Moony's settling down – 25 décembre 1985
Les derniers mois s'étaient passés à merveille. Marlene passait de plus en plus de temps chez lui, et Harry et elle s'adoraient. Ils avaient quelque fois laissé Harry chez une de ses amies pour faire des sorties à quatre avec Remus et Tonks, et tous leurs horaires s'arrangeaient parfaitement pour qu'Harry passe le moins de temps possible seul.
Les choses s'étaient tellement bien passées que, la semaine précédente, lorsque Remus était allé dîner chez Andromeda et Ted, Sirius lui proposa de les inviter à dîner pour Noël. Remus avait eu l'air surpris au départ, mais les avait invités. Et maintenant, les choses allaient nettement moins bien, puisqu'ils avaient accepté.
Sirius avait donc passé le reste de la semaine à nettoyer l'appartement, acheter un nouvel ensemble pour Harry, et regarder Marlene préparer à manger en sous-vêtement alors qu'Harry était chez les Londubat.
Il profitait donc d'un moment de répit sous la douche, heureux de se retrouver enfin seul, lorsque la porte s'ouvrit. Sirius soupira.
« Qu'est-ce qu'il faut faire pour avoir la paix pendant quinze minute dans cet appartement? »
À ce moment, il ouvrit les yeux et vit Marlene, qui avait légèrement tiré le rideau, lui donnant le temps de l'admirer dans toute sa nudité.
« Oh merde… »
« Tu préfères peut-être que je retourne attendre dans la cuisine? » proposa Marlene en faisant mine de s'éloigner.
« Oh non, toi, tu restes ici! »
Il la prit par la taille et la tira sous le jet, l'entraînant dans un baiser entrecoupé de rire.
« J'aime bien tes surprises du matin… » murmura-t-il contre ses lèvres.
« Harry avait peur que tu prennes toute l'eau chaude, alors puisqu'il t'a surpris nu avec moi beaucoup trop souvent, il m'a dit que, pour économiser l'eau, je devrais aller prendre ma douche avec toi puisque, et je le cite, ça ne devrait pas te déranger puisque tu m'as déjà montré ton zizi. »
Sirius éclata de rire et l'embrassa.
« Il ne sait pas qu'on va utiliser deux fois plus d'eau chaude en prenant notre douche ensemble qu'en la prenant séparément? »
« Visiblement non, » répliqua-t-elle alors qu'il l'appuyait contre le mur et montait ses jambes autour de sa taille, l'entraînant dans un long baiser.
Il regarda en souriant l'eau coulé sur son corps, perlé à des endroits qu'il n'avait jamais remarqué. Marlene sourit en lui donnant un baiser rapide, elle le força à la redéposer sur le sol et lui fit dos.
« Qu'est-ce que tu… » demanda Sirius.
« Et bien, si tu n'envisages pas de faire quoique ce soit et que tu continues à regarder l'eau me couler sur le corps dans je ne sais quelle fausse poésie transmise par mes mamelons, autant me laver, non? »
Elle attrapa la barre de savon et commença à se frotter le ventre.
« Tu plaisantes, non? »
Marlene ne prit même pas la peine de se retourner alors qu'elle commençait à frotter sa poitrine.
« Non. Je suis persuadée que tu vas passer tout notre temps ensemble sous la douche à m'admirer sans même oser me toucher, alors autant prendre la situation en main et m'occuper de moi-même. »
« Je… c'était une mise en appétit? Merde, tes seins sont une œuvre d'art, Marlene, autant les admirer… »
« Et bien, monsieur l'artiste, mettez-vous à l'ouvrage! » rétorqua-t-elle.
Sirius ne se le fit pas répéter et colla son torse contre son dos, prenant ses seins entre ses mains et embrassant doucement son cou. Il sourit en l'entendant gémir, puis laissa un de ses seins pour glisser sa main entre ses jambes.
« Sirius… » haleta-t-elle alors qu'il capturait ses lèvres.
Elle écarta légèrement ses jambes et appuya ses mains contre le mur de la douche.
« Sirius, j'ai envie… »
« Toute bonne chose en son temps, mon amour… »
« Non, je… j'ai envie… je veux que tu me la mettes dans le cul. »
Il ne savait pas si c'était le fait qu'elle utilise un langage aussi cru ou si c'était simplement l'idée de la prendre comme ça qui l'excitait autant. Elle sourit en sentant Sirius se durcir contre elle. Elle tendit la main derrière elle et commença à lui faire subir un lent mouvement de va et vient.
