Le lendemain, nous étions le premier mars, malgré les premiers rayons du soleil, il faisait toujours autant froid sur l'école de sorcellerie, Poudlard. L'hiver était toujours là. Hermione n'avait pas dormis de la nuit, ou presque pas. Elle était allongée sur son lit à regarder le soleil se lever par sa fenêtre. Toute la nuit, que se soit en pensée ou en rêve, elle n'avait cessé de penser à Blaise et à leur discussion, à Ron et leur relation plus que bizarre, à Harry dont la mission commençait à prendre de l'ampleur, à Ginny qui attendait la fin de cette guerre avec impatience juste pour retrouver l'homme de sa vie. Et à elle et son bébé, et leur avenir commun. Et c'est quand elle pensa à Malfoy et sa mission contre eux, qu'une idée lui vint à l'esprit. Jusqu'à présent aucune attaque dangereuse comme en sixième année n'avait été faite. Aucune personne empoisonné, ni blessé, ni à l'hôpital. Donc la mission de Malfoy devait être différente. La veille, ils avaient remarqué que la mission n'était plus dirigée contre Dumbledore mais contre eux, le trio. Cependant que pouvait être cette mission ? Ron avait fait la remarque qu'ils n'avaient jamais eu autant de dispute que cette année, et donc que c'était sûrement ça le but de Malfoy : séparer le trio d'or. Voldemort voulait à tous les coups affaiblir mentalement Harry afin qu'il soit vulnérable devant lui lorsque la bataille finale arriverait. Hermione en était sûre, ils ne se trompaient pas et maintenant qu'ils savaient ça, ils avaient un tour d'avance sur le camp des ténèbres. Comment pouvaient-ils profiter de cet avantage ? C'est à ce moment là qu'une idée géniale lui vint en tête. Ils pourraient faire semblant, semblant de briser leur trio. Si le camp adverse croit qu'ils ont réussi leur mission, ils ne vont plus faire trop attention à eux mais la bataille risque d'arriver juste après. Fallait qu'elle en parle à Harry et Ron et sûrement aussi Dumbledore.
Elle se leva donc en furie fière de son idée. En faisant ça, ils pourraient presque programmer le moment de la prochaine bataille. Elle s'habilla en vitesse et rejoignit ses amis dans la grande salle. Elle prit place en face des garçons et à côté de Ginny.
- Salut ! dit-elle enjoué tout en se servant son petit déjeuner.
- Tu es de bonne humeur, fit remarqué la rouquine.
- Oui la nuit fût bonne malgré qu'elle fût courte.
- Comment ça ? demanda Ron malgré l'expression boudeur qu'il avait sur le visage.
- J'ai un plan, chuchota-t-elle.
- Ah ouais et lequel ? dit Harry curieux de l'idée d'Hermione.
- Pas maintenant, fit-elle tout en leur montrant qu'il y avait beaucoup trop de monde.
Ils hochèrent la tête et un silence presque pesant s'installa sur le groupe. Ce n'était pas dans leur habitude. Pourquoi Ron ne parlait pas la bouche pleine sous les réprimandes de sa sœur et les siennes ? Mais c'est vrai que Ron ne lui parlait plus sauf quand il s'agissait des missions de Malfoy ou de Harry. Elle l'avait presque oublié et cela la refroidit un peu.
- On pourra parler après manger ce midi, juste avant la botanique non ?
- Oui j'ai une heure de creux à ce moment là, je pourrais rester avec vous, confirma Ginny.
- Cool. Bon j'y vais, on a potion.
Cette excuse voulait tout dire et personne ne répondit rien. Hermione aimait être en avance quand ils avaient potion mais d'habitude elle les forçait à la suivre mais pas aujourd'hui montrant que la dispute entre elle et Ron était toujours bien présente dans son esprit.
Ginny et Harry se regardèrent ne sachant pas quoi faire. Aujourd'hui était l'anniversaire de Ron et la brune avait l'air d'avoir oublié où le faisait-elle exprès ? Ce n'était pas son genre, se dit Ginny. Dispute ou pas, Hermione l'aurait souhaité au moins pas politesse. Elle avait dû oublier, il fallait qu'elle y remédie. Les garçons se levèrent au bout d'un moment avec les autres élèves de leur promo pour rejoindre Hermione et les Serpentard pour quatre heures de potion.
