Alors voilà un nouveau chapitre qui satisferont plus d'un (surtout une certaine personne qui se reconnaitra ^^) car celui-ci est plus long que le précedent et remplit de chose necessaire à l'histoire ^^ Bonne lecture !


Chapitre 27 : Méprise …

Hermione se réveilla avec un sentiment de bien être. Elle ouvrit les yeux et tomba sur le visage de son bien aimé. Il dormait encore et elle pouvait l'observer sans gêne. Il était si beau ainsi avec les traits détendu. Elle ne regrettait aucunement son choix de sortir avec Blaise Zabini. Il la faisait revivre et la rendait heureuse mais jusque quand cela durerait-il ? Elle préféra ne pas répondre à cette question dont elle ne connaissait pas la réponse. Celle-ci viendrait d'elle-même alors pourquoi gâcher sa belle journée avec ceci ? Tout était redevenu normal. Elle allait tout à l'heure rejoindre ses amis à la table des Gryffondors et ainsi clouer le bec au prince des Serpentards qui cherchait à lui nuire. Oui aujourd'hui, elle n'était plus seule et elle se sentait légère. Un poids s'était enlevé de sa poitrine quand ses deux meilleurs amis avait su pour Nott. Elle n'était plus obligée de garder ça pour elle, de n'en parler à personne sauf à Blaise. Elle était libre. Libre de dire ce qu'elle voulait et d'agir comme avant devant Harry et Ron. Bien sûr, elle s'en voulait de devoir encore leur mentir pour Blaise et le couple qu'elle formait avec lui. Mais cela était nécessaire. Pour son équilibre et son bien être, elle devait garder les Gryffondors et son Serpentard près d'elle. Et pour cela, elle devait à tout prix parler à Ron, comme le lui avait conseillé Ginny plus d'un mois auparavant. Elle devait mettre les choses au clair afin qu'il n'y ait plus de quiproquo entre eux. Elle avait entendu leur discussion la veille, elle ne pouvait plus faire semblant de voir les sentiments qu'éprouvait le rouquin à son égard.

- Bonjour, murmura la voix ensommeillée de Blaise, la sortant de ses pensées.

- Bonjour, susurra-t-elle en posant ses lèvres sur les siennes. Comment vas-tu ?

- Très bien et toi aussi on dirait.

- Oui ça va beaucoup mieux, répondit-elle tout sourire.

- Cela t'arrive souvent de m'observer en catimini ?

- Heu … assez, dit-elle en rougissant car elle avait été prise sur le fait. Surtout quand je me réveille avant toi.

Blaise rit devant la gêne de sa petite amie puis l'embrassa à son tour.

- Et ça te plait ce que tu vois ? demanda-t-il avec un air coquin.

- Oui ça va, dit-elle sans plus de motivation, rentrant dans son jeu.

- Ça va ? Vous sortez avec un des plus beaux parti de Poudlard ma chère Hermione et c'est tout ce que vous avez à dire ?

- Je ne vous savais pas si peu modeste mon cher Blaise.

- Oh si vous saviez, dit-il en l'embrassant à nouveau.

Hermione se sentait si bien avec lui. Leurs petits jeux de parole lui plaisaient. Même s'ils se lançaient des piques, cela ne finissait jamais mal. Cela se terminait souvent par des baisers et des câlins dont elle ne s'en lassait jamais. Ce sentiment de bien être, d'être enfin complète et ses papillons qui se logeaient dans son bas ventre, lui montrait qu'elle était normal, qu'elle avait le droit elle aussi au bonheur malgré la guerre qui frappait dehors. Soudain Blaise se coucha sur elle et lâcha ses lèvres pour l'observer. Il remit ses boucles brunes en place de ses mains tout en gardant ses yeux plantés dans les siens. Un regard remplit de tendresse. Hermione aimait croire que celui-ci montrait tout l'amour qu'il avait pour elle. Elle se savait être amoureuse de lui, mais lui…l'était-il ?

Des lèvres sur les siennes lui répondirent, lui faisant tout oublier. Tout ce qu'elle savait c'était son corps sur elle et ses lèvres douce et chaleureuse qui la torturaient gentiment. Seul lui comptait pour elle à ce moment là. Le baiser se fit plus langoureux. Elle se surprit à avoir envie d'aller plus loin. Donc elle laissa faire Blaise. Voyant qu'elle n'opposait aucune résistance ou réticence, il décida de tenter des gestes plus audacieux. Au fur et à mesure que leur relation avançait, il avait de plus en plus envie d'elle. Elle savait le rendre fou. Mais, comme pour Hermione, son contact lui fit oublier tout ce qui le retenait jusque maintenant. Il commença à balader ses mains sur la peau douce de sa lionne, lui tirant quelques gémissements. Puis il quitta sa bouche pour embrasser son cou. Il continua ainsi jusqu'à sa poitrine.

