Hello, hello,

Si quelques détails vous échappent, surtout, n'hésitez pas à me le dire et tout hein :D je me ferais une joie d'expliciter tout ça.

Un gros gros merci à LiliEhlm pour la correction de ce chapitre (et c'est du boulot !)

Bonne lecture !

PS. Je réponds aux anonymes sur skaytpapionini (.wordpress .com) dans divers - review anonyme


Evidemment, Teen Wolf n'est pas à moi. L'univers et les personnages ne m'appartiennent pas. Je me contente de faire mumuse avec le tout.


Chapitre 38 - Réunion

Stiles trouvait déjà que deux Hale dans une même pièce – Peter et Derek pour ne pas les citer – c'était deux de trop. Un seul c'était trop donc forcément. Lorsqu'une troisième s'ajoutait à l'équation – Cora, donc – c'était pire. Robin, Alex et Leonard en plus... ce n'était ni plus, ni moins que la fin du monde, point. Pour de vrai. Vrai de vrai. Surtout que Leonard ne semblait pas être l'être le plus calme et posé de la création.

Et l'échelle de Stiles et Peter avait tendance à être bien plus tolérante que la moyenne mondiale.

« Tu as gardé contact avec Robin et Leo... »

Cora Hale ou l'art d'avoir du tact. C'est qu'elle savait quand et comment les poser, ses questions, la louve, y avait franchement pas à dire. Stiles lui mettait vingt sur vingt sans hésiter. Pour le moment, les deux sus-cités n'étaient pas encore arrivés. Tous les soupçonnaient, sans toutefois rien dire aux autres, d'être en train de se chamailler quant aux pizzas à acheter... ou d'avoir réussi à se perdre dans Beacon Hills. Le premier, qui avait apparemment un sens de l'orientation déplorable, refusait, en plus, de suivre les indications de son cousin qui n'était pas suffisamment fiable de son avis ; mais qui savait se repérer dans l'espace, lui, au moins.

Peter et Derek se trouvaient aux deux extrémités du canapé. Plus tôt dans la soirée, Stiles s'était installé entre les deux. Il se tenait prompt à réagir afin d'empêcher un des trois Hale – il ignorait lequel même si de lourds soupçons pesaient sur son compagnon – de tuer le quatrième loup-garou. Alex avait, lui, pris place dans le fauteuil dans le coin du salon quand Cora avait préféré prendre une chaise dans la salle à manger pour la mettre la plus près possible de son frère.

Son père ? Peter ? Proscrits. Le premier était le premier – et elle ne voulait rien avoir à faire avec lui. La réunion de l'après-midi n'y avait rien fait, au contraire. Le second était comme une bombe à retardement – sans retardateur donc... pas terrible comme retardement – et elle ne souhaitait pas être prise dans l'explosion.

« Mais non. On va pas entrer sans sonner. On les connaît pas. »

« On connaît Derek. »

« Oui. »

« On connaît Cora, aussi. »

« Ouais. » Robin voyait, malheureusement pour lui, où voulait en arriver son cadet. Il leva les yeux au ciel, les bras chargés de pizza. L'aîné se fit la promesse de noyer l'autre dans le lavabo, un de ces jours, afin de ne plus l'entendre raisonner.

« On connaît Alex. »

« Ouais. »

« On connaît même Peter... et chez qui on va ? »

Robin jugea préférable de ne pas répondre.

« Le seul qu'on connaît pas, c'est l'humain. Et s'il supporte le caractère de merde de Peter... c'est que c'est un super-héros, le mec, en fait. »

« Et je suis quoi, moi, pour te supporter ? »

« Un parfait crétin ? » Suggéra un Leonard, goguenard.

Une main posée sur la clenche, l'autre pleine des cartons de pizzas qu'il avait refusé de confier à son cadet – il le connaissait, à force – Robin roula des yeux. Peu importait, tout compte fait, la façon dont il comptait se débarrasser de lui : ce serait forcément une bonne idée.

