Hello, hello,
Comme d'habitude, si je puis dire, les passages en italiques sont des flash-back... =)
Merci à LiliEhlm pour la correction de ce chapitre ; tenem fort !
Bonne lecture !
PS. Je réponds aux anonymes sur papionini (.wordpress .com) dans divers - review anonyme
Evidemment, Teen Wolf n'est pas à moi. L'univers et les personnages ne m'appartiennent pas. Je me contente de faire mumuse avec le tout.
Chapitre 19 - Bouleversements
Après les avoir guidés à travers plusieurs couloirs de l'hôpital, laissant, sans rien pouvoir y faire, monter tension et inquiétude, l'infirmière qui précédait Talia et Alex ouvrit – enfin – la porte d'une chambre occupée. Elle leur annonça, douce et prudente, qu'ils ne pourraient rester longtemps auprès de l'adolescent. Un homme du bureau du shérif allait venir prendre leur déposition et Peter n'allait, de toute façon, pas reprendre connaissance avant plusieurs heures, au moins. La main gauche sur la poignée de la porte, prête à la refermer sitôt ferait-elle demi-tour, elle leur désigna deux chaises installées de part et d'autre de la chambre, puis tourna les talons.
Talia, qui ne savait rien de l'état de son petit frère, hormis ce que son époux avait bien accepté de lui dire – soit pas grand chose pour ne pas « l'inquiéter davantage » – écarquilla les yeux. La louve, nouvelle Alpha, plaqua une main devant sa bouche, choquée. Lorsque Alex lui avait murmuré que les blessures de Peter étaient impressionnantes, que son était était critique, elle avait manqué ne pas le croire. Alex exagérait. L'affection qu'il vouait à Peter faussait son jugement, empirait le tout. Un simple bleu aurait paru de trop, pour son compagnon. Les médecins étaient ensuite venus leur annoncer quelque chose de similaire. On l'avait mise en garde, prévenue... Talia n'avait pas plus écouté que ça. C'était Peter. Personne ne ferait du mal à son petit frère !
Maintenant qu'elle l'avait sous les yeux, la louve révisait totalement son jugement. Elle avait même tendance à considérer qu'on avait bien trop minimisé l'état de son cadet.
De par son humanité, Peter lui avait toujours paru plus faible qu'il ne l'était réellement. C'était insensé mais, par exemple, Talia s'inquiétait davantage pour la sécurité et la santé de son frère que celles de ses enfants. Ils étaient des loups-garous, tous les trois. Même si elle préférait que Laura, Derek et Cora ne se blessent pas... ils auraient tôt fait de guérir. Pas Peter. Ça avait été le sujet de bien des disputes entre Alex et elle. Le premier loup se faisant un plaisir de régulièrement lui rappeler que les humains n'étaient pas, de par leur nature, plus faibles que les loups. Différents, oui, à n'en pas douter. Plus faible ? Non.
« Tu veux que je vous laisse ? » Proposa Alex, amenant doucement Talia contre lui, lui baisant la joue. « Tali' ? »
Elle refusa d'un signe de tête. Peter aurait aimé avoir Alex à ses côtés. Alex plus que n'importe qui d'autre, y compris sa sœur aînée.
L'adolescent avait toujours considéré son humanité comme sa faiblesse ultime. Sa langue un peu trop pendue pour son propre-bien devenait, avec lui, un problème secondaire. Peter avait cherché à combler les lacunes physiques qu'il pensait cumuler par sa nature. Il avait voulu être plus intelligent, plus malin que les autres membres de la meute, souhaité être plus informé sur le monde surnaturel – sans jamais, pourtant, aller demander à Deaton de partager ses connaissances ou prodiguer ses conseils avisés. Il avait voulu apprendre à se battre contre un loup-garou, quand bien même n'avait-il pas beaucoup de chances de l'emporter ; il avait été plus conscient que la meute de la cible qu'il représentait pour quiconque souhaitait atteindre leurs parents. Il avait voulu... Peter avait voulu un tas de choses. Il avait souvent obtenu gain de cause. Soit parce que Kieran et Hestia avaient du mal à le lui refuser ; soit parce qu'il rabâchait, encore et encore, son idée jusqu'à les faire plier ; soit en n'en faisant qu'à sa tête. Peter avait été préparé. Il savait se battre, se protéger, avait les connaissances requises pour pouvoir s'en sortir dans le vrai monde. Ça ne l'avait pas protégé pour autant. Au contraire, même.
Peter avait voulu protéger Derek. Sans doute l'avait-il sauvé, d'ailleurs... mais à quel prix ?
« Mon dieu... »
Talia s'était écartée d'Alex qui l'avait laissé faire et était resté en arrière. Elle mit ensuite à mal la distance entre l'entrée de la chambre et le lit où était allongé son frère. La nouvelle Alpha Hale tendit doucement une main. Elle approcha ses doigts de la tignasse noire de son cadet mais n'osa les passer dedans ; voulut lui caresser la joue, lui offrir un contact familier et rassurant qui lui avait tant fait défaut ces dernières semaines... elle n'osa pas davantage.
