Désolé pour tous ceux qui aime Nott mais le revoilà plus ou moins mis en scène et toujours de la même façon ^^ alors je m'excuse, je respecte beaucoup ce personnage mais c'est tombé sur lui xd mais bon pour éviter de me faire massacrer et puis pour le bon sens de l'histoire surtout je crois que la fin de ce chapitre vous l'aimeriez et que vous pouriez me pardonner xd


Chapitre 11 : Quand le démon revient

Blaise prenait ce moment comme le meilleur de sa courte vie. Ils avaient faillit s'embrasser. Il n'en revenait pas. Il était totalement bouleversé. C'était un sentiment bien étrange qu'il avait ressenti lorsqu'elle avait posé ses lèvres si proche des siennes. Un frisson. Un frisson de bien être et de … désir. Oui, désir était le mot. Il l'avait désiré comme il n'avait jamais désiré personne auparavant. Et ce qui le surprenait le plus, c'était qu'il avait ressentit cela avec ce simple touché de ses lèvres, si douces, contre sa peau. Il ne pouvait plus nier son attirance pour elle. Il la trouvait toujours plus belle. Combien de fois il avait pensé qu'il voulait l'embrasser, la prendre dans ses bras même si ça, ça ne le gênait pas … ou plus. Décidément Hermione Granger avait vraiment mit le bazar dans sa vie et dans sa tête.

Mais comment en si peu de temps avait-il pu la désirer ? Si Draco l'entendait penser, il lui dirait sûrement qu'on n'a pas besoin de beaucoup plus qu'un regard pour désirer une femme. Mais là c'était différent, il le savait. Il y avait beaucoup plus que du désir, qu'une attirance mutuelle. Oui, elle était partagée cette attirance. Il en était sûr puisqu'elle avait faillit l'embrasser. Mais qu'y avait-il de plus ? Une amitié ? Oui ça il en était certain. Du bien être ? Oui mais il savait qu'il y avait quelque chose de plus. De bien plus qu'une amitié et du bien être quand il était avec elle mais il ne savait dire quoi. Il ne trouvait pas le mot adéquat. D'un sens il l'espérait vraiment qu'il y est bien plus entre eux qu'une forte attirance. Il ne pouvait se permettre de la faire souffrir juste pour une attirance qu'elle soit réciproque ou non. Il ne pouvait pas la briser encore plus qu'elle ne l'était déjà. Il l'avait vu souffrir. Aller de mal en pis. S'enfoncer dans la douleur perpétuelle qu'est le remord. Il n'avait put que réagir. Il n'avait put qu'ajouter l'aide et le réconfort à cet accord tacite entre eux, qui désignait le silence comme roi. Maintenant qu'elle allait mieux car il l'aidait à oublier, il ne pouvait lui rappeler cet incident juste pour une envie. Ce serait violer une seconde fois son intimité. Oui, il ne voulait pas la faire souffrir. Il s'était attaché à elle d'un lien qu'il espérait indestructible. Pourquoi ? Il n'aurait su dire. Il avait une certaine impression que quoi qu'il arrive maintenant ils couraient tous les deux à leur perte, ils étaient trop liés, le mal était fait. Mais était-ce vraiment la réalité ou simplement son imagination ? Que pensait sa lionne ?

Dans un soupir, il se leva du canapé et partit dans sa chambre, dormir.

« Hermione se baladait dans les couloirs du château. Tout était sombre à cette heure tardive. Elle se sentait mal à l'aise, seule, dans cette obscurité transpercée par la faible lueur de sa baguette. Après plusieurs tours et détours, elle arriva dans un couloir peu fréquenté habituellement, mais quatre élèves était là. Elle s'approcha doucement pour les surprendre.

- Vous n'avez rien à faire dans les couloirs, retournez dans vos dortoirs.

- Tiens, tiens, mais voilà Granger notre chère Sang de Bourbe.

Hermione déglutit, elle avait l'impression de déjà vu. Elle avait à faire à quatre Serpentards : Goyle Crabbe, Nott et Davis.

