Comme d'habitude, je dois éditer mon chapitre dix fois après l'avoir posté... soit. Je vaincrais.

En plus c'est une grande semaine car j'ai à présent deux bêta, oui oui deux, dont un qui n'est pas sur fanfiction et qui accessoirement n'aime pas spécialement le yaoi, donc je le remercie particulièrement d'avoir bien voulu accepter le travail (bon il a pas eu le choix je tiens son chat en otage) je cite : Mokhan.

La seconde vous la connaissez déjà je la cite un peu partout (notamment sur mon profil, allez lire ses histoires elles sont top doudoune de taupe écru) Netellafim. Je sais pas pourquoi je lui avait jamais demandé, en fait, elle corrige bien, elle a un bon oeil pour la construction des phrases et son bras ne fatigue jamais quand elle fouette.

Donc, maintenant en théorie la fiction devrait être très lisible et claire, mais rappelez vous que nous sommes humains, donc une petite erreur peut se glisser dans le texte de temps à autre...


Bien le bonjour mes petits lecteurs gratinés aux lardons... (c'est bon les lardons) voici le chapitre cinq!

Je voudrais remercier mes reviewers anonymes, merci vraiment, je ferais en sorte de rester à la hauteur *kick emmanuel moire*

une petite pub?

...

- Vingt points en moins pour vous monsieur Londubat.

- Huh?

- Cessez de me regarder et retourner à votre travail, petit ignorant!

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Les yeux embués de larmes à venir, le garçon blond fit la moue, une moue adorable pour certains, mais absolument affreuse pour Snape. Fier et fort il baissa légèrement le regard en signe de colère imminente. Et le drame arriva.

La lèvre tremblante de fierté gryffondorrienne, l'œil humide (toujours de fierté), ses doigts se serrant vaillamment en poings, il oublia de s'occuper de sa langue, de ses glandes salivaires et de sa déglutition.

La goutte au bord des lèvres grossit petit à petit sous le regard affolé de Celui-Qui-Avait-Sa-Manche-Juste-En-Dessous. En une seconde le crime était accomplit.

Neville Londubat avait lamentablement bavé sur Severus Snape.

...

Ca vous a plu? c'est dans ma fiction "les amis y'a que ça de vrai, part XV : Tù".


Sur ce, ENJOY!


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Chapitre V / Reconnaissance

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Hermione, soucieuse, se tourna vers le mage. Harry expliquait avec patience la magie aux deux hobbits.

- Que va-t-il se passer maintenant ? »

- Eh bien, les elfes feront conseil, et je pense que vous y serez conviés. Nous parleront ensemble de la mission de Frodon, et de la votre, monsieur Potter, fit il en se tournant vers lui. En attendant, je pense que Glorfindel veille à votre retour. La jeune femme le regarda avec une surprise mêlée d'une certain amusement. Le professeur Dumbledore et Poudlard lui semblaient bien loin.

- Je...Je sais.

- Nous vous accompagnons, fit Frodon.

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Et tous se dirigèrent vers la bibliothèque. Fort heureusement, personne ne fit de remarque face au léger accrochage concernant les charmes de la sorcière.

Durant tout ce temps, Severus étudiait et tentait de déchiffrer les nombreux livres de soins que possédaient les elfes, mis dans une pièce à part. Il avait du appeler une aide, Golwenîn (1), qui lui lisait patiemment les passages qu'il demandait.

Severus n'avait voulu ni nourriture, ni eau, et malgré la sérénité des lieux et la beauté de ce qui l'entourait, il était aussi sombre que dans ses cachots un jour de pluie. Le pauvre aide n'avait même pas envie de chanter, c'est dire combien Snape pouvait être effrayant!

Finalement, Elrond entra dans la pièce et, sentant la tension, tenta d'en faire fi. Il avait rarement vu un homme aussi dur avec un fond aussi doux.

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- Quelque chose vous tracasse, Severus?

- Pas vraiment, non. Mais c'est assez ennuyeux d'avoir à se faire lire une langue que l'on ne comprend pas. Et les sorts de traductions ne fonctionnent pas. Il se peut donc que je passe à côté de propriétés qui me permettraient d'améliorer mes propres mélanges pour ce monde, en vue de nos missions futures. Le moindre mot peut avoir dix significations et apporter autant de propriétés différentes.

- Je comprends. Malheureusement, d'après ce que j'ai compris, aucune magie ne vous permettrait de mieux connaître notre langue, Severus. Golwenîn est le plus apte à vous comprendre, car il est celui qui est le plus savant en matière de guérisons. Avez-vous cependant fait quelques trouvailles?

- Oui, la plupart des plantes que vous utilisez ont ici des propriétés étonnantes, et parfois n'existent pas de là où je viens. Mais le contraire est aussi vrai. Je pourrais améliorer certaines choses si j'avais un chaudron, mais nous n'avons guère le temps pour ça. Je ne relève donc que ce qui pourra nous aider lorsque nous partirons, car il nous faudra bien partir.

- Votre sagesse vous honore, sorcier, mais ne soyez pas aveuglé par votre peine...

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Sans lui laisser vraiment le temps de répondre, Elrond sortit. Il arriva au petit jardin, trouvant toute la troupe rassemblée, avec pour assistance de jeunes elfes émerveillés. Harry et Draco montaient leurs balais, et le Survivant avait fait passer une enfant ravie de pouvoir voler. Tous voulaient voir le prodige, et les plus enfantins avaient vraiment envie d'essayer.

De leurs grands yeux, les Hobbits regardaient et poussaient de petits cris, mi effrayés, mi attirés par ces choses étranges.

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- Merry, as-tu vu quelque chose de si fascinant, dans ta vie?

- Assurément non, Pippin, mais foi de Touque, je jure de ne pas mourir idiot comme le vieux croûton de Souche qui est resté cloîtré alors qu'un nain lui demandait hospitalité contre des histoires, ça non!

- Alors, Merry, te lancerais-tu ton propre défi? A-t-on jamais vu un Hobbit quitter la terre nourricière?

- Cousin Frodon, il n'a jamais été vu non plus de Hobbit parmi belles gens en terre si éloignée de la Comté!

- Pour cela, je vous l'accorde, et si l'aventure vous porte jusqu'à avoir l'audace de demander place devant l'un des sorciers, alors, qu'y puis-je? À votre aise, Merriadoc! Un jour, vous demanderez à savoir nager, j'en suis sûr!

- Et j'y vais de ce pas, cher cousin!

Le jeune Hobbit se dirigea à quatre pattes au travers la petite foule, prenant cependant garde à ne pousser personne, se frayant un passage le plus discrètement possible, et tomba nez-à-bottes avec Harry. Le jeune garçon baissa les yeux, et vit toute la supplication muette dans ceux du semi-homme.

- Voudriez-vous essayer un vol, Merry