« Qu'est-on supposés dire aux enfants, concernant Peter ? » Chuchota Talia, ses doigts désormais à quelques centimètres de ceux immobilisés de l'humain.
« La vérité. » Alex n'avait pas hésité. « Ça fait partie des trois choses que l'on ne peut cacher. »
Les épaules de la louve s'affaissèrent. Ce n'était pas la réponse attendue, ni même espérée. Talia soupira de déconvenue. Son mantra n'était pas celui d'Alex. Tous deux loups de naissance, l'éducation qu'ils avaient reçue n'en demeurait pas moins radicalement différente.
D'un côté, chez les Hale, « Alpha, Bêta, Oméga ». La hiérarchie. Son père lui avait répété, des années durant, qu'un Alpha était toujours là pour ses Bêtas, que c'était à ça que l'on reconnaissait un bon Alpha. Son enseignement s'était renforcé à la naissance de Peter, quand Kieran et Hestia Hale s'étaient rendus compte que leur nouveau-né était humain. Alex, lui, avait grandi auprès de Satomi Ito, évolué à coup de « Le soleil, la lune, la vérité », les trois choses que l'on ne peut cacher. L'honnêteté primait. La confiance avant tout.
« Et quelle est cette vérité, Al' ? Sommes-nous supposés dire à des enfants de quatorze, onze et neuf ans que leur oncle, humain, a été torturé pendant dix jours par des chasseurs car, justement, il n'était qu'humain ? »
« C'est la vérité donc... oui. »
Talia Hale secoua la tête, sidérée.
« Des chasseurs de loups-garous, qui nous chassent pour... pour « protéger les humains » et qui torturent un humain... c'est supposé leur apprendre quoi, au juste ? » La louve restait en position, sa main droite près de celle de Peter, la gauche un peu au-dessus de sa tête. Toujours pas de contact, ceci dit. « Ils sont trop jeunes pour... pour déjà être dégoûtés de l'être humain. Au sens large du terme, j'entends. »
« Et tu voudrais leur dire quoi, si ce n'est la vérité ? » Chuchota un Alex agacé, en approchant. « Tu comptes leur expliquer comment que Peter a été noyé, battu et que sais-je encore ? Derek était là quand c'est arrivé. Notre fils était là, Talia. Peter l'a protégé. Il a sauvé Derek et... tu voudrais lui mentir ? C'est un gamin mais il n'est pas idiot. Il sait que c'était des chasseurs. » Talia tourna la tête vers lui. « Et tu peux être certaine que si Derek le sait, Laura le sait aussi, Derek lui aura tout raconté. Et Cora aussi. »
C'était plausible, oui. Vu les questions posées par leur benjamine ces derniers jours, c'était même plus qu'envisageable.
« Il n'est pas question, ici, de leur raconter l'histoire d'un gros pervers tout de rouge vêtu qui se faufile par la cheminée pour donner des cadeaux aux enfants sages du monde entier la nuit du vingt-quatre décembre. » Toujours à voix basse, comme s'il était sacrilège que de hausser le ton, Alex s'emportait. « Ils ont le droit de savoir dans quel monde ils vivent et ce qui peut leur arriver. »
« Et que concluront-ils, à ton avis ? Que pensera Derek, s'il apprend tout ça ? Depuis qu'il a compris que Peter était différent, il n'arrête pas de demander si les loups-garous sont un réels danger pour les humains. Il dort avec Laura depuis une semaine. Il pense que c'est sa faute, qu'il a retardé Peter en plus de l'avoir menacé. » Talia perdait patience à son tour. Les peurs de son fils ne lui avaient pas échappé, elle avait espéré qu'il vienne lui en faire part... mais non. « Derek n'a toujours eu d'yeux que pour Peter ! »
« Aucun loup n'a blessé Peter. »
« Ils ont embarqué Peter car il protégeait Derek. »
« Non. Ils l'ont pris car il est le portrait craché de tes parents. » Le Bêta Ito était sûr de lui, sur ce coup. « Derek n'a rien à voir dans l'histoire. N'est pas responsable de quoi que ce soit. »
« Ils l'ont pris car ils pensaient que Peter pouvait leur apprendre des choses sur nous. Sur la meute. Sur les loups-garous. Indirectement, c'est lié. Et tu peux être certain que, quoi que tu dises, Derek ne saura pas faire la distinction et se considérera comme responsable de son état. »
Ce fut au tour d'Alex de soupirer. Il entendait bien les arguments avancés par son épouse mais n'arrivait à les accepter.
« La vérité est... »
« Pas toujours bonne à savoir. Parfois, cacher la vérité est mille fois préférable. »
« On a toujours dit aux enfants qu'il ne fallait pas mentir. Alors quoi ? Il ne faut pas qu'ils nous mentent mais nous, par contre, on peut raconter des bobards ? Non. Non ! Pas quand ça concerne Peter ! »
Comme annoncé tantôt par l'infirmière, Peter restait inconscient. Parfaitement immobile dans son lit aux draps un peu trop blancs, l'adolescent n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait alentour. C'était tant mieux pour eux... bien qu'ils auraient aussi aimé le voir revenir à lui. Ça aurait été bon signe, non ?