Hermione était en feu. Elle s'accrochait à lui comme si sa vie en dépendait. Et c'était le cas, elle ne pouvait plus imaginer sa vie sans lui. Quoi qu'en dise les gens, ses amis. Elle s'était trop approchée de lui et elle était tombée amoureuse. Il ne le fallait pas, elle le savait mais c'était trop tard. Elle souffrirait sûrement. C'en était même certain. Eux deux, c'était impossible. Impossible sur le long terme. L'acte qu'ils allaient commettre allait avoir trop d'impact sur leur vie. Cela les lieraient plus qu'il ne le fallait. A ses pensées, elle se tendit. Blaise le sentit tout de suite. Il cru qu'il venait d'aller trop loin alors il s'éloigna d'elle et s'assit sur le lit.

- Blaise, chuchota-t-elle, craignant la réaction de son petit-ami.

- Je comprends tu sais, dit-il en tournant la tête vers elle. Tu n'es pas prêtes, pas après ce que ce salop t'a fait.

- Non attend ce n'est pas ça !

- C'est quoi alors ? demanda-t-il doucement, ce qui surprenait la Gryffondor qui avait peur qu'il s'énerve.

- J'en ai très envie tu sais, mais …

Blaise ne dit rien la laissant s'expliquer. Il était frustré et il aurait besoin d'une bonne douche mais il ne voulait pas s'énerver contre elle. Elle n'y était pour rien.

- Mais j'ai peur …

- Peur ? demanda-t-il surprit. J'irais doucement si c'est ça qui t'inquiète, j'irais à ton rythme je ne veux surtout pas te brusquer.

- C'est gentil, fit-elle en lui caressant la joue de sa main. En fait, j'ai peur de ce que cela va impliquer ensuite …

Tout devint clair pour Blaise. Il comprenait maintenant où elle voulait en venir. C'était une grande étape pour elle comme pour lui. Allez plus loin sonnerait peut-être faux sachant que leur couple ne survivrait pas à la bataille finale.

- Je comprends, je suis tellement désolé pour ça.

- Oui je sais, souffla-t-elle.

Blaise partit prendre sa douche. Il était déçu car il avait vraiment envie d'aller plus loin avec elle. Mais il ne gâcherait pas le bonheur qu'il avait avec elle juste pour du sexe. Hermione resta songeuse dans la chambre. Elle avait un peu des regrets mais elle ne voulait pas avoir à souffrir plus lorsque la séparation viendrait. Elle attendit donc que le Serpentard sorte de la salle de bain pour pouvoir se préparer à aller en cours. Quand elle fut prête, elle rejoignit la salle commune où Blaise l'attendait appuyé contre le canapé. Elle ne savait trop comment réagir alors elle avança vers lui et fit comme d'habitude.

- Tu viens, s'exclama-t-elle en passant devant lui.

Il lui attrapa le bras. Elle se retourna et se vit revenir vers lui. Il la pris dans ses bras et l'embrassa. Un long et tendre baiser. C'est vrai que la journée serait longue avant qu'ils ne retrouvent le calme de leur appartement. Hermione fut soulagée. Cela montrait qu'il ne lui en voulait pas et qu'ils continueraient leur histoire. Ensuite c'est en silence qu'ils marchèrent l'un derrière l'autre en direction de la grande salle. Ils y entrèrent comme s'ils ne se connaissaient pas. Hermione avança doucement vers ses amis qu'elle voyait assis plus loin. Arrivée devant eux, elle hésita à s'assoir mais le sourire d'Harry la rassura. Elle prit place à côté de la rouquine. Ils commencèrent à discuter de tout et de rien comme si rien ne c'était passé. Ginny était contente qu'Harry est réussit à faire changer Ron d'avis. Elle ne savait pas comment il s'y était prit mais c'était le résultat qui comptait. Elle savait juste qu'elle n'avait plus à mentir sur l'attaque d'Hermione aux deux garçons. Plus qu'un mensonge mais elle savait que celui-là serait plus dur à digérer et donc plus long à être révélé. Le trio d'or était de nouveau un trio c'était le principal.

