Quidditch the size of the table – Dimanche le 7 avril

Sirius se réveilla le lendemain matin en sentant le corps de Marlene contre le sien. Il la serra un peu plus près de lui et enfonça son nez dans ses cheveux, lui arrachant un léger grognement.

« Sirius, il est trop tôt… Laisse-moi dormir encore… »

« J'essaie de dormir, je m'installais seulement plus confortablement, c'est toi qui n'arrête pas de parler… »

Il y eut un instant de silence.

« Harry ne se plaint pas encore qu'on est totalement berk? » questionna Marlene.

Sirius ouvrit un œil et examina la pièce.

« Harry doit déjà être réveillé. »

Ils entendirent aussitôt un éclat de rire enfantin, loin, quelque part dans la maison.

« Il doit être dans la cuisine, maman disait quelque chose à propos de décorer des œufs de Pâques… »

« Hum hum… »

Marlene se tourna pour lui faire face et passa ses mains autour de son cou avant de l'entraîner dans un long baiser paresseux.

« Bon matin, Mr. Black. » murmura-t-elle.

« Bon matin, Miss. McKinnon. » répondit-il.

Il l'embrassa à nouveau et se positionna au-dessus d'elle, lui enlevant rapidement son chandail.

« Vous avez bien dormi, Miss. McKinnon? »

« Merveilleusement bien, je ne me rappelle plus de la dernière fois où j'ai eu deux hommes à la fois dans mon lit. »

Sirius l'embrassa rapidement.

« Ne me parle pas d'Harry quand je m'apprête à prendre ton sein dans ma bouche, d'accord? »

Marlene sourit alors qu'il joignait les paroles à l'action, et qu'il commençait à faire tourner sa langue sur le bout de son mamelon.

« Sirius, putain…. »

Elle réussit tant bien que mal à pousser son caleçon vers ses genoux, puis le fit tomber à la bascule et traça son chemin d'une multitude de baisers jusqu'à son membre dressé, dont elle embrassa délicatement l'extrémité.

« Dis-moi, Sirius, tu n'es pas fâché contre Ben, non? »

« Marlene, putain, ne me parle pas de ton frère quand tu es à deux centimètres de ma queue, pour l'amour de merde! »

Sirius serra les draps sous lui et enfonça sa tête dans l'oreiller.

« Je te rappelle, » fit Marlene en le laissant aller en un 'pop', « que nous n'avons pas jeté de sortilège de silence, donc je me tiendrais tranquille si j'étais toi. »

« Pourquoi… putain, Marlene… Pourquoi suis-je le seul à devoir me contrôler? »

« Simplement parce que tu ne peux pas dire non à mes pipes. »

Elle venait de prendre dans sa bouche une de ses testicules, ce qui lui arracha une rapide série de jurons étouffés.

« Marlene… »

« Quoi encore, Sirius? »

Sirius profita du fait qu'elle s'était légèrement relevée pour lui parler pour la coucher à son tour sur le dos. Il remarqua à peine que sa tête se trouvait dans le vide alors qu'il descendait vers son sexe et embrassait délicatement son mont de Vénus. Sirius donna un rapide coup de langue sur son clitoris avant de se mettre à le sucer avidement, prenant son sein en coupe alors qu'elle enfonçait ses mains dans ses cheveux.

« Sirius, bordel, j'avais envie… »

« Et moi aussi. Maintenant, arrête de me parler, puisque je dois cesser de te goûter avec chaque réponse. »

Il glissa un doigt de sa main encore inoccupée en elle, lui arrachant un petit gémissement.

« Sirius… Maintenant... »

Sirius ne se le fit pas répéter. Il cessa ses coups de langue et l'embrassa rapidement avant d'entrer en elle et de commencer un rapide mouvement de va et vient.

« Oh putain Marlene… »

« Tu pourrais au moins t'arranger pour soutenir son cou. »

Sirius s'arrêta à mi-chemin dans sa poussée. N'osant pas regarder vers la porte, il ferma les yeux et enfonça sa tête dans le cou de Marlene.

« Will, dégage! » hurla celle-ci en attrapant une de ses chaussures qui traînait au pied de son lit et en le jetant, visant minablement, la tête toujours à la renverse.

« Tu réussis à prendre ton pied comme ça? »

« WILL, FOUS LE CAMP! »

Marlene jeta un oreiller vers la porte, qui manqua son frère de peu. Sirius entendit Will rire et fermer la porte.

