 9 ¾, le prit dans ses bras et murmura à son oreille :
- « Le fils Malfoy a pris la Marque. Garde tes distances. »
Théodore savait que son père l'aimait, quoi qu'en dise le reste du monde.
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Sur le bras de son père, Draco avait trouvé la Marque « cool », comme auraient dit ses camarades de moins bonne naissance. Un terme qu'un Weasley aurait pu employer, par exemple – à rayer définitivement de son vocabulaire, donc.
Non, pour Draco, elle était « inspirante », « exaltante ». Honneur, fierté, racines, civilisation et pureté. Voilà ce qu'elle avait évoqué. Comment avait-il pu être aussi stupide ?
Qu'elle était laide, cette Marque qui souillait désormais son poignet. Draco la massait distraitement, inconsciemment, se remémorant la douleur aigue lorsqu'il l'avait reçue, puis la douleur lancinante chaque fois que Vol… Vous-Savez-Qui appelait ses ouailles. Mais la pire douleur était psychologique. Il ne supportait pas sa présence sur son bras gauche, il était incapable de la regarder. Ce serpent obscène qui sortait de cette mâchoire de tête de mort… c'était hideux. D'une vulgarité et d'un mauvais goût qu'il pensait ne rencontrer que chez des Nés-Moldus de basse extraction. La nuit suivant son adoubement, il avait rêvé qu'il se tranchait le bras pour s'en débarrasser. Il avait crié au réveil – non à cause du rêve, mais à cause de la réalité : cette Marque était là, pour y rester.
Si au moins elle avait changé quelque chose. Vol… Vous-Savez-Qui et ses Mangemorts s'étaient installés au Manoir Malfoy, il en avait fait son Quartier Général. A cause des erreurs de son père Lucius, sa famille était tombée en disgrâce et les Mangemorts n'hésitaient pas à les railler et à les humilier dans leur propre demeure. Draco avait espéré que prendre la Marque restaurerait un certain respect de leur part. Comment avait-il pu être aussi stupide ?
Les pires étaient les loups-garous, menés par l'immonde Fenrir Greyback. Sales, puants, négligés, violents et grossiers. Les voir était déjà un calvaire, les voir manger, c'était un martyre ! Des porcs-garous se seraient mieux tenus. De tous, Fenrir était le plus redoutable et le plus vil. A ses manières innommables, il ajoutait un comportement salace vis-à-vis de Narcissa Malfoy, qui le faisait grincer des dents. Sa mère prenait les choses dignement, ne réagissait pas aux tapes sur les fesses ni aux propositions vulgaires, sachant que sa famille était sur le fil du rasoir.
Lucius n'était pas là. Après le fiasco du Département des Mystères, il avait été arrêté et croupissait désormais à Azkaban pour Merlin sait combien de temps. Quant à Draco, il était bousculé dans ses habitudes et ses certitudes, et se montrait incapable de réagir à quoi que ce soit.
- « C'est toujours dur de voir son monde s'écrouler, » lui dit un jour sa mère. « Cela nécessite de s'adapter. Tu es un Malfoy, un Black et un Serpentard, tu y parviendras. »
Alors il avait pris la Marque, il s'était adapté, et ça n'avait rien changé.
La seule que les Mangemorts respectaient dans leur famille, c'était Bellatrix. Parce qu'elle était folle, pas encore grillée auprès de Vous-Savez-Qui, mais surtout parce qu'elle avait le Doloris facile. Si quelque chose ne lui plaisait pas, elle le détruisait, si quelqu'un ne lui plaisait pas, elle le torturait – et ça l'amusait infiniment. En sa présence, Mangemorts et loups-garous se tenaient tranquille. Draco avait fini par trouver sa présence bénéfique.
Comment avait-il pu être aussi stupide ?
oOo
Ces vacances ressemblaient comme deux gouttes d'eau aux précédentes, songeait Millie, en voyant ses parents fébriles. Millie les observait placidement au petit-déjeuner, au déjeuner et au dîner, ils étaient en permanence sur le qui-vive. Et ce soir-là, ce fut à nouveau la libération : les deux se crispèrent, se tenant l'avant bras gauche sans discrétion.
Millie baissa les yeux sur son dessert, tandis que ses parents se précipitaient hors de la salle à manger, et se rendaient… là où On les appelait. Ils revinrent quelques heures plus tard, le visage cendreux. Ils ne lui dirent rien, comme d'habitude. Ils s'affairèrent de leur côté, comme d'habitude. Elle monta dans sa chambre, prit un livre, et s'y plongea pendant que ses parents obéissaient aux ordres qu'ils avaient reçus, comme d'habitude.
Mais ce soir, Millie ne se sentait pas comme d'habitude. La bataille du Département des Mystère – à laquelle ses parents n'avaient pas participé, Merlin merci – s'était soldée par un échec cuisant des Mangemorts. La Gazette ne parlait que de ça : le retour de Voldemort était enfin confirmé et reconnu par le Ministère – avec l'attitude de ses parents, elle le savait depuis longtemps…
Et après ce fiasco, Vous-Savez-Qui semblait s'agiter. Millie, d'ordinaire peu curieuse, voulait savoir ce qu'il manigançait – non pas de manière générale, mais de manière spécifique : qu'est-ce qu'il avait bien pu ordonner à ses parents pour qu'ils reviennent aussi blafards de cette dernière réunion ? Ou bien, avaient-ils vu ou participé à quelque chose d'innommable ?
