Réponse aux reviews :

A Fan :

Merci beaucoup j'espère que ce chapitre te plaira tout autant que le précédent :)

A Pauline :

Coucou pauline, je suis ravie d'avoir une nouvelle lectrice et surtout une qui à lu ma fic d'un coup sans s'en décroucher, ça fait chaud au coeur quand on lit ça donc merci :) J'espère que tu adoreras ce chapitre autant que les autres ^^.

Ta remarque sur Ron et Blaise et le bébé métisse m'a fait sourire :) Ta remarque est pertinente mais bien réelle car tu n'as pas tord, ce sont des détails qui tue lors d'un accouchement xd. Sinon je pense que ce chapitre te rassurera par rapport à ce triangle amoureux :) Tu me diras ce que tu en penseras ^^

Pour Draco, il n'a pas finit d'en voir, la fin du chapitre devrait surrement te conforter dans ton hypothèse :)

merci encore et a bientôt j'espère

PS: je ne peux t'en vouloir pour les fautes car il doit y en avoir forcement dans ma fic et mes réponses aux reviews donc je ne peux juger, tu es toute pardonné :)

A Faaan :

Bah ... c'était du temps xd Non je ne suis pas morte c'est juste les aléas de la vie avec l'écriture de fic en même temps, ça donne ça c'est parfois dure à géré même si ce n'est pas une excuse pour vous xddonc voilà ne t'inquiéte pas, car tant qu'il n'y a pas de "The end" à la fin d'un chapitre, il y a aura toujours un suivant qu'importe le temps que je metterais :)

Merci de ton impatience ça m'encourage


Chapitre 43 : « Non je n'en veux pas ! »

Après que Blaise se soit retrouvé seul, il se dirigea vers ses appartements en ruminant. Il était lié à Draco et bien que sa vie dépende de lui, il n'arrivait pas approuver tout ses faits et gestes. C'était sûrement pour ça que le blond ne lui avait pas parlé de la sœur de Ryan Cordey. C'était bien une chose qu'il détestait : le chantage. Faire pression sur autrui pour avoir ce qu'on veut. Mais dans un sens, il comprenait Draco. Il le faisait pour eux, pour lui comme pour Blaise. Ils étaient eux même sous pression depuis plusieurs mois. Et à quoi était-on prêt à faire pour sauver sa vie, sa misérable vie ? A tout. Cette réponse lui sautait aux yeux, c'était humain. Mais était-ce une raison pour briser la vie d'un autre ? Le prince des Serpentards dirait oui sans hésiter comme tout bon serpent. Blaise, malgré sa maison avait une tout autre façon de voir les choses cependant cela n'avait pas d'importance ce qu'il pensait et ce qu'il croyait. Dans tout les cas, Draco aurait le dernier mot. Un seul mot de sa part guiderait toute sa vie, comme il l'avait déjà fait. Il n'était plus qu'un esclave sans vie mais pour le moment le mot n'avait pas été prononcé. Et après Hermione, un seul sujet hantait son esprit de millier de questions. Qui était cette sœur mystérieuse ? Existait-elle vraiment ? Et où ? Pourquoi avoir choisi ce garçon en particulier en oubliant qu'il appartenait à Gryffondor ? Et surtout quel était le véritable plan de Draco puisqu'il avait l'air de marcher ? Un seul endroit pouvait lui apporter des réponses : la bibliothèque. Il changea de direction, bien décidé d'avoir le nom de sa première énigme. Les archives de l'école le renseigneraient sûrement sur une fille portant le nom de Cordey …

oO0Oo

Quand Hermione ouvrit les yeux le lendemain matin, elle fut surprise de voir le directeur au pied de son lit. Elle savait qu'elle devait passer par là, elle y avait réfléchit toute la journée de la veille, mais elle s'attendait à avoir plus de temps. Là, elle était à court de formulation d'excuse et d'explication. Elle avait oublié tout ce qu'elle devait dire.

- Bonjour miss Granger. Je vous ai apporté vos cours de ce matin.

Il avait l'air au courant de tout et pourtant il employait le même ton avec elle. Alors elle décida d'être honnête avec lui, s'il savait à quoi bon mentir ?

- Bonjour professeur. Merci. Madame Pomfresh vous …

- Oui elle m'a tout dit. Elle était obligée de le faire, c'est le règlement.