Pour Harry, ce cours fut un des plus longs de toute sa vie. Il se demandait ce qu'avait trouvé Hermione pour contre carré les plans de Malfoy. Il n'avait aucune idée car si leurs hypothèses étaient bonnes, jamais il ne pourrait accepter que le Serpentard réussisse à les séparer. C'était hors de question. Ils étaient trois, et ils le resteraient, malgré leur petit différent concernant leur relation amoureuse. Et comment faire comprendre à Hermione que Ron était plus que blessé qu'elle ne lui ait pas souhaité son anniversaire. Ça se voyait à son expression, pensive et limite boudeuse. Ron ne pouvait rien caché, on pouvait lire et lui comme dans un livre ouvert. Si Hermione n'était pas énervé contre lui, elle l'aurait vu tout de suite qu'il y avait quelques choses qui n'allaient pas.
Mais rien n'allait de tout façon, Harry le savait, en regardant l'un après l'autre ses amis, il voyait bien leurs mines soucieuses. Il savait qu'entre eux deux, rien ne changerait tant que le bébé ne serait pas là avec eux et tant que les secrets concernant sa conception ne soient révélés. Oui seule la petite mine d'un enfant venant de naitre pourrait faire oublié à Ron, du moins en partie, son amour pour Hermione. Et à Hermione, comment Ron l'avait traité. Leur gage de paix était cet enfant. Du moins Harry l'espérait.
Même après le cours de potion, Ron ne le quitta pas d'une semelle, donc pas moyen à Harry de souffler à Hermione qu'elle avait oublié l'anniversaire de Ron. Il espérait que Ginny aurait plus de chance que lui.
De son côté, Hermione ne vit rien des inquiétudes de son ami. Trop absorber à essayer de mettre un plan concret en place avant de le présenter à ses amis. Elle avait hâte d'être après le repas. D'ailleurs elle n'était pas la seule, vu qu'ils mangèrent tous en quatrième vitesse afin de se retrouver dans le parc près des serres de madame Chourave.
Ginny et elle, sortirent en premier de la Grande Salle, suivit peu après par les garçons. Elles prirent place au pied de l'arbre qui les avait vu si souvent discuter, se chamailler, étudier, se prélasser, au long de ces sept années. Hermione ferma les yeux et profita quelques instants, du silence et des rayons de soleil qui se frayait un chemin jusqu'à son visage à travers le branchage de l'arbre. Ils étaient si rares en hiver que s'était vraiment agréable. Ginny la voyant si sereine fit de même.
- Tu sais ce que tu as oublié ? dit Ginny tout en gardant les yeux fermé.
- Non quoi ?
- Quelque chose qui n'est pas ton genre habituellement.
- Je ne vois pas Ginny.
Cette fois-ci la rouquine ouvrit les yeux et se positionna face à Hermione qui n'avait pas non plus ouvert les yeux.
- Hermione on est quel jour aujourd'hui ? reprit-elle le plus sérieusement possible
Le ton sérieux de son amie, lui fit ouvrir les yeux. Hermione se demandait vraiment ce qu'elle avait pu oublié de si important pour recevoir des remontrances de son amie.
- Euh je ne sais plus, le 28 février non ?
- Non.
Et là l'illumination se fit dans l'esprit de la brune. Elle ouvrit grand la bouche, choquée par son oublie.
- L'anniversaire de Ron !
- Eh oui, c'est ça, on est le 1er mars Hermione.
- Quelle nulle, j'étais tellement …
- Je sais, absorbé par tes idées, et aussi par tes propres soucis, que cela t'est passé au dessus de la tête. Mais ça ne devrait pas ! Ron est ton ami !
- Je ne sais plus sûr de ça.
- Oh Hermione arrête ! C'est ton ami quoi que t'en dise, quoi qu'il t'ait dit et qu'il regrette déjà d'ailleurs. Je sais qu'il ne sait pas excuser mon débile de frère, mais ce n'est pas une raison de ne plus le considérer comme tel, sa reste mon frère. Donc fait pareille ça reste et ça restera ton meilleur ami.
Après un court moment de silence, Hermione soupira et hocha la tête.
- D'accord tu as raison.
- Comme toujours, ajouta Ginny avec un grand sourire, lui attirant une petite tape sur l'épaule d'Hermione.
- D'accord, il reste mon ami, mais ça n'empêche que je suis fâché par ce qu'il a dit et que tant qu'il ne se sera pas excuser ça ne changera rien. Et si tu pouvais effacer ses sentiments aussi ça serait parfait.
- Je sais, répondit la rouquine en soupirant mais ça il n'y a que lui pour faire ça. Bon ils arrivent, fait comme si de rien n'était et je ne t'ai rien dit ok !