- « Kirin, » murmura-t-elle dans le silence feutré de sa chambre sobre.
L'elfe de maison apparut dans un craquement très discret, la fixant de ses grands yeux un peu globuleux.
- « Maîtresse ? » demanda-t-il béat.
- « Kirin. Pourrais-tu… »
Millie s'interrompit, hésitant sur le mot à employer. Espionner ? Cela mettrait son elfe dans une position inconfortable, voire peut-être qu'il refuserait purement et simplement. Surveiller ? Non, ce n'est pas le rôle d'un elfe…
- « Pourrais-tu vérifier ce que font mes parents, et t'assurer qu'ils vont bien ? »
Et voilà, songea Millie tandis que l'elfe se penchait jusqu'à terre et disparaissait. Il revint plusieurs minutes plus tard, il semblait un peu perplexe.
- « Alors ? Ils vont bien ? »
- « Oui, maîtresse. »
- « Et… Qu'est-ce qu'ils font ? »
- « Ils… déménagent la cave… » fit l'elfe hésitant, manifestement surpris que le couple Bulstrode n'ait pas fait appel à lui pour ce travail.
- « Merci, Kirin. Va. »
L'elfe disparut à nouveau, et Millie se renfonça dans ses coussins, son livre ouvert et négligé sur ses cuisses épaisses.
Le surlendemain, elle profita d'une absence de ses parents pour aller voir la cave. Leur demeure avait ses fondations en briques, et le sous-sol, assez vaste, était voûté et rouge sang par endroits, orange foncé à d'autres, et globalement gris et noir de poussière et autres suies. C'était à la base une vaste pièce, mais – nouveauté – il y avait maintenant un couloir, des murs, et des portes.
Des portes bardées de ferronneries, des verrous, des barreaux. La cave présentait désormais six cellules. Les vins et grands crus que son père se piquait de collectionner et de servir aux grandes occasions occupaient maintenant l'une d'entre elles, ainsi que le fond du couloir. Les geôles étaient présentement vides, leurs portes ouvertes, mais leur destination ne faisait aucun doute, elles existaient pour accueillir des prisonniers. Millie soupira, et remonta jusqu'à sa chambre.
Vivement la reprise scolaire.
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Avant même de monter dans le Poudlard Express, Harry sentit qu'il y avait un problème avec Malfoy. Il fanfaronnait, mais avec colère. C'était… comme s'il se sentait supérieur au reste du monde, tout en reprochant au reste du monde d'être inférieur. C'était étrange, et cela l'intriguait. Il n'aurait su dire quel était exactement le problème, mais le blond le hérissait.
Lorsqu'avec les Weasley et Hermione, il était allé au Chemin de Traverse pour acheter ses affaires, il avait déjà repéré Malfoy, son attitude lui avait parue suspicieuse, il l'avait donc suivi dans l'allée des Embrumes. Il avait la certitude qu'il manigançait quelque chose, et avait tenté d'en apprendre plus au magasin Barjow et Beurk dans lequel Draco avait pénétré. Peine perdue, et pire, lorsqu'il avait parlé de ses soupçons à Ron et Hermione, ces derniers ne l'avaient pas cru.
Cela rendait Harry presque hystérique. Pourquoi ne l'écoutaient-ils pas ? Il avait entraîné ses camarades dans un piège parce que personne ne l'écoutait, personne ne le prenait au sérieux, personne ne daignait le renseigner et lui dire la vérité. Il était la victime désignée de Voldemort, son point faible aussi, et on avait décidé de le laisser dans le noir. Résultat : Sirius était mort. Mort de ces tergiversations, mort de ces secrets inutiles. Ça aurait coûté quoi à Dumbledore de lui enseigner lui-même l'Occlumencie au lieu de le fourrer dans les mains de Rogue ? Si seulement il avait pris cette peine, si seulement…
Mais Harry Potter ne méritait manifestement pas qu'on se donne la peine de lui confier les secrets qui le concernent. Il avait pensé qu'il obtiendrait de ses deux meilleurs amis l'écoute et la confiance dont il avait tant besoin, mais voilà que, ses doutes et ses craintes concernant Malfoy, ils les balayaient d'un revers de main nonchalant. Tu crois vraiment que Tu-Sais-Qui s'intéresserait à un gamin prétentieux comme Malfoy ? Voyons, Harry, il n'a que seize ans !, avait dit Ron.
Ron, Ron, Ron ! Et l'idée lui paraissait tellement saugrenue qu'elle le fit rire, en plus !
