Coucou mes chers lecteurs,

Je suis très fière de pouvoir vous publié un nouveau chapitre aussi rapidement ^^ c'est en quelque sorte un chapitre anniversaire vu que ça va faire 4 ans dans dix jours que j'écris cette fiction et que certain d'entre vous me suivent alors merci à vous pour votre soutient depuis tout ce temps et m'a toujours aider à continuer.

Sinon petite précision, comme vous vous en doutez ce chapitre comporte l'enterrement de Dumbledore. Vous n'allez peut-être pas vous en rendre compte mais je me dois de le préciser sachant que cet événement à déjà été écrit par JKR, il ne peut donc m'appartenir entièrement. Vous allez donc lire l'enterrement de Dumbledore comme JKR l'a imaginé, bien sûr modifié pour correspondre au fondement de ma fiction et mettre tout du point de vue de Hermione. A vous de me dire ce que vous en penserez ^^
Autre chose, certain d'entre vous vont être très content d'un certain passage de ce chapitre, je n'en dit pas plus, à vous de lire.

Bonne lecture !

Réponse à la review de Tat :

Même si je ne suis pas sur qu'elle lira ce message : Tu m'as poster un review totalement hors sujet et donc je pense que tu t'es tromper de fiction. La mienne parle d'Harry Potter et non de Twilight. J'espère que tu t'en ai rendu compte par la suite.


Chapitre 56 : Adieu

« Il s'arrêta dans une glissade à côté de la tapisserie représentant les trolls en train de danser, ferma les yeux et se remit à marcher d'un pas normal.

« J'ai besoin d'un endroit pour cacher mon livre … J'ai besoin d'un endroit pour cacher mon livre … J'ai besoin d'un endroit pour cacher mon livre … »

Il passa trois fois devant le mur nu et lorsqu'il rouvrit les yeux, il la vit enfin : la porte de la Salle sur Demande. Harry la poussa d'un geste brusque, se rua à l'intérieur et la claqua derrière lui.
Il eut alors une exclamation de surprise. Malgré sa hâte, sa panique, la crainte de ce qui l'attendait lorsqu'il reviendrait devant Rogue, il resta figé sur place, fasciné par ce qu'il voyait. Il se trouvait dans une salle aussi vaste qu'une cathédrale. Filtrant à travers de hautes fenêtres, des rayons de lumière illuminaient ce qui ressemblait à une ville aux immenses murailles constituées, Harry le savait, d'objets cachés par des générations d'occupants de Poudlard. Il y avait des allées, des rues même, bordées de meubles cassés ou endommagés, entassés en piles vacillantes, relégués là pour dissimuler peut-être les effets de mauvaises manipulations magiques ou entreposés par des elfes de maison fiers de leur château. On voyait aussi des livres par milliers, sans aucun doute interdits, couverts de graffiti ou volés ; des catapultes ailées et des Frisbee à dents de serpent, certains encore dotés d'assez de vie pour voltiger sans conviction au-dessus de montagnes d'autres objets prohibés ; des flacons ébréchés de potions coagulées par le temps, des chapeaux, des bijoux, des capes ; il y avait également des coquilles d'œufs de dragon, des bouteilles bouchées dont le contenu brillait encore de lueurs maléfiques, plusieurs épées rouillées et une lourde hache maculée de sang.

Harry s'enfonça dans l'une des nombreuses allées qui sillonnaient ces amas de trésors cachés. Il tourna à droite, passa devant un énorme troll empaillé, courut un peu plus loin, tourna à gauche, devant l'Armoire à Disparaître cassée dans laquelle Montague s'était perdu l'année précédente, et s'arrêta enfin à côté d'un grand placard couvert de cloques comme s'il avait reçu des giclées d'acide. Il ouvrit dans un grincement l'une des portes du placard et s'aperçut qu'on l'avait déjà utilisé pour cacher une créature en cage, morte depuis longtemps et dont le squelette avait cinq pattes. Il glissa le livre du Prince de Sang-Mêlé derrière la cage et referma la porte en la claquant. Il s'arrêta un instant, son cœur lui martelant les côtes, et contempla tout ce fouillis … Arriverait-il à retrouver sa cachette dans ce bric-à-brac ? Il prit sur une caisse le buste écaillé d'un vieux sorcier très laid et le posa sur le placard où le livre était à présent rangé. Pour la rendre plus reconnaissable, il coiffa la tête de la statue d'une perruque mitée et d'un diadème terni. Puis il courut à toutes jambes le long des allées bordées de vieilleries, retrouva la porte et sortit dans le couloir en la refermant derrière lui. Le mur retrouva aussitôt sa surface de pierre nue. »

