Hello, hello,
Depuis le chapitre 22 - Famille, on est dans une nouvelle "phase" de la fic. Si quelques détails vous échappent, surtout, n'hésitez pas à me le dire et tout hein :D je me ferais une joie d'expliciter tout ça.
Un gros gros merci à LiliEhlm pour la correction de ce chapitre :D
Bonne lecture !
PS. Je réponds aux anonymes sur papionini (.wordpress .com) dans divers - review anonyme
Evidemment, Teen Wolf n'est pas à moi. L'univers et les personnages ne m'appartiennent pas. Je me contente de faire mumuse avec le tout.
Chapitre 25 - Un pas en avant
Scott et Derek en étaient arrivés aux mêmes conclusions, exactement de la même manière. L'aîné doutait qu'ils puissent tous les deux se méprendre. C'était suffisamment clair, après tout. Il n'y avait pas trente-six autres possibilités. Pas même juste une seconde comme il l'avait longtemps espéré. Aussi folle et insensée soit cette éventualité à leurs yeux... elle n'en demeurait pas moins véritable.
« Comment il peut avoir été... » Commença l'Alpha du bout des lèvres. « La vache. C'est... woh... tu te rends compte, un peu, de ce que ça veut dire ? »
Derek ne partageait toujours pas l'entrain de son cadet.
« Et toi ? Tu te rends compte ? » La rhétorique était flagrante. « Scott, personne ne se souvenait de ça. Personne. »
Ce dernier point dérangeait le Bêta. Un peu. Beaucoup. Passionnément. Peut-être pas à la folie mais ça ne saurait tarder. Tout s'enchaînait à une vitesse qui lui en ferait presque perdre la tête, après tout. Pour en avoir brièvement parlé avec Liam, quelques jours plus tôt, Derek avait cru – il l'avait vraiment cru et espéré bon sang – que sa famille avait suffisamment de jugeote pour ne pas ainsi jouer avec la vie de ses membres. Que nenni. Douce chimère que voici.
On avait aidé Peter à oublier une partie de sa vie. Une grosse partie de sa vie. On l'avait refaçonnée de sorte que son oncle ne se doute de rien, qu'il pense n'avoir jamais été simplement humain. On s'était ensuite occupé du reste de la meute.
« Si. » Corrigea Scott. « Alan savait. C'est pour ça qu'il a conseillé à Peter de chercher et de ne pas chercher à la fois. »
Un point pour le Véritable Alpha. Un !
« C'est ma mère qui a transformé Peter. » Qui d'autre que Talia pouvait avoir fait ça ?
« Pourquoi elle l'aurait fait ? » Scott ne connaissait pas la mère de Derek mais qu'elle ait pu transformer quelqu'un sans son accord lui semblait insensé. « Si tes grands-parents ne l'avaient jamais... »
« Pour le sauver. » Il n'en était pas certain mais pour quelle autre raison ? Sa mère avait toujours protégé son petit frère, privilégié son cadet.
Toutes les fois où Talia Hale avait préféré aller voir comment allait Peter, alors qu'il venait de blesser Derek d'un coup de griffes bien senti. Il lui en avait voulu. Il leur en avait voulu. À sa mère pour lui préférer Peter. À Peter qui était le loup instable qui ne se contrôlait toujours pas à seize ans, alors qu'il était né-loup. Puis Derek avait eu seize ans, lui aussi, et avait compris que se contrôler à cet âge-là n'était pas aussi simple qu'il n'y paraissait... mais quand même ! Mince à la fin !
« Mes grands-parents ont été tués par des chasseurs. Ils avaient laissé Peter pour mort à la maison et... c'était mon père qui l'avait trouvé. » Scott n'entendait jamais les Hale parler de ce passé. Leur passé. L'environnement dans lequel ils avaient tous deux grandis était un mystère pour la majorité de la meute, à commencer l'Alpha. « Ils ne l'ont pas tué parce qu'il n'était pas un loup. »
« Mais ils s'en seraient quand même pris à lui ? » Grimaça Scott. « Et suffisamment pour nécessiter la morsure ? »
« Gérard s'en était bien pris à Stiles. »
Scott commença à rire. C'était nerveux. Forcé aussi, un peu. Incontrôlé. Il recula d'un pas, les mains dans les cheveux, qu'il tirait à l'occasion, et cogna dans la table qui traînait par là. Perplexe, Derek le regardait faire. S'ils continuaient à ce rythme, il n'y aurait bientôt plus suffisamment de chambre à Eichen House.