- Je comprends.

- Voulez-vous m'en parler miss ?

Hermione garda le silence. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il lui pose cette question. Cela lui faisait bizarre que son professeur lui demande des détails sur sa vie privé et surtout elle ne savait pas la réponse qu'il attendait, jusqu'à quel point voulait-il des détails ? Donc elle s'était tu. Elle ne savait pas quoi dire car elle ne pouvait pas lui mentir et elle ne pouvait pas lui dire la vérité. Elle se sentait si petite devant un homme comme lui. Elle se sentait honteuse aussi car il devait être déçu. Elle, la meilleure de sa promotion, elle, la préfète-en-chef, elle, qui n'avait jamais réfuté le règlement sauf quand elle jouait les aventurières avec Harry Potter.

- Je comprends tout à fait que vous ne vous sentez pas prête à en parler avec d'autre personne de cette grossesse mais sachez que ce petit être donnera sûrement beaucoup d'espoir dans ce monde en guerre.

- J'espère qu'elle sera finit avant sa naissance, répliqua Hermione révélant à Dumbledore sa plus grande angoisse.

- Vous savez pourquoi la population continue de procréer malgré les guerres ?

Hermione hocha négativement la tête.

- Tout simplement car ils espèrent que leurs enfants leur survivront et qu'ils pourront faire renaître ce monde avec tout ce qu'ils leur auront enseigné, c'est-à-dire l'amour. L'amour de soi, l'amour des autres et l'amour du monde, de la terre, du ciel et des petites choses simples de la vie. Votre enfant a bien été produit dans l'amour ? Donc tout ira bien miss Granger, ajouta-t-il sans attendre sa réponse.

- Je n'en suis pas sur, dit-elle pour répondre aux deux propos du directeur.

- Mais si vous verrez. Bon je vais vous laissez vous préparer pour vos cours.

- Professeur attendez ! s'écria-t-elle avant qu'il ne quitte la salle. Pouvez-vous garder ça pour vous ? C'est-à-dire que je n'aimerais pas qu'on me traite différemment.

- Pour le moment, dit-il en hochant la tête.

Hermione resta seule un moment à ressasser les mots du professeur Dumbledore.

- Tenez miss Granger, il faut manger maintenant, dit l'infirmière en arrivant.

- Merci. Merci pour tout.

L'infirmière sourit face à la sagesse de sa patiente qui ne lui en voulait pas d'avoir appelé le directeur.

- De rien, manger.

Hermione mangea tout en réfléchissant à sa vie futur et surtout à ce quel devait faire aujourd'hui, c'est-à-dire parler à Ron. Comment le faire sans que celui-ci ne le prenne mal ? Il l'aimait tellement, qu'elle s'en voulait de ne pouvoir y répondre par un oui claire et définitif. Malgré tout le mal qu'il lui avait fait, elle aimait Blaise et elle ne pourrait le changer, elle le savait. Pour toujours il y aura sa marque sur elle : sa maternité. Un beau petit garçon ou une belle petite fille. La plus belle marque qui puisse exister en ce monde. Et Albus Dumbledore avait raison. Les enfants étaient l'espoir d'une vie future meilleure pour tous. Elle sourie nostalgiquement en pensant que si Blaise et elle seraient toujours ensemble, leur enfant serait l'espoir du directeur, l'espoir d'une meilleure entente entre Serpentard et Gryffondor. Mais le Serpentard avait tout gâché. Elle lui en voulait c'était sur mais Hermione était une fille qui s'entêtait à voir le meilleur en chaque personne. Elle ne savait pas pourquoi Zabini avait agit ainsi mais elle ne le dirait pas à son enfant. Elle ne voulait pas qu'il sache que son père ait fait souffrir sa mère. Elle ne voulait pas qu'il déteste un père qu'il ne connaitra pas comme tel. Oui, elle l'élèverait dans la neutralité. Dans le monde, tout n'est pas tout noir ou tout blanc, le gris est souvent la couleur principale. Dans chaque personne, existe un côté sombre et un côté pur, après, à eux de choisir en leur âme et conscience leur couleur. La seule personne qui représentait le noir le plus pur était Voldemort, elle espérait qu'elle parlerait de lui en racontant sa propre histoire et non en racontant la réalité de tous. Les paroles du sorcier le plus puissant n'avait pas réussit à enlever cette crainte en elle. Elle ne voulait pas laisser tomber Harry à cause de sa grossesse, petit contre temps, alors elle se bâterait coûte que coûte pour lui donner naissance dans un monde en paix. C'était la promesse qu'elle faisait à son enfant, à sa chaire, à son sang …