Harry se réveilla en sursaut et s'assit dans son lit. Régulièrement ce rêve revenait, et de plus en plus ces derniers temps. Il se demandait pourquoi ? Pourquoi ce moment là en particulier, lors de l'année passé, où il avait dû cacher ce livre responsable de sa soudaine maitrise des potions. Depuis ce n'était plus autant le cas, mais il s'était promis après l'histoire avec Malfoy et Rogue, de ne plus jamais aller chercher le livre du prince de Sang-Mêlé. Alors pourquoi son subconscient lui ramenait ce souvenir constamment en tête ? Voulait-il vraiment dire quelque chose ? Il n'en pouvait plus, même s'il en doutait, cela devait être significatif. Il se résolut d'en parler à ses amis quand il le pourrait. Il aurait peut-être de bons conseils de leurs parts. Hermione trouvera sûrement une réponse qui pourrait arrêter ses rêves devenus trop présent dans sa tête.

- Tu es réveillé ? demanda la voix de Ron de l'autre côté du rideau qui entourait son lit.

- Oui.

- Ça va ?

Ron posait la question tout en connaissant la réponse. Aujourd'hui était un grand jour. Le jour où se déroulait l'enterrement d'un grand homme. Albus Dumbledore était mort deux jours auparavant et depuis Harry n'avait pas beaucoup parlé. Même tout le château était silencieux. Les élèves étaient en deuils, et surtout inquiet quand à leur avenir incertain depuis la mort du directeur. Des patrouilles d'Auror ainsi que des membres de l'Ordre, circulaient dans le château et le parc, prouvant que les professeurs étaient inquiets. Et ça, les élèves le ressentaient.

- On devrait …, reprit le rouquin.

- Je sais, le coupa Harry, avant de sortir de son lit pour rejoindre la salle de bain, n'ajoutant pas un mot de plus.

La mort de Dumbledore avait beaucoup touché Harry, plus qu'il ne le pensait lui-même. Mais il ne pouvait se laisser aller, il avait une mission à accomplir, un rôle à jouer. Tous devaient croire son profond désespoir devant la perte de son mentor. Mais il était vraiment triste et déprimé … Même avec ses amis, il ne pouvait s'en empêcher, il le savait ce n'était pas un rôle qu'il jouait, c'était la réalité. La seule chose qu'il cachait, c'était cette colère que les autres ne soupçonnaient pas. Une colère forte et sourde, qui l'aidait à tenir et à ne pas tomber plus bas que terre. Pour lui, ce sentiment était son atout, le faire taire ne faisait que l'amplifier et quand il allait laisser cette colère exploser, ça allait surprendre son ennemi. Avantage ou inconvénient, seul l'avenir le dirait. Il voulait se venger de la mort de Dumbledore mais il savait que la vengeance pouvait l'emmener bien trop loin de son véritable but. C'était un risque mais il voulait l'encourir. Pour Lui, qui lui avait apporté tellement …

oO0Oo

Dans la Grande Salle, l'heure était au petit déjeuné pour les habitants du château. Seuls quelques bavardages, rompaient le silence respectueux qui régnait. Hermione assise en compagnie de Ginny à la table des Gryffondors, mangeait en silence. Elle était surtout concentrée sur ce qui l'entourait. Elle observait les quelques professeurs présents qui chuchotaient entre eux, ainsi que les élèves déjà debout. Depuis l'annonce de la mort du directeur, les cours avait été annulés jusqu'à l'enterrement qui, lui-même aurait lieu dans le parc du château l'après-midi même. Ce n'était pas la seule chose qui avait changé dans l'école. La Grande Salle avait banni les bannières aux couleurs des quatre maisons pour les remplacer par des banderoles noires portant l'écusson de Poudlard, montrant ainsi que tout le château était en deuil. Beaucoup de monde avait envahit l'école pour pouvoir assister aux funérailles de Dumbledore. Parmi eux se trouvait, Olympe Maxime, directrice de l'école de magie Beauxbâtons, au plus grand plaisir de Hagrid, une délégation de membre du ministère, dont le ministre de la magie lui-même, et plusieurs équipes d'Aurors. Les élèves les plus jeunes étaient impressionnés par ce grand nombre de représentant de l'ordre, et ils n'osaient plus que rarement sortir de leurs salles communes. Pour le moment, c'était le professeur McGonagall qui assurait le poste de directrice en attendant que le conseil d'administration se positionne sur cette question, juste après l'enterrement.

