Un sourire éclaira son visage à ma réponse. Il se tourna pleinement vers moi, prenant ma main dans la sienne. Je liais mes doigts aux siens alors qu'il rapprochait son visage du mien pour me susurrer des mots doux :
« J'ai toujours su que ton Eros n'était pas celui de la soumission… Tu as trop de détermination en toi pour ça. Fais de moi le canevas de tes envies. »
A ses mots, mon désir s'enflammait. Ma décision était faite. Je me levai de la chaise pour déguster mon dessert, pleinement mérité. Je ravalai mes restants de timidité. Je voulais explorer jusqu'au bout l'étendu de ma nouvelle confiance en moi. Il allait voir mon vrai Eros ce soir. Rien ne me retenait plus. Il était à moi.
Je passais ma main sur sa mèche de cheveux doux, dégageant son visage avec délicatesse. De l'autre, je passais mon pouce sur sa bouche l'entrouvrant et relevant son visage vers le mien. Ma jambe se glissait entre les siennes, le forçant à rester assis. Il essaya de bouger mais c'était moi le maitre du jeu. Doucement, il vient embrasser mon pouce, avant de passer une langue provocatrice sur le sommet. Ses yeux bleus brillés clairement de luxure envers moi. Je ne pus retenir un léger sourire, satisfait d'être l'auteur de cette émotion chez lui. Il ne savait pas retenir ses mains, qui vinrent attraper mes hanches. Mes mains agrippèrent ses cheveux, tirant légèrement dessus en représailles. Je rapprochai mon visage du sien, l'expression autoritaire et lui souffla :
« Qui a dit que tu pouvais me toucher ? Retire tes mains. Maintenant »
Il me regardait, surpris. Cependant, ses pupilles, qui se dilataient de désir, me montraient qu'il adorait le jeu de pouvoir que j'instaure. Ses doigts glissaient de mes hanches, les lâchant doucement, obéissant. J'hésitais un peu sur la suite, ne connaissant pas vraiment moi-même les règles que je voulais établir. Mon inexpérience était un handicap que je devais surmonter. Une chose était sûr : j'avais envie de l'embrasser. C'est ce que je fis.
Je fondis sur ses lèvres offertes qui n'attendaient que moi. Mes phalanges s'attachèrent de nouveau à sa cravate, pour mieux l'attirer. Je sentais presque ses mains se retenir de me toucher, à ses mouvements de corps plein de frustration. Avec autorité, je pénétrais sa bouche de ma langue. Dans une danse sensuelle et humide, il essayait de reprendre le dessus. Je faisais durer notre échange, dans un besoin dévorant de le gouter jusqu'à plus soif. Cependant, il avait l'expérience pour savoir comment me faire fondre sous la passion de ses baisers. Il me testait, joueur toujours. Sa langue se faisait d'autant plus caressant contre la mienne. Cela ne fit qu'attiser un peu plus mon esprit de compétition. Victor voulait voir de quoi j'étais capable et j'allais lui montrer. Mes dents vinrent tirer sur sa lèvre inférieure, en le regardant droit dans les yeux.
Puis je me recula, tenant toujours du bout des doigts sa cravate. Je me léchais les lèvres, rougies par notre baiser, comme pour l'insister à venir les chercher.
« Suis-moi »
Je me détournai de lui, le tirant derrière moi jusque dans la salle de bain. Cela me permit de ne pas perdre complétement la face, le doute se semant tout seul dans mon esprit. Allais-je être à la hauteur ? Allais-je répondre correctement à ses attentes ? Allais-je réussir à le satisfaire tout simplement ? Et cent autres questions du même genre flottaient dans mes pensées. Je ne voulais surtout pas qu'il me trouve ridicule. Puis arrivant dans la salle de bain, je vis le mince filée d'eau couler dans la baignoire, qui était désormais à moitié rempli. Il avait pensé à ma demande de prendre un bain. Je ne pu m'empêcher d'être touché par son geste. Il était toujours tellement à l'écoute de mes besoins. Mes angoisses s'évanouirent aussi rapidement qu'elles étaient arrivés, submergé par un flot d'amour. Avec un peu plus de douceur, je le fis s'asseoir sur la chaise, où trainaient quelques serviettes. Il me regardait avec intérêt, se demandant surement à quelle sauce j'allais le manger.
Je me penchais vers lui, passant mes doigts sur ses cuisses fermes. Un sourire complice ourlait mes lèvres, alors que j'embrassais le bout de son nez. Être pleinement autoritaire, ce n'était pas tout à fait moi. Mais je voulais continuer de jouer. Je lui chuchotai à l'oreille, continuant de tracer des lignes imaginaires sur ses cuisses :
« Déshabille-toi … »
Puis je reculais contre la baignoire, me posant contre le rebord. J'avais beau l'avoir vu de nombreuses fois nues, la vue de son corps athlétique était très stimulante. Jouant du fait qu'il était assis, il se penchait sensuellement. Ses doigts fins descendaient le long de ses jambes pour défaire ses chaussures. Je suivis ses mouvements alors qu'il détachait la ceinture de son pantalon. Inconsciemment, je me mordis la lèvre, ma respiration s'accéléra toute seule, sous l'action de l'anticipation. C'était la première fois que j'allais le voir nu pour une raison purement sexuelle.