- Oui chef, dit Hermione en lâchant un rire.
Les filles firent de nouveau leur bronzage au soleil et c'est ainsi que les garçons, les trouvèrent en arrivant. Ils prirent place sans faire de bruit ne voulant pas les gêner. Elles ouvrirent les yeux comme si de rien n'était et c'est Ron qui ramena vite fait, le vif du sujet.
- Alors ?
L'avoir en face d'elle, après la discussion qu'elle venait d'avoir avec sa sœur, lui fit perdre ses moyens le temps d'un instant. Elle regarda tout autour d'eux, vérifiant qu'il n'y avait pas d'oreille indiscrète dans cette partie du parc. Cela lui permit de ce reprendre puis elle reprit donc en chuchotant
- Eh bien, hier on a supposé que la mission de Malfoy était de nous séparer, afin d'affaiblir Harry. Si cette hypothèse se révèle juste et ça j'en suis presque sûr qu'elle soit vrai. Le fait de savoir ça, nous donne une longueur d'avance sur eux, ce qui nous permettrait de déjouer leur plan et de les vaincre. En fait je suis persuader que Voldemort en attend beaucoup de cette mission et qu'une fois la mission accomplit il lancerait sans attendre l'assaut final.
- Mais jamais elle ne sera accomplit cette mission Hermione ! On est un trio, et on le restera !
- Mais qui te parle de nous séparer Harry ?
- Alors ou veux-tu en venir Hermione ? demanda Ginny.
- Je pense qu'en leur faisant croire qu'ils ont réussi on pourrait programmer la bataille final et les prendre par surprise.
- Tu veux faire semblant ?
- Oui.
Un silence s'installa entre eux. Tous réfléchissait à ce que cela impliquait et les conséquences de tout ça.
- Bon bien sûr, ça ne sera pas pour tout de suite, et ça se fera en douceur en fonction de leur attaque silencieuse, leur laisser croire qu'ils réussissent par eux même pour pas que ça soit trop flagrant. Et ensuite lors de la bataille alors qu'il t'affrontera Harry, on lui fera la surprise d'être là a tes cotés.
- Je pense qu'Hermione a raison. C'est un plan qui pourrait marcher.
- Je pense qu'il faudrait en parler à Dumbledore, Harry.
- Et pourquoi ? intervint Ron.
- Tout simplement je pense que c'est avec lui qu'il faudrait voir quand céder aux missions de Malfoy, car si cela doit nous donner une date pour la bataille autant que tout le monde soit prévenu.
- Il risque de ne pas être d'accord avec tout ça, ajouta Ron
- Dans tous les cas, on le fera, dit Harry. Je suis d'accord avec toi Hermione, c'est un bon moyen de les surprendre.
Ils restèrent au pied de l'arbre à discuter des détails du plan jusqu'à la sonnerie, car ils durent rejoindre les serres pour leur cours de botanique.
Plus tard dans la soirée, le trio avait convenu d'un rendez vous pour aller chez Dumbledore. Entre temps, chacun avait vaqué à ses occupations jusqu'à une heure avant l'heure du repas, où ils se retrouvèrent devant la statue cachant l'entrée du bureau du directeur. Le problème c'est qu'ils n'avaient pas le mot de passe, qui changeait régulièrement. Ils essayèrent plein de nom possible, même tous les noms de bonbons connus, sorcier comme moldu, mais rien.
D'un coup la statue s'anima.
- Le professeur Dumbledore est prêt à vous recevoir, dit-elle avant de s'éteindre de la même façon qu'elle avait prit vie.
Les trois amis, se regardèrent mais ne se posèrent pas plus de question. Albus Dumbledore était un grand homme, qui arrivait à tout savoir, sans que personne ne sache comment il faisait. Ils grimpèrent l'escalier qui se déroula devant eux, après les paroles de la statue. Harry fut le premier à atteindre la porte en chêne du bureau. Il voulu y frapper mais celle-ci s'ouvrit comme par enchantement. Le directeur avait vraiment eut connaissance de leur arrivé.
- Entrée, entrée les enfants, dit une voix venant du fond de la pièce.
Tous trois s'avancèrent jusqu'au secrétaire, où le grand sorcier travaillait sur de la paperasse étalée devant lui.
- Que me vaut votre visite ? dit-il une fois qu'ils étaient devant lui.
- Hermione a eut un plan à propos d'une hypothèse que nous avons faites, commença Harry.
- Ah bon, et a propos de quoi touche cette hypothèse ?
- De Malfoy.