Des grands crient s'entendirent dans la Grande Salle. C'était l'heure du courrier et plusieurs chouettes et hiboux entrèrent dans l'enceinte du bâtiment. Hermione attendait l'arrivé de son exemplaire de la gazette du sorciers quand un Grand duc entra et attira son attention. Sa curiosité fut attisée encore plus quand celui-ci se posa devant Malfoy et Zabini. Du coup, elle attrapa le journal sans même vraiment faire attention à ce qu'elle faisait. En face d'elle son ennemi, détacha le parchemin, de la pate de l'animal, puis commença à le lire. Un sourire se forma sur ses lèvres puis il montra la lettre à son voisin. Hermione regarda encore plus la réaction de Blaise, mais celui-ci n'eut pas la même que son ami, un sentiment de peur passa dans ses traits et ses yeux, avant de reformer un masque pour répondre à Malefoy. Que se passait-il du côté des Ténèbres ? se demanda-t-elle.

oO0Oo

« Draco,

Au manoir, nous sommes tous très ravis de cette nouvelle, surtout ta mère, mais nous attendons de toi que la tendance

ne s'inverse pas dans les prochains temps, ni jusqu'à la fin de l'année.

Cordialement.

Lucius. »

Draco sourit en lisant cette lettre de son père, le Seigneur des Ténèbres était content, ça ne pouvait qu'être bon signe pour lui et sa famille. Il donna la lettre à Blaise sans même le regarder. Il était heureux de cette nouvelle et voulait finir son petit déjeuner dans cette bonne humeur.

De son côté Blaise, prit d'une tout autre façon cette lettre. C'était signe de mauvais augure pour eux comme pour toute l'école. Comment Draco pouvait être sûr que la tendance ne s'inversera pas d'ici la grande bataille. Et qu'est-ce que cela signifiait-il vraiment pour le maître ? Avait-il l'intention d'attaquer Poudlard maintenant que Dumbledore était mort ? Si oui, quand est-ce que cela allait se produire ? Cette lettre l'inquiétait vraiment… Il se refit un masque de neutralité quand son ami le regarda à nouveau.

- Alors qu'en penses-tu ?

- Eh bien … On à l'air d'avoir réussi … même si je ne suis pas sûr qu'on y soit pour quelque chose. Que comptes-tu faire ?

- S'assurer que leur amitié ne renait pas.

Blaise hocha la tête sans pour autant être satisfait de ce plan qu'il n'était pas sûr de voir aboutir. Il releva la tête et croisa le regard d'Hermione qui se relevait pour partir avec Ginny. Son cœur s'emballa. Il l'aimait c'était une certitude pour lui et chaque fois qu'il la voyait souffrir, c'était une fissure supplémentaire dans son cœur déjà bien brisé. C'est plein de regret qu'il la regarda partir sans qu'elle ne se retourne une seule fois. Avait-elle vraiment tourné la page sur eux deux ? Aimait-elle vraiment Weasley comme le voulait la rumeur qui circulait dans les couloirs. Après tout, eux deux avait toujours été une évidence pour tout le monde depuis plusieurs années, alors ça n'étonnait personne. Mais pourquoi y avait-il un froid entre eux ? Tant de question qui n'avait pas de réponse.

- Si tu n'as plus besoin de moi, je retourne dans mes appartements.

Son ami hocha la tête donnant son accord. Alors Blaise sortie de la Grande Salle et prit la direction de chez lui. Il croisa dans le hall Potter et Weasley qui se dirigeaient vers là d'où il venait. Ils avaient une tête déconfite et restaient silencieux. C'était la même chose que depuis l'annonce de la mort du directeur. Blaise avait l'impression qu'ils avaient perdu espoir et qu'ils étaient résigné face à leur destin. Mais il ne s'attarda pas plus que ça sur ses deux ennemis et continua son chemin jusqu'à l'appartement des Préfets-en-chef.

Dès qu'il passa le tableau de l'entrée, il entendit des voix. Les filles de Gryffondor avait dû avoir la même idée que lui. Il décida de se faire discret afin d'écouter la discussion, il s'approcha de plus en plus de la porte de la chambre de la brune.

- Quoi ?!

C'était la voix de la rouquine, Blaise aurait reconnu ces intonations n'importe où, surtout quand elle s'énervait ainsi.

- Calme-toi Ginny.

- Mais comment veux-tu que je me calme ?! Ce n'est pas possible, il n'a pas fait ça ? Dis-moi qu'il n'a pas fait ça, s'il te plait.

