Buying the bar – Jeudi le 19 juin 1986

Sirius essuya rapidement ses mains sur ses pantalons. Marlene posa sa main sur son genou et lui sourit.

« Tout va bien se passer, ne t'inquiète pas. »

Sirius hocha rapidement la tête. Marlene releva sa main et la posa un peu plus haut sur sa cuisse.

« Je pense que je vais vomir. »

Elle sourit et l'embrassa dans le cou.

« Mais non. Ça va aller. »

« Je ne ferai peut-être pas un bon manager. »

« Sirius, tu gères le bar depuis des années. Kate ne t'a pas proposé le business sur un coup de tête. »

Sirius hocha la tête et inspira longuement. Au même moment, Kate entra dans la pièce, suivit d'un vieux sorcier ridé.

« Vous êtes prêts à commencer? »

Sirius hocha la tête.

« Ce sera tout à fait simple. Mrs Forks m'a dit que vous aviez déjà fait la plupart des arrangements? »

Sirius hocha la tête.

« Quatre cent mille gallions. Elle continue à travailler deux jours par semaine pour les six prochains mois pour m'aider avec la transition. »

« Bien. Il ne vous reste plus qu'à signer ici. »

Sirius hocha la tête et, la main tremblante, agrippa la plume qu'on lui tendait. Il passa ensuite le parchemin à Kate, qui le signa à son tour. Aussitôt, le parchemin se roula sur lui-même, et le vieux sorcier le prit pour le mettre dans son sac.

« Mesdames, monsieur, ce fut un immense plaisir de faire affaires avec vous. Au plaisir! »

Et il transplana. Kate se tourna vers lui.

« Alors, ça n'a pas fait mal? » le taquina-t-elle.

Il lui sourit et secoua la tête.

« Viens, allons faire un tour, mon chéri. Marlene, tu nous accompagnes? »

« Allez-y d'abord, je vais aller chercher Harry chez Remus et je vous rejoins. »

Sirius hocha la tête et sourit alors qu'elle l'embrassait rapidement. Puis, lui et Kate transplanèrent.

« Alors, que comptes-tu faire en premier? »

Sirius regarda autour de lui. La place était vide, mal éclairée malgré le soleil qui passait encore par les fenêtres.

« Et bien, comme le bar est fermé de toute façon le lundi, le mardi et le mercredi… Je pensais peut-être faire des petits déjeuners ces matins-là. »

« Bonne idée. Et comme ça, tu pourras être à la maison avec Harry les soirs. »

« C'est un peu l'idée. »

« Marlene est rayonnante, non? »

Sirius sourit tendrement et hocha la tête.

« Quand comptez-vous nous faire un petit? »

Sirius dévisagea son ancienne patronne, haussant un sourcil.

« On va commencer par se marier. Faire les choses bien. »

Au même moment, Marlene transplana dans le bar, tenant la main d'Harry. Celui-ci courut jusqu'à Kate, qu'il embrassa délicatement sur la joue, puis se mit à courir un peu. Marlene fronça les sourcils en se lovant contre Sirius, qui déposa un baiser sur le sommet de sa tête.

« Est-ce que c'est moi, ou il y a une odeur âcre dans la pièce? »

Sirius fronça les sourcils, huma légèrement et sourit un peu.

« C'est seulement toi. »

Marlene haussa les épaules et se décolla de Sirius.

« Non, il y a vraiment un truc qui sent mauvais ici… »

Elle se dirigea vers le comptoir et regarda dessous.

« Il y a une fuite dans un tuyau de bière en fût. »

D'un pas, Sirius se retrouva à côté d'elle.

« Quoi? »

« Ferme la valve, Sirius. Il y a des tuyaux de rechange au sous-sol. Harry, mon chéri, tu veux bien aller chercher les petits tuyaux dorés, s'il te plait? »

« Oui tata Kate! »

Sirius ferma la valve alors que Marlene s'asseyait sur le comptoir. Il sentit plus qu'il ne vit Kate s'approcher d'eux.

« Alors, Marlene, Sirius me disait justement avant que tu arrives qu'il avait bien hâte que vous vous mettiez à fonder une famille. »

« Kate… » fit Sirius d'un ton menaçant, la tête toujours sous le comptoir.

