Hello, hello,
Depuis le chapitre 22 - Famille, on est dans une nouvelle "phase" de la fic. Si quelques détails vous échappent, surtout, n'hésitez pas à me le dire et tout hein :D je me ferais une joie d'expliciter tout ça.
Sinon, je suis ravie que cette fic vous plaise et que vous soyez encore là !
Un gros merci à LiliEhlm pour la correction de ce chapitre ! *_*
Bonne lecture !
PS. Je réponds aux anonymes sur papionini (.wordpress .com) dans divers - review anonyme
Evidemment, Teen Wolf n'est pas à moi. L'univers et les personnages ne m'appartiennent pas. Je me contente de faire mumuse avec le tout.
Chapitre 24 - Il n'est pas lui
Peter n'arrêtait pas de soupirer, ce qui, dans le genre pénible, se positionnait plutôt bien. Les yeux tournés vers la rue, il préférait regarder défiler maisons, immeubles et boutiques en tout genre qu'essayer d'entamer une conversation. Bien que ça lui en coûte, le conducteur laissa le silence s'installer. Stiles jetait fréquemment de petits regards en coin vers son passager, qui s'en fichait, et commençait à mieux comprendre l'inquiétude de Cora, Leonard et Robin. Les trois Bêtas avaient profité que Derek et Peter soient allés s'isoler sur le balcon pour lui expliquer, succinctement, ce qui se passait depuis le réveil.
En soit, il n'y avait rien de franchement nouveau ou d'inquiétant. Ça arrivait souvent, à Peter, d'être un peu ailleurs. De ne plus savoir quoi dire ou quoi faire quand il apercevait Leonard pour ensuite balbutier qu'il ne comprenait pas comment le loup-garou pouvait être là. D'essayer de faire sa tête de mule et se déplacer sans ses béquilles. D'être perdu et paraître découvrir le monde.
« Peter ? »
« Uh ? » C'était la première fois depuis qu'ils s'étaient mis en route que Peter se tournait vers Stiles ; qu'il lui parlait – si on pouvait appeler ça parler – aussi.
Stiles était mal à l'aise mais essayait quand même de sourire afin de donner le change. Il doutait que ça ait beaucoup d'incidence, il ne pensait même pas que le passager comprendrait, tant pis. Le regard en biais que son compagnon lui lançait n'était, à défaut de n'être ni inquiétant ni assassin, pas rassurant pour autant. Le fils du shérif du comté de Beacon Hills douta, tout à coup. Il était évident qu'il se tramait quelque chose avec Peter mais, et c'était là une impression très étrange, jamais l'oncle de Derek n'avait paru aussi alerte et conscient du monde environnant.
« Tout va bien ? »
Poser cette question revenait à se substituer à Derek. À essayer de se substituer à lui. Ce n'était pas toujours facile à admettre, et moins encore à l'accepter, mais, pour Peter, son neveu passerait toujours en premier. Sans exception. Si Derek n'avait rien su tirer de lui, il y avait fort à penser que Stiles essuierait le même genre d'échec. Peter ne répondrait pas. Pas s'il se passait vraiment quelque chose. Fatigué, Peter se frotta les yeux du pouce et de l'index.
« Ouais. Tout va bien. »
« Tu es sûr ? » Il préférait insister.
« Oui. » L'autre soupira. Il paraissait agacé. Intéressant. « Et, si jamais, tu serais le premier au courant. »
C'était faux.
« C'est faux. » Répondit Stiles à voix basse, les doigts cramponnés autour du volant. Il en voulait toujours un peu à Peter de ne pas se rendre compte qu'il agissait avec Derek comme s'il était au centre de tout. « Ce serait Derek. »
Peter souffla par le nez. Dans cette réalité, et avec le bon lui s'entend, ce serait certainement comme ça que ça se passerait, oui. Il ne comprenait ni pourquoi, ni comment Derek et lui pouvaient avoir cette relation. Jamais il ne s'était aussi bien entendu avec son Derek, quand bien même eurent-ils été proches avant l'incendie – et avant Paige. Ici, tout semblait tourner autour de Peter, pour Derek ; et autour de Derek, pour Peter. Stiles, Cora, les autres étaient purement anecdotiques. Il appuya sa tête sur l'appuie-tête de la Jeep et retourna contempler l'extérieur. Il commençait à pleuviner, c'était bien sa veine, ça.