« Il est sorti? » demanda-t-il, la tête toujours dans son cou.

Marlene hocha la tête et éclata de rire. Sirius se détacha d'elle et tomba sur le dos en soupirant.

« Putain, Marlene… »

Marlene s'appuya sur son torse et l'embrassa.

« Tu ne peux pas t'arrêter maintenant, je n'ai pas encore joui, ton image de gentleman en prendrait tout un coup. »

Sirius sourit.

« Le gentleman s'assure tout le temps que sa partenaire jouisse avant lui, comme je n'ai pas encore joui, mon image de gentleman ne prend aucun coup. »

Marlene lui rendit son sourire et, cette fois, s'assit sur ses hanches et s'empala sur son sexe, leur arrachant à tous les deux un gémissement. Elle commença à onduler des hanches et posa la main de Sirius sur sa poitrine. Sirius rejeta sa tête vers l'arrière alors qu'elle réajustait l'angle et la rapidité de ses mouvements.

Quelques minutes plus tard, ils étaient tous les deux pantelants et allongés côte à côte, se partageant une cigarette.

« Nous devrons sortir un jour… » murmura Marlene.

Sirius sourit et tira sur la cigarette, avant de la lui rendre. Il se tourna sur le côté et embrassa doucement le côté de son sein.

« Quel dommage… »

« Tu sais bien que Will va te le rabâcher sans cesse pour les prochaines heures, sans se rendre compte qu'il te met mal à l'aise. »

Sirius eut un grognement et enfouit sa tête entre ses seins.

« Comment peut-on lui faire comprendre qu'il doit se taire absolument? Ton père doit arriver pour le brunch, il ne doit pas savoir que nous avons baisé dans ta chambre de jeune fille… »

« Qu'est-il arrivé à ta technique de m'avoir fait l'amour hier soir rien que pour leur répondre cela et ainsi ne pas avoir l'air du pire salop d'Angleterre? »

Sirius sourit et l'embrassa doucement.

« Après ce matin, impossible de l'utiliser. »

Marlene sourit et lui rendit son baiser. Elle le poussa alors et se leva, lui laissant le loisir d'admirer la courbe de ses reins alors qu'elle s'étirait.

« Maman ne devrait pas tarder à envoyer Harry nous réveiller. Si j'étais toi, je me rhabillerais dès que possible. »

Il la regarda enfiler lentement un jean et une chemise rose, puis mettre un collier et des boucles d'oreilles dorés. Elle s'assit alors sur le lit et brossa ses cheveux, regardant Sirius se lever et enfiler son caleçon, ses pantalons et une chemise grise. Marlene se leva alors et se colla contre lui, passant ses bras autour de son cou.

« Tu te sens prêt à affronter ma famille? »

Sirius hocha la tête et l'embrassa passionnément, lui arrachant un petit gémissement. Il commença à déboutonner lentement sa chemise, caressant ses seins au passage, lorsque des coups se firent entendre à la porte.

« Tout le monde est décent? »

Marlene se détacha de Sirius et reboutonna rapidement sa chemise.

« Tu peux entrer, maman! »

La porte s'entrouvrit, laissant voir le visage bien souriant de Mrs McKinnon.

« Ben a sorti son vieux jeu de Quidditch. Nous nous apprêtons à manger. Sirius, continuez-vous le week-end avec nous? »

Sirius sourit et hocha la tête.

« Bien, alors nous vous attendons dans la cuisine, tous les deux. Ton père est déjà là. »

Marlene hocha la tête.

« Oh, et Marlene, ma chérie? »

« Oui, maman? »

Un sourire mutin apparut sur les lèvres de Mrs McKinnon.

« Il y a des maux de dos chroniques dans la famille, fais un peu attention. »

Les joues de Sirius rougirent instantanément, alors que Mrs McKinnon sortait de la chambre en riant.

« Oh putain. » murmura Sirius.

Marlene sourit doucement et l'embrassa sur la joue.

« Ton père va me tuer. »

« Mais bien sûr que non. »

« Tu ne comprends pas. C'est un truc de mec. Si j'avais une fille aussi sexy que toi et qu'un connard dans mon genre venait la baiser sous mon toit, on retrouverait des parties de son corps partout en Grande-Bretagne dans la minute qui suit. »

« Sirius, crois-tu vraiment que mes parents pensent que je suis toujours vierge? Et ce serait totalement hypocrite de sa part. Il a déjà surpris Mike avec une cousine française de James dans la remise du jardin. Et Will à se faire des branlettes au moins une bonne douzaine de fois. Et je ne te raconte pas la fois où il a surpris Ben avec une amie de maman. Et aussi avec un de ses camarades de dortoir. »

Sirius soupira.