« Ah oui? » demanda Marlene d'un ton innocent.

« Oh oui, il me disait qu'il espérait que cela se fasse dès que possible. »

« Kate… »

« Je savais bien qu'il aimait se pratiquer à faire un bébé, mais je ne savais pas qu'on y travaillait sérieusement. Tu le savais, toi, Sirius? »

Sirius sourit et se releva, l'embrassant doucement.

« Je savais seulement que j'essayais de te convaincre de ne pas m'abandonner devant l'autel, pas qu'on se pratiquait à faire des bébés. Mais on peut toujours jumeler l'utile à l'agréable. »

Les petits pas pressés d'Harry se firent entendre, suivi d'un long et bruyant « Berk! » alors que Sirius s'amusait à poser une série de baisers rapides sur les lèvres de Marlene pour ennuyer son filleul.

« J'ai les tuyaux. Tata Kate, arrête de les encourager à se donner des baisers! Tu ne vois pas que c'est méga giga berk? »

End of the year – Vendredi le 20 juin 1986

Sirius poussa rapidement une table de chêne dans un coin du bar, et s'appuya dessus en soufflant un peu. Il entendit le téléphone sonner, et jeta un regard à Amanda, qui venait de répondre et coinçait maintenant le combiné contre son cou tout en nettoyant les verres derrière le comptoir.

« Je lui dirai… Bonne journée! »

Elle raccrocha rapidement, et adressa un regard dubitatif à Sirius.

« C'était une collègue de Marlene… Elle serait partie vers midi et ne peut pas aller chercher Harry, donc tu devrais peut-être aller voir? »

Sirius fronça les sourcils.

« Je ne peux pas, on ouvre la section du restaurant dans une demi-heure… »

Amanda roula les yeux.

« Kate et Gemma ne devraient pas tarder. On peut s'arranger. File! »

« Merci. »

Sirius transplana immédiatement à l'école d'Harry et sourit à Amy, la collègue de Marlene, qui était assise dans le corridor avec le garçon.

« Hey bonhomme! »

« Sirius! »

Harry se leva et se jeta dans les bras de Sirius, qui lui embrassa doucement les cheveux. Amy leur jeta un regard attendri.

« Ce que vous êtes mignon quand vous vous occupez de votre fils. » murmura-t-elle.

« Ce n'est pas mon papa, mon papa il est mort. C'est mon parrain. » rétorqua Harry en s'appuyant contre Sirius.

« Oh. »

Sirius écarta le malaise d'un rapide signe de la main.

« Ça va, ne vous inquiétez pas. Vous savez où est Marlene? »

« Je crois qu'elle a dû retourner chez vous, elle était fatiguée, elle a failli s'endormir en cours. »

Sirius fronça les sourcils, mais hocha la tête et lui sourit.

« D'accord. Merci d'avoir prévenu pour Harry. »

Sirius transplana de nouveau, cette fois-ci dans son appartement, où il déposa finalement Harry, qui commençait à devenir pesant.

« Tu crois que Marlene est dans votre chambre? » demanda Harry.

Au même moment, de lourds sanglots se firent entendre. Harry jeta un regard paniqué à Sirius.

« Qu'est-ce qu'elle a? » demanda-t-il.

« J'imagine qu'elle est triste, bonhomme. Écoute, tu sais où se trouve le chocolat que tonton Remus nous a laissé? »

« Dans l'armoire à côté des céréales? »

« Exactement. Dans cinq minutes, rejoins-nous avec du chocolat pour tout le monde. D'accord? »

Harry hocha la tête et, comprenant toute la gravité de la situation, disparut dans la cuisine. Sirius prit une grande inspiration et se dirigea vers sa chambre. Il cogna doucement à la porte, et l'ouvrit en entendant un « Entrez » entrecoupé de légers sanglots. Il aperçut Marlene qui lui faisait dos, enroulée dans les draps.

Il s'approcha alors et s'allongea à côté d'elle, passant son bras autour de sa taille et embrassant son cou.

« Ça va? » demanda-t-il.

