CHAPITRE VINGT HUIT
Ça va mal se passer. Ça va rater. On va tous y rester. C'est de la folie…
Ron ne pouvait s'empêcher de ressasser cette litanie pessimiste. Il y avait tellement d'incertitudes, tellement d'imprévus possibles dans ce plan desespéré. Et ça avait déjà mal commencé : alors qu'ils se rendaient, lui et Hermione sous Polynectar, Harry et Gripsec sous la Cape d'Invisibilité, à Gringotts, ils avaient été rejoints en chemin par Travers, un vrai Mangemort…
Autant dire que Ron ne croyait pas une seconde au succès de leur expédition. Accéder au coffre de Bellatrix, y trouver ce qu'ils cherchaient alors qu'ils ne savaient même pas quoi chercher… Enfin, si, ils savaient presque ce qu'ils cherchaient. Le Médaillon de Serpentard les incitait à penser que le jeune Jedusor s'était amusé à récupérer tous les objets symboliques des fondateurs de Poudlard pour les pervertir – sauf l'Epée de Gryffondor, cela allait de soi. Ils cherchaient donc soit la Coupe d'Helga Poufsouffle, soit un Diadème, que Luna leur avait indiqué être représentatif de Rowena Serdaigle. Bon, songea Ron, au moins, ce point ne se présentait pas si mal que ça, finalement.
Il assumait la personnalité d'un Mangemort étranger, soi-disant ami de Bellatrix – et rien que ça, ce n'était pas crédible – l'accompagnant à la banque Gringotts. Il se maintenait exprès en retrait, pour bien signifier qu'il était plutôt un garde du corps…
Devant lui, Hermione faisait de son mieux pour paraître mauvaise comme la gale et folle à lier, et retenait manifestement difficilement sa politesse – merci et s'il-vous-plaît ne devaient pas faire partie du vocabulaire des Mangemorts. Elle se débrouillait plutôt bien, malgré une démarche mal assurée sur des talons trop hauts.
Et Ron devait admettre qu'avoir Harry sous la Cape d'Invisibilité était un atout inappréciable. D'autant qu'Harry se montrait particulièrement sans scrupules : avec la baguette de Draco Malfoy, il avait déjà lancé un Imperium sur Travers pour qu'il les lâche enfin, et le voilà qui en lançait un autre sur le Gobelin Bogrod pour qu'il les autorise à passer.
« Il file un mauvais coton, » aurait-dit sa mère, songea Ron. Lui espérait que c'était la baguette de Malfoy qui avait une mauvaise influence – sans en être totalement convaincu, hélas.
Au moins avaient-ils obtenu le droit d'entrer dans les souterrains. Puis les ennuis avaient réellement commencé lorsqu'ils étaient passés sous la Cascade des Voleurs – qui avait annulé les effets du Polynectar, ainsi que l'effet de l'Imperium sur Bogrod – et aussi révélé la présence d'Harry…
Contre toute logique et toute prudence, ils décidèrent de poursuivre leur mission.
Ils s'étaient ainsi aventurés dans les souterrains, guidés par Gripsec, s'attendant à tout moment à être pris en chasse par les Gobelins. Dans leur course démentielle ponctuée par les pièges de Gringotts, ils avaient même passé un dragon… Un dragon, dans les sous-sols, Ron en était encore tout retourné. Enfin, bref, ils étaient enfin arrivés devant le coffre de Bellatrix, que Gripsec ouvrit.
Ron grimaça à la vue du contenu du coffre. De l'or, des bijoux, des pierres précieuses, des pièces d'orfèvrerie étincelantes. Des diadèmes en veux-tu en voilà, des dizaines de coupes perdues dans le tas. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin, et sans aimant.
Hermione se saisit d'une des coupes pour l'examiner – et déclencha par mégarde l'une des protections les plus efficaces de Gringotts. La coupe fut dupliquée, multipliée, reproduite en dizaines, en centaines, en milliers d'exemplaires – et Gripsec les informa avec un sourire de faux-jeton que cette défense anti-voleur prévoyait de faire s'enflammer le contenu du coffre une fois la masse critique de duplication atteinte.
C'est Harry qui repéra la Coupe d'Helga Poufsouffle. Elle reposait là, fièrement, sur une étagère à l'autre bout de la salle. Ron leva les yeux au ciel – et lorsqu'il les abaissa, eh bien oui, comme il le pensait, Harry s'était jeté dans l'océan de coupes en cours de duplication – dont la température commençait à monter dangereusement, et « nageait » pour rejoindre la vraie Coupe. Il utilisa l'Epée de Gryffondor pour l'attirer à lui sans déclencher d'autres sortilèges protecteurs, passant la lame dans une des anses, et l'envoya valser vers Hermione, qui utilisa sa cape noire pour l'empaqueter et la fourrer dans son sac en perles.
L'air, trop chaud, devenait irrespirable, et les coupes en cours de duplication exerçaient une telle pression que bientôt, ils furent expulsés du coffre de Bellatrix Lestrange.
Un peu sonné, le trio eut besoin de quelques instants de répit, instants que Gripsec mit à profit pour s'emparer de l'Epée de Gryfondor, s'enfuir et appeler à l'aide.
