Salut à tous et à toutes ! Alors merci beaucoup d'abord, car en un peu plus de deux semaines il y a déjà eu plus de milles vues, vous pouvez pas savoir à quelque point ça me fait plaisir, pour ma première histoire.
Ce chapitre ? Un chapitre où le passé de Silka la rattrape un peu... Beaucoup.
Disclaimer : Seuls les OC m'appartiennent, donc pas touche ! Et j'ai pas encore réussi à récupérer les autres à Eichiro Oda... Mais j'y arriverais !
Réponses aux reviews : pas de reviews anonymes ce chapitre-ci... Je suis triste... * snif *
Chapitre 8 : Non ! Pas lui !
Pov Silka
Cela faisait maintenant presque un mois que j'étais arrivée sur le Heart, et désormais c'était comme si j'avais toujours été dans l'équipage. J'aidais Ban à faire la cuisine, embêtais Law avec Shachi et Penguin ( bizarrement ces deux-là ne se faisait jamais prendre par le capitaine, comme si celui-ci pensait qu'il n'y avait que moi pour faire des bêtises sur ce navire) et gardais mes distances avec le capitaine. Les moments les plus longs que je passais avec lui étaient pendant l'entraînement. En un mois j'avais bien progressé, maintenant je pouvais me permuter en eau sans rapetisser après, sauf si ma transformation durait plus de 2 minutes, ce qui était déjà pas mal.
La seule chose qui me perturbait encore, c'était que depuis quelques jours le capitaine avait étrangement arrêté d'être pervers avec moi, sans que je sache pourquoi. Il m'appelait toujours '' gamine '' par contre. J'en avais discuté avec mes amis, mais ils ignoraient pourquoi Law avait changé de comportement envers moi. Cela me chagrinait plus que ce que je ne l'aurais imaginé, comme si j'y avais pris goût. Je me mis une gifle mentale. Hors de question que j'aime les perversités du capitaine, attirance ou pas !
- Mais de quoi tu parles Silka ? S'étonna Shachi.
- J'ai encore pensé à haute voix ?, soupirais-je.
- Oui, c'est une habitude que tu as, ajouta Penguin.
- Alors comme ça, ça te manque que le capitaine soit pervers avec toi, renchérit Shachi.
- Ben... C'est que... Tu vois..., tentais-je, gênée.
- Dis Shachi..., fit Penguin.
- Shachi, répondit l'intéressé.
Penguin lui jeta un regard noir.
- Oh, prends pas la mouche, c'était une blague, pouffa Shachi. Mais vas-y, continue ta phrase.
- Tu ne penses pas que Silka n'est pas juste attiré par le capitaine, mais est amoureuse de lui ?
- Je ne le pense pas, j'en suis sûr, répliqua Shachi. J'avais des doutes mais après sa réflexion, je n'en ai plus.
- Vous mentez ! Hurlai-je.
Ils se regardèrent perplexes. Je ne m'énervais que très rarement, ayant beaucoup de patience.
- Je ne peux pas être amoureuse du capitaine ! Continuais-je, avant de tourner les talons et de partir en direction de ma cabine où je m'enfermais.
Des larmes coulèrent sur mes joues, que j'essuyais d'un geste rageur. Mes amis se trompaient, je n'étais pas amoureuse du capitaine, juste attirée !, pensais-je. Alors pourquoi je pleurais, merde !
Quelqu'un toqua à la porte.
- Silka, ouvre-nous s'il te plaît, on voulait juste te taquiner, on ne pensait pas que tu réagirais comme ça.
Je ne répondis pas.
- Silka... on est désolé...
- Laissez-moi tranquille... sanglotais-je.
Je les entendis commencer à s'éloigner, avant de me relever et d'ouvrir la porte. Quoi que je puisse dire, j'avais besoin de leur soutien.
- Excusez-moi, j'ai perdu le contrôle de mes émotions, dis-je tristement, en baissant la tête.
- Arrête de nous faire ton Bepo , tu sais bien que c'est à nous de nous excuser, pas à toi. Mais avoue quand même que ton comportement a été étrange... soupira Shachi.
- Je sais, et je ne me comprends pas moi-même...
Soudain, cela fit tilt dans ma tête. Je ne voulais pas tomber amoureuse de Law parce que j'avais peur. Or, quand les garçons ont blagué sur le sujet, j'avais eu une réaction disproportionnée. Serait-il possible que mes sentiments aient été dès le départ... ? Je m'appuyais contre le mur, sonnée.
- Silka, est-ce que ça va ? S'inquiétèrent mes amis.
Je glissais contre le mur, et rassemblais mes pensées.
