Hey je poste aujourd'hui seulement pour cette histoire car demain c'est le BAC ! Et que j'ai quand même révisé au lieu d'écrire Sick about you !

Mais ne vous en faites pas, une fois ma semaine de torture finie je reprends les bonnes habitudes.

Bon alors niveau reviews ça va pas très fort mais je garde espoir ) j'espère sincèrement que cette fiction vous plait et qu'on restera ensemble longtemps parce qu'elle risque d'être longue !

Voili voilou à la semaine prochaine

IMPORTANT - Les passages en italiques sont ceux dit dans la langue de Kurt pour éviter les confusions.

La semaine se passe sous la même routine, Blaine aide son grand père avec ses divers potions et missions, il descend Kurt, qui à auparavant passé la matinée à lire, pour manger, l'après midi est consacré au soin de la sirène qui se montre toujours distante face aux deux hommes. Ils se retrouvent tout les deux confrontés au caractère plus que déroutant de Kurt qui se braque à plusieurs reprise et manque de mettre le feu une bonne centaine de fois à la maison si ce n'est aux cheveux de Blaine. Le châtain leur donne bien du fil à retordre en les menaçant et les attaquant lorsque l'un d'eux, le plus souvent Blaine, fait un pas de travers et l'a effrayé. De temps en temps, ils se retrouvent même dans l'incapacité de l'approcher pendant plusieurs heures avant qu'Esmet, à l'aide de longues phrases rassurantes finisse par le convaincre de baisser sa garde. Puis le soir arrive et Blaine remonte Kurt dans sa chambre, lui parle de tout et n'importe quoi sans attendre de réponse en retour qu'une écoute attentive et agréable qu'il apprécie de plus en plus et la nuit s'installe.

Presque chaque nuit, Blaine est réveillé par des cris et pleurs de Kurt, celui-ci est en proie à des cauchemars et des crises d'angoisse terrible qu'Esmet tente de calmer du mieux qu'il peut. Dans ces moments là, Blaine regrette juste de ne pas pouvoir faire quelque chose pour que Kurt arrête de penser à ses démons.

Les soins intensifs ne se montrent pas pour autant très efficace les premiers jours, Kurt à toujours autant de mal à se transformer même si il le fait à présent sans l'aide de la potion, il ne peux toujours pas marcher, ses jambes étant beaucoup trop fragile et surtout il reste méfiant et visiblement détruit par les hommes malgré les paroles de Esmet pour essayer de l'aider à s'ouvrir. Blaine a par contre l'impression que Kurt l'apprécie de plus en plus lui, il a remarqué que Kurt l'attend le soir pour sa séance de parole quotidienne et qu'il parait même enthousiaste à cette idée. D'autre fois, il l'a surprit à lui sourire et même à rire légèrement lors des délires ou des maladresses de Blaine, envoyant dans les oreilles du brun une mélodie des plus envoutantes qu'il laisse gravé dans un coin de son cerveau. Blaine n'a qu'une idée en tête à présent, communiquer avec Kurt pour lui faire sortit de la tête les horreurs qu'il a vécues. Il étudie sans relâche sa langue dans le livre de son grand père et un soir, il tente de dire quelques mots à un Kurt se retenant visiblement de se moquer face au charabia qu'il essaye de sortir de sa bouche, pourtant il lui répond, le corrigeant et lui donnant de nouveau mot, enclenchant dans ses moments là un sourire incroyable sur le visage de Blaine qui illumine un peu plus la pièce, parce que Kurt communique enfin avec lui.

« Je appelle moi Baleine »

« Blaine »

« Blaein »

« Non Aine, Blaine »

« Blaine »

Kurt hoche la tête, un sourire aux lèvres, Blaine continue sur sa lancée, le livre de prononciation posé sur les genoux.

« Toi Kurt »

« Oui »

« Joulie prénom »

« Merci »

Kurt rougit doucement, baissant les yeux pour éviter le regard à ce moment intense de Blaine sur lui.

Il se love dans les couvertures et observe simplement le bouclé qui pour une fois se tait, admirant lui aussi le châtain. Le silence règne pendant environ cinq minutes avant que Blaine, qui ne peut définitivement pas se taire trop longtemps, ne saute sur ses pieds.

« Hey, tu connais la musique ? Je veux dire ma guitare est dans ma chambre je pourrais te jouer quelque chose. » Blaine tente de mimer de ses mains l'instrument pour faire comprendre à son interlocuteur de quoi il parle.

Kurt se contente de plonger plus profondément dans son regard si c'est possible et Blaine prend ça pour un oui. Il se précipite dans la chambre voisine et réapparait presque aussitôt avec une guitare en bois claire qu'il accorde vite fait. Il sourit à Kurt, qui ressert son attention visiblement intrigué, puis commence la première chanson qui lui passe par la tête. Part Of That World !

