Chapitre 7
Plongée dans l'obscurité, Saïnika ruminait sa colère contre ce Connor qu'elle avait rencontré la veille. Elle ne cessait de se demander comment elle avait pu se faire avoir de la sorte. Elle se souvint de sa dispute avec Hodin les heures qui précédèrent son enlèvement. Elle s'imagina que sa naïveté ne pouvait venir que de l'irritation que cette altercation avait provoqué.
Ne pouvant voir où elle se trouvait, la jeune femme mit tout ses sens à contribution. Elle se concentra sur les sons qui l'entouraient, et remarqua qu'un grincement répétitif du bois usé faisait guise de fond sonore. L'odeur du rhum et les balancements perpétuels du sol lui firent vite comprendre qu'elle se trouvait à bord d'un navire.
Cela faisait des heures que l'elredorienne attendait, un capuchon sur la tête, sans savoir vers où serait sa destination. Finalement, des pas se firent entendre quelques mètres plus loin, s'approchant dangereusement de la jeune femme. Sentant l'individu s'avancer jusqu'à deux pas d'elle, Saïnika fit glisser ses jambes d'un coup vif, faisant tomber l'homme au sol. Ce dernier, non pas rancunier, se mit alors à rire, avant d'enlever le capuchon de la tête de la brune.
« -Vous ! » s'écria la pupille d'Elredor en reconnaissant Connor. « Attendez voir ! Dès que mes mains seront de nouveau libres, vous ne perdrez rien pour attendre !
-Qui vous dit qu'elles seront déliées ?
-Cela arrivera un jour, et ce même jour, vous aurez signé votre contrat de mort !
-Bien, bien, si vous le dîtes » répondit le jeune homme en souriant, à genoux face à sa prisonnière. « Je suis vraiment navré d'avoir du faire une chose pareille. Vous comprenez, ce n'est pas moi, mais mon frère qui...
-Ah c'est donc ça ! Vous êtes soumis à votre frère et faites ce qu'il vous demande comme obéirait un chien à son maître !
-Ce n'est pas tout à fait ça...
-N'essayez pas de le nier, je saurais reconnaître un homme comme vous parmi mille. Vous n'avez sûrement jamais eu d'ambition dans la vie, n'est-ce pas ? La seule chose qui vous permet d'exister, ce sont ces services que vous rendez à longueur de journée. Ainsi vous vous croyez utile n'est-ce pas ? C'est si pathétique !
-Je vois...Vous avez besoin d'extérioriser hein ? Vous pourrez le faire bientôt dès lors que nous serons arrivés. En attendant, ruminez bien votre rage dans ce capuchon. »
Sans laisser le temps à sa captive de répondre quoi que ce soit, l'homme lui remit le sac en tissus noir sur le visage, l'abandonnant à nouveau avec sa solitude.
Arrivés au port d'Elredor avant que le soleil se lève, deux voyageurs encapuchonnés observaient les vas et viens des marins. Kassam repéra un navire de marchandise, sur lequel personne n'allait. Il donna un coup de coude à sa camarade, pointant le bateau du doigt. La jeune femme tourna alors son regard dans la direction qu'il lui indiquait, affichant un sourire sur son visage.
«-Ce sera facile de monter à bord.
-Tu crois ? » lui répondit l'elredorien en la dévisageant. « Tu devrais changer de tenue avant de t'infiltrer là bas.
-Pourquoi ça ? Qu'est-ce qu'ils ont mes vêtements ?
-Hm...Je ne sais pas, moi. Il y a comme du sang là. Et là aussi. Et là ! » fit Kassam d'un air ironique. « Je ne sais pas combien tu en as tué comme ça, mais ce n'est pas très discret.
-Crois moi, tu n'aimerais pas le savoir. Et où crois tu que je vais trouver des vêtements à une heure pareille ?! Il me suffira de cacher les traces avec ma cape. Et puis je peux très bien dire que c'était de la légitime défense, où que nous avons été traqués par des loups et que je suis la seule à m'en être sortie.