« On n'est… on n'est pas obligé de… si tu… »
« Sirius, j'en ai envie. »
« D'ac… d'accord. »
Il soupira contre son cou alors qu'elle le guidait vers elle. Il continua à caresser doucement son clitoris du bout des doigts, alors qu'il se sentait entrer en elle, guidé par sa main. Il resta immobile un instant lorsqu'elle replaça ses deux mains sur le mur et se mordit la lèvre inférieure.
« Tu es sûre? » murmura-t-il contre son oreille.
Il accéléra légèrement son mouvement autour de son petit bouton de chair, et accentua ses baisers dans son cou.
« Ça va aller, » murmura-t-elle. « Juste… n'arrête pas ce que tu fais, ok? »
Il hocha la tête et entama un long mouvement de va et vient, sans arrêter ses baisers et ses caresses. Il soupira en la sentant se tendre contre lui, alors que Sirius voyait les larmes pointées aux coins de ses yeux.
« Marlene, sérieusement… »
« Non! »
« Marlene, si je te fais mal, ça ne m'excite pas… Je préfère te faire plaisir… »
« Tu me fais plaisir… »
« Pas si je te fais pleurer… »
« Je ne vais pas pleurer. »
Sirius soupira.
« Continue, s'il te plait… »
Il recommença son mouvement de bassin, accéléra les mouvements contre son clitoris et captura ses lèvres dans les siennes. Il ne fut soulagé que lorsqu'il la sentit gémir contre ses lèvres, et il se permit alors un léger grognement.
« Tu vois, tu aimes ça… » murmura-t-elle contre ses lèvres.
« Je me fous complètement d'aimer ça ou pas, si toi tu n'aimes pas ça » rétorqua-t-il en l'entraînant dans un nouveau baiser.
Marlene émit une série de gémissements, et Sirius éjacula alors rapidement. Ils se laissèrent tomber sur le sol, et Sirius prit Marlene dans ses bras, la berçant doucement en lui embrassant les cheveux.
« Merci » murmura-t-il.
Marlene sourit et lui embrassa doucement le cou.
« Joyeux Noël. » fit-elle
Il sourit et captura doucement ses lèvres. Au même moment, des petits coups pressés se firent entendre contre la porte.
« Tonton Sirius, viiiiiite, je dois prendre ma douche avant qu'Andy et Ted n'arrive! » fit la voix d'Harry.
Sirius soupira et embrassa une dernière fois la joue de Marlene avant de sortir de la douche. Il s'enroula rapidement dans une serviette, puis fit de même avec Marlene, qu'il prit ensuite dans ses bras alors qu'elle appuyait sa tête contre son cou. Il ouvrit alors la porte et laissa Harry entrer, puis sortit de la salle de bain et entra dans sa chambre, refermant la porte derrière lui. Il allongea Marlene sur son lit et enfila rapidement son pantalon avant d'aller la rejoindre. Il frotta doucement son nez contre le sien et embrassa son front.
« Je t'ai fait mal? » demanda-t-il, visiblement inquiet.
Elle sourit et lui caressa la joue.
« Un peu, mais au début seulement. Ensuite, c'était même plutôt plaisant. » admit-elle.
« On ne le refera plus. » déclara-t-il en l'embrassant.
« Je t'ai dit que c'était plutôt plaisant. »
Sirius soupira.
« Marlene, je ne veux pas te faire de mal, même pas pour une seconde. Si on fait quoique ce soit qui ne te fait pas au minimum grimper au plafond, on ne le refera plus. »
Marlene sourit et l'embrassa à son tour avant de se lever. Sirius se coucha sur le dos et la regarda enfiler sa culotte et revêtir une robe dorée qui lui arrivait à la mi-cuisse et laissait son dos nu. Elle sécha alors d'un coup de baguette ses cheveux blonds, qui tombèrent en vagues légères sur ses épaules.
« Tu es sublime » murmura-t-il en s'asseyant sur le lit.
Elle sourit et vint s'asseoir à côté de lui. Il en profita pour l'embrasser doucement, caressant doucement son cou de sa main.
« J'aime quand tu es persuadé de m'avoir fait du mal. Tu es encore plus délicat qu'habituellement avec moi. »
« Je ne veux pas te faire du mal… » murmura Sirius.
Elle sourit et l'embrassa.
« Pourquoi penses-tu toujours que tu me feras mal? » demanda-t-elle.
Sirius soupira.
