Hello, hello,
Si quelques détails vous échappent, surtout, n'hésitez pas à me le dire et tout hein :D je me ferais une joie d'expliciter tout ça.
Un gros gros merci à LiliEhlm pour la correction de ce chapitre (et c'est du boulot !)
Bonne lecture !
PS. Je réponds aux anonymes sur skaytpapionini (.wordpress .com) dans divers - review anonyme
Evidemment, Teen Wolf n'est pas à moi. L'univers et les personnages ne m'appartiennent pas. Je me contente de faire mumuse avec le tout.
Chapitre 34 - Alex
« Peter ? » Cria Stiles depuis la cuisine, où il était en train de se battre avec un paquet de spaghettis décidé à ne pas se laisser ouvrir aussi facilement. Pâtes : 1 – 0 : Humain. « C'est toi ? Question idiote. Bien sûr que c'est toi. Qui ça peut être d'autre. »
Le loup-garou s'abstint de toute réponse. Dans des moments pareils, il était souvent – tout le temps – conseillé de laisser Stiles parler seul et d'attendre qu'il se lasse. Sans personne pour lui donner la réplique, ce n'était généralement pas bien long. C'était quelque chose que Scott et le reste de la meute, Jordan et Liam exceptés, avaient toujours eu du mal à comprendre – y compris Lydia. Tant pis pour eux.
« Chris a appelé. Il voulait savoir si ça allait, tout ça. Et si tu serais d'accord pour revoir le bestiaire avec lui, à l'occasion. » Le jeune Stilinski s'interrompit un instant pour crier victoire. Il l'avait finalement ouvert, ce fichu paquet ! Son honneur était sauf. « C'est pas tous les jours qu'on a quelqu'un qui survit à un Djinn et qui peut dire ce que font réellement ces saloperies bleues. »
« Chris c'est... le frère de la fille qui a dragué ton neveu pour ensuite tuer toute ta famille, c'est ça ? »
La bouche fort intelligemment entrouverte, les yeux ronds et ses spaghettis toujours dans les mains au lieu d'être dans leur casserole, Stiles quitta précipitamment la cuisine. Il gagna le salon pour, sans surprise, y trouver un Peter... accompagné de Catherine et d'un autre homme qu'il ne connaissait pas, par contre. L'humain gonfla ses joues, contrarié. C'était à croire que Peter faisait son possible pour qu'ils ne se retrouvent pas juste tous les deux. Ce n'était pas le cas. Si ? Pourvu que ça ne soit pas le cas.
« Tu... es au courant. » Marmonna Stiles, son attention toute rivée sur Catherine. Du peu qu'il voyait, elle paraissait très bien prendre les révélations récemment obtenues. Elle semblait ne pas être si surprise par le monde surnaturel dans lequel Peter venait de la faire plonger – sans lui demander son avis.
« Je suis au courant. » Confirma-t-elle. « Et tu aurais pu m'en parler plus tôt, Stiles. Que cet idiot ait gardé le silence, je peux comprendre, c'est un idiot... mais toi... »
« Mais moi ? Tu crois pas qu'il faut être tout aussi idiot pour accepter de vivre avec cet imbécile ? » Stiles ricana alors que Peter ronchonnait.
Derrière Peter et Catherine, un peu en retrait et désireux de se faire oublier aussi longtemps que faire se pouvait, l'inconnu souriait. Ce n'était pas tous les jours que l'on entendait Peter Hale se faire traiter d'imbécile. Travis profita qu'on fasse peu cas de sa présence pour détailler les lieux. Si on lui avait dit, un jour, qu'il serait invité à se rendre ici sans que Peter ait l'intention de le tuer avant de le cuisiner aux petits oignons – ou faire disparaître son corps – il l'aurait peut-être cru, oui, mais non sans mal.
Et pourtant le voilà là. Dans l'entrée du salon, derrière le canapé, à ne pas écouter un traître mot de ce que les trois autres pouvaient dire. Tout semblait si normal. Trop normal, presque. Au fil des années, avec tout ce qu'il entendait au sujet de la meute McCall et de toutes les créatures dont ils s'occupaient, il s'était imaginé bien des choses sur la vie que pouvaient mener les loups, coyotes et autres joyeusetés qui la composaient. En voyant Peter au bureau, il s'était créé plusieurs scénarios sur le partenaire et la vie secrète qu'il menait avec son compagnon et les autres. Et là... tout était tellement normal, tellement banal, c'en était presque décevant.