Il leur fallut courir, à travers le dédale souterrain, tandis que les Gobelins furieux menés par ce traître de Gripsec se rapprochaient. A bout de souffle, paniqués, ils s'arrêtèrent juste à l'entrée de la fosse où vivait le fameux dragon. Des Gobelins arrivaient de partout, écumant de rage et animés d'un esprit guerrier qui rappela à Ron que la paix avec les Gobelins n'avait été obtenue qu'après une bonne dizaine de guerres sanglantes. Il ne s'agissait plus des petits comptables, banquiers et experts financiers auxquels ils s'étaient habitués, mais de petites créatures toutes en dents, en griffes et en malignité, pleines de rancune contre les sorciers qui les empêchaient de porter baguette, et assez intelligentes pour insuffler de la magie dans des objets souvent décoratifs – mais aussi dans des armes.
Ron jeta un coup d'œil à ses compagnons, Harry était une boule de nerfs, insensible à la peur, pour un peu, on aurait pu croire qu'il avait envie d'en découdre, de se battre, enfin. Il brandissait sa baguette – enfin, celle volée à Malfoy – et essayait de déterminer par quel côté les Gobelins allaient arriver.
Hermione, elle, était franchement paniquée – et semblait elle aussi se souvenir de la férocité légendaire des Gobelins, n'avait-elle pas lu tout ce qu'il était possible de lire sur l'Histoire de la Magie ? N'était-elle pas la seule à suivre assidûment les cours du Professeur Binns, qui se complaisait à rappeler la moindre escarmouche entre sorciers et Gobelins ?
Ils étaient bloqués, ils étaient cernés, et lorsque Ron vit la panique refluer sur le visage de son amie, il comprit avec soulagement qu'elle avait trouvé un moyen de se sortir de ce mauvais pas…
- « Le dragon ! Vite, montez ! »
Si la situation n'avait pas été si critique, Ron se serait pris la tête entre les mains.
Ils étaient montés sur l'encolure du dragon – apeuré mais énervé, l'animal pâle et famélique avait eu la force de briser ses chaînes et de s'envoler vers la lointaine lumière, tout en haut.
Ils avaient laissé derrière eux les Gobelins furieux, le dragon avait déboulé dans la salle d'accueil de Gringotts, détruit la verrière, et retrouvé enfin la liberté. Ils avaient volé sur son dos, longtemps, et Harry avait même réussi à le diriger, plus ou moins vers Poudlard.
Au-dessus du lac, et hors de vue du château, ils décidèrent de quitter enfin leur véhicule, et sautèrent les uns après les autres dans l'eau glaciale. Tandis que le dragon disparaissait au loin, le trio atteignit les berges et commença le processus de sécher leurs vêtements. Ron s'assit, soulagé.
Ils avaient réussi. In extremis, après bien des embrouilles, ils avaient réussi. Ils avaient cambriolé Gringotts. Après cet exploit, ils méritaient tous un peu de repos.
- « Ce soir, nous irons à Poudlard. »
Ron et Hermione se tournèrent vers Harry, dans un bel ensemble. Il fixait l'horizon d'un regard flamboyant. Hermione s'avança vers lui.
- « Harry… »
- « Il nous faut détruire la Coupe, et trouver le Diadème. Je pense savoir où il est. Et il n'y a que là-bas que nous trouverons de la magie assez puissante pour détruire ces objets. »
Ron poussa un long soupir – qui aurait presque pu passer pour un gémissement.
oOo
Au départ, dans la Salle Sur Demande, Neville s'était installé seul. Mais au fur et à mesure que l'Armée de Dumbledore se dressait contre les Carrows – et parfois contre Rogue lui-même, la pièce s'était trouvée envahie d'élèves. La Salle fournissait lits et draps, mais le ravitaillement avait posé problème jusqu'à ce que Neville mette la main sur un tableau magique représentant une jeune fille – tableau qui était connecté à son pendant situé dans le bar mal famé de Pré-au-Lard : la Tête de Sanglier.
Ça avait été une drôle d'année, faite de faux-semblants et d'actions choc. En journée, tout se passait quasiment normalement, personne n'aurait pu dire qu'il y avait un problème à Poudlard. Les élèves assistaient tous aux cours, les factions en présence s'ignorant les unes les autres dans une neutralité de façade, sorte de no-man's land hypocrite et traîtreusement calme.
Mais dès la fin du dernier cours, c'était le branle-bas de combat : l'école devenait propriété des Serpentards et des professeurs vendus aux Mangemorts, ils arpentaient les couloirs en maîtres et s'arrogeaient la Grande Salle pour eux seuls. Et pendant qu'ils fanfaronnaient et se goinfraient, les membres de l'Armée de Dumbledore menaient leurs opérations : surveillance, ravitaillement, entraînements, expéditions punitives contre les Carrows, et parfois libération des rares élèves punis et enfermés aux cachots avant d'aller se retrancher dans la Salle Sur Demande.
C'était un drôle de ballet, songea Neville : jusqu'ici, par la grâce de Merlin sait qui, les patrouilles Serpentards / Armée de Dumbledore ne s'étaient quasiment jamais croisées. Si Neville avait été plus cynique et moins stressé, il aurait pu trouver ça louche, voire drôle, mais en l'occurrence, ses mois d'isolement – lui n'assistait plus aux cours – l'avaient rendu prudent et simplement content – en plus d'être assez fatigué. Le plus dur étant peut-être la gestion des susceptibilités de ses camarades.