- De monsieur Malfoy ? Je vous écoute.
- Nous pensons qu'il a eut une autre mission mais que celle-là nous concerne. On pense qu'il veut détruire notre trio, afin de m'affaiblir.
Un silence s'installa entre ce grand homme et les trois héros. Dumbledore les observait sans répondre, Hermione pensait qu'il ne voulait pas confirmer leur hypothèse tant qu'il ne saurait pas ce qu'elle avait en tête. Du coup, elle l'observa aussi, et le trouva très fatigué, pâle, les traits tirés, il devait sûrement bosser très dur sans beaucoup dormir pour essayer de vaincre Voldemort. Elle espérait que son idée, le soulagerait un peu.
- Et qu'elle est votre plan miss Granger ?
- Je suis persuadé, monsieur, que Voldemort ne voudra attaquer Harry, qu'au moment où il sera le plus vulnérable.
- Je suis d'accord avec vous miss.
- La réussite de la mission de Malfoy, aboutirait à cet effet. Séparer Harry de nous, ne viendrait qu'à le distraire et donc le rendre vulnérable. Je pense monsieur, que si nous faisons croire à Voldemort et aux Mangemorts que le trio n'est plus, et du coup que Malfoy à réussis, ils nous attaqueront pour la bataille final.
- Et là nous pourrons les surprendre et avoir un avantage de plus pour gagner la guerre.
- Monsieur Weasley, êtes-vous d'accord ? Qu'en pensez-vous ? demanda Dumbledore, surprenant le rouquin.
- Eh bien … oui … c'est un bon plan.
- Et pourquoi ?
- Parce que nous pourrons prévoir la date approximative de la bataille et donc amener l'Ordre du Phénix et tout le monde à Poudlard, ainsi que protéger les élèves en les renvoyant chez eux.
- C'est exact. C'est un bon plan miss Granger. Je vais en parler à la prochaine réunion de l'Ordre.
- Ça veut dire que vous croyez à notre hypothèse ? demanda Hermione.
- Oui miss Granger, j'y crois. Mais je ne vois qu'un seul hic dans votre plan miss.
- Ah bon ? s'exclamèrent les trois héros.
- Oui et si leur plan marche vraiment ?
- Comment ça ? interrogea Ron.
- J'ai cru comprendre que ces dernier temps, monsieur Malfoy et son complice, avait réussi plus ou moins à semer la discorde entre vous. Ais-je tords ?
- Un complice ? demanda Harry avant même de répondre à la question du directeur.
- Oui il serait fort probable qu'ils soient deux à accomplir cette mission, mais nous n'avons aucune certitude.
- Et qui est-ce ?
- Je ne peux rien vous dire, monsieur Potter. Pouvez-vous répondre à ma question tous les trois ? Pouvez-vous m'assurez que votre amitié est toujours aussi forte que lors de toutes les épreuves que vous avez traversé lors des sept dernières années ?
- Oui monsieur, nous pouvons vous l'assurez ? répondit la brune.
- Monsieur Potter ?
- Oui monsieur tout va bien entre nous.
- Monsieur Weasley ?
- Je ne sais pas monsieur.
- Ron ! s'exclamèrent Harry et Hermione.
- Bah quoi ?! Ose me dire que tout va bien entre nous deux ?
- Je ne dis pas que tout vas bien Ron, je suis fâché par ce que tu m'as dites, oui c'est vrai mais ne me dit pas qu'on a jamais eut de dispute depuis notre première année. Tu restes toujours mon ami, même si dernièrement tu m'as déçu. Mais ça n'empêchera pas que si tu as vraiment besoin de moi, d'être quand même là. Nous arrivons bien à parler pour aider Harry par exemple, nous arrivons à mettre de côté nos différents quand on a un vrai souci à combattre.
- Mais tu sais que je ne parle pas forcement de ça.
- Je sais … Oui je suis enceinte. Oui c'est d'un autre homme que toi. Et oui je ne t'aime pas comme tu le voudrais. Mais ça n'empêche pas de t'aimer mais d'une autre manière, à la manière d'une sœur.
- J'en ai déjà une des sœurs, dit-il avant de tourner les talons et de sortir du bureau.
Hermione resta choqué un instant avant de lui courir après.
- Ron !
Harry voulu faire pareil mais Dumbledore l'en empêcha.
- Harry.
- Oui monsieur.
- Est-ce que tout va bien ?
- Oui monsieur ça va s'arranger comme à chaque fois. L'amour est toujours le plus fort non ?
