Je suis vraiment fière de vous présenter ce chapitre, décrivant enfin le bal tant attendue et aussi le plus long que j'ai jamais écrit. D'ailleurs je tiens à remercier une de mes lectrices « Julia Erwelin » qui m'a aidé pour un passage de ce chapitre. Elle saura lequel ^^. Merci à elle et à tous mes autres lecteurs et lectrices qui m'ont laissé les reviews sur le dernier chapitre et les autre. Merci aussi à ceux qui me suivent depuis le début de cette fic.
Pour revenir à ce chapitre, sachez qu'on arrive à un tournant décisif de l'histoire et que ce long chapitre est annonciateur de plein de chose …
Alors j'espère qu'il vous plaira et que vous passerez un bon moment. Bonne lecture ^^
Chapitre 28 : Un bal magique
- Blaise, appela Draco quand il croisa son ami dans un couloir.
- Je n'ai pas le temps Draco je dois …
- Ça suffit ! s'énerva le blond.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi tu t'énerves ?
- Tu sais très bien.
- Non je ne vois pas. Arrête de tourner autour du pot je suis pressé comme je te l'ai dit.
- Tu m'évites, dit-il d'un ton qui ne demandait aucunes négations en retour.
- Bien sur que non, Draco qu'est-ce que tu imagines ?
- Evidemment que oui. Je t'ai laissé le weekend, et même la semaine Blaise, mais là, ça suffit je veux qu'on parle.
- Je suis occupé je te signale, le bal est demain et je dois m'occuper des derniers détails, et je ne fais pas que ça. J'ai les cours, les devoirs et les rondes alors désolé si je ne peux pas être à ton écoute mais le monde ne tourne pas autour de toi. Aux vacances, je serai tout à toi si tu veux, dit-il avec un sourire.
- Ha, ha, rit faussement Draco avant de tourner les talons.
Blaise le regarda partir, très surpris par sa réaction. D'habitude, quand il déridait la situation, Draco entrait dans son jeu ou rétorquait froidement en fonction de son humeur. Il ne prenait pas le sujet à cœur et jamais le prince des Serpentards aurait laissé tomber sur cette simple phrase, en tournant le dos. Ce n'était pas son genre alors par quoi était-il préoccupé ? Qu'est-ce qu'il voulait absolument lui dire pour qu'il soit obligé de l'éviter depuis une semaine ? Car oui, il l'évitait. Le bal lui servait d'excuse mais avec Hermione Granger comme coéquipière ça ne lui avait pas prit autant de temps que ça. La décoration était déjà terminée depuis le weekend dernier. Non, cette excuse lui permettait d'éviter le sujet sur la moindre mission contre sa petite-amie et surtout de passer plus de temps avec elle. Et tout deux en profitaient. Ils savaient que les vacances approchaient à grand pas et que chacun partait dans sa famille. Ils voulaient en profiter avant d'être séparés pendant deux longues semaines. Qui sait ce qui pourrait se passer ? Draco allait venir le voir c'était sûr mais qu'allait-il lui dire ? Et qu'est-ce que lui allait lui répondre ? Il était obligé de lui obéir, de faire ce qu'il lui demandait. Alors oui il profitait de ce temps qu'il lui restait à passer avec elle.
Pour Hermione, le même sujet se bousculait dans sa tête. Les vacances. Le train partait le samedi matin. C'était déjà le surlendemain. Elle devait les passer chez les Weasley mais elle hésitait. Ron n'était toujours pas retourné vers elle, ce qu'elle pouvait comprendre, mais cela faisait une semaine. Quand elle l'avait dit à Blaise, celui-ci avait plutôt bien réagit ce qui était normal puisque cela jouait en sa faveur. Cependant, elle avait du mal à accepter que son meilleur ami s'éloigne à nouveau d'elle. Mais maintenant son choix était fait, la discussion qu'elle avait eue avec Harry et lui la veille l'avait en quelque sorte obligée à passer ses vacances au terrier. Harry devait repartir en mission et elle ne le laisserait pas partir sans eux cette fois. Qui sait ce qui pourrait se passer ? Harry était revenu tellement amoché la dernière fois, en plus il n'était pas sur de l'endroit où il avait prévu d'aller avec Dumbledore. Oui c'est vacances n'allaient pas être de tout repos.
oO0Oo
- Hermione dépêche toi ! Nous allons être en retard, cria Ginny de la chambre de la préfète-en-chef.
- Oui j'arrive, j'ai bientôt fini et puis, on est à l'heure Ginny, le bal ne commence que dans une heure, répondit la concerné de la salle de bain.
