Un petit coucou avant le chapitre !
Suite aux reviews, une en particulier, je tiens à faire une petite précision. Hans et Saïnika n'ont absolument aucun lien familiaux. Saïnika a grandi dans les Îles du Sud en tant que fille de forgeron mais c'est tout ^^
Pour le reste, je ne dis rien, je laisse vos idées germer :p
Et merci de toujours suivre ma fiction, vos commentaires font toujours plaisir :)
Chapitre 6
« Kassam ? Kassam, où es-tu ? »
L'homme au teint mat et à la chevelure brune arriva derrière la jeune femme d'où provenait l'appel. Il posa ses mains sur la taille de cette dernière, réveillant en elle son instinct prédateur. D'un geste, elle le saisit par le bras et le projeta sur le dos à quelques pas d'elle. Ramenant deux de ses mèches brunes en arrière, lui permettant de dégager son visage, la jeune femme reconnu celui qu'elle avait appelé quelques minutes auparavant. Son regard se crispa et elle sembla affolée en prenant conscience de son geste.
« -Kassam ? Mais à quoi joues-tu ?! J'aurais pu te tuer !
-Oula mon amie, peut-être pas tant. Tu m'aurais éventuellement cassé une ou deux côtes, brisé une jambe, rendu aveugle, mais tu ne m'aurais pas tué. Rare sont tes ennemis qui finissent ainsi.
-Tu me connais donc bien mal. » répondit la principale intéressée dans un triste sourire, « Allez, relève toi ! » La jeune femme lui tendit une main amicale, et l'aida à se remettre sur pied, devant l'air faussement satisfait de l'elredorien.
« -Tu n'as rien ? Tu me semble faire une drôle de tête.
-Je suis un peu secoué voilà tout. J'en ai vu d'autre.
-Oui, et bien j'espère que tu vas vite te remettre, parce que si des bêtes sauvages venaient à nous attaquer cette nuit, tu ne me seras pas d'une grande aide !
-Tu sais aussi bien que moi que tu n'as besoin de personne pour te dépêtre de ce genre de situation. Allez, allons dormir maintenant.
-Certainement pas ! Nous devons atteindre le port !
-Alors que la lune est pleine ? Tu es folle, on va se faire dévorer avant d'avoir fait dix pas ! »
La jeune femme se tourna, fixant Kassam d'un air malicieux.
« -Mon pauvre ami, tu ne crois même pas en ce que tu dis.
-Comment ça ?
-Tu as dit toi même que je n'avais besoin de personne pour me défaire des bêtes sauvages, et pourtant tu as peur. Crois moi, si nous devions en croiser, c'est moi qui les mangerai. Allez viens, on a pas une minute à perdre. »
L'elredorien regarda la jeune femme s'éloigner, tout perturbé des dernières paroles qu'elle avait prononcé. Puis, ne voyant plus que sa fine silhouette, il se précipita après elle pour ne pas la perdre de vue. Les deux compagnons continuèrent donc leur quête, sous la pleine lune accompagnée de milliers d'étoiles.
« Kristoff...Kristoff, réveilles toi. Il est temps. »
La rouquine observait son époux d'un regard empli de tendresse. Sa main posée sur l'épaule du jeune homme émettait de petites pressions de temps à autre, tentant désespérément de réveiller le montagnard. Ce dernier finit par ouvrir un œil, pour le plus grand soulagement de la princesse qui relâcha la pression et retourna à l'autre bout de la pièce.
« -Allez, debout ! Nous partons bientôt, tu n'as pas oublié ? » Le grand blond se releva dans son lit et tourna son regard vers la fenêtre, au travers de laquelle il pu apercevoir la lumière de la pleine lune.
« -Tu es sûre de vouloir te lever maintenant ? Le soleil n'est même pas encore levé...
-Tu n'as qu'à rester encore un peu, » soupira la jeune femme, « Moi, je vais voir Elsa.
-Ah oui, c'est vrai, j'avais oublié qu'en t'épousant, je devais te partager avec ma charmante belle-sœur. » lança l'arendellien sur un ton innocent.
« -Quoi ? Répète un peu tu vas voir !
