Chapitre 18 : Vérité bouleversante
Une semaine. Une semaine qu'Harry était partit sans aucune nouvelle. Pour tout le monde, le directeur était revenu le lendemain mais Hermione savait pertinemment qu'il n'aurait jamais laissé Harry seul. C'était sûrement quelqu'un de l'Ordre qui avait prit sa place avec son apparence. Encore une action du polynectar. Cela faisait aussi une semaine que les Weasley ne lui avaient pas adressé la parole malgré ses tentatives. Elle sentait qu'elle était épiée par la rouquine qui lui avait promit de découvrir son secret, mais sans résultat pour le moment puisqu'elle faisait attention. Toute cette situation l'anéantissait. Elle se sentait coupable malgré qu'elle n'y fût pour rien. Cependant, à cause de cette histoire, le trio d'or n'était plus.
Harry était partit seul en laissant ses deux amis derrière lui, deux amis qui ne s'entendaient plus. Qu'allait dire Harry quand celui-ci rentrerait de sa mission ? La laisserait-il seule aussi ? Pour elle, seul Blaise était encore là pour elle, même si, au fond d'elle, elle savait que ce ne serait que pour un temps. Dans un sens, c'était sa relation avec lui qui avait détruit ses relations avec ses amis mais elle l'avait sauvé aussi. Avec lui, elle était entière, elle n'était plus cette coquille vide. Elle ne trouvait pas qu'elle avait changé. Elle était toujours elle-même, Hermione. Elle ne comprenait pas Ron et Ginny qui disaient le contraire. Elle se sentait trahie dans un sens car jamais ils n'avaient sut son malaise, ils n'y avaient pas fait attention, ils ne l'avaient pas vu, mais son bonheur soudain dut à son secret, ça ils l'avaient remarqué. Ils trouvaient cela louche qu'elle soit heureuse mais cela était normal qu'elle soit malheureuse. Elle savait qu'on était en guerre mais cela n'était pas une raison pour être malheureuse tout le temps. Ils étaient pourtant ses amis alors elle ne comprenait pas. Elle était donc anéantie par cette conclusion, par le fait qu'elle se retrouve seule contre tous, qu'elle ne pouvait pas vraiment compter sur son petit-ami puisque la raison de cette situation était Harry et qu'il était tabou dans le couple de parler de lui. Elle était vraiment seule, la vraie solitude.
De son côté Blaise ne savait plus où donner de la tête. Entre Hermione qui était anéantie, qui redevenait comme avant leur relation et Draco qui commençait à avoir des idées concernant sa mission. Ce qu'il craignait le plus c'était qu'il s'attaque à Hermione alors qu'elle n'était pas vraiment en état de répliquer. Il préférait qu'il s'en prenne aux Weasley qu'à sa petite-amie. Oui la mission de Draco était d'affaiblir Potter en faisant du mal à ses amis. Mais ce qu'il craignait, c'était sa façon de procéder qu'il ne connaissait pas encore. Il savait qu'il allait faire quelque chose bientôt, puisque Potter était partit, Merlin sait où, en laissant ses amis derrières lui. Amis qui n'étaient plus unis comme avant.
Et dire qu'il en était responsable. On pouvait dire qu'il avait faire sa part du marché sans vraiment le savoir. Se rapprocher d'elle avait conduit la Gryffondor à se replier dans sa solitude. Quand il la retrouvait dans leur salle commune, elle n'était plus vraiment elle-même. Elle lui souriait mais c'était faux. Il savait qu'elle souffrait et que sa présence l'aidait qu'un peu. Quand elle était avec lui, il espérait qu'elle oubliait tout pour ne penser qu'à lui, qu'à eux. Mais dès qu'il devait se séparer, il voyait son sourire se faner. Et cela, il ne le supportait pas. Alors, au risque de se faire prendre, il multipliait les marques d'affections en dehors de leur appartement, en dehors des rondes. Il voulait qu'elle retrouve le sourire, c'était sa priorité. Il voulait qu'elle reprenne force en elle avant que Draco ne mette son plan à exécution.
Il l'observait à la dérobée, assise à sa table, loin de tous ses amis. Elle touchait à peine à son assiette et alors que ça faisait à peine dix minutes qu'elle était là, elle se leva et sortit de la Grande Salle. Blaise qui avait finit son repas, donna l'excuse qu'il devait chercher un livre à l'appartement et sortit lui aussi de la Grande Salle. Il savait qu'il y avait très peu de personne qui n'était pas assit à leur table pour manger, il risquait moins de chose à cette heure-ci. Il la chercha du regard et il la vit enfin en haut des escaliers de marbre. Il se dépêcha de la suivre pour ne pas la perde de vu, sans voir qu'il était suivit. Il suivit la Gryffondor sans rien faire, pensant qu'elle allait à leur appartement, mais quand celle-ci tourna dans le sens opposé, en direction de la bibliothèque, il se dépêcha de la rattraper.
