Forget about the clock (Miss McKinnon's body is a whole other kind of temple) – Jeudi le 31 octobre 1985

« Tonton! »

Sirius poussa un léger grognement, et enfonça sa tête dans l'oreiller.

« Harry va te recoucher… il est trop tôt… »

« Non il est dix heures! »

Sirius soupira.

« Depuis quand tu sais lire l'heure? » marmonna-t-il.

« Miss Marlene nous l'a montré la semaine passée. Dépêche-toi Sirius on est en retard! »

Sirius soupira de nouveau, cette fois légèrement exaspéré. Il faisait un rêve qui incluait Marlene et très peu de vêtements, et il trouvait légèrement exaspérant de l'interrompre ainsi.

« On n'est pas en retard, Harry… c'est samedi… »

« Non Sirius! » Cette fois, Harry posa ses deux mains sur le dos de son oncle et commença à le pousser un peu pour le réveiller. « C'est jeudi aujourd'hui! »

Presque aussitôt, Sirius s'assit dans son lit.

« Quoi? » s'écria-t-il.

« C'est jeudi aujourd'hui et il est dix heures et on est en retard! »

« Putain! »

Sirius se leva alors qu'Harry lui reprochait son langage.

« Ok, alors, tu vas dans ta chambre t'habiller… »

« Non! »

Sirius soupira, se dirigea vers son filleul et le prit sur son épaule à la renverse, alors qu'Harry martelait son dos à coup de poing. Ils passèrent dans le corridor sur le même ton.

« Harry Potter, tu mets ton uniforme et… »

« Non, c'est Halloween! »

« Oh m… »

« Sirius! »

« Changement de plan! »

Sirius retourna dans sa chambre.

« Sirius, on va être en retard, je n'ai pas de costume. Et si je n'ai pas de costume, je ne vais pas à l'école! Tout le monde va rire de moi! Ron va être déguisé en Bertie Crochu, le vrai Bertie Crochu, pas en dragée! Et Hermione va être déguisée en Fée Morgane. Je dois être déguisé! »

« Ne t'inquiète pas, j'ai une idée! »

« Oh non! »

Sirius le laissa tomber sur le lit et se dirigea vers son armoire.

« Harry James Potter, ce n'est pas avec une telle attitude qu'on parviendra à quelque chose! »

Il sortit une boîte et la déposa à côté de son neveu, puis eut un instant de doute. Harry avait probablement raison. Ce n'était pas une bonne idée. Ni lui, ni Harry n'était prêts à une telle chose.

« Qu'est-ce que c'est? »

Sirius prit une longue inspiration et humecta ses lèvres.

« C'est… ce… »

Putain, pourquoi Remus n'était pas là dans ce genre de situation? Ou plutôt, pourquoi Sirius avait-il le don de se mettre lui-même dans ces foutues situations?

« C'est l'uniforme de ton père. À Poudlard. »

Harry regarda la boîte, fronça les sourcils.

« C'est son uniforme de Poudlard. » répéta Harry.

Sirius hocha rapidement la tête, sentant son menton tremblé. Quelle mauvaise idée il avait eu, il devrait appeler la directrice et lui dire qu'Harry ne serait pas là pour le reste de la semaine pour cause de traumatismes profonds et de larmes intenses et de parrain indigne et, oh putain, est-ce qu'il y avait assez de crème glacée dans le congélateur pour eux deux et…

« Trop cool! Je vais être comme un vrai étudiant de Poudlard! »

Sirius sursauta alors qu'Harry le serrait dans ses bras.

« Merci Sirius! Je vais avoir le costume le plus cool de toute ma classe! »

Harry prit la boîte et sortit en courant. Sirius secoua la tête, heureux de savoir que, s'il était le seul à en manger, il resterait suffisamment de crème glacée pour lui, et il enfila rapidement un pantalon et une chemise.

« Harry, tu es prêt? » cria-t-il en se dirigeant vers la cuisine.

Il mit une pomme dans sa poche de blouson et jeta à Harry son sac à lunch alors qu'il arrivait en courant dans la cuisine.