Elle hocha la tête.

« Alors pourquoi tu pleures? »

Marlene secoua la tête. Sirius resserra un peu son étreinte contre elle et embrassa ses cheveux.

« Que se passait-il quand tu as commencé à pleurer? »

Marlene soupira, parvenant légèrement à se calmer. Elle se tourna pour lui faire face et Sirius l'embrassa doucement, essuyant du pouce ses larmes.

« J'étais en classe et… et comme c'est la dernière journée, j'ai fait plein d'activités avec les mômes, mais j'étais tellement fatiguée… Et j'ai demandé à Amy de surveiller la classe pour revenir à la maison me reposer, et en arrivant, j'ai pensé que c'était la dernière journée de classe et que ces mômes n'auraient même pas d'au-revoir de la part de leur professeure et… »

« Ils seront tous là en septembre… »

« Je sais, mais… »

De nouvelles larmes surgirent.

« Ces gamins étaient extraordinaires et il y avait Harry et… »

« Chut… »

Il l'embrassa doucement.

« Alors tu pleures parce que tu n'as pas pu dire au-revoir aux gamins? »

« Non… »

« Alors pourquoi? »

Elle soupira, lui donna un léger coup de poing sur le torse et s'assit dans le lit.

« Non, je suis seulement… émotive. »

« D'où les larmes? »

Elle secoua la tête, ramena ses jambes sous son menton et tourna sa tête vers lui. Pour la première fois, un sourire traversa les larmes.

« Je suis enceinte. »

Le visage de Sirius s'écarquilla.

« Tu es enceinte? »

Elle hocha la tête.

« Et je ne voulais pas pleurer parce que je ne suis pas triste, au contraire! Je sais que je veux être mère, je sais que tu m'aimes et que tu feras un père incroyable et je veux vivre la grossesse et tout, mais il y a les hormones et il y… oh! »

Sirius venait de se jeter sur elle et l'embrassait passionnément.

« Marlene, je suis tellement heureux! »

Il l'embrassa de nouveau, parsemant son visage et son cou de baisers. Elle éclata de rire.

« Je ne m'en inquiétais même pas. Je… »

Il y eut de petits coups à la porte. Sirius sourit et s'éloigna légèrement de Marlene.

« Tu peux entrer, Harry. »

Le petit garçon poussa la porte, leur sourit et monta au lit. Il déposa un bol rempli de chocolat, et tous en mangèrent en silence jusqu'à ce que Sirius éclate de rire. Harry lui jeta un regard interrogateur.

« 'Lena, est-ce que Sirius il est fou? »

Marlene sourit et lui ébouriffa les cheveux.

« Je pense que oui, mon chéri. Sirius, qu'y a-t-il de si drôle? » demanda-t-elle.

« Je pensais… qu'on devrait se marier ce week-end. »

« OUI! » cria Harry.

Marlene sourit à nouveau, et se tourna vers Sirius.

« Ce week-end? » répéta-t-elle.

Sirius haussa les épaules.

« Oui, ce week-end, ou même cet après-midi. »

« Je vais enfiler mon costume chic! » s'écria Harry en se levant et en sautant du lit, avant de sortir de la pièce en claquant la porte.

Marlene se tourna alors vers Sirius.

« Si tu penses que tu dois absolument m'épouser parce que tu m'as mise enceinte… Ne t'en fais pas avec ça. J'aime bien vivre dans le péché avec toi… » murmura-t-elle d'un ton coquin.

Sirius sourit et l'embrassa.

« Marlene, tu es la femme de ma vie, que je t'épouse maintenant ou dans un an ou l'an d'après ou jamais, je passerai ma vie avec toi. Mais j'ai envie de t'épouser. »

Marlene sourit.

« Je peux te montrer un truc? »

Il hocha la tête et la regarda se pencher vers la table de chevet et en sortir une liasse de papier.

« Qu'est-ce que c'est? » demanda Sirius.

« Ce sont des papiers d'adoption. Pour Harry. »

Sirius sentit quelque chose se coincer dans sa gorge.

« Non, je… je ne veux pas prendre la place de James pour lui. »

Marlene caressa doucement sa joue.