Autour d'eux, les discussions allaient bon train aussi, ayant toutes ou presque comme sujet le trio d'or de Gryffondor. Tous se demandait ce qui avait bien pu se passer entre eux pour qu'ils soient en froid et qu'est-ce qui avait fait qu'ils soient à nouveau réunit. Mais dans l'ensemble, tous étaient contents. Seule une personne voyait vraiment ça d'un mauvais œil. Draco Malfoy sentait la colère monter en lui. Il avait échoué encore une fois et il détestait les défaites. Tout avait marché à merveille jusqu'à présent. Qu'est-ce qu'il avait loupé ? Hier encore ils se détestaient et aujourd'hui ils étaient amis comme avant.

Ce qu'oubliait Draco c'était que les trois élèves de Gryffondors ne se détestaient pas comme il le pensait. L'amitié était plus forte que tout quoi qu'il arrive. Il croisa le regard de Blaise et sa colère monta d'un cran. Il lui fallait un responsable et ce serait lui. Il lui avait dit de ne pas se réjouir trop vite et le lendemain son plan tombe à l'eau. Il lui en voulait de toujours faire échouer ses complots avec son rationalisme. D'un regard noir il lui fit comprendre qu'il devait le suivre puis il se leva brusquement surprenant toute la tablée. Blaise l'imita plus doucement et le suivit. Il croisa les yeux inquiets de sa lionne. Cela ne dura que quelques secondes mais Ron le capta sans vraiment faire attention à ce que cela signifiait.

- Ron ? appela Hermione.

- Oui ?

- J'aimerais qu'on fasse un tour dans le parc ce soir ça te dit ?

- Bien sûr, la rassura-t-il en souriant.

Ginny regarda son frère puis sa meilleure amie. Le regard de cette dernière montrait qu'elle avait l'intention de s'expliquer enfin avec le rouquin. Peut-être cette discussion désamorcera les tensions qui étaient ignorées entre eux.

Dans les escaliers qui menaient aux étages, Blaise suivait toujours Draco. Il savait que celui-ci allait à son appartement donc il ne disait rien. Il sentait la colère émaner de lui et avait peur de ce que cela allait donner. Il fallait à tout prix qu'il désamorce cette bombe s'il ne voulait pas être en retard en cours mais comment ? Une fois dans l'appartement, Draco explosa.

- Il faut vraiment que tu m'expliques là !

- De quoi ?

- De quoi ? Tu sais très bien de quoi je parle ! Comment ça se fait ?

- Qu'ils se reparlent à nouveau ?

- Oui, quoi d'autre !

- Je t'avais dit qu'ils étaient en phase de réconciliation. Apparemment, ça s'est fait hier.

- C'est de ta faute !

- Quoi ? Mais bon sang Draco, je te l'avais dit.

- Oui bah justement il faut toujours que tu me portes malheur.

- Elle est bien bonne celle-là, répondit-il d'un ton calme qui surprit le blond.

- Quoi ?

- Depuis quand je suis capable d'interagir sur les évènements ? Je n'ai fais que dire ce que j'avais entendu. Tu me prends pour qui franchement ? Ma vie est aussi en jeu, je te signale, commença-t-il à élever la voix. Je ne ferais pas quelque chose contre ta mission crois-moi. Et puis je ne lui parle même pas à cette Sang-de-Bourbe.

- Bah justement.

- Justement quoi ?

- Je crois que tu devrais te rapprocher d'elle.

- Quoi ? Mais tu es fou ! Rapprocher comment ?

- Tu sais très bien comment, dit Draco le plus sérieusement.

Blaise avait très peur là. Qu'est-ce que le Serpentard avait prévu de lui faire faire ?

- Et pourquoi tu ne le ferais pas toi ?

Draco se mit à rigoler et le préfet-en-chef ne comprenait plus rien. Etait-il en colère ou non ?

- Tu m'as vu ? répondit-il après s'être calmé.

- Oui, je t'ai vu. Qu'est-ce qui cloche ? Tu es le mec le plus adulé de Poudlard, ce sera facile pour toi.

- Jamais je ne m'abaisserais à toucher cette fille, si on peut appeler ça une fille.

- Ah, parce que moi, j'ai le droit. Non mais tu me prends pour qui Draco ? Moi aussi j'ai un statut et des principes. Je ne suis peut-être pas un Malfoy, mon cher, mais je suis un Zabini et jamais un Zabini ne s'abaisserait à toucher une Sang-de-Bourbe ! Sors d'ici !

Draco regarda son ami, surpris du ton qu'il prenait avec lui, un Malfoy. Venait-il de toucher une corde sensible ? Il pouvait comprendre que ça le dégoute mais il n'avait pas eu d'autre idée jusqu'à présent. Il préféra donc sortir pour le laisser se calmer. De toute manière, les cours allaient bientôt commencer.