Le programme télé était abandonné sur la table basse et servait de sous-verre pour le soda laissé là. La télécommande coincée entre un coussin et l'accoudoir du canapé donnait l'impression d'être un trophée exposé à la vue de l'autre, narquois. L'écran allumé, et dont le son avait été monté suffisamment afin d'être audible depuis la cuisine, n'intéressait personne si ce n'était lui. Travis plissa les yeux, fronça le nez, c'était presque trop normal pour un loup-garou.
« Vu que tu as l'air de tout connaître à notre sujet, inutile que je te présente Stiles. » Marmonna enfin Peter, sans se tourner vers le cadet.
« Le fils du shérif. Un des seuls humains de votre meute. Possédé par le Nogitsune. Abruti qui emmène le Véritable Alpha dans la réserve, en pleine nuit, à la recherche d'un corps. » Il énumérait le tout sans tenir compte des grimaces du couple ou de Catherine qui roulait des yeux face à un tel manque de tact. Elle commençait – ou ne commençait pas, ce n'était pas la première fois qu'elle s'en faisait la réflexion – à comprendre que si Peter détestait tellement Travis, c'était surtout à cause de leurs nombreuses similitudes. Abondantes même sans tenir compte qu'ils aient été, ou soient encore, un humain dans une meute de loups.
« C'est lui, Travis ? » S'étonna Stiles.
Il avait été sur le point de rajouter quelques choses lorsque les bonnes manières vinrent le rappeler à l'ordre. Non. Mauvaise idée que de dire que l'associé avait moins une tête de con que ce à quoi il s'était attendu ; pas plus que demander pourquoi ce crétin à roulettes se trouvait dans leur salon, à essayer de lire le titre des DVDs rangés par nom.
« Quelqu'un peut m'expliquer ce qui se passe ? » Le Stilinski pouvait comprendre beaucoup de choses par lui-même mais, comme tout un chacun, il avait ses limites. « Peter ? »
« Travis sait. »
« Il sait ? Il sait quoi ? Parce qu'il peut savoir comment gagner l'affaire Bidule-Chouette, comment faire des lasagnes végétariennes à s'en taper une indigestion de malade, ce qui est un peu le principe, ou savoir pour les... oh. Ouais. Il sait pour les... Ouais. Bien sûr qu'il sait. Pff. Comment il sait ? »
« Il sait parce qu'il fait partie de la meute Ito. » Soupira Travis, les mains dans les poches, il essayait de paraître plus assuré qu'il ne l'était en vrai. « Et qu'il est le neveu d'Alex. Accessoirement. »
« Bordel... » Grogna Stiles. « Vous êtes tous liés ou quoi ? »
D'un même mouvement, Peter et Travis haussèrent les épaules. Bah tiens ! Il ne manquait plus que ça pour parfaire le tableau.
o o o
« Euh... » Catherine secoua la tête. Les yeux clos, elle se remettait les idées en place. « Peter, tu... »
Depuis le début de la soirée, Stiles avait été anormalement silencieux. Il avait préféré laisser le loup-garou tout expliquer à sa plus vieille amie. Selon lui, Catherine serait pus disposée à accepter les informations données si elles venaient du principal concerné. L'hyperactif ne se disait pas, pas une seule seconde ni une seule fois, qu'on avait fait en sorte de l'avoir dans les parages pour qu'il participe, lui aussi. De temps en temps, Travis intervenait pour combler les trous ou, mais c'était plus rare, poser une question. Certains événements avaient toujours été un peu flous pour la meute de Satomi.
Et, parce qu'on ne se refaisait pas, le fils du shérif jetait régulièrement des coups d'œils suspicieux vers Travis, qu'il ne sentait pas. Ça lui paraissait trop simple et truffé de fausses notes.
Pendant des années, Peter avait pesté, maugréé, proféré mille et une insultes et menaces de morts, toutes plus imagées les unes les autres, à l'encontre de Travis pour finalement, un soir, après un après-midi de discussion à peine, décider de l'inviter chez eux ? À d'autres. Peter refusait net toute discussion avec Alex et accueillerait son neveu – qu'il n'avait jamais supporté – à bras ouverts ?