Peter Hale, porteur de poisse depuis 1750. À quelques dizaines d'années près.
« Tu n'as pas oublié que Scott doit passer cet aprém, hein ? »
« Scott ? » Répéta Peter.
Stiles soupira. Il ne savait plus sur quel pied danser, là. Déjà qu'il était, de base, piètre acrobate – et pas meilleur danseur – mais là il perdait le peu de repères qu'il pensait avoir gagné dans ce monde de fous. Stiles coulait. Il se persuadait de tout et son contraire depuis cinq minutes. Peter ne ressemblait pas à son Peter, c'était un fait que personne n'avait pu louper, mais restait aussi paumé que d'ordinaire. Que penser ? Il l'ignorait.
« Oui. Scott. » Confirma Stiles, souriant gauchement. « Tu sais qui est Scott ? »
« Un crétin fini. »
L'embardée que fit la Jeep sur la file de gauche, heureusement pour eux vide de toute circulation, fit sursauter Peter qui alla aussitôt s'accrocher à la poignée au-dessus de la portière, comme si sa vie en dépendait. Elle en dépendait. Stiles se reprit toutefois assez vite et, une fois de retour du bon côté de la route, ne put s'empêcher de regarder Peter.
« Depuis quand tu considères Scott comme un crétin fini ? » Marmonna l'hyperactif.
« Si ce n'est pas depuis toujours, ça devrait être depuis toujours. À part sa capacité à suivre et comprendre ce que Lydia, toi et moi disons... il n'a pas grand chose pour lui. »
L'information arriva rapidement au cerveau de Stiles. Trop. Pour être sûr d'avoir bien compris, il demanda quand même à Peter de répéter ce qu'il venait de dire. On était jamais trop prudent, après tout. Son imagination pouvait très bien lui jouer un mauvais tour. Ça ne serait pas la première fois.
Le problème étant aussi que son compagnon serait incapable de répéter ce qu'il venait de dire.
« Si ce n'est pas depuis toujours, ça devrait être depuis toujours, que je considère Scott comme un imbécile. » Marmonna cependant Peter, sans aller plus loin mais il n'en avait pas besoin.
Ses épaules s'affaissèrent un peu. OK. D'accord. Calme. Il se devait de rester calme et de faire comme s'il n'avait pas l'impression que le monde avait commencé à marcher sur la tête et à l'envers – le tout à la fois, tant qu'à faire. Comme s'il ne mourait pas d'envie de faire demi-tour et foncer chez Derek. Inquiéter Peter était une mauvaise idée.
« Tout va bien ? » S'inquiéta Peter. Il s'avança un peu dans son siège pour mieux regarder le conducteur. « Stiles ? Tu devrais peut-être t'arrêter un instant. »
« Non. »
« Ah je crois que si. » Assura le premier, un sourcil haussé. « Stiles ? »
« Tu crois que si ? » Répéta le jeune agent. Encore une fois, il quitta brièvement la route des yeux pour regarder son voisin. « Tu crois que si, Peter ? Moi, je crois surtout qu'il y a un problème avec toi. »
Peter se passa une main sur le front et ricana, gêné. Comment dire à Stiles qu'il n'était pas son Peter ? Comment dire à qui que ce soit qu'il n'était pas leur Peter mais était Peter Hale quand même ? Ce Stiles ressemblait vraiment au sien mais ne l'était pas. Comment pouvait-on même ne pas être la personne que l'on était ? Il soupira. Il ne comprenait pas.
La vie à Beacon Hills était bien plus simple du temps de la meute Hale.