Harry voulait en avoir le cœur net. Même si la communauté hésitait encore à réagir drastiquement à la menace Voldemort, lui savait que les Malfoy étaient des Mangemorts. Que le Ministère joue les vierges effarouchées autour d'eux l'énervait prodigieusement, que ses propres amis minimisent l'importance de Malfoy aux yeux de Voldemort – et négligent ses doutes aussi – le hérissait. Il s'était résigné à l'idée qu'il n'obtiendrait pas leur soutien, mais lui comptait se montrer vigilant et surveiller le blond.
Dans le Poudlard Express, alors qu'il partageait un compartiment avec Neville, Ginny et Luna, Harry fut invité, comme Neville et Ginny, par Horace Slughorn qui (re)constituait son Club de futur gens influents. Zabini était de la partie, et Harry eut l'idée, en sortant, de le suivre et de tenter d'espionner les Serpentards – Malfoy essentiellement. Abandonnant Neville et Ginny, il sortit sa Cape d'Invisibilité dès qu'il quitta le Club, s'en couvrit et s'infiltra dans le compartiment derrière Zabini. Il réussit à monter sur le porte-bagage pendant que Malfoy interrogeait le Noir sur le Club de Slughorn – se plaignant évidemment de ne pas avoir été invité – et Harry resta là, immobile, à les écouter, espérant obtenir des informations déterminantes.
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Blaise referma la porte récalcitrante de leur compartiment, et s'assit face à Draco, présentement vautré dans le giron de cette idiote de Pansy. Celle-ci profitait de son moment de gloire et caressait les fins cheveux platine, et ça l'horripilait. Il avait beau savoir qu'elle n'avait aucune chance avec lui – Draco avait été très clair à ce sujet – qu'elle essaie en permanence de le séduire… Il n'y pouvait rien, ça l'horripilait !
Blaise grinça des dents et fit un compte-rendu succinct de son entrevue avec le professeur Slughorn : un rassemblement de soi-disant futurs VIP… A mourir de rire quand on voyait qui avait été invité : Neville Longbottom, ah ! Et pire : Ginny Weasley ! Un quasi-Cracmol et une Traîtresse de Sang. Blaise n'était resté que parce qu'il sentait le vent tourner, et qu'il est toujours bon de se constituer un réseau – on ne sait jamais.
Et pendant qu'il parlait, Pansy lui caressait les cheveux.
Blaise reporta son attention sur le blond lorsque celui-ci révéla qu'il avait été remarqué (sous-entendu par le Seigneur des Ténèbres), et qu'il avait eu l'honneur de se voir confier une mission de la plus haute importance. Blaise fronça les sourcils.
- « Une mission ? Pourquoi irait-Il confier une mission à un gamin de seize ans, sans expérience et sans qualification ? »
- « Peut-être que ce petit travail qui m'aurait été confié ne nécessite peut-être aucune qualification… », fit fièrement le blond.
Blaise ouvrit de grands yeux – Pansy, Grégory et Vincent aussi, mais pas pour les mêmes raisons. Eux semblaient impressionnés, subjugués, à l'idée qu'Il (sous-entendu le Seigneur des Ténèbres) avait sélectionné Draco pour une mission. Lui, ce qu'il voyait, c'était…
Un lavage de cerveau.
Et Draco ne s'en rendait peut-être même pas compte.
Où était passé le fier Sang-Pur ? Fier de son nom, de son pédigrée, de sa culture et de son histoire ? Qu'est-ce que c'était que ce garçon qui s'auto-dénigrait et s'abaissait à être hautainement satisfait d'avoir été choisi pour exécuter un travail qui ne nécessitait aucune qualification ?
Blaise Zabini avait décidé d'entrer dans le cercle d'amis proches de Draco l'année dernière. Les années précédentes, il les avait passées à se demander pourquoi le blond le hérissait la plupart du temps, ou plutôt, pourquoi le voir avec certains de leurs camarades l'horripilait. Il avait fini par reconnaître et admettre, avec beaucoup de réticence et un étonnement incrédule, qu'il avait un béguin pour lui. Il s'en était rapproché autant pour écarter les indésirables – Pansy – les indignes – Vincent et Grégory – et aussi avec l'espoir qu'en le connaissant mieux, son béguin s'estomperait et disparaîtrait. L'espoir qu'il pourrait mener la vie que sa mère prévoyait pour lui : une épouse Sang-Pur, des enfants Sangs-Purs, etc…, fut douché, au final. Le béguin n'était pas parti. Les indésirables non plus.
Et maintenant, Draco se rabaissait au niveau de Vincent et Grégory – après tout, les travaux qui ne nécessitent aucune qualification, c'est pour eux, non ?
Il y avait une limite à ce que Blaise était prêt à accepter. Autant il pouvait adhérer aux principes défendus par les Mangemorts, autant il ne pouvait leur pardonner d'avoir réduit Draco à… ça.
L'occasion de le leur montrer ne surviendrait certainement jamais – Blaise comptait rester neutre dans la guerre qu'il voyait se profiler à l'horizon. Mais il était désormais hors de question de les soutenir. Puis une pensée s'imposa, qui le fit bouillir d'une rage impuissante.
Draco avait-il le bras souillé par cette horrible Marque ?