- Mais si tu continues ainsi on va être en retard. Allez viens te montrer que je t'aide.
- Tu es sûre que …
- Etre sûre de quoi ? demanda la rousse en rentrant dans la salle de bain. Waouh !
Ginny resta abasourdie. Hermione était ravissante dans la robe que sa mère lui avait envoyée. Elle lui allait à ravir.
- Tu es magnifique Hermione qu'est-ce qui te fais hésiter ?
- Je ne sais pas. Cette robe est encore plus belle que celle que je portais en quatrième année. Mais tu ne la trouves pas un peu trop décolletée ? Elle ne fait pas trop … habillée …
Ginny se mit à rire. Pas d'un rire moqueur mais joyeux.
- Hermione je te retrouve bien là, dit-elle en souriant une fois son rire calmé. Blaise va adorer. Ne t'inquiète pas c'est très bien ainsi.
- Merci tu n'es pas mal non plus. Harry va aimer.
- Merci. Allez, donne-moi ce peigne, je vais t'aider, s'exclama-t-elle en avançant dans la pièce d'eau.
Elle le jeta sur le meuble avant de prendre sa baguette. Après plusieurs sorts, Hermione était enfin prête. Ginny avait laissé ses cheveux détachés mais ceux-ci étaient faits de délicieuse boucle. Ils étaient soyeux et reflétaient la lumière.
- Tu es douée Ginny, merci.
- Merci, question d'habitude, fit-elle avec un sourire. Tu mets quelles boucles d'oreille ? Celles de ta mère ?
- Oui, mais tu sais, elles leurs ressemblent mais c'est un cadeau de Blaise en vérité, répondit Hermione en rougissant.
- Oh je vois. Il a de la chance de t'avoir, j'espère qu'il ne fera pas un gâchis de cette chance.
- Oui, moi aussi.
- Aller on y va, ça commence dans vingt minutes et je ne veux pas arriver la dernière et attirer l'attention.
- Ok je te suis.
Les deux filles filèrent vers le hall de l'école où leurs cavaliers les attendaient ainsi que la plupart des élèves dans l'attente de l'ouverture de la grande salle.
Harry se tenait près de Ron et de sa cavalière. Celui-ci avait demandé à Lisa Turpin, une Serdaigle de leur année de l'accompagner. Celle-ci avait l'air enchanté mais le rouquin n'avait pas plus l'air motivé que ça. Harry avait juste l'impression de retourner trois ans en arrière, quand Hermione était accrochée aux bras de Victor Krum parce que Ron n'avait pas eut le courage de l'inviter. A cet instant, il tirait la même tête même si ça se voyait qu'il faisait des efforts pour sa cavalière. Ses yeux en disaient long malgré son sourire. Il le connaissait trop bien pour ne pas sentir tout le courage dont faisait preuve son meilleur ami pour oublier Hermione, pour pouvoir l'affronter jour après jour sans la tenir dans ses bras depuis que celle-ci lui avait dit qu'elle ne l'aimait pas. Il avait autant de mal avec Ginny alors il comprenait. Soudain, un éclat d'admiration apparut dans les yeux bleus du rouquin. Harry se tourna alors vers l'escalier de marbre pour voir ce qui le fascinait tant. Il fut scotché par ce qu'il voyait.
Là, au milieu de plusieurs filles retardataires, deux avaient attiré l'attention. Sa meilleure amie et la femme qu'il aimait. Malgré qu'Hermione resplendissait, seule Ginny su garder son attention. Elle s'approchait vers lui avec une grâce et une beauté dont elle seule avait le secret. Son sourire éclatant, son regard charmeur et déterminé … Il en avait le souffle coupé. Et sa robe … Plutôt courte, la couleur noire faisait un contraste éclatant avec la pâleur de sa peau et montrait ses longues et superbes jambes. En bustier avec cependant une bretelle épaisse sur l'épaule droite, elle virevoltait autour d'elle en fonction de ses pas. La bretelle formait une fleur en or au niveau de la ceinture pour donner un peu de couleur au tout. Magnifique. Elle était magnifique.
