Easter with the McKinnons – Vendredi 5 avril 1986
L'adaptation entre Harry et Marlene s'était fait admirablement bien, et Sirius n'aurait pu être plus heureux. Le plus dur avait été d'apprendre à Harry à dormir dans sa propre chambre, et de ne pas se rendre chez Remus et Tonks à chaque fois que Sirius ou Marlene refusait de céder à ses caprices, mais ils étaient parvenus à contrôler la situation (et le fait que Remus et Tonks passent à l'appartement dîner tous les deux jours, ce qui permettait à Harry de se plaindre de Sirius et Marlene régulièrement, y était peut-être pour quelque chose). Marlene leur sauvait probablement quotidiennement le pancréas en cuisinant, et Sirius était à peu près certain que c'était pour cette raison que le restaurant indien avec des plats pour emporter au coin de la rue avait fermé la semaine précédente. La veille, elle avait même réussi à convaincre Harry de manger une salade niçoise, sans même le menacer de le priver de dessert.
Bref, pour une fois dans sa vie, Sirius sentait qu'il avait atterri à la bonne place, et il espérait bien y rester. Mais il ne le dirait pas à voix haute et y pensait le moins souvent possible, pour ne pas que ça leur porte malheur.
Il émergea donc lentement de son sommeil le vendredi matin, et serra un peu plus Marlene contre lui, alors qu'elle repositionnait sa tête dans le creux de son cou et sa main sur son torse.
« Arrête de bouger » marmonna-t-elle.
« Tu n'as pas cours? » demanda-t-il.
« C'est vendredi saint, crétin. L'école est fermée. »
« Continue de m'insulter, c'est vraiment très excitant. »
Il sentit les lèvres de Marlene s'étirer en un sourire contre son cou, et celle-ci passa une jambe entre les siennes.
« Laisse-moi dormir… » marmonna-t-elle.
« Harry ne devrait pas tarder de toute façon. Aussi bien te réveiller tout de suite. »
Marlene ouvrit les yeux brusquement et leva la tête vers Sirius. Elle lui sourit lorsque leurs yeux se croisèrent, et l'embrassa langoureusement.
« Combien de temps on a avant qu'il ne vienne vérifier qu'on respire toujours? » chuchota-t-elle.
Sirius sourit.
« Je dirais une vingtaine de minutes, tout au plus. »
« Génial. »
Elle s'assit à califourchon sur ses hanches et enleva sa nuisette en satin rose pâle, qu'elle jeta dans un coin de la chambre. Elle s'ébouriffa légèrement les cheveux, qui tombèrent en cascade sur ses seins dressés.
« Je voulais justement te parler de quelque chose. »
Elle sortit son membre de son caleçon, et le glissa lentement en elle, leur arrachant à tous les deux un gémissement. Elle commença ensuite à bouger son bassin dans un rythme enivrant, et posa la main de Sirius sur sa poitrine.
« Ce n'est pas juste, McKinnon, tu ne peux pas me demander des trucs quand tu fais ça, ce n'est pas… Oh putain… »
Elle venait d'accélérer le rythme. Sirius dut prendre quelques instants pour retrouver ses esprits.
« Mes parents organisent un dîner dimanche soir pour Pâques, et… »
« On doit vraiment parler de tes parents maintenant? Ce n'est pas le meilleur moyen pour que je reste bander, tu sais? » rétorqua-t-il
Marlene éclata de rire alors qu'il la renversait sur le matelas. Elle enroula ses jambes autour de sa taille alors qu'il accentuait le rythme, l'entraînant dans un langoureux baiser.
« Merde, Sirius… »
Sa main se perdit dans les cheveux de sa nuque alors que les lèvres de Sirius descendaient sur son sein droit.
« Donc pour le dîner, mes parents voudraient… »
Sirius la fit taire d'un nouveau baiser.
« McKinnon, je n'ai pas dû être suffisamment clair : ne me parle pas de tes parents quand je suis sur le point de jouir en toi. Compris? »
Il accentua encore le rythme, et il la sentit perdre doucement la tête sous lui. À la dernière seconde, alors que Sirius sentait une dernière bouffée de chaleur sur le point d'exploser dans son bas-ventre, Marlene le repoussa et se leva. Sirius la regarda, incrédule, avant de se lever, un sourire aux lèvres.
« Tu veux finir ça contre le mur? » demanda-t-il en s'approchant d'elle.
Mais, à sa grande déception, il la vit enfiler un peignoir.
« Qu'est-ce que… » l'interrogea-t-il.
« Sirius, je dois te parler de ce dîner. » rétorqua-t-elle, un sourire aux lèvres (mais beaucoup moins vicieux que le sien, nota-t-il).
« Sérieusement? Tu interromps une baise absolument géniale pour… »
Sirius chercha son air quelques instants : elle venait de prendre son membre dans sa main et taquinait son gland.