« Ce sont des mecs. C'est normal qu'ils baisent. Mais tu es leur seule fille. »

« Et ce n'est pas toi qui m'a déflorée. Si je me rappelle bien, tu as même dû te faire recoudre l'arcade sourcilière quand tu as su pour Anderson. »

Sirius sourit alors qu'elle caressait délicatement la cicatrice que la bataille qu'il avait eu avec Anderson avait laissée, juste au-dessus de son sourcil. Il posa ses mains sur ses hanches.

« J'étais stupide quand j'étais adolescent, non? » demanda-t-il.

« Plutôt un incroyable romantique. Je me rappelle comme je pleurais sur le fauteuil près du feu dans la Salle Commune. Tu étais descendu pour… »

Sirius eut un petit sourire et l'embrassa.

« Je pense que je t'avais dit que je réfléchissais à ma famille ou une connerie du genre. Mais en fait, je venais de faire le rêve le plus chaud qui soit, et je devais sortir du dortoir pendant que les elfes de maison changeaient les draps. »

Marlene sourit.

« Vraiment? »

Il hocha la tête. Elle continua.

« Tu étais descendu et tu m'avais demandé ce qui se passait, et je t'avais dit que j'avais cru qu'Anderson était l'homme de ma vie… Que je m'étais offerte à lui et qu'il m'avait laissé. »

Elle descendit alors ses mains sur son collet, qu'elle replaça doucement, avant de lisser sa chemise en y passant ses mains.

« Tu es monté au dortoir des septièmes années alors que je te suppliais de ne pas le faire, et tu t'es battu avec Anderson. McGonnagall a dû venir vous séparer, et c'est là qu'il t'a dit. »

« Si tu l'aimes tant que ça, baise-la. » murmura Sirius.

« Et trois semaines plus tard, un vendredi soir, j'étais à quatre pattes dans la salle de Métamorphose et je te suppliais de me baiser. »

« Toujours la plus romantique de nous deux. » la taquina Sirius.

Il l'embrassa doucement.

« Enfin… McGonnagall a dû écrire à mes parents puisque je t'avais aidé à donner la raclée de sa vie à ce crétin, et donc, aux vacances de Noël, j'ai dû leur en expliquer la raison. »

Elle se détacha de lui et ouvrit la porte.

« Donc ne t'inquiète pas. Ils savent que tu n'es pas celui qui a souillé leur petite fille chérie. »

Il lui prit la main et descendirent dans la salle à manger. Ils y trouvèrent Harry, debout sur une chaise, qui regardait le match de Quidditch joué par les figurines dans le stade miniaturisé, qui faisait la taille de la table.

« Woah, bonhomme, dis donc! On se croirait presque à la Coupe d'Angleterre! » s'exclama Sirius en laissant la main de Marlene et en s'approchant d'Harry.

« C'est le jeu de Ben. Dis, Sirius, pourquoi on n'a pas un jeu comme celui-là à la maison? »

« Où voudrais-tu qu'on le mette? »

« Dans ma chambre! »

« Il faudrait sortir ton lit… et ta piste de balais de course. »

« Dans le salon? »

« Et où est-ce qu'on mettrait la télé? »

Harry soupira.

« Tu sais quoi, bonhomme? » rétorqua Sirius alors que Mr et Mrs Blackinnon entraient dans la pièce, les bras chargés de plats. « On devrait ne pas en acheter un. Comme ça, quand on viendrait visiter les McKinnon, ce serait quelque chose de spécial qu'il n'y aurait qu'ici. »

Harry sourit et hocha vigoureusement la tête.

« Ben, nous mangeons, si tu veux bien enlever le stade de la table, mon chéri. » demanda Mrs McKinnon en s'approchant d'eux. « Alors, Sirius, cela veut donc dire que toi et Harry comptez venir nous visiter de nouveau? »

Sirius sourit en sentant Marlene glisser de nouveau sa main dans la sienne, alors que Sirius souriait à Mrs McKinnon.