« On les protège. »
« On a jamais protégé personne en mentant. Talia ! Bon sang ! »
« Pour toi, on protège les enfants en leur disant la vérité ? »
Le silence d'Alex était éloquent.
« Les enfants, Peter a été torturé et les médecins ignorent encore quelles seront les séquelles. Papy et mamie ont été tués en essayant d'aller sauver leur fils. Le monde est merveilleux. Terminez vos lasagnes. » Siffla Talia, espérant montrer toute l'absurdité des choses. « Non ! »
« Si, Talia. » Raté. « Bon, peut-être pas comme ça mais... tu veux leur expliquer comment ? »
« On trouvera... »
« Je refuse de mentir aux enfants. »
« À quel moment as-tu cru que je te laissais le choix, Alex ? »
Les dents du Bêta se serrèrent, grincèrent, lorsque le regard de sa femme vira au rouge. Elle utilisait son pouvoir d'Alpha pour essayer de le soumettre et le faire plier. Qu'elle ose utiliser cette méthode le sidérait, le décevait également. Il se tut. C'était nouveau pour elle. Ça pouvait être involontaire. Il espérait que ça le soit.
« On ne mentira pas aux enfants. » Maintint le loup.
o o o
Stiles et Jordan cessèrent de parler de la nouvelle enquête sur laquelle ils étaient, celle qui avait d'ores et déjà commencé à mettre le bazar dans la meute, pour, plutôt, regarder les deux Hale revenir. Enfin ! Les deux coéquipiers se gardèrent de faire le moindre commentaire en les voyant. L'un des loups-garous – Peter pour ne pas le citer – risquait de tourner les talons, de leur faire, une nouvelle fois, faux bond sans se soucier de l'inquiétude suscitée. Ils ne le voulaient pas. Ni l'un, ni l'autre... et Derek ne devait pas le vouloir lui non plus.
« On va rentrer ? » S'enquit juste Stiles, fixant Peter, cherchant à capter son regard... ce que l'aîné lui refusa.
« On va rentrer. »
Toujours enfoncé dans son siège, les jambes tendues mais croisées, l'humain observait les deux Hale. Il espérait, sans toutefois oser le demander, que Derek se proposerait pour les accompagner, quand bien même leur domicile ne fut-il pas sur sa route. Stiles pressentait qu'un rien pouvait faire basculer – encore – Peter. Mieux valait se la jouer prudent... et quoi de mieux qu'avoir un second loup dans les parages, prompt à réagir sans sur-réagir et accabler de reproches l'autre ?
Ce n'était pas que Stiles ne faisait pas confiance à son compagnon. Non. Certainement pas. L'agent de police avait, après quelques années à chercher, quand même finit par apprendre, comprendre et accepter ce qu'il pouvait et ne pouvait pas faire. Sa vie avait été grandement simplifiée le jour où il avait trouvé où étaient ses limites... et elles étaient là. Il ne pouvait pas aider Peter ; pas vu les derniers événements.
« Je viens avec vous. » Suggéra, d'un ton désinvolte, Derek, les mains dans les poches de sa veste. « Tu conduis, Stiles. Je rentrerai à pieds après. »
Et le plus jeune sourit, honteusement rassuré. Son soulagement flagrant n'échappa pas à Peter. Il n'était, certes, pas au top de sa forme, avait l'impression que tout lui échapper, à commencer par sa vie tranquille et sa santé d'esprit, mais il n'était pas encore totalement déconnecté du monde. Pas du tout, même. Il continuait à observer. À analyser. À tout noter dans un coin de son esprit. Il comprenait qu'on comprenait qu'on comprenait son comportement, un peu moins qu'on puisse vouloir l'aider. Peter acceptait que Scott ne lui fasse pas totalement, nettement moins que les autres paraissent commencer à le faire.
« Merci Jordan. » Souffla Stiles en se relevant. « Sérieux. Merci. »
« Je viendrai à la prochaine réunion. » Annonça l'adjoint, l'air de rien. « Si on est deux à donner des informations qui déplaisent, Scott réagira peut-être moins comme un crétin. »
« Compte là-dessus. » Ricana le premier. « C'est Scott. Tu crois quoi ? »
L'amertume de Stiles était flagrante.