Pendant toute la chanson, Kurt reste immobile, les yeux en contact constant avec ceux de Blaine mais à la fin, il s'appuie sur un coude pour applaudir à tout rompre, un magnifique sourire planté sur son visage d'ange.

Blaine se sent heureux et il reste une partie de la nuit à jouer tout ce qui lui passe par la tête jusqu'à ce que l'ange en face de lui ne s'endorme dans une moue adorable, un sourire sincère gravé sur le visage.

Le brun se lève alors calmement et s'autorise une légère caresse sur la joue douce de Kurt avant de regagner sa chambre.

Ils finissent une deuxième semaine calme quand cela arrive.

Blaine est dans le salon avec Kurt, ils lisent tout les deux en se jetant des regards à intervalle régulières dès que l'autre ne regarde pas, quand, la porte s'ouvre brusquement. Kurt sursaute aussitôt et se braque complètement, s'enveloppant d'une aura protectrice alors que Blaine, entrainé à ce genre de situation s'approche doucement de l'entrée, sa main se resserrant sur le couteau toujours présent dans sa poche près à se défendre. Il n'entend aucun bruit et se décide alors à jeter un coup d'œil vers la porte. Ce qu'il y voit lui glace le sang.

« Grand Père ! »

Il se précipite vers le vieil homme qui git à même le sol, une fine lame plantée dans le dos. Le sang pourpre s'étale sur le parquet et Blaine ne sait pas vraiment quoi faire tant il panique. Esmet lui adresse un regard larmoyant et lui attrape la main avant de lui souffler d'une voix faible.

« Blaine,… dépêche toi tu n'as pas beaucoup de…temps. Ils savent que Kurt est ici, vous devez…vous enfuir, prend les potions en bas et…et sauve les livres dont tu auras besoin, vous devez partir maintenant ! … Que ce que tu attends ils vont arriver d'une minute à l'autre ? »

« Je ne te laisse pas. »

« C'est trop tard pour moi…, mais… Kurt doit vivre et toi…toi aussi. Si… ils vous trouvent là ils…. ils te tueront sur le champ et récupéreront Kurt pour ….. recommencer la torture. J'ai eu une belle vie Blaine et je suis très….fier de toi, je t'aime beaucoup toi et ton frère. Vous … vous êtes bon à l'intérieur … Tu n'es pas comme ….. ton père. Maintenant bouge ton cul et casse toi ! »

Blaine reste planté encore une minute à regarder son grand père qu'il aimait plus que tout rendre son dernier souffle. Puis il se relève, la chemise couverte de sang, essuie d'un geste rageur ses larmes et se précipite dans les différentes pièces de la maison munit d'un grand sac pour emporter tout ce dont il a besoin et surtout ce qu'il peut sauver, car il sait que lorsqu'ils viendront, ils détruiront tout sur leur passage.

Kurt est toujours sur le canapé, derrière sa bulle de protection, terrorisé par le sang qu'il peut voire s'écouler depuis l'entrée sans en connaitre le propriétaire. Il ne sait pas ce qu'il se passe et il est coincé sur ce fichue canapé car ses jambes refusent encore de le porter.

Prudemment, il se laisse glisser au sol et tente de ramper comme il peut vers la sortie. Ses jambes le font vraiment souffrir, ainsi que ses quelques plaies encore visibles et il peine à atteindre la porte d'entrée mais il pour rien au monde il ne risquerait de retomber entre les mains des monstres qui l'ont capturé et torturé. Il reste complètement tétanisé face à la vue du vieil Esmet étendu sur le sol froid, du sang partout autour de lui. Cet homme qui a pansé ses plaies et aidé à se sentir un peu mieux n'était à présent plus et Kurt se sent à nouveau seul et perdu.

Il lui apparait encore une fois la cruauté des hommes en pleines figures, qui non seulement s'attaque à tout mais s'entretuent même entre eux. Il haie cette race, toutes les parcelles de son corps lui disent de jamais au grand jamais faire confiance à un humain, ses pensées se chevauchent et s'affolent dans sa tête alors qu'il c'est accroché à la main inerte d'Esmet, incapable de savoir où aller.

C'est sans compter sur Blaine qui apparait au bout de 5 minutes, chargé d'un énorme sac qui fait un bruit de verre entrechoqués. Le bouclé lance un regard étonné à Kurt, surpris de le trouver là, mais bien vite, ces pupilles dorés retrouvent l'humidité des larmes et la flamme de la vengeance et il baisse la tête en se dirigeant vers sa voiture au dehors où il charge le sac.