« Si vous acceptez de nous recevoir à nouveau, naturellement. »

Mrs McKinnon sourit et déposa son plat d'œufs sur la table.

« Je ne sais pas si tu connais mon mari, Mark? »

« Mr McKinnon, c'est un plaisir de vous rencontrer. »

Le père de Marlene lui serra la main, et Sirius sut qu'il courrait à sa perte en le sentant essayer de lui écraser les doigts.

« Le plaisir est partagé, Mr Black. »

Ils s'installèrent à table et le repas se passa paisiblement, occupé principalement par les discussions sur le Quidditch entre Ben, Will et Harry et les commentaires sur la vie de tous les jours entre Marlene et sa mère. Sirius se contenta de quelques mentions dans l'une et l'autre, conscient du regard pesant de Mr McKinnon sur la sienne.

« Que pensez-vous faire du reste de la journée? » demanda Mr McKinnon au moment où Mrs McKinnon commençait à servir le pudding.

Celle-ci le dévisagea.

« Alors, mon amour, tu te décides enfin à parler? »

Mr McKinnon la regarda d'un air entendu, et reporta son attention sur ses enfants.

« Et bien, nous n'avons pas encore été sur la plage, peut-être pourrions-nous y aller? Il fait encore un peu frais, donc nous ne nous baignerons pas, mais je pense que ce serait agréable quand même. » proposa Marlene.

« Verriez-vous un quelconque problème à ce que je me joigne à vous? » demanda Mr. McKinnon.

Marlene regarda son père.

« Bien sûr que non. Toi et Sirius pourrez faire plus amples connaissances. »

Sirius se doutait que Mr McKinnon ne souhaitait pas le connaître davantage : après tout, aucun meurtrier ne souhaitait connaître davantage sa victime, au cas où des liens émotifs l'empêcheraient de mener à bien ses idées. Mais il se contenta de sourire d'un air rassurant à Marlene et d'hocher la tête.

Ils se retrouvèrent bientôt sur la plage de Brighton, en compagnie de plusieurs autres venus profiter, comme eux, du congé pascal pour s'éloigner de Londres. Sirius se retrouva bientôt sous la forme de Padfoot, à courir derrière Harry, qui lui riait aux éclats. Il reprit sa forme humaine lorsqu'il perçut qu'il ne pouvait plus éviter Mr McKinnon, alors qu'Harry était parti en courant rejoindre Marlene, qui marchait près de la mer. Sirius alla alors s'asseoir sur le banc, à côté de son beau-père.

« Alors, vous êtes Animagus? » demanda Mr McKinnon sur le ton de la conversation.

« Oui. »

« Cela fait longtemps? »

« Les démarches ont commencé en troisième année. Abouties en cinquième. Déclaré il y a quatre ans. »

« Vous devez être très intelligent. »

« Pas plus qu'un autre. »

Mr McKinnon hocha la tête.

« Vous prenez remarquablement bien soin de cet enfant. »

« Je vous remercie. »

« Je connaissais très bien Charlus Potter. Il a été un de mes mentors quand je suis sorti de l'école de droit. Son décès m'a énormément attristé. »

Sirius hocha la tête.

« J'ai su que vous vous étiez réfugié chez lui quand vous avez quitté la maison de vos parents. Charlus était un homme bon. Il jugeait très bien le caractère des gens, et je crois que, s'il vous a accepté chez lui, c'est que vous ne pourriez pas être plus éloigné d'Orion et de Walburga Black. »

Sirius sourit.

« Je vous remercie, Mr. McKinnon. On ne peut pas me faire de plus grand compliment. »

Mr McKinnon hocha la tête.

« Mr McKinnon, puis-je me permettre un commentaire? »

« Mais bien sûr, Mr Black. »

« Je comprends que, pour une raison ou une autre, vous n'acceptez pas ma relation avec votre fille. Je sais que je suis loin d'être le gendre idéal, mais je peux vous assurer que jamais je ne ferai quoique ce soit pour lui faire du mal. J'aime votre fille, et j'aimerais vous demander votre permission d'en faire ma femme. »

Mr McKinnon soupira, tira un peu sur ses pantalons et se pencha vers l'avant, prenant appui sur ses coudes posés sur ses genoux.

« Mr Black, puis-je être franc avec vous? »

Sirius hocha la tête.