- Granger !
Hermione se retourna, prête à affronter une bande de Serpentard puisque c'était la voix de Blaise, mais elle fut surprise de le voir seul.
- Qu'est-ce que tu veux ? demanda-t-elle, lasse d'être sur ses gardes pour rien.
Blaise la rattrapa et s'arrêta devant elle. Il vérifia autour d'eux qu'il n'y avait personne dans le couloir avant de lui répondre.
- Te parler.
- Et de quoi ?
Blaise soupira. Hermione était plus que sur ses gardes, presque toujours agressive en dehors de l'appartement. Il savait que c'était sa façon de se protéger mais pourquoi était-elle ainsi avec lui aussi ?
- Hermione …, dit-il en frôlant sa joue avec sa main. S'il te plait …
La Gryffondor ferma les yeux à ce contact si doux. Elle savait qu'il s'en voulait et que cela lui faisait mal de la voir ainsi. Il n'y avait personne pourquoi ne pas baisser la garde juste quelques secondes. Elle rouvrit les yeux et fixa les siens tout en attrapant son visage de ses mains. Elle caressa elle aussi avec ses pouces sa peau si douce. Puis ils s'embrassèrent comme si leur vie en dépendait jusqu'à…
- Oh !
Les deux amoureux se retournèrent, horrifiés d'être prit en faute par … Ginny Weasley.
Elle les avait suivit dès la sortie de la Grande Salle. Au début de la scène, elle n'avait pas comprit. Pourquoi l'appelait-il par son prénom ? Pourquoi lui caressait-il la joue ? Pourquoi fermait-elle les yeux comme si elle appréciait ce contact ? Pourquoi le fixait-elle en lui tenant le visage ? Pourquoi l'embrassait-elle ? Là, la vérité la frappa de plein fouet. Elle venait de découvrir son secret. Elle sortait avec Blaise Zabini. Elle les avait trahis. Après avoir attiré leur attention sans le vouloir, elle se mit à courir en sens opposé. Elle voulait trouver son frère, tout lui dire, qu'Hermione était une traitresse qui les avait trompé.
- Ginny ! Ginny attend ! cria Hermione qui courait derrière elle. Je peux tout t'expliquer !
La rouquine s'arrêta net et se retourna. Elle était en colère. Comment pouvait-il y avoir une explication à ce qu'elle venait de voir. Elle avait tout vu, il n'y avait rien à expliquer. Pour Ginny tout était très clair mais une part d'elle espérait qu'elle s'était trompée, que ce n'était qu'un rêve. Hermione n'aurait pas put les tromper, les trahir. Hermione s'arrêta alors devant elle et lui montra d'un signe de tête les toilettes qui étaient juste à côté d'elles. Hermione entra en premier et vérifia qu'il n'y avait personne puis insonorisa la pièce. La rouquine, quand à elle, entra et alla au fond des toilettes pour regarder par la fenêtre. Quand Hermione eut finit ce qu'elle était en train de faire, elle se retourna vers sa meilleure amie tout en restant silencieuse. Elle ne savait par quoi débuter puis elle décida de commencer par le début. S'excuser.
- Je suis désolée Ginny.
- Désolée ? s'exclama la cadette des Weasley en se retournant. Tu es désolée ? Comment as-tu pu nous faire ça Hermione ? Comment ? Je croyais qu'on était tes amis !
- Mais vous êtes mes amis ! Vous l'avez toujours été et vous l'êtes toujours.
- Ce n'est pas ce que je pourrais dire après ce que je viens de voir ! C'est notre ennemi Hermione ! Un Serpentard !
- Je sais et je ne l'oublie pas !
- Alors comment as-tu pu ? Explique-toi !
- Il n'est pas celui qu'on croit, Ginny.
- Bah voyons, il est qui d'après toi ?
- J'ai appris à le connaitre …
- C'est ce que j'ai vu, dit Ginny sarcastique.
- Laisse-moi finir s'il te plait. J'ai appris à le connaitre en dessous de sa carapace qu'il montre à tous. Il n'est pas ce Serpentard arrogant et froid, c'est un homme doux et attentionné.
- Justement Hermione. Il reste Serpentard, il est rusé, il te montrera que ce qu'il veut montrer pour obtenir ce qu'il veut ! Es-tu si naïve ?
- Non mais tu ne peux pas comprendre, tu n'as pas vécu ce que j'ai vécu avec lui.
- Depuis combien de temps ça dure ?
- Un peu plus d'un mois.
- Quoi ! Depuis si longtemps ? Comment as-tu pu nous trahir en sortant avec lui ? Je ne te comprendrais jamais Hermione, jamais. Tu n'es plus mon amie !