Quand la porte s'ouvrit, avant qu'ils aient le temps d'aller plus loin dans leurs chamailleries, l'aîné du duo fit un bond, surpris. Il n'avait pas entendu qu'on s'apprêtait à les accueillir. Debout juste à côté de lui, Leonard – décidément – se moquait de sa réaction. Un sourcil haussé, une petite grimace déformant ses lèvres, Peter les regardait, fatigué. Les deux n'avaient pas encore mis un pied chez lui qu'il rêvait déjà de les voir déguerpir. Le loup-garou aux yeux bleus semblait les considérer, tous les deux, comme de parfaits crétins ; pas simplement Leo.

« Vous êtes au courant qu'il n'y a que des loups-garous à l'intérieur, n'est-ce pas ? » et que, de ce fait, tout le monde est en mesure de vous entendre. »

« C'est pas vrai ! L'écoutez pas ! Je suis humain ! » S'indigna-t-on, depuis le salon. « Et juste humain, s'il-te-plaît. Un peu de respect et de considération, ça serait pas de refus, merci. » Ils entendirent Derek essayer de faire taire Stiles. Échec. « Bien que je les entende aussi, hein. Sont pas franchement discrets pour des loups-garous. »

Le seul mordu de la famille Hale roula des yeux – une habitude qu'il n'avait pas perdu au cours des dernières années constatèrent avec plaisir les nouveaux venus – puis se décala pour les laisser entrer. Les pizzas étaient encore fumantes – elles avaient intérêt à l'être – et c'est ce qui poussa Robin à laisser l'autre ouvrir la marche.

Si le passé lui avait appris une chose, c'était bien qu'il fallait toujours – toujours – laisser Leo devant. Ça l'empêchait de pousser ensuite pour dépasser.

« Cache ta joie, surtout, Grincheux. » Rigola le premier en donnant un coup dans le ventre de son hôte. « On dirait presque qu'on te saoule. »

« Tu le saoules. » Ricana Robin. « Tu crois quoi ? Bien sûr que tu le saoules. Tu saoules tout le monde. » L'autre s'arrêta et se tourna vers son cousin. La bouche entrouverte, il essayait de faire culpabiliser l'odieux personnage qui venait de parler. Il réussit. « Mais on t'aime bien comme ça. Parfois. »

o o o

Depuis que les deux retardataires étaient arrivés, et avaient déballé les pizzas sur la table basse du salon autour de laquelle ils se trouvaient tous, Stiles n'avait pas énormément parlé. Tout le monde pensait toujours qu'il ne faisait que ça, parler, mais non. Même pas. Il lui arrivait aussi de se taire et d'observer ce qui l'entourait. C'était important. Ça l'était d'autant plus quand il y avait trois quasi-inconnus dans son salon. Des Hale, qui plus est, et un presque Hale. L'expérience avait appris au fils Stilinski qu'il valait mieux se méfier de ces bêtes-là. Rien de plus dangereux pour un Hale qu'un autre Hale – à part peut-être un Argent.

Voir la dynamique qui s'était naturellement installée entre Peter, Leonard et Robin était intéressante. Très proches l'un des autres en terme d'âge, ils avaient pour ainsi dire grandi ensemble. Le mensonge créé par Talia n'avait pas changé grand chose entre Robin et Peter, qui avaient toujours été proches et qui s'étaient très bien entendus... c'était une autre affaire pour Leonard qui, initialement, n'avait pas aussi bien été inclus dans ce petit groupe. Derek et Cora étaient plus en retrait. Plus jeunes aussi. Enfants, les grands préféraient rester avec les grands plutôt que surveiller les petits qu'étaient Derek et Cora.

Alex, quant à lui, s'était mis en retrait sitôt les cousins arrivés. Mieux valait se la jouer prudent. Le Bêta avait bien vu les yeux de son beau-frère et n'avait eu aucun mal à interpréter le regard qui lui était destiné. Peter lui avait proposé de venir, certes, et ce sans que Stiles ait l'air de lui forcer la main, mais rien était oublié ou pardonné pour autant.