« Il y a longtemps que je sais que Marlene n'est plus ma petite fille. Je sais qu'elle a eu des copains, et même des aventures. Mais, l'été passé, je l'ai retrouvé recroquevillée sur elle-même, pleurant toutes les larmes de son corps, couverte d'ecchymoses et des marques d'étranglement clairement visible sur son cou. »

Il soupira de nouveau et se tourna vers Sirius.

« Si je revois Marlene dans un état similaire à celui-là, même légèrement. Si elle ne sourit pas en parlant de vous, ou si elle n'a plus d'étoiles dans les yeux en parlant de sa vie de tous les jours. Si elle pleure par votre faute ou que je vois la moindre marque sur son corps, on retrouvera vos membres partout en Grande-Bretagne. Me suis-je bien fait comprendre? »

Sirius sourit.

« Mr McKinnon, jamais je n'oserais lever le petit doigt contre votre fille. Mais ce n'est certainement pas à cause de vos menaces. J'aime tout simplement trop votre fille pour faire une telle chose. Et croyez-moi, si je revois ce connard, je vais lui faire regretter le jour où il est venu au monde. »

Mr McKinnon sourit et se cala sur le banc.

« Vous avez ma bénédiction. Pour ce qu'elle vaut dans l'opinion de ma fille… »

« Merci, Mr. McKinnon. »

« Whisky ou tequila? »

Sirius fronça les sourcils.

« Je vous demande pardon? »

L'homme sortit de ses poches deux flasques, une en or et une en argent.

« Whisky. »

« Bien. Un homme de goût. Je sens que nous allons bien nous entendre, toi et moi, Sirius. »

Il lui tendit la flasque d'or et Sirius en prit une longue gorgée, en même temps que son beau-père. Marlene s'approcha d'eux, la main d'Harry dans la sienne.

« Papa, tu n'es pas en train de t'enivrer avec Sirius sur la plage, non? » demanda-t-elle d'un ton accusateur.

« Mais bien sûr que non, ma chérie. » rétorqua Mr McKinnon en rangeant sa fiole. « Non, non, non, Sirius, conserve-la, c'est un cadeau. Alors, Harry, comment as-tu trouvé la plage? »

Mr McKinnon se leva et prit la main d'Harry alors qu'ils commençaient tous deux à marcher vers la maison des McKinnon. Marlene en profita pour s'asseoir sur les genoux de Sirius et l'embrasser.

« Tu étais en grande discussion avec mon père, à ce que je vois. »

« Définitivement. »

Elle lui prit la flasque des mains et en but une longue gorgée.

« À quel propos? »

« Oh, il me menaçait de m'écraser les couilles, je m'efforçais de penser à ne pas lui mentionner ta technique quand tu les prenais dans ta bouche. »

« Crétin. » murmura-t-elle en l'embrassant.

« Ne bois pas tout mon whisky. » rétorqua-t-il en déposant un baiser sur sa joue.

Marlene se leva et lui tendit la main. Sirius la prit et la suivit, passant finalement son bras autour de ses épaules.

Ils arrivèrent bientôt chez les McKinnon, et finirent la journée autour d'un repas abondant, qui s'allongea tard dans la nuit. Sirius ne pouvait s'empêcher de sourire un peu plus au fur et à mesure qu'il se trouvait davantage en présence des McKinnon. Lorsque Mr et Mrs Potter étaient décédés, il avait pensé qu'il ne retrouverait jamais cette sensation d'appartenance à une famille. Puis James et Lily étaient morts, et il avait su qu'il ne l'aurait plus jamais. Il n'y aurait plus, maintenant, que des amis, comme Remus, ou un neveu, comme Harry, mais plus de parents ou de frère. Mais maintenant que Mr McKinnon lui parlait de la voiture moldue qu'il essayait de remonter, que Mrs McKinnon lui racontait comment elle et son mari s'étaient rencontrés, et que Will et Ben parlaient des farces qu'ils avaient l'habitude de se jouer l'un et l'autre, il sentait que, peu à peu, ce sentiment lui revenait.

« J'ai une idée. » annonça-t-il alors que Mrs McKinnon remettait un morceau d'agneau dans son assiette.

Il avait déjà imbibé une bonne quantité de vin, mais son articulation restait étrangement bonne.

« Vous devriez venir dîner chez nous demain soir. »

Mrs McKinnon sourit alors qu'Harry se répandait en cri de joie.

« Quelle merveilleuse idée! Veux-tu que nous apportions un plat? » demanda Mrs McKinnon.