-Et moi ?
-Toi, tu restes là.
-Quoi ?! Tu rigoles j'espère ! Je ne vais pas te laisser y aller seule !
-Et pourquoi pas ? Kassam, tu es un véritable ami, et je ne te remercierais jamais assez pour tout ce que tu fais pour moi, mais à présent, je continuerais seule. Nous nous reverrons bientôt.
-Bientôt ?
-Oui, dès que ces criminels auront goûté ma vengeance.
-Es-tu sûre que la vengeance t'aidera ?
-Ils ont décimés tout les miens ! Comment pourrais-je les laisser vivre après ça ?
-Mais une requête auprès du Roi te permettrais d'obtenir la justice.
-Non, c'est une affaire qui me concerne, moi et moi seule. Écoute moi Kassam. Je vais monter dans ce navire marchand. Je descends aux îles, je me fais un bon repas spécialité du sud, et je rentre.
-Un repas ?! Tu compte les manger ?! » s'exclama l'elredorien d'un air effaré. La jeune femme l'observa en souriant innocemment.
« -Non Kassam, non. C'est juste une façon de parler.
-Vraiment ?
-Bien sur.
-Alors peut-être pourrais-tu enlever ce sang qui gît sur tes lèvres ? »
Le jeune homme regarda son amie passer sa cape sur sa bouche, essuyant toutes traces suspectes.
« -C'est mieux là ?
-Oui...Heureusement que ta cape est pourpre, au moins ça ne se verra pas...
-Combien même ça se verrait, ce ne serait pas un problème. »
Les deux compagnons se fixèrent longuement, avant que la jeune femme ne se relève et dépose un baiser sur la joue de Kassam. Ce dernier lui pressa la main avec insistance, soutenant son regard, et après un bref hochement de tête, son amie partit pour le navire marchand. L'elredorien la vit monter à bord, et soupira, non satisfait de ne pas l'avoir convaincue de rester. « Bon voyage mon amie, et prend garde. Car là où tu vas, Dieu sait ce qu'ils te réservent. Les Îles du Sud sont dangereuses. Oui, si dangereuses. »
« -Allez jolie Princesse, tout le monde descend !
-Je ne suis pas une princesse » ronchonna la pupille d'Elredor.
« -Ah ça, c'est le cas de le dire ! » s'exclama son ravisseur.
Connor l'avait détachée, et lui avait retiré son capuchon, dès lors que le navire était arrivé à bon port. Il l'avait menée sur la terre ferme, avant de s'arrêter face à un jeune homme roux, qui lui ressemblait comme deux gouttes d'eau.
« -Hans, voici donc ce que tu m'as demandé. Joyeux anniversaire petit frère ! » déclara t-il à l'intention de celui qui leur faisait face.
« -Je te remercie Connor. Tu ne pouvais pas me faire plus plaisir. Puis-je te demander un dernier service ?
-Quel est-il ?
-Mène la dans une des geôles au sous-sol et veille à ce qu'elle soit bien traitée. Il me la faut entière lorsque nos chers amis viendront se joindre à nous pour la fête.
-Hm...Je ne vois pas où tu souhaites en venir mais si cela te fait plaisir.
-Oh, au faite. » continua le jeune prince, tout en se rapprochant de la pupille d'Elredor, un sourire mesquin au visage. « C'est un plaisir de vous rencontrer, Saïnika. »
Sur ces derniers mots, Connor emmena la jeune femme au sous-sol du château, où il lui trouva une geôle. Saïnika y entra sans rien dire, face à l'air satisfait de l'aîné de Hans.
« -Et bien, vous voilà bien docile. Vous n'émettez aucune plainte ?
-A quoi cela me servirait-il, dîtes moi ?
-Hm...A rien, en effet. C'est une chose que les princesses devraient apprendre d'ailleurs. Si elles étaient toutes comme vous, on aurait pas de migraine à force de se faire crier dans les oreilles.