« Pourquoi Scott doit passer cet après-midi ? »
« Pour que tu puisses commencer les recherches sur le nouveau problème qu'i Beacon Hills. » Rappela Stiles, posant une main sur celle de son compagnon et serrant ses doigts abîmés. « On a trois cadavres sur les bras, je te rappelle. »
« Et c'est moi qui m'en charge ? » Les autres loups acceptaient vraiment de lui confier une tâche pareille ? Du peu qu'il avait compris du Peter-humain qu'il remplaçait, ça semblait insensé. « Vraiment ? »
« T'es doué pour ça. » Sourit le fils du shérif en haussant les épaules. « Repérer les points importants. Les éléments qui reviennent dans chaque cas. T'es bon pour ça. Une f- »
« Une fois c'est un fait. Deux fois c'est une coïncidence. Trois fois c'est une constante. » Peter avait machinalement coupé Stiles. Il le faisait toujours à ce moment-là. L'autre pas à en croire la bouche-bée du chauffeur.
« C'est ça. » Confirma-t-il du bout des lèvres, ses doigts se crispant autour du volant alors qu'il changeait un peu trop brusquement de vitesse, faisant râler Roscoe. « C'est tout à fait ça. » Stiles le regarda en coin. Peter avait le nez tourné vers la librairie et regardait avec intérêt les livres en vitrine. L'air ailleurs. De nouveau. « Tu... tu penses avoir des pistes, déjà, ou tu veux attendre de voir ce que Scott et Alan ont relevé avant de m'en faire part ? »
« Alan ? » Grimaça Peter. « Je ne fais pas confiance à Alan. »
« Je sais. Mais il reste l'émissaire et connaît plus de choses que nous. Et on ne met rien de côté, Peter. Tu vas pouvoir faire tes recherches mais, d'abord, tu vas vérifier ce que Scott et Alan ont, d'accord ? »
Stiles jurerait que le son qui venait de quitter la bouche de son compagnon – humain – était un grognement. Un vrai. Comme ceux de Derek, Scott ou Isaac. Un son qu'il n'avait jamais fait.
« Trois victimes. Rien à voir l'une avec l'autre. Vidées de leur sang. » Énuméra Peter avant de s'arrêter pour réfléchir au reste.
« Pas de signe de lutte. » Continua Stiles pour le mettre sur la voie.
« Pas de signe de lutte. Pas le même groupe sanguin. » Le plus jeune confirma d'un signe de tête. « Est-ce qu'elles paraissaient paisibles ? »
Ni une, ni deux, la vieille Jeep s'arrêta sur le côté, warnings allumés. Peter se tendit, pas rassuré. Avait-il eu la parole de trop ? Celle qui allait définitivement convaincre Stiles qu'il se passait quelque chose de louche sur le siège d'à-côté ? Allait-on le faire descendre de la voiture et le laisser là, avec ses béquilles, et comme seule solution d'appeler Derek – par il ne savait trop quel moyen ?
« Nom de dieu ! Comment tu sais ça ? » Accusa Stiles, le coude appuyé sur son siège. « Peter ! C'est important ! Comment tu sais ça ? Jordan vient juste de m'en faire part. »
Mû par un instinct qu'il ne se connaissait pas, Peter recula et plaqua son dos contre la portière passager. L'accoudoir lui rentrait dans les côtes, ce qui n'était pas la sensation la plus agréable qui soit, mais il ne fit rien pour changer cet état de fait. Stiles remarqua la réaction et se calma ; ou, en tout cas, essaya de le faire. Il se détendit et alla poser une main sur la joue mal rasée de l'homme en face.
« C'est moi. Je ne te ferai rien. Jamais. »
Peter le savait. Peu importait la réalité, il ne pouvait que faire confiance à cet humain. Aux autres pas, à celui-ci sans soucis – quand bien-même l'eut-il presque tué une fois.