« James t'a-t-il déjà dit de l'état dans lequel j'étais quand je me suis enfui de chez moi? »
Elle secoua la tête. Sirius prit une longue inspiration et appuya son front sur le sien.
« Mes parents avaient appris que j'avais fréquenté… Je ne me rappelle plus qui. Tu sais, cette Poufsouffle dont les parents étaient moldus? Celle qui disait qu'elle deviendrait vétérinaire quand elle sortirait de Poudlard? »
Marlene haussa les épaules.
« Enfin bref. Disons que même si ce n'était pas sérieux, la rumeur tombait mal puisque mes parents souhaitaient me fiancer cette année-là à une cousine à moi, du côté de ma mère. Donc mon père a décidé qu'il était temps de casser mon caractère. »
Sirius soupira.
« J'ai passé trois semaines chez mes parents cet été là. Pendant tout ce temps, j'étais enfermé dans une petite pièce derrière la chaudière de la cuisine. J'avais à peine de la place pour m'asseoir si j'allongeais mes jambes. Il faisait tellement chaud à cause de la chaudière, et en même temps il y avait ce genre d'humidité constante… aucune fenêtre, et j'avais seulement droit aux restes de table, s'il restait quelque chose… Mon père me faisait subir une séance de Doloris à tous les jours. »
« Sirius, je… »
Sirius la fit taire d'un baiser.
« J'ai réussi à m'enfuir après trois semaines parce que mes parents ont fait une réception. Kreacher a oublié de refermer la porte parce que ma mère l'appelait pour faire le service de je ne sais pas quel hors-d'œuvre. Elle m'a vu traverser la salle de réception à quatre pattes et prendre la poudre de Cheminette pour me rendre chez les Potter et n'a rien fait pour me retenir. Quand je suis arrivé, Mr et Mrs Potter m'ont amené d'urgence à Ste-Mangouste pour qu'on s'occupe de moi. J'avais une pneumonie, et je souffrais de déshydratation sévère et de malnutrition. C'est moi qui ai demandé à Mr et Mrs Potter de ne pas porter plainte contre mes parents parce que je ne voulais pas les revoir, même pas en cour. »
Sirius prit une nouvelle inspiration.
« Ce que je veux dire… C'est que je sais ce que ça veut dire d'avoir mal, et je crois qu'il y a tellement de façon pour se faire plaisir mutuellement sans que l'un ou l'autre souffre, que je ne vois pas pourquoi on devrait y ajouter de la douleur. »
Marlene hocha la tête et lui sourit avant de l'embrasser délicatement.
« D'accord. » murmura-t-elle contre ses lèvres.
« Merci. »
« Tu devrais t'habiller avant que ta cousine et son mari n'arrivent. »
Sirius hocha la tête et se leva pour enfiler sa chemise.
« Tu veux bien m'aider avec ma cravate? » demanda-t-il.
Elle se leva à son tour et s'approcha de lui, lui passant la cravate au cou avant de le tirer vers elle pour l'embrasser.
« Tu sais, je crois que je t'ai choisi seulement parce que tu dois porter une cravate au boulot. Putain ce que c'est sexy, un homme qui s'habille chic… »
Sirius eut un petit rire en répondant à son baiser.
« Ah oui? Est-ce que tu es en train de proposer un jeu de rôle? Du genre 'Patron vicieux qui saute sa secrétaire en chaleur'? »
Marlene éclata de rire en voyant une petite lueur vicieuse dans ses yeux.
« Non, en fait, je veux qu'à chaque fois où tu remonteras le nœud de ta cravate aujourd'hui, tu penses à comment tu vas répéter ce nœud autour de mes poignets pour m'attacher à la tête de lit et faire tout ce que tu veux de moi ce soir. »
Elle donna alors un baiser à Sirius qui le laissa haletant, puis se détacha de lui, enfila ses sandales noires et sortit de la pièce alors qu'on cognait à la porte. Sirius prit quelques secondes pour reprendre ses sens, puis la rejoignit dans le hall d'entrée, où Tonks serrait sa mère dans ses bras alors que Ted prenait Harry dans les siens, sous le regard bienveillant de Remus et Marlene.
« Salut Andy! » s'exclama-t-il en l'embrassant sur les joues. « Je te présente Marlene McKinnon, ma copine. »
Andromeda lui sourit, puis se tourna vers Marlene et la serra dans ses bras.
« Vous devez être très spéciale pour que Sirius accepte que nous nous rencontrions. Vous êtes la première que j'ai la chance de voir. »
Marlene sourit alors que Sirius passait son bras autour de ses épaules.