« Putain McKinnon… »
« Alors, mes parents aimeraient vraiment te rencontrer dimanche midi. Si tu veux bien m'accompagner à ce dîner, je me mets à genoux tout de suite. »
Sirius sentit une nouvelle pulsion en lui. L'idée de se faire tailler une pipe par la bouche experte de Marlene était plus que tentante. Il pourrait lui mentir. Lui dire que oui, bien sûr, il irait à ce putain de dîner pour lui faire plaisir, et à la dernière minute, changer ses plans. Mais il savait bien que ce ne serait qu'une solution à court terme pour une pipe immédiate, et qu'un tel changement de décision lui causerait sans doute plutôt une absence future de pipe pour un sacré bout de temps, si ce n'était pour le restant de ses jours.
« Je ne… Oh putain, tu dois vraiment faire ça pendant que je pense? »
« Sirius, il n'y a que lorsqu'on baise que je sais que tu es totalement concentré sur ce que je dis. Sinon, c'est à peine si mes paroles transitent par ton cerveau. »
« Tu sais bien que c'est faux, Marlene. Je suis très attentif à ce que tu dis. »
« Oui, seulement si ça concerne ta queue. Alors? »
« Je… je ne… oh putain, Marlene, c'est… Je ne fais pas dans la rencontre de parents. »
Sirius regretta ses mots sitôt qu'il les prononça : non seulement Marlene arrêta-t-elle son mouvement de poignet, mais elle avait carrément laissé tomber sa verge et s'était reculée d'un pas.
« Et bien, je ne me fais pas un mec qui ne fait pas dans la rencontre de parents. »
Sirius soupira.
« Putain Marlene! Je ne suis pas le genre de mec que les parents souhaitent que leurs filles fréquentent. Les parents ne m'aiment pas. »
« Les parents de James t'adoraient! »
« Bien sûr, parce que je-ne-me-tapais-pas-leur-fils. Comment veux-tu que j'embrasse ta mère si je viens de te goûter? »
Sirius allait se mettre à genoux et joindre l'acte aux paroles, mais Marlene enfonça son doigt dans son torse.
« Ne t'avise même pas d'essayer de changer le sujet en me léchant, Sirius Black. Ça ne marchera pas. »
Sirius soupira, puis leva les yeux au ciel et la poussa à la renverse sur le lit. Il s'agenouilla à ses pieds, passa ses jambes par-dessus ses épaules et suça doucement son clitoris, avant de s'arrêter quelques secondes.
« Je ne veux pas changer de sujet. J'en ai simplement envie. »
Un court gémissement s'échappa des lèvres de Marlene.
« Sirius, oh merde… Je… Je parle de toi à mes parents depuis Noël et je refuse syst… oh… systématiquement tous les dîners depuis… oh oui, juste là! »
Sa respiration s'accéléra alors qu'il entrait un doigt en elle, et que son pouce remplaçait sa langue.
« Je veux vraiment passer Pâques avec eux et avec toi et Harry et… oh oui! Ils ont déjà acheté un chocolat pour toi et Harry et… »
« D'accord. » rétorqua-t-il.
« Quoi? Oh Sirius! »
Il continua son mouvement du pouce jusqu'à ce qu'il la sente retrouver une respiration normale. Il se leva alors, pour mieux se coucher à ses côtés.
« D'accord. Je vais rencontrer tes parents. Ils semblent sympa, et ils ont pensé à Harry. »
« Vraiment? »
Elle l'embrassa longuement.
« Mais je veux que tu saches quelque chose avant que tu ne confirmes notre présence à tes parents. »
Elle hocha la tête et planta ses yeux dans les siens.
« Je suis carrément nul à chier avec les parents. Je dis ce qu'il ne faut pas. Je suis trop protecteur d'Harry. J'agis comme un connard possessif envers toi. Mes manières à table seront impeccables, mais ils vont trouver à redire sur mes choix de vie, mon emploi, l'appartement où nous vivons et ma façon de prendre soin de vous deux. »
Marlene secoua la tête.
« Tu viens de décrire tes parents, pas les miens. » rétorqua-t-elle.
Il l'embrassa.
« Non, mon amour. Je viens de décrire tous les parents. Je ne suis pas le gendre idéal. Mais je vais faire de mon mieux pour qu'ils ne me détestent pas complètement. »
Il l'embrassa langoureusement, la laissant coller son corps contre le sien.
« Mais je veux que tu saches que la seule chose à laquelle je vais penser en serrant la main de tes frères, c'est espérer que ton odeur ne reste pas trop longtemps sur mes doigts, parce que je sens qu'ils vont m'arracher la tête si elle parvient à leur nez. »
Marlene éclata de rire et Sirius en profita pour déposer un baiser dans son cou.
« J'ai dit oui, non? Alors, où se trouve ma pipe? »
