Bonjour bonjour... Encore un chapitre pour vous =D

Petites précisions : Harry n'est plus le héros exclusif de cette histoire et les sorciers entrent en première année à treize ans! Voila voila


Petite pub :

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Quand Lee revint, les jumeaux regardaient leur dernier frère avec effroi, et Harry tenait Hermione par les épaules en arrière, comme si Ron était atteint d'une maladie très contagieuse. Le visage désemparé du rouquin se tourna vers lui et Ron s'avança comme un zombie, les mains en avant, la bouche ouverte sous la frayeur.

"Lee... brule moi les yeux... BRULE MES YEUX!

-Quoi, quoi il se passe quoi?"

Jordan était affolé, il regardait les autres, interdits, tous avaient les yeux scotchés au tas de sous vêtements de Snape sur le sofa.

Il s'approcha lentement, laissant Ron pleurer et se frotter les mains sur le tapis à se faire mal à la peau. Au milieu du tas, un petit livre ouvert en son milieu, d'une dizaine de pages, très illustré, très coloré. En restant soft, on pouvait voir un homme plutôt bien fait, se faire [BIP] avec une [BIP] et qui prenait un [BIP] dans le [BIP] et en arrière plan un tableau de Rembrandt.

"Oh. Mon. Dieu.

Ce petit passage vous plait? cette histoire est disponible sur le compte de la COUILLE (Confrérie Orthodoxe de l'Unanime Idolâtrie du Lemon Lubrique et Éblouissant)...


Merci pour vos review, et je vais encore en faire rougir un,merci Mokhan, tu es génial ;)

Merci aussi a ma bêta, Netellafim, une biscotte tellement trans que c'en est trans transidé.


Aaaand... ENJOY!


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Chapitre IV / Apprivoisement

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Hermione se réveilla dans un cadre tout à fait charmant, et se sentait même gauche, ici, avec ses cheveux rebelles et ses défauts d'humaine. Elle se leva néanmoins, et vit sur une table un broc d'or fin, délicat et décoré, dans un vaste plat assorti. Elle versa l'eau du broc dans le plat, et une fraîcheur surprenante s'en dégagea. L'eau avait été macérée dans des feuilles diverses lui donnant des propriétés relaxantes et odorantes.

Après une rapide toilette, elle se changea, et mit sa robe de sorcière la plus neuve, pour ne pas paraître trop à son désavantage. Mais même là, elle était tout en noir et faisait tache. Peu importe. Ce qu'elle voulait, c'était apprendre un maximum sur l'endroit où elle se trouvait, sur ce peuple si parfait. Elle ne s'autorisa pas à penser à son propre monde pour ne pas tomber dans une grande déprime. Maintenant qu'elle savait l'endroit sûr, elle pourrait trouver un moyen de rentrer.

Elle laissa ses cheveux tels quels, c'est à dire en nid de poule agressé par des voleurs peu doués, et sortit. Même les portes étaient différentes. Elles avaient une forme unique à chaque fois, se fondant parfaitement dans les murs. Une fois hors de sa chambre, elle croisa Draco qui époussetait sa robe.

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- Salut, Malefoy.

- Bonjour, Granger. Je suppose que toi aussi tu veux aller les voir?

- Oui, souffla-t-elle. Draco?

- Oui? Il ne releva pas le fait qu'elle utilise son prénom.

- Comment tu fais pour être... classe même dans les robes de l'école?

- Granger, ne me dis pas que tu es gênée devant eux à cause de tes habits ?

- Eh bien... En fait... Elle triturait un bout de sa manche.

- Ça ne sert à rien. Je pense qu'ils sont comme ça naturellement. Tu as vu les « Hobbits » avec eux, et ce Aragorn, ils sont comme nous, sans fioritures. Déstresse, Granger.

- D'accord. Alors, on va où?

- Je ne sais pas, il me semble qu'hier on était venu de part là.

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Ils marchèrent donc, et même le blond devait reconnaître qu'il n'avait jamais rien vu d'aussi beau, même au manoir. Chaque recoin avait été travaillé et soigné, c'était impressionnant. Ils rencontrèrent des Elfes de haute statures, pareils à des rois de pierre à qui ils n'osaient adresser la parole tant leur regard était dur. Mais ils continuèrent, pour se retrouver dans une petite cour où ils virent deux Hobbits jouer dans une fontaine.