Il se leva, face à moi en faisant coulisser la ceinture que j'attrapai. Je fis glisser le morceau de cuir entre mes doigts. Cependant, je ne savais pas tellement quoi faire. Je n'allais tout de même pas le frapper avec … non ? La ceinture trouva donc le sol, n'étant d'aucune utilité. Mes mains se posèrent sur le devant de son pantalon.
« Enlève le haut »
Ma voix résonnait dans la salle de bain, douce mais autoritaire. Sans hésitation, il enlève ses mains de sa braguette, pour déboutonner sa veste se pliant avec obéissance à mes mots. Nos regards ne se lâchaient pas. La tension était clairement palpable entre nous. Chaque geste de son effeuillage, nous rapprochant un peu plus du moment fatidique où nos corps se toucheront pleinement. Il ouvrit alors sa chemise, dévoilant sa peau blanche et ses muscles ciselés. Ma bouche vint trouver le chemin de ses abdominaux. Mes mains agrippaient ses hanches avec possessivité, avant d'aller détacher moi-même son pantalon, le faisant tomber.
Victor vient passer ses doigts sur mes cheveux. Je ne savais si c'était pour m'encourager ou juste pour montrer qu'il appréciait ce que je faisais. Dans tout les cas, je continuais l'exploration de son torse de mes lèvres. Je découvrais le gout frais de sa peau sous ma langue, alors que je sentais ses muscles se contracter pour mieux se relâcher. Il se laissait faire pour mon plaisir. Plein de curiosité à assouvir, j'attrapais ses fesses fermes. Un sentiment de pure satisfaction vient m'envahir. Je n'en revenais pas de le détenir ainsi entre mes mains.
Ma bouche, toujours vorace, vint reprendre possession des siennes. Je pressais son corps contre le mien, sans me soucier de la différence de taille. Il y répondait avec la même intensité. Nos souffles s'entrechoquaient, alors que nous revenions nous embrasser encore et encore. Nos lèvres s'épousaient dans la sensualité avant de se faire rejoindre par nos langues qui s'enlaçaient. Nos bassins venaient se lover l'un contre l'autre. Un soupir commun s'échappa en sentant la dureté de nos excitations couvertes. Mes doigts caressaient son dos, le faisant se cambrer contre moi. Je tenais miraculeusement en équilibre contre le bord de la baignoire, alors que je passais mes mains sous son caleçon. Je tirais sur l'élastique, le faisant claquer sur sa peau blanche.
Il échappa un petit son de plainte, mais surtout de surprise. Son regard chercha le mien et je me contentai d'afficher un sourire provocateur. Une légère rougeur vient se peindre sur ses joues, aimant visiblement mon audace. Il me chuchota à l'oreille, alors que mes doigts finissaient de mettre ses fesses à nu : « Si tu veux, tu peux marquer mon corps de ton Eros… j'aime ça » Un frisson parcouru mon corps à ses paroles. Mon imagination galopant toujours plus. Marquer son corps… Voir les traces de mon amour sur son corps blanc, c'était une idée infiniment érotique.
Cependant, je n'étais même pas encore nu. Je voulais le sentir aussi contre moi. Découvrir le contact du peau à peau dans l'intimité de deux corps. Je remontais mes doigts sur sa nuque, l'autre main flattant son postérieur avantageux. Il me retira mon haut, faisant parcourir ses doigts fins sur mon torse. Ma main pinça un peu plus sa fesse en retour, y laissant une légère marque rouge et lui faisant échapper un petit gémissement. Mon geste l'avait un peu trop excité et en essayant de déboutonner mon pantalon, il me fit perdre l'équilibre.
Je me retrouvais dans la baignoire désormais pleine, les fesses dedans et les jambes en l'air et Victor à moitié allongé sur moi dans une position des plus inconfortables. Mes mains étaient toujours sur son corps nu, alors que ses mains étaient accrochées sur le rebord de part et d'autre de mon visage. Nos visages étaient à deux centimètres de distance. Son expression était figée dans la surprise, ne comprenant visiblement comment on en était arrivé là. Je fus tout aussi surpris, puis un rire s'échappa de moi, trouvant la situation beaucoup trop cocasse. Mes épaules se secouaient sous le fou rire que je ne retenais pas. Joueur et complice, je vins poser mes deux mains sur son visage, venant l'embrasser entre deux souffles de rire.