« Si besoin, hésite pas à passer, Peter. D'accord ? »
L'avocat roula des yeux. Il aimait bien ça, rouler des yeux. Non seulement il le faisait bien mais, en plus, c'était une réponse comme une autre, dans son vocabulaire. Une qui déplaisait la majeure partie du temps – ce qui était un sacré bonus.
o o o
Les doigts crispés autour du volant, laissant passer le flot de voitures qui avaient la priorité sur lui, Stiles soupira. Encore. Ça devenait une habitude – ce qui n'était pas pour lui plaire. Bon sang ! Il y avait deux loups-garous sur sa banquette arrière, dont l'un susceptible de péter les plombs à n'importe quel moment. Au prochain feu rouge ; lorsqu'il passerait devant le commissariat ; quand il se garerait dans l'allée du garage ; ce soir, au moment d'aller se coucher. Peter était une bombe à retardement et aux effets inconnus. D'après Parrish, le lycanthrope s'était rendu dans la salle de bain sans raison apparente. Il était parti de chez Scott après s'être réveillé en sursaut et paniqué. Il paniquait tous les soirs. Dormait peu et mal. Et comme le lui avait déjà fait remarquer son shérif de paternel... Peter avait des antécédents.
« Derek ? » Appela Stiles, la voix tremblotante – et il s'insulta pour ça.
« Ça va, Stiles. » Ce n'était pas la voix à laquelle l'hyperactif s'était préparé.
« Tu es sûr de ça ? » Grogna Derek, sourcils froncés, en proie aux mêmes doutes que le premier. « Tu as perdu le contrôle il y a quelques jours à peine. On avait dépassé ce stade, aux dernières nouvelles. »
« Ça va. Y a rien d'impo- »
Pas besoin d'être face à Stiles pour s'imaginer ses sourcils se hausser et sa bouche se tordre, douteux. Pas besoin non plus de tourner les yeux vers Derek pour savoir ce qu'il en pensait. Son neveu, comme Stiles ou Catherine, songeait de suite, lui aussi, à la traditionnelle réponse d'un Peter goguenard suite à un « Rien d'important ». C'était bien sa veine, ça, tiens.
« Laissez tomber. »
« Non, Peter. Non ! » Stiles frappa le volant. « J'en ai raz le bol ! Raz le bol ! » Sa main s'agita au-dessus de sa tête, sous-entendant un 'Jusque-là de tes conneries'. « J'ai assez laissé tomber. Je laisse plus tomber, maintenant. C'est fini. Fini. »
Derek donna un coup de pied dans le siège du conducteur, derrière lequel il se trouvait fort justement. Déranger l'humain pour le faire taire, ça pouvait marcher. Ça devait marcher. Ça ne marcha pas. Au contraire. Stiles actionna son clignotant et se stationna sur la première place vacante – ou, plutôt, sur les deux premières places vacantes. Furax, le coude posé sur son dossier, il se tourna vers ses deux passagers.
Le regard noir du plus jeune Hale ne dissuada pas l'humain de faire son petit éclat. Ça aurait dû. Ça aurait été plus simple ainsi. Les choses auraient été mieux, n'auraient pas dérapé, si Stiles avait su tenir sa langue et s'était passé de pousser sa beuglante.
« Je t'ai laissé du temps parce que tu en avais besoin. » Il secoua la tête. « J'me disais que tu finirais par comprendre... que... que tu pouvais nous parler et que tu avais besoin de le faire mais... mais non. Tu l'as pas fait. Je suis même pas sûr que tu l'ais compris. Alors que, bon sang, tout le monde t'accueillerait à bras ouverts. Fais-le avec qui tu veux ! Derek. Jordan. Mon père si ça te fait plaisir ! Scott, si ça peut aider. Mais parle ! Parle ! » Stiles se passa une main dans les cheveux alors qu'un pied écrasait, encore une fois, le bas de sa ceinture pour le convier à se taire. « Tu peux pas garder tout ça pour toi. Tu peux pas. Et c'est idiot de penser que tu le peux. »
Enfoncé dans son siège, Derek, blasé, écoutait le massacre.
« Je sais que tu es beaucoup de choses... mais je pensais vraiment pas que tu étais un idiot ! » Peter se tendit, son visage se durcit. Il allait réagir dans cinq... quatre... trois... « Je sais plus quoi faire de toi, là ! »
La porte de la Chrysler qui claqua à ce moment-là... Stiles, même sans être devin, aurait pu la voir venir. Derek l'avait bien senti, lui.
o o o
Après être montés voir Laura, Derek et Cora qui dormaient à poings fermés – ou qui faisaient merveilleusement bien semblant dans le cas du second – Alex et Talia ne s'y étaient pas éternisés. Ils avaient refermé la porte de la chambre d'amis de l'émissaire, tâchant de faire le moins de bruit possible et se gardant de commenter le fait que leur fils soit éveillé, à l'affût de ce qui se passait et se dirait dans la maison. Leur mère était venu les réveiller en pleine nuit, après tout, il y avait de quoi se montrer curieux.
Le couple de loups-garous était redescendu s'entretenir avec Alan et Cathy, sa femme. Apparemment, elle savait. Elle savait même beaucoup de choses puisqu'elle fut celle qui osa briser le silence et demander des nouvelles de Peter. Les garous se fuyaient du regard et, sans qu'ils aient le temps de le comprendre, laissèrent la conversation dévier vers des sujets moins joyeux encore.