Neville avait assisté, à son corps défendant, aux rapprochements de couples et à leur séparation, et il y avait toujours des disputes dues à des caractères trop tranchés, trop différents : c'était un calvaire de gérer ces esclandres. Malgré la taille de la Salle Sur Demande, ils y étaient trop nombreux, vivaient serrés, et sans intimité. Le seul « couple » qui semblait tenir la route était celui que Seamus tentait de former avec Ginny – et ça ne marchait que parce que la jeune rouquine ne répondait que partiellement à ses avances, et que les deux savaient mettre de côté leurs émotions dès qu'il fallait se concentrer sur les activités de l'Armée.
Cette soirée-là, cependant, devait sortir du train-train quotidien : la fille du tableau était venue expressément le chercher. Neville sortit sa baguette et lança un Lumos pour éclairer l'étrange chemin entre les tableaux. C'était un long couloir sombre, aux parois immatérielles qu'il n'avait jamais osé toucher mais qui lui paraissaient plus froides que de la glace. Il l'arpenta, se demandant s'il n'était pas en train de se jeter dans la gueule du loup.
Ce qui est à peu près ça, songea Neville avec un sourire lorsqu'il aperçut, à l'autre extrémité, le visage déterminé et farouche d'Harry Potter, et son regard vert flamboyant. Il lui sourit, tandis que Ron et Hermione, à ses côtés, exprimaient leur surprise et leur plaisir de le revoir – et de le voir si… changé.
oOo
De retour à Poudlard. Enfin. Hermione était tellement soulagée qu'elle en aurait ri, ou pleuré. Un sentiment de sécurité et de bien-être tentait de lui faire oublier les dangers qui rôdaient, même en ce lieu chargé de souvenirs agréables.
Durant tout leur exil, elle avait ressenti en permanence cette pointe de culpabilité, cette petite pensée perfide qui la taraudait et lui disait : « Qu'est-ce que tu fais là ? Ne devrais-tu pas être à l'école, assister aux cours, faire tes devoirs, et réviser pour tes ASPICS ? Que feras-tu l'année prochaine si tu n'as pas tes diplômes ? Crois-tu qu'on va t'accepter dans les instituts d'études supérieures ou même pour un emploi juste parce que tu t'es rebellée ? »
Evidemment, sa raison consciente balayait cette voix discordante : elle était là où elle devait être. Mais… Elle avait emporté ses manuels et révisait dès que possible, parce que, hein, bon, la rébellion, c'est très bien, mais les études, c'est sérieux. Malheureusement, entre leurs mouvements et leurs opérations, elle savait qu'elle n'était pas au niveau.
C'était le début du mois de Mai, les examens auraient lieu fin Juin, ça lui laissait deux mois pour mettre les bouchées doubles – à condition de se débarrasser du problème Voldemort et de sécuriser Poudlard.
Autant dire : impossible.
Quoique…
Au moment où ils quittaient la Salle Sur Demande et arrivaient à la Grande Salle pour annoncer officiellement le retour d'Harry, un brouhaha confus et perclus d'inquiétude les accueillit : un professeur annonça que Voldemort et son armée se rassemblaient à Pré-au-Lard.
- « Hermione, Ron, » fit Harry discrètement, « il faut trouver un moyen de détruire la Coupe. Vous pouvez vous en charger ? »
Un peu perdue, Hermione laissa Ron acquiescer à sa place, puis se laissa entraîner tandis qu'Harry, derrière eux, révélait sa présence aux élèves et aux professeurs rassemblés. Le tumulte qui en résulta les fit se retourner un instant, juste pour voir les professeurs Carrow et le Directeur Rogue contraints de quitter la Grande Salle, sous la pression commune des élèves et des professeurs. Hermione n'en vit pas plus, Ron la tirait littéralement.
- « Est-ce que tu sais au moins où tu vas, Ron, » demanda-t-elle, légèrement mécontente.
- « Oui. J'y ai réfléchi, et si on veut détruire la Coupe, je ne vois qu'un moyen disponible ici : un croc de Basilic. C'est avec son venin qu'Harry a détruit le Journal de Jedusor en deuxième année. Il suffit de rejoindre la Chambre… »
Impressionnée malgré elle, Hermione suivit le rouquin jusqu'aux toilettes des filles, l'observa, ébahie, tandis qu'il prononçait quelques mots en Fourchelang et révélait l'entrée de la Chambre des Secrets. A sa question muette, Ron lui donna la réponse la plus mignonne qu'elle aurait pu imaginer :
- « Harry parle en dormant… »
Ils arrivèrent près du corps – maintenant desséché mais toujours massif – du Basilic. Ron se dirigea droit sur la gueule du monstre, en délogea un croc, puis leva les yeux au ciel en une courte prière, et l'abattit sur la Coupe d'Helga Poufsouffle qu'Hermione avait sortie de son Sac en Perles.
L'objet émit un sifflement strident au contact du peu de venin que contenait encore le croc, puis il se déforma, se plia en tous sens, avant de se liquéfier sur le sol de pierre.
- « On a réussi, » déclara Ron comme s'il n'y croyait pas. Il leva les yeux sur Hermione et répéta : « on a réussi ? »
Hermione émit un faible rire, puis se précipita dans ses bras et l'embrassa, laissant la tension et l'appréhension dicter la marcher à suivre.