« Qu'est-ce que vous faites dans la... » Demanda finalement Stiles.

Toujours sur sa chaise, qu'elle avait réussi à rapprocher encore un peu plus de Derek pour l'occasion – ce que Stiles n'aurait, honnêtement, pas cru possible – Cora sourit. Il fallait bien quelqu'un pour oser poser la question et Stiles s'était porté volontaire pour le faire. Il était le seul capable d'initier une conversation qui inclurait tout le monde. La louve n'était pas sûre de devoir s'en réjouir.

« Leo bossait à la bibli. »

Peter haussa un sourcil.

« À la bibliothèque ? » Répéta l'avocat. « Lui ? » Il ricanait. « Mon dieu... »

Du coin de l'œil, tournant à peine la tête vers son voisin, Leonard tuait Robin du regard. Ce dernier, pas vraiment inquiet, souriait de toutes ses dents, fier de lui.

« J'ai toujours cru qu'il détestait lire. » Marmonna Derek. « Et t'as un boulot où tu ne fais que ça ? »

Les yeux ronds, scandalisé par ce qu'il entendait, le loup en question se tourna d'un bond vers le malheureux qui venait de parler. S'il y avait bien une chose à ne pas dire au Bêta, c'était ça... ça et un tas d'autres choses mais ça en particulier. L'amusement de Robin ne fit que croître.

« C'est tellement plus varié que ça... »

« Ah ouais ? » Fit mine de s'étonner Robin.

Quoi ? Pourquoi Leo serait-il seul à pouvoir embêter son monde ? C'était de bonne guerre.

« Je fais un taaas de trucs différents. » S'indigna le loup, incapable de ne pas réagir quand bien même savait-il qu'il entrait dans le jeu du premier. « Tu crois quoi ? Que les bouquins s'achètent seuls ? Qu'ils s'équipent seuls ? Qu'ils se rangent seuls ? Que les ordinateurs fonctionnent correctement seuls ? Que les événements s'organisent seuls ? Tu crois quoi, Rob ? Tu saurais pas faire la moitié de ce que je f- »

« Je sais. » Sourit le plus âgé. « C'était juste trop tentant de te faire le coup. Tu sautes dedans à chaque fois. »

« Traître. » Leo marmonnait, les bras croisés sur le torse, et s'enfonça dans son siège, l'air boudeur. « Je t'aime plus. »

Il était évident qu'il n'en pensait pas un mot. Ces paroles ne trompaient personne. Entre eux, c'était l'amour vache, du « je t'aime, moi non plus » mais ils reviendraient toujours l'un vers l'autre. Ils étaient comme Stiles et Scott ; un niveau au-dessus puisqu'ils étaient vraiment de la même famille... deux car, eux, avait su surmonter les potentiels obstacles. L'humain était persuadé qu'Alex n'avait pas tout de suite retrouvé les cousins et que, un temps, ils n'avaient été que tous les deux. Juste eux. Robin avait dû prendre soin de Leo qui, à sa façon, essayait de changer les idées du premier.

« Et toi, Rob ? » Demanda Cora.

« Prof de chimie. »

Pour la deuxième fois, c'était l'autre qui avait répondu et non le premier intéressé. À ces mots, Stiles grimaça. Feu Adrian Harris l'avait marqué plus que ce qu'il pensait. Plus que ce qu'il voudrait, aussi, faut pas croire.

« Pourquoi vous faites tous ces tronches de déterrés ? »

« Parce que je suis un déterré. » Grommela Peter. Il était au fond du canapé, à sa place habituelle ; celle la plus proche de la sortie. Son voisin envahissait un petit peu trop son espace personnel – et vital – pour que ce soit sans problème... mais comme il s'agissait de Stiles, ça passait quand même et il se taisait.

« La vache... » Leo secouait la tête. « Y a que moi qui trouve hyper flippant que tu sois aussi désinvolte au sujet de ta mort ? »

« Non. » Répondit aussitôt Stiles.