« Prêt? »

Harry hocha la tête et prit la main de Sirius, qui les fit transplaner dans le corridor de l'école, en face de sa salle de classe. À travers la vitre, Sirius vit Marlene lui jeter un regard désapprobateur, mais il ne put qu'éviter un rire moqueur : c'était difficile de sentir un quelconque remords l'envahir devant la jeune femme qui portait un costume complet de Blanche-Neige, perruque noire incluse. Il s'agenouilla devant Harry et sourit en voyant les lunettes trop grosses de James sur son nez, son uniforme trois fois trop grand et le chapeau qui lui tombait sur le front – arrêté seulement par ses lunettes trop grandes.

« J'ai l'air de quoi? » demanda Harry en le regardant dans les yeux.

« Tu as l'air superbe. Tiens, j'ai quelque chose pour te faire pardonner ton retard. »

Il sortit la pomme de sa poche et la mit dans la main d'Harry avant de lui ébouriffer les cheveux.

« Tiens, remets ça à Miss Marlene. »

« Est-ce que c'est biologique? »

Sirius soupira. Il ne savait pas si c'était l'uniforme, les lunettes ou le fait d'avoir dormi trois heures de plus ce matin-là, mais Harry ressemblait de plus en plus à James après qu'il ait été nommé capitaine de l'équipe de Quidditch, en cinquième année.

« Oui, Harry. Ton corps est un temple, et tu ne dois y mettre que des trucs biologiques et organiques et bons pour ta santé et… »

Harry ouvrit la porte de la salle.

« Mais Sirius, la pomme, elle n'est pas pour moi, elle est pour Miss Marlene! Est-ce qu'elle doit aussi avoir un temple dans son corps? »

Sirius posa alors ses yeux dans ceux de Marlene et lui adressa un sourire.

« Crois-moi, bonhomme, le corps de Miss Marlene est un tout autre genre de temple… »

Sirius pesta intérieurement en voyant Marlene lever les yeux au ciel malgré un petit sourire : elle l'avait donc entendu, et il devrait sans doute éclaircir avec elle quel genre de temple elle était. Elle s'approcha d'eux.

« Alors, Harry, tu es en retard? »

Harry soupira et s'approcha de Marlene, à qui il remit la pomme.

« Je suis désolée, Miss Marlene. Sirius et moi, on a oublié de mettre le réveil. On vous donne une pomme pour nous excuser. »

« Merci, mon chéri. Tu veux dire aux amis en quoi tu es déguisé aujourd'hui? »

« Je suis déguisé en mon papa quand il étudiait à Poudlard! »

D'un coup d'œil, Sirius vit le visage de Marlene se décomposer. Son sourire se reconstruisit aussi vite, et elle dirigea Harry vers sa chaise.

« Les enfants, mangez les bonbons que je vous ai donné, je dois aller parler à Monsieur le directeur. »

Marlene sortit de la salle et referma la porte derrière elle.

« Suis-moi. » ordonna-t-elle.

Sirius haussa un sourcil : avec le ton qu'elle venait de prendre, il pouvait voir pourquoi elle était devenue maîtresse d'école. Il lui emboîta le pas, et la suivit sans poser de question quand elle ouvrit une porte sur sa droite. Sirius ne sut pas vraiment pourquoi, mais il n'éprouva pas un sentiment particulièrement excité en se retrouvant, pas pour la première fois de sa vie, dans un placard à balai avec une jeune femme séduisante.

« Comment vas-tu? » demanda-t-elle, l'air concerné.

Elle leva le bras, puis le baissa sans avoir fait quoique ce soit.

« Ça va, et toi? » rétorqua-t-il d'un ton neutre.

« Rien à foutre de comment je vais! » rétorqua-t-elle doucement.

Elle leva à nouveau le bras, mais cette fois, elle posa doucement sa main sur la joue du jeune homme, la caressant délicatement.

« Ce n'est pas moi qui a dû voir un garçon que j'ai élevé pour les quatre dernières années de ma vie revêtir les vêtements de mon meilleur ami décédé. »

« Ça va, je te dis! » tonna-t-il.

Marlene eut un petit rictus, mais n'enleva pas sa main.

« Arrête, Sirius. James t'a bien dressé. Tu aboies, mais tu ne mords jamais. »

À la mention de son meilleur ami, le menton de Sirius se mit à trembler et une larme coula sur sa joue.