- « Hum… Oui… Bon… » fit Ron, horriblement gêné autant par le baiser que par le sourire d'Hermione, « on… On ferait mieux de remonter… »
A peine dit-il cela que le stress reprit ses droits. Remonter ? Vers la bataille, vers les problèmes, vers le danger, et mettre un terme à cette courte parenthèse bienheureuse…
- « Allons-y, » fit Hermione. Ron la suivit.
oOo
Neville observa Minerva McGonagall discuter avec Harry de la marche à suivre. Voldemort semblait avoir deviné la présence d'Harry dans le château, et leur avait adressé un ultimatum : il n'y aurait pas de combat si on lui livrait Harry…
Pansy Parkinson avait proposé de le lui livrer, elle avait été promptement rabrouée – et avait encore plus rabaissé les Serpentards dans l'estime générale. Un consensus s'était dégagé après ça : hors de question de livrer Harry, cette bataille serait décisive, on ne pouvait pas laisser les Serpentards, traîtres potentiels, en liberté pendant les combats, et il fallait évacuer les élèves les plus jeunes.
Alors que quelques professeurs invitaient gentiment mais fermement les Serpentards à regagner leurs dortoirs aux sous-sols, où ils seraient en relative sécurité, Harry, Neville et McGonagall prenaient des dispositions.
- « Maintenant que Rogue est parti, le bureau du Directeur est accessible, il possède la seule cheminée reliée au Réseau de Cheminette, nous pourrons faire sortir les élèves par là… » déclara McGonagall.
- « Il faudrait trouver un moyen de prévenir les membres de l'Ordre du Phénix – et peut-être que d'autres sorciers… Est-ce qu'on peut toujours appeler des gens par cheminée ? »
- « Non, elles ont été désactivées. Et seuls les Services de Cheminette peuvent les remettre en route – à cette heure-ci nous n'aurons personne… »
- « On peut envoyer des messagers par le passage du tableau, » intervint Neville.
- « Bonne idée ! Ils doivent partir maintenant. Combien de temps on a ? »
- « L'ultimatum a pris fin à la tombée de la nuit. Et avec la fuite des Carrows et de Rogue, non seulement Vous-Savez-Qui doit savoir, maintenant, qu'Harry est effectivement ici, mais aussi la teneur de notre réponse… La bataille va bientôt commencer. »
Harry se renfrogna, mais ses yeux lancèrent des éclairs.
- « Je dois vous laisser gérer ça, j'ai quelque chose d'important à faire avant de combattre. »
McGonagall sembla un peu déçue et un peu surprise, mais le cacha plutôt bien.
- « Soit. Je vais organiser l'évacuation des élèves qui ne peuvent ou ne veulent pas participer aux combats. Monsieur Longbottom, pouvez-vous vous charger des messages ? »
- « Oui, madame. Harry, si tu as besoin de quoi que ce soit… »
- « Merci Neville, mais ça devrait al… Ah, voilà Ron et Hermione ! Tout ira bien. A tout à l'heure ! »
Neville et Minerva McGonagall regardèrent le brun sortir et rejoindre ses acolytes, tenir conciliabule et rire ensemble, puis le trio disparut dans les méandres de Poudlard.
oOo
- « Retournons à la Salle Sur Demande ! »
Ron suivit Harry et Hermione, sa tête résonnant encore des félicitations chaleureuses de ses amis pour avoir trouvé si vite le moyen de détruire la Coupe – et toujours un peu chamboulé par le baiser échangé avec Hermione, aussi.
Le trio arriva devant la Salle Sur Demande, et Harry se focalisa sur la salle qu'il souhaitait trouver derrière la porte, tandis qu'il arpentait le couloir, aller-retour, à trois reprises. Enfin, la porte se matérialisa, et les trois amis se précipitèrent à l'intérieur. Harry parcourut le labyrinthe d'objets cassés et mis au rebut dans cette réserve, les innombrables pupitres, chaises et tableaux d'ardoise tachetés, ébréchés et entassés tête-bêche. Il savait à peu près où aller, et retrouva assez facilement finalement l'armoire où il avait un jour caché son manuel de Potions, cachette marquée par une sacoche de cuir. Il se saisit de la sacoche, l'ouvrit…
Oui. C'était bien le diadème. Le Diadème de Rowena Serdaigle.
- « Mais comment on va le détruire, celui-là ? » demanda Hermione.
- « Ron, tu as toujours le croc du Basilic ? »
- « Non. Il n'aurait pas pu servir de toute façon : il n'y avait plus de venin. »
Harry pinça les lèvres, et rangea la tiare dans son carton.
- « Bon, on trouvera bien… »
- « Potter ! Vous trois, ne bougez plus ! » fit une voix que Ron aurait préféré ne plus jamais entendre.
Les trois se retournèrent, pour se retrouver ciblés par deux baguettes tenues par les deux mastodontes de Serpentard : Vincent Crabbe et Gregory Goyle. Et entre les deux gorilles : Draco Malfoy et son air de fouine vexée…
Enfin, non. Ce n'était pas cet air-là qu'il arborait en cet instant, songea Ron. Son visage exprimait plutôt… Ah. Comment dire. Une colère désespérée ? C'était à peu près ça.
- « Potter, tu vas me rendre ma baguette, immédiatement ! »
Ron vit Harry déposer lentement le carton contenant le Diadème, se redresser tout aussi lentement, et diriger sa main vers son étui. Il eut un imperceptible mouvement de tête, et Ron comprit qu'il leur faudrait réagir au quart de tour. Au moment où il sortit la baguette, Ron et Hermione se jetèrent à terre, puis rampèrent vers un monticule d'objets hétéroclites, placards et instruments de musique, qui leur servit de rempart, tandis qu'Harry lançait un sort de bouclier puis un sort offensif.