Si c'était le cas… Si c'était le cas…
Blaise fut ravi lorsque Draco leur signala que le château était en vue. Il sortit de ce compartiment étouffant.
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Harry n'apprit rien qu'il n'avait déjà deviné. Draco manigançait quelque chose, il s'en vantait, presque. Il se montrait sarcastique, condescendant ou imbu de sa personne – puis, sans prévenir, il se taisait ou rabrouait ceux de ses amis qui lui posaient trop de questions. Allongé la tête dans le giron de Pansy, il s'enorgueillissait d'avoir été choisi pour accomplir une tâche. Et lorsque Zabini, étrangement mécontent, ou jaloux peut-être, lui fit remarquer que le Seigneur des Ténèbres ne s'abaisserait pas à faire appel à un gamin de seize ans sans aucune qualification pour faire un quelconque travail, Draco lui répondit que peut-être le travail qui lui avait été confié ne nécessitait peut-être aucune qualification…
Harry faillit éclater de rire. Entre tous ces « peut-être » et cette… Ah. Comment dire. Cette fierté mal placée – ne se rendait-il pas compte qu'il se complaisait dans un autodénigrement malsain ? J'ai été choisi parce que je n'ai aucune qualification, et j'en suis fier ! Ça faisait presque pitié, même Zabini ne sut quoi répondre.
Ça faisait pitié, mais ça ne changeait rien au fait que Draco était en mission pour le compte de Voldemort – une mission secrète, dont il ne devait parler à personne, alors que, manifestement, il en mourait d'envie. Harry mit de côté son peu d'empathie pour le blond – que pouvait-il se passer chez les Malfoy pour que Draco soit tombé si bas ? – et se promit de le surveiller de très près cette année.
Lorsque le train aborda la Gare de Pré-aux-Lard, les Serpentards sortirent les uns après les autres, récupérant leurs valises. Harry prit garde à ne pas interférer, et ne se rendit pas tout de suite compte qu'il ne restait que Draco et lui dans le compartiment. Il n'eut le temps de rien faire, rien dire, qu'un sort de Pétrification l'immobilisait.
Draco tira sur les malles restantes et Harry tomba au milieu d'elles. Dans le mouvement, la Cape d'Invisibilité se dégagea, et Draco observa un moment le visage figé d'Harry. Puis ses traits se déformèrent en un masque de rage, et Harry eut peur.
Draco lui écrasa le visage sous un coup de pied violent, qui lui cassa le nez, le sang éclaboussant le sol. Il replaça la Cape d'Invisibilité sur lui et sortit, faisant léviter ses malles à sa suite.
Harry étouffait dans son propre sang, terrifié à l'idée qu'il resterait là, invisible, est-ce que quelqu'un contrôlait les wagons entre les trajets ? Heureusement, Nymphadora Tonks vint le tirer de ce mauvais pas. Mais maintenant, le peu d'empathie qu'il ressentait pour le blond disparut irrémédiablement : entre lui et Malfoy, ça allait être la guerre.
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Théo surveillait Draco, aussi souvent que possible. S'il devait décrire l'état d'esprit du blond, il l'aurait qualifié « d'incertain ». Malfoy oscillait entre fierté et crainte, entre arrogance et terreur abjecte. Il pouvait se montrer imbuvable puis changer du tout au tout et se montrer charmant – dans la même minute. Personne ne savait comment l'aborder, quels sujets éviter. Il lui arrivait de revenir sur une conversation tenue plusieurs jours plus tôt pour la critiquer et en changer la conclusion.
Les Serpentards n'étaient pas des imbéciles : ils savaient. Aucun n'aurait été assez stupide pour le confronter au sujet de la Marque, mais ça, plus son attitude, et le nombre extravagants d'actes manqués… Comme cette fois où il avait commencé à remonter ses manches pour préparer sa potion – un sec « monsieur Malfoy » de la part du Professeur Rogue lui avait fait prendre conscience de ce qu'il faisait.
Ces « actes manqués » mettaient les Serpentards mal à l'aise, et ils prirent leurs distances. Beaucoup d'entre eux appartenaient à des familles sympathisantes des Mangemorts, si ce n'est Mangemort elles-mêmes, et plusieurs élèves rêvaient de porter la Marque pour « en découdre » avec les Sang-de-Bourbes et les traîtres. Beaucoup concevaient la Marque comme un honneur, une distinction, une récompense presque, quelque chose dont on était fier, mais l'attitude de Malfoy était pour le moins ambiguë. Quand il raisonnait en Sang-Pur, alors l'arrogance et la fierté prévalaient. Puis il déglutissait, réfléchissait, son regard se perdait dans le vide tandis que ses lèvres prenaient un pli amer et qu'il massait inconsciemment son poignet.