« Nope. » Puis Derek.

« Boarf... » Cora ensuite, toute souriante.

o o o

« Je reviens. » Chuchota Peter à Stiles. La pièce était pleine de loups-garous. Bien sûr qu'ils entendraient tous ce qui venait d'être dit à voix basse ; et tant pis s'ils n'étaient pas destinés à l'attention. Une main sur l'épaule de l'humain, l'avocat eut cependant vite fait de tourner les talons et prendre ses jambes à son cou.

Alex et Leonard furent ceux qui se redressèrent pour aller voir ce qui se passait. Il avait beau ne pas les connaître tout particulièrement, Stiles n'arrivait cependant pas à s'étonner que ce soit eux. Le Stilinski n'eut pas grand chose à faire pour faire comprendre au premier que se rasseoir n'était pas une option et qu'il aurait à lui passer sur le corps s'il souhaitait monter retrouver Peter.

Il laissa faire Leonard.

« Peter ? »

Dans un coin du bureau, derrière la porte, les jambes ramenées contre lui et les mains sur ses oreilles, Peter avait peu fière allure. Il ne supportait plus le rez-de-chaussée, trop bondé, mais était trop fier pour l'admettre à voix haute. Leonard s'accroupit... puis se laissa juste tomber par terre. C'était plus facile comme ça.

« C'est dur, hein... »

« Vous étiez morts. » Murmura Peter. « Tu étais mort. »

« Toi aussi. » C'était plus fort que lui. Tout ce qu'il ne fallait pas dire, Leonard se sentait obligé de le dire. Comme une malédiction. « Sauf que toi tu étais littéralement mort. »

« Et seul. » La tête posée contre le mur, les yeux sur le lustre, Peter soupira. « Vous étiez tous en vie et j'étais seul. Pendant des années. »

« C'était trop... difficile. » Se justifia l'autre loup, la gorge nouée. « Te voir comme ça c'était... trop difficile. Atroce. »

« Être comme ça c'était pas beaucoup plus amusant. »

« Désolé... »

« Pourquoi ? » Grimaça Peter. « Pourquoi être désolé ? Si c'était à refaire... vous continueriez à ne pas venir. »

« Si c'était à refaire, je ne vous aurais jamais perdus, tous les quatre. » Refusa Leo. « Tu étais celui qui comptait le plus, des quatre. Pas Laura, ni Derek, ni Cora... toi. Et bon sang... dis-moi qu'ils entendent pas tout ce que je dis, en bas. »

Peter garda le silence.

« Enfoiré. » Sourit Leonard. « Mais sérieux... doute jamais du fait que je ne ferais rien comme la première fois, si c'était à revivre. Je... je me repasse toujours ce qui s'est passé ce jour-là et... »

« Moi aussi, si ça peut te rassurer. »

Leonard éclata de rire. Les larmes commencèrent à couler. Peter détourna les yeux.

« Ça me rassure pas, non. Désolé. » Le second ricana. Les années ne lui avaient pas appris à réagir convenablement, il fallait croire. « Mais je me repasse toujours ce qui s'est passé et... Cora pouvait marcher. Je pouvais te sortir de là. Je pouvais te sortir de là et... et je l'ai pas fait. Et... je t'ai laissé là-dedans. Comme mes parents. Comme Jen, comme Zach, comme... tout le monde. Ils sont tous... j'ai... j'aurais pu te sortir de là. »

« Non. Tu n'aurais pas pu. » Les mots étaient si bas... « Tu aurais été plus lent avec moi dans les bras que Cora. Cora serait restée à tes côtés, elle n'aurait pas avancé, pris de l'avance comme demandé. On serait morts tous les trois. »

« Peter... » S'ils entendaient réellement tout ce qui se disait à l'étage, au rez-de-chaussée, alors Robin n'allait plus tarder. « Je t'ai laissé tomber. »

« Vous m'avez tous laissé tomber. Ne mets pas tout sur tes épaules. Tu n'étais pas seul. Puis... » Peter ricana. Ça paraissait nerveux. Ça l'était. « Et tu n'es pas celui à qui j'en veux le plus. »

« Derek. » Supposa Leo.