« Ce ne serait pas de prendre la place de James et Lily. Tu serais toujours son parrain et moi sa marraine. Mais comme ça, légalement, il n'y aurait aucune différence entre lui et le bébé. Et il n'y en a déjà que très peu pour moi, et je sais qu'il n'y en a aucune pour toi. »

Elle l'embrassa doucement.

« Il continuerait de t'appeler tonton, et moi 'Lena. Mais légalement, s'il t'arrivait quelque chose, je pourrais le garder avec moi plutôt que de lui faire subir une autre bataille judiciaire pour que Remus ou moi ayons sa garde plutôt que Pétunia. Nous pourrions lui offrir une vraie famille à nouveau, comme il a eu avec Lily et James. »

Sirius sourit et hocha la tête.

« D'accord. »

Il l'embrassa à nouveau, et tous deux se détachèrent l'un de l'autre lorsqu'Harry entra de nouveau dans la chambre, sa chemise blanche sortie de ses pantalons noirs, son veston de la même couleur mis à l'envers et sa cravate détachée dans les mains.

« Sirius, tu peux m'aider à attacher ma cravate? » demanda-t-il.

Sirius hocha la tête et Harry grimpa sur le lit. Il commença à faire le nœud et, après un rapide coup d'œil à Marlene, se lança.

« Harry, Marlene et moi devons te parler de quelque chose avant que nous nous marions. »

Harry hocha la tête d'un air sérieux.

« Écoute, bonhomme, je… Marlene a un petit bébé dans son ventre, et donc, dans quelque mois, elle va devenir une maman et moi un papa, et nous aimerions… »

« Je peux aller chez Remus? »

Sirius le regarda d'un air concerné, et échangea un regard inquiet avec Marlene. Il reporta son attention sur Harry.

« Bonhomme, Marlene et moi, on ne veut pas que tu… »

« Je veux aller chez Remus. »

Il y eut un silence.

« S'il te plait » ajouta Harry d'une toute petite voix.

« D'accord. »

Harry se leva et n'attendit pas Sirius pour sortir de la pièce. Lorsque Sirius se leva, Harry avait déjà de la poudre de Cheminette dans la main et annonçait l'appartement de Remus. Sirius jura, et transplana.

Il se retrouva aussitôt devant Remus, qui tenait Harry dans ses bras.

« Hey, Sirius! Ça va? » demanda-t-il en lui serrant la main.

« Je… oui. J'aurais voulu parler un peu avec Harry, mais il voulait vraiment venir vous voir, Tonks et toi, donc… »

Remus fronça les sourcils.

« Il se passe quelque chose? » demanda Remus.

Harry enfouit son visage dans le cou de Remus, et murmura :

« Miss Marlene et Sirius, ils vont se marier cet après-midi. »

Remus fronça de nouveau les sourcils, visiblement inquiet, et se tourna vers Sirius.

« Cet après-midi? » répéta-t-il.

Sirius soupira.

« Nous aurions aimé le faire cet après-midi, ou dans le week-end… Mais on attendra qu'Harry accepte de venir avec nous, parce que j'ai besoin de mon porteur d'alliance, hein, bonhomme? »

Sirius lui ébouriffa les cheveux, mais Harry ne le regarda pas, la tête toujours enfoncé dans le cou de Remus. Les deux hommes échangèrent un regard inquiet. Remus déposa Harry sur le sol, qui regarda fixement ses pieds.

« Harry, pourquoi tu ne vas pas voir Tonks dans la cuisine? Je viens de sortir un gâteau au chocolat du four, elle pourra t'en donner une pointe. »

« YEAH! »

Harry sortit de la pièce en courant. Remus se tourna de nouveau vers Sirius.

« Que se passe-t-il? » demanda-t-il.

« Je ne sais pas. S'il te parle, tu me diras? »

Remus hocha la tête, et Sirius transplana de nouveau à son appartement. Il trouva Marlene assise sur le comptoir de la cuisine, un pot de chocolat à tartiner ouvert à côté d'elle et une banane à demi-mangée dans la main.

« Alors? » demanda-t-elle, la bouche pleine.

