Sous l'impact de ses mots, un frisson violent me parcouru. Le besoin de lui se faisait d'autant plus intense. Mes mains s'ancraient plus fermement sur ses hanches étroites. Je pris le temps d'une respiration pour dénouer ma gorge serrée par mes envies. Puis après une inspiration, je décollais nos bassins pour que les sensations de plaisirs ne court-circuit plus ma raison. Je le regardais déstabilisé, posant mon front contre le sien dans un geste de réconfort :

"Mais je t'ai pas ... hum... préparé"

La rougeur se peint sur mes joues en prononçant ce mot, ayant l'image un peu trop net de lui gémissant sous mes doigts. Il vint pousser ma joue du bout de son nez avec tendresse, alors qu'il essayait de retrouver la pression de mon sexe contre le sien en bougeant ses hanches.

"Hn...Ce n'est pas obligatoire. Faudra juste y aller doucement"

Une respiration plus appuyée s'extirpait de mes lèvres, déglutissant avec difficulté. J'étais à la fois stressé et mortellement impatient d'être déjà en lui. Cependant, l'angoisse de la première fois était toujours là. Je ne voulais pas lui faire mal à cause d'un geste maladroit. Un seul geste et je savais que je préférais arrêter.

"C'est moi qui risque de pas savoir attendre ..."

Un rire s'échappe de ses lèvres rosées m'embrassant, alors que nos corps étaient toujours lovés ensemble dans l'eau désormais tiède du bain. Il ancra son regard dans le mien, y vouant bien le doute qui venait de me submerger.

"Je te laisse décider"

Je mordis mes lèvres dans un geste anxieux, faisant face au pire dilemme de mon existence. Cependant, une chose était sûre. Je n'étais pas du genre à brusquer les choses.

"Allons dans ta chambre"

Il hocha la tête, cachant un peu sa frustration sous un sourire. Je lui en étais reconnaissant de me laisser expérimenter sans me mettre de pression. Je me redressais, sortant du bain. Il attrapa une serviette nous enveloppant, pour sécher nos corps. Mes doigts naviguaient doucement sur son corps en lui retirant les gouttelettes d'eau. L'ambiance était beaucoup plus tendre et affectueuse. Cependant, les battements de mon cœur étaient toujours aussi tumultueux. Il y avait un sentiment d'anticipation partagé, celui d'unir nos cœurs amoureux. Je le dévisageais un peu, alors qu'il terminait d'essuyer nos corps. Victor avait tout eu une patience en or, sachant quand se taire et trouvant les petits mots pour m'encourager, c'était pour ça aussi que je voulais qu'on le fasse correctement. Notre première fois ne pouvait pas être quelque chose fait à la vite perdu dans une forêt d'hormones. Non, cela devait être à notre image, dans le respect de nos besoins et envies. Je vins l'embrasser, mes doigts posés sur ses joues. Ma bouche était à peine pressée contre la sienne. Baiser papillon.

"Merci"

Il m'attira d'autant plus contre lui, venant prolongé l'étreinte du baiser. Mes doigts glissaient sur sa nuque pour profiter de cet entracte presque chaste, si on oubliait que nos corps nus étaient étroitement pressés. Me séparant de sa bouche gourmande, je reculais vers la porte de la salle de bain. Cependant, je ne me séparais pas de lui. Je le gardais par sa hanche. Ma possessivité s'exprimait encore. Il se laissait faire, en profitant pour venir embrasser la peau de mon cou. Nous nous laissions encore distraire. Nos mains ne sachant rester sage. Je plaquais Victor contre la porte, pour l'embrasser encore. Sa bouche était une délicieuse addiction et ma main se retrouva sur son membre. Du bout de mes doigts, je redessinais sa forme érigée. Mon pouce traça des cercles légers sur son sommet sensible. Mes dents recommençaient a marquer sa nuque de ma possessivité. Je serrais un peu, pour qu'il ressente mieux mes va et vient. Un souffle de plaisir s'échappa de ses lèvres.

"Tu es sûr de toujours vouloir aller dans la chambre ?"

Je retirai mes mains de son corps, avec un sourire légèrement sadique le laissant d'autant plus frustré.

"Bien sûr"

Il se détacha de la porte pour que je puisse l'ouvrir. Je passais devant, mais toujours aussi tactile, il se pressait contre moi me faisant sentir son érection contre ma hanche. Autrement, il fut sage. J'étais celui qui décidait et il s'inclinait face à ma volonté. Il s'inclina aussi devant la commode de chambre, pour prendre le lubrifiant. J'admirais la rondeur de ses fesses musclées par ses années de patinage.