« 'Lena, elle est vachement cool, Andy! » s'exclama Harry. « Elle sait plein de chose, c'est ma professeure. »
« Voyez-vous ça, une professeure! » fit Ted, un sourire aux lèvres. « Elle arrivera peut-être à mettre quelque chose dans la tête de Sirius, tu en penses quoi, bonhomme? »
Harry éclata de rire alors que Ted le redéposait sur le sol.
« Dora, tu sais quoi? » s'écria Harry.
« Non, qu'est-ce qu'il y a? »
« Remus, il m'a dit que je n'avais pas le droit d'entrer dans le salon parce que le Père Noël est passé cette nuit! »
« Non! Le vrai? » s'exclama Tonks, feignant la surprise.
Le petit garçon hocha la tête en haussant les sourcils, ce qui fit sourire Sirius. Tonks et Harry se dirigèrent en courant vers le salon, suivi de Remus, Ted et Marlene. Andromeda se tourna alors vers Sirius.
« Profites-en bien, c'est sans doute la dernière année où il croira encore au Père Noël. »
« Ils grandissent beaucoup trop vite » soupira Sirius.
Elle hocha la tête en souriant, passant son manteau au jeune homme, qui l'accrocha dans la penderie.
« Elle a l'air d'être une fille sympa. »
« Elle l'est. »
« Elle semble prendre bien soin d'Harry. »
« Effectivement. »
« Tu crois que c'est la bonne? »
Le regard de Sirius se perdit vers le salon, et il finit par hausser les épaules.
« Si je ne gâche pas tout… Peut-être. »
Andromeda sourit alors qu'il ramenait son regard vers elle, lui rendant son sourire. Il fronça les sourcils en la voyant retirer une bague en argent terni et la lui tendre.
« Qu'est-ce que c'est? » demanda-t-il en l'inspectant.
« C'est la bague qui m'a fait décider de quitter notre famille. »
Sirius leva les yeux vers elle et fit mine de la lui rendre, mais elle la refusa d'un signe de la main.
« Ted et moi avons commencé à nous fréquenter en revenant des vacances d'été, en septième. Il m'a demandé en mariage avec cette bague avant les vacances de Pâques. J'ai demandé le week-end pour y réfléchir. Je la portais en pendentif, et ma mère l'a vue. Nous nous sommes disputées. En fait, elle a fait un long monologue comme quoi j'étais la pire des imbéciles de vouloir me marier par amour, que je finirais seule et pauvre, abandonnée de tous. »
Elle eut un petit rire nerveux.
« Et maintenant regarde-moi. Je suis toujours mariée, j'ai une fille sublime, et je suis certaine que j'aurais bientôt des petits-enfants. Je suis heureuse et bien entourée. Donc finalement… Cette bague est un véritable porte-bonheur. »
Elle referma le poing de Sirius autour de la bague.
« J'aurais aimé la donner à Dora, mais Remus avais déjà une bague de son arrière-grand-mère, donc… Ne le dis pas, mais je crois qu'il va bientôt lui demander de l'épouser. Et comme tu as toujours été comme un fils pour moi, logiquement, elle te revient. »
Sirius sourit et regarda son poing.
« Je ne sais pas si Marlene est la bonne pour toi, puisque je ne la connais pas. Mais si tu crois qu'elle l'est, alors offre-lui cette bague, s'il te plait. »
Sirius hocha la tête et mit la bague dans sa poche.
« Je crois qu'elle l'est. »
« Tant mieux. »
Ils passèrent au salon et Sirius se laissa tomber dans le fauteuil, aux côtés de Marlene.
« Est-ce que tu m'offres un cadeau? » demanda-t-il d'un ton enfantin.
« Tu veux dire que ce matin, dans la douche, ça ne comptait pas? » répondit-elle sur le même ton.
Sirius eut un petit rire en l'embrassant doucement. Tonks soupira et posa ses mains sur les oreilles d'Harry, qui était assis sur le sol, en face d'elle.
« Est-ce qu'on doit vraiment le savoir à chaque fois où vous vous envoyez en l'air? » demanda-t-elle, légèrement exaspérée.
« Si tu veux, je peux te mettre sur la liste d'appel pour te prévenir. » rétorqua Sirius en lui tirant la langue.
« Les enfants! » les rappela Andromeda.
Marlene éclata de rire avant de se blottir un peu plus contre Sirius.
« Woah, le Père Noël a été vachement généreux cette année, bonhomme, non? » remarqua Ted en admirant la pile de cadeau.