« La disparition de Peter n'a jamais été officialisé au niveau du bureau. Pour eux, Peter allait bien et était avec sa famille. Ils vont ouvrir une enquête pour savoir ce qui lui est arrivé ; pour découvrir comment un gosse de seize ans peut se prendre une balle et être torturé à ce point. »
« Pas... pas nécessairement. » L'émissaire avait parlé tout bas.
Trois paires d'yeux se tournèrent vers Deaton tandis que sa main droite, posée sur la table de la cuisine, tournait une cuillère à café.
« Kieran et Hestia sont morts. » Rappela-t-il, s'excusant silencieusement auprès de Talia. « On pourrait, à mon avis, assez facilement faire comprendre aux hommes du shérif que ceux qui ont torturé Peter sont ceux ayant tué Kieran et Hestia. »
« Ceux qui ont torturé Peter sont ceux qui ont tué Kieran et Hestia. » Marmonna le Bêta.
« Je sais, Alex. » Soupira le vétérinaire. « Mais il faudrait faire en sorte que ce soit une évidence pour des hommes qui n'auront pas toutes les pièces du puzzle. Ils ne sauront pas pourquoi Peter est dans cet état, ni pourquoi Kieran et Hestia ont été tués, ni pourquoi ça s'est passé dans la maison de parfaits inconnus sans lien apparent avec la famille Hale. » Il se passa une main sur le visage, fatigué. « C'est quelque chose qui vous a toujours manqué, un loup au commissariat. »
Talia hocha la tête, entendue. Elle prendrait les mesures adéquates et comptait, au plus vite, faire en sorte de faire entrer un de ses loups au poste de Beacon Hills. Cathy eut une réaction similaire. Sous la table, la jambe d'Alex s'agitait. Tout le loup s'agitait. Il serrait sa tasse de café, à laquelle il n'avait toujours pas touché, contrairement aux autres.
« Je connais le shérif Stilinski seulement de réputation... » Marmonna le loup-garou. « Mais il vient d'être élu à ce poste... il ne va pas facilement lâcher l'affaire. Le cas de Peter sera son premier « gros » dossier et le fait qu'il soit mineur... »
« Raison de plus pour ne rien laisser au hasard. Ils ne doivent avoir aucun doute sinon Peter risquerait d'être... »
« C'est moi qui l'ait conduit aux urgences. » Alex avait les yeux baissés. « Je serai le principal suspect. »
« Et comme tu refuses de mentir... » Rappela vicieusement Talia.
Deaton s'étonna, pas habitué à voir le couple se lancer ce genre de petites remarques mesquines. Avant que qui que ce soit ait l'occasion de rebondir sur la dernière remarque de la nouvelle Alpha Hale, Alex se redressa sur sa chaise, se tourna à quatre-vingt dix degrés et fixa la porte close de la cuisine.
« Je sais que tu es là, mon grand... »
Le jeune loup-garou cafouilla un moment avec la poignée. Il la baissa, la remonta, la rebaissa plusieurs fois avant de finalement réussir à ouvrir. Derek, les cheveux tout ébouriffés et les pieds nus, apparut. Les yeux humides de larmes qu'il s'empêchait de laisser couler, le jeune garçon en avait un peu trop entendu.
« Peter y va mourir ? »
Peter. Son Peter. Son oncle Peter.
Celui qu'il avait menacé – parce que oui, il l'avait menacé, et pas du tout subtilement – devant le collège, quelques minutes avant leur rencontre Ô combien déplaisante avec un groupe de chasseurs. Celui qu'il avait blessé. Celui qui l'avait protégé malgré la rancune qu'il lui vouait.
Peter. Un humain. Un simple humain.
« Non, mon grand. Non. » Voulut aussitôt le rassurer son père ; tuant du regard sa femme qui lui faisait remarquer, d'un haussement de sourcils adroit, que c'était là un beau mensonge. Ils n'étaient encore sûrs de rien. « Peter est entre de bonnes mains. »
« Mais il a été torturé. » Murmura Derek.
« Mais mais on l'a retrouvé. Il est à l'hôpital et il... il va pouvoir guérir. »
Le plus jeune tiqua.
« C'est un humain. C'est long, pour lui, de guérir. » Fit-il remarquer, s'adressant davantage à son père qu'aux trois autres. Il ignorait tout particulièrement le regard navré de sa mère. « Et tu dis toujours que pour bien guérir, il faut le vouloir... »
« C'est exact. »
« À la place de Peter, j'aurais pas envie de guérir. »
La cuisine des Deaton n'était pas bien grande. Tout juste de quoi tourner autour de la table lorsque personne ne se trouvait autour. Cette exiguïté permettait à tous, y compris aux humains, donc, d'entendre la dernière remarque de Derek. Alex pencha la tête sur le côté, intrigué.