Un vieil homme était avec eux, habillé comme un sorcier (Merlin merci, pensa la jeune femme), et on sentait la sagesse dans ses gestes. À leur vue, le vieil homme, tout de gris vêtu, parla en caressant sa longue barbe grise.

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- Bonjour à vous, étrangers. C'est donc de vous dont on parle depuis hier? Je suis Gandalf le gris, dit Mithrandir chez les Elfes.

- Bonjour, fit Draco. Il semblerait, oui. Je suis Draco, voici Hermione. Surnommés respectivement l'exceptionnel et Miss Je-Sais-Tout, fit-il avec un sourire. Hermione ne put s'empêcher de pouffer. Le mage les regarda avec malice.

- Nous attendrons que vos compagnons de route viennent avant d'entamer les conversations. Vous devez déjà connaître Merry et Pippin, je suppose?

- Oui, Fit Hermione. Bonjour à vous.

- Bonjour, damoiselle, répondirent les Hobbits en chœur. Et damoiseau, ajouta Pippin, appuyé d'un hochement de tête de son compagnon.

- Vous devriez aller déjeuner, les Elfes ont laissé une table pleine de bonnes choses, fit Merry.

- Bien, euh d'accord, fit la jeune femme.

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Les Hobbits étaient habillés comme des paysans d'époque moyenâgeuse, et elle ne savait pas pourquoi, mais le mage lui rappelait Dumbledore. La barbe, sans doute. Draco et elle, accompagnés des deux semi-hommes, qui finalement avaient encore « un coin à boucher » se dirigèrent vers une grande salle emplie d'Elfes, la plupart pensifs, ou chantant. C'était une merveille de voix, et tout cela s'arrêta à leur arrivée. Hermione rougit.

Elle s'assit néanmoins sur un banc, prenant le moins de place possible pendant que Merry et Pippin ne se faisaient pas prier pour engloutir la nourriture. Ron adorerait, pensa la sorcière. Il y avait des fruits, et de ce pain doux et plat des elfes, si étrange et nourrissant. Elle en prit un morceau et mangea religieusement, alors que Draco avait déployé tout son savoir faire de sang pur.

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- Alors, c'est comment chez vous?

- C'est difficile à dire, répondit le blond. C'est... Différent. Vraiment différent.

- Y a-t-il des Hobbits?

- Non, répondit Hermione, mais des gobelins.

- Je déteste les Gobelins, ce sont de viles créatures de guerre!

- Dans notre monde, reprit Hermione, ce sont des sortes de banquiers. Ils construisent des coffres forts qui ressemblent à de véritables forteresses, que nul ne peux braver. Ils ne sont pas méchants, mais assez malpolis quand même, ajouta-t-elle pensivement.

- Dans les deux cas ils aiment l'or, fit joyeusement Pippin. Vous fumez la pipe? Demanda-t-il en sortant la sienne.

- Non, fit Draco, c'est mauvais pour la santé.

- Mais si bon à la bouche, complétèrent les deux semi-hommes.

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Harry arriva aux côtés de Ron, tous deux en robes noires, et s'assirent, attendant la venue imminente de Sirius, Snape et Lupin. Venue qui se fit quelques minutes plus tard, alors que les Hobbits tentaient de leur apprendre une chanson de leur région. Hermione était à côté de Merry, face à Draco, celui-ci à côté de Pippin. Ron se plaça à côté du blond, face à Harry qui côtoyait Hermione.

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- Bonjour, professeurs, et Sirius, fit Hermione. Vous devriez les écouter, la Comté est un endroit formidable! Ils vivent dans des trous, et mangent six fois par jour, s'extasia la jeune femme sous les rires des deux Hobbits.

- Loin de moi l'idée de briser votre enthousiasme, miss Granger, mais dois-je vous rappeler que nous ne sommes pas là pour visiter, mais pour tenter de stopper le Lord noir?

- Pardon, professeur. Hermione baissa les yeux. Elle y était habituée, à présent.