D'après le silence d'Hermione, la réponse était toute faite. Malgré les supplications de son amie, elle ne pouvait lui dire ce qu'elle voulait entendre. Cela attisa encore plus la curiosité de Blaise qui se demandait de qui les filles pouvaient-elles bien parler.

- Bon je vais aller lui parler et lui faire comprendre ma façon de penser !

- Non Ginny ! S'il te plait ! N'empire pas la situation. Revient, assis-toi près de moi.

La respiration de Blaise se coupa, ayant peur de se faire prendre en train d'espionner mais fut soulager de voir que les paroles d'Hermione avaient eu effet sur son amie. Les pas s'arrêtèrent avant qu'elle ne sorte de la chambre par la porte toujours entre-ouverte.

- Tu pense vraiment que cela empirera la chose ?

- Oui je préfère gérer tout ça toute seule à présent. Il ne veut pas être impliqué dans cette histoire alors tant pis pour lui.

- Quand maman et papa sauront, ils ne seront pas aussi indulgents que moi. Il reviendra vers toi Hermione.

- Mais je ne veux pas que Ron revienne vers moi jusque parce que vos parents l'y auront obligé.

Ron … Voilà de qui elles parlaient. Maintenant que Blaise savait cela, une colère sourde enfla dans sa poitrine. Il avait l'impression que le rouquin avait fait souffrir la brune et cela le rendait hors de lui. Mais la curiosité était plus forte. Quel était le rapport avec les parents des deux Weasley ?

- Il sera à moi, et à moi seule, Ron n'en veut pas et bien tant pis pour lui. Je … serai … nous seront … très bien sans lui.

- Tu es sûr ? Quoi que tu choisisses je t'approuverais et je serai toujours là, plus que pour mon imbécile de frère.

- Oui j'en suis sûre, merci Ginny.

Blaise n'arrivait pas à bien comprendre ce qu'elles venaient de dire. Pourquoi Hermione avait dit « nous » ?

- Montre-moi cette merveilleuse photo ?

- Oui, bien sûr.

Il l'entendit se lever et fouiller dans sûrement l'un de ses tiroirs.

- Tiens.

- Oh elle est trop belle.

- Tu crois que ça sera un garçon ou une fille ?

- Une fille pour qu'elle te ressemble.

- Une belle petite rousse comme ça tante … ouais ça me plait.

Le monde de Blaise s'écroula tout autour de lui après les dernières phrases échangées entres les deux amies. Le souffle court, lui qui pensait avoir le cœur brisé, en fait il en était loin. Hermione était enceinte de Ron … Elle attendait l'enfant d'un autre que lui, si peu de temps après sa rupture avec lui … il se sentait pire que trahis. Son cœur était en miette, totalement écrasé par la venue future d'un enfant. En fait, elle ne l'aimait pas tellement que ça. Il avait cherché cette situation bien sûr qu'il le savait mais il ne pouvait s'empêcher de jeter la cause sur Hermione. Il était triste … et en colère contre elle. Et surtout contre Ron qui l'avait souillé et qui lui avait fait un enfant sans en assumer la responsabilité et la paternité.

Une douleur immense l'envahit, il n'était plus lui-même. Et avant de faire quelque chose de stupide, il sortit de l'appartement ne cherchant même pas une destination, juste pour se calmer. Il fallait qu'il se calme, et la marche serait un bon exutoire …

oO0Oo

- Tu crois qu'on a prit la bonne décision ? demanda Hermione en posant inconsciemment la main sur son ventre.

- Oui, ça donnera plus de réalité à votre dispute. S'ils savent pourquoi vous êtes en froid, ils penseront que c'est réel et y croiront.

Hermione hocha la tête. Elle imaginait la réaction de Blaise de l'autre côté du mur, il devait avoir le cœur brisé par cette fausse révélation. Elle en était persuadée surtout après qu'il est quitté l'appartement juste après y être rentré. Elle aurait préféré qu'il sache que l'enfant était en faite de lui, mais pour le bien de la mission de Dumbledore fallait faire ce qu'il fallait pour réussir. Maintenant ce qui l'inquiétait c'était les réactions futures du Serpentard, ce qu'il allait faire de cette information qui était vraiment dangereuse pour elle, si ça tombait entre de mauvaise main. Elle prenait un gros risque mais quoi faire d'autre sinon ?

- Faudra prévenir Ron, sinon il ne va pas comprendre ce qui lui arrive.