« Et pourquoi t'aurais pas envie de guérir ? »
« Parce qu'en plus d'avoir mal j'aurais... les souvenirs. » S'expliqua-t-il, se dandinant d'un pied à l'autre. « Et si, parfois, les mots sont plus blessants que les actes en eux-même... est-ce que c'est pas un peu pareil pour les souvenirs ? Est-ce qu'ils peuvent pas être plus douloureux que les blessures physiques ? » Derek se passa la langue sur les lèvres. Continuer ? Ne pas continuer ? « Si Peter me dit qu'il me déteste, ça me fera plus mal que si Cora me mord. »
Le coude posé sur la table, Talia se frottait le menton, réfléchissait. Cathy et Alan, quant à eux, restaient discrets mais ne perdaient pas une miette de l'échange père-fils. Il n'était pas étonnant que Peter et Derek s'apprécient autant.
« Tu vois ce que je veux dire ? » Voulut savoir Derek. « C'est juste que... je vais guérir de la morsure mais j'me souviendrai longtemps de Peter qui me dit qu'il me déteste. »
« Je vois, oui. » Souffla Alex, tirant son cadet sur ses genoux. Une fois n'est pas coutume, Derek se laissa faire et accepta l'étreinte.
« Il a été torturé ? » Derek savait. Il avait entendu. C'était rhétorique. « Il ne voudra pas g-... je... je le connais. Il va penser qu'il est responsable de la mort de papy et mamie. » Il posa sa tête sur l'épaule de son géniteur. « Ça plus le reste... ça donne pas très très envie de vivre. »
Alex commençait à comprendre pourquoi Talia refusait de dire la vérité aux enfants. Vu l'état dans lequel se mettait Derek alors qu'il n'avait pas encore été voir son oncle à l'hôpital.
De l'autre côté de la table, les jambes croisées et les yeux rivés vers les deux autres lycanthropes, Talia commençait à accepter le point de vue de son époux, au sujet de la vérité.
L'un comme l'autre se garda bien de le dire.
« Parce que, tu vois, Peter, il retournera pas au lycée tout de suite et du coup il aura bien tout le temps de penser à ce qui s'est passé. » Chuchota Derek. « Comme quand on est puni dans notre chambre. » Il leva le nez, toujours concentré sur son père qui affermi sa prise sur lui. « Il pensera pas à des choses bien. Il voudra pas... il... il aime déjà pas être humain et là, si... je veux pas perdre Peter, papa. »
o o o
La poignée de la porte d'entrée s'abaissait, se remontait, s'abaissait, se remontait. On essayait d'entrer. Impossible, c'était verrouillé. Quelques grognements et injures, qui provenaient, bien sûr, de l'extérieur, parvinrent aux oreilles de Stiles. Le coup de pied qu'on donna dans la porte aussi. Prudent, méfiant même, l'humain approcha de l'entrée sur la pointe des pieds. Il ne s'arma pas. Ni batte de base-ball, ni arme de service, ni aconit ou sorbier. Rien. -
« Stilinski, si tu ne m'ouvres pas tout de suite, je... »
« Tu ? »
« Ouvre-moi, Stiles ! » Le loup, de l'autre côté de la porte, s'agaçait. Il n'était pas l'être le plus patient qui soit, c'est vrai.
« Si je t'ouvre, on parle. »
« Si tu m'ouvres, on parle. » Accepta Peter.
L'humain souffla par le nez, soulagé. Plein d'espoir, aussi. Convaincu qu'il saurait, enfin, le fin mot de toute cette histoire qui commençait à le rendre fou ; persuadé que Peter et lui commenceraient à tourner la page une fois la discussion entamée. Ça ne serait pas du luxe... ou un peu, quand même. Stiles donnerait beaucoup pour pouvoir retrouver cette tranquillité, cette complicité qui existait encore six mois plus tôt. Il paierait cher pour revoir Peter balancer ses bombes à eau depuis le premier étage pendant que toute la meute aidait à décharger le camion. Pour revoir le loup-garou s'approcher, discret, derrière Mason pour lui piquer sa part de pizza. Pour assister, de nouveau, à toutes ces scènes qu'il avait fini par ne plus remarquer tant elles étaient habituelles et qui, pourtant, brillaient aujourd'hui par leur absence.
Stiles déverrouilla. Il feignit ne pas entendre le « parce qu'en plus, en plus, tu avais laissé les clés dans la serrure, espèce de troll ? » qui, et c'était là le pire, n'avait rien de méchant et était plus amusé qu'autre chose. Des fois, Stiles avait vraiment du mal à suivre Peter.
« Bon. Dis-moi ce qui t'arrive. Ce qui se passe. » Se retrouva presque à supplier Stiles, une fois le loup-garou à l'intérieur, à quelques centimètres à peine de lui. « Peter. C'est pas uniquement par rapport au mois dernier, n'est-ce pas ? »
L'avocat hocha la tête.
« Alors quoi ? »
« Les rêves. »
Soupir. Très long soupir, même. Silencieux, Stiles passa une main dans les cheveux de Peter qui opta pour la meilleure réaction possible : aucune, si ce n'était un froncement de sourcil qu'aurait eu tout Hale qui se respecte. Le Stilinski savait ce que c'était que de perdre la tête – ou d'avoir l'impression de la perdre – à cause de rêves. Il était le mieux placé de la meute pour le comprendre à ce sujet. Il ne se sentait pas pour autant mieux ni plus à-même de l'aider.