Tout occupé qu'il était à scruter Travis et essayer de lire dans son esprit pour deviner quelles étaient ses intentions véritables, Stiles ne remarqua pas de suite qu'ils n'étaient plus que tous les deux. Peter, aussitôt suivit par Catherine, avait disparu. À table, seuls restaient Travis et lui. Évidemment. Son petit doigt lui disait d'ailleurs – mais ce n'était l'avis que de son petit doigt, certainement pas le sien – que les deux enflures disparues l'avaient fait exprès. Ce serait bien leur genre. Laisser le temps à Stiles de menacer Travis afin de faire plaisir au Stilinski.
« Je ne suis pas l'ennemi. » Assura l'associé.
« Tu n'es pas l'ami non plus. » Claqua Stiles. « Tu as eu des années pour dire à Peter qui tu étais... mais tu choisis de le faire aujourd'hui. Précisément. Aujourd'hui. Tu ne me feras pas croire qu'il n'y a aucune arrière pensée là-dedans. »
« Je devais faire quoi ? » Demanda doucement l'autre. « Aller le voir pour lui dire que son beau-frère, parti, est mon oncle ? Que je savais qui il était, ce qu'il était et ce qu'il avait fait ? » Travis haussa un sourcil, railleur. « Évidemment que non, Stiles. D'autant plus que j'avais connaissances de choses dont il ignorait encore tout, à l'époque. »
Erreur de calcul. La mauvaise carte venait d'être jouée.
« Justement. Tu savais des choses qu'il ignorait. Et tu as su, tu as su qu'il ne l'ignorait plus. Comment ? »
Seul le silence répondit au Stilinski.
« Peter est plus méfiant que ça, d'habitude. » Siffla Stiles. Leur méfiance légendaire était un de leurs points communs les plus flagrants. « Et s'il décide d'y faire exception aujourd'hui... ce n'est pas mon cas. Alors jusqu'à preuve du contraire, tu n'es pas l'ennemi, non... mais t'es encore moins l'ami. » L'hyperactif sourit, l'air de rien, avant de boire une longue gorgée du verre de jus de fruit qu'il venait de piquer au loup-garou absent. « Ressers-toi, hein. Fais comme chez toi.
o o o
Appuyée contre la table de la cuisine, bras et jambes croisés, Catherine regardait Peter s'activer. Ou faire semblant de s'activer. Elle avait quelques réserves quant à l'efficacité de sa vaisselle – et ne pensait même pas à son utilité. Pas besoin d'être fine observatrice pour voir que Peter tendait l'oreille, comme s'il espérait pouvoir entendre tout ce qui se disait dans la pièce adjacente. Non ! Carrément comme s'il entendait tout ce qui se disait de l'autre côté du mur. Ce n'était pas comme si ça lui était impossible, en plus.
« Alors, comme ça... Alex est revenu ? »
« Ouais. » Se contenta de répondre Peter. « Mais tu as dû le comprendre depuis ce matin, non ? »
« Oui. » Sourit Catherine. « Tu comptes faire quoi, avec lui ? »
Il ne répondit rien. En lieu et place, Peter jugea mieux de regarder en direction de la porte, fermée, qui séparait la salle à manger et la cuisine. Craignait-il que Stiles ou Travis entendent sa réponse ? Peut-être. Était-ce une réaction normale ? Peut-être aussi. Était-ce justifié ? Certainement pas. Les deux étaient humains et, de fait, dépourvus d'une ouïe surnaturelle.
L'autre solution, la plus plausible du coup, c'était qu'il souhaitait retarder le moment de répondre.
« Je sais pas. » Catherine ne l'aurait pas lâché, s'il avait essayé de se défiler. Il n'y avait pas à dire, Peter avait le chic pour s'entourer de parfaits enquiquineurs. « Je sais pas du tout. »
« Ta tête pense quoi ? »
« C'est un loup expérimenté. » Admit le lycan. « Bien plus que Derek, moi... ou que n'importe lequel des bras-cassés que comporte la meute. Sa présence ne pourra pas nous faire de mal, au contraire. Il saurait avoir ce regard extérieur qui nous manque, parfois. Un regard neuf sur la situation de Beacon Hills et... » Peter souffla. « Son retour dans la meute Ito légitimerait mon entrée éventuelle. Avant, seul le souvenir d'Alex pouvait l'expliquer. Avec lui dans les parages, que je change d'avis et d'allégeance, que je les rejoigne... ça aurait davantage de sens. »
« Et ton cœur ? »
Sans surprise pour qui connaissait Peter comme Catherine, les épaules de l'homme se tendirent. Ses doigts se crispèrent autour du manche du couteau qu'il s'obstinait à frotter depuis cinq bonnes minutes, au lieu de le mettre dans le lave-vaisselle. Ses dents grincèrent.