Un jour, alors que Draco quittait la salle commune pour se rendre dans sa chambre de Préfet, Théodore le retint par le bras. D'un geste brusque, il releva sa manche gauche et dévoila l'odieuse Marque. Pendant quelques secondes, Draco resta figé, terrifié, il leva finalement les yeux sur Théo, puis fit du regard le tour de la pièce – il n'y avait personne d'autre qu'eux. A la fois soulagé et complètement stressé, Draco dégagea son bras de la poigne du brun et murmura :
- « Tu ne peux pas comprendre… »
- « Je crois que si… »
- « Non. Tu ne peux pas. Tu n'as aucune idée… »
- « Mon père est Mangemort, Draco… »
- « Le mien aussi, ma mère aussi ! Mais tu ne sais pas… »
- « Tu l'as prise de ton plein gré ? Tu étais content, fier, d'être Marqué ? Est-ce que ça fait mal ? »
- « … Oui, ça fait mal. Oui, je l'ai prise de mon plein gré, et oui, j'en suis… enfin j'en étais… Non. J'en suis… Fier. Oui, voilà, j'en suis fier. »
- « Ce serait plus convainquant si tu n'avait pas le regard fuyant en disant ça… »
- « … Tu ne peux pas comprendre, » fit Draco sans pour autant relever les yeux.
- « Mon père ne semble pas vouloir que je la prenne. Et pour être honnête, je n'en ai pas envie non plus. »
- « Alors ne la prend pas, puisque tu as le choix ! »
- « Ah. Donc, tu n'as pas eu le choix… »
Tout à coup, Draco changea d'humeur, il releva des yeux flamboyants sur Théodore, et l'empoigna par sa cravate vert et argent, tandis qu'il lui crachait à la figure :
- « Le choix ! Le choix ? Il est chez moi, Nott ! Il vit chez moi ! Il dort dans nos lits, marche dans nos couloirs, mange dans nos assiettes, utilise nos elfes ! Il a même pris et perdu la baguette de mon père ! Le choix, dis-tu ? Non, je n'ai pas eu le choix, mais je vais faire semblant, je vais jouer mon rôle, pour ma sauvegarde et celle de mes parents, et toujours je prétendrais que j'étais volontaire, toujours je dirais que j'en suis fier de cette putain de Marque ! »
Il sembla alors surpris et effrayé par sa propre rage, et relâcha son camarade abasourdi. Il se détourna et murmura finalement.
- « Reste en dehors de ce merdier, tant que tu le peux. »
Théo le rattrapa alors que Draco sortait, et lui murmura.
- « Potter te surveille aussi. Pour ceux qui ont l'esprit suspicieux, ton comportement est une preuve évidente de tes nouvelles allégeances… Alors fais attention. Et, au moins, maîtrise-toi ! Tu te masses le poignet tout le temps ! »
Draco eut un mouvement de recul, et instinctivement, porta sa main à son poignet. Avisant le regard pointu de Théodore, il s'obligea à maintenir ses bras immobiles, puis sortit finalement.
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Millie revint chez elle, ravie d'échapper à l'atmosphère légèrement étouffante et glauque de la Maison Serpentard – et redoutant de trouver quelque chose d'encore plus glauque dans sa propre demeure. Arrivée dans sa chambre, elle déballa ses quelques affaires, s'installa, et resta un moment sans savoir quoi faire, assise sur son lit, le regard fixé sur ses chaussures impeccables.
- « Kirin ? » appela-t-elle d'une voix incertaine.
L'elfe se matérialisa, comme à son habitude, discrètement. Millie hésita un long moment avant de lui poser sa question.
- « Kirin, dis-moi… Est-ce que nous avons des invités, en ce moment ? »
- « Des invités, maîtresses ? »
- « Oui… Dans la cave, je veux dire. »
- « La ca… Oh, Maîtresse veux certainement dire : le Garde-Manger ? »
Millie se figea et leva lentement les yeux sur son elfe.
- « Le… garde-manger ? »
- « Le Garde-Manger des Loups-Garous et du Serpent du Maître. C'est ainsi que l'appellent Maître et Maîtresse Bulstrode. Mais Garde-Manger, c'est plus simple et plus rapide à dire. »
Le cerveau de Millie fut brusquement divisé en deux. Une des deux parties était totalement figée, paralysée, et incapable de penser, d'enregistrer et d'analyser la remarque, l'autre partie, au contraire, carburait à plein régime et l'abreuvait de réflexions cyniques dont elle se serait bien passé.
Garde-Manger. Un terme que l'on peut facilement utiliser en public sans attirer l'attention. De quoi reconnaître Ceux-Qui-Savent de Ceux-Qui-Ne-Savent-Pas, tout en se payant une tranche de franche rigolade.
Millie déglutit et se reprit, arrêtant le flot de pensées acerbes et écœurantes.
- « Et, donc ? Y a-t-il des invités dans le Garde-Manger, Kirin ? »
- « Oui, maîtresse. Il est plein. »
- « … Bien. Tu peux aller. »
L'elfe partit, et Millie resta un long moment sans rien faire. Puis elle se leva, s'installa à son bureau, et commença ses devoirs. Le dîner se passa sans problème, le week-end aussi, puis dès le lundi, alors que ses parents étaient au travail, elle se rendit à la cave.
Sur les portes renforcées et verrouillées, des petites grilles et des passe-plats avaient été aménagés. Elle jeta un œil par le grillage de la première cellule et se figea, surprise.