Hermione tomba à genoux au sol et des larmes commencèrent à couler sur ses joues.
- Je ne vous ai pas trahis, jamais je n'aurais pu ! Je suis dans votre camp ! Je ne lui ai rien dit sur nous, sur l'Ordre, rien ! On a jamais parlé de nos deux camps ensemble, on parle des cours, de nous mais pas de la guerre, ni de Voldemort ! Je ne prendrais pas ce risque !
- Et pourquoi je te croirais ? demanda Ginny septique.
- Parce que tu me connais, Gin. Tu es ma meilleure amie, tu me connais par cœur.
- Apparemment non.
- Mais si, je n'ai pas changé comme vous le croyez, je suis juste plus … heureuse.
- Si tu m'as mentit sur ça, pourquoi tu ne m'aurais pas mentit sur autre chose ?
- Je te jure que je ne te mens pas. Je sors avec lui, oui, mais c'est tout. Je n'avais pas le choix…Si tu savais.
- Tu es de leur côté ?
- Non ! Bien sûr que non !
- Tu nous as abandonné pour un mec !
- Non ! Je ne suis pas de leur côté Ginny ! Jamais je n'aurais abandonné Harry ! Jamais ! Il est comme un frère pour moi. Je ne l'ais pas abandonné, crois moi !
Ginny se tut un instant avant de demander :
- Samedi ? Tu étais avec lui toute la journée ?
- Oui, dit-elle en baissant les yeux. Mais si j'avais su, je ne serais pas restée avec lui.
- Tu es égoïste Hermione, je me suis trompée sur ton compte, je n'arrive pas à y croire !
- Non ! C'est pour Harry que je fais ça ! C'est pour lui !
- Oui, c'est pour lui que tu te prends du bon temps avec notre ennemi !
- Ne le prend pas comme ça, s'il te plait.
- Et comment dois-je le prendre quand tu dis que c'est pour Harry que tu sors avec Blaise Zabini !
- Si tu savais … Je n'avais pas le choix.
- Oui, parce que maintenant Zabini te met sous impérium pour que tu l'embrasses.
- Non ! C'était mon choix mais… Il le fallait pour que je survive ! Pour que j'aide Harry !
- Que tu survives ? C'est quoi encore cette histoire ? Tu as fait une petite rencontre en secret avec Voldy et il t'oblige à sortir avec Zabini ?
- Non.
- Alors quoi Hermione ? Contre quoi tu dois te battre pour devoir survivre ? Moi, j'ai faillis mourir quand j'ai rencontré Voldemort tu te rappelles ? Moi, je dois survivre avec son souvenir qui me hante continuellement ! Alors contre quoi Hermione ?
- J'ai faillis être violée ! Violée tu entends ! hurla-t-elle les larmes coulant encore plus. Et il m'a sauvé et me sauve toujours, finit-elle en un murmure si bas que Ginny dut tendre l'oreille pour l'entendre.
La rouquine fut horrifiée par ce qu'elle venait d'entendre. Devait-elle la croire ou non ? La connaissant, c'était vrai. Les larmes étaient réelles. Elle comprenait une grande partie de son malaise. Hermione devait survivre à son mal-être d'avoir été touchée contre sa volonté. Ce qu'elle avait du mal à croire était que Zabini l'avait sauvé mais bon …
- Hermione …
- S'il n'avait pas été là Ginny, je l'aurais été maintenant mais malgré cela je suis une coquille vide qui n'arrive pas à oublier ces images, même mon corps ne peut oublier ses mains sur moi. Et il n'y a que Blaise qui y arrive. Avec lui, j'oublie tout et je redeviens moi-même.
Ginny n'osait rien rajouter, effarée par les paroles de son amie. Cela ne pouvait être que vrai.
- C'est pour Harry … Je ne pouvais me permettre d'être une coquille vide pour l'aider, je ne pouvais être un boulet qu'on traine et qui aurait été facile à atteindre comme on m'a déjà eut. Je suis plus forte avec Blaise à mes côtés, je suis entière.
- Tu l'aimes ? demanda au bout d'un instant la rouquine.
- On ne se l'est jamais dit mais … oui … je crois bien que je … l'aime …
- Oh par Merlin, Hermione, tu te rends compte de ce que tu dis ?
- Oui, dit-elle en pleurant.
Ginny s'approcha de son amie et la prit dans ses bras. Hermione venait de se rendre compte que c'était trop tard, les sentiments étaient là. Sentiments qu'elle s'était toujours bien cachée à elle-même. Oui, sentiment qu'elle n'arrivait pas à nommer avant. Elle savait ce que c'était maintenant... De l'amour.
- Oui je l'aime Gin, plus que tout …
Chapitre corrigé par Julia Erwelin