Malfoy ne tenta même pas de les suivre, préférant s'éclipser lâchement (et en même temps, une petite voix perfide rappela à Ron que le blond n'ayant pas de baguette, il ferait une victime de choix sur un champ de bataille magique – Ron chassa cette pensée d'un reniflement dédaigneux).
Goyle suivit Malfoy, mais Crabbe continuait à canarder Harry de tout un tas de sortilèges. Hermione et Ron vinrent en renfort.
- « Vince ! Ramène-toi ! » fit Malfoy de derrière une armoire branlante, conscient que sa cause était perdue.
Mais Crabbe avait visiblement envie d'en découdre, alors qu'il reculait, il envoya un dernier sortilège – et de sa baguette sortit une flamme que Ron n'avait jamais vue. Une flamme en forme de dragon.
- « Du Feudeymon ! » cria Hermione, au bord de l'hystérie. « Il faut sortir ! Vite ! »
La panique fut générale. La flamme puissante et violente échappait au contrôle de Crabbe, et embrasait tout ce qu'elle touchait. Dans cette salle remplie de bois sec et de tentures desséchées, le Feudeymon trouvait de quoi s'alimenter, de quoi grossir, de quoi avaler encore plus de bois, encore plus de tissus – jusqu'à se nourrir de son propre invocateur. Alors que Crabbe se transformait en une torche humaine, hurlant dans son agonie, alors que Malfoy et Goyle fuyaient entre les monceaux de tables et de chaises, poursuivis par les flammes rageuses, Hermione sortit de son Sac en Perles trois balais, qu'ils enfourchèrent au milieu de leur course.
La chaleur, les flammes, la fumée, et leur fuite éperdue, les avaient désorientés. Ils tournèrent un moment au-dessus de la marée orange et jaune, jusqu'à ce qu'ils trouvent la porte d'entrée. Ils se dirigèrent dessus, désespérés, leurs cheveux sentant déjà le roussi.
- « On ne peut pas les laisser là ! » fit Harry, en détournant son balai de la sortie salvatrice.
Ron leva les yeux au ciel – ou plutôt vers le plafond enfumé, mais le suivit malgré tout. Encore fallait-il repérer les deux idiots de Serpentard, dans ce maelström. Au détour de deux colonnes de flammes, Ron les aperçut, perchés au sommet d'une tour branlante constituée d'un amas de pupitres.
- « Ils sont là-bas ! »
Les trois virèrent, Hermione devant, dégageant le passage grâce à des boucliers ou des sorts de Souffle, Harry et Ron derrière, focalisés sur leurs cibles. Alors qu'ils arrivaient près du haut monticule de tables empilées, Ron leva les yeux – et ce qu'il vit se grava dans sa mémoire.
Goyle lâchait prise. Ses mains glissaient sur le pupitre, dont le vernis était devenu poisseux sous l'intense chaleur dégagée par le Feudeymon. Il glissait, il commençait à tomber – et ne fut retenu que par Malfoy. D'une main. Et… Malfoy… le… remontait ! Sa main gauche s'agrippait désespérément au pupitre visqueux, sa main droite retenait Grégory Goyle – le gorille Goyle, et son bras se pliait lentement mais sûrement pour ramener Goyle à sa hauteur, et lui permettre de se raccrocher lui aussi.
Dans la distance, dans l'air vibrant et chatoyant, entre deux giclées de flammes évitées de justesse, Ron s'imagina peut-être plus qu'il ne les vit réellement : les dents serrées, les muscles bandés, la force surhumaine déployée dans ces instants de terreur désespérée… Et peut-être imagina-t-il aussi l'expression incrédule de Goyle, trop choqué pour être reconnaissant.
Mais ils arrivaient enfin à leur portée. Ron prit Goyle en charge, se stabilisant du mieux qu'il le pouvait avec cette masse supplémentaire – tandis que Malfoy bondissait sur le balai d'Harry. Ce fut alors la fuite éperdue vers la sortie, qu'ils passèrent en trombe avant de refermer la porte sur l'enfer qui se déchaînait à l'intérieur.
Le calme du couloir les abasourdit tous. Dans un silence surréaliste, ils déposèrent Goyle et Malfoy, Hermione rangea les balais… Goyle fit mine de vouloir continuer le combat, puis s'arrêta lorsqu'il avisa Malfoy s'adosser à un mur, la mine revêche, les yeux obstinément rivés au sol. Harry se plaça juste en face de lui, mais n'obtint ni un regard, ni un remerciement – ce qu'il n'attendait pas d'ailleurs. Mais c'était sa manière de lui signifier que Malfoy avait perdu, et qu'il garderait sa baguette – ce que le blond ne contesta pas.
Finalement le trio s'éloigna des deux Serpentards.
- « Tu crois que ce Feudeymon était suffisamment puissant pour détruire le Diadème ? » demanda Ron.