« Peter était votre Stiles. » Glapit l'Alpha. « Il a été celui qui vous raccrochait à l'humanité. Il a été votre humain. Peter. Le... le plus... le plus anti-humain de la meute ! »
« Qui vit avec un humain. » Rappela Derek, terre à terre. « Il n'est pas non plus totalement contre. »
Son interlocuteur haussa un sourcil. Il n'était pas convaincu.
« L'un empêche pas l'autre. Et Stiles peut très bien être l'exception. »
« Sa meilleure amie est humaine. »
« Il y a plusieurs mots qui prennent un -x au pluriel, en français, ça n'en reste pas moins des exceptions. »
Un point pour McCall. Encore. Que ça ne devienne pas une habitude.
o o o
Stiles tournait en rond. Il était allé vérifier à chaque endroit où Peter aurait pu choisir de se rendre aujourd'hui. Enfin, à ceux auxquels il avait pu penser, évidemment. C'était toujours plus facile comme ça. Aller là où on ne pensait pas à se rendre ? Pas commode. Pas commode du tout. Donc Stiles était aller vérifier ci et là, avait fait une visite express de Beacon Hills mais n'avait pas trouvé le loup-garou. Ça commençait à l'inquiéter. Un peu. Un peu plus que « juste un peu ». Peter devait bien être quelque part. On était forcément quelque part.
Le problème était que si Peter avait décidé de s'isoler là où même Stiles ne saurait, et pourrait, le trouver... il réussirait sans aucun soucis.
Le jeune agent de police, plutôt que de rester chez lui à se ronger les sangs, décida d'aller vérifier chez Derek. Il n'avait pas grand espoir d'y trouver le lycan mais ça paraissait plus judicieux que de rester seul à la maison à se demander, encore et encore, où un crétin d'avocat un peu trop malin pour le bien de la meute – et du monde en général – était allé s'enterrer. Sans mauvais jeu de mot. Si Peter avait été chez son neveu, Stiles osait espérer que Derek lui aurait envoyé un message pour le tenir informé ; à défaut de savoir convaincre la tête de pioche de rentrer.
Derek soupira quand il découvrit Stiles qui se dandinait sur le pas de sa porte. Le Bêta n'était pas plus étonné que ça par cette seconde visite surprise. Ils avaient beau s'entendre comme un Gryffondor et un Serpentard décidés à se détester pour une raison plus ou moins acceptable, on continuait souvent à voir Stiles débarquer peu de temps après Scott – ou inversement – trouvait Derek. Les deux amis s'étaient séparés en mauvais termes mais dix années de relations ne s'oubliaient pas aussi facilement.
« Je peux entrer ? »
Le loup-garou s'écarta du chemin pour permettre à l'hyperactif de s'exécuter. Passé le deuxième mètre, l'humain se stoppa net. Il venait de remarquer Scott. Debout près de la baie vitrée, les bras croisés, l'Alpha fixait les papiers accrochés. Il avait brièvement regardé Stiles mais avait détourné les yeux de sur son – ancien – meilleur ami aussitôt. Le fixait trop longtemps pourrait être mal interprété.
« Scott. » Salua tout de même Stiles, tendu.
« Stiles. » Scott avait répondu sur le même ton, aussi peu à l'aise, les dernières découvertes encore en tête. « Ça va ? »
« Génial. » Pas génial. Pas génial du tout. « Tu saurais pas où est Peter, dis ? »
La question ne concernait pas Scott. Ni de près, ni de loin. Passée sa réponse amère, Stiles s'était aussitôt désintéressé de l'Alpha pour se retourner vers Derek, toujours au niveau de l'entrée. Le Bêta laissa un instant de flottement, perturbé par la question, et digérait rapidement ce qu'elle signifiait, de mauvaises nouvelles.