- On en reparlera, lâcha-t-il finalement avant de tourner les talons et de sortir de la pièce.

Les cours ainsi que la journée passèrent lentement pour Hermione. Elle craignait la réaction de son ami lorsqu'elle lui avouerait qu'elle ne l'aimait pas. Elle espérait que celui-ci ne se ferait pas trop d'espoir quand à l'issu de cette promenade dans le parc. Justement comme on était jeudi, les septièmes années de Gryffondor avait botanique avec les Poufsouffles. Donc à la sortie de la serre, Ron l'attendait, tandis qu'Harry partait avec Neville, Dean et Seamus vers le château.

- On y va ?

Hermione hocha la tête puis le suivit en direction du lac. Ils marchèrent en silence pendant un bon moment. Elle ne savait dire combien de temps. Elle appréciait la compagnie même silencieuse de son ami mais les choses qu'elle devait lui dire ne lui permettait pas d'en profiter au maximum.

- Ron ?

- Hum, souffla-t-il comme s'il sortait de ses pensées.

- Je …

- Oui ?

- J'ai tout entendu dans le couloir hier.

- Ah.

Le silence tomba à nouveau entre eux. La Gryffondor était surprise du si peu de réaction du rouquin. S'attendait-il à ce qu'elle lui en parle ?

- Tu n'as pas besoin de dire quoi que se soit Hermione, je connais déjà ton point de vue.

- Comment-ça ?

- Ne me force pas à le dire s'il te plait.

- Mais …, commença-t-elle.

Elle ne comprenait pas de quel point de vue il voulait parler, ou plutôt, elle ne voulait pas le comprendre. La souffrance dans ses yeux la blessa plus que s'il avait dit quelque chose.

- Ron, je …

- C'est bon Hermione te fatigue pas. Je ne voulais pas l'admettre mais j'ai très bien compris.

- Je suis désolée, finit-elle par dire plutôt que d'essayer de se justifier.

- Oui moi aussi, dit-il en partant, la laissant seule.

Elle resta là, à le regarder partir quand soudain un sentiment de peur la remplit. Et s'il ne voulait plus lui parler ?

- Ron, cria-t-elle en courant pour le rattraper.

Il ne se retourna pas, ce qui lui fit mal. Elle venait de le blesser, c'était certain, mais elle ne pouvait pas en rester là. Elle lui attrapa le bras quand elle arriva à son niveau.

- Laisse-moi digérer tout ça, s'il te plait, dit-il doucement. Je reviendrais vers toi mais pour le moment il faut que j'oublie.

- Oublier quoi ?

- L'avenir que j'avais imaginé avec toi.

Cette phrase finit par achever Hermione. Elle resta sur place à le regarder partir. Elle souffrait en même temps que lui. Elle avait cru l'aimer un jour mais maintenant c'était Blaise qui occupait son cœur. Il lui était impossible de lui laisser de l'espoir.

De son côté, Blaise avait rejoint les autres Serpentards dans leur salle commune mais il le regretta bien vite.

- Dit Blaise ça fait longtemps qu'on ne t'a pas vu en compagnie d'une fille, dit Nott.

- Qu'est-ce que ça peut vous faire ? répondit Blaise

- Bah il y en a plein qui voudrait être dans ton lit, pourquoi tu n'en profiterais pas ?

- Et moi je ne les veux pas, j'ai quand même le droit de choisir qui je veux mettre dans mon lit, s'énerva-t-il. Mêler vous de vos affaires, dit-il en sortant de la salle commune.

- Tu sais très bien qu'il n'aime pas parler de sa vie privée, s'exclama Pansy.

- Bah quoi ? Ça fait des mois qu'on ne l'a pas vu avec une fille, s'expliqua Nott

- Déjà qu'il n'en avait pas beaucoup eu avant, ajouta Crabbe.

- Oui c'est sûr, mais il n'a pas le talent de Draco, répliqua Pansy avant de monter dans son dortoir.

Draco avait écouté cette discussion en silence. Il savait que Blaise n'aimait pas parler de sa vie privée mais ce qu'avaient dit les autres était juste. Cela faisait des mois qu'il ne l'avait pas vu trainer avec une fille. Et puis la crise qu'il lui avait piquée plutôt quand il avait parlé de la Sang-de-Bourbe le troublait encore plus. Il se demandait bien si son ami n'avait pas un penchant pour les hommes … Fallait qu'il voit ça …


Chapitre corrigé par Julia Erwelin