À peine la petite bouteille en main, je le poussai contre le lit. Il écarta de lui-même ses cuisses, dans une invitation provocante. Le jeu reprenait de plus belle. Mes doigts passaient sur l'intérieur de ses cuisses, avant de venir lécher sa peau. Je pinçais son épiderme délicat entre mes dents, le rougissant. Je sentais sur moi son regard et ses mains me cherchaient, n'arrivant qu'à capturer quelques mèches. Je remontais d'une main sa jambe contre son torse, profitant de sa souplesse. Son intimité était pleinement exposée. Je récoltais quelques gouttes de lubrifiant avant de venir effleurer son entrée. Mon geste était délicat mais pressant. Je prenais le temps de détendre l'extérieur pour que son corps se familiarise à un toucher à cet endroit particulier. J'embrassais l'intérieur de ses cuisses, tout en gardant un œil sur ses réactions. Il bougea un peu son bassin pour m'inviter à plus.

"Tu aimes vraiment me faire attendre"

Sa phrase dite sur un ton amusé se transforma en un rien de temps en gémissement. Sous sa provocation, j'avais inséré une phalange. Je découvrais sa chaleur et son étroitesse du bout des digitales. J'effleurais ses parois continuant de le faire languir. Un sourire se dessinait sur mon visage alors que je voyais son torse se soulevait sous sa respiration saccadée par le plaisir.

"Tu disais ?"

Ses mains agrippaient mes épaules. Il cherchait visiblement à me faire revenir contre lui. Surtout, il ne prenait pas la peine de me répondre, signe qu'il aimait ce que je lui faisais. Délicat avec lui, je continuais. Je tâtonnais un peu cherchant son point de plaisir, pour l'instant sans grand succès. Mon visage quittait l'intérieur de ses cuisses, pour remonter sur son corps. Je laissais des marques de dents sur son ventre plat. Un gémissement plus grave s'échappait de lui, alors que sa main caressait mes cheveux. Glissant un deuxième, j'écartais les doigts en mouvement de ciseaux. Ses doigts vinrent soudainement s'agripper plus fort. Son corps s'arqua contre le drap.

«Aah… là »

N'étant pas sûr de l'endroit, je déplaçais mes doigts prudemment pour retrouver le lieu qui lui causait une telle réaction. Il me regardait le regard embrumé de plaisir, avant de rejetait son visage en arrière. Je vins presser doucement contre la gauche, son corps en frissonnait brutalement. Trouvé. Un sourire se dessinait sur mes lèvres, pure expression de luxure. Mise en confiance, je venais le torturer en continuant d'effleurer son point interne. Je faisais de très léger mouvement de va et vient, conjugué à de léger cercle pour le sensibiliser toujours plus. Je savais que je ne le satisfais pas assez. Ses mouvements de hanches quémandeurs le démontraient parfaitement. Il en voulait plus. Il aurait voulu que j'appuie plus fort, plus rapidement mais je l'enfermais dans la lenteur sensuelle. Il devenait marionnette molle entre mes mains. Victime consentante alors que je tourmentais son intimité, lui faisant des vagues constantes mais faible de plaisir. Il rouvrit un court instant ses prunelles bleues, ses joues rosées et la respiration toujours aussi saccadée.

Le voir ainsi ne fit qu'amplifier mon propre désir. J'avais envie de le ravager, marquer chaque centimètre carré de son corps comme mien. J'entrais un peu plus mes doigts en lui, tapant contre la paroi de sa prostate. Un spasme le prit en entier, sous l'onde de choc de plaisir. Mon nom se fit gémir. C'est là où le mur de ma retenue prit fin. La pulsion de possessivité, trop longtemps réprimée, rugissait. Tel un tremblement de terre, j'étais secoué dans mon Éros. Il me fallait serrer ce corps contre moi. Il me fallait l'ensevelir de mon amour. Je me devais de le noyer de plaisir. Je voulais voir chaque réaction que mon toucher pouvait lui faire.

Je retirais mes doigts pour remonter ses cuisses, les plaquant contre torse. Ma respiration était calme, aussi calme qu'avant une tempête. Dans mon regard, miroir de mon âme, il pouvait y avoir toute mon envie de lui. Il passait séductivement sa langue sur ses lèvres, m'attisant toujours plus. Mon sexe vint se poser contre son entrée qui n'attendait que moi. Ses doigts remontaient sur mon dos, pour descendre à mes hanches. D'un mouvement de hanche contrôlé, je le fis mien. Je fus comme dépassé par l'expérience. Mes doigts tremblaient sous l'émotion, mon cœur battant tellement fort qu'il résonnait à mes oreilles. Je vins enfouir mon visage contre cou, inspirant son odeur pour me calmer. Je sentais sa chaleur m'encerclait dans l'étroitesse et la moiteur. Je n'osais bouger. C'était la première fois que je ressentais autant de plaisir et j'avais peur de venir si je ne me contrôlais pas. J'étais en lui, le possédant littéralement et cette simple pensée m'éblouissait. Il me caressait doucement la nuque. Je sentais son souffle chaud contre mon oreille. Il n'essayait même pas de bouger, sentant mon corps tremblait contre le sien.