« Ils paraissent réels. » Reprit Peter. De mémoire, Stiles ne l'avait jamais vu aussi perdu. Le Bêta était de ceux qui, en toute occasion, gardait la face, même en case de crise. Surtout en cas de crise. Avouer ses faiblesses ? Certainement pas ! « Tellement réels. À... à chaque fois. »
« Mais tu sais qu'ils ne le sont pas, n'est ce pas ? » S'enquit Stiles, sa main glissant le long de la joue du loup et ne s'arrêtant qu'une fois posée sur son bras. « Peter ? »
« Stiles. » Peter secoua la tête.
« Si tu te penses humain, ils ne peuvent pas. Je dis pas que tu n'es pas humain ou que les loups-garous ne sont pas humains ou... quelque chose comme ça. » L'humain espérait être clair et ses mains s'agitaient. « Vous l'êtes, humains, mais... mais pas de cette manière. »
Avec un petit sourire au coin des lèvres, Peter alla planter son regard dans celui de son compagnon. Pas de surprise, ici. Stiles avait, en un temps record, su mettre le doigt sur le nœud du problème. C'était rassurant. Vraiment très rassurant.
« Tu ne dois pas te mettre dans cet état à cause de ça. » Murmura l'agent, souriant à son tour. « Je sais que l'humanité, c'est pas ton truc. Tu penses que tous les humains sont faibles, moi y compris. » Peter ouvrit la bouche, prêt à répliquer. « Et ne pense même pas à nier sinon je t'arrache les oreilles. » S'amusa-t-il.
« Stiles. »
« Tu te mets le doigt dans l'œil et jusqu'au coude... » Poursuivit Stiles, calme. Trop calme. Le loup se crispait, la suite ne s'annonçait plus aussi belle et facile que prévu. « Le problème avec toi, mais avec Derek aussi, hein, faut pas croire, c'est que vous n'avez jamais été humains... et juste humains. » Bingo. Peter ferma les yeux, serra les poings. Ne recula pas, restant auprès de l'hyperactif. « Vous ne savez pas ce que c'est de devoir être patients pour guérir. »
« Là, je t'arrête, j'ai... »
« De devoir être vigilants. » Un doigt levé, Stiles intimait Peter de se taire. Soit. C'était, de toute façon, au tour du lycan d'avoir le dernier mot si dispute il y avait. « Car une odeur ou un son malheureux ne peuvent pas nous prévenir, nous, humains, d'un danger imminent. Vous savez pas vivre comme ça. Toi encore moins que Derek car Derek a dû faire face à la perte de ses pouvoirs. »
La tête penchée sur le côté, Stiles adressait un regard entendu à son vis-à-vis. Il le mettait au défi de trouver quoi que ce soit à redire. Il y avait tellement de points sur lesquels son compagnon pourrait revenir.
« À cause de ça, vous considérez la morsure comme un cadeau. Ce n'est pas un cadeau. Ça n'en est pas un. Ça n'en sera jamais un ! »
Peter rongeait son frein.
« L'humanité n'est pas une tare et la morsure n'est PAS un cadeau... mais vous n'avez pas la moindre idée de ce qu'est de faire sans et vous avez grandi dans l'illusion qu'être un loup-garou était quelque chose de fantastique. »
Le-dit loup-garou cligna plusieurs fois des yeux. Fronça les sourcils. Paumé, perdu, il se demandait ce qui se passait, comment Stiles avait, à ce point, su dévier du sujet initial. Comment il avait pu passer aussi vite de « Dis-moi ce qui t'arrive. Parle-moi » à « Tais-toi, laisse-moi te râler dessus pour rien ». Du moins, c'était là le ressenti de Peter sur la situation actuelle et ainsi qu'il comprenait les reproches faits.
« Tu. » Il s'interrompit et passa sa langue sur ses lèvres. Il se trompait. Forcément. « Me reproches ma lycanthropie ? »
« Non. » Assura Stiles. Il se calma aussi vite qu'il s'était énervé. Nerveux, il se passa une main sur le front et fixait Peter. Mince. C'était ça qu'il venait de faire, de dire ? C'était comme ça que le percevait l'autre ? « Non. Non, bien sûr que non. Tu es né comme ça, comme je suis né humain, je peux pas... non. »
« Stiles... » Les dents serrées, les griffes enfoncées dans les mains – ce qui devenait franchement une habitude, ça aussi, et pas une agréable. « Laisse-moi t'expliquer, maintenant, tu veux ? » L'autre hocha la tête. « Je me vois humain, mais... »
« Mais quoi ? Mais rien. Tu crois que ça me fait quoi de te voir te réveiller en panique et me dire que tu as rêvé que tu étais humain ? »
Sûr que vu comme ça...