« Ne me dis plus jamais que James… »

Sirius ne put finir sa phrase : Marlene avait serré son collet dans ses poings et l'avait poussé contre la porte pour l'entraîner dans un baiser effréné. Sirius, d'abord surpris, lui répondit avidement, forçant ses lèvres à s'ouvrir et entraînant leurs langues dans une lutte pour la dominance de l'autre. Il passa rapidement sa main sous sa cuisse, et comme un ballet qu'ils avaient déjà maintes fois répété, Marlene monta ses jambes sur ses hanches, alors que Sirius la poussait sur le mur opposé. Il abandonna à contrecœur ses lèvres et ne fut soulagé que lorsqu'il les posa contre son cou, qu'il commença alors à sucer, lécher et mordiller avec application.

« Oh putain, Sirius… »

Il la déposa sur une boîte de Nettoie-tout magique de la Mère Grattesec et releva rapidement sa longue jupe, avant de glisser sa main dans la culotte de la professeure et de commencer à faire des mouvements circulaires autour de son clitoris.

« Oh Siri… »

« Tu te rappelles Halloween, en septième? »

« On doit vraiment parler de ça maintenant? » marmonna-t-elle en taisant un gémissement.

Sirius eut un sourire alors qu'il l'embrassait de nouveau.

« Ne t'empêche pas de gémir, tu sais que je performe toujours mieux sous les encouragements. » dit-il, un sourire aux lèvres.

« Oui, et bien, je jouis toujours plus vite quand des enfants ne m'entendent pas. » répliqua-t-elle aussitôt.

« Tu n'avais qu'à le demander. » répliqua-t-il en jetant un Silencio sur le placard, alors même que Marlene poussait un petit cri. « Il me semble qu'en septième, ta bergère sainte-nitouche portait beaucoup moins de vêtements que ta Blanche-Neige. » murmura-t-il dans son oreille alors qu'il entrait un doigt en elle.

« Oui, et, si je me rappelle bien, je t'avais fait attendre au lendemain matin pour te permettre de m'enlever ma culotte. »

« Elle est toujours sur toi, à ce que je sache. »

Marlene eut un petit rire, qui se transforma en un long gémissement alors qu'il entrait un nouveau doigt.

« Putain Siri… Oh! »

Sirius la sentit serrer ses jambes autour de lui, alors que sa tête se penchait vers l'arrière. Sirius en profita pour poser un baiser sous son menton.

« Par les couilles de Merlin, si tu savais comme ces rencontres dans les placards d'école m'ont manquées, Marlene… » murmura-t-il dans son oreille.

« Ce ne sont définitivement pas les couilles de Merlin qui m'ont manquées. » murmura-t-elle, une lueur taquine dans les yeux.

Elle le repoussa contre la porte, et s'agenouilla devant lui, commençant à se débattre avec sa ceinture avant que Sirius ne la repousse doucement.

« Tu ne devrais pas… »

Marlene leva les yeux.

« Quoi? Pourquoi? »

« Ton rouge à lèvre, il va… »

« Si je me rappelle bien, il y avait une rumeur, en cinquième, comme quoi retrouver du rouge à lèvre sur ta verge ne te dérangeait pas du tout… Il me semble qu'il y avait une fille de chaque maison impliquée… »

Elle ouvrit la ceinture avec un petit sourire victorieux sur les lèvres et une invitation au vice dans le regard, avant de descendre sa braguette.

« Comment expliqueras-tu aux enfants s'il te manque du rouge à lèvre? »

Marlene se leva aussitôt.

« Oh. Je n'avais pas pensé à… »

Elle secoua la tête et planta son regard dans celui de Sirius. Tout vice s'était échappé.

« Je peux toujours te faire une branlette, si tu veux. »

Elle sortit son membre de ses caleçons, mais Sirius la repoussa de nouveau.

« Trop risqué. Blanche-Neige ne peut pas retourner en classe avec du foutre sur sa robe, non? »

« Merde! » marmonna-t-elle.

Sirius sourit, et replaça sa perruque noire.

« Miss Marlene, votre langage! J'espère que vous n'utilisez pas un langage aussi ordurier devant les oreilles si pures et si chastes des étudiants de votre classe! »

Marlene lui donna une petite tape sur l'épaule, et l'embrassa doucement. Elle prit appui sur son épaule pour réajuster son soulier.

« Je t'en dois toujours une. »

Sirius sourit, et lui rendit son baiser, qu'il allongea un peu plus longtemps que nécessaire. Marlene le serra contre lui, pressant un peu trop son érection contre elle.