« Non. Derek avait son complexe du héros noyé dans sa culpabilité à soigner. »

« Alex. » Comprit du coup l'autre loup.

C'était drôle de voir que ce n'était pas Cora ou Robin qui arrivaient ensuite mais directement Alex.

« Je peux t'avouer qu'il a souvent cherché à nous faire revenir à Beacon, pour vous ? » Demanda Leo. « Bon même si tu veux pas je viens de te le dire donc tant pis pour toi si tu ne voulais pas. Mais ouais... il voulait revenir. On l'a juste pas fait. »

Le pourquoi était audible sans même avoir à être prononcé.

« Parce que Leo n'était pas prêt. »

Robin n'avait effectivement pas tardé. Leonard sourit. Tellement prévisible « Il n'est pas devenu câlin. Il veut juste pas vous quitter. C'est accru avec toi parce que tu étais à la maison ce jour-là. » Il réfléchit un moment. « Et certainement parce que tu es toi, en fait. »

Peter tourna la tête vers le lycan qui était assis juste à côté.

« C'était sérieux, du coup, quand tu disais vouloir rejoindre une meute à Beacon. »

« Ouais. » Murmura l'autre.

« Satomi. »

« Pourquoi ? »

« Parce que mets Scott, Derek et moi dans une même meute et tu peux être sûr que tous les problèmes viendront à nous. Tu seras plus en sécurité avec Satomi. »

« Et toi ? »

« Il n'est en sécurité nulle part. » Grommela Robin, appuyé sur le chambranle de la porte. « C'est un Hale, c'est Peter, il est un Bêta de la meute McCall. » Les mots ne sonnaient pas étrangers à leurs oreilles. « Et il n'est pas le Bêta le plus... proche de l'Alpha. Le tuer c'est un coup presque parfait. Si je voulais m'en prendre à vous, c'est toi que je tuerais. Ou Stiles. »

« Pourquoi ? »

« Ils l'ont dit eux-mêmes tantôt : ils ne sont pas les membres les plus proches. Scott a tendance à se méfier d'eux et ça ne changera pas du jour au lendemain, même en y mettant toute sa bonne volonté. Si l'un des deux disparaissait, il imaginerait une trahison, un nouveau... manquement, que sais-je. La rousse tarée et le clebs seraient du côté de celui qui reste. Argent aussi peut-être. Ils perdraient les cerveaux et les flics. Pas bon. Une meute se désunit en situation de crise alors que c'est le moment où elle ne peut pas se permettre de ne pas faire front commun. »

« Je m'en serais plutôt pris à Mason ou Malia. »

« Pourquoi ? C'est débile. »

« Ils sont contre moi. Voila pourquoi. Comme par hasard on s'en prendrait à ceux qui ne m'aiment pas beaucoup ? Uh. »

« Parce que tu serais assez bête pour de suite t'en prendre à ceux qui t'aiment pas ? Nope. D'accord. »

« 'Je suis pas assez bête pour faire ça'... c'est pas vraiment une bonne défense. »

o o o

Alex, Derek et Cora parurent tous soulagés du retour des trois autres. Stiles, qui n'avait pas suivi tout ce qui se disait à l'étage, ne comprenait pas bien leur réaction. OK les relations entre eux n'étaient pas parfaites... mais de là à vouloir Peter de retour ? Quand même !

« Je m'en prendrais plutôt à Derek ou moi. » Fut l'accueil de Cora. « Dans les deux cas ça fait péter un câble à Peter. Ou Stiles aussi ça ferait réagir. Mais ouais... plutôt un proche de Peter qu'un ennemi. L'ennemi donnerait juste des doutes. Le proche du concret. »

« Le concret donnerait raison. » Argumenta Leo. « La rouquine flippante et le clebs pourraient se ranger avec les autres du coup. Avec juste des soupçons... Ils seraient avec Stiles et Peter. Le déséquilibre est plus fort en s'en prenant à un ennemi qu'à un proche. »

Les regards de Stiles et Alex se croisèrent. Joyeuse la conversation, y avait pas à dire.