« Draco Malefoy, il dit que le Père Noël n'existe pas. Moi je dis qu'il dit ça parce qu'il est trop stupide et méchant pour que le Père Noël lui apporte des cadeaux. » répliqua Harry.
Andromeda et Sirius éclatèrent de rire, recevant un regard autoritaire de Marlene.
« Harry, on ne dit pas des méchancetés contre les autres enfants. » fit-elle d'un ton sévère.
« Mais c'est vrai, 'Lena! »
« Harry… »
« D'accord. » fit le petit garçon d'un air déçu.
Sirius cacha son sourire dans les cheveux de Marlene, qui lui donna un petit coup de poing sur le torse.
La séance de cadeau se passa comme un charme. Harry fut, comme à son habitude, extrêmement gâté et Sirius se demanda encore une fois où ils parviendraient à ranger tout ça (il se demanda un instant s'ils avaient vraiment besoin de lait pour les céréales le matin, puisqu'il lui semblait bien que la piste de balais de course avait juste la bonne taille pour entrer sur cette tablette-là du réfrigérateur). Marlene lui donna un long baiser qui causa au moins quatre protestations de la part d'Harry quand elle ouvrit l'enveloppe qui contenait les billets pour le concert des Bizarr' Sisters et remercia abondamment Harry pour le dessin qu'il lui avait fait.
« Je crois qu'on a fini, non? » fit Ted.
« Non, il reste un cadeau dans l'arbre. » cria Harry en se levant pour aller le saisir.
Du coin de l'œil, Sirius vit Remus blêmir. Il eut un sourire.
« Pour qui c'est bonhomme? » demanda Sirius.
« N… y… m… Nym… Nymphadora! »
« L'as-tu lu ou deviné? » demanda Marlene.
« Je l'ai lu! » assura Harry en hochant abondamment la tête.
« Bien sûr… » murmura Marlene en secouant la tête.
Harry traversa la pièce et donna la petite boîte à Tonks, qui était assise sur le sol, la tête appuyée sur la jambe de Remus. Elle lui sourit et lui donna un baiser sur le front.
« Merci Harry. Tu vois de qui c'est? »
« Il y a seulement ton nom dessus. »
Tonks fronça les sourcils et enleva le ruban et le papier, laissant voir une petite boîte en velours bleu usée. Elle leva les yeux vers Remus et lui sourit.
« C'est de ta part? » demanda-t-elle
Remus hocha la tête. Elle fronça les sourcils, visiblement consciente de la nervosité de son petit ami. Elle ouvrit la boîte et porta sa main à sa bouche en voyant la bague. Remus se leva et s'agenouilla à côté d'elle.
« C'était… c'était une mauvaise idée, je… Oublie ça. » fit Remus en faisant mine de reprendre l'écrin.
« Qu'est-ce qui est une mauvaise idée? » demanda Tonks en le mettant hors de sa portée.
« Je voulais te demander de m'épouser, mais… »
« Oui! »
Elle se jeta sur lui, le faisant tomber à la renverse, riant et répétant constamment des « oui! » ponctués de baisers et d'autant de « berkkkk! » de la part d'Harry. Tous éclatèrent de rire alors qu'ils se relevaient et Sirius fut le premier à les applaudir.
Ils convinrent, après moult félicitations et embrassades, de passer à la cuisine et de s'attabler.
« Alors, aux nouveaux fiancés l'honneur de couper la dinde! » s'écria Sirius en posant le volatile sur la table.
Remus sourit et se leva après avoir embrassé rapidement Tonks. Aussitôt, on entendit des coups à la porte. Remus tourna un regard interrogateur vers Sirius.
« On attendait quelqu'un d'autre? » demanda-t-il.
Sirius secoua la tête.
« Mrs Londubat et Neville étaient sensés passer en après-midi, ils ont peut-être de l'avance. Commencez à manger, je vais aller répondre. »
Il quitta la salle alors qu'Harry lançait un « Tonton Remus, je peux avoir une cuisse s'il te plait? » et avança dans le corridor. Il ouvrit la porte et sourit à un jeune homme aux courts cheveux blonds et aux yeux noirs, qui portait un manteau ajusté.
« Je peux vous aider? » demanda-t-il.
« Est-ce que Marlene McKinnon est ici? »
« Qui la demande? ».