« Non, je crois que nous avons tout ce qu'il nous faut. »

« Sirius, est-ce que je pourrai montrer à tout le monde ma piste de balais de course? J'ai un mini Nimbus 1500 et il est trop cool! »

« Bien sûr, bonhomme! »

Le repas se finit tard dans la nuit, et Sirius reprit de nouveau Harry dans ses bras pour aller le coucher dans la pièce qui lui avait été attribué.

« Sirius, est-ce que tu as bu beaucoup de vin? » demanda Harry alors que Sirius humait une chanson des Bee Gees pour l'endormir.

« Peut-être un peu plus que je n'aurais dû, bonhomme. Pourquoi? »

« Est-ce que tu es saoul? »

« Loin de là. Pourquoi? »

« Parce que, habituellement, quand tu es saoul, tu es aussi heureux que maintenant. »

Sirius sourit et embrassa doucement le front d'Harry.

« Je pense que je serai saoul de moins en moins souvent, bonhomme. Tu ne trouves pas que, depuis que Marlene est avec nous, nous sommes tous beaucoup plus heureux? »

Harry sourit et hocha la tête.

« Est-ce que Marlene va rester avec nous pour toujours? » demanda-t-il.

Sirius sourit et se leva, ébouriffant au passage les cheveux de l'enfant.

« Je l'espère, bonhomme. Je l'espère. Bonne nuit. »

« Tonton Sirius? »

« Oui, Harry? »

« Je t'aime. »

Sirius sourit et le regarda tendrement.

« Je t'aime aussi, bonhomme. »

« Bonne nuit. »

Sirius referma délicatement la porte derrière lui, et entra dans la chambre de Marlene, qui l'attendait en regardant par la fenêtre qu'elle avait légèrement ouverte. L'air frais qui entrait dans la chambre le revigora.

« Si tu essaies d'admirer Sirius, il y a un Sirius beaucoup plus sexy dans ta chambre. » la taquina-t-il.

Elle tourna la tête vers lui et lui sourit.

« Crétin. » murmura-t-elle

Sirius s'approcha d'elle et l'embrassa longuement.

« Dis donc, pour un homme qui ne fait pas dans la rencontre de parents, tu t'en sors plutôt bien. » murmura-t-elle, le front collé sur le sien.

« Ta famille est facile à vivre, je n'ai aucun mérite. »

Il l'embrassa de nouveau, et en profita pour se glisser entre ses jambes.

« Si vite, Mr Black? » le taquina-t-elle.

« Marlene… » supplia-t-il.

Elle entrouvrit sa braguette et glissa sa main sur son membre, lui arrachant un grognement alors qu'elle plaquait ses lèvres sur les siennes.

« Oh putain… » murmura-t-il alors qu'elle en caressait la veine du bout du doigt.

« Tu veux me refaire l'amour, cette fois, ou tu préfères me baiser sauvagement contre la fenêtre? »

« Quelque part entre les deux? » proposa Sirius en l'embrassant.

« Oh eh, McKinnon! »

Sirius releva la tête alors que Marlene se tournait légèrement. Dans la fenêtre de la maison d'à côté se trouvait John Avery, frère cadet d'un autre Avery avec qui Sirius et Marlene avaient étudié et qui était à Azkaban depuis quelques années déjà. Sirius se rappelait de lui comme d'un étudiant de première année au grand nez, boutonneux, qui traînait les pieds et qui lui arrivait à peine sous les épaules. Il était maintenant grand, mais très maigre et tout aussi boutonneux.

« Avery. » fit Marlene en reconnaissant sa présence d'un signe de tête.

Sirius eut un petit grognement. Marlene retourna son attention vers lui et l'embrassa, continuant à le caresser du bout des doigts.

« Black. »

« Avery. »

Sirius soupira. Il se pencha vers Marlene.

« J'ai vraiment très envie de toi… » murmura-t-il à son oreille.

« Alors baise-moi contre la vitre, et rends Avery jaloux. Tu sais, nous pourrions joindre l'utile à l'agréable. »

Sirius sourit alors que Marlene refermait sa main sur son membre et commençait un mouvement de va et vient langoureux.

« L'idée me laisse perplexe… J'ai vraiment très envie de montrer à ce connard que tu es à moi, et aussi de baiser avec toi… mais je ne veux pas qu'il te voit. »

« Je ne t'appartiens pas. » rétorqua Marlene en cessant son mouvement de poignets.