C'étaient visiblement des Moldus qui se tenaient là.
Deux ou trois par cellules, dans un état assez lamentable. Millie referma les grilles et remonta dans sa chambre. Elle s'assit à son bureau, prit un parchemin, qu'elle fixa longtemps, très longtemps, avant de prendre une plume et de la tremper dans l'encre. Elle écrivit, en lettres rondes et en capitales :
LES GRANDS PRINCIPES DE MILLIE
Elle s'interrompit. Reposa sa plume dans l'encrier, fixa sa feuille et son titre, puis, après une longue réflexion, ajouta juste en dessous :
Ou : c'est évident, mais ça va mieux en le disant.
Elle posa à nouveau sa plume, croisa ses bras et ferma les yeux. Soupira. Puis reprit enfin.
Théodore est le plus beau garçon de la Terre (Draco est bon deuxième, mais il est blond, et je n'aime pas trop les blonds. En ce qui le concerne, c'est du pinaillage, j'avoue)
Aucun être humain n'est censé servir de nourriture à un serpent.
Aucun être humain n'est censé servir de défouloir à des loups-garous.
Les Moldus sont aussi des êtres humains, on peut le regretter, mais le nier serait vraiment stupide.
Le point numéro quatre est valable pour les Nés-Moldus, les Traîtres de Sang, et globalement pour tous ceux qui ont une tête, deux bras et deux jambes. Ce qui inclut – on peut aussi le regretter : les Gobelins, les Géants, les loups-garous, les vampires, les sirènes parce que, et je refuse de considérer les Trolls comme des êtres humains. Pour les vampires, ils sont morts, donc ils ne comptent pas vraiment.
Millie s'interrompit à nouveau. Seuls des principes simples et clairs méritaient d'être gravés dans le marbre. Par exemple : « Tu ne tueras point. » C'est simple, c'est clair. Après, on brode en fonction des circonstances : « … mais si tu tues un sorcier ou une sorcière, tu iras au Paradis, alors n'hésite pas, » par exemple. Donc elle écrivit :
Quand ça devient trop compliqué, envoie tout le monde paître et fais ce que tu veux ou ce que tu penses devoir faire.
Elle reposa sa plume. Elle était soulagée, satisfaite, et exaltée car elle allait faire quelque chose.
Et pour commencer, elle termina ses devoirs.
NOTE DE L'AUTEUR
Remarques diverses et variées :
Bon, je triche, je retire ma note et je mets le chapitre à la place – comme ça, je n'aurais pas de décalage entre la numérotation fanfiction et la mienne...
Eh bien ! Entre les préparatifs de mon déménagement, les travaux dans mon logement actuel, et ma participation au Salon du Fantastique, j'avoue, je n'ai pas franchement eu la tête – ni les moyens techniques, ah, internet...) à me replonger dans les Rowane.
Mes publications risquent d'être un peu aléatoires pendant encore un petit moment, je le crains, puisque j'expose dans un autre salon littéraire ce samedi 15 Novembre... et j'en ai un autre début Décembre !
Avis aux lecteurs : si vous êtes du côté de Vierzon le 15 Novembre, n'hésitez pas à venir me voir ! Je tiens toujours un stand tout noir, avec ma cousine. Je suis blonde, elle est brune, et nous ne serons pas déguisées, cette fois (le Salon Fantastique était un vrai carnaval, qui se tenait en plein Halloween en plus, mais là, c'est un salon généraliste et beaucoup plus sage...) Le mot de passe est toujours Patapouf !
Et maintenant : place aux RAR ! (Merci à tous pour vos reviews, d'ailleurs ! Elles m'ont fait très plaisir, et m'ont beaucoup encouragée pour écrire malgré les difficultés actuelles !)
Réponses aux reviews :
Nienna-lo : eh bien voici (enfin !) la suite, je ferais des « tranches » comme pour le chapitre précédent, mais parfois un peu plus longues. J'espère que ça te plaira, bonne lecture !
Faenlgiec : ah, je ne peux pas revenir sur toute l'histoire d'Harry Potter, je m'intéresse donc aux deux années les plus chaotiques (6ème et 7ème années). L'évolution des sentiments sera bien là, malgré tout, même si, dans certains cas (comme celui de Blaise ci-dessus), je les évoquerai partiellement en flashback... Enfin, voici enfin la suite, bonne lecture !
hathor2 : merci, je suis contente que cette histoire te plaise ! Voici enfin la suite ! Bonne lecture !
Elorah : merci pour ces compliments ! J'essaye au maximum de respecter le canon – tout en étant bien obligée de le tordre par endroits... Voici la suite, j'espère qu'elle te plaira !
heliasmalicio : bonjour ! Merci pour ces compliments, je suis contente que cette histoire t'ait accroché malgré son thème inhabituel. Alors, rassure-toi, je compte bien finir cette histoire, même si les posts sont aléatoires pour les raisons évoquées ci-dessus. En tout cas, voici la suite, bonne lecture !