« Tu te paies ma tronche ? »
« Un peu. » Sourit-elle. Elle se redressa. À pas lents, ses lèvres étirées, elle s'approcha de Peter puis donna un coup sec dans les mains de son ami afin de lui faire lâcher ce qu'il tenait. Le couteau qui claque contre les verres avant de s'écraser au milieu du reste de la vaisselle dans l'évier fit grimacer le loup. « Mais je sais que tu ne sais pas. » Elle força Peter à se retourner avant de lui mettre, de force, un torchon entre les mains afin qu'il ne mette pas de l'eau partout – elle ne tenait pas à l'entendre râler à ce propos. « Tu sais que sa présence ici est une bonne chose mais tu lui en veux trop pour son absence pour l'admettre, n'est-ce pas ? »
« Je lui en veux trop pour son absence pour l'admettre. »
« Idiot. »
o o o
Étalé de tout son long sur le canapé qui avait connu des jours meilleurs, les pieds croisés et posés sur l'accoudoir opposé, Derek avait la tête enfoncée dans un coussin et son ordinateur portable installé sur le ventre. Depuis une dizaine de minutes maintenant, ou moins d'une dizaine de minutes - certainement moins, d'ailleurs – il regardait l'icône bleue de l'application Skype que Stiles lui avait installé quelques années plus tôt. C'était le meilleur moyen de communiquer avec Cora donc il avait dû s'y faire. À regret, OK, mais il était prêt à quelques concessions pour garder contact avec sa sœur.
Le problème était le suivant : il avait Skype pour parler à Cora. Il devait parler à Cora maintenant. Devait-il utiliser Skype pour autant ? D'un côté, sa sœur était loin – toujours au Mexique, aux dernières nouvelles, ce qui n'était toujours pas la porte d'à côté – mais, d'un autre, ce qu'il avait à lui annoncer était le genre d'informations qu'il était préférable de donner en face. Sans passer par l'intermédiaire d'une quelconque machine du diable.
Derek finit par se décider. Se prendre la tête pendant cent sept ans ? Très peu pour lui, merci.
De plus, il avait suffisamment donné ces derniers jours à s'inquiéter pour Peter, chercher ce qui pouvait se tramer du côté de son oncle et pourquoi son aîné était plus étrange que d'ordinaire. Ni une, ni deux, il appuya sur l'espèce de caméra – Isaac avait insisté « si, Derek, c'est une caméra. Tu veux que ce soit quoi d'autre ? » – et espéra que sa cadette lui réponde vite.
« Pincez-moi, je rêve. Derek qui m'appelle ! » Se moqua Cora sitôt apparut-elle à l'écran. « Qu'est-ce qui se passe ? Tu vas te marier ? »
Il n'aurait pas dû appeler. Il n'aurait vraiment pas dû appeler.
« Derek ? » La louve commença vite à s'inquiéter. La tête de son cher frangin ne disait rien qui vaille. « Derek ? Y a un soucis ? »
Ce n'était pas le genre de chose que l'on disait via un écran d'ordinateur ! À quoi diable avait-il pensé, bon sang ? Il n'était pas Stiles ou Peter, ou n'importe quel autre membre de la meute. Il savait se passer de toutes ces machines et... et pourquoi avait-il fait ça ?
« Derek ! »
Le loup sursauta.
« Ah ! Enfin tu réagis ! Qu'est-ce qui se passe ? »
« Papa est revenu. »
Cora se figea ; tout ce qu'elle avait pu être en train de faire ou penser fut mis en suspend. La bouche entrouverte, les yeux ronds comme deux billes parfaitement rondes – elles ne l'étaient pas toujours – elle alla s'enfoncer tout au fond de sa chaise de bureau. Sa main gauche passa dans ses cheveux, qu'elle remit distraitement derrière son oreille. Son regard ne décolla pas de l'écran pendant un temps, puis, mais Derek ne pourrait le jurer, elle chercha quelque chose sur son bureau.
« Papa ? » Murmura-elle, ayant besoin qu'on lui redise. La deuxième fois serait peut-être plus facile à assimiler.
