Disclaimer : Cette histoire appartient à Sevlily4ever (lien sur mon profil), je ne fais que la traduire. Harry Potter ne m'appartient pas. Cette histoire reprend des passages de Harry Potter à l'école des sorciers.

Je m'excuse pour l'attente, j'ai eu un mois plutôt chargé, je viens d'entrer en école d'infirmière; beaucoup de travail, j'espère que vous me pardonnerez de vous avoir laisser sur ce suspens.

Voilà le chapitre que vous attendez avec impatience.

Merci beaucoup pour vos reviews, ça me fait tellement plasir de vous lire, alors continuez !

Bonne lecture !


Avec amour, Lily

Chapitre 8


« Severus avez-vous remarqué quelque chose de différent dans le comportement de monsieur Potter dernièrement ? » Lui demanda Minerva dans la salle des professeurs.

« Non Minerva, comment le pourrais-je ? » Répondit Severus froidement.

Minerva eu l'air déconcerté, « je pensais que vous pourriez savoir ce qui se passe dans sa tête. Tous les deux semblaient être plutôt proches. »

« Vous faites erreur. »

« Je ne pense pas. Saviez-vous que lorsque je l'ai attrapé après sa sortie dans la Forêt Interdite, il n'avait pas l'air de le regretter le moins du monde jusqu'à que je lui dise que je vous en informerai ? »

Severus resta silencieux et Minerva continua, « il continu à me demander si Albus est encore à Poudlard. Quand je lui ai dit qu'Albus était parti au Ministère il a eu l'air paniqué. Il ne voulait pas me dire pourquoi mais peut-être que si vous lui parliez… »

« Non, » l'interrompit immédiatement Severus en se détournant d'elle. « Potter n'est pas ma préoccupation. »

« Severus, » commença Minerva mais fut interrompu une nouvelle fois par le bruit de quelque qui frappe à la porte. En soupirant, elle y alla et l'ouvrit, révélant l'objet de leur discussion flanqué comme d'habitude de Granger et Weasley.

« Oui monsieur Potter, » dit-elle sévèrement.

« Puis-je parler au professeur Snape, s'il vous plait ? » Demanda-t-il d'une voix mal assuré. Il tremblait.

« Monsieur Potter, quel est le problème ? Avez-vous besoin de voir madame Pomfresh ? » Demanda Minerva d'une voix alarmée.

« Non professeur. J'ai vraiment besoin de parler au professeur Snape. » Pendant qu'il parlait, ses yeux étaient étrangement brillant.

Ne pouvant rien faire de plus, Minerva se tourna vers Severus, lui demandant silencieusement de gérer la situation.

Severus fronça les sourcils mais céda. « Venez dans mon bureau Potter, » dit-il brusquement quittant la salle à grand pas, ne remarquant pas le sourire rassurant qu'Hermione donna à Harry ni la tape dans le dos de Ron.

Harry marcha derrière Snape, se sentant pas prêt à lui faire face aujourd'hui, ni jamais en réalité. Au moment où ils arrivèrent au bureau de Snape, Harry n'était plus qu'un paquet de nerfs. Il ne savait pas comment il allait annoncer les nouvelles à Snape. En mode Gryffondor, il avait décidé d'y aller, avec le recul c'était une idée extrêmement stupide.

Snape marcha calmement et s'asseyait derrière son bureau. Harry regarda la chaise en face du bureau. Il s'était assis dans ce même fauteuil auparavant mais jamais dans de telles circonstances, il secoua la tête pour chasser ses pensées. Il avait seulement besoin de le dire, de se lancer.

Mais alors qu'il fixait Snape, il perdit son sang-froid et il lâcha, « nous pensons que Quirrell essai de voler la pierre philosophale. »

Snape eut l'air furieux, « Et comment pourrez-vous savoir ça Potter ? »

« Je le sais, c'est tout, » déclara maladroitement Harry.

« Ne vous ai-je pas déjà prévenu de pas mettre votre nez dans des choses qui ne vous concerne pas ? »

« Oui mais c'est vrai ! »

« La pierre est bien protégée… »

« Mais nous pensons… »

« Ne m'interrompez pas ! Comme je le disais la pierre est bien protégée et ne vous concerne pas. Si c'est tout, partez. » La voix de Snape était froide.

« Mais nous pensons que Quirrell essai de voler la pierre pour Voldemort. »

« Ne prononcez pas ce nom. » Tonna Snape.