- « C'est sûr et certain ! » répondit Hermione, avant de se lancer dans de longues explications sur le Feudeymon, sa nature et sa puissance – que Ron n'écouta que d'une oreille, se tournant de temps en temps vers les deux Serpentards – Malfoy désormais assis par terre, le visage dans ses mains, tandis que Goyle regardait ailleurs.
oOo
Le fracas de la bataille les rejoignit cependant très vite : depuis les étages inférieurs, les défenseurs de Poudlard luttaient contre les attaquants. Bris de vitres, murs explosés, boiseries éclatées, Harry en avait le cœur serré. Hermione, Ron et lui arpentaient des couloirs vides mais parsemés de débris et en proie à des sortilèges destructeurs. Plusieurs membres de l'Armée de Dumbledore les croisèrent, parmi eux, Seamus Finnigan leur apprit que les Mangemorts étaient entrés et qu'ils allaient aider à les repousser. Harry lui demanda :
- « Et Voldemort ? » Il retint un mouvement d'humeur devant la grimace de Seamus, et poursuivit : « Il est là, aussi ? »
- « Pas que je sache. Il regarde les choses de loin… »
Une fois Seamus parti, Harry se plongea dans ses réflexions, et compta sur ses doigts.
- « La Bague des Gaunt, le Journal Intime de Jedusor, le Médaillon de Serpentard, la Coupe d'Helga Poufsouffle, le Diadème de Rowena Serdaigle… D'après Dumbledore, il devrait symboliquement y avoir sept morceaux, en comptant Voldemort lui-même… Je suis sûr que Nagini en est un. Et Nagini reste toujours près de son maître… »
- « Tu ne vas… Tu ne vas tout de même pas… »
- « Si. Je vais essayer de le trouver. Et de le tuer. C'est… indispensable. »
Ron ferma les yeux, mi-désespéré, mi-résigné.
- « Et comment on va faire pour le trouver ? »
Harry s'approcha d'une fenêtre. De l'extérieur, des sortilèges rouges et verts fusaient depuis les cours et les pelouses, d'autres bleutés, oranges et parfois incolores leur répondaient depuis les hauteurs. Harry se pencha encore, puis ferma les yeux pour essayer de se « connecter » à son ennemi intime… Un esprit boueux qui masquait des piques et des pièges. Un esprit rouge sang…
- « Je sais où il est ! »
Il se rua à travers couloirs et escaliers, suivi de Ron et Hermione, prit des passages secrets pour sortir du château, et aboutit près du lac entourant Poudlard. Ils suivirent la berge jusqu'à un ponton, près duquel se tenait une petite cabane, dont sortait Lucius Malfoy, aussi pâle qu'un fantôme. Ils attendirent qu'il s'éloigne, puis s'approchèrent silencieusement, et soudain furent à portée de voix des occupants de la cabane.
Voldemort, et Severus Rogue.
Les trois jeunes sorciers écoutèrent, en silence, retenant leur respiration, la conversation qui se déroulait à l'intérieur. Voldemort estimait qu'il n'était pas le véritable maître de la baguette de Sureau, puisqu'il n'avait pas lui-même tué son ancien propriétaire. Il considérait que Rogue était un obstacle à sa maîtrise définitive et absolue de cette Relique. Harry grimaça lorsqu'il entendit Voldemort ordonner à Nagini de tuer le professeur.
C'était atroce, de rester là, derrière cette mince paroi de pierre et de bois, à écouter un homme se faire tuer sans rien faire, sans rien dire. Cela ne prit que quelques secondes, mais elles parurent interminables à Harry. Il entendit la porte s'ouvrir, aperçut Voldemort et son serpent qui s'éloignaient du site de leur dernier meurtre, et dut se faire violence pour se lever, entrer et approcher la victime.
Il y avait tellement de sang. Harry ne savait pas quoi faire. Lorsqu'il l'aperçut, Rogue le fixa de son regard charbon, conscient qu'il n'en avait plus pour longtemps, conscient qu'il avait encore des choses à dire, tant de choses à révéler. Alors qu'une larme coulait, il fit signe à Harry de la récupérer. Harry, confus, déboussolé, demanda à Hermione une fiole, une flasque n'importe quoi, vite, il savait que son ton était sec, impitoyable, mais…
Hermione lui mit un récipient dans les mains, un minuscule flacon de verre, qu'Harry apposa sur la joue de son ancien professeur de Potions.
- « Dans… la Pensine… » fit Rogue d'une voix hachée. « Re… Regarde-moi. »
Ce fut la chose la plus dure qu'Harry eut à faire, de toute son existence. Il le regarda. Se força à le regarder, à ne pas dévier, inutile de prétendre qu'il allait le sauver, inutile de se défiler en essayant d'examiner la blessure… Severus Rogue n'avait pas besoin d'hypocrisie au moment de mourir.
- « Tu as… les yeux de ta mère. »
Puis il expira.
Il fallut retourner au château, il y avait un moment de répit dans cette bataille, les deux camps comptaient leurs morts. Harry, Ron et Hermione arrivèrent dans la Grande Salle pour y voir étendus les cadavres de personnes chères : Fred Weasley, Remus Lupin, Nymphadora Tonks. Harry les regarda, tous, sans se détourner, écoutant de loin les pleurs de Ginny, de Ron, et de Molly Weasley. Il avisa McGonagall.
- « J'ai besoin d'accéder au bureau du Directeur, et d'utiliser la Pensine. »
Minerva faillit lui faire remarquer que ce n'était peut-être pas le moment, mais elle vit son expression et s'en abstint. Elle se contenta de lui donner le mot de passe, et Harry, laissant Ron et Hermione auprès des blessés et des morts, monta jusqu'au bureau du Directeur. Il fut surpris de constater que Rogue n'avait strictement rien changé dans la pièce – il y avait juste un portrait supplémentaire parmi les tableaux des Directeurs, et des dossiers en piles nettes sur les commodes. Il dénicha dans le placard où elle se trouvait habituellement, la Pensine d'Albus Dumbledore. Il y versa la larme de Rogue, puis, prenant son inspiration, se plongea dans ses souvenirs.