-Et vous en avez enlevée beaucoup, ce genre de princesse ?
-Ce n'étaient pas des princesses, mais elles hurlaient tout comme. Et puis...on ne les a pas enlevées.
-Que leur avez vous fait alors ?
-Ne vous préoccupez pas de leur sort. Le votre sera beaucoup plus...chanceux, si je puis dire. Sur ce, je vous souhaite une bonne journée, Mademoiselle Saïnika.
-Vous allez me laisser seule ici ?
-Oui, c'est bien ce que Hans a demandé. Pourquoi ? Vous avez peur ?
-Oh non, loin de là.
-Alors tant mieux pour vous. »
Connor se recula, et ferma la geôle derrière lui, sous le regard assassin de la jeune femme. La journée serait longue, et qui sait combien de temps elle devrait rester prisonnière entre ces murs de pierres humides.
Plusieurs jours passèrent ainsi, laissant Saïnika seule dans la pièce froide qui lui servait de chambre. Son seul réconfort était les repas qui lui étaient rapportés, et la robe qu'elle portait depuis son enlèvement. La nourriture était bonne, et il était évident que le prince Hans voulait la maintenir en pleine forme. Quand à sa robe, elle lui portait suffisamment chaud pour ne pas avoir à se plaindre des pierres grises qui l'entourait. Elle se demanda si les dits « chers amis » étaient Hodin, ainsi que les arendelliens. La réponse lui semblait évidente, mais leur arrivée semblait ne pas se faire, et la cousine du Roi d'Elredor en avait plus qu'assez d'être enfermée.
Un matin, alors qu'elle dormait encore tant bien que mal, l'héritière d'Hodin fut réveillée par la voix grave d'un soldat. « Viens par là toi ! Le Roi décidera de ton sort plus tard. ».
Entendant ces mots, Saïnika se releva de sa couchette et aperçut le garde enfermer une jeune femme dans la geôle d'en face. Une fois l'homme partit, elle se précipita vers les barreaux et tenta de mieux voir de qui il pouvait s'agir. La prisonnière releva la tête, et l'héritière d'Elredor put discerner des marques de sang sur son visage.
« -Vous êtes blessée ? » demanda t-elle, stupéfaite. La jeune femme fixa Saïnika de ses grands yeux gris, l'air menaçante. Sa chevelure brune tressée sur les côté puis relâchée dans son dos accentuait la couleur pâle de sa peau. Son regard clair, bien que beau, n'était en rien sympathique à l'instant où Saïnika lui adressa la parole. Après avoir analysé son interlocutrice de la tête aux pieds, la prisonnière au teint pâle prit le temps de répondre.
« -Moi, non. Les autres...peut-être.
-Les autres ?
-Les soldats du Roi. Ils m'ont surprise sur un navire marchand, dans lequel j'ai voyagé clandestinement. J'ai fait ce qu'il y avait à faire pour m'échapper.
-Mais vous êtes là maintenant.
-Pas pour longtemps.
-Comment cela ? Comment voulez-vous sortir d'ici ?
-Vous avez entendu ? Le Roi me jugera plus tard. Pour me juger, il faut bien me faire sortir de cette geôle.
-Mais vous n'avez rien pour vous défendre !
-Vous croyez cela ?
-Je...
-Et vous ? Que faites-vous là ? Vous me semblez bien habillée et en bonne santé. Comment se fait-il qu'une personne comme vous se retrouve ici ?
-Je ne suis pas de ce pays. On me retiens prisonnière depuis plusieurs jours déjà.
-D'où venez-vous ?
-D'Elredor.
-Elredor ? Et quel est donc votre statut là bas ? Peu de femmes sont dotées d'aussi précieux vêtements dans ce pays.
-Je suis la pupille du Roi...
-Du Roi Hodin ?! C'est donc vous la fameuse protégée...