« Désolé. »
« Le soit pas. » Sourit Stiles. « C'est pas faute de savoir l'effet qu'a ce genre de réaction sur toi. C'est juste que... comment tu sais que... mince ! Y a un truc qui m'échappe, là. »
« Je pense savoir ce qui se passe, Stiles. » Assura Peter. « Vraiment. »
Encore une fois, l'hyperactif voyait une assurance bien singulière dans le regard du Hale. Il avait envie de le croire sur parole. Il le ferait. Il le faisait toujours et le regrettait rarement.
« OK. Comment tu expliques qu'ils paraissent paisibles, alors ? »
« La créature, les vu la vitesse à laquelle on retrouve les victimes, leur injectent une substance quand elles les attrapent. »
« Ouais, ça, on avait cru comp- »
« Pcht. » Coupa Peter, ferme, à la surprise de son voisin qui se stoppa net, un peu vexé, et l'invita à poursuivre ses explications en agitant les mains. « Ils les droguent et leur font croire qu'ils évoluent dans une autre... réalité. Dimension. Quelque chose comme ça, on va dire. »
Stiles avait un sourcil haussé quand Peter avait préféré les froncer. Il se mordait la lèvre supérieure. Clairement sceptique il était.
« Une autre... réalité ? » Circonspect. « Sérieusement ? »
Le regard de l'autre valait tous les « oui » du monde. Ou pas loin.
« Et tu sors ça d'où ? » Stiles essayait de le demander avec un maximum de tact. Pas question de froisser la susceptibilité de Peter. « Qu'est-ce qui te fait croire ça, au vu des éléments que l'on a ? »
Stiles aurait pu prévoir bien des réponses... mais pas celle qui vint. Il était du genre doué pour prévoir réponses et réactions, il faut dire. Un moins moins depuis que son meilleur ami avait été mordu par un Alpha sauvage sorti des hautes herbes – presque littéralement – certes mais il restait plutôt bon. Meilleur que le commun des mortels, en tout cas.
Par exemple, il savait que Scott allait défendre Deaton, son patron, émissaire de la meute Hale à temps partiel, mais qu'il n'insisterait pas trop longtemps non plus car personne – absolument personne – ne pouvait mettre mal Peter... à moins de vouloir subir les foudres de leur très cher Alpha – personne ne le voulait.
Il savait aussi que, quand son père arrivait et posait sa main sur l'écran de son ordinateur ou sa pile de dossier – la pile c'était plus rare, trop de risques pour qu'elle s'écrase sur ses pieds – le vieil homme allait lui conseiller de rentrer à la maison avant que Peter décide de déménager une bonne fois pour toute chez Derek.
Il savait quand Parrish allait lui dire, l'air désolé mais pas trop, qu'il avait malencontreusement renversé du café sur son rapport fraîchement rédigé et qu'il fallait le réimprimer en urgence... précisément le jour où l'imprimante décidait de tomber en panne – bah oui, quel intérêt sinon ?
Il savait quand le chien des voisins était venu faire ses besoins dans l'allée. La bestiole avait toujours un air coupable.
Il savait. Stiles savait. Pourtant, même dans ses rêves les plus fous, il n'aurait pas pu prévoir celle qui allait suivre.
« Parce que c'est ce qu'on essaie de me faire croire. » Expliqua Peter, se massant le cou. Il ne semblait pas gêné pour autant. Il annonçait ça aussi simplement que s'il avait dit 'je suis allé acheter des croissants ce matin'.
L'hyperactif, nerveux, commença à ricaner. Pas possible. Non. Pas possible du tout. On allait pas lui faire gober un truc pareil. Les loups-garous, OK ? Pas de problème avec ça. Les chasseurs psychos qui torturent un humain au point qu'il en garde de graves séquelles, ouais, non, pas plus étonnant que ça non plus. Les humains étaient particulièrement doués quand il s'agissait de faire souffrir les autres. Les créatures diverses et variées qui leur tombaient sur le coin de la tronche tous les dix jours à neuf heures vingt-sept ? Ça allait de paire avec les loups-garous donc oui, Stiles pouvait l'accepter. Mais ça ? Non, quand même... Stiles voulait bien être ouvert d'esprit mais il ne fallait pas pousser.