- Snape, tu pourrais être moins coincé, fit Sirius. Ne t'en fais pas Hermione. C'est un frustré, dit-il en s'asseyant entre elle et Harry.

- Black, ma vie privée ne regarde que moi. Libre à toi de théoriser là-dessus, mais épargne moi tes plaintes du matin qui n'intéressent personne.

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Le maître des Potions se retourna, raide comme un balai sous le gel de décembre, et vit Elrond, accompagné lui-même de Glorfindel et d'Aragorn. Derrière, un vieillard en robes grises. Tous semblaient être choqués du ton qu'avait pris Snape pour avoir parlé de la sorte à une femme. Il ne se démonta pas, et leur adressa un hochement de tête respectueux. Personne ne déstabilisait Snape. Même dans un autre monde. Même un roi Elfe.

Il prit place cependant aux côtés de Remus qui avait, sans mot dire, mis son séant à côté de Ron. Le lycanthrope savait qu'il ne fallait jamais intervenir quand un Black et un Snape se bouffaient le nez. Jamais. L'Elfe brun se plaça en bout de table, à sa droite Glorfindel, à sa gauche Aragorn, puis le mage gris.

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- Bonjour à vous jeunes étrangers. Je vous présente Gandalf le gris, dit Mithrandir. C'est un mage, donc apparenté votre race, et respecté par-delà tous les royaumes pour sa sagesse et sa puissance.

Remus et Sirius firent un signe amical de la tête, Snape ne bougea pas. Il n'allait quand même pas dire bonjour quinze fois! Ron et Harry firent aussi un sourire, la bouche pleine de fruits. Le vieux mage le leur rendit.

- Puisque tous sont présents, je souhaiterais que nous allions, une fois que vous vous serez restaurés, dans la salle du conseil afin que tous sachent plus explicitement ce qu'il se passe. Je vous y attendrais, fit l'elfe en se levant gracieusement.

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Gandalf resta là pour manger quelques fruits, et discuta un peu en elfique sous les yeux grands ouverts et les oreilles attentives d'Hermione. Elle tentait même de refaire certains mots qu'elle parvenait à saisir. D'un coup, la conversation cessa, et la sorcière, se rendant compte qu'elle s'était avancée jusqu'à les épier , rougit comme une tomate bien mûre, baissa et yeux et bafouilla quelques mots d'excuse.

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- Ne vous en faites pas, mon enfant, fit le mage. Il est normal d'être intrigué par des choses que l'on ne connaît pas. L'elfique vous intéresse-t-il donc à ce point?

- C'est de l'elfique? C'est... Magnifique, fit Hermione, toute honte envolée. J'aimerais...

- Vous aimeriez tout savoir et tout connaître de cette civilisation miss Granger, coupa Snape. Tous ceux qui vous ont connue le savent pertinemment.

- Monsieur le guérisseur, commença doucement Glorfindel. Cette jeune femme ne réagit que normalement, pourquoi être si strict? Elle ne voulait qu'être curieuse et avait soif de savoir. C'est une qualité que nous apprécions dans notre peuple.

- Nous avons une mission, fit Snape, les réjouissances devront donc attendre que celle-ci soit menée à son terme. Il faut que ces enfants sachent se battre et lutter contre ce pour quoi ils sont venus, et ensuite, si le temps le permet, ils penseront à batifoler avec toutes les inutilités qui leur passeront par la tête.

- Se battre? Mais vous avez vu passer si peu d'étés, fit tristement l'Elfe blond à Hermione.

- Nous... Fit elle encore rose. Nous y sommes habitués depuis quelques années.

- Par Gilthoniel, que c'est cruel...

- C'est ça ou mourir, fit Snape d'une voix polaire.

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Il se leva, sous le regard encore choqué et outré de quelques Elfes qui avaient écouté la conversation, et partit dehors, une servante le précédant pour le mener à la salle du conseil. Il arriva, et fut suivit quelques minutes plus tard par le reste du groupe.