-Je plaisantais, Anna. Tu sais très bien que je respecte votre relation. Je vous rejoindrais dans quelques minutes.
-Hm, ou quelques heures...
-Mais non ! Allez, vas-y.
-Merci Kristoff...
-De rien Princesse ! »
Sur ces derniers mots, le montagnard se retourna dans son lit, et la rouquine partit, après un dernier sourire à son époux.
Longeant les couloirs, la jeune femme observait chacun des éléments de décorations sur son passage. Arrivée au bout du corridor, elle s'arrêta face à une porte qu'elle reconnu comme étant celle de la chambre de son aînée. Elle toqua, sur l'air d'une petite mélodie, et entra sans attendre de réponse. « Elsa ? ». Son regard balaya la pièce, et elle pu voir le lit, dont les draps ne durent recevoir personne durant la nuit. La princesse fronça légèrement les sourcils face à l'absence de sa sœur, et s'avança vers le milieu de la pièce, d'où elle aperçut sur le lit, la robe de nuit d'Elsa. Son visage s'illumina alors et elle fit demi-tour, retournant dans le couloir qu'elle traversa d'une traite. Elle se stoppa face à une grande porte aux diverses ornementations dorées, et toqua de nouveau au rythme d'une mélodie. « Elsa ? ».
De l'autre côté de la porte, la souveraine se redressa dans le lit royal. « Oh non non non ! ». Hodin l'observa malicieusement, la scène l'amusant de bon matin.
« -Oui, bonjour votre Majesté, moi aussi je suis toujours aussi ravie de vous voir. » Elsa se retourna, le fusillant du regard, avant de poser une main sur son visage.
« -A quoi bon de toute manière, elle sait que je suis là, c'est fichu.
-Ce n'est quand même pas si dramatique.
-Quand même pas si quoi ?! Il en va de notre honneur !
-Oui bon, toujours la même histoire. » En entendant le Roi, l'arendellienne serra ses poings. Son petit nez retroussé voulait tout dire quand à la colère qui montait en elle à cet instant, si bien que Hodin ne pu s'empêcher de sourire, toujours aussi moqueur envers sa belle.
« -Si je me l'autorisais, je vous jure que vous vous prendriez ma main en pleine figure !
-Allez-y donc, mais cette main ne serait rien, comparée aux habits de glaces que vous m'avez gentiment confectionné hier. Je crois qu'il va falloir redoubler d'imagination ma Reine si vous voulez à nouveau me faire taire.
-Ne vous en faites pas pour cela, je ne manque jamais d'idées... »
Le duo se fixa un moment, oubliant presque ce pourquoi la Reine s'était levée du lit. « Elsa ? ». L'intéressée sursauta en entendant la voix de sa cadette, et se précipita vers la porte avant de l'entrouvrir.
« -Anna...Que fais-tu ici ? » demanda la souveraine d'une voix aussi douce et chaleureuse que possible afin de paraître normale. La rouquine la scruta de la tête aux pieds, avant de laisser un sourire s'étirer sur son visage, ce à quoi sa sœur déglutit en guise de réponse, imaginant déjà les pensées farfelues de la princesse.
« -Et bien...En toute logique ce serait plutôt à moi de te poser la question. Pourquoi est-ce toi qui ouvre cette porte ?
-Heu...parce que tu m'as appelée ?
-Oui, mais...Ne suis-je pas devant la porte de la chambre du Roi Hodin ? » Elsa sentit le rose lui monter aux joues. Elle leva la tête, fixant la porte sous tous les angles, réalisant son erreur.
« -J'étais venue parler à Hodin des plans que nous devrions mettre en place pour retrouver Saïnika.
-Hm...Oui, ça me semble plausible mais...Le lit de ta chambre semble ne pas avoir été défait depuis hier soir et...
-Non non non ! » la coupa Elsa, rouge de honte. Elle lança un léger regard en direction du Roi, qui lui étouffait ses rires dans ses draps.
« -Je ne te jugerais pas Elsa, tu le sais bien. » insista la rouquine. Cette fois, s'en fut trop pour la souveraine qui s'avança dans le couloir, et referma la porte derrière elle. Elle fixa sa cadette d'un air accusateur, avant de soupirer, tentant de retrouver son calme.