« Sa colocataire m'a dit que je pourrais la trouver ici. Marlene est-elle là? »
« Vous n'avez pas répondu à ma question. »
« MARLENE! »
L'homme poussa Sirius sur le côté et entra dans l'appartement sans attendre d'y être invité. Sirius l'attrapa alors par le collet et le tira vers l'arrière.
« Écoute mec, tu ne tombes vraiment pas sur une bonne journée, alors je te demande gentiment de foutre le camp avant de… »
« MARLENE! »
À ce moment, Marlene apparut au bout du corridor. Sirius remarqua aussitôt qu'elle était beaucoup plus pâle que d'habitude.
« Kyle… » murmura-t-elle en s'approchant.
« Tu veux bien dire à cet homme des cavernes de me laisser tranquille et… »
Marlene jeta un regard suppliant à Sirius qui, au contraire, resserra son emprise sur le collet du jeune homme.
« Écoute mec, je crois qu'elle souhaite que tu foutes le camp et qu'elle est trop polie pour le dire, alors rend les choses plus facile pour tout le monde et sors d'ici. »
« 'Lena, qu'est-ce qu'il y a? » demanda Harry en entrant dans le corridor et en s'approchant d'eux.
Sans détourner son regard de Sirius, Marlene leva le ton.
« Harry, va voir Remus et dis-lui de te donner une portion de dessert tout de suite, d'accord? »
« Mais je n'ai pas encore mangé ma dinde. »
« Harry, tout de suite! »
Une fois Harry sortit du champ de vision de Sirius, celui-ci laissa aller le collet du jeune homme et tourna son attention vers Marlene.
« Qu'est-ce que tu fous ici? » demanda-t-elle, la voix neutre.
Sirius se positionna de façon à reprendre rapidement contrôle de la situation, puisqu'il avait le sentiment que tout cela allait bientôt dégénérer.
« J'ai sauté dans le premier avion depuis Mumbai pour venir te voir. »
Il tendit un bras vers elle, mais Marlene fit un pas vers l'arrière.
« Je t'ai dit que c'était fini. Je t'ai dit que ça ne marchait plus. »
« Marlene, je t'ai déjà dit que cette fille ne comptait pas… »
Sirius retint de justesse sa mâchoire de tomber sur le sol. Comment pouvait-on tromper une fille comme Marlene McKinnon, qui était l'érotisme fait femme?
« Bien sûr, pas plus que les soixante-dix-sept autres qui sont passées dans ton lit dans les derniers quatre mois de notre relation. Et ce n'est pas toutes ces femmes qui m'ont décidé à partir, c'est toi. Ta tendance à diminuer les autres pour te sentir plus grand, ta méchanceté envers les gens plus faibles que toi… Tu me dégoûtes, Kyle. J'ai envie de vomir quand je te vois. »
Le jeune homme leva la main et prit le bras de Marlene, qu'il serra beaucoup trop fort au goût de Sirius.
« Kyle, lâche-moi, tu me fais mal. Kyle! »
Sirius passa alors son bras autour du cou du jeune homme et le fit basculer vers l'arrière, continuant sa prise de tête.
« Écoute, mec. La dame te demande de la laisser tranquille. Je te suggère fortement de faire ce qu'elle dit si tu tiens à sortir d'ici en un morceau. »
« Et c'est qui l'autre, ton gamin? Tu te rends compte un peu, il y a six mois, tu disais que tu n'aurais jamais d'enfant. Mais quelle pute tu fais! »
« Experlliarmus! »
Sirius et le jeune homme foncèrent alors contre un mur, faisant lâcher sa prise à Sirius. Il vit du coin de l'œil Remus qui s'approchait depuis le bout du corridor, baguette en main. Marlene fit quelques pas vers eux, puis donna un violent coup de poing contre le visage de l'autre homme.
« Écoute-moi bien, putain de connard. Même en utilisant uniquement les trois neurones qu'il te reste, tu aurais réalisé que ce merveilleux gamin est beaucoup trop âgé pour être le mien. Tu comprendrais aussi que je ne voulais pas d'enfants avec toi parce que je m'en serais voulu à mort si je t'avais laissé leur faire subir les mêmes choses que tu me faisais endurer. »
Elle se leva et ouvrit la porte.
« Fous le camp. »
Le jeune homme la regarda, incrédule.
« Tu plaisantes, j'espère? »
« FOUS LE CAMP! »
Il eut un petit rictus, se leva et se tourna vers Sirius.