« Je déteste te laisser dans un état comme celui-là… »

Sirius sourit.

« Ne t'inquiète pas, je suis un grand garçon. Je peux m'occuper de ça tout seul. »

Marlene sourit à son tour.

« Tu veux dire que cette rumeur était fausse? » demanda-t-elle, une lueur de vice revenue dans son iris.

« Quelle rumeur? » demanda-t-il en fronçant les sourcils.

« À Poudlard, la légende voulait que jamais, au grand jamais, le grand Sirius Black ne s'était masturbé, puisqu'il y avait toujours une jeune demoiselle prête à répondre à ses moindres demandes. »

« Le spectacle t'intéresserait? » demanda-t-il, un rictus sur les lèvres.

« Pitié! Tu me connais trop bien pour savoir que je ne suis pas intéressée si je ne peux pas participer. » rétorqua-t-elle en levant les yeux au ciel.

Contre son gré, Sirius sentit son membre durcir un peu plus. Marlene sourit.

« Alors, quand puis-je te rendre la pareille? » demanda-t-elle.

Sirius sourit.

« Harry et moi, on a une tradition 'Samedi Cinéma' et il m'a demandé de t'inviter il y a des lustres. Tu pourrais te joindre à nous. » proposa-t-il.

Marlene détourna le regard. Sirius posa sa main sur sa joue et la força à le regarder de nouveau.

« Qu'est-ce qu'il y a? »

« Tu es le gardien légal de Harry, je ne sais pas si… »

« Ça ne semblait pas te causer de problème quand j'avais la main entre tes jambes. » rétorqua-t-il, légèrement fâché.

« Il y a une différence entre une baise rapide dans un placard et une relation… »

« Ce n'est pas une relation, c'est simplement une soirée à regarder un film, manger du pop corn et une baise dans un lit plus confortable. Je ne sais même pas si je compte t'offrir un café le lendemain matin… Si je te permets de rester jusqu'au matin… »

Marlene secoua la tête.

« Je dois y retourner, si les gamins continuent à manger des bonbons, je sens la révolution qui se prépare… »

Sirius sourit et l'embrassa de nouveau.

« Penses-y. »

Elle hocha la tête, lui laissa remonter sa braguette, ouvrit la porte et sortit. Sirius attendit quelques secondes pour faire bonne figure, puis sortit à son tour. Marlene avait déjà la main sur la poignée, et attendait visiblement qu'il la regarde.

« D'accord. »

Sirius sourit et entendit un son tonitruant alors qu'elle ouvrait la porte, suivi d'un très autoritaire « SEAMUS FINNIGAN, SI TU NE DESCENDS PAS TOUT DE SUITE DE CE CHANDELIER, TA MÈRE VA RETROUVER DES MORCEAUX DE TON CORPS PARTOUT EN ANGLETERRE! ».

Sirius transplana directement dans la salle de bain, jetant sans vraiment s'en soucier ses vêtements dans un coin, puis entra dans la douche. D'un geste devenu instinctif, sa main descendit à son membre, et il commença un rapide de va et vient : il éjacula après seulement quelques mouvements, en jurant abondamment.

Qu'est-ce qu'il lui avait pris? Sirius avait à peine eu quelques branlettes par des étrangères à moitié saoules dans l'allée à côté du bar, la dernière ayant eu lieu… quand déjà? Il y avait encore de la neige près de la poubelle, donc ce devait être… à la Saint-Valentin? Peut-être plutôt à la St-Patrick? Oui, maintenant qu'il s'en souvenait, ce devait être à la St-Patrick, la demoiselle avait une robe verte qui l'avait repoussé au premier abord et lui-même avait bu un peu trop de bière pour rester professionnel…

Sa dernière pipe avait eu lieu quasiment un an plus tôt, à l'anniversaire du décès de James et Lily, et pas dans les circonstances les plus glorieuses. Kate lui avait reproché son comportement évasif, ses nombreuses absences, et il s'était énervé. Il avait renversé une table et s'était isolé dans les toilettes, où il avait brisé un miroir d'un coup de poing avant de se mettre à pleurer. Jennifer, une serveuse qui avait depuis suivi son copain à Aberdeen, avait été envoyée par Kate pour s'assurer qu'il allait bien, l'avait pris en pitié, et c'était mise à genoux. Elle n'avait pas le talent de Marlene : elle utilisait trop peu sa langue et beaucoup trop ses lèvres, mais elle avait la gorge la plus profonde qu'il avait eu le plaisir d'expérimenter, et elle aimait qu'il lui tire les cheveux. L'expérience avait été somme toute correcte, mais il n'avait pas senti le besoin de le répéter – aidé en cela par l'arrivée, plus tard en soirée, de son copain, qui avait créé tout un scandale lorsque celui-ci lui avait cassé une bouteille de bière sur la tête, et que Sirius avait répondu en lui cassant le nez d'un coup de poing.