Peter le regardait et ne s'offusqua pas de cette réaction attendue.
« Ce qu'on essaie de te faire croire ? » Grommela Stiles ; tout en se faisant la réflexion qu'il devrait peut-être cesser de répéter les dires de l'autre car ils n'iraient pas bien loin à cette allure. Il se passa une main sur le visage et secoua la tête. Peut-être que ça l'aiderait à se remettre les pendules à l'heure et trouver quoi dire à Peter pour ne pas le braquer. « Qu'est-ce qui te fait di- » Il cessa net de penser à ça quand son regard fut happé par une blessure qui ne devrait pas être là. «C'est quoi ça ? »
Tirant sur sa ceinture de sécurité, feignant ne pas sentir qu'elle lui rentrait dans le cou et l'étranglait à moitié, Stiles se jeta sur Peter. Sans un mot, sans expliquer ce qu'il cherchait ou faisait, sans non plus faire grand cas de l'air passablement paumé du premier concerné, il tira sur son maillot pour vérifier. S'assurer que ce qu'il avait vu – ou cru voir – n'était qu'une illusion. Ça devait en être une.
Derek n'aurait pu manquer une blessure, peu importe sa nature, sur son oncle.
« Qu'est-ce que tu t'es fait ? Qui t'a fait ça ? Peter ? » Regard perdu de la part de l'autre. Bien sûr. Ça restait Peter.
Dans des gestes machinaux, il connaissait Roscoe au centimètre près depuis le temps, Stiles abattit le pare-soleil. Il tourna doucement la tête de Peter vers celui-ci. Il prenait un peu trop de précautions mais il ne voulait pas le brusquer une nouvelle fois. Stiles invita le Hale à regarder au niveau de ses doigts. Une petite plaie rouge, parfaitement ronde.
« Qui a fait ça ? » Redemanda Stiles, passant une main dans les cheveux de Peter. « Tu veux qu'on retourne voir Derek ? »
Peter soupira. Il en avait raz-le-bol d'être considéré comme trop faible pour s'en sortir loin de son neveu.
« Je ne suis pas proche de Derek. Pas à ce point. »
« Bien sûr que... » Il s'arrêta, ouvrit un peu plus grands les yeux. « Non. » Il secoua la tête. « Non. » Impossible. « C'est... » Peter attendait que l'agent termine de dire ce à quoi il était en train de penser. « C'est par là, par cette blessure, que les victimes sont vidées de leur sang ? »
Peter hocha la tête, satisfait. Il n'avait pas eu besoin de trop insister pour faire admettre l'idée. Étrange mais pas plus mal.
« Ils doivent ensuite être capables de la faire disparaître parce que... parce que les autres n'avaient pas ça. »
« Je ne suis pas votre victime, Stiles. » Assura Peter, plantant son regard dans celui de l'hyperactif. Bon sang ! Les deux Peter se ressemblaient tellement qu'accepter qu'ils puissent aussi être différents était difficile. Ça ne saurait pas aux yeux, même une fois qu'on le savait... sauf que l'actuel était plus alerte que l'habituel. « Je suis une victime dans... l'autre. Le mien. »
« Ici aussi. » Contra de suite Stiles. « Où tu es ? Où est mon Peter ? »
Certes...
« Je ne sais pas. »
Stiles n'était pas surpris par cet aveu murmuré. C'était une réponse sommes toute assez logique, tout bien réfléchi.