- Je crois... Je crois que vous aviez raison les gars, balbutiais-je.
Ils comprirent tout de suite où je voulais en venir.
- Il y a un moyen simple de savoir, on te pose des questions et tu nous réponds sincèrement.
- D'a... d'accord, hésitais-je.
- Est-ce que tu penses souvent à lui ? Commença Penguin.
- Bah oui c'est mon capitaine !
- Plus qu'au reste de l'équipage, nous y compris, soupira Shachi.
- …
C'est vrai que maintenant qu'il me posait la question, je pensais très souvent - trop souvent - à Law.
- On va prendre ça pour un oui, trancha Penguin. Est-ce que tu as l'impression que le temps passe plus vite quand tu es avec lui ?
- Les entraînements paraissent moins longs quand c'est avec lui que quand c'est avec vous, si c'est ce que tu veux savoir.
- Est-ce que ton corps a des réactions étranges quand il te touche ou quand il...
Shachi coupa son ami.
- Vu comment elle a rougi avec l'histoire de la crème solaire, elle va dire oui.
Rien que d'y repenser, j'avais le corps en feu. Du coup si j'additionnais toutes mes réponses, ça voudrait dire que...
- Bon bah, c'est confirmé, ma pauvre tu es tombée amoureuse de Law.
Misère... Comment j'allais pouvoir le regarder en face maintenant que j'en avais pris conscience...
- Tu feras comme si de rien n'était, tu es assez forte pour ça, répondit Shachi.
J'avais encore pensé tout haut. Saleté de manie...
C'est à ce moment-là que Ban arriva vers nous pour nous signaler que l'on arrivait sur une île et que le capitaine voulait qu'on le rejoigne dans la salle des radars. Shachi et Penguin m'aidèrent à me relever, et nous le suivîmes le long des couloirs.
Je déambulais dans les rues de l'île où nous avions accosté. Les tâches que nous devions effectuer étaient terminées, et Law avait autorisé ceux qui ne gardaient pas le bateau à aller se promener tant que nous étions tous rentrés à 17 heures. N'étant pas de garde cette fois-ci, je m'étais dit que j'allais me dégourdir les jambes et pourquoi pas, trouver une librairie. J'étais en train justement d'en chercher une quand soudain je crus reconnaître une silhouette dans la foule. Je secouais la tête. Ça ne pouvait pas être LUI, il ne se trouvait pas sur cette île ! Mais mue par la curiosité, et aussi par une colère sourde si c'était bien LUI, je décidais de suivre la silhouette familière. Elle tourna brusquement dans une ruelle, et je courus pour ne pas la perdre de vue. Quand je tournais moi aussi dans cette ruelle, la silhouette était adossée au mur, visiblement en train de m'attendre.
- Alors comme ça tu as réussi à échapper à la Marine, ma petite Silka ?
Pas de doute, c'était bien Lui.
- Je t'interdis de m'appeler comme ça, Sosuke.
- Pourtant tu aimais ce surnom, sur notre île. Qu'est-ce qui a changé entre-temps ?, demanda-t-il innocemment.
- Comme si tu ne le savais pas, persiflais-je. Tu peux me dire pourquoi tu as révélé mon existence à la Marine alors que je te considérais comme un frère ?
- Parce que j'en avais assez de jouer avec toi, chaton. Ta sœur n'était plus là pour m'en empêcher, et vu que tu ne t'es pas donné à moi, je n'avais aucune envie de continuer. Alors je t'ai dénoncé à la Marine, répondit-il froidement.
- Espèce de salopard !
Je n'arrivais pas à le croire. N'avait-il fait que s'amuser avec moi pendant toutes ces années sans que je m'en aperçoive ? Il ne m'aimait pas... il ne voulait que mon corps...
- J'étais déçue quand tu t'es échappé, une fille de révolutionnaire ne devrait pas avoir le droit de vivre. Je pensais dénoncer ta sœur aussi, mais comme elle était déjà recherchée, cela n'avait aucune saveur.
Je crus que mon cœur allait s'arrêter. Quand ? Quand avait-il cessé de me considérer comme une sœur pour que je sois son jouet ? Pourquoi toutes ses paroles m'atteignaient sans que je ne riposte ? Je sentis quelque chose de froid sur mes joues. Je pleurais. Sa trahison me faisait tellement mal... Mon oncle me l'avait dit, bien sûr, et même si ça m'avait brisé, j'espérais au fond de moi que c'était une erreur, un malentendu, ou qu'il y avait une explication à ses agissements...