Harry le regarda incrédule, alors Snape avait peur de ce nom ?

« Le Seigneurs des Ténèbres a disparu depuis un certain nombre d'années, et vous entre tous devriez le savoir. » Dit Snape, un peu plus calme.

« Le professeur Dumbledore n'y croit pas, » déclara obstinément Harry.

Snape lui lança un regard furieux et Harry pouvait sentir sa frustration sur le point d'exploser. « Pourquoi ne me croyez-vous pas ? » Cria-t-il.

« Ne me parlez pas comme ça Potter ! Vous n'avez aucun respect pour l'autorité tout comme votre père. »

Harry était silencieux, ça faisait un moment que Snape ne l'avait pas comparé à James Potter. Que s'était-il passé ? « Vous m'avez dit que vous ne me détestez pas mais c'est faux. » Dit Harry soudain hystérique, « pourquoi me détestez-vous alors que vous avez aimé ma mère ? »

« Je ne me souviens pas avoir jamais dit que j'aimais votre mère. »

« Mais vous l'aimez et je le sais ! Vous l'aimiez ! Vous l'avez vu dans la Miroir de Risèd, je le sais. Et elle vous aimait. »

Le visage de Snape perdit toutes couleurs. « Quelles absurdités êtes-vous en train de débiter Potter ? » Sa voix était mortelle. « Comment osez-vous présumer quelque chose au sujet de ma relation avec Lily ? Elle ne m'aimait pas et elle ne me croyait pas capable d'aimer. Maintenant je vous suggère de SORTIR ! »

« Non je ne le ferais pas. » Dit Harry maintenant déterminé à en finir avec ça. Raide, il déclara : « Ce que je voulais vraiment te dire était que je suis ton fils. Je ne suis pas le fils de James Potter mais le tien. Tu es mon père. »

Le silence était assourdissant.

« Tu es mon père, » répéta Harry. Il se sentait bien de l'avoir enfin dit.

« Je ne sais pas quels genres d'illusions vous entretenez mais vous n'êtes pas mon fils, » répondit calmement Snape. « Je vous assure que vous êtes le fils de Potter. »

Harry secoua la tête. « Ma mère m'a envoyé une lettre le jour de mon anniversaire, elle m'a tout raconté. » Il attrapa la lettre dans sa poche et la leva en direction de Snape. Cette lettre était devenue son bien le plus précieux. « Tu peux la lire si tu veux. »

Snape secoua la tête et ricana faiblement face au morceau de parchemin qu'Harry tenait dans ses mains. « Ne soyez pas ridicule Potter, j'en ai assez de ses absurdités. Vous ne croyez pas vraiment les quelconques bêtises d'une lettre supposément écrite par quelqu'un qui est mort depuis 10 ans. »

« Tout est vrai, » insista Harry, n'ayant jamais douté de l'authenticité de la lettre. « Elle m'a raconté comment vous vous étiez rencontré quand vous aviez neuf ans, que vous avez été réparti dans différentes maisons mais que vous étiez toujours resté ami et puis vous étiez marié.. »

« J'en ai assez de ses bêtises, » dit Snape d'une voix dangereuse. « Tu es le gosse de James Potter et tu ne seras jamais le mien. Je ne sais pas comment tu as découvert tout ça mais tu n'en reparleras plus jamais, est-ce clair ? Maintenant va-t'en ! Je ne veux plus te revoir dans ce bureau à nouveau. »

Des larmes chaudes se formèrent dans les yeux d'Harry et il essaya de les repousser mais elles tombèrent en continu sur ses joues. Avec impatience il les essuya avec le dos de sa main. « Tu es mon père, » dit-il pour la troisième fois, « je sais que tu l'es. »

Snape était pâle mais ne dit rien, son visage était un masque blanc. Quand il se détourna de lui, Harry réalisa que Snape n'allait pas l'accepter comme étant son fils. Les larmes ont commencé à affluer avec plus de force qu'avant et il s'échappa, laissant tomber la lettre sur le sol froid des cachots.

Alors qu'il courrait, il ne remarqua pas deux personnes qui l'observaient.

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Harry se sentait tellement stupide, son expérience avec les Dursley ne lui avait-il rien appris ? Bien qu'il partage le même sang avec eux, ça ne les faisait pas le détester moins. Qu'avait-il prévu au juste ? Que Snape l'accepte immédiatement, l'emmène loin des Dursley et… et l'aime ?