« Il n'est pas rentré hier ? »
« Nope. » Grogna Stiles, tombant sur le canapé sans plus rien regarder alentours. « J'l'ai attendu une partie de la nuit mais... non. Pas là » Pour une fois, son débit de parole était lent. Stiles s'enfonça dans les coussins, secoua la tête et, les yeux tournés vers le plafond, ignorait ceux qui l'entouraient.
Derek était étonné.
« Je sais pas du tout où il peut être... je pensais qu'il serait rentré, tout crétin borné qu'il est. » Tout le monde s'accordait sur ce point, au moins. « Vue la date... »
« Stiles ? »
Sourcils bien haut et long soupir, l'humain tourna à peine la tête vers l'Alpha. Blasé d'avance, son poing s'était fermé et sa mâchoire crispée. Il se méfiait de ce qui allait suivre. Scott ne lui inspirait pas – plus – confiance. Stiles avait espéré que le loup s'en rende compte par lui-même en ayant deux sous de jugeote et décidant de se taire, mais non. Bien sûr que non. À la place, Scott s'était empressé de crier son nom – surnom mais c'était pareil – pour attirer son attention sur un élément quelconque à l'utilité plus que douteuse.
« Quoi ? »
Derek faisait signe à Scott de ne rien dire. Ses mains s'agitaient au niveau de son cou et l'ancien Alpha priait pour qu'on l'écoute ; qu'on fasse ce qu'il voulait, pour une fois, ça ne ferait pas de mal. Le loup n'était pas certain que Stiles soit prêt à entendre ce qu'ils venaient de comprendre. Pas aujourd'hui. Demain certainement pas davantage. Mieux valait que Peter soit à côté pour confirmer. Encore que... le bougre était bien capable d'infirmer leurs dires et convaincre Stiles que « non non, il ne lui mentait pas. Pas sur ce genre de choses, quand même. Parole de scout. ».
« Tu devrais v'nir voir ça. » Sourit Scott. D'un mouvement de tête, il désigna les photos.
« Ouais mais nàn. » refusa Stiles, aussi sec. « Je bosse pas aujourd'hui. Et j'ai pas spécialement envie non plus de voir que Derek et toi avez décidés de nous remplacer, Peter et moi. »
« On essaie pas de vous remplacer. » Assura l'Alpha. Le manque de confiance lui sautait aux yeux maintenant que tous le lui avaient fait remarquer. Stiles était convaincu que, sur du long terme, et ce afin que Derek trouve moins à y redire, Peter et lui étaient destinés à être évincés de la meute. « C'est... ça concerne pas les meurtres. »
L'humain se tourna un peu plus franchement. Son bras gauche passa derrière le dossier du canapé et ses doigts tapotèrent contre. Les sourcils toujours haussés, il s'étonnait de la réponse.
« Après la crise que tu m'as piquée car j'avais osé ne pas débarquer chez toi pendant que tu étais aux chiottes pour t'annoncer qu'on avait deux macchabées sur les bras... toi, tu penses avoir autre chose à faire qu'essayer de sauver la veuve et l'orphelin ? » Stiles s'arrêta sur ce qu'il venait de dire. Ses lèvres se déformèrent, ses yeux s'agrandirent un peu tandis que sa tête se penchait, encore, sur le côté. « Au sens propre de l'expression, d'ailleurs. »
« C'est au sujet de Peter. »
Dans la séries des mauvais calculs de Scott ; des mauvaises décisions prises par l'Alpha alors que ses intentions étaient tout à fait louables et sans arrière pensée autre que celle de bien faire... celle-ci était bien placée.