« -Bon Anna. Comment dire...
-Il va falloir songer au mariage maintenant !
-Quoi ? » Les yeux d'Elsa s'arrondirent, comme si elle n'avait pas comprit ce que venait de dire la jeune femme. « Non ! Anna, il ne s'est rien passé ! Je ne sais pas à quoi tu penses, et ce que tu t'imagines, mais tu vas cesser tout de suite ! Nous sommes ici en tant qu'invités, c'est tout ! Tout à l'heure nous partirons pour les Îles du Sud, nous récupérerons Saïnika, et une fois qu'elle sera de retour chez elle, nous rentrerons à Arendelle tout les...
-...quatre !
-Trois !
-Bien, bien...Il n'empêche que tu as dormi avec lui.
-...Je...Oh et puis zut ! Oui c'est vrai et alors ? Il ne s'est rien passé de plus ! Allons nous changer maintenant. Nous devrions mettre des tenues plus confortables pour ce nouveau voyage.
-Hm...Oui, cela me semble évident. »
La rouquine saisit son aînée par le bras et la traîna jusque dans sa chambre, ou elles purent fouiller dans leurs malles pour se trouver de nouveaux vêtements. Toutes deux optèrent pour des tenues de soies accompagnées de longues capes de velours, afin de tenir face au vent froid de la mer. Ainsi, une fois habillées, les jeunes femmes purent se contempler un bref instant, ravies de s'essayer à de nouvelles couleurs. La souveraine laissa tomber le bleu ciel et le mauve pour du bleu marine sur sa longue robe retombant jusqu'à ses pieds. Ses manches, un peu plus claires que le reste, se raccordèrent parfaitement à une fine ceinture donnant la séparation entre le haut et le bas de la tenue. Enfin, de jolies broderies bleues et roses, en forme de crocus et de fines plumes, venaient donner ce côté précieux qu'on ne pouvait que reconnaître à chacune des tenues de la Reine et sa sœur.
Anna quand à elle, portait une jupe plus courte, lui arrivant à mi-mollet et laissant paraître ses collants roses, ainsi qu'un haut à manche mi longues. Le tout se tenait dans un coloris mordoré, égayé par de multiples broderies sur le bas de sa jupe, formant des crocus en éclosions roses et verts pâles. Aussi, le bustier de la princesse se vit décoré de trois boutonnières agrémentées de petites chaînettes assorties aux broderies.
Les deux sœurs se coiffèrent par la suite avec hâte, voyant le soleil se lever de plus en plus haut dans le ciel. La souveraine opta pour une coiffure bien tenue, comme celle de son couronnement, mais, au lieu de la finir en un chignon enroulé, elle laissa les mèches longues pendre en tresses derrière son dos. Elle s'occupa par la suite de sa cadette, et lui fit une tresse torsadée sur le côté, le tout décoré d'une seconde tresse en guise de couronne.
Ceci terminé, les deux jeunes femmes rejoignirent le petit salon, emmenant leurs capes de velours avec elles, et elles purent prendre un rapide déjeuner, en attendant que tout soit prêt.
Finalement, le Roi et Kristoff les retrouvèrent au bout de quelques minutes. Hodin s'approcha aussitôt de la souveraine et se mit à sa hauteur, lui tendant son diadème dans un rapide un clin d'œil.
« -Faites attention de ne pas égarer vos affaires votre Altesse. Cela serait dommage de perdre une si jolie couronne. »
Elsa le fixa, gênée, avant de récupérer son bien devant le regard amusé d'Anna et Kristoff.
« -Merci, votre Majesté...Sommes-nous fin prêts à partir ?
-Oui, il est temps. » répondit le Roi, reprenant tout son sérieux.
« -Deux petites minutes ! » s'écria alors la cadette. « Je vais chercher le livre sur la légende de Maui. Il pourrait nous être utile !
-Très bien...Tu nous rejoindras au port ? » lui demanda son aînée en souriant.
« -Oui, je pense assez bien connaître la ville à présent. Je ne devrais pas me perdre.