Sirius sourit et l'embrassa.

« Pas encore, Marlene. Pas encore. »

« Connard. »

« McKinnon, est-ce que tu lui fais une branlette? » cria Avery de l'autre côté de la rue.

« Peut-être bien, Avery! » lui répliqua Marlene en souriant à Sirius alors que celui-ci échappait un juron.

« Oh putain… »

Elle se pencha vers Sirius et mordit son lobe d'oreille.

« Prêt pour le spectacle? » demanda-t-elle alors qu'elle enlevait sa main de son caleçon.

Sirius sourit alors qu'elle le poussait sur le rebord de la fenêtre et qu'elle levait les bras devant lui.

« Enlève-moi ma robe. » ordonna-t-elle.

Sirius ne se le fit pas répéter. Il passa les mains sous sa robe et la fit passer par-dessus sa tête, caressant au passage ses cuisses, ses côtes et ses seins à travers son soutien-gorge.

« Oh putain Marlene… » murmura-t-il en la regardant de haut en bas.

Elle s'assit à califourchon sur ses cuisses et l'embrassa passionnément. Il en profita pour défaire son chignon et passer sa main dans ses cheveux.

« Suce sa queue! » cria Avery.

Sirius soupira.

« Ce mec est d'une vulgarité… » murmura-t-il alors qu'elle commençait à suçoter son cou.

« Ce n'est pourtant pas une si mauvaise idée… » rétorqua-t-elle en retournant vers ses lèvres.

Elle se laissa glisser contre lui et tomba à genoux sur le sol. Elle lui enleva rapidement ses pantalons, puis le prit en bouche.

« Oh putain! » marmonna Sirius.

« Enfonce-lui ta queue dans sa bouche! » hurla Avery.

« Ce mec doit apprendre à être putain putain putain plus discret… » fit Sirius sur le ton de la conversation alors que Marlene laissait sortir son membre de sa bouche avec un bruyant pop et qu'elle le reprenait dans sa main.

« Il a toujours été plutôt con. »

« Continue d'insulter des Serpentards, ça m'excite au plus haut point… »

Marlene eut un petit rire.

« Tant mieux alors, je n'aurai pas besoin de te faire une pipe pour te mettre en appétit, j'ai très mal à mes mâchoires aujourd'hui… »

Elle se rassit à califourchon sur lui et commença un langoureux mouvement de bassin.

« Caresse-moi. » ordonna-t-elle.

Sirius se pencha légèrement vers l'avant, lui faisant courber le dos alors qu'il prenait un de ses mamelons dans sa bouche à travers son soutien-gorge.

« Merde merde merde! » murmura Marlene alors qu'il glissait une main sur sa culotte et qu'il commençait à jouer avec son clitoris.

« McKinnon, montre-moi tes canons! » s'écria Avery.

Sirius grogna.

« Dans ses rêves, oui! »

Marlene sourit.

« Enlève-moi mon soutien-gorge. »

Sirius s'arrêta un instant et releva la tête.

« Non. »

« Sirius, je t'ai dit de m'enlever mon soutien-gorge. »

« Je ne veux pas qu'il te voit. »

Elle se colla sur lui et passa ses bras autour de son cou, collant sa poitrine contre lui.

« Enlève. Moi. Mon. Soutien-gorge. »

Sirius sourit et désagrafa le tissu, puis le jeta plus loin dans la chambre.

« Ce petit con va être persuadé d'avoir vu ma poitrine, alors que, selon tes souhaits, tu la garderas pour toi. »

« Merci. » murmura-t-il en l'embrassant et en la serrant un peu plus contre lui.

« Est-ce que tu veux aussi garder mes fesses pour toi? »

« Préférablement, pourquoi? »

« J'aurais aimé que tu m'appuies contre le rebord de la fenêtre pour finir, mais bon… »

« Je pourrais simplement pousser ta culotte sur le côté? »

Joignant la parole à l'acte, Sirius descendit doucement ses mains le long de ses côtes et poussa délicatement sa culotte sur la droite, la pénétrant lentement et lui arrachant un gémissement du même coup. Elle l'embrassa alors passionnément avant de se pencher de nouveau sur son oreille.

« Fais-moi jouir. »

Sirius la prit alors par les cuisses et se leva, puis fit demi-tour sur lui-même et l'appuya sur le rebord de la fenêtre avant de l'entraîner dans un mouvement de va-et-vient effréné.