« Qui veut la dernière part de pizza ? » Le subtile changement de sujet venait de Derek. « Peter ? »

« Je m'en prendrais à Melissa. Ou John. Quelqu'un de plus éloigné de la meute et du surnaturel tout en étant concerné. Je serais certainement d'avis d'attendre un peu pour ne pas foncer tête baissée dans un piège. Scott serait contre. Stiles aussi. Je suis seul contre tous. Stiles et Scott ne sont pas d'accord pour autant et les autres non plus. » Se justifia Peter. « On fonce vers le danger, Derek est blessé, quelqu'un d'autre aussi. On m'accuse de pas avoir assez alerté, d'y être mêlé car j'avais prévu le coup. Jordan fait bande à part. Lydia et Stiles restent aux recherches mais rien de plus, trop dangereux. Mason fait remarquer qu'on ne lui donne rien d'important à faire. Tout le monde en veut à tout le monde. Je tue la personne que j'ai pris, John ou Melissa donc... A moins que Chris et Isaac, qui seront les seuls à rester unis, arrivent avant. »

Silence général. Entre ses dents, Derek marmonna qu'il comprenait pourquoi Peter avait eu le droit de participer aux réunions alors qu'il était encore excessivement jeune. Alex en sourit.

« Bon. La pizza ? Personne ? Je veux bien me sacrifier, alors, mais c'est bien parce que c'est vous. » Leo voulait changer de sujet. On pouvait le comprendre.

« Et toi, Alex ? Tu t'en prendrais à qui ? » Demanda Cora, visiblement pas du même avis.

« Tout dépendrait mon objectif. Si je veux désunir tout le monde, un proche de Peter. Si je veux l'isoler : Melissa ou John. Si je veux le tuer : un ennemi. Si je vise l'Alpha, sa mère, clairement. Si je veux montrer ma toute puissance : Scott, l'adjoint ou Argent. »

Peter grogna. Stiles s'en amusa. Bon sang... Le loup pouvait parfois être si prévisible. Incroyable. Vraiment, vraiment incroyable.

« Pourquoi les gens, quand ils ne se sont pas vus depuis longtemps... Pourquoi ils ont moins de choses à se dire que sils s'étaient pas vus depuis une semaine ? Trois jours ? Deux heures ! »

« Leo et ses questions existentielles... » Soupira Robin. « Et donne-moi ça, toi. » Il essaya d'attraper la fameuse dernière part que son cousin s'empressa de rendre inaccessible. « Leo. »

« Nupe. »

« Leo. » Gronda Robin.

« Si tu crois que tu me fais peur... J'ai plus peur de Derek qui sourit que de toi qui me grogne dessus. Je suis habitué maintenant. »

« C'est de famille de grogner sur les gentils ? »

« Stiles... » Grogna Peter. Cora n'était pas loin d'en faire de même.

« Ah bah ouais. »


Fin du trentième huitième chapitre.

Bon ? Pas bon ? Moyen ? Autre ? Pas assez long ? Trop long ? Manque de description ? Surtout pas plus de description, nom de dieu !? Pas assez de canards fantastiques ?

Si jamais quelque chose vous échappe ou vous semble aussi clair qu'un poney rose... n'hésitez surtout pas à le dire !

A bientôt pour le chapitre trente-neuf, le dernier !

J'ai une page facebook (lien dispo sur mon profil). Dessus ? Un calendrier prévisionnel des chapitres et OS. Des extraits des prochains chapitres (et des OS aussi, nous ne les oublions pas). L'annonce de certaines fics/OS. Des articles avec l'avancée générale de tout ce qui est en cours (ou presque tout). Brefouille ! Le truc bien ? C'est que je ne pourrais pas vous y mordre !

Skayt