-Vous êtes de là bas aussi, n'est-ce pas ?
-Oui. Et j'y retournerais dès que j'aurais obtenu ma vengeance.
-De quelle vengeance parlez vous ?
-Cela me regarde.
-Si vous parvenez à sortir d'ici, par pitié aidez moi à sortir aussi.
-Pourquoi ferais-je cela ? On dit que la pupille du Roi Hodin est pleine de ressources. Vous finirez par vous libérer toute seule.
-Mais il faut reprendre la mer après ! Comment vais-je faire ?
-Hm...Je veux bien vous aider, mais que si vous réussissez à sortir toute seule. Vous en êtes bien capable. Ah, et à une condition.
-Laquelle ?
-Vous devez me donner votre parole de me rendre un service à Elredor, une fois que nous serons rentrée. Seule vous ou le Roi pouvez m'aider.
-De quel ordre sera ce service ?
-Vous le saurez lorsque je l'aurais décidé. Alors, notre accord tient ?
-Marché conclu. »
Les deux jeunes femmes tendirent un bras au travers des barreaux et se serrèrent la main, en guise d'accord. Le silence retomba alors dans le sous-sol, jusqu'à ce que la pupille d'Elredor ne le brise.
« -Saïnika.
-Pardon ?
-Mon nom. C'est Saïnika.
-Oh...
-Et vous ? »
La prisonnière aux yeux gris hésita un moment, avant de détourner le regard.
« -Awena.
-Et bien...Enchantée Awena. »
La journée se passa par la suite dans le plus grand silence, chacune attendant son opportunité pour trouver la liberté. Cette rencontre offrit un nouveau réconfort à Saïnika qui se sentit moins seule que les jours précédents. Aussi, elle espéra que son cousin vienne la trouver au plus vite, ou ce serait elle qui viendrait à lui.
Les jours passèrent lentement sur le navire royal d'Elredor. Depuis leur départ, ils ne comptaient plus les heures, ni les leur semblait long, surtout avec la vie de Saïnika entre les mains des Îles du Sud.
Anna passait le plus clair de son temps en compagnie de Kristoff, pour le plus grand bonheur de son aînée, ravie de les voir ensemble. Malgré la gravité de la situation, la rouquine trouvait encore le moyen de sourire, et elle redonnait un brin de joie dans le cœur de chacun.
Hodin, non indifférent à ce zeste de bonheur que la princesse leur offrait, restait tout de même neutre, réfléchissant à tout les moyens de récupérer sa cousine. Il s'imaginait mille et un scénario, tout en sachant que rien ne se passerait comme il le voudrait. Dans ses moments de détresse, où de colère, il avait pris l'habitude de rejoindre Elsa, qui, par sa seule présence l'apaisait.
Cette dernière justement, s'était assise au bord des rambardes, les pieds flottants au dessus de la mer. Elle observait l'horizon, attendant patiemment que la terre fasse son apparition. Le Roi la retrouva là, l'observant de dos, hésitant à casser ce moment de détente qu'elle s'offrait depuis peu. Finalement, il s'approcha d'elle, posant délicatement une de ses mains sur son épaule, pour lui signifier sa présence. La souveraine ne bougea pas, attendant calmement qu'il prenne place à ses côtés. Elle s'était habituée à sa présence qui devenait presque familière depuis les récents événements. Bien entendu, elle repoussait la tentation du baiser dès que celle-ci faisait son apparition, mais ce n'était pas l'envie qui lui manquait.
Hodin s'assied finalement auprès d'elle, se permettant de lui tenir fermement la main.
« -Un nouveau coup de faiblesse, votre Majesté ? » demanda la jeune femme, en ne cessant d'observer l'horizon.
« -Oui et non. J'ai moi aussi besoin de me détendre.
-Et c'est vers moi que vous vous tournez.
-Toujours, votre Altesse.