« Je veux pas le savoir. »
« Mais... »
« Non. » Claqua Stiles. Yeux dans les yeux, Scott essayait d'amadouer l'autre à l'aide de son regard de chiot battu. « C'est pas le jour. »
« Tu ne sais pas où est Peter. »
« Bravo Sherlock. T'as deviné ça en regardant les caméras de surveillance que tu as faites installer chez nous ou alors tu m'as entendu le dire à Derek y a pas trois minutes ? »
Derek les laissait faire, les laissait dire, décidait de ne pas intervenir mais se tenait malgré tout sur le qui-vive. Scott était toujours à fleur de peau et prompt à sur-réagir dès lors où Stiles était concerné. Le Hale avait beau lui avoir conseillé de faire des efforts ; de – implicitement – passer un peu plus l'éponge sur les actions des deux ; d'enfin leur accorder ce soupçon de confiance que Peter comme Stiles réclamait à corps et à cris... Derek n'était pas pour autant convaincu que Scott ne prendrait pas mal les réactions un chouïa agressives de l'humain.
La meilleure défense n'était pas l'attaque.
L'humain en question n'était pas disposé à subir les habituelles remontrances. Plus sur la défensives que d'ordinaire – si c'était encore de l'ordre du possible – Stiles était prêt à montrer les crocs. Trois victimes avaient été retrouvées dans un laps de temps très – trop – restreint, ce qui laissait présager le pire pour les jours et semaines à venir. Peter qui ne revenait pas. La date. Peter qui ne revenait quand même pas. Ça faisait trop.
Scott soupira mais se garda du moindre commentaire désagréable – ou supposé désagréable. À la place, et son geste fit tressaillir Derek, il retira délicatement deux photos accrochées sur la vitre pour les amener à Stiles. L'humain, perplexe, accepta de prendre les deux tirages puis les regarda.
« Qu'est-ce que tu veux que j'en... » Grommela-t-il de suite, pas plus d'humeur à ça qu'il y a quelques secondes. « Attends. C'est... » Stiles approcha son nez des photos. « Les Hale ? Où t'as trouvé ça ? »
« Sur la baie vitrée. »
Stiles roula des yeux. Ses lèvres s'étirèrent cependant. Un éclat amusé éclaira brièvement son regard. Il se reprit vite. Il ne devait pas espérer quoi que ce soit de la part de Scotty. C'était fini, entre eux. Il n'y aurait jamais plus rien.
« Pourquoi on a jamais pensé à retoucher les photos ? » Reprocha l'humain, le regard rivé sur les photographies un peu cornées, un peu jaunies aussi, qui révélaient une ribambelle de visages enfantins ou adolescents souriants. Heureux, tout simplement. « Ça pourrait nous faire des souvenirs d'enf- » Il s'arrêta et regarda les deux loups-garous, mal à l'aise. « Ça vous ferait de supers souvenirs. J'sais que ça bouffe un peu Liam de toujours fuir les appareils photos et de ne rien pouvoir immortaliser. » Stiles se passa une main dans les cheveux et sourit. « S'il pouvait avoir quelques souvenirs avec la meute... ça l'aiderait à accepter de ne pas en avoir auprès de sa famille et... »
« Tu fais partie de la meute. » Corrigea de suite Derek. Il foudroya ensuite Scott du regard pour ne pas avoir été celui qui reprenait l'hyperactif. « Et Peter aussi. »
« Bah va dire ça à ton Alpha. Il doit pas être au courant, de ça, lui. Et c'est encore lui qui s'occupe du test d'entrée dans la meute, que je sache. Après, j'ai peut-être loupé un truc, vu qu'il y a un paquet de trucs que vous préparez dans notre dos. »
« Vous faites partie de la meute. » Chuchota Scott, une main en suspens au-dessus de l'épaule de son ami. « Peter et toi. »
Stiles ricana. Il n'était pas convaincu. Une partie de lui espérait que ça ne soit pas une phrase lancée comme ça, pour faire bonne impression, sans réfléchir au sens derrière les mots et à ce que pourrait penser ou espérer Stiles. Une autre se méfiait. Scott se montrait hyper vigilant vis-à-vis d'eux depuis une éternité. Comment un petit coup de gueule de la part de Lydia pourrait avoir raison d'années de ressentiments et de remarques plus assassines qu'anodines.