« Il est revenu. »
« Quand ? »
« Y a quelques jours. Après qu'ont a récupéré Peter. »
« Que vous avez récupéré Pe... qu'est-ce qui s'est passé, encore ? » Entre ses dents, la louve insulta les deux membres de sa famille restés à Beacon Hills et qui n'étaient pas foutus de se tenir tranquilles trois minutes. À croire que leur passion dans la vie était de frôler la catastrophe ! « Encore des chasseurs ? »
« Djinn. »
Ce fut ensuite le silence. Ou presque. Le frère et la sœur ne se parlèrent plus pendant quelques minutes, mais c'était pour laisser le temps à la plus jeune de faire quelques recherches de son côté pour comprendre de quelle créature il était question. Derek entendait distinctement le bruit que faisaient les touches lorsque sa cadette tapait dessus ; tout comme il ne manquait pas les quelques « Non, pas ça. Next » que Cora murmura quand le site sur lequel elle tombait ne lui donnait pas les informations souhaitées.
« Un Djinn, tu dis ? »
« Oui. »
« Hmm. » Les sourcils de Cora se froncèrent. « Sur mon site, là, ils disent que les Djinns s'en prennent seulement aux humains ou aux mordus parce que... euh... ils gardent une partie de bla, bla, bla, j'ai pas pigé mais bref... ça concerne pas Peter, quoi. »
« Si. »
« De quoi si ? »
Derek pourrait faire un petit effort, quand même ! Vu les bombes qu'il était en train de lui balancer, il pouvait se montrer plus loquace et plus clair dans ses propos.
« Si. Ça concerne Peter. Peter est un mordu. »
La nouvelle du retour de leur père, qu'elle pensait mort depuis des lustres, en plus de l'avoir trop peu connu, paraissait être du pipi de chat en comparaison.
« Peter ? » Encore une fois, elle attendait confirmation de son aîné. « Mais il... déteste les humains. Et ouais, je sais pour Stiles, mais ça n'empêche. Puis, pourquoi il... pourquoi on savait pas ça ? » Leur famille avait un gros soucis avec l'honnêteté – ainsi qu'un tas d'autres choses. « On a grandi avec lui. Comment on pouvait pas savoir ? »
« J'ai pas toutes les infos, encore. Papa m'a expliqué en partie mais... on a pas vraiment eu le temps d'en parler en détail, et... »
« Accouche. » Pressa Cora.
« Tu vois quand papy et mamie sont morts ? Ils étaient en fait allés chercher Peter qui avait été capturé par des chasseurs. Ils s'en étaient bien pris à lui et... maman l'a mordu. Et papa est parti. C'est pour ça qu'il est parti. »
« Il est parti parce que m'man avait mordu Peter ? » Grogna la louve. « C'est débile. »
Pas de réponse de la part du second loup. Ni confirmation, ni infirmation, rien. Mieux valait se garder de toute réaction et rester le plus neutre possible. Il fallait laisser Cora se faire sa propre opinion au sujet de leur père et ses décisions, du pourquoi de son départ et de son retour... ne pas l'influencer. Surtout pas. Peter le ferait amplement assez lorsque Cora viendrait en ville.
« Il faut que je revienne ? » D'une petite voix, elle demandait quand même à Derek ce qu'il en pensait. C'était bien sa chance, ça. « Pour papa et... et pour Peter, aussi. Il sait qu'il a été humain et pourquoi il est... fin... t'vois ? »
« Oui. Il sait. » Derek leva les yeux vers le plafond.
« Il va bien ? Il le vit comment ? Stiles supporte ? Oh bon sang. » Cora rigola. « Peter doit être tellement chiant en ce moment. Je plains Stiles de devoir le supporter. »
Derek sourit. Il ne s'en ferait pas trop, à sa place. S'il y avait bien une personne capable de supporter un Peter au summum du casse-pied, c'était Stiles ! Mine de rien, l'humain savait ronger son frein et laisser le loup être pénible... tout en le recadrant s'il venait à dépasser les bornes. Ce qui s'était passé avant la fuite de son oncle était un événement isolé.
o o o
Il avait beau le savoir humain, et l'avoir considéré comme tel toute la soirée, Stiles préféra attendre que Travis soit monté dans sa voiture pour commencer à parler à Peter. Il s'approcha par derrière du loup qui, sans surprise aucune, l'entendit arriver et se tourna vers lui. Il ne laisserait pas le plaisir à l'autre d'essayer de lui faire peur.