Un peu plus loin, un autre homme pensait la même chose de la préfète-en-chef, sa cavalière. Il l'avait imaginé plusieurs fois dans cette robe offerte par sa mère mais il était loin du compte. Elle lui allait à merveille et sciait ses formes généreuses. Elle était vraiment désirable, cela sera dur pour eux de faire comme s'ils se détestaient. Elle ne l'avait pas vu pour le moment, cela lui permettait de l'observer à la dérobée. Il voyait comment elle resplendissait de bonheur en regardant ses amis, ses ennemis à lui. Elle était un ange venu du ciel pour éblouir tout le monde. Même d'autres garçons la regardaient avec envie, très surpris par le changement. Blaise en fut presque jaloux. Pour lui, il n'y avait que lui pour la regarder ainsi. Mais le fait que ce soit sa cavalière et non celle d'un autre le réconforta. Dommage par contre qu'il ne pouvait pas en profiter comme un autre garçon aurait pu. Il se retourna vers ses camarades verts et argent. Il fut abasourdit de voir que Draco la regardait aussi, un air surpris peint sur le visage. Pour le prince des Serpentards, Hermione Granger n'était qu'une miss Je-sais-tout, avec des dents de castor, même pas féminine avec ses cheveux broussailleux, mais là elle venait de lui donner une bonne leçon sur le fait que les apparences étaient parfois trompeuses. Blaise se dit qu'il avait de la chance de sortir avec elle, car c'était la reine de la soirée, elle venait de scotcher tout le monde, même les filles la regardait avec envie, se disant qu'elles auraient dû choisir une autre robe. Mais Daphné Greengrass la toisait avec haine. Pensait-elle que la préfète-en-chef était un danger pour elle ce soir ? Alors elle attira l'attention de Draco, son cavalier, afin qu'il ne la regarde plus.
De son côté Hermione était gênée d'attirer autant les regards, au point de se demander si elle n'avait pas un morceau de salade entre les dents, mais elle savait que c'était faux puisqu'ils n'avaient pas encore mangé. Mais voilà ce soir, elle avait envie d'envoyer balader le regard des gens. Il n'y avait que ce que pensait ses amis et son amour qui comptait pour elle. Alors elle se dirigea vers Ron et Harry. Ce dernier la pris dans ses bras avant de serrer fort Ginny. Hermione se tourna alors vers le rouquin. Elle voyait sa cavalière s'accrocher à son bras comme si elle allait lui prendre.
- Tu … tu es magnifique, bredouilla Ron.
- Merci, tu n'es pas mal non plus, dit Hermione avec un sourire. Bon faut que j'aille ouvrir les portes.
- Oui j'ai faim, répondit son ami avec un sourire.
Hermione lui répondit de la même façon, contente qu'il lui parle comme avant, avant de se tourner vers les portes cherchant Blaise des yeux. Elle le trouva enfin entourer d'autres Serpentards. Il était super beau dans son costume noir. C'était chic et classe comme tous ses amis. Mais lui … il était parfait. Elle croisa son regard et vit toute l'admiration qu'il avait pour elle alors elle s'approcha de lui la tête haute, prête à se jeter dans la fausse aux serpents.
- Tu viens Zabini, on doit rejoindre les professeurs devant la grande salle.
Celui-ci hocha la tête avant de la suivre avec sa froideur habituelle quand il n'était pas seul avec elle. Les professeurs ouvrirent les portes puis Hermione et Blaise révélèrent la décoration préparée pour ce jour là. Plusieurs petites tables rondes avaient été éparpillées dans la grande salle laissant quand même un espace assez grand au centre pour une piste de danse. Le plafond magique reflétait des lumières dorées qui changeaient de couleur. Plusieurs bougies flottaient dans l'air donnant un air féérique à la pièce. Tous les élèves entrèrent et se rejoignirent par affinité afin de prendre place aux tables. Le repas fut délicieux, un vrai festin de noël. Dumbledore se leva ensuite pour faire un discours, souhaitant un joyeux noël à ceux qui rentrait chez eux le lendemain matin. Il invita ensuite les deux préfets-en-chef sur la piste de danse pour ouvrir le bal. Une musique légère s'éleva dans les airs. Hermione regarda ses amies avant de se lever puis, de l'autre côté de la salle, elle vit que Blaise faisait de même. Ils s'avancèrent l'un vers l'autre tout en se regardant droit dans les yeux. Un lien venait de se créer, très palpable. Les autres prirent cela pour une tension représentative de leurs haines, mais il en était tout autrement. Il s'agissait juste d'un témoin de leur amour interdit. Une fois au centre de la piste, Blaise tendit sa main dans un léger salut, tandis qu'Hermione fit une petite génuflexion avant de saisir sa main. C'était la tradition leur avait expliqué le professeur McGonagall. Le Serpentard rapprocha alors la Gryffondor près de lui afin de pouvoir commencer à danser.