« Amuse-toi bien avec cette pute. C'est tout ce qu'elle est capable de faire. »
Sirius allait lui donner un nouveau coup de poing, mais il fut distrait par un cri de guerre suraigu qui s'approchait du bout du corridor. Il tourna la tête juste à temps pour voir Harry passer devant lui et pousser le jeune homme hors de l'appartement et par-dessus la balustrade.
« Miss Marlene elle est super cool et super intelligente et toi t'es un gros connard! Va te faire foutre! »
Sirius n'avait pas vraiment le cœur à lui reprocher son écart de langage alors qu'Harry revenait à l'intérieur et fermait la porte avant de se jeter sur Marlene, qui le prit dans ses bras en lui souriant. Sirius verrouilla discrètement la porte derrière lui et s'approcha d'eux.
« Je suis tout à fait rassurée maintenant que je suis entourée par mes deux preux chevaliers. »
Sirius sourit et l'embrassa rapidement.
« Ça va aller? » demanda-t-il en collant son front sur celui de Marlene.
Elle hocha la tête et reporta son attention vers Harry.
« On peut retourner manger? » demanda celui-ci.
« Bien sûr. »
Elle le redéposa sur le sol alors que Sirius passait son bras autour de ses épaules pour la serrer contre lui et lui embrasser le dessus de la tête. À ce moment, Harry, qui avait fait quelques pas en direction de la salle à manger, se tourna vers eux.
« Sirius, c'est quoi une pute? » demanda-t-il.
« C'est… »
Il jeta un regard menaçant à Remus qui rigolait doucement au bout du corridor. Celui-ci décida alors (enfin) de venir en aide à son ami.
« Qui veut une deuxième portion de pommes de terre? »
« MOI! » hurla Harry.
Le reste de la soirée se passa plus tranquillement et, après quatre courses enlevantes sur la piste de balais d'Harry, Ted, Andromeda, Remus et Nymphadora retournèrent chez les Tonks. Harry s'effondra sur le sofa alors que Marlene et Sirius finissaient de nettoyer dans le salon. Marlene s'approcha de ce dernier et passa ses bras autour de son cou.
« Tu veux que je t'aide à nettoyer la cuisine? » demanda-t-elle.
Sirius secoua la tête et l'embrassa.
« Non. Va m'attendre dans la chambre. Je mets les restes de gâteau au réfrigérateur et je viens te rejoindre. »
Elle hocha la tête et l'embrassa de nouveau.
« Dépêche-toi alors. Je n'ai pas oublié ce que je t'ai dit au sujet de cette cravate. »
« J'espère bien. »
Elle eut un petit rire et quitta la pièce en ondulant légèrement des hanches sous le regard de Sirius. Il secoua la tête pour reprendre ses esprits, puis passa à la cuisine pour finir de ranger la nourriture. Il prit une grande inspiration et entra ensuite dans sa chambre.
Il sourit en voyant Marlene étendue de tout son long sur le ventre, dans un ensemble de sous-vêtements rouges assortis qu'elle ne portait pas au matin, lorsqu'il l'avait vu s'habiller. Il s'avança un peu plus et vit qu'elle feuilletait une de ses revues pornographiques. Il se coucha à côté d'elle et l'embrassa sur la joue.
« De la lecture sérieuse, ce soir, Miss McKinnon? Pas de correction de travaux? »
« Je t'attendais et je me demandais dans quelle position on pourrait le faire ce soir, alors je cherchais de l'inspiration… » rétorqua-t-elle en tournant la page.
Son regard s'attarda un peu trop longtemps au goût de Sirius sur une blondasse plantureuse.
« Tu sais que tu es cent fois plus sexy que cette fille, non? » murmura-t-il.
Elle sourit alors qu'il l'embrassait à la commissure des lèvres.
« Je ne sais pas si je suis cent fois plus sexy que cette fille. Mais je sais que c'est comme ça que tu me fais sentir, et j'aime ça. »
Ils s'embrassèrent pour un long moment, avant que Sirius ne rompe leur union.
« Tu veux qu'on parle de ce qui s'est passé avant le repas? » demanda Sirius en caressant du bout des doigts la marque laissée par l'emprise qu'avait eue Kyle sur son bras plus tôt.
Marlene soupira, poussa Sirius sur le dos et se blottit contre son épaule.
« Kyle est un ingénieur qui travaillait avec moi au Pakistan. Il faisait les plans pour les orphelinats, je m'occupais des enfants… Il me faisait penser à toi, mais à tes pires côtés. À toi quand tu revenais des vacances avec ta famille, quand tu étais sauvage et qu'il fallait qu'on t'apprivoise à nouveau tant tu te révoltais contre le monde. On lui a offert un poste à Mumbai, mais je n'étais pas capable de me trouver un emploi, puisque je ne parlais pas le marathi. »
Elle commença à faire des dessins sur son ventre, alors que lui jouait avec ses cheveux.