« Non. »
« De quoi non ? »
« Je ne savais pas que Travis et Alex étaient liés. Je l'ai juste compris quand il me l'a annoncé ce matin et que j'ai pu faire le rapprochement dans leurs odeurs. »
La salle à manger était déjà entièrement débarrassée. Rien ne traînait plus non plus dans la cuisine. Tout était à son exacte place, ou le serait bientôt une fois toute la vaisselle propre. Bien sûr que Peter n'allait pas perdre de temps ! En temps normal, déjà, il ne le faisait pas mais là... sa seule envie avait dû être de s'occuper l'esprit pour ne pas trop focaliser sur Travis et Catherine qui parlaient surnaturel avec Stiles.
La bouche de l'humain forma une simple ligne informe – donc pas vraiment une ligne. Il était sceptique quant à la véracité de cette réponse. Voilà qui changeait, tiens. Stiles ? Avoir des doutes sur ce qu'on lui disait ? Incroyable, non, vraiment... ou pas. Et même si, pour Peter, c'était moins fréquent que pour d'autre, n'en demeurait pas moins que ce n'était pas nouveau.
« Inconsciemment, je veux dire. »
« Alex est parti juste après que ma sœur m'a mordu. Je n'aurais pas eu le temps de me faire à son odeur entre l'instant où je suis devenu loup et où il a mis les voiles. Encore moins pour être capable de lui reconnaître de la famille plus de vingt ans plus tard. »
« Certes. » Consentit Stiles. Dit comme ça, c'était sûr que... bon... « Et du coup, pourquoi tu l'aimais pas ? »
« Parce qu'il reste un petit con persuadé de toujours avoir raison. »
« Il a quand même admis que tu avais toujours raison. » Ricana l'humain.
Peter haussa les épaules. Un petit sourire au coin des lèvres, sa réponse fut un simple murmure.
« Ce qui prouve qu'il pense avoir toujours raison. Il a raison de dire que j'ai toujours raison. »
Stiles toussota, roula des yeux mais ne renchérit pas. Avoir un Peter d'aussi bonne humeur était sacrément bon pour le moral.
« Pourquoi tu l'as fait venir ce soir, alors ? Et me sors pas que c'était pour qu'il explique aussi à Catherine. Me prends pas pour une buse. Toi et mon, on suffisait amplement. Tu suffisais amplement déjà tout seul, donc... mais... »
« Stiles. »
« Tu pensais pouvoir discrètement glaner des infos sur Alex, hein. Avoue ! »
« Je n'avouerai rien du tout. » Grinça Peter. « Si je voulais en apprendre davantage sur cet enfoiré, je ne passerais certainement pas par celui qui s'avère être son neveu. »
« Baaah... je suis bien passé par Derek pour en savoir plus sur toi, hein. »
« Et tu ne crois pas que le fait que ça puisse être une de tes idées est une raison suffisante pour que ça ne soit pas une des miennes ? »
« Non. On est souvent sur la même longueur d'onde niveau plans foireux d'apparence. » Stiles souriait. Il sourit d'autant plus encore quand un nez se nicha dans son cou et que son propriétaire soupira d'aise. « Et ça va ? Je sens bon ? »
« Non. Tu sens les gens. »
« Jordan et mon père, ouais. »
« D'autres gens. Jordan et ton père ont une odeur acceptable. » L'humain ouvrit la bouche, prêt à dire quelque chose. « Et ne songe même pas à dire à ton père que j'ai dit ça. Je nierais jusqu'à ma seconde mort. »
« Mon père me croira plus volontiers, t'sais. Et plus tu nieras, plus il me croira. »
Fin du trentième quatrième chapitre.
Bon ? Pas bon ? Moyen ? Autre ? Pas assez long ? Trop long ? Manque de description ? Surtout pas plus de description, nom de dieu !? Pas assez de schtroumpf sans ses chaussettes vertes à carrés orange ?
Si jamais quelque chose vous échappe ou vous semble aussi clair qu'un poney rose... n'hésitez surtout pas à le dire !
A bientôt pour le chapitre trente-cinq, Accepter.
J'ai une page facebook (lien dispo sur mon profil). Dessus ? Un calendrier prévisionnel des chapitres et OS. Des extraits des prochains chapitres (et des OS aussi, nous ne les oublions pas). L'annonce de certaines fics/OS. Des articles avec l'avancée générale de tout ce qui est en cours (ou presque tout). Brefouille ! Le truc bien ? C'est que je ne pourrais pas vous y mordre !
Skayt