Les deux loups-garous se regardèrent, en coin, quand les mains de l'humain commencèrent à trembler et sa jambe à s'agiter. Son pied tapait nerveusement le parquet nouvellement posé du loft – merci Peter et Lydia qui avaient fait équipe sur ce coup-là. Cela fit grincer des dents les deux lycans qui auraient aimé un peu plus de silence. Encore une fois, ils ne dirent rien. Stiles venait, à son tour, de comprendre que quelque chose clochait sur les photos qu'il tenait.
« Elle est pas modifiée. » Constata-t-il. Sa première impression était erronée. Il avait cru qu'elle l'était car un regard, un seul, perdu au milieu de tous les autres, ne brillait pas. « Derek ? »
« Stiles. » Derek attendait que l'autre le dise.
« Tes parents étaient suffisamment proches d'humains pour les mettre dans la confidence et les inviter à des réunions de famille ? » Stiles n'en revenait pas. « Pourquoi tu n'en as jamais par- »
« Ce n'est pas le fils d'amis de la famille. » Le Bêta s'approcha et s'arrêta près de Scott. « Ni un ami de Laura, si c'était ça ta seconde option. » Derek prit la photo non-modifiée des mains de Stiles et la regarda. Peter. « Quelle est ta troisième option ? »
« C'est un Hale. » Soupira Stiles. Il reprit volontiers le cliché que le loup-garou lui retendait. « Et c'est Peter. »
On ne vint pas le contredire là-dessus. Le fils du shérif Stilinski, shérif du comté de Beacon Hills depuis de très longues et très nombreuses années, marmonna quelques insultes entre ses dents. Les autres l'entendirent mais se turent toujours. Stiles s'injuriait, blasphémait comme un diable, répétait en boucle qu'il était le roi des crétins et que Scott devait lui rendre sa couronne sur le champ. La tête entre les mains, il comprenait mieux la réaction disproportionnée qu'avait eue Peter, deux jours plus tôt. Elle ne l'était pas, disproportionnée.
« J'ai merdé. »
« On a tous merdé, Stiles. » Assura Scott. Ça faisait du bien d'entendre ça. « Avec Derek on... on pense que les, hmm, souvenirs reviennent à Peter depuis quelques jours. Ou semaines. »
« Quand ? » Stiles leva les yeux vers l'Alpha.
« Quand il dort. »
« Oh le con... »
Les coudes posées sur les genoux, la tête entre les mains, Stiles commençait à tirer, nerveux, sur quelques mèches de cheveux un peu trop longues. Sa respiration s'accélérait sans qu'il puisse rien y faire. Il essaya de se mordre la langue, de prendre une grande inspiration pour se calmer, sans succès. Ce fut seulement quand Scott s'en mêla que ça s'arrangea. Hasard quand tu te fous de nous... songea, amer, l'humain.
Si ça continuait sur cette lancée, il allait vraiment avoir du mal quand le loup recommencerait à s'éloigner.
« Qu'est-ce qui se passe ? »
« J'ai reproché à Peter de... » Ses paumes de mains appuyaient sur ses yeux. « Pourquoi il ne m'a rien dit... »
« Stiles ! » Pressa Scott, les mains posées sur les genoux agités du Stilinski. « Qu'est-ce qui s'est passé entre vous ? »
« Y est parti y a deux jours. » Asséna l'hyperactif. « Après que je lui ai reproché de ne pas savoir ce que c'était qu'être juste humain dans une meute. » Il ricana. « Comme par hasard. Je pouvais pas plus mal tomber. »
Derek avait beau le savoir depuis le soir du-dit départ : maintenant qu'il avait compris et admis les faits et de quoi était réellement fait le passé... la raison de la dispute et de la disparition de son oncle le faisait grincer des dents.