-A tout à l'heure dans ce cas. »
La rouquine acquiesça et partit en courant dans les couloirs du château. Hodin fixa ses deux invités qui restaient face à lui, et leur fit signe d'y aller. Elsa récupéra sa cape, et prit celle d'Anna, redoutant que cette dernière ne l'oublie avant de les rejoindre.
Quelques minutes plus tard, le trio attendait patiemment la jeune princesse au pied du navire. Tandis que Hodin commençait à se frotter les bras nerveusement au fur et à mesure que le temps passait, Anna finit par arriver, le livre à la main.
« -C'est bon, nous pouvons y aller !
-Tu en as mis un temps, Anna... » lui fit Elsa sur un air de reproche, tout en l'enveloppant dans sa cape.
« -Oui...C'est que...Je ne connaissais peut-être pas encore suffisamment bien Elredor... »
La Reine leva les yeux au ciel, et le petit groupe pu monter à bord du galion royal. Le navire quitta le port rapidement, sous la demande de Hodin, et tous surent qu'un nouveau voyage venait d'être entamé. L'elredorien partit sur le pont, alors que Kristoff alla s'affaler sur le lit d'une des cabines. Anna alla s'asseoir le long d'une rambarde, et se plongea à nouveau dans son livre. Elsa la suivit du regard, amusée de voir sa sœur se comporter tel un détective.
Finalement, la souveraine se décida à rejoindre Hodin sur le pont, ne souhaitant pas qu'il rumine sa douleur tout seul. S'approchant de lui dans son dos, elle lui posa une main sur l'épaule avant d'observer le large qui se voulut comme une berceuse reposante.
« -Comment vous sentez-vous ?
-Je ne vais pas si mal que ça, si c'est cela qui vous inquiète. » répondit le Roi dans un léger sourire.
« -Pourtant, votre cousine...
-Oui, je sais. Elle est entre de mauvaises mains. Mais que puis-je faire tant que je ne suis pas là bas ?
-Je suis désolée, j'imagine que cela ne doit pas être facile...
-Pas vraiment. Mais c'est surmontable. Votre présence m'apaise, Elsa. Voyez vous même. Avais-je l'air si malheureux ce matin ? Non pas que je ne le suis pas, mais vous me faites sourire, vous, votre sœur, le prince...Même si nous ne partons pas pour une partie de plaisir, je suis heureux que tout ceci soit arrivé. Car l'aventure avec vous m'avait manqué.
-Vous n'êtes pas sérieux...Et Saïnika ?
-Bien sur, j'aimerais la ramener saine et sauve...Et pour être honnête, je ne m'inquiète pas tant que ça pour elle. Saïnika est un peu...comme une sauvageonne, vous voyez ? Elle savait se battre et dépecer une bête avant même de savoir parler. Elle a apprit les choses à l'envers. Et je crois bien que cela la sauvera cette fois.
-Vous me semblez confiant.
-Oui, car j'ai confiance en ma cousine. Et je peux vous assurer que dans cette histoire, je ne suis pas le plus malheureux.
-Qui, alors ?
-Ses ravisseurs. » répondit alors le Roi en retenant un rire satisfait « Ils vont vite se rendre compte que Saïnika est loin d'être la petite princesse en détresse comme dans les contes.
-C'est donc cela qui vous rassure...
-Oui. Sans compter votre présence. Je me dis qu'avec vos pouvoirs, ces malfaiteurs n'ont aucune chance.
-Vous ne devriez pas penser cela.
-Je sais, et pourtant...
-Et pourtant quoi ?
-Non, oubliez. Je m'égare. Vous devriez aller vous reposer.
-Me reposer ? Nous nous sommes levés i peine deux heures. Vous perdez la tête mon pauvre Roi.
-Peut-être bien, qui sait. »
Les deux êtres se fixèrent longuement au milieu d'un silence pesant, avant qu'Elsa ne finisse par détourner son regard sur les vagues. Le mouvement fluide de l'eau semblait l'assommer petit à petit. Le son de la mer, dansant à la surface, la ramenait au fin fond de ses pensées, si bien qu'elle sembla absente un instant. Finalement, ce fut la voie cristalline de sa sœur, au loin, qui la sortit de son monde de rêves. « Elsa ! Elsa ! ». La Reine sursauta et fit volte face en entendant sa cadette. Elle la regarda, les yeux écarquillés.