Sirius sourit et s'appuya sur le comptoir, à côté d'elle.

« Je ne sais pas. Remus va s'en occuper. Il a ce côté beaucoup plus psychologique dans sa relation avec lui, donc il devrait pouvoir lui tirer les vers du nez. »

Elle hocha la tête, trempa la banane dans le chocolat et en prit une autre bouchée, faisant sourire Sirius.

« Banane et chocolat? » demanda-t-il.

« Aucun commentaire. Les goûts et les couleurs ne se discutent pas, Mr Black. »

« À vos ordres, Miss McKinnon. »

Marlene soupira.

« Toute la semaine passée, j'ai eu envie de cornichons enrobés de guimauves. Ça aurait dû me mettre la puce à l'oreille. J'aurais pu savoir que j'étais enceinte ce week-end, plutôt qu'accroupie ce matin dans les toilettes de l'école. »

Sirius sourit et la regarda sauter sur le sol, puis se diriger vers la poubelle et jeter la peau de la banane.

« Des cornichons et des guimauves? » questionna-t-il.

Marlene le dévisagea et pointa un doigt accusateur vers lui.

« Qu'est-ce que j'ai dit, Mr Black? »

« Les goûts, les couleurs. D'accord, d'accord. J'ai pigé. »

Elle sourit, s'approcha de lui, passa ses bras autour de son cou et l'embrassa langoureusement.

« Tu devrais m'écouter, parce que, selon toutes les filles du travail, je vais être vraiment, vraiment très excitée pour tout mon deuxième semestre, et donc tu pourrais en tirer avantage. »

Sirius eut un sourire mutin.

« Seulement dans le deuxième semestre? »

We might die, but we won't – Samedi le 21 juin 1986

Le téléphone réveilla Sirius alors qu'il faisait toujours noir autour de lui. Il soupira et, d'un mouvement endormi, il attrapa le combiné sur sa table de chevet.

« Allô? »

« Sirius, c'est Remus. Il faut que tu viennes. Tout de suite. »

Et Remus raccrocha. Sirius jeta son téléphone sur la table de chevet et se leva rapidement. Marlene eut un bâillement et s'étira longuement.

« Qui c'était? » demanda-t-elle en se frottant la tête.

« Remus. Ça semble urgent. »

Sirius vit les yeux inquiets de Marlene et l'embrassa doucement.

« Ne t'inquiète pas. Recouche-toi, je m'en occupe. »

« Dans tes rêves. »

Elle se leva et enfila une vieille paire de jeans et un chandail de Sirius. Il lui prit la main et ils transplanèrent.

Ils trouvèrent Tonks, assise dans le salon, qui les attendaient visiblement.

« Que se passe-t-il? » demanda Sirius.

« Il ne veut pas arrêter de pleurer. »

Sirius hocha la tête et se dirigea dans le couloir, où il trouva Remus appuyé sur la porte. Il leur adressa un signe de la tête.

« Qu'est-il arrivé? » questionna Marlene.

Remus secoua la tête.

« Nous discutions de la fin de l'année scolaire et tout ça… il m'a dit que vous vouliez vous marier bientôt. Je lui ai dit que Tonks et moi aussi allions nous marier, mais pas avant un an au moins puisqu'elle est enceinte et qu'elle ne veut pas se marier enceinte et… »

« Oh. Félicitations, mec! » fit Sirius en le serrant dans ses bras.

Remus sourit.

« Merci. Enfin… quand je lui ai dit, il s'est mis à pleurer et à crier, et il s'est enfermé dans notre chambre. »

« Sirius, ce doit être ça… » murmura Marlene.

Les deux hommes se tournèrent vers elle.

« Ça quoi? » demanda Remus.

« Les bébés… je… c'est quand nous lui avons annoncé que j'étais enceinte qu'il a demandé à venir te voir. »

« Oh, je… Félicitations. »

Sirius hocha la tête.

« Je vais voir ce que je peux faire. »

Il colla l'oreille à la porte, sentant son cœur se serrer en entendant Harry sangloter de l'autre côté, et cogna trois petits coups.

« Harry, bonhomme, c'est tonton Sirius. Je peux entrer? »

« NON! »

Sirius soupira.