« T'as pas de nouvelles depuis ? »
« Non. »
« Rien ? »
« Non, Scott. Rien. Sinon je ne dirais pas que je n'ai pas de nouvelles de lui depuis. » S'agaça Stiles. « Pour ce que j'en sais, il pourrait déjà être à l'autre bout du pays, avoir passé la frontière ou carrément changé de continent. » Il gémit. « Mexique ou Canada ? Europe ou Asie ? Il serait capable d'aller s'enterrer en Afrique juste pour qu'on le retrouve pas. Ou en Alaska, comme ça il n'aurait pas réellement passé la frontière et on chercherait partout sauf là où il est. »
« Je ne pense pas. » Essaya de le rassurer Derek. « Malgré ce que j'ai pu te dire... après tout ce qu'il a vécu à Beacon Hills, il y est toujours resté. Il a toujours refusé de quitter la ville. À part pour Harvard... et il en est revenu. »
« C'est pas faux. » Accepta Stiles. Il n'était pas rassuré pour autant. « Mais il peut être parti de manière non-définitive. Se cacher en Australie, c'est pas si extrême que ça. »
« A deux jours de la date de l'incendie, si. C'est extrême. »
o o o
À défaut de pouvoir contacter Stiles, afin que Peter et lui aient pleine connaissance de l'avancée de l'enquête et des quelques éléments qui s'y étaient ajoutés, Parrish avait téléphoné à Lydia. Elle aussi devait être mise au courant du troisième cadavre retrouvé. On l'oubliait trop souvent, mais elle faisait partie du groupe de recherche, au même titre que les deux idiots qui avaient pris leur journée.
La Banshee l'avait rapidement stoppé pour lui signaler, un brin amusée, qu'elle était déjà au courant qu'il y en avait désormais trois. Ça l'avait d'ailleurs réveillée en pleine nuit ! Lydia avait, par contre, demandé à l'adjoint s'ils en savaient un peu plus. Avaient-ils déjà quelques pistes ou se trouvaient-ils encore dans un brouillard particulièrement épais ?
Le brouillard avait gagné.
« Attends. » Coupa-t-elle, sourcils froncés. « Ils étaient drogués ? »
« C'est ce qu'on dirait, oui. » Soupira Jordan. Il se frotta les yeux et chercha à fuir le regard soupçonneux de Lecteur. « Ils ont été vidés de leur sang et aucun des trois ne semble s'être débattu. On a fait tous les examens toxicologiques possibles mais ça n'a rien donné. »
« Une substance propre à la créature pourrait être indétectable par vos instruments. » Souligna la première. « D'autant plus si on a pas connaissance du surnaturel. » Fidèle à elle-même, Lydia comprenait sans mal mais n'avait pas pour autant la réponse au problème. « Tu veux que je commence les recherches à partir de ce nouvel élément ? Même si je pense que, pour le coup, Peter saura mieux que moi. »
« S'il-te-plaît. Oui. Commence. » C'était là le but de l'appel de l'adjoint.
« Tu en as parlé à Deaton ? »
Blanc. Très gros blanc. Blanc intersidéral, même. La jeune femme soupira. Évidemment. Les membres de la meute commençaient à douter de l'émissaire... notamment ceux qui étaient les plus proches de Peter et Stiles. Et, Derek mis à part, Jordan était un de leurs plus proches alliés et plus fervent défenseur.
« Non. Tu es au courant. Stiles et Peter le seront demain. Ça suffit, tu crois pas ? »
Lydia soupira. Ça ne suffisait pas, non.
« C'est notre émissaire. »
« Ah j'crois pas, nàn. » Parrish était catégorique. Il savait qu'il devait aller plus loin dans ses explications car même Lydia n'était pas capable de lire dans son esprit. Tant mieux. « Il l'était peut-être pour la meute Hale, j'en sais rien, je n'étais pas là. Mais il l'a jamais réellement été pour la meute McCall. Les druides sont supposés aider les loups-garous, et créatures en général, à rester connectés avec leur humanité et aider les meutes à rester en vie. Qu'a-t-il fait pour vous, Lydia, dis-moi ? »
À des kilomètres de l'adjoint, la Banshee ferma les yeux. Elle avait l'impression d'entendre Peter ou, dans une moindre mesure, Stiles. Quoique l'humain soit aussi, de temps en temps, quand l'envie lui en prenait, et surtout quand il voulait contrarier son compagnon, un des défenseurs de Deaton. Convaincre Peter que le vétérinaire-émissaire n'était pas l'ennemi était mission impossible.
o o o
« Vous le savez depuis quand ? » Voulut finalement savoir Stiles, après avoir gardé le silence un moment, les yeux toujours sur les photos, et laissé les deux loups chuchoter dans leur coin. « Pour Peter ? »
« Aujourd'hui. » Derek avait parlé. Scott avait intérêt à faire profil bas. Encore.