« -Anna ! Qu'y a t-il ? » demanda t-elle en remettant la cape de la jeune femme correctement sur ses épaules.
« -Elsa ! Nous devons changer de cap !
-Que dîtes-vous ? » s'interposa Hodin, « Saïnika a été enlevée par les Îles du Sud, non ?
-Oui, mais là n'est pas le problème ! Je sais où nous pourrions trouver des alliés ! Et qui sait, peut-être même trouver quelqu'un qui saurait nous expliquer le pourquoi de cet enlèvement !
-Je crois qu'il n'y a pas besoin de chercher bien loin Anna. Quelqu'un vous a envoyé à Elredor par mon intermédiaire. Cela me semble évident que vous êtes les principales cibles.
-Principales ? Je ne pense pas, non. Dans ce livre est raconté toute la légende. Et je pense que certains éléments de l'histoire sont toujours d'actualité.
-Comme quoi ?
-Les tensions. Te ika a Maui et Te waka a Maui ne se sont jamais entendus ! Dans la légende, il est question de préciosité. L'île du nord se sentait plus forte, car étant la représentante du waka, elle se disait plus puissance et plus importante. Elle se voyait comme l'élément indispensable sans lequel les îles n'auraient jamais été créées par Maui. Or, les Îles du sud représentantes du poisson, se disaient être la plus belle trouvaille que Maui ait pu faire. Ces deux pays se sont fait la guerre durant des années à cause de cette histoire, et je suis sûre qu'aujourd'hui, ils ne s'entendent toujours pas.
-Tout ceci est très intéressant, Princesse Anna, mais en quoi cela nous avance ?
-Et bien...Avez-vous une idée du second nom que l'ont donne à l'Île du nord ?
-Non...Cela doit encore être l'un des nombreux pays cachés que nous ne connaissons pas.
-Détrompez-vous votre Majesté. Il s'agit là de Nellimar.
-Nellimar ?! » s'exclamèrent Hodin et Elsa à l'unisson.
« -Oui. Je crois que ce cher Duc Ael va pouvoir nous renseigner. »
Hodin s'éloigna d'un pas déterminé vers la cabine du capitaine de bord. Il ouvrit la porte et s'avança, furibond vers le militaire.
« -Capitaine, nous changeons de cap !
-Oui, votre Majesté. Mais où souhaitez-vous aller ?
-Nous partons pour Nellimar ! »
A la fin de la journée, Kristoff était déjà dans un hamac au fond d'une cale, laissant les deux arendelliennes seules avec le Roi. Les paupières d'Anna tombant de fatigue, Elsa la saisit par le bras et se dirigea d'un pas doux jusqu'à la cabine principale. Hodin les interpella discrètement, et fixa le visage déjà endormi de la cadette.
« -Votre sœur ferait une bonne détective, vous savez.
-Oh, ne m'en parlez pas...
-Remerciez la de ma part, dès qu'elle se réveillera. Avec l'agitation, j'ai omis de le faire, et j'en suis navré.
-Pourquoi ne pas le lui dire vous même demain matin ?
-Parce que vous pourriez le lui dire vous.
-A quoi jouez-vous ? » demanda la souveraine en riant. « Vous le lui direz vous-même à point c'est tout. Vous êtes assez grand il me semble. Sur ce, je vous laisse. J'ai une petite sœur à aller coucher.
-Très bien... Bonne nuit Elsa.
-...Bonne nuit, Hodin. »
La jeune femme fit une légère pression sur l'épaule de sa cadette, qui sur le coup se réveilla. « Allez viens Anna, il est temps d'aller dormir. » La rouquine lui répondit d'un hochement de tête et suivit son aînée en traînant des pieds, jusqu'à atteindre le lit de la cabine.
Elsa aida la princesse à s'allonger confortablement après l'avoir défaite de sa cape, puis elle s'installa à ses côtés, profitant de ce moment qui se faisait plus rare depuis le mariage princier.
Enfin, alors que la lune illuminait le galion au milieu des flots, la souveraine s'endormit, après s'être blottie contre sa sœur, retrouvant l'odeur et la chaleur rassurante de cette dernière.