Il me fallu un peu de temps pour m'habituer, alors que je finissais par entrer entièrement en lui. Ses jambes vinrent m'enlacer, me gardant profondément en lui. Doucement, je venais embrasser sa peau déjà marquée de son épaule. Mes mains se posaient de part et d'autre de son visage, s'accrochant à l'oreiller. Il me regardait, attentif, ses doigts passant sur mon torse. Je posais mon front contre le sien, mon regard ancré dans le sien. La tension était palpable, nos souffles s'entrechoquaient brulant. Mon bassin vint alors amorcé son premier mouvement. Je me retirais presque de son corps, le temps en suspend alors qu'il s'accroche à moi dans l'anticipation. Puis dans un mouvement appliqué, je me rengainais entièrement en lui. Il ferma les yeux, sa bouche s'ouvrit pour gémir laissant ses ongles s'enfonçaient dans ma peau. Je continuais de le fixer, me gorgeant de son expression. La sensation était plus qu'exquise alors que je venais onduler contre lui, pour ne presque pas sortir de son corps. Je ne voulais pas quitter son corps. Je voulais m'y ancrer pour toujours.

Comme avec mes doigts plus tôt, je restais lent. La sensualité à fleur de peau, pour mieux ravir son corps. Nos soupirs et nos souffles erratiques étaient la musique. Je la suivais avec soin, va et vient souple mais précis. Ma bouche revint contre la sienne, en me détachant de son front. Je récoltais ses gémissements à la source. Il m'étreignait, nos torses s'épousant et je sentais son membre dur contre mes abdos s'y frotter. Nos peaux étaient désormais moite, la luxure s'exprimant par chacun de nos pores. Je goutais encore et encore à ses lèvres, toutes aussi humides. J'accentuais mes mouvements en un crescendo délicat. Je revenais tourmenter son point sensible. Son dos s'arquait un bref instant, avant que ses hanches ne viennent bouger. Il suivait mon rythme pour mieux en profiter.

Ce n'était pas encore assez. Je voulais plus. Je voulais le rendre à ma merci, qu'il se laisse consumer. D'une main, je viens bloquer ses poignets au dessus de sa tête. La surprise sur son visage, vient se transformer en pure expression de plaisir alors que je venais de quitter entièrement son corps pour le reprendre d'un mouvement sec. J'allais le soumettre à coups de reins. Voyant qu'il me laisserait faire tout ce que je voulais, je laissais libre cours à ma luxure. L'Éros au pouvoir, rien ne pouvait me retenir. Je le faisais ployer sous mes coups de bassins, mon membre dur profitant de sa chaleur offerte. Le lit grinçait sous l'agressivité de nos mouvements. Victor ne savait plus retenir ses bruits, ni son corps. Sa bouche rosée s'ouvrait sous les spasmes de plaisirs. Son corps se cambrait, se relâchait pour mieux se retendre à chacun de mes va et vient. Ses jambes étaient accrochées à mes hanches, pour me garder mais je ne comptais pas m'en aller.

Avide de plus, je mordais son cou y laissant encore ma marque. Je contenais ainsi mes propres gémissements, me perdant dans les sensations de son corps. Le mouvement de mes hanches était constant, fort et dominant. Je sentais ses bras bougeaient sous ma poigne, ce qui ne me fit les maintenir plus fort. Mon prénom résonnait de plus en plus à sa bouche, parmi d'autres mots.

« Ah-a.. encore.. h-nn »

Relâchant ses bras, je me redressais admirant son corps exhibé. Avec un grand effort de volonté, je me retirais de lui. Avant qu'il ne puisse émettre un son de frustration ou de protestation, je le retournais sur le ventre. J'agrippais avec autorité ses hanches pour de nouveau me retrouver en lui. Son visage était enfoncé contre l'oreiller, son dos dans une courbe parfaite pour m'accueillir. Il était une ode à la débauche. Embrassant son dos, remontant jusqu'à sa nuque, je recommençais les va et vient. Nos peaux claquaient l'une contre l'autre à chaque mouvement, mon front perlant de sueur sous l'effort. Le plaisir ne faisait que monter encore et encore. Il n'était plus question d'être suave. Nous laissions notre animalité parler dans ce rituel charnel. Je passais une main entre ses cuisses, venant lui donner le plaisir supplémentaire de sentir mes doigts sur son membre. Je ne savais plus m'arrêter. Je voulais toujours plus. Ses fesses qui venaient me chercher à chaque fois que je me retirais un peu trop. Je ne pouvais y dire non. Je le prenais sans relâche, malgré que je perçoive mes muscles qui demandaient répit.