« Et... et vous cherchez depuis combien de temps ? Ça fait longtemps ? »
« Quelques jours. À toi, après, de dire si ça fait longtemps ou non. » Le Bêta s'approcha de l'humain et s'installa à côtés.
« Pourquoi tu as commencé à fouiller ? »
« Il est venu me voir pour demander si je me souvenais d'un quelconque humain dans la meute, quand on était gosses. » Expliqua Derek, décidé à ne rien cacher. Il ne saurait pas mentir à Stiles, de toute façon, même en le voulant. « Et... de fil en aiguille... »
Les clichés en cause avaient été posés sur la table basse. Le regard fatigué de Derek n'en décrochait plus ; pas plus que Stiles qui avait du mal à fixer autre chose. Voir un regard totalement humain sur une reproduction de la famille Hale était une chose à laquelle il ne s'attendait clairement pas. Que ce soit sur le visage de Peter le laissait juste pantois.
« Et toi ? » Stiles s'était tourné vers Scott, encore en retrait. « Pourquoi tu as commencé à chercher, toi ? »
« Jordan est venu me voir et... » L'Alpha soupira. « Il m'a conseillé d'aider Derek pour ses recherches. Au sujet de ce qui ne va pas avec Peter, et... » Il ouvrit les mains, montrant la pièce.
« Jordan est passé te voir au boulot ? » Releva de suite Stiles. « C'est à cause du troisième corps ? »
Les griffes de Scott manquèrent de grincer, crisser, s'enfoncer dans le bois de la table. Il s'abstint au dernier moment. Contrôle est maître mot, surtout dans sa position d'Alpha. Stiles avait une bonne raison de ne pas être venu lui parler de la nouvelle victime ; d'autant plus que Jordan s'était chargé de lui annoncer suffisamment tôt pour que soit envisagée la possibilité que l'humain ne l'ait su qu'après.
« Oui. »
« Quel troisième corps ? » S'inquiéta Derek. Personne n'avait songé à le mettre au courant, lui, en revanche.
« Celui qui a été trouvé ce matin. Jordan pense que les victimes sont comme... droguées. Qu'elles ne peuvent pas se débattre. Qu'elles ne pensent même pas à se débattre.
Stiles, l'ongle de son pouce en bouche, le rongeait sans s'en soucier. Puis les mots de Scott arrivèrent jusqu'à son cerveau, après un petit détour par ses orteils, et s'y implantèrent. Il cessa net. Son avant-bras s'éloigna de son visage et reposa sur sa cuisse. Lentement, un peu trop pour que ça ne soit pas feint pour le côté théâtral du geste – on ne vivait pas avec Peter sans en récupérer quelques manières – il se tourna vers Scott.
« Je pense savoir à quoi on a affaire. »
Fin du vingt-cinquième chapitre.
Bon ? Pas bon ? Moyen ? Autre ? Pas assez long ? Trop long ? Manque de description ? Surtout pas plus de description, nom de dieu !? Pas assez de crétins d'ornithorynques déguisés en éléphants ?
Si jamais quelque chose vous échappe ou vous semble aussi clair qu'un poney rose... n'hésitez surtout pas à le dire !
A bientôt pour le chapitre vingt-six, Réalité.
J'ai une page facebook (lien dispo sur mon profil). Dessus ? Un calendrier prévisionnel des chapitres et OS. Des extraits des prochains chapitres (et des OS aussi, nous ne les oublions pas). L'annonce de certaines fics/OS. Des articles avec l'avancée générale de tout ce qui est en cours (ou presque tout). Brefouille ! Le truc bien ? C'est que je ne pourrais pas vous y mordre !
La personne (les personnes) qui trouvera(ront) le nom de la créature concernée avant que son nom soit révélé (dans une paire de chapitres) pourra (pourront) me donner le prompt de son (leur) choix (personnages ; situations générales ; phrases ou mots à caser etc.)
Skayt