- Alors Sang de Bourbe, on ne dit plus rien ? s'enquit Goyle.

- Retournez dans vos dortoirs avant que je ne vous enlève des points, c'est tout ce que j'ai à dire.

- Oh, s'exclamèrent en chœur tous les serpents sauf Nott.

- C'est qu'elle est vachement sexy Granger quand elle se met en colère et quand elle a peur, murmura Nott au bout d'un moment en s'approchant dangereusement d'elle.

- Ne m'approche pas !

- Ne t'inquiète pas, tu n'auras pas mal, dit-il en lui caressant la joue.

Tous les autres ricanèrent pendant qu'elle rejetait la main baladeuse et reculait d'un pas. Elle avait de plus en plus peur. Pourquoi fallait-il qu'elle retombe à nouveau sur eux et de nouveau seule ? Nott se mit à rigoler en tournant la tête sur le côté. Hermione avait un mauvais pressentiment. Tout ça, elle l'avait déjà vécu. Ce regard, qui ne valait rien qui vaille, elle s'en souvenait comme si c'était hier. Soudain elle fut projetée contre le mur et sa tête cogna contre la pierre froide.

- C'est rare qu'un Nott s'intéresse à quelqu'un surtout dans ton genre, alors quand on a la chance d'être choisie on ne la rejette pas, dit le serpent à son oreille alors qu'il était tout collé contre elle.

- Tu parles d'une chance, je pourrais … ah !

- Ne me cherche pas Sang de Bourbe, dit-il faisant rire les trois autres.

Elle n'avait pu finir sa phrase car Nott venait de passer sa main sous sa jupe. Hermione, sans le montrer, avait vraiment peur. Pourquoi n'avait-elle pas fait cette ronde avec Blaise ? Le Serpentard arracha le haut de son chemisier faisant sauter plusieurs boutons qui s'éparpillaient sur le sol. Sa poitrine apparut et elle voulu la cacher mais Nott fut plus rapide. C'était trop réel, elle ne pouvait pas revivre cette scène. Elle retint les larmes qui menaçaient de couler du mieux qu'elle put. Nott attrapa ses poignets et les tint d'une seule main au dessus de la tête de la Gryffondor tandis que l'autre caressait doucement mais sans douceur sa gorge, descendant petit à petit vers le soutien-gorge noir.

- Sexy la lingerie, Granger, déclara le Serpentard faisant rire de plus belle ses camarades, excités comme des puces.

Il la regarda dans les yeux et celle-ci lui cracha à la figure. Nott resta impassible, ne bougeant pas pendant plusieurs secondes qui parurent de longues minutes à Hermione qui attendait sa sentence. Il s'essuya calmement avec sa main libre et la regarda avec des yeux noirs de colère. Hermione savait qu'elle revivait la même scène. Au plus profond d'elle, elle espérait que Blaise viendrait la sauver comme la première fois.

- Tu n'aurais jamais du faire ça, dit-il d'une voix qui glaça le sang de la lionne.

Il repassa sa main sous la jupe pour caresser ses fesses puis frôla son intimité, la faisant crier d'horreur. Elle n'avait put s'en empêcher. Se faire toucher par le Serpentard lui donnait envie de vomir. Nott, pour l'empêcher de crier encore plus et d'attirer des professeurs, posa brutalement sa bouche sur les lèvres d'Hermione. Elle émit un gémissement de douleur quand il lui mordit la lèvre. Elle essaya de le repousser mais il était bien trop fort pour elle. Elle sentit Nott sourire devant cet acte de libération complètement raté. Mais Blaise allait arriver, il allait venir la sauver. Elle le savait, elle ne devait pas s'en faire. Comme pour la première fois, cela l'excita encore plus, il continua donc ses caresses. Commençant tout d'abord par son ventre puis les cuisses et pour finir son intimité heureusement pour elle toujours cachée par sa culotte. Hermione attendait la venue de Blaise qui tardait à venir. Nott la touchait encore plus partout. Elle pouvait même sentir contre elle l'excitation du serpent qui n'avait qu'une envie : la violer. De sa main libre, il tira sur l'élastique de sa culotte. Elle poussa un petit cri, de nouveau interrompu par les lèvres du Serpentard.