Je sentais que la jouissance n'était pas loin. Son membre glissait un peu trop bien entre mes doigts trempés par son excitation. Il aurait été vain de vouloir compter nos va et vient. Je possédais son corps, qui se tourmentait de plaisir autant sous mes doigts que sous mes coups de bassin. Des tremblements et des spasmes le prenait dans ses derniers instants. Je le sentais se resserrer d'autant plus autour de mon membre. J'en gémissais presque douloureusement, alors que je m'agrippais à sa hanche pour continuer à le prendre. Oui, j'en voulais encore, mais immuablement nous glissions vers l'orgasme. Mon esprit était rendu brumeux, ou peut-être est-ce juste mes lunettes due à la chaleur de nos corps. Je me collais contre son dos, dans mes derniers coups de reins. Ils étaient secs et brusque, tandis que mon corps tremblait sous les ultimes efforts. Je viens mordre son omoplate pour me contenir. Mes doigts caressaient frénétiquement son sexe rendu hypersensible. Il vient s'arquer d'autant plus dans un mouvement instinctif, cherchant à mieux me sentir alors qu'il se libérait. L'orgasme fit frémir son corps entier, couvrant sa peau d'une fine chair de poule. Un gémissement rauque s'échappait de sa gorge écorchée par les soupirs trop répétés. Ses doigts s'agrippaient en spasmes à l'oreiller le déchirant presque.

Je le suivis dans ses derniers instants. La sensation impérieuse de son intimité chaude, se serrant étant beaucoup trop pour mon corps rendu à sa limite. Dans mes derniers efforts, je vins en lui, marquant définitivement son corps comme mien. Dans la chaleur du moment, je marquais au sang son omoplate, alors que mon propre gémissement de jouissant résonnait. L'orgasme était violent et salvateur. Il écrasa mon corps sous un tsunami de sensation, avant de partir aussi vite me laissant vider de toute énergie. Je restais pantelant contre Victor. Je fermais les yeux contre son dos, cherchant ma respiration. Mon membre ayant perdu toute sa vigueur sortit avec facilité de lui. Je me laissais tomber dans le lit, épuisé.

Nos souffles éperdus résonnaient dans la chambre, aucun de nous deux bougeant pendant ce qui me paru une éternité. Puis doucement, nos mains se cherchèrent. Nous nous tournions face à face, entremêlant nos jambes ensemble. La moiteur de nos corps nous était bien égal. Nos corps frémissaient encore, rendu sensible par toutes les sensations ressentis. Nos yeux s'ancraient et un sourire vint fleurir sur nos visages, partageant la même émotion. Nos lèvres vinrent se chercher, pour un baiser tendre. Nous le fîmes durer, comme pour se gorger mutuellement de notre amour. Je passais mes doigts sur sa joue, puis sur son front, enlevant les mèches collées. Nous nous cherchions encore, alors que nous venions à peine de nous unir. J'attirais Victor contre moi. Il passait sa main sur son torse, caressant ma peau pour me faire encore frissonner. Puis je m'exprimai à voix basse, pour garder cette douce sensation d'intimité.

« Tu as aimé ? »

Ce n'était pas pour qu'il me flatte l'ego que je demandai ça. L'anxiété me faisait douter encore et toujours de mes capacités. Il me prit la main délicatement et je le regardais faire intrigué alors qu'il embrassait mes doigts. Il me sourit avec une telle affection, que cela me serrait le cœur.

« Tu as été extraordinaire. Tu as encore réussi me surprendre »

Ses mots me firent rougir et je me lovais un peu plus contre son corps. Je passais mes doigts sur les marques que je venais de lui faire. J'appréciais de voir sa peau blanche teinte de rouge et violet par ma passion.

« C'est juste avec toi que je suis comme ça »

« Et j'adore chaque facette de toi »

Mon cœur se serrait d'autant plus. Jamais, je n'avais espéré que quelqu'un m'aime autant et je le tenais actuellement dans mes bras. Je ne pouvais que prier pour que ce moment dure toujours, bien que je savais que c'était un vœu impossible. Alors que je chérissais cet instant à jamais. Souvenir indélébile. Il vint éteindre la lumière et la nuit nous enveloppa. Demain nous attendait mais c'était un demain avec lui. Tout ira bien.


Fin

Les reviews sont toujours très appréciées.

(Je n'ai pas eu le temps de faire corriger mon texte, avant de poster donc désolée d'avance pour les fautes - )

Si vous avez des idées, suggestions, n'hésitez pas. Je suis toujours en recherche d'inspiration !