Une main sur le ventre, sa promesse faite, elle ouvrit les portes de l'infirmerie et partit en direction de son cours de potion. Premier cours de la semaine, et premier obstacle à surmonter pour respecter sa promesse. Elle arriva devant la salle en première comme à son habitude. Elle aimait ses moments de solitude où elle se laissait aller contre le mur afin de lire et de ne penser à rien d'autre. Sa tranquillité fut interrompue par les premiers élèves de Serpentard qui arrivaient. L'inconvénient de ses moments, car il y en avait toujours, était qu'elle était toute seule avec les Serpentards. Les Gryffondors ne se montraient jamais avant eux, n'aimant pas du tout cette matière ou plutôt son professeur. L'ignorance dans ses cas là était sa meilleure alliée. Elle continua à lire son livre sur les Sortilèges.

Blaise sentit son cœur se serrer quand il l'a vit devant la salle de potion. Elle était là. En pleine forme et sans aucune marque de quelconque combat avec la rouquine. Elle allait bien et agissait comme d'habitude, cela le rassurait. Bien sûr, il n'en montra rien. Tout comme Draco, il continua à faire semblant d'écouter la pimbêche qui les suivait depuis la sortie de la Grande Salle. Cette fille n'était qu'autre que Daphné Greengrass. Elle faisait partie de leur promotion et depuis leur entrer à Poudlard, tous savait qu'elle était amoureuse du prince. Draco, bien sur en avait profité, il aimait son corps mais cela n'allait pas plus loin. Pourtant, elle s'entêtait toujours à revenir le séduire comme aujourd'hui. Mais pour Blaise, quelque chose avait changé, cela l'intriguait. Il supposait d'ailleurs que c'était le but recherché. Il n'était pas bête, il savait reconnaitre une fille quand elle essayait de le draguer et ce qu'elle lui avait dit la veille à la bibliothèque, lui avait donné cette impression. Bien sûr cela l'amusait bien plus que cela ne le touchait. Il était certain, qu'elle essayait-elle de le rendre jaloux en draguant Draco sous son nez. Il ne le montrait pas mais il voyait ses regards en coin qui avaient pour but de voir s'il réagissait ou pas à sa manœuvre. Mais pourquoi le voulait-elle tout à coup ? Cela faisait plus de six ans qu'elle aimait l'héritier Malfoy alors pourquoi maintenant ?

Il arrêta de penser à la Serpentard quand les Gryffondors arrivèrent. La brune se leva et rangea son livre dans son sac. Sans s'en rendre compte, il retint son souffle comme un peu tout le monde autour de lui, serpents comme lions. Ron Weasley arrivait et la rumeur allait pouvoir être vérifié. Harry s'approcha d'elle en premier et la pris dans ses bras. Un brin de jalousie le traversa, mais Blaise retint encore plus son souffle quand le rouquin s'approcha à son tour. Les voir s'embrasser de la fenêtre de leur appartement était une chose mais le voir en face juste à un mètre d'eux, le tuait d'avance. Ron s'avança vers elle et Hermione tourna la tête juste au dernier moment, l'obligeant à l'embrasser sur la joue. Il lui prit la main mais elle se déroba quelques secondes après. Un cri de lion rugit à l'intérieur de lui, un cri de victoire. La comparaison était ironique pour lui mais c'était exactement ça. Un lion. Mais malgré tout, il n'osait croire qu'elle venait de le repousser devant tous, que c'était juste son imagination qui l'interprétait ainsi. Mais il ne fut pas le seul à l'avoir remarqué. Il n'avait pas rêvé.

- Il y a de l'eau dans le gaz ? Déjà ? ricana Draco.