« Bonhomme, s'il te plait. Il faut qu'on parle. »

« NON! »

Sirius donna un coup sur la porte, beaucoup plus fort qu'il ne l'aurait souhaité. Il sentit Marlene sursauter à côté de lui, mais il entendit Harry arrêter de pleurer.

« Harry James Potter, ouvre cette porte immédiatement! Remus, Tonks, Marlene et moi ne voulons que t'aider, tu ne peux pas t'enfermer comme ça quand les choses ne se passent pas comme tu le souhaiterais! »

Sirius l'entendit renifler de l'autre côté de la porte, et celle-ci s'entrouvrit.

« D'accord. Mais juste Sirius. »

Sirius hocha la tête, entra dans la pièce et referma la porte derrière lui, après un dernier regard à Marlene.

Lorsqu'il se tourna vers la chambre, il vit Harry qui était couché sur le ventre, sur le lit. Il soupira et s'approcha de lui.

« Je peux m'asseoir? »

Il n'eut pas de réponse, mais décida de s'asseoir malgré tout.

« Harry, est-ce que tu es fâché que Marlene et Tonks soient enceintes? »

Nouveau silence.

« Est-ce que tu es fâché que Remus et moi allons avoir des bébés? »

Nouveau silence.

« Aurais-tu préféré rester seul comme enfant dans nos dîners? »

Harry se tourna tragiquement sur le dos. Si la situation n'avait pas été aussi dramatique, Sirius aurait ri de son ridicule.

« Non, je ne suis pas fâché. »

Son menton se mit à trembler et des larmes commencèrent à couler sur ses joues.

« J'ai peur. »

Sirius passa sa main dans les cheveux du garçon.

« De quoi as-tu peur, bonhomme? » demanda-t-il.

Harry soupira.

« Parce que, quand on a des bébés, des tas de trucs moches se passent. »

Sirius fronça les sourcils.

« Comme quoi, bonhomme? »

Harry s'assit, et commença à compter sur ses doigts.

« Et bien, le papa de Draco Malefoy, il est en prison. Le papa et la maman de Neville ils sont comme des légumes. Papa et maman sont morts. C'est tellement dangereux qu'un jour, le papa de Seamus Finnigan, il est allé s'acheter des cigarettes et il n'est jamais revenu. »

Sirius eut un sourire triste. Effectivement, ça semblait être très dangereux de devenir père. Il s'assit, les jambes croisées, pour faire face à Harry.

« D'accord. Alors, le papa de Draco est en prison, mais pas parce que c'est un papa. Lucius Malefoy est en prison parce qu'il a fait des trucs vraiment pas gentils avec les Bouffe-Zombies. Le papa et la maman de Neville, et ton papa et ta maman… Les trucs qui leurs sont arrivés, sont arrivés parce qu'ils trouvaient que les idées des Bouffe-Zombies étaient très méchantes, et qu'ils ne voulaient pas que toi et Neville grandissiez avec les Bouffe-Zombies. Et le papa de Seamus a peut-être simplement croisé un groupe rock vachement cool en allant chercher ses cigarettes et il est en tournée avec eux depuis et il n'a pas assez de sous pour appeler Seamus et sa maman. »

Oui bon, ce n'était probablement pas le cas, mais il ne voulait pas non plus quitter Marlene, donc autant de ne pas inquiéter Harry outre mesure.

« Moi, je n'aime pas les Bouffe-Zombies, donc je n'irai pas en prison avec eux. Et je n'ai plus à les combattre, puisqu'ils sont tous en prison. Et je suis beaucoup trop cool pour les Bizarr'Sisters, donc aucun danger que j'aille en tournée avec eux. Et c'est pareil pour Remus. Et Marlene. Et Tonks. »

Harry hocha la tête.

« Est-ce qu'il y a d'autres choses qui t'inquiètent? » demanda Sirius.

Harry hocha encore la tête.

« Qu'est-ce qui t'inquiète? »

Le menton d'Harry se remit à trembler.

« Je… Moi je suis ton filleul, non? »

Sirius hocha la tête.