-Je vois. Me dois-je de vous rappeler que nous ne partagerons rien de plus que ce fameux soir ? » fit-elle en défaisant sa main de l'emprise de Hodin.
« -Ne puis-je pas juste venir vous voir comme un ami alors ?
-Cela me va, si votre pensée suit bien votre discours »
Le Roi l'observa un long moment, avant de lui faire détourner le regard. Il s'approcha de son oreille, gardant toute l'assurance qu'il lui restait dans ses paroles.
« -Sachez ma jolie Reine, qu'ami ou non, je finirais par avoir ce que je souhaite. Et niez le ou non, nous souhaitons la même chose. » Sur ces mots, Hodin se recula, et regarda à son tour l'horizon, imitant la Reine quelques minutes plus tôt. Cette dernière fixa son visage, et laissa place à un léger sourire qu'elle ne put cacher.
« -Je vous attend de pied ferme dans ce cas » lui répondit Elsa d'un ton ironique, avant de retourner son regard sur les vagues et de changer de sujet « Nous sommes déjà le soir, et une fois de plus, voici un jour où nous ne trouverons pas la terre ferme.
-Et pourtant, j'ai comme le sentiment que notre premier voyage se termine bientôt.
-Qu'est-ce qui vous fait croire cela ?
-Je me souviens seulement de la durée du voyage que j'ai fais, de Nellimar à Elredor, du moins, brièvement.
-Mais nous avons fait un détour.
-Oui, mais il était petit. Je mettrais ma main à couper que nous arriverons demain.
-Demain ? Très bien. Et moi je vous dis que nous mettrons un jour de plus que ce que vous prévoyez.
-Que voulez-vous parier ?
-Parier ? Je ne parie pas, mon cher.
-Aller, vous n'allez pas vous dégonfler, ma Reine. Si j'ai tort, vous aurez le droit de me jeter par dessus bord...Bon, à condition que vous me repêchiez après, car j'ai tout de même ma cousine à aller chercher.
-Êtes-vous sérieux ?
-Bien sur.
-Hm...C'est une proposition alléchante, je dois bien l'admettre. Et si j'ai tort ?
-Vous me devrez un présent. Présent que je choisirais au moment du résultat de notre pari.
-Je préfère savoir de quoi il s'agit avant de...
-Allez, soyez joueuse, votre Altesse. Et puis, vous êtes convaincue que nous n'arriverons pas demain, donc vous n'avez rien à craindre.
-Je ne sais pas... » Elsa se releva et observa le Roi d'un air hésitant, puis recula de quelques pas. « Je vais me coucher votre Majesté. Je vous souhaite une bonne nuit.
-Elsa attendez ! Et notre pari ?
-...C'est d'accord. »
La Reine tendit sa main à l'elredorien, qui la saisit et la pressa délicatement entre ses doigts. « J'ai hâte d'être à demain, votre Altesse. »
L'arendellienne frissonna, se demandant si elle ne venait pas de se faire avoir, puis elle partit dans sa cabine, où Anna l'attendait déjà.
« -Anna ? Tu n'es plus avec Kristoff ?
-Non...Il était mort de fatigue, et est parti se coucher dans un hamac. La navigation ne lui vaut rien » répondit la princesse en retenant ses rires.
« -Pauvre Kristoff...
-Oui...Vivement que nous arrivions à Nellimar.
-Il est temps en effet. Le voyage se fait long. »
Les deux sœurs s'allongèrent sur le lit qui leur était réservé, et continuèrent à discuter de longues minutes. Elsa prit soin de ne rien évoquer au sujet du pari stupide qu'elle venait de faire avec le Roi, bien qu'elle se douta que la curiosité de sa cadette à leur sujet ne devait bientôt plus se contenir.
Avant même que la rouquine ne puisse lui poser la moindre question, Elsa s'endormit, assommée de fatigue, sous le regard bienveillant de la princesse, qui à son tour, partit rejoindre son aînée dans le royaume des songes.