- Oui c'est vrai et ensuite faudra simuler une dispute avec Harry comme quoi il prendrait le partit de Ron. Ça serait le coup de grâce pour Harry et la réussite fictive de la mission de Malfoy.

- Tu as raison.

Un silence s'installa dans la pièce. Chacune réfléchissait aux conséquences de ce qu'elles venaient de faire.

- C'est vraiment magnifique, dit soudain Ginny qui continuait de regarder la photo qu'Hermione avait eu lors de l'échographie.

- Oui c'est magique.

- C'est vrai, dit Ginny en la regardant les larmes aux yeux.

- Oh Ginny …

- Tu vas avoir un bébé, dit-elle ému.

- Oui, répondit Hermione ému à son tour.

Ginny venait grâce à la photo de réaliser tout ce que cela impliquait pour Hermione. Sa grossesse devenait tellement plus réelle grâce à cette photo.

Les deux filles se serrèrent dans les bras de l'une de l'autre, laissant couler les larmes après tant d'émotion.

oO0Oo

Le soleil était à son point le plus haut dans le ciel quand les élèves furent conviés à rejoindre le parc pour rendre un dernier hommage à leur directeur. Tous avaient revêtu des robes de cérémonie et gardait une certaine retenu durant la procession qui les menait jusqu'au lac. Même les professeurs et autres invités avaient revêtu leurs plus beaux habits. Près du lac, des centaines de chaises avaient été aligné, autour d'une allée centrale au bout de laquelle se dressait une table de marbre.

Dans l'assemblée déjà présente, Hermione n'en connaissait pas la plus part mais elle reconnut plusieurs personnes, dont des membres de l'Ordre du Phénix, des commerçants de Pré-au-lard et du Chemin de traverse, des membres du ministère, des parents de certains élèves. Il y avait même tous les fantômes du château, à peine visible dans les lueurs printanières. Les Auror se tenaient autour de l'assemblée, prêt à réagir aux moindres problèmes. Ils voulaient que tout se passe sans accro en espérant que Voldemort ne viendrait pas gâcher ce moment précieux pour tous. Hermione et Ginny s'assirent ensemble près du lac, à droite de la plaque de marbre tandis qu'Harry et Ron prirent leurs places quelques rangs derrière elles, tout en restant dans le groupe des Gryffondors. Ils voulaient montrer à tous qu'ils n'étaient plus aussi soudés. Encore une action de leur cher directeur en choisissant cette mission pour eux. Après leur arrivée, la foule s'agrandit encore et Hermione doutait vraiment sur la sincérité de certaines personnes présentes. Tristesse simulée, qui n'aurait pas lieu d'être pour rendre hommage à Albus Dumbledore, mais tous se devait d'être présent, rien que pour être vu et se faire bien voir par d'autre. Elle savait ce que Harry devait ressentir en voyant par exemple, Dolores Ombrage, ou encore Rita Skeeter, et elle fut en colère contre eux pour cela.

Une musique étrange s'éleva alors, comme venue d'un autre monde. Tous regardèrent autour d'eux, un peu inquiet.

- Là-bas, murmura Ginny à l'oreille d'Hermione.

Hermione les distingua dans l'eau claire et verte, étincelante de soleil, à quelques centimètres sous la surface. Un chœur d'êtres de l'eau chantait dans une langue insolite qu'elle ne comprenait pas, des vaguelettes ondulant sur leurs visages blafards, leurs chevelures violacées flottant autour d'eux. Le chant n'était pas désagréable, évoquant le deuil et le désespoir. Ils regrettaient vraiment la mort de Dumbledore. Soudain, les têtes se tournèrent vers l'arrière. Hagrid remontait lentement l'allée qui séparait les chaises. Il pleurait en silence, le visage luisant de larmes. Dans ses bras, enveloppé de velours pourpre parsemé d'étoiles d'or, il portait, Hermione le savait, le corps de Dumbledore. A cette vision, elle ne put empêcher les larmes de couler sur ses joues. Ginny était dans le même état qu'elle et sûrement d'autre personne autour d'eux. Elle chercha Harry et Ron du regard à travers la foule. Ron était blême, bouleversé, Harry, ça se voyait se retenait de pleurer, mais il n'allait pas tarder à craquer. Elle voulu regarder à nouveau Hagrid qui s'approchait de la table de marbre, mais elle tomba sur Blaise. Il était droit avec un visage sans expression comme la plupart des personnes qui l'entouraient. Mais Hermione savait qu'au fond de lui, il devait être blessé par les révélations du matin même à moins qu'elle ne se trompe sur son compte. Se retenait-il de pleurer ou restait-il insensible à tout ce qui se passait depuis le matin ?