C'était une pièce ouverte délimitée par des colonnes, avec une table en pierre en son centre. Un siège était plus grand que les autres, où était assis Elrond. Le Hobbit qui était blessé était présent, même s'il avait encore le teint pâle, ainsi que Sam. Chacun prit place, les adolescents collés les uns aux autres, Harry juste à côté de Gandalf qui lui-même avait pris place juste auprès du Hobbit touché. Glorfindel se mit entre Sirius et Ron, et Snape se mit tout au bout, fermant le demi-cercle.

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- Bien, étrangers, petites gens et frères, nous sommes réunis pour connaitre les circonstances de notre rencontre. Avant tout, je souhaiterais entendre l'histoire des humains-mages, ce qui pourrait éclaircir les choses, de ce côté.

- Je pense que c'est à toi de parler, Harry, lui dit Sirius. Le Survivant se leva, un peu mal à l'aise.

- Je... Je suis Harry Potter. L'Elfe le fixait intensément. Je viens d'un monde totalement différent de celui-ci, et en guerre. Contre un mage noir très puissant, connu sous le nom de Voldemort. Des dents grincèrent, Harry expliqua. Dans mon monde, ce mage a été d'une cruauté sans pareille, tuant et détruisant tout ce qui se mettait en travers de son passage, à tel point que son nom ne peut plus être prononcé sans faire peur. Il y a seize ans, je n'étais qu'un bébé et il a voulu me tuer. Il n'y est pas parvenu et personne ne sait encore pourquoi. Il m'a laissé cette marque, fit le Survivant en montrant sa cicatrice que tous regardèrent. Il semble que je sois le seul à pouvoir le tuer. Une prophétie très importante sur moi est venue dans votre monde et il l'a suivie, c'est comme ça qu'on en est arrivés là.

- Je ne saisis pas, fit calmement l'Elfe à Harry.

- La prophétie, elle est dans un globe en verre. Elle était dans notre monde et elle a traversé un objet magique, une sorte de voile. Et Voldemort l'a traversé aussi sans hésiter. Alors on l'a suivi, parce qu'une prophétie se réalise tôt ou tard. Voilà.

- Étiez-vous seuls dans votre quête? Demanda Elrond.

- Non, continua le survivant. Le directeur de notre école de magie, Albus Dumbledore nous a souvent aidés.

- Pardon, interrompit Gandalf. Pouvez-vous, je vous prie, me donner le nom complet de cet Albus?

- Je...

- Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore, monsieur, récita Hermione en volant à son secours.

- Wulfric, répéta pensivement Gandalf. Alors il a réussi.

- Pourriez-vous vous expliquer Mithrandir, demanda Glorfindel

- Wulfric est un mage que je connais bien pour la simple raison qu'il est mon fils, fit le mage gris avec un sourire pensif.

- Oh Merlin, fit Ron.

- Merlin, oui, répéta Gandalf. Merlin et Morgane sont mes parents. Albus, comme vous le nommez, est donc mon fils unique, et avait trouvé un moyen de voyager entre deux mondes. Mais il apprit aussi que le temps ne s'écoulait pas de la même manière des deux côtés. Le temps a un impact bien plus lourd sur le corps dans votre monde, Harry Potter, précisa-t-il. Il avait trouvé une formule qui permettait de traverser une sorte de vague qui ressemblait à un voile, mais un jour, épuisé, l'artefact disparut de notre côté. Il était encore jeune à l'époque, et nous n'avions pas tout compris. Il est revenu, un jour et nous avions le même âge, et m'avait parlé d'un enfant dangereux, et puissant, et il avait caché la porte, car il ne parvenait pas à la détruire. C'est la dernière fois que je le vis, car c'est à ce moment que l'espace entre nos mondes ne se fit plus que dans un seul sens. Cet enfant, je suppose que c'est Voldemort?

- Oui, fit Harry. Alors, en réalité, le professeur Dumbledore appartient à ce monde?

- C'est exact. Et je crains que le sorcier malfaisant ait entendu parler de cela, et ait profité d'une circonstance pour venir tenter de dominer nos terres. Mais jusqu'à maintenant, je n'en ai pas eu écho. J'attendrais que le conseil soit réuni, mais il faut que vous sachiez qu'ici aussi, nous sommes en guerre, contre le mal absolu, nommé Sauron. Bien qu'ici, il est exceptionnel que je le nomme.