« On va chez Deaton. »
« Non. » Grimaça Peter, sursautant sur son siège. « On va à la... » Ses yeux se plissèrent. « Maison ? On a une maison ? Dis-moi qu'on a une maison et qu'on ne doit pas, au choix, supporter la porte d'entrée du hall qui claque sans arrêt ou les ascenseurs en panne. » Il regarda ses jambes et grimaça de plus belle. « Je ne supporterais pas un ascenseur en panne. J'ai déjà du mal à savoir comment on avance avec ces machins et je ne tiens pas à découvrir comment on monte. »
Mouvement de recul de la part de celui qui se trouvait au volant. Sa main droite désormais posée sur la nuque de Peter, son pouce jouant avec une mèche de cheveux, Stiles le regardait bouche-bée, encore une fois. Ça devenait une habitude ou c'était lui ?
« Tu... tu n'en as pas dans ton... dans ta... » Il agita ses doigts. « Réalité ? »
Question stupide, ce que ne se priva pas de faire remarquer Peter à l'aide d'un habile regard couplé à un haussement de sourcils tout ce qu'il y a de plus Hale. Bien. OK. Pas du tout bizarre ou perturbant.
« Donc tu sais pas comment c'est... pourquoi tu es comme ça ? » Supposa Stiles.
« Si. »
Le fils du shérif secoua la tête. Il lui demandait d'être un peu plus explicite.
« Si, je sais pourquoi je suis comme ça. »
Encore un peu plus ? Là, ça ne changeait pas grand chose à part rajouter des mots à une réponse qui n'en avait pas besoin.
« Alex a su convaincre ma sœur de ne pas me mordre, dans ce monde-ci. »
« Donc, dans le tien, tu es un loup. » Chuchota Stiles. Ça pour une surprise, c'en était une sacrée. Il avait du mal à imaginer un Peter loup-garou. « Et ça... ça a changé beaucoup de choses ? »
« Tout. » L'amertume n'était pas dissimulée. « Cora est au Mexique. Derek m'a détesté pendant des années. Alex est... je ne sais pas où est Alex. Je ne sais même pas s'il est encore en vie. Robin et Leonard non plus. Je ne pensais même pas que Leo était encore... vivant, donc... »
« La vache. C'est... excuse-moi mais c'est énorme. C'est... » Stiles secoua la tête. « C'est fou comme un simple petit truc comme la morsure peut... peut changer tellement de choses. Et je suis sûr que les trois bricoles que tu viens de dire c'est rien par rapport à tout le reste. »
Un peu que ce n'était rien comparé au reste !
« Tu dois tout me dire, maintenant, t'en es conscient ? » Le sourire qu'arborait l'hyperactif aurait tôt fait de disparaître, prophétisa Peter.
« La morsure n'est pas un 'petit truc', pour moi. » Peter, après avoir mimé des guillemets de ses mains récalcitrantes, voulut changer de position. Ses jambes lui firent comprendre que non. « Ma sœur a pris tous nos souvenirs. Ça... ça a réellement tout changé dans ma vie. »
« Y a bien des trucs qui changent pas, quand même. Nàn ? »
« Toi. »
Fin du vingt-quatrième chapitre.
Bon ? Pas bon ? Moyen ? Autre ? Pas assez long ? Trop long ? Manque de description ? Surtout pas plus de description, nom de dieu !? Pas assez de pantins criquets mangés par un stégosaure ?
Si jamais quelque chose vous échappe ou vous semble aussi clair qu'un poney rose... n'hésitez surtout pas à le dire !
A bientôt pour le chapitre vingt-cinq, Un pas en avant.
J'ai une page facebook (lien dispo sur mon profil). Dessus ? Un calendrier prévisionnel des chapitres et OS. Des extraits des prochains chapitres (et des OS aussi, nous ne les oublions pas). L'annonce de certaines fics/OS. Des articles avec l'avancée générale de tout ce qui est en cours (ou presque tout). Brefouille ! Le truc bien ? C'est que je ne pourrais pas vous y mordre !
La personne (les personnes) qui trouvera(ront) le nom de la créature concernée avant que son nom soit révélé (dans une paire de chapitres) pourra (pourront) me donner le prompt de son (leur) choix (personnages ; situations générales ; phrases ou mots à caser etc.)
Skayt