« Baise-la comme une salope! » s'égosilla Avery.

Sirius poussa un grognement.

« Ça te convient si je mets fin au spectacle? » demanda-t-il.

Marlene hocha la tête en se mordant la lèvre inférieure, alors que Sirius refermait rapidement les rideaux et se dirigeait vers son lit, toujours en elle. Ils se perdirent alors en caresses et baisers, jusqu'à ce que Sirius, satisfait, se laisse tomber sur elle. Il roula sur le côté, et son sourire s'agrandit lorsqu'elle vint se nicher contre lui.

« C'était sympa… » murmura-t-elle en embrassant doucement son épaule.

Sirius sourit.

« Content que ça t'ait fait plaisir. »

Marlene appuya son menton sur son torse.

« Tu sais… si quelqu'un d'autre voit ma poitrine… »

Sirius s'assit brusquement dans le lit.

« Tu as l'intention de la montrer à quelqu'un d'autre? »

Il se leva rapidement et enfila ses jeans. Marlene s'assit dans le lit et porta ses jambes à sa poitrine.

« Sirius, ce n'est pas… »

« Putain, on vient d'emménager ensemble Marlene! Je… Harry est… »

« Sirius… »

« J'ai rencontré tes parents! Tu sais ce que ça veut dire pour moi? »

Marlene soupira, se leva et laissa tomber le drap. Elle passa ses bras autour du cou de Sirius et l'embrassa longuement.

« Je ne vais pas te quitter. Je ne vais pas montrer ma poitrine à qui que ce soit intentionnellement. Sirius, il n'y a que toi. Il n'y aura jamais plus que toi, si ça ne tient qu'à moi. »

« Épouse-moi. »

Marlene se raidit.

« Quoi? »

« Épouse-moi. »

Marlene se détacha de lui et s'éloigna d'un pas.

« Je… Sirius, je… Je suis nue. »

Sirius éclata de rire.

« Tu pourras te rhabiller avant la cérémonie. »

Marlene le dévisagea quelques instants.

« Nous marier? » demanda-t-elle.

« C'est… c'est une mauvaise idée? Parce que j'ai déjà demandé sa bénédiction à ton père et… »

« Je ne suis pas sa propriété. »

« Je sais, Marlene. Tu n'appartiens ni à moi, ni à ton père. Tu es ta propre personne et j'adore ta personne, crois-moi. Je… je veux seulement… putain, Marlene, ce… »

« Que veux-tu? »

Sirius soupira. Elle lui prit les mains et appuya son front sur le sien.

« Je… Marlene, je sais très peu de chose sur moi-même… Je suis très loin du copain idéal. Je suis jaloux, j'ai un enfant à charge qui n'est pas le mien, j'ai un boulot avec des horaires absolument tordus… mais… Je sais que je t'aime, et je sais que je ne cesserai jamais de t'aimer. Je suis terrorisé à l'idée que tu trouves quelqu'un de mieux que moi, quelqu'un qui te mérite plus que moi, mais tant et aussi longtemps que tu voudras de moi… je serai là. »

Marlene sourit et l'embrassa longuement.

« Je t'ai attendu pendant tout ce temps, Marlene, je… »

Marlene leva les yeux au ciel.

« Tu ne m'as pas attendu, tu as baisé ton chemin à travers Londres. »

Sirius sourit.

« Aucune n'avait ton charme. »

« Crétin. »

Sirius eut un petit rire et l'embrassa.

« Demande-le-moi à nouveau. Mais proprement. »

Sirius haussa un sourcil.

« Alors, enfile quelque chose, parce que je doute que ça fasse une demande très propre si je suis à moitié bandé. »

Marlene éclata de rire et enfila rapidement la robe qu'elle portait ce soir-là. Sirius l'embrassa rapidement.

« Je comptais te le demander officiellement demain, au dîner, devant tes parents. Sache que cette demande est tout à fait spontanée et donc, que je n'ai préparé aucun texte. »

« Mes pipes sont tout aussi spontanées et pourtant, elles sont à chaque fois réussies. » le taquina-t-elle.

Sirius leva les yeux au ciel, mais posa malgré tout un genou à terre.

« Marlene McKinnon, voulez-vous m'épouser? »

Marlene sourit, prit son visage entre ses mains et l'embrassa.

« Oui. »