« J'étais constamment enfermée dans la maison. Je n'avais plus d'amis, plus de collègues… Il a commencé à être violent. Il me culpabilisait constamment parce que je faisais quelque chose, ou qu'au contraire, je ne faisais pas quelque chose… Si je rentrais à la maison et que j'étais habillée d'une façon qui ne lui plaisait pas, il m'enfonçait la tête dans le bain jusqu'à ce que je perde conscience. Il m'a trompé tout au long de notre relation, et je n'osais pas partir puisque je ne connaissais personne pour m'aider… Si je ne succombais pas à ses moindres désirs, il s'inventait un fantasme cent fois pire… »
« C'est pour ça que tu as voulu… » commença Sirius.
Il détourna le regard. Il espérait vraiment qu'elle ne lui avait pas demandé cette sodomie par crainte qu'il la frappe si elle ne le faisait pas. Marlene leva les yeux vers lui.
« Quoi? » demanda-t-elle
« Ce matin, dans la douche… M'as-tu demandé… parce que tu avais peur de moi? »
Elle soupira, et recommença ses dessins.
« Non. C'est plutôt le contraire. Je sais que, sous tes dehors de type insouciant et indépendant, tu es un homme doux et tendre. Je savais que toi, tu ferais attention, et tu te soucierais que j'y prenne du plaisir et que ce soit agréable pour moi aussi. »
Elle se hissa jusqu'à ses lèvres et l'embrassa longuement.
« Tu sais… Je ne l'avais jamais fait… par là… avec un autre gars. »
Sirius sourit et lui rendit son baiser.
« Si ça peut te rassurer, je ne l'avais jamais fait avec une autre fille non plus. »
Elle sourit à son tour et l'embrassa.
« Comment es-tu partie? » demanda Sirius.
« Et bien, mon père avait une mission à New Delhi, et comme mes parents n'avaient pas de mes nouvelles depuis plus d'un an et demi, il a exigé de me voir… Donc Kyle a dû me laisser prendre le train de Mumbai à New Delhi seule… Mais avant, il s'est fâché, je ne me rappelle plus pourquoi, et quand je suis arrivée à New Delhi, j'avais des ecchymoses partout et trois fractures, une à la jambe et deux aux côtes. Mon père m'a accompagné à Mumbai pour lui dire clairement que c'était fini entre lui et moi, et ensuite, il m'a fait rentrer au pays d'urgence. Et c'est comme ça que ça c'est terminé. »
Sirius caressa doucement ses cheveux.
« Je ne cherche pas ta pitié. Je ne veux pas te faire sentir coupable. C'est une partie de ma vie et je n'en ai pas honte. Mais crois-moi, je ne laisserai pas cette histoire se répéter une seconde fois. »
Sirius l'embrassa.
« Et je n'ai pas l'intention de te faire passer à travers ça une seconde fois. » rétorqua-t-il.
Elle sourit et lui rendit son baiser. Sirius se détacha de son étreinte et se leva.
« J'ai quelque chose pour toi. »
Il sortit la bague d'Andromeda de la poche de son pantalon et vint se recoucher entre ses jambes, déposant son menton entre ses seins.
« Est-ce que tu me demandes en mariage? »
« Quoi? Bien sûr que non! McKinnon, quand je vais te demander de m'épouser, crois-moi, nous porterons tous les deux beaucoup moins de vêtements. »
Elle éclata de rire alors qu'il tournait la tête pour embrasser sa poitrine à travers son soutien-gorge.
« En fait, c'est une bague d'engagement futur. »
Marlene haussa un sourcil, le sourire toujours aux lèvres.
« Une bague d'engagement futur? »
« Oui. Je ne te demande pas en mariage tout de suite. Mais c'est une bague pour que tu saches qu'un jour, et je crois que ce jour n'est pas trop éloigné, je le ferai. Donc… »
Il prit sa main et passa la bague à son annulaire.
« Mademoiselle Marlene McKinnon, acceptez-vous l'idée que moi, Sirius Black, vous demande en mariage dans les mois à venir? »
Elle hocha la tête alors qu'il l'embrassait.
« Est-ce que c'est le moment où tu m'attaches enfin à la tête de lit? » demanda-t-elle à bout de souffle.