- Tu verras, tu aimeras ça, lui souffla-t-il à son oreille lui donnant plus de frisson.

Mais où était Blaise ? Elle avait besoin de lui. Cette fois-ci, Nott baissa d'un coup sa culotte. Mais elle ne put crier, le serpent ayant prévu le coup. Pour se venger et essayer de se tirer de ce mauvais plan, car elle avait de plus en plus peur que Blaise ne vienne pas. Elle mordit avec force la lèvre de son nouvel ennemi. Il libéra sa bouche pour pousser un juron mais au plus grand malheur d'Hermione, il tenait toujours avec force ses bras au dessus de sa tête. Sans qu'elle n'eut le temps de dire ou faire quoi que se soit, Nott mis sa main sur son intimité et la pénétra d'un doigt pour se venger. Elle se mit à crier le plus possible se débattant alors que le Serpentard se régalait de la peur qu'il voyait sur son visage et que les autres ricanaient derrière.

- Hermione !

Elle voyait toujours le visage de Nott mais d'où venait cette voix ? Il n'y avait personne d'autre.

- Hermione réveille-toi ! »

« Réveille-toi ! » C'était la voix de Blaise. Il était là. Ce n'était qu'un cauchemar. Elle ouvrit grand les yeux et se releva en sursaut.

- Là, doucement, je suis là. Ne t'inquiète pas. Chut, calme-toi.

Blaise me murmurait tout ces mots alors que je me jetais dans ses bras en pleurs.

- J'ai cru que tu ne viendrais plus, dit-elle entre deux pleurs.

Blaise fut troublé par cette phrase. Qu'est-ce qu'elle voulait dire par là ?

- Tu ne venais pas, il m'a fait si mal, ajouta-t-elle pleurant encore plus.

- C'est bon, je suis là maintenant. Il ne te fera plus de mal, je te le promets.

Il était en colère. Il venait de comprendre ses paroles. Elle avait revécu l'accident sauf qu'il n'était jamais arrivé et … Il ne savait pas de quoi elle avait rêvé. Il ne savait pas ce que Nott lui avait fait de plus mais sa colère contre le Serpentard avait doublé. Sans le faire, il avait violé l'intimité de la Gryffondor une deuxième fois.

Au fond d'elle, elle savait qu'il viendrait la sauver. Même si ce n'était pas dans son rêve, elle le savait. Depuis l'accident, il la sauvait tout le temps, et à chaque fois d'elle-même. Mais Nott lui avait fait si mal, et ce rêve encore plus. Elle avait encore l'impression de sentir les mains du Serpentard sur elle, sur sa peau, en elle. Comment un rêve pouvait vous marquer à ce point physiquement ? Elle se sentait sale. Encore plus que dans la réalité. Pourquoi n'avait-elle pas été plus forte ? Pourquoi elle n'avait pas pensé à sa baguette plutôt, avant que celle-ci ne soit imprenable dans sa poche alors qu'elle avait les mains au dessus de sa tête ? Oui, elle n'avait pas été très intelligente ce soir là. Et elle s'en voulait. Les larmes n'arrêtant pas de couler sur ses joues le prouvait bien. Tout le travail qu'elle avait fait sur elle était à refaire. Heureusement pour elle, elle n'était pas seule. Blaise était là. La serrant tout fort contre lui, lui caressant le dos, enlevant une petite partie des traces que le Serpentard avait laissé sur elle. Elle se sentait vraiment bien, là, dans ses bras. Elle était en sécurité. Plus rien, ni personne ne pouvait l'atteindre. Elle savait qu'il la protègerait mais la protègera-t-il contre tout ? Non. A la fin, ils allaient en pâtir car ils étaient déjà beaucoup trop proche, beaucoup trop liés. Mais malgré tout, elle décida d'en profiter au maximum jusqu'à ce qu'ils soient obligés d'être séparés. Sa respiration calme et ses battements de cœur contre son oreille eurent raison d'elle. Cela la calmait plus vite qu'un bon livre ne l'aurait fait. Blaise Zabini lui était devenu indispensable. Il était devenu en quelque sorte son oxygène.