- Que disait cette prophétie? Demanda le Roi Elfe.

- Je l'ai inscrite, fit Hermione. Et elle sortit un papier de sa poche. Elle récita, un peu intimidée : « L'élu naitra lorsque le septième mois mourra, et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal. Celui qui doit vaincre le Seigneur des Ténèbres approche, et trouvera par-delà la réalité celui qui tous, doit les lier... L'un devra mourir de la main de l'autre, et dans l'artefact de mort, trouvera son hôte »

Personne ne vit Gandalf froncer les sourcils à l'énoncé de la prophétie.

- Je comprends mieux à présent, fit Elrond. Il était de votre devoir de venir, Harry Potter. J'ai encore quelques questions, avant d'être satisfait. Cette marque a-t-elle des propriétés?

- Eh bien je... Des fois, quand il est en colère je rêve de ce qu'il fait, de ce qu'il voudrait faire. Et apparemment, à cause d'elle, je parle Fourchelang. C'est... un don qui permet de parler aux serpents, et il n'y a que moi et « lui » qui pouvons le faire.

- Je pense avoir compris, fit le roi elfe. Personne n'a donc pu le stopper, pas même Wulfric?

- Non, car Voldemort a pu, grâce à la magie noire, séparer son âme en sept parties, ce qui affectait grandement son corps extérieurement. Aujourd'hui, il ne ressemble plus à un humain. Chaque morceau d'âme a été placé dans un objet, et permettait à Voldemort de ne pas être tué. Tant qu'il lui restait un bout d'âme, personne ne pouvait le détruire complètement. Avec Hermione et Ron, nous avons pu détruire cinq des objets qui en contenait un, sachant que le corps du mage noir est aussi un réceptacle d'âme.

- Et où est le dernier?

- Nous ne le savons pas, justement. Mais nous pensons qu'il est peut être avec lui. Il sait que nous avons détruit les autres, alors il doit être en possession du dernier, pour le protéger.

- La situation me semble bien plus claire à présent, mais je souhaiterais, si vous le voulez bien, cher Mitrhandil que vous explicitiez ce passage découvert avec votre fils, et cette...différence de temps.

- Wulfric avait crée cela. Nos mondes n'auraient pas du se rencontrer,mais il avait le don de voir bien au delà que quiconque aurait pu le faire. C'estce qui l'a ammené à travailler des années durant, trop heureux de voir la vie sur d'autres terres, sur un passage qui relierait notre monde au vôtre, qui n'était alors qu'aux balbutiements de sa naissance. Lorsqu'il était arrivé, il a généré une vague que vous ne connaissiez pas alors, donnant à certains humains la possibilité de devenir mages, ou de faire naitre des enfants mages. Il revenait régulièrement et du se rendre à l'évidence. Là-bas, les années se faisaient ressentir à un point tel qu'il paraissait bien plus vieux qu'il ne l'aurait du lorsque j'avais moi-même attendu cinquante années. Il me disait lui, retrouver lepassage tous les six mois, mais force à été de constater que le poids des ans avait autant de force que la Terre du Milieu l'a ici sur un simple humain. Sorciers, vous êtes pour ainsi dire, le fruit des actes de mon fils, et il est fort possible que vous ayez dans ce monde sa durée de vie.

- Alors quand... enfin si nous revenons chez nous, très peu de temps aura passé? Hermione se tortillait sur sa chaise.

- Je pense que c'estcela, affirma le mage. Mais c'est bien là tout ce que je peux vous dire.

- Pourquoi il ne nous a rien dit, pourquoi il nous a laissé croire qu'il ne savait pas où on allait?

- Jeune Harry Potter, il n'en avait pas la force. Lorsqu'il était dans votre monde, il s'est rendu compte que parler du sien lui était parfaitement impossible, une magie bien plus forte que toute celles vues alors l'en empêchait. Le contraire n'a été possible que lorsque le passage fut presque épuisé de notre côté,la magie se concentrait pour le garder ouvert et ne pouvait l'empêcher de me parler, bien qu'il fut obligé de lutter pour y parvenir.