Son dernier rapport sexuel complet – putain, il commençait à sonner comme Remus – remontait… Sirius écarquilla les yeux. Se pouvait-il… La dernière fois qu'il avait baisé était le 27 octobre 1981, après la dernière réunion de l'Ordre du Phénix. Il avait passé la soirée à taquiner Dorcas Meadows sous la table, et ils avaient à peine eu le temps de se rendre à son appartement d'alors avant qu'il ne la prenne sur la table de la salle à manger. Dorcas n'avait rien de Marlene : elle participait moins, était quasiment silencieuse et se satisfait de très peu selon lui. Mais elle venait de rompre avec Benjy Fenwick, et Marlene lui manquait.

Puis, il n'y avait eu que Sirius, Harry et Remus. Il y avait eu le changement d'appartement, pour qu'Harry puisse avoir sa propre chambre, qui était rapidement devenue une salle de jeu puisque Sirius refusait de le laisser dormir seul. À deux reprises, d'anciens fidèles de Voldemort avaient essayé de le kidnapper : une fois sur le Chemin de Traverse, et une fois directement devant chez eux, lorsque le gamin avait répondu à la porte après avoir entendu la sonette. Sirius avait dès lors décidé qu'Harry dormirait dans sa chambre, malgré les protestations de Remus (« Sirius, tu es notre Gardien du Secret, jamais ils ne trouveront cet appart! »). Ramener une fille à la maison, avec ce petit bonhomme dans son lit, aurait été délicat, et il refusait de déstabiliser Harry en ne rentrant pas certains soirs.

Reprenant sa respiration, il soupira. Pouvait-il se permettre de passer cette soirée avec Marlene? Il avait toujours été gentleman avec ses conquêtes : Mr Potter, lorsqu'il l'avait recueilli en cinquième année, avait eu une discussion peu avant qu'il ne retourne à Poudlard sur l'attitude à avoir avec les filles. Si le vieil homme ne lui avait pas mentionné l'attitude à adopter au lit, il l'avait convaincu d'adopter une attitude un peu vieux jeu dans ses relations avec les filles : il avait toujours payé la facture de ses rendez-vous, ouvrait les portes, savait exactement où placer sa main sur leur dos, et, pour conclure à coup sûr, savait comment s'assurer qu'elle se sente comme le centre de son univers pour toute la durée de leur moment ensemble. Il avait, sans même s'en rendre compte, adapter cette attitude à sa vie sexuelle, et avait peut-être été le seul garçon de son année à pouvoir se vanter d'avoir donné un orgasme à chacune de ses partenaires, avant que lui-même ne jouisse.

Serait-il capable de donner un moment aussi magique qu'autrefois à Marlene? Marlene avait toujours eu une place particulière dans sa vie amoureuse. Ils n'avaient jamais été un couple officiel, et son départ pour l'Inde le lendemain de leur cérémonie de remise de diplôme avait coupé court à toute éventuelle relation. Mais ils s'étaient toujours retrouvé, ils avaient réussi à se soutenir l'un et l'autre dans les moments les plus difficiles et, il devait l'avouer… elle avait été son meilleur coup, et de loin. S'il arrivait à jouir en moins de quarante-cinq secondes alors qu'il se branlait, combien de temps parviendrait-il à tenir en la sentant, chaude et humide contre lui?

Des coups à la porte le sortir de ses pensées.

« Sirius! Putain d'enfoiré, j'espère pour toi que j'aurai encore de l'eau chaude pour me doucher! Sors, bordel de merde, je dois être au boulot dans quinze minutes! »

Il soupira, éteignit l'eau et attrapa une serviette.

« Ça va, Dora. Pas la peine de crier. Je sors. »