Elle était devenu calme, très calme. Ils ne parlaient pas mais ils n'avaient pas besoin de mot, les gestes suffisaient. Ce silence reposant était révélateur. Il se comprenait ainsi. Ses bras l'entourant sans vouloir le lâcher suffisait à lui montrer toute la peur qu'elle venait d'avoir. Les larmes qu'elle avait eut montrait son soulagement qu'il l'est sauvé, encore une fois. Mais aussi, ce qui lui serrait le cœur, c'était que ses larmes montraient que tout ce qu'elle avait essayé d'oublier cette semaine était revenu. Son mal être, son remord, tout était à refaire ou presque. Leur amitié était déjà là.

Au bout d'une demi-heure, positionnés ainsi, les pleurs se tarirent. Il s'écarta de la brune et la recoucha correctement dans son lit et remit son drap rouge sur elle. Il passa doucement ses doigts sous ses yeux bruns si tristes pour enlever les larmes encore présentes. Il se pencha vers elle et lui baisa le front. Il allait s'en aller, la laisser dormir.

Quand elle vit qu'il allait partir, elle eut peur. Non elle ne voulait pas qu'il parte. Elle ne voulait pas retrouver les noirceurs de sa chambre, une fois la porte fermée derrière lui. Elle avait besoin de sa lumière à elle, émanant de lui. Il se leva. Elle hésita mais très vite elle attrapa son bras. Il se retourna vers elle, le regard interrogateur. Hermione le regarda sans rien dire. Maintenant qu'il était debout elle pouvait voir qu'il ne portait qu'un tee-shirt par-dessus son boxer. Elle rougit un peu, heureusement cachée par le peu de lumière dans la pièce, mais, à vrai dire, elle s'en fichait.

- Ne me laisse pas seule, finit-elle par demander.

Le Serpentard la regarda surprit par sa demande. Le regard de la Gryffondor toujours remplit de tristesse, mais aussi d'espoir, de peur et de remord, le fit décider de rester. Il ne pouvait pas l'abandonner. Il lui fit signe de lui laisser un peu de place et il se glissa sous les draps. Qui aurait pensé que Blaise Zabini dormirait un jour dans des draps rouge avec une Gryffondor ? Mais bon, il ne pensait pas à ça à ce moment, justement seule cette Gryffondor l'importait. Il la prit dans ses bras et décida de redire la même phrase que quelques jours auparavant.

- Ce n'est pas de ta faute, Hermione, rien n'est de ta faute.

A ces mots, elle plongea ses yeux dans ceux du Serpentard. Elle lui était tellement reconnaissante, pour tout ce qu'il faisait pour elle. Cet océan noir était remplit de sentiment qu'elle n'aurait sut dire, ou plutôt qu'elle ne voulait pas dire car cette pensée l'effrayait. Alors elle se mit à chercher quelque chose d'autre mais ce sentiment était présent partout, l'emprisonnant petit à petit. Elle s'enfonçait dans ses yeux profonds, prêtes à s'y noyer. Elle voulait savoir. Elle voulait comprendre ce sentiment.

- Je serais toujours là pour toi, Hermione, dit-il enfin.

Il lui mentait, elle le savait. Il ne pourrait être toujours là pour elle. Néanmoins, elle se rendit compte qu'elle s'en fichait. C'était l'intention qui compte. Il voulait la protéger et finalement… Ce sentiment, oui, elle le connaissait. Ça ne pouvait être que ça.

Alors que tout les deux lisaient la même chose chez l'un comme chez l'autre, cette fois-ci se noyant volontiers dans leurs regards, ils s'approchèrent et scellèrent leurs lèvres en un baiser, chaste, tendre et rempli d'amour.


Chapitre corrigé par Julia Erwelin