Il fait ainsi trois allers retour pour charger trois sacs imposants en passant devant un Kurt recroquevillé sur lui-même dans l'entrée. Enfin, il s'arrête, rouge de l'effort face à Kurt, à une distance raisonnable pour ne pas l'effrayer, il garde cependant une lueur inquiète dans les yeux et ne cesse de regarder l'heure et l'horizon.

« Ecoute Kurt je ne sais pas si tu vas comprendre ce que je vais dire mais nous devons partir maintenant, nous ne sommes plus en sécurité ici et je dois te protéger maintenant que mon grand père n'est plus là. Tu ne retomberas pas dans leur main je te le promets mais pour ça il faut que tu me laisse t'emmener. D'accord ? »

Il mime ses paroles avec les mains dans l'espoir de faire comprendre plus rapidement à Kurt qui reste toujours recroquevillé. Une bonne minute est nécessaire au brun pour que la sirène baisse enfin sa garde et le laisse s'approcher. Blaine le rejoint aussitôt et l'encercle de ses bras pour le transporter dans la voiture où il l'attache sur le siège passager. Il ressort une dernière fois de la voiture pour cueillir une rose rouge du jardin et court jusqu'à l'entrée pour la déposer sur le corps de son grand père, lui offrant une promesse silencieuse et un remercîment digne de ce nom. Il craque ensuite une allumette et, à contre cœur, lance le bout de bois au sol, propageant assez rapidement un feu dans toute la maison. Aussitôt fait, il se précipite au volant et démarre sans un regard en arrière, de peur de craquer. Ils entendent très nettement des voitures se rapprocher et cela suffit à Blaine pour partir en trombe et conduire à vive allure aussi loin de cet endroit qu'il le peut. Laissant derrière lui probablement la meilleure partie de son enfance partir en fumée.

Au moins, ces salops ne récupéreront rien.

La route se fait en silence, Blaine sait exactement où il se rend et se repasser inlassablement le trajet pour y aller l'empêche de pleurer en pensant à son grand père. De temps en temps, il jette un coup d'œil à Kurt pour voire si il va bien. Celui-ci est pelotonné dans une couverture contre la vitre à regarder au dehors le paysage défilé, visiblement fasciné par la nature sur terre qu'il semble découvrir enfin. Voire sur son visage cette pureté laisse Blaine rêveur, c'est probablement la première fois qu'il sort vraiment au dehors. Il aperçoit pourtant des larmes de cristal perler au coin des yeux bleus, versé en hommage à son grand père, et cette pensée lui réchauffe le cœur.

Quand il sent que la distance entre eux et son père est suffisante, Blaine arrête la voiture et se permet de respirer un peu en passant ses mains sur son visage pour reprendre ses esprits. Des larmes persistent à couler le long de ses joues et il est à présent trop fatigué pour les retenir. Tant pis si Kurt le vois !

Ce dernier se retourne face à Blaine lorsque la voiture s'arrête et le regarde les yeux écarquillés. Il ne sait pas vraiment quoi faire face au bouclé qui pleure et décide de lui laisser un peu de temps avant de finir par poser sa main sur le poignet du jeune homme.

Ce geste fait aussitôt relever la tête de Blaine qui plonge à présent dans les yeux de glace de Kurt avant de faire dévier son regard vers sa main extraordinairement douce qui le tient toujours, l'air étonné. Rien d'autre ne se passe, juste leurs deux regards qui se cherchent, se trouvent et se noie l'un dans l'autre et la main de l'un sur le poignet de l'autre. Quelques minutes s'écoulent avant que les yeux de Blaine ne finissent par s'assécher.

Lorsque la dernière larme du bouclé quitte le coin de son œil, Kurt lâche son poignet. Il approche très doucement son doigt de la joue de Blaine, récolte la larme sur la pulpe de son index et ramène sa main vers lui.

Blaine l'observe faire, charmé par la précision de ses gestes et son air concentré jusqu'à ce que son attention soit entièrement captivée par ce qui arrive à la goutte d'eau salée récoltées par Kurt un peu plus tôt. La larme s'élève à présent légèrement et se met à scintiller tandis qu'elle se dirige vers la poitrine de Blaine pour y pénétrer doucement. Aussitôt, le garçon ressent dans tout son corps une langue de chaleur incroyablement réconfortante et consolatrice, il ferme les yeux pour profiter de ce court moment qui le met dans un état rarement atteint de confort. Lorsque la sensation s'est tout à fait envolée, il rouvre les yeux et sourit simplement à Kurt. Son esprit reste révolté, triste et en colère, mais son corps à récupérer un peu d'énergie, il ne tremble plus et se sent incroyablement fort.

« Merci. »

« De rien. »

. Alors alors, avez-vous remarquez ce qui clochait ?

Je vous laisse patienter et réfléchir jusqu'à la semaine prochaine (rire machiavélique) !

Bisous et surtout REVIEWS (et je vous offre un cookie !)