Matsuyama : oui, pauvre Théo – et tu as raison, ce n'est pas le seul personnage que je vais « charger »... Draco va en baver, notamment. Bonne lecture !
Shanatora : merci pour tes reviews ! Alors, pour répondre à tes questions : imaginer cette fanfiction était une sorte de « récréation » lorsque j'en avais soupé de travailler sur mon roman original (sur lequel je travaille depuis environ 10 ans, ce qui te donne une idée du temps de maturation et du roman, et de la fanfiction). Quant au principe de la magie Talos, c'est venu au fur et à mesure de mes élucubrations, et j'ai effectivement fait un mix avec la magie d'Avatar, le dernier Maître de l'Air... Tu vois, tu n'étais pas loin ! Voici en tout cas la suite, bonne lecture !
Hermine noire : ah, oui, les enfances que j'ai décrites sont celles qui sont les plus dures... Celles de Ron, ou Dean, ou Gabrielle, ou Viktor auraient été plus joyeuses, bien sûr, mais comme le Jugement se focalise sur les évènements les plus marquants, face aux autres, elles ne passent pas le « filtre »... Et évidemment, les 6ème et 7ème années seront sur le même principe... C'est d'ailleurs pour ça que j'ai mis cette fic sous « Romance/Drama »... Enfin, bonne lecture !
Ecnerrolf : nous sommes tous un peu comme ce public voyeur : on a envie de tout connaître de la vie des gens, politiques, people ou autres, tant que ça ne nous affecte pas... Dès qu'il y a un risque pour soi, on retrouve quelques principes moraux, tout d'un coup... Enfin. Voici la suite, il faut boire la coupe jusqu'à la lie !
Venin du Basilik : ah ah ! oui, la suite va décaper, surtout la 7ème année ! Et si un membre du Clan va en prison, non, le Clan n'est pas terminé, et Harry ne replonge pas dans le coma... Simplement, le Clan sera bancal, incomplet, et incapable de se projeter dans l'avenir. Les relations vont en pâtir, notamment sur le plan sexuel. Donc pas d'enfants, et une vie qui se résumera à Métro/Boulot/Dodo jusqu'à ce que le ou les membres emprisonnés soient relâchés... Dans un tel contexte d'immobilisme, les membres seraient rongés par le doute et la rancœur, ce serait comme... Comme... Euh... Quelle analogie je pourrais faire ? Ce serait comme un couple qui se déteste, mais qui restent mariés parce qu'ils n'ont pas les moyens financiers de se payer un divorce. Voilà. Tu vois l'ambiance ? Enfin. Bonne lecture !
LadyCocoMalefoy : oui, j'imagine bien mini-Draco et mini-Théo, des petits gamins mignons comme tout mais hautains au possible ! J'espère que la suite te plaira, bonne lecture !
Kalila78 : coucou ! eh oui, il manque l'enfance de pas mal de personnages – j'aurais voulu évoquer celle de Luna, qui aurait pu être difficile aussi, vu qu'elle a perdu sa mère, mais ç'aurait été redondant avec celle de Théo... Ainsi que celle de Dean, qui a grandi sans père, mais bon... Enfin, voici la suite ! Bonne lecture !
Nyan-Mandine : ce qu'ils ont commis, et ce qu'ils ont subi... Le Jugement devra trancher. Voici la suite, bonne lecture !
Leenaren : un câlin Harry/Draco s'impose de toute évidence ! Mais, ce n'est pas pour tout de suite... Bonne lecture !
Ashtana3 : merci pour les compliments sur l'écriture ! Bon, ce chapitre est encore soft, pour le moment (à peu près, disons, enfin, en comparaison de la suite, il est encore soft...) Bonne lecture ! Pour mon roman, je te réponds en particulier.
narutoblade : ah, Blaise... Non. Je ne dis rien. Dommage que tu sois au Canada, il y a quand même peu de chance que je participe à un salon là-bas, hélas... Enfin, bonne lecture !
Angela . rx : merci pour le compliment ! J'utiliserai le même système de « tranches de vie » pour la suite, en essayant d'être la plus cohérente possible... Enfin, j'espère que ce chapitre t'a plu.
Marion310391 : merci pour tous ces compliments, je suis contente que cette histoire te plaise ! Alors pour les transports... D'abord, pour les communications par cheminée, je n'avais pas l'impression qu'ils mettaient la tête dedans (mais je suis peut-être influencée par les films, ou l'on voit les visages des interlocuteurs apparaître dans les flammes comme s'il s'agissait d'un écran de retransmission), d'où peut-être cette apparente incohérence, qui n'en était pas une pour moi...
Quant aux moyens de transport... Pour être honnête, je n'arrive pas à voir les animaux comme des moyens de transport... J'ai fait du cheval, une fois, je me suis sentie gênée de lui monter dessus... Donc pour moi, Sombrals ou Hippogriffes comme montures, non (ça ne m'est même pas venu à l'idée). En fait, j'envisage de les faire voyager uniquement par des moyens moldus (avions, voitures...), mais à la limite, utiliser les créatures magiques comme animaux de traits, pourquoi pas ? Pour l'instant, rien n'est définitif. Enfin, voici la suite, bonne lecture !
luffynette : ouf ? Dans un sens, oui (pour moi, surtout !), mais pour les lecteurs... Je ne sais pas. Bonne lecture !