Il s'était trompé tout ce temps en pensant en quelque sorte qu'il pourrait gagner l'amour de Snape. Ron et Hermione avaient raison, on ne pouvait pas forcer quelqu'un à nous aimer. Il avait essayé si dur avec les Dursley avant de réaliser à quel point c'était futile. Il avait fait ses tâches sans se plaindre mais rien de tout ça ne les avaient fait l'aimer un peu plus.

Bien sûr que Snape ne l'aimerait pas. Peu importe que Snape soit son père, ce n'était pas tant qu'il soit lié par le sang. Snape n'avait même pas daigné croire que tout cela était vrai, lui affirmant par la même qu'il le traiterait toujours comme le fils de James Potter.

Pourtant, Harry ne pouvait pas se résoudre à le haïr. Quand il pensait à Snape, il voyait un homme intelligent, courageux et gentil, l'homme qui l'avait aidé à faire ses devoirs, avec qui il avait passé du temps à faire brasser des potions, qui l'avait réconforté après que Malfoy ait déchiré la photo de sa mère.

Et voilà pourquoi il ne pouvait pas haïr Snape. Voilà pourquoi il aimait son père.

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Severus arpentait son bureau, souhaitant pour la première fois qu'Albus soit présent. Peut-être aurait-il été en mesure de lui expliquer cette situation. Tandis qu'il continuait à arpenter son bureau, il prit sa tête entre ses mains. Se pourrait-il que le garçon dise la vérité ? C'était quelque chose d'absurde. Comment Harry Potter pourrait être son fils ? Pourquoi Lily ne lui aurait pas dit ?

Severus arrêta de marcher et retourna vers sa chaise, sentant les prémisses d'un mal de tête. Il s'asseyait massant ses tempes et commença à compter les mois séparant le départ de Lily et la naissance du garçon. Ce n'était sûrement pas possible, ça ne pouvait tout simplement pas être possible. Il était le fils de James Potter, il devait l'être. Mais pour quelles raisons le garçon semblait si persuadé qu'il était son père ?

Il tressaillit en entendant un coup porté à la porte mais décida de l'ignorer. Les coups ont continué de plus en plus fort jusqu'à ce que finalement Severus se dirige vers la porte.

« Quoi ! » répondit-il sèchement en ouvrant la porte laissant apparaître deux têtes rousses identiques.

« Bonjour professeur, » fit l'une d'eux.

« C'est pour quoi ? » Demanda-t-il.

« Nous avons vu Harry partir précipitamment de votre bureau, il avait l'air contrarié. » Dit l'autre.

« Et alors ? » Demanda Severus avec impatience.

« Nous avons pensé que vous pourriez vouloir lire ceci. » Il tendit un bout de parchemin.

Severus regarda avec méfiance.

« Harry l'a laissé tomber, » poursuivit Weasley.

Les yeux de Severus s'écarquillèrent quand il réalisa que c'était la lettre que le garçon pensait être de Lily. Il l'arracha des mains de Weasley. « Si c'est tout, » dit-il et sans attendre il leur claqua la porte au nez. Ils échangèrent des regards inquiets, espérant avoir fait la bonne chose pour Harry.

Une fois de retour en tout sécurité dans ses quartiers et espérons libre de toutes perturbations, il fixa la lettre pliée dans ses mains. Immédiatement, il vérifia qu'il n'y ait pas de maléfice sur la lettre mais n'en trouva aucun. Il découvrit cependant un sort ne permettant qu'à certaines personnes de la lire. Severus se rappela que Lily avait toujours été douée en sortilège.

Il fixa la lettre un bon moment, pouvait-elle vraiment être de Lily ? Et si c'était le cas, comment pouvait-il se résoudre à la lire ? La douleur de sa perte était encore si profonde que jusqu'à récemment, jusqu'à qu'il rencontre son fils (a elle), il ne pouvait prononcer son prénom. Voilà pourquoi il réagissait si mal aux paroles du garçon. Il ne pouvait pas supporter de regarder ses yeux et voir le garçon lui dire que son plus grand souhait était vrai. C'était tout simplement impossible.

Les secondes devinrent des heures et Severus n'avait encore rien fait. Finalement il décida qu'il en avait assez, il n'était pas un lâche. Les mains étrangement tremblantes, il la déplia et jeta immédiatement un coup d'œil, réalisant par la même qu'il était l'une des personnes autorisée à lire la lettre. L'écriture était en effet familière, celle qu'il connaissait grâce à tant de correspondance.

Il la tenait dans ses mains comme si elle était sacrée et passa ses doigts sur les mots. C'était la main de Lily qui s'était déplacée sur ce parchemin, laissant une traînée de mots qui pourrait très bien changer le reste de sa vie.

Mon cher Harry, commença-t-il à lire.

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Au même moment, après le diner Harry était retourné à la tour Gryffondor, ses larmes s'étaient taries laissant place à une féroce détermination.

« Harry ! Ou étais-tu ? Nous étions malades d'inquiétude. » Hermione se jeta sur lui.

« Que s'est-il passé Harry ? Comment ça a été ? » Demanda Ron.

« Il ne veut pas de moi, » dit brièvement Harry. Avant qu'Hermione et Ron ne puissent réagir, il poursuivit : « j'ai essayé de lui parler de la pierre mais il ne m'a pas cru. » Il prit une profonde inspiration, « je vais y aller, je vais prendre la pierre avant que Quirrell le fasse. »

« Mais Harry, tu ne peux pas ! » Cria Hermione.

« C'est complètement fou, » accorda Ron.

« Vous ne comprenez pas ? » Cria Harry, « si je ne le fais pas, Voldemort va revenir et il me tuera parce que je n'irais jamais du côté des ténèbres. J'irais dans cette trappe ce soir et rien de ce que vous pourrez me dire tous les deux ne m'arrêtera ! Voldemort a tué ma… mes parents, vous vous souvenez ? »

Ron et Hermione échangèrent un regard. « Nous viendrons aussi, Harry, » dit Hermione.

« J'espère qu'il y a assez de place sous ta cape d'invisibilité pour nous trois, » ajouta Ron.

Harry regarda ses deux amis et hocha la tête, « nous partirons quand tout le monde sera couché. »

« Harry qu'est-ce que… » Commença Ron alors qu'il entrait dans la salle commune où ils devaient rejoindre Hermione afin d'aller chercher la pierre.

« Allez Ron, » l'interrompit Harry avant que Ron ne puisse poser sa question. « Nous devons nous dépêcher avant que Quirrell y arrive. »

Ron haussa les épaules à Hermione tandis qu'elle descendait les escaliers de son dortoir. Elle se mordit la lèvre mais n'essaya pas de demander à Harry au sujet de ce qui s'était passé avec Snape.

« Nous ferions mieux de mettre la cape dès maintenant, » dit Harry en se tournant vers eux.

« Que faites-vous, » dit une voix dans l'escalier, c'était Neville.

« Rien Neville, rendors-toi, » déclara Ron d'une manière peu convaincante.

« Tu vas encore te balader ? » Déclara Neville en regardant Harry. « Tu ne peux pas y aller, tu vas encore nous faire perdre des points, je vous laisserais pas y aller. » Il se précipita devant le trou qui servait d'entrée.

« Fais quelque chose, » dit Harry à Hermione.

Hermione sortit sa baguette. « Je suis vraiment désolée Neville, » dit-elle, « Petrificus Totalus ! »

Et ils quittèrent la salle commune laissant Neville derrière eux.

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La nuit où j'avais prévu de lui dire pour toi est la nuit où il est arrivé avec la marque des Ténèbres sur son bras. (Note trad – 1er chapitre pour relire la lettre.)

1979

« Severus ! » Cria joyeusement Lily en l'étreignant quand il entra dans leur cottage.

Tout son épuisement fondit comme neige au soleil à la vue de sa femme. Elle était rayonnante.

« Comment s'est passé l'entretien ? » Demanda-t-elle. Ah c'est vrai, il lui avait dit qu'il était parti pour un entretien d'embauche.

Sa bouche était sèche et elle fronça les sourcils.

« Tu n'as pas l'air bien Severus. Tu devrais peut-être aller te reposer je t'amènerais quelque chose à manger plus tard. »

Severus secoua la tête sachant qu'il devait lui dire. Elle le verrait d'elle-même assez tôt. Il commença à déboutonner sa manchette.

« Que fais-tu ? » Demanda-t-elle le regardant dans les yeux. Ses yeux racontaient une histoire différente de ses paroles. Elle avait l'air effrayée comme si elle savait déjà ce qui allait se passer. Gardant son regard verrouillé au sien, Severus releva doucement sa manche jusqu'à révéler…

Lily baissa le regard et son souffle se coupa, « qu'est-ce ? »

« La marqua des Ténèbres, » répondit Severus d'une voix sans émotion.

« Tu es, tu es l'un d'entre eux ? Tu es un mangemort ! »

« Oui. »

Je l'ai quitté cette nuit-là et dis des choses que j'ai honte d'admettre.

Lily faisait ses bagages, il n'arrivait pas croire qu'elle faisait ça. Elle ne pouvait pas être en train de le quitter, elle ne pouvait pas.

« Lily s'il te plait, » supplia-t-il.

« Tu les as choisi Severus, tu les as choisi au lieu de moi. » Dit-elle en essuyant ses larmes avec impatience avant de marcher en direction de la porte. Tu m'as menti, tu m'as fait mal même si tu m'avais de ne jamais le faire. Comment puis-je rester avec toi quand je ne peux pas te faire confiance ? » Elle posa une main sur son ventre comme si elle avait mal.

« Je l'ai fait pour nous Lily, » plaida-t-il, « pour te garder en sécurité. »

« Tu te mens seulement à toi-même Severus, tu l'as fait pour toi. Tu dis que tu m'aimes mais c'est faux. »

« Mais je t'aime Lily, » rétorqua Severus d'un air hébété.

Ses yeux étaient froids alors qu'elle se retournait pour le regarder. « Non c'est faux, par moment je pense que tu n'as jamais su comment aimer. » En claquant la porte, elle disparut laissant Severus tout seul.

J'aime ton père et je t'aime.

Elle l'aimait, elle l'aimait même après l'avoir quitter. Tout ce temps il avait pensé qu'elle avait sauté dans les bras de James Potter dès qu'elle l'avait quitté, mais ça n'avait jamais été James Potter, ça avait toujours été lui. Les larmes coulaient le long de son nez crochu pour atterrir sur le parchemin.

Elle avait seulement été avec Potter pour protéger son fils. Leur fils. Leur fils, Harry. Harry Potter était vraiment son fils. Il avait un fils réalisa-t-il incrédule. Dans sa tête, il imaginait le garçon se tenant timidement en rang avec les autres premières années attendant d'être réparti. Le garçon avec les mêmes cheveux noirs que Severus, les yeux verts comme Lily. Son fils était une partie de lui, tout comme il était une partie de Lily.

Quelque part au milieu de son hébétude, Severus avait quitté ses quartiers et fait son chemin jusqu'au septième étage. Le portrait de la Grosse Dame le fit entrer sans aucun obstacle. Severus prit une profonde inspiration alors qu'il entrait par le trou du portrait. Qu'allait-il dire ? Que pouvait-il dire ? Qu'allait dire Harry ?

Ses peurs s'évanouirent quand il vit Neville Londubat pétrifié sur le sol. Immédiatement il s'activa, un sensation glaciale s'installa dans sa poitrine tandis qu'il agita sa baguette en s'écriant : « Finite Incantatem ! »

Londubat revint à lui.

« Que s'est-il passé Londubat ? » Demanda Severus menaçant. Il avait le sentiment affreux que ça avait quelque chose avoir avec son fils. « Ou est Harry ? »

Les yeux de Londubat s'écarquillèrent et il essaya de masquer sa réaction à « son professeur favori ». « Il a quitté la salle commune avec Ron et Hermione il y a dix minutes. Je ne sais pas où ils sont allés mais je pense avoir entendu Harry mentionner le professeur Quirrell. » Répondit-il d'une petite voix.

Severus jura dans sa barbe et sortit de la salle commune. La première chose qu'il fit est d'envoyer un patronus à Albus avant d'aller à la recherche d'Harry. Garçon stupide ! Severus l'avait averti de ne pas courir après les ennuis mais bien sûr il ne l'avait pas écouté. Le garçon allait finir par le tuer. Tandis qu'il se dirigeait vers le troisième étage, Severus ignora le picotement de la Marque des Ténèbres sur son bras gauche.


Voilà j'espère vous avez apprécié, j'attends vite vos réactions !

J'espère vous mettre le prochain chapitre bientôt, pas plus d'un mois promis !

A vos claviers !