« Je sais ce qu'être humain veut dire. Juste humain. Juste humain au milieu d'une meute. » Stiles paraissait blessé. « Je sais pas ce que c'est, qu'être un loup-garou, par contre. Toi, si. Toi, tu sais. Mais tu sais pas ce que ça signifie d'être... moi. » Stiles et Peter se regardaient. « Je t'aime mais... ton problème avec l'humanité est un vrai problème. De plus en plus. »
Le loup-garou s'était reculé. Éloigné de Stiles d'un bon pas. Ça n'avait pas perturbé l'humain plus qu'outre-mesure. C'était devenu habituel, entre eux, de prendre ainsi la fuite. Il n'y avait pas de quoi en faire tout un cirque. Ça n'avait rien à voir. Plus l'agent parlait, plus Peter pâlissait, reculait jusqu'à finalement se retrouver dos au mur. Dans tous les sens du terme.
« Donc... tes rêves ? » Interrogea Stiles, essayant de changer le sujet qu'il sentait plus glissant.
Peter ne répondit pas.
« Quoi ? Ma beuglante t'a vexé ? »
L'avocat sut reprendre ses esprits et retrouver toute contenance. Il se redressa un peu – il n'avait même pas eu conscience de se tasser face à Stiles – et son regard se durcit. Sans un mot pour son compagnon, sans retirer la veste qu'il avait sur les épaules, Peter tourna les talons et monta les escaliers, chaussures toujours aux pieds. L'humain resta planté là, clignant plusieurs fois des yeux, il s'interrogeait sur le pourquoi de cette fuite... Stiles se mordit mentalement les doigts. S'en prendre à Peter alors que celui-ci avait accepté la discussion n'était pas l'idée de la journée !
« Peter... » Quatre à quatre, il gravit les marches. « Peter ! »
Dans la chambre, une petite valise bleue foncée grande ouverte sur le lit, le loup-garou y rangeait ses effets en quatrième vitesse. Pour l'heure, il se fichait de froisser ses coûteux costumes – ce qu'il regretterait bien assez tôt. Stiles, debout dans le couloir, la bouche entrouverte, le regardait faire, dépité.
« Tu... tu... tu vas où ? »
« À l'hôtel. » Claqua Peter sans se tourner, continuant ses affaires. « T'as raison. J'ai pas à t'infliger ça. »
« C'est pas du tout ce que j'ai dit. » Stiles essaya d'éloigner le loup de sa maudite valise. Échec total. « Et je pense pas que... que rester seul, dans ta situation, soit une idée judicieuse. »
Regard noir. OK. Message reçu. Il l'avait un peu mérité, celui-là, en plus.
« Tu penses revenir quand ? »
Peter n'en savait fichtre rien. Le visage défait, le contrôle de ses émotions et réaction de nouveau envolé, sa main gauche tenait une touffe de cheveux et, l'air de rien, tirait dessus. Le loup-garou avait vraiment besoin d'aide. Partir était la pire idée qui soit, du point de vue de Stiles. De celui de n'importe qui.
« Je sais pas. »
« Tu reviendras, hein ? »
La surprise se lut sur le visage, plus facile à déchiffrer que jamais, de Peter.
« Bien sûr. » Assura le loup, du bout des lèvres, et Stiles avait envie de le croire, besoin de le croire et sembla le croire.
« Quand ? »
« Un jour. »
De l'amour à la haine, il n'y a qu'un pas. Un tout petit pas. Présentement, l'hyperactif détestait l'homme avec qui il partageait sa vie. Il le détestait autant qu'il l'aimait – et ça faisait beaucoup. Il n'y avait pas plus de doutes à avoir à ce propos, Peter allait, à la longue, finir par le rendre cinglé, fou, chèvre, tout ce qu'il ne fallait surtout pas être lorsqu'on vivait auprès d'une meute de Surnaturels.
« Un jour bientôt ou un jour... un jour ? »
« Un jour bientôt. Un jour, un jour. »
Merci pour cette non-réponse, songea Stiles.
« Je t'aime. »
« Moi aussi. »
Fin du dix-neuvième chapitre.
Bon ? Pas bon ? Moyen ? Autre ? Pas assez long ? Trop long ? Manque de description ? Surtout pas plus de description, nom de dieu !? Pas assez de renards planteurs de carottes ?
Si jamais quelque chose vous échappe ou vous semble aussi clair qu'un poney rose... n'hésitez surtout pas à le dire !
A bientôt pour vingtième chapitre, Confiance.
J'ai une page facebook (lien dispo sur mon profil). Dessus ? Un calendrier prévisionnel des chapitres et OS. Des extraits des prochains chapitres (et des OS aussi, nous ne les oublions pas). L'annonce de certaines fics/OS. Des articles avec l'avancée générale de tout ce qui est en cours (ou presque tout). Brefouille ! Le truc bien ? C'est que je ne pourrais pas vous y mordre !
La personne (les personnes) qui trouvera(ront) le nom de la créature concernée avant que son nom soit révélé (dans une paire de chapitres) pourra (pourront) me donner le prompt de son (leur) choix (personnages ; situations générales ; phrases ou mots à caser etc.)
Skayt