Blaise regardait sa belle avec intensité. L'avoir tout contre lui réveillait en lui des sensations qu'il essayait d'occulter depuis son apparition en haut des marches. Il était vraiment bien là avec elle dans ses bras et il lisait dans ses yeux que c'était réciproque. C'était leur moyen de communication, les yeux, car tout deux avaient pleinement conscience du monde qui les entouraient et qui les regardaient. Alors ils faisaient en sorte de rester froids à l'extérieur, rigides même si leurs mouvements étaient souples et complémentaires. Pour les élèves, c'était un beau spectacle et une bonne leçon. Presque tous étaient impressionnés par la Gryffondor et le Serpentard, par leur façon élégante de coopérer tout en étant ennemis. Ginny, quand à elle, les trouvait fort beau aussi. Pour elle qui savait qu'ils sortaient ensemble, c'était une image d'un couple heureux qui dansait devant elle. Elle fut touchée par leur courage, par leur force. Elle ne savait pas si elle serait capable de rester froide à l'extérieur tout en étant chaude à l'intérieur. Mais elle savait qu'une personne observatrice pourrait capter ce qui se passait dans les yeux des deux danseurs, et donc se poser des questions. Mais voilà sans preuve, comme elle en avait eu, qui croirait que ses deux là sortaient ensemble ?
Tout doucement, la musique cessa et les pas d'Hermione et Blaise aussi. La tradition voulait qu'à la deuxième chanson de la soirée, les autres couples rejoignent les préfets-en-chef pour danser. Donc quand les notes de musique s'élevèrent à nouveau, ils recommencèrent à danser tout en invitant les autres. Harry se leva devant Ginny et l'invita. Ron, avec mauvaise grâce, fit de même avec Lisa. Il aimait bien cette fille, vraiment. Mais Hermione était encore trop présente dans son esprit pour pouvoir aller en toute sérénité vers la Serdaigle, alors peut-être un jour …
La soirée se passa ainsi, Hermione après la deuxième danse fut demandée de toute part par des hommes qu'elle n'avait jamais vu auparavant dans les couloirs. Blaise fut jaloux mais ne fit aucun commentaire. Notre lionne était un peu mal à l'aise par ses demandes et fut soulagée de voir une tête connue demander la prochaine danse. Harry la prit contre lui.
- Je ne t'ai pas encore dit que tu es magnifique.
- Merci Harry, tu es agréable aussi, Ginny doit être contente de t'avoir pour cavalier.
- Et moi de l'avoir pour cavalière. Tu sais …
- Oui je ne dirais rien, je t'assure. Je vous ai vu sans le vouloir et je suis heureuse pour toi.
- On n'est pas ensemble. Ce n'était pas programmé.
- Peut-être mais c'est bien de voir que vous vous aimez toujours autant. C'est dommage que …
- Oui faudra en finir vite… et bien.
Hermione hocha la tête, approbatrice.
- En tout cas tu es très demandée ce soir.
- Effectivement… car ils voient que je ne suis pas forcément la fille ennuyeuse de la bibliothèque. C'est désolant.
Harry rigola devant la réplique de sa meilleure amie.
- Tu sais tu trouveras aussi chaussure à ton pied, même si ce n'est pas Ron.
- Oui je sais, souffla-t-elle le cœur serré.
Qu'est-ce qu'elle s'en voulait de lui mentir ainsi mais elle ne pouvait rien dire. S'il savait qu'elle entretenait une relation depuis plus de deux mois avec un ennemi, il ne lui pardonnerait sûrement jamais.
- Puis-je avoir mon tour ? demanda une voix à côté d'eux.
Harry et Hermione se retournèrent vers Ron, surpris tout les deux par son initiative.
- Bien sûr, voilà, dit Harry.
- J'ai l'impression d'être un jouet qu'on se prête, ronchonna Hermione à mi voix.
Harry rigola avant de partir rejoindre sa cavalière qui dansait jusque là avec son frère. Ron sourit aussi à la réplique de la brune. Il ne savait pas pourquoi il avait voulu danser avec elle mais il sentait qu'il devait le faire, rien que pour arranger les choses entre eux. Pour qu'une normalité s'installe à nouveau. Pour que l'amour se retransforme en amitié.
- Merci, dit soudain Hermione.
- Pourquoi ? demanda Ron surprit.
- De m'accorder une danse avec toi.
- Pas de quoi, c'est normal.
- Oui mais …
- Je sais, la coupa-t-il, les mots étant inutiles.
- Merci, répondit-elle simplement.