- Oh...

- Il est donc temps de clore cette scéance. Nous en savons suffisament, pour le moment. Je ne parlerai de la quête du semi-homme Frodon que lors du conseil, si vous me le permettez.

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Il se leva, fermant ainsi la séance. Frodon, timide, vint remercier Snape de l'avoir sauvé, et sans les paroles rassurantes de Remus, le pauvre homme aurait cru à une bonne claque en guise de réponse.

Ron fut immédiatement ami avec les Hobbits, tandis que Harry avait demandé un entretien à Gandalf. Quant à Draco, il s'intéressait d'avantage, tout comme Remus et Sirius, à la cité en elle-même, qu'Aragorn se fit une joie de leur faire découvrir. Snape, fidèle à lui-même, il partit dans un coin à ressasser et améliorer ses livres de potions, les modifiants pour coller avec ce monde.

Quant à Hermione, eh bien, Hermione nageait en plein bonheur. Elle discutait avec Glorfindel, heureux d'avoir en face de lui une jeune humaine si avide de savoir, et qui la mena aux bibliothèques. Tous ses Noëls arrivaient d'un seul coup. Ils traversèrent plusieurs couloirs pour se retrouver dans une salle immense, dont les habitants étaient... des livres. Par centaines, ils comblaient les étagères et étaient soignés, choyés, la plupart étaient sûrement aussi vieux que le monde. La sorcière se demanda si elle ne devait pas prendre un sac en papier pour éviter l'hyperventilation. Un large sourire illumina son visage, et les yeux enfantins de l'elfe suivirent.

Il se dirigea vers un rayon, et choisit un ouvrage qu'il pensait adapté, puis fit signe à la jeune femme de venir sur un tas de coussins. En effet, il n'y avait aucune table, juste de bons oreillers moelleux sur lesquels des Elfes conversaient ou lisaient. Elle s'assit du mieux qu'elle put, et Glorfindel se mit, sans qu'elle sache comment, élégamment assis près d'elle.

Il ouvrit alors le vieux livre de cuir brun relié, à la première page. Quelle ne fut pas la surprise d'Hermione quand elle vit qu'elle n'y comprenait rien!

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- Il sont tous écrits en elfique, expliqua le blond. Je vais donc vous lire les passages les plus intéressants.

- Glorfindel... Un jour, est ce que... Je veux dire si mes amis et moi nous en sortons vivants...

- Par Elbereth ne parlez pas de votre mort comme de quelque chose de normal à votre âge, jeune enfant. Vous resterez en vie, fit-il candide. Et oui, j'ai deviné votre pensée, je vous apprendrai le parler elfique. La sorcière sourit de toutes ses dents.

Il commença la lecture, qui relatait de l'histoire de la Terre du Milieu, et Hermione s'enlisa dans le son unique de sa voix chantante.

- Votre cité est tout simplement splendide! Nous n'avons jamais vu de telles constructions, dans notre monde, fit Sirius.

- Même au manoir Malefoy, ce n'est pas aussi travaillé, avoua Draco.

- Qu'est-ce qu'un manoir? Demanda Aragorn.

- Eh bien, fit le jeune blond, c'est une bâtisse en pierre, très grande et qui ressemble en fait à un petit château. Les sorciers de sang pur en habitent généralement un, précisa-t-il.

- Sang pur? Vous avez donc plusieurs castes?

- En fait, continua Lupin avant Draco, les sorciers ne sont pas réellement une race. Les humains naissent parfois avec des pouvoirs magiques, qu'ils soient d'une famille de sorciers ou d'humains. Mais dans certaines longues lignées de sorciers, on ne se marie qu'entre « sangs purs », ceux dont la parenté est exclusivement sorcière. De ce fait, ils sont considérés comme nobles, au sein de notre communauté. Par exemple, Sirius et Draco en sont. Toute leur famille ne continent que des sorciers.

- C'est intéressant! Et ce Harry, qu'en est-il de lui?

- Son père était un sang pur, mais sa mère une née moldue. C'est à dire qu'elle était née de deux parents dépourvus de magie.

- Alors, cela n'affecte en rien vos pouvoirs?