« Mais si le bébé dans le ventre de Marlene, c'est votre bébé à toi et elle pour vrai, alors… je n'ai plus vraiment besoin d'être là, non? »

« Pourquoi cela? » demanda Sirius.

« Et bien, tu dis toujours que je suis comme ton fils, mais si tu as un vrai de vrai fils, tu n'as plus besoin de moi, non? »

Sirius sourit.

« Bonhomme, j'aurai toujours besoin de toi! Et le bébé aura besoin d'un grand frère pour le protéger et lui montrer à jouer au Quidditch et lui raconter des histoires et jouer avec lui. En fait… »

Sirius se leva, et sortit les papiers d'adoption de sa poche de jeans. Il les ouvrit et les montra à Harry, qui le regardait d'un air désespéré à travers ses larmes.

« C'est de cela que Marlene et moi voulions te parler. Ce sont des papiers d'adoption. Nous aimerions que tu sois le vrai de vrai grand frère du bébé. »

Harry regarda les papiers.

« Mais je serais son cousin. »

« Techniquement, oui. Mais ces papiers… Si nous signons ces papiers et que nous allons les porter au tribunal, nous serions exactement comme ton papa et ta maman. Ça ne changerait rien à ton vrai papa et ta vraie maman, et ils t'aimeraient toujours autant, mais en attendant que nous allions tous jouer au Quidditch dans les nuages quand nous aurons 195 ans, ce serait nous tes parents, et donc le bébé serait ton petit frère ou ta petite sœur. »

Sirius passa sa main dans ses cheveux.

« Est-ce que tu serais d'accord? »

Harry se leva tranquillement, essayant de contrôler ses sanglots, qui se transformèrent en une série de hoquet.

« Mais je pourrais toujours t'appeler tonton Sirius? »

« Bien sûr. »

« Et on regarderait toujours des films le samedi soir? »

« Absolument. »

« Et tu vas toujours m'aimer autant, même si le bébé il est plus intelligent que moi? »

Sirius sourit et posa sa main sur son épaule.

« Harry, je t'aimerais toujours autant même si tu aimais les Harpies! »

À ce moment, Harry se jeta dans ses bras, et Sirius le serra contre lui.

« Alors, tu es d'accord? »

Harry hocha vigoureusement la tête, et Sirius le prit dans ses bras, attrapant les papiers qu'il remit dans sa poche arrière.

« Génial. Alors on va retourner à la maison. On va dormir jusqu'à midi, et demain, on règlera tout ça. »

Sirius ouvrit la porte et sourit à Remus et Marlene, qui le regardaient d'un œil inquiet.

« Alors? » demanda-t-elle.

Harry, la tête contre le torse de Sirius, lui sourit.

« Tonton Sirius, il dit que demain, je vais être le vrai de vrai grand frère du bébé. »

Marlene soupira de soulagement et l'embrassa doucement sur la joue.

« Génial! On n'aurait pas pu rêver meilleur grand frère! » s'exclama-t-elle.

Remus leur sourit, marmonnant quelque chose comme « il était temps! ». Harry lui rendit son sourire alors qu'il lui ébouriffait les cheveux.

« Tu acceptes malgré tout d'être le cousin de notre bébé, hein? » demanda Remus.

Harry hocha la tête.

« Ouf, quel soulagement! » s'écria-t-il, faisant rire doucement Harry.

Il se tourna alors vers Sirius.

« Vous voulez dormir ici? On peut vous préparer un lit dans le salon… »

Sirius secoua la tête.

« Merci, mais je pense qu'on va retourner à l'appartement. »

Remus hocha la tête et les regarda transplaner. Sirius poussa la porte de sa chambre et se coucha sur le dos. Marlene vint se blottir contre lui, et Harry se plaça de l'autre côté.

« Tu crois que je vais être un bon grand frère, Sirius? »

« Le meilleur! Tu sais, ton papa était un peu comme mon frère. »

Harry sourit.

« Je vais lui montrer à jouer au Quidditch. Et à manger des frites. Et à donner des coups de pieds dans les ballons. Et… »

Sirius et Marlene s'endormirent alors qu'Harry continuait sa liste de tout ce qu'il comptait apprendre au bébé.