- C'est vrai Harry, c'est vrai …
Pendant ce temps, Hermione réussi à rattraper Ron dans le couloir.
- Ron ! Attend-moi ! Ron ! Je suis désolée !
A ce dernier mot, Ron se retourna fou de colère !
- Tu es désolée !
- Oui, dit-elle d'une toute petite voix face à sa colère. Quand est-ce que tu comprendras que je n'ai pas choisis de tomber amoureuse ? ajouta-t-elle.
- Et toi quand est-ce que tu comprendras que moi non plus ?
- Tu souffres je sais mais …
- Non tu ne sais pas à quel point ça me fait souffrir de ne pouvoir te prendre dans mes bras, ni de pouvoir t'embrasser ?
- Oh si que je sais ! Tu ne veux peut-être pas l'entendre, mais tu ne crois-tu pas que je souffre aussi de ne pas être avec lui, ni d'être contre lui, ni de pouvoir l'embrasser. On est deux à souffrir Ron par cet amour que nous ressentons et qui ne peut pas être partagé ! On est deux ! Sauf que moi j'aurais toujours ce souvenir devant les yeux. Jamais je ne pourrais oublier et ça pour toujours.
- C'est ton choix.
- Oui c'est mon choix et je vais souffrir en silence avec ce choix que je ne regrette pas.
- Moi, je n'ai pas le choix, on choisit toujours pour moi …
- Non, mais tu le sauras un jour que je ne suis pas faite pour toi, quelqu'un t'aimeras comme tu pourras l'aimer, j'en suis certaine, sauf que tu restes trop concentrer sur moi pour pouvoir le voir.
- Tu dis ça pour me rassurer.
- Non je pense ce que je dis, vraiment. Je t'aime Ron, mais comme j'aime Harry, ou Ginny. Tu ne veux pas de moi comme une sœur soit, je le comprends. Mais je reste ta meilleure amie dans ce cas, ça change rien.
- Une sœur ou une meilleure amie, n'oublie pas un anniversaire !
Hermione soupira tout en fermant les yeux. Elle culpabilisait car elle avait vraiment oublié, obnubiler par elle-même. Ce n'était pas son genre pourtant.
- Je sais … jusqu'à aujourd'hui j'y pensais, tient c'est ce que j'avais prévu de t'offrir ce matin.
Ron resta muet devant le paquet qu'elle lui tendait. Il fut tellement surpris de la tournure de la discussion que sa colère retomba d'un coup. Il n'était pas sûr de devoir l'accepter, sachant qu'il était censé être en colère contre elle.
- Je sais que tu es en colère, je n'ai aucune excuse pour avoir oublié. Mais prends le, il est pour toi et personne d'autre. Quand je l'ai vu j'ai su qu'elle était pour toi.
Du coup, Ron prit la boite, défit le nœud et l'ouvrit. Il en resta bouche-bée. A l'intérieur une superbe broche en or en forme de balai. Plusieurs éléments étaient gravé dessus en petit, un livre, un cerf, une tour d'échec. Les trois dessins les représentaient eux, tous les trois. Une ficelle les reliait. Elle débutait par la tour, en étant accrochée autour d'elle, ensuite elle rejoignait le cerf qui la tenait entre ses mâchoires, puis elle allait jusqu'au livre où on voyait qu'elle servait de marque page. Ron fut très touché par le geste et par la symbolique de cette broche.
- Le livre pour toi, le cerf pour Harry et la tour pour moi.
Hermione hocha la tête avec les larmes aux yeux.
- Ceci est un porte bonheur sur lequel, j'ai fait graver nos symboles. C'était pour te montrer que quoi qu'il arrive j'ai confiance en l'avenir même si tu doutes maintenant. Dumbledore veut savoir si nous pouvons vraiment nous séparé ?
- Cette broche prouve le contraire.
Elle hocha la tête, heureuse de voir qu'il était d'accord avec elle.
- Oui.
- Hermione ?
- Oui.
- Je n'aurais jamais du … je suis désolé …
- Je sais. Mais en même temps je devrais vous dire toute la vérité pour éviter ce genre d'événement à l'avenir. C'est mieux l'entendre de ma bouche que de quelqu'un d'autre mal attentionné.
Ron hocha la tête
- Rejoignons Harry, dit-il avant de retourner vers la statue.
- Ron ?
- Oui, dit-il en se retournant.
- Joyeux anniversaire …
- Merci, répondit-il le sourire aux lèvres avant de lui tendre la main pour qu'elle vienne le rejoindre, ce qu'elle fit en souriant.
La paix était revenue …