Elle préféra ne pas y pensé pour se concentrer sur ce qui était important pour le moment. Hagrid déposait avec précaution le corps sur la table de marbre. Puis il repartit le long de l'allée, se mouchant avec des bruits de trompette qui lui attirèrent quelques regards scandalisés. Le chant qui régnait dans l'air se tut et un petit homme, les cheveux en épi, vêtu d'une simple robe noire, s'était levé et se tenait à présent devant le corps de Dumbledore. Il prononça un discours sur leur directeur, tandis que les êtres de l'eau émergèrent à la surface du lac pour l'écouter eux aussi.

Alors qu'il poursuivait son oraison, Hermione posa son regard sur la dépouille du directeur. La voix monotone du petit homme, s'évanouie pour laisser place, à quelques souvenirs qu'elle avait de Dumbledore de son vivant. Uni à cela, une nouvelle crise de larmes envahit son visage. Bien sûr elle ne connaissait pas aussi bien Albus Dumbledore, comme le pouvait Harry. Mais elle voulait se souvenirs de lui avec ses long cheveux argentés coiffée d'un chapeau pointu dans certaines occasion. De ses lunettes en demi-lune posé sur son nez aquilin, son sourire un coin et ses yeux bleus pétillants. Elle aimait le voir comme un très grand sorcier, bon et bienveillant, qui ne voulait que le plus grand bien de tous. Il avait pris Harry sous son aile depuis ses onze ans et n'imaginait pas jusqu'à quel point son ami devait se sentir seul et désorienté depuis sa mort. Elle-même l'était un peu. Ce grand homme avait toujours été le point central de Poudlard, et pour tous ses élèves, sa perte en désorientait plus d'un. Il était aussi source d'espoir pour la plus part des sorciers et sorcières du monde magique. Hermione, depuis qu'elle avait vu l'étincelle de vie quitter son corps, avait du mal à tenir éveillé cette petite flamme d'espérance au fond d'elle. Elle voulait croire en l'avenir d'un monde meilleur. Un monde où son meilleur ami serait encore en vie et où ils pourraient tous vivre leur existence sans avoir toujours cette peur qui enserrait le cœur, qui l'étouffait. Les prochaines semaines seraient décisives elle le sentait au plus profond d'elle. Elle espérait que la mort d'Albus Dumbledore ne pencherait pas la balance en leur défaveur. Bien que ce cauchemar soit bien réel et que le dernier et le plus grand de ses protecteur était mort, Harry devait dépasser cette solitude. Elle était sûre qu'il ne voyait pas tout ce monde autour de lui prêt à se sacrifier pour qu'il réussisse. Il devait réussir et il allait y arriver car ils étaient tous là pour l'aider et le soutenir. Qu'Harry le veuille ou non, tous ensembles ils réussiront …

Le petit homme en noir avait enfin cessé de parler et était retourné s'assoir. Hermione attendit que quelqu'un d'autre se lève. Elle avait pensé qu'il y aurait d'autres discours, sans doute le ministre lui-même, mais personne ne bougea.

Des cris retentirent alors dans l'assistance. Des flammes blanches, éclatantes, avaient jailli autour du corps de Dumbledore : elles s'élevèrent de plus en plus haut, masquant la dépouille. Une volute de fumée blanche tournoya en dessinant d'étranges formes ; Hermione sentit son cœur s'arrêter de battre quand elle crut voir soudain un phénix s'envoler joyeusement dans le bleu du ciel mais, un instant plus tard, le feu s'était éteint. A la place, une tombe de marbre blanc renfermait le corps de Dumbledore et la table sur laquelle il reposait.

Il y eut d'autres cris lorsqu'une pluie de flèches apparut dans les airs mais elles retombèrent loin de la foule. Hermione se doutait, qu'il s'agissait de l'hommage des centaures. Elle tourna son regard vers la forêt et les vit faire volte-face et disparaitre sous la fraîcheur des arbres. A leur tour, les êtres de l'eau s'enfoncèrent lentement dans l'eau verte et disparurent.

Un silence respectueux s'installa autour de ce nouveau monument. Son souhait avait été exaucé. Il reposerait à jamais dans l'enceinte de Poudlard, son véritable foyer.

Ainsi s'achevèrent les funérailles d'Albus Dumbledore.

Adieu très cher …

Adieu.


Chapitre corrigé par Demeter07