Lorsqu'il en sortit, il était blanc comme un linge, mais déterminé. Ron et Hermione l'attendaient devant la porte du bureau.
- « Voldemort a envoyé un message spécifiquement pour toi, Harry, » fit Ron, les yeux cernés et rougis. « Il dit que si tu te rends, si tu viens dans la Forêt Interdite avant l'aube, il se retirera sans faire plus de victimes. »
- « Il ment, évidemment ! Et il va tuer Harry ! » intervint Hermione, véhémente. « Et la communauté subira son joug jusqu'à... »
- « Je vais y aller. »
Les deux amis se figèrent et se tournèrent vers lui.
- « Je dois y aller. Il y en a un huitième, et le huitième, c'est moi. Après… Après, il sera vulnérable, et vous pourrez le tuer. »
Hermione se tordit les mains, les larmes aux yeux, secouant la tête comme pour nier ce qu'elle venait d'entendre. Harry descendit les escaliers et se rendit à la Grande Salle, où il fut accueilli par de nombreux regards interrogateurs, et parfois rancuniers. Dans le silence, il annonça à tous son intention de se rendre.
Alors que l'heure de la fin du délai arrivait, il se leva et se dirigea vers le grand portail. Dans le hall d'entrée, il s'approcha de Neville.
- « Neville, il faut absolument tuer Nagini. Pourras-tu… ? »
- « Ce sera fait, Harry, je te le promets, mais toi, tu es sûr que… Enfin je veux dire, il y a certainement… »
Harry eut un demi-sourire, se contenta de serrer brièvement l'épaule de son ami, puis sortit. Il s'assura qu'il avait sur lui ce qu'il avait de plus précieux : sa Cape d'Invisibilité, la baguette de Malfoy et le Vif d'Or que Dumbledore lui avait légué. C'est avec ces maigres possessions qu'Harry Potter marcha vers la mort. Au-delà des arbres de la Forêt Interdite, le ciel pâlissait.
Après un long chemin entre les arbres noueux et revêches, Harry arriva finalement à la clairière où l'attendaient Voldemort, et ses Mangemorts les plus fidèles : les Malfoy, cette folle de Bellatrix, les frères Lestrange, et le loup-garou Fenrir Greyback – ceux-là ne portaient même plus de masque.
Harry se planta devant eux, et attendit. Avec un sourire radieux tout autant que carnassier, Voldemort leva sa baguette, la pointa avec une lenteur délibérée, savourant son moment de victoire, puis lança son sortilège.
- « Avada Kedavra ! »
oOo
Dans la Grande Salle de Poudlard, l'écran devint vert tout entier, puis blanc. Il y eut un moment de flottement tandis que les spectateurs se remettaient des émotions d'Harry : leurs cœurs avaient battu avec le sien, le sang avait afflué à leurs tempes, comme le sien, et personne ne comprenait son calme au moment de subir le sortilège mortel.
Ils l'avaient vu avec surprise s'arrêter sur le chemin, et… parler tout seul, dans la pénombre. Il n'y avait personne autour de lui, et tous s'étaient demandé ce qu'il faisait là, mais cet intermède leur avait fait ressentir une puissante vague de nostalgie, de regret, et aussi instauré une volonté et une force sans failles. C'est rasséréné qu'il avait repris son chemin et s'était soumis à Voldemort.
L'écran vacilla un instant, le choc de l'Avada semblait l'avoir déstabilisé. Les images suivantes, lorsqu'elles se stabilisèrent, firent grimacer les gens : c'était le soir, et ils reconnaissaient la scène : le moment où Harry révélait sa présence et où Pansy Parkinson proposait de le livrer à Voldemort pour éviter le conflit. Allaient-ils devoir subir à nouveau cette bataille ?
Mais les évènements étaient cette fois vus par quelqu'un d'autre…
NOTE DE L'AUTEUR
Remarques diverses et variées :
Fichtre ! Ce chapitre m'aura causé bien du souci. J'ai un jour de retard dans la publication, je m'en excuse. J'espère qu'il vous plaira, même si l'histoire vous est évidemment parfaitement connue. Bonne lecture à tous !
Réponses aux reviews :
hathor2 : merci ! Voici la suite !
Savang : bon, ben non, ni Gabrielle, ni Viktor pour ce chapitre. On revoit Viktor plus tard (peut-être au prochain chapitre, je dois encore faire le découpage…) Merci et à bientôt !
Faenlgiec : oui, n'est-ce pas ? C'est humain et en même temps inquiétant de savoir qu'on peut parfois trouver un meurtre parfaitement légitime… Bonne lecture !
melu49 : merci pour ton soutien et ta review, effectivement, une lectrice trouvait que je donnais de trop beaux rôles aux Malfoy. Ce n'est pas ce qui me gênait le plus dans sa review, car je peux le comprendre, mais elle semblait penser qu'en leur donnant plus d'épaisseur et en expliquant leurs motivations, je justifiais par contrecoup les crimes de Voldemort. Un raccourci qui, là, m'a dérangée… Enfin, je te souhaite une bonne lecture !