Oui les mots étaient inutiles. Ron avait très bien comprit que son dernier « merci » correspondait au fait qu'il soit revenu vers elle malgré qu'il l'aimait encore. Ils se comprenaient sans rien dire. Il se demandait toujours pourquoi elle ne l'aimait pas, ils étaient parfaits l'un avec l'autre mais on peut l'être aussi en amitié et ça il l'avait comprit. Ils dansèrent jusqu'à ce que la musique finisse.
Dumbledore fit un petit discours en souhaitant une bonne nuit aux plus petits. Seuls les élèves de la cinquième à la septième année étaient autorisés à rester. Les chansons plus moderne et plus rapide firent leur apparition permettant aux élèves de se défouler. Hermione rejoignit ses amis et dansa avec eux pendant encore une bonne heure. Il était minuit passé quand elle décida de retourner à son appartement. Elle attendrait Blaise là-bas. En sortant de la salle, elle vit beaucoup de couple s'enlacer et s'embrasser comme s'ils étaient seuls au monde. Hermione fut prise d'un élan de jalousie envers eux. Elle les enviait de pouvoir s'afficher ainsi sans prendre en compte ce que pensaient les gens. Elle remarqua que la plupart d'entre eux ne se connaissaient pas avant cette soirée. Et pourtant ils étaient là, devant elle, comme si cela faisait longtemps qu'ils sortaient ensemble. Ils profitaient de la vie tout simplement. Elle continua son chemin en ruminant ses pensées. Quand elle passa le pas de la porte, elle fut surprise et en même temps heureuse de voir son amour assis sur le canapé à l'attendre. Elle alla s'assoir sur ses genoux lui donnant un long baiser.
- Qu'est-ce que j'ai fais pour mériter cela, ma chère Hermione ? demanda-t-il.
Hermione ne répondit pas. Elle l'observait si profondément que Blaise n'osa pas répéter sa question. Il préférait attendre. Pour la brune c'était un combat intérieur qui se déroulait. Mais une conclusion revenait à chaque fois quand elle revoyait ces amoureux dans les couloirs. Tous les couples étaient dans le doute concernant le futur de leur relation. Personne n'était capable de savoir si la personne aimée était la bonne et si cela durerait toute la vie. Alors pourquoi s'interdire d'être un couple normal ? Pourquoi ne pas oublier qu'il y aura une bataille où chacun sera dans son propre camp ? Pourquoi s'empêcher de profiter jusqu'au bout ?
- Fais-moi l'amour Blaise, murmura-t-elle en plantant son regard dans le sien.
Blaise la regarda, surpris par sa demande. Il s'attendait à tout sauf à ça. Il voyait dans ses yeux qu'elle le voulait vraiment, qu'elle était décidée d'aller jusqu'au bout. Malgré les conséquences, elle voulait à tout prix ne faire qu'un avec lui, profiter de l'instant présent. Une immense joie remplit son cœur, ainsi qu'un immense désir. Oh que oui il la désirait. Oui il voulait lui faire l'amour, lui montrer à quel point il tenait à elle, lui montrer tout l'amour qu'il avait pour elle. Il comprit alors qu'il l'aimait plus que tout au monde. Il l'aimait à en avoir mal au cœur quand elle était triste, quand elle était loin de lui, ou quand ils devaient jouer la comédie. Oui il l'aimait. Comment n'avait-il pas pu s'en rendre compte plus tôt ?
- Je t'aime, souffla-t-il.
Les mots étaient sortit tout seul de sa bouche. Il se rendait compte de l'impact que cela pouvait avoir sur elle, sur lui, sur eux. Mais tant pis c'était dit. Il vit sa lionne verser une larme qu'il recueillit de son doigt. Un feu d'artifice de sentiment avait explosé dans le cœur de la Gryffondor quand il avait prononcé ses trois petits mots. C'était réciproque. Son amour était réciproque. Elle était heureuse.
- Moi aussi je t'aime Blaise, dit-elle avant de l'embrasser.
Ce fut un baiser remplit de passion et d'amour. Blaise souleva Hermione de terre et la transporta dans ses bras jusque dans la chambre de sa lionne. Il la déposa devant le lit afin de tirer sur la fermeture de la robe de satin. Il laissa tomber le tissu au sol puis observa sa petite amie. Habillée de sous vêtement en dentelle rouge comme la robe, elle était magnifique. Il attrapa de nouveau ses lèvres avec ses bouches puis la coucha doucement sur le lit pour passer la nuit la plus mémorable de leur vie.
Chapitre corrigé par Julia Erwelin