- Absolument pas. Les enfants nés d'humains sont tout aussi compétents. Il ne s'agit là que de traditions, en fait.

- Nous arrivons près de la bibliothèque, et je vois déjà un groupe qui se forme près de votre amie, je pense qu'ils doivent être très curieux de votre monde, fit le rôdeur. Allons voir!

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Hermione était aux anges. Elle pouvait réciter d'un bout à l'autre tout le cours de Binns, et on lui en demandait toujours plus! Elle montra quelques tours de magie élémentaire, comme le Lumos, et le Wingardium Leviosa, qui s'avérèrent marcher correctement, et s'émerveilla de l'esprit et de la finesse dont faisaient preuve son auditoire. Ils avaient appris les maisons de Poudlard, et le fait qu'elle ne soit encore qu'en sixième année.

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- Et ce professeur Severus, pourquoi est-il aussi peu avenant face à vous?

- Eh bien... Pour tout vous dire, il a toujours été comme cela. Mais c'est un homme très bien au fond, et on a encore jamais trouvé son égal en la matière de potions. Le directeur Dumbledore lui-même se référait à lui.

- Je ne peux alors que vous comprendre, jeune enfant. Il reprit un air joyeux. Tous les élèves en savent-ils autant en magie que vous?

- En fait, coupa Draco derrière le groupe, Granger est la meilleure élève de l'école, même devant les dernières années. Il savait que ça la gênerait, et ne se privait pas.

- Je... bafouilla la jeune femme.

- Elle est capable de sorts que même certains professeurs hésitent à lancer.

- Est-ce vrai, damoiselle? Vous êtes étonnante! fit une Elfe aux cheveux ondulants. Hermione ne savait plus où se mettre, et Draco se marrait intérieurement.

- Je ne suis pas si douée... J'aime juste apprendre…

- Ne soyez pas gênée, fit Glorfindel, et vous compagnons, prenez donc place! En une heure nous en avons appris bien plus qu'en cent ans sur l'autre monde! Je dois avouer que c'est rafraîchissant, surtout dit par le minois de cette jeune damoiselle. La damoiselle rougit comme une écrevisse trop cuite. Et Sirius ne se gêna pas pour rire.

- Vous pouvez compter sur Hermione pour vous renseigner. Comme l'a dit Draco elle est très intelligente. Hermione cru voir des flammes sur son visage.

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Avant qu'Hermione ne puisse bafouiller quelque chose qui ressemblerait à une excuse pour partir, une femme de l'assistance, apparemment plus malicieuse que les autres lança d'une voix douce.

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- C'est un excellent atout, demoiselle, car le jour ou votre cœur cherchera son âme sœur, votre voix n'aura qu'à s'exprimer pour attirer son âme, termina-t-elle avec un sourire.

- Ouais, pas comme si je pouvais compter sur la tête que j'ai, murmura la sorcière en se levant. Désolée, je... je dois parler à Harry.

- L'ai-je vexée? Ce n'était pas là mon but...

- Non, répondit Sirius. Hermione n'est juste pas... en accord avec sa beauté.

- Elle n'est pas laide, dit pensivement une Elfe aux longs cheveux roux. Mais on dirait qu'elle a peur. Et cela se traduit sur elle. Son esprit et son cœur sont purs, nous l'avons tous vus.

- Je sens qu'elle nous reviendra bientôt, reprit Glorfindel, et nous avons encore soif de savoir, alors en l'attendant, parlez-nous encore de vous.

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Hermione avait pour le coup rejoint Harry. Il discutait sur un banc avec le père de Dumbledore. Sam et Frodon étaient là, et à peine avait-elle passé la porte que trois paires d'yeux se braquèrent sur elle. Ils devaient avoir des sens plus développés que ceux des humains, songea la sorcière. D'un sourire, Gandalf lui demanda de s'assoir avec eux, et elle prit place près de Harry.

Le mage était entouré du Porteur de l'Anneau et du Survivant, et apparemment, elle les avait coupés sur une discussion philosophique portant sur le destin. Harry et Frodon se comprenaient mieux que quiconque, puisqu'ils partageaient un destin similaire qu'eux seuls pouvaient assumer.