« Tu essaies pas de prendre le dessus, j'espère … ? »
Victor vient rire aussi, venant m'embrasser encore en s'asseyant plus confortable sur moi dans l'étroitesse de la baignoire. L'embarras qui aurait pu être a été désamorcé par notre confort mutuel l'un avec l'autre. Tout ne pouvait pas être parfait. C'était ma première fois après tout et les petites erreurs faisaient partie du jeu. Je redescendais mes mains le long de son dos fin, passant sur sa taille, avant de capturer ses hanches pour appuyer nos bassins ensemble. Je faisais en sorte de nous trouver une position plus agréable, tandis qu'il passait ses doigts sur mon pantalon désormais imbibé dans l'eau.
« Il faudrait déjà que je t'enlève ça pour te faire quoique ce soit »
Bougeant les hanches pour lui, je l'aidais à me retirer mes vêtements trempés qu'il jeta sans outre forme de procès par terre. Nous étions désormais nus, dans la chaleur de l'eau. L'atmosphère était d'autant plus intime. Il vint se pencher sur moi et caressa mon torse descendant sur mon ventre. J'admirai son corps, au dessus du mien tel une œuvre d'art. Sa langue passa sur ses lèvres, la luxure dansant ses prunelles:
« Est-ce que tu veux que je touche ? »
Ses doigts, qui descendaient de plus en plus sur mon pubis, m'indiquaient clairement son envie. J'hochais simplement la tête, la gorge serrée par la montée d'envie qui s'emparait de moi. Dans une impulsion, je viens encore l'embrasser y trouvant du réconfort. Il n'était pas honteux d'avouer que j'étais un peu intimidé. Ses nouvelles sensations qui m'assaillaient, me chamboulaient et tant mieux, j'adorais ça. Il me laissait le temps de m'habituer, alors que j'échappais mon premier soupir de plaisir en sentant sa paume contre mon sexe tendu. Mes doigts ne restaient pas sages, caressant ses fesses et remontant mes ongles courts le long de son dos. Je suivais le même rythme lent et tendre que sa main pour le faire frissonner. Des soupirs s'échappaient de mes lèvres, les étouffant contre son épaule que je mordis. Je sentis son corps se tendre et se cambrer, ses doigts se resserraient alors que je marquais son corps d'une marque de possessivité. Il était à moi. J'étais celui qui avait volé Victor au reste du monde.
Je plantais plus fort mes canines dans sa peau délicate. Ma bouche s'emplissait de son goût. Mes mains s'accrochaient à son postérieur, le rapprochant toujours plus de moi. Nos membres se touchaient, dans un son commun de satisfaction. Sa main vient nous envelopper tout les deux, dans un geste plein d'intimité. Il se faisait guide discret, me laissant toujours le dernier mot. Je bougeais mes hanches pour mieux profiter, pour mieux nous faire profiter des sensations. Il rejetait son visage alors, sa main continuant inlassablement à nous procurer des vagues de plaisir. Je fixais son visage incroyablement érotique. Sa bouche rosée entrouverte où s'échappait quelques souffles de bien-être. Ses yeux bleus mi-clos dans l'abandon à mes soins. La rougeur de ses joues car mes caresses et mes mouvements de bassins contre le sien le réchauffaient toujours plus. Dans mes entrailles, je bouillais, me retenant de le dévorer tout de suite.
Mes ongles rentraient dans sa peau, y laissant de fines marques rouges sur ses hanches. Je continuais de bouger toujours plus animal, l'instinct prenant le dessus. J'embrassais sa gorge exposée, attrapant ses cheveux pour l'embrasser voracement. Nos bouches étaient rendues maladroites à cause des soupirs qui s'extirpaient de nos corps excités. Collant nos corps ensemble, nous bougions à l'unisson frottant nos sexes l'un contre l'autre. Ses bras s'accrochaient à mes épaules, partageant le même sentiment d'urgence de se fondre ensemble. Je maltraitais avec passion ses hanches, pour que chacun de nos mouvements ne soit qu'une suite de sensualité.
Je ne savais combien de temps nous passâmes, à frotter nos corps l'un contre l'autre. Nos gémissements étaient une mélopée sans fin, en harmonie avec nos baisers humides. L'eau du bain se retrouva bientôt beaucoup plus à terre que dans la baignoire. Je le renversais contre la paroi du bain, prenant le dessus. Ses jambes s'accrochaient à mes hanches, me retenant toujours contre lui. Mes hanches bougeaient toutes seules, voulant toujours voir sur son visage l'expression du plaisir que je lui procurais. Je marbrais son épaule de ma présence, en nuance de violet et de rouge, à coups de dents et de langue. Il vient lover son visage contre mon cou :
« Ahn-n…Tu me fais attendre … prends moi »
A suivre...
Finalement; il y aura plus que deux chapitres... Oups
En espérant que les préliminaires vous ont plu !
Les reviews sont toujours très appréciés, après tout c'est comme ça que je sais si ce que j'écris vaut la peine d'être continué et je suis ouverte à tout commentaire, critique et remarque tant que c'est constructif.
Ou même un je t'aime, ça fait toujours plaisir ! -