Alycia Panther : Bonjour ! (ou plutôt, rebonjour !) Je suis ravie que cette histoire t'ait plu, finalement. Je me souviens de tes premières reviews, tu me suivais au fur et à mesure de la publication du Clan Talos, et j'avais l'impression de t'avoir perdue à un moment à cause de mon alternance Serpentard/Gryffondor parfois abrupte. Je suis contente que tu aies accroché, au final ! Bonne lecture, et à bientôt !
tinetinetina : bon, ben vu le temps qu'il m'a fallu pour poster ce nouveau chapitre, je suppose que tu as eu le temps de te remettre de ta lecture tardive... J'espère que ce chapitre t'a plu, à bientôt !
FabCissy : wahou, la review ! Alors d'abord, merci pour tous ces compliments et ces encouragements ! Bon, j'ai bien compris que Draco est ton bébé, et je m'excuse de te l'emprunter (surtout que je vais lui en faire voir de toutes les couleurs !) Mais bon... C'est pour... Ah, j'allais dire, c'est pour la bonne cause, mais en fait, même pas... Désolée ! Pour les personnages parfois Out Of Character... J'ai essayé de coller, pourtant, mais pour les besoins de la fic, il fallait qu'ils soient différents sur certains points. Celui qui diffère le plus, à mon sens, c'est Draco, évidemment, et Harry dans une certaine mesure... Mais bon. Dès qu'on veut qu'ils finissent ensemble, il faut bien les altérer un peu... Pour le Draco/Hermione... si tu as lu les chapitres suivants, tu as vu que ça se dessinait... Enfin. Voici la suite, j'espère qu'elle te plaira !
Missy Bloody : j'ai lu avec extase (le mot n'est pas exagéré !) ta review sur le Clan Talos : Merci ! Je suis contente que cette histoire t'ait plu ! Voici la suite, avec (beaucoup de) retard, j'espère qu'elle te plaira. Bonne lecture !
AydenQuileute : puis-je te conseiller de ne pas trop te mettre à la place des personnages ? Vu ce que je compte leur faire subir, ça risque d'être désagréable... Mais ça me fait plaisir que l'histoire t'emporte à ce point. Bonne lecture !
Mel-In-E DL : Coucou ! Je suis super contente de t'avoir rencontrée au Salon ! Je ne sais pas si tu as commencé à lire mon roman, j'espère qu'il te plaira. Enfin, comme tu le vois, je reprends lentement mais surement la fiction des Rowane – normalement, je devrais pouvoir avancer un peu plus régulièrement, maintenant. J'ai essayé de lire ta fic Bouleversement Fondamental... C'est un peu hard pour moi... Bon enfin, voici enfin la suite des Rowane, j'espère que ça te plaira. A bientôt !
Meleserpentard : eh bien, oui, tu m'as écrit une review pour le chapitre 13 des Rowane. Au Salon Fantastique, j'étais la Marquise en vert et perruque rousse. Dis-moi, une jeune fille habillée en Serpentarde a discuté un peu avec ma cousine (déguisée en Gryffondor), était-ce toi ?
Sinon, pour ta review, donc : les hommes qui portent des enfants, je l'ai évoqué dans le Clan Talos, mais ce n'est pas pour tout de suite, loin de là ! Pour l'instant, je laisse de côté les élèves et les amis (pas vraiment le temps ni l'occasion de les traiter dans la fiction) mais pour Ginny, non, elle n'est pas au 36ème dessous : elle est en ce moment avec Seamus. Enfin, voici la suite, j'espère qu'elle te plaira. Bonne lecture !
komaki-56 : bon, j'espère que tu as dormi depuis ta review ! Merci, d'ailleurs, pour tes compliments. Concernant le nombre de chapitres, je n'ai pas d'idée précise, mais ce sera probablement entre 25 et 30 (en fonction du découpage de l'histoire). L'amour entre plusieurs personnes serait une bonne chose (et je parle bien d'amour, hein, pas de plaisir ou de fantasme sexuel), mais je crains que dans notre société individualiste et consumériste, personne ne supporterait une relation définitive avec plusieurs personnes (c'est déjà difficile d'en supporter ne serait-ce qu'une...) Enfin, voici la suite, bonne lecture !
Isaura88 : ah, je suis relativement désolée de ta nuit blanche... Bon, entre ta review et la publication de ce chapitre, tu as dû avoir le temps de te reposer. En tout cas, voici la suite, bonne lecture !
Miss lyli : eh bien, je suis ravie de t'avoir permis de supporter cette nuit un peu agitée avec ton bébé – en espérant qu'il fera ses nuits bientôt, ton bout de chou ! J'espère que la suite te plaira, bonne lecture !
Malefoydream : merci pour ta review, je suis contente que cette histoire te plaise. Voici la suite, bonne lecture !