Et cette compréhension mutuelle les avait un peu soulagés. Ils se parlaient à présent comme de vieux amis, et Sam semblait vraiment heureux que son maître aille bien.

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- Eh bien, jeune demoiselle, quelque chose vous a donc fâchée?

- Ce n'est rien, monsieur. Je suis désolée de vous interrompre.

- Il n'y a pas de mal, fit Frodon. Harry nous expliquait les différences entre les magies des deux mondes. Paraîtrait-il que vous pouvez transformer des objets? Cela peut être utile dans bien des cas.

- Oui, répondit la jeune fille. Mais comme la magie reste ce qu'elle est, vous pourriez transformer une table en lit qu'elle ne serait que table au final. Elle reprendrait sa forme au bout d'un moment.

- Mais alors, le lit aurait la dureté de la table? S'enquit Sam.

- Non, reprit Harry. Mais il ne pourrait rester ainsi indéfiniment.

Hermione, voyant le visage intrigué et franchement curieux du Hobbit rond, chercha des yeux un objet. Tombant sur une petite branche tombée à terre, elle agita sa baguette, et le morceau de bois se déforma pour devenir un verre à pied en cristal. Sam était émerveillé, et Frodon, bien que connaissant Gandalf depuis un moment, ne put s'empêcher de sourire.

- C'est prodigieux, vous avez vu ça, monsieur Frodon?

- J'ai vu, Sam, en effet, nous avons rarement l'occasion de voir ce genre de choses dans la Comté.

- Je suppose, fit la jeune femme rougissante à Gandalf, que votre magie est toute autre? Les Elfes m'en ont un peu parlé, et je dois dire que vos pouvoirs m'impressionnent. En fait, maintenant que j'y pense, ceux du professeur Dumbledore sont sensiblement les mêmes. Il est un des seuls sorciers à pouvoir faire de la magie sans baguette.

- En effet, répondit le mage. Alors que vous avez en quelque sorte divisé et décortiqué votre magie, la notre reste imprécise et dirigée par notre esprit. Les deux côtés ont leurs avantages, mais ici, nous préférons la laisser telle qu'elle.

- Alors, la magie que vous maitrisez correspond à notre magie incontrôlée, que nous exprimons lorsque nos sentiments sont trop forts? Si je comprends bien, vous n'auriez aucun mal à vous servir d'une baguette, vous seriez même bien plus doué que nous, mais en revanche, il nous faudrait bien plus de temps pour apprendre votre forme de magie?

- Je pense que c'est cela, mais je ne doute pas qu'une enfant telle que vous réussisse, fit-il avec ses yeux perçants. La jeune femme rougit. Décidément, c'était sa journée.

- Dites, fit Sam vers Harry. Tout le monde est capable de magie, chez vous?

- Non, certains n'en ont pas, mais il y a un test très simple pour savoir, fit-il. Devant les yeux amoureux du Hobbit, Harry sourit. Vous voulez savoir pour vous? C'est totalement inoffensif, même ici...

- Je confirme, les sorts les plus simples fonctionnent normalement ici, dit Hermione.

- Eh bien...Gêné, il regarda Frodon, qui ne fit que rire.

- Allons, Sam, si tu veux, tu peux essayer, mais ne sois pas déçu si rien n'en sort.

- Merci, Monsieur Frodon.

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Harry le fit se lever, et pointa sa baguette sur lui, légèrement apeuré, le Semi-Homme se laissa tout de même faire. Harry récita une simple incantation, et une lueur dorée entoura le Hobbit quelques secondes. Harry sourit.

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- Vous avez une magie en vous, mais je ne peux pas dire laquelle. Je pense qu'elle est due à votre race.

- Vous avez entendu, monsieur Frodon? J'ai de la magie!

- Oui Sam, rit le porteur. Un jour peut-être apprendras-tu à t'en servir ?

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Et quand Hermione regarda le Semi-Homme, elle se revit, à treize ans, lorsqu'on lui avait annoncé qu'elle était sorcière.

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Et voilà... donc il y a des précisions plus haut, pour les questions d'ordre "ça colle pas avec le bouquin"... A mercredi prochain pour la suite!