Blaise était sur qu'il jubilait car son plan avançait pas à pas. Il lui avait assuré que ce serait qu'un détail et il avait raison. Le regard noir d'Hermione et de Ron les conforta dans cette idée. Oui il y avait de l'eau dans le gaz entre ses deux là …

Hermione rentra dans la salle car comme la sonnerie qui vous sauve, Rogue ouvrit la porte leur ordonnant de rentrer. Elle essaya pendant les deux heures d'agir le plus normalement possible mais le fait qu'elle laissait Ron mariner dans son jus, la rendait folle. Il fallait qu'elle lui parle avant que cela n'empire. Mais qu'elle idée a-t-il eu de vouloir l'embrasser alors qu'elle lui avait dit de n'être pas prête à ça ? A la fin du cours, Hermione sortie en première, elle savait qu'elle était suivit de près par Ron et Harry. Elle savait aussi qu'il fallait qu'elle lui parle mais pas ici, pas maintenant au plein milieu d'un couloir. Donc, elle se dirigea vers leur cours de sortilège et ne fit pas gaffe à ses amis. Elle était concentré sur sa façon d'annoncé à Ron en douceur qu'elle voulait rompre leur contrat. Elle fut donc prise au dépourvu quand le rouquin la rattrapa et lui prit la main. Comme avant le cours elle se déroba à son contact. Elle qui ne voulait pas le faire souffrir, elle venait de lui enfoncer un poignard en plein cœur.

- Pourquoi ? lui demanda-t-elle la gorge serrée.

Hermione fut paralysé par son regard si triste et plein d'incompréhension.

- Pas maintenant.

- Pourquoi ?

- Pas maintenant Ron, pas ici.

- Pourquoi ? insista-t-il ne l'écoutant pas.

Elle soupira car elle savait qu'il n'abandonnerait pas tant qu'il n'aurait pas de réponse. Il fallait qu'elle réponde.

- Parce que je …

- Tu … ?

- Je veux que ça s'arrête …

- Qu'est-ce que tu entends par là ?

- J'aimerais qu'on soit seulement amis. Je suis désolé mais j'ai changé d'avis. Ce n'est pas bon pour …

- Quoi ? s'exclama-t-il attirant quelques regards sur eux.

- Doucement Ron.

- Mais tu crois que je vais te laisser faire ça ? Tu vas gâcher ta vie et la mienne par la même occasion !

- Notre amitié … dit-elle doucement malgré son énervement, elle ne voulait pas alerter les autres élèves qui commençaient vraiment à s'intéresser à eux.

- Je n'en veux pas !

- Je sais mais écoute Ron ! s'écria-t-elle, elle commençait à perdre patience car elle sentait qu'elle était en train de le perdre.

- Non je n'en veux pas ! Tu entends ! Je suis désolé mais je ne peux pas, ne compte plus sur moi, finit-il en tournant les talons.

Ils s'étaient arrêtés au plein milieu du couloir et leur dispute n'était plus passé inaperçu. Harry qui les regardait fut autant blessé qu'Hermione par ce que Ron venait de dire. Il venait bien de clamer haut et fort qu'il ne voulait plus d'une amitié avec elle. Ce qui le blessait, c'est qu'il pensait leur groupe plus solide que ça et là il avait vraiment peur que cette dispute soit la dernière entre ses deux amis. Ils en avaient toujours eu l'habitude comme la veille à l'infirmerie, comme lors du bal de quatrième année alors qu'elle avait Krum pour cavalier ou encore lors du tournoi des trois sorciers quand Ron était sortit avec Lavande. Harry avait toujours été au milieu d'eux mais là il avait peur de ne former plus que deux duos au lieu d'un trio.

Au bout de quelques secondes, Hermione fondit en larme, Harry s'approcha et la serra dans ses bras pour la consoler. Pour eux, ils venaient de perdre un ami mais pour le reste du monde, Hermione et Ron venait de rompre pour quelque chose qu'il ne voulait pas. Et comme tous ceux qui avait vu la scène, Blaise se demandait encore plus ce qu'était cette chose qu'il ne voulait pas … Son corps réclamait avec insistance celui de la Gryffondor. De loin, il avait tout vu et il voulait la prendre dans ses bras et la consoler lui aussi. Il ne pouvait pas, du coup cela rajouta une couche supplémentaire à sa colère déjà élevé contre Weasley. Il ne le comprenait pas. Blaise voulait tout d'elle, le moindre détail il le voulait, alors pourquoi ? Qu'est-ce qu'il ne voulait pas ?