- J'avoue que quand ton oncle a découvert mon petit manège, j'ai bien cru qu'il allait me tuer, surtout qu'il avait découvert que tu avais été emprisonnée et qu'il t'a aidé à t 'échapper. J'ai dû l'éliminer.
- Tu as QUOI ! Hurlais-je en dégainant une dague que je lui lançais.
Il l'évita in extremis. Il avait osé... il avait osé à s'en prendre à mon oncle... Je bouillonnais de rage et de colère. Il avait tué un des rares membres de ma famille... mes larmes redoublèrent.
- Pourquoi ? Pourquoi Sosuke ?
Je l'attaquais sauvagement. Il para de toute urgence mon attaque, il ne pensait pas que j'avais progressé autant.
- Les gars, c'est le moment, lança-t-il, en se prenant une de mes attaques, qui le blessa au visage.
Comment ça... Je sentis une présence derrière moi mais trop tard, un mouchoir fut plaqué contre ma figure. Je commençais à m'évanouir. Non, tout sauf ça... Capitaine... s'il te plaît... à l'aide... priais-je silencieusement avant de perdre connaissance.
Pov Law
Je faisais les cent pas devant le sous-marin, mon équipage anxieux autour de moi. Il était 17h30 et Silka n'était toujours pas revenu, nous étions tous inquiets pour elle. À 17 heures, Shachi et Penguin étaient partis à sa recherche mais un mauvais pressentiment me tenaillait. Elle allait m'entendre quand elle reviendrait, il lui faudra une très bonne raison d'être en retard si elle ne voulait pas que je la punisse.
- Capitaine !
C'étaient Shachi et Penguin qui revenaient en courant. Je sus immédiatement que quelque chose n'allait pas, d'après la mine catastrophée et la voix paniqué des deux garçons. Ils stoppèrent leur course folle devant moi, et me tendirent un béret et une dague que je reconnus comme appartenant à Silka.
- Où avez-vous trouvé ça ?, leur demandais-je d'une voix blanche.
- On a trouvé ça dans une ruelle en ville, haletèrent-ils. La dague était enfoncée dans un mur, le béret était à terre et sur le sol un peu plus loin il y avait du sang.
Tout l'équipage se figea en entendant ces paroles. Il était arrivé un truc grave à Silka. Et merde ! L'équipage se divisa en plusieurs groupes pour aller interroger les gens et la retrouver. Je partis avec mon second, qui avait compris que sa disparition m'alarmait beaucoup plus que s'il s'agissait d'un autre de mes nakamas, mais il ne posa pas de questions. Brave Bepo.
Je ne savais pas ce qui m'arrivait depuis quelques jours, mais j'avais arrêté d'embêter Silka car les sentiments que cela provoquait me perturbaient. J'adorais la voir rougir, ou répondre à mes remarques perverses. Le pire fut la fois où quand je l'avais obligé à s'asseoir sur mes genoux, j'avais ressenti une vague de désir et avais eu envie de la prendre. C'est à partir de là que j'ai remarqué que mon plan pour l'embêter s'était retourné contre moi. Plus je lui faisais de sous-entendus pervers, plus j'avais envie qu'elle soit mienne. Quant aux entraînements... la voir en nage me la faisait désirer d'autant plus. J'avais l'impression que je n'arrivai plus à être calme et impassible quand elle n'était pas là, et pas seulement parce que je ne savais pas si elle préparait une bêtise ou pas. Je pensais presque toujours à elle, et la savoir disparue me tordait le cœur d'angoisse. Pourvu qu'on la retrouve entière... Je ne supporterais pas de perdre quelqu'un de mon équipage, et elle plus encore. Je ne comprenais pas quand et pourquoi Silka était devenue si importante à mes yeux.
En interrogeant la foule, un jeune homme nous confirma l'avoir vu suivre un homme, puis l'avoir revue porté par deux messieurs qui étaient connus comme chasseurs de primes sur cette île. Pourquoi des chasseurs de primes ? La Marine n'avait pas lancé d'avis de recherche... Qu'est-ce que c'était que ce foutoir ?
- Dans quelle direction allaient-ils ?, demandais-je, pressant.
- Je peux faire mieux, je connais leur planque.
Et il nous donna l'adresse. J'appelais les autres équipes de recherche par den-den mushi, et leur communiquais l'endroit. Tiens bon Silka, on arrive !
Bon, à mercredi pour le prochain chapitre !
Mais j'ai beaucoup de mal à écrire quand je n'ai pas de reviews... Vous savez, les petits commentaires dans le carré en-dessous... Ce serait tellement gentil de votre part, chers lecteurs, d'en laisser quelques-unes...