Elorah : oui, on approche de la fin, enfin ! En prenant la défense de Draco contre la mère Flint, la mère de Blaise paye simplement une dette (puisque Draco a sauvé son fils en empêchant Marcus de cafarder). Car oui, elle dit ce qu'elle veut, mais Blaise est quand même son fils, et elle y tient, de manière pas toujours évidente. Bonne lecture et à bientôt !
Luffynette : merci ! Bonne lecture !
Magouille : ce sont les prémisses de la Magie de l'Eau… une magie que Draco ne connaît pas encore, il ne sait pas qu'il est affilié à cet Elément, mais pendant quelques secondes, sa colère l'a mobilisée de manière inconsciente pour éliminer Marcus et la menace qu'il faisait peser sur Blaise… Le corps humain étant composé à 65% d'eau en moyenne, la magie de l'Eau là-dessus, ça peut faire du dégât… Voili voilou. Bonne lecture !
Inril Serket : Ah, Druella Zabini ne défend pas les Rowane, elle défend ponctuellement Draco contre la mère d'un type qui aurait pu provoquer la mort de son fils et de sa famille s'il n'avait pas été arrêté par Draco. Elle ne fait que payer une dette au moment où elle découvre qu'elle en a une, ça permet de ne pas la traîner sur des mois ou des années. Narcissa, par son signe de tête, reconnaît que la dette est payée. On arrive vers la fin, maintenant, plus que quelques chapitres (trois, je pense).
Loursa : oui, c'est exactement ça, Druella Zabini paye une dette. Pour le cas des vampires, on voit ça au prochain chapitre ! Merci pour tes compliments, et bonne lecture !
Ashtana3 : Druella n'est pas gentille, et n'avait absolument pas prévu ce qu'elle allait voir. Elle a simplement constaté qu'en tuant Marcus, Draco avait rendu un fier service à son fils et à sa famille, elle a une dette envers lui, et elle la paye en le protégeant. Donc, non, il n'y a pas de manipulation des Rowane de la part de Druella Zabini par le biais du Jugement… Je suis contente de ne pas être la seule à voir les vieilles familles de sorciers uniquement comme de simples meurtriers sans scrupules. En tout cas j'attends avec impatience ta review sur le tome 2 des Lignées, et je suis contente si ça te plaît jusqu'ici. Bonne lecture et à bientôt !
calire de l'aube : merci ! Voici la suite, bonne lecture !
Dea Artio : merci pour tous ces compliments. En ce qui concerne Draco et les baguettes, il avait le choix : soit les remettre en place dans le bureau (et affronter les dangers que cela comporte de fouiner dans les affaires de son père et de Voldemort), soit les garder dans sa chambre avec le risque d'être découvert avant ou après son retour à Poudlard, soit les sortir du Manoir et les envoyer ailleurs… Il a choisi la troisième solution. Quant à l'intervention de Druella Zabini… j'ai toujours ce problème avec le Jugement : soit je fonce dans l'histoire sans jamais rappeler qu'il s'agit des souvenirs des uns et des autres, effectivement, ça permet de garder un rythme soutenu soit je rappelle de temps en temps qu'il y a des spectateurs et que ces souvenirs ont aussi un impact sur eux, avec le risque de casser le rythme. L'équilibre est dur à tenir, parfois ça passe bien, parfois ça passe mal… Et j'ai recommencé pour ce chapitre, hélas, mea culpa… Enfin, bonne lecture, et merci pour tes compliments ! (Je suis notamment d'accord avec toi que c'est très agaçant, ces sorciers qui ont laissé Harry et les autres faire le boulot sans lever le petit doigt. J'ai donc mis dans la bouche de Blaise, vis-à-vis des réfugiés, tout le bien que je pense de ça…)
Piitchoun : oui, je sais, c'était un subterfuge honteux, mais je ne veux pas m'engager et faire une promesse que je ne suis pas sûre de tenir. Enfin, bonne lecture.
Kalila78 : merci ! Bonne lecture !
fan de fanfic : ce deuxième arc a pour objectif que les membres du Clan se connaissent le mieux possible et sachent exactement par quoi chacun d'entre eux est passé, il se terminera avec les conclusions du Jugement (d'ici trois chapitres probablement). Evidemment, cela appelle un troisième arc, avec la vie des Rowane et leurs exploits futurs, malheureusement, comme je l'indiquais à d'autres lecteurs, je ne suis pas sûre d'avoir le temps de l'écrire, car j'ai des projets professionnels qui devraient se concrétiser d'ici peu. Donc voilà. Je te souhaite une bonne lecture.
Guest : tous un peu inconscients, je le reconnais… Moins Flint que les autres ceci-dit, il n'avait aucune raison de penser que des camarades de Poudlard seraient à la tête du réseau… Mais oui, que Millie laisse à son elfe le soin de sélectionner les prisonniers à extrader était un risque démesuré… Bonne lecture !
Severuse : merci ! Voici la suite !
Mel-In-E DL : eh bien voilà. Tu as la partie Harry/Ron/Hermione chez les Gobelins… En regardant la chronologie des faits, j'ai été stupéfiée (car je ne me souvenais pas que c'était aussi rapide) de constater qu'ils cambriolent Gringotts dans la matinée du 1er Mai, et qu'ils retournent à Poudlard dans la soirée pour la bataille de la nuit du 1 au 2 Mai. Ils se reposent jamais, en fait… Enfin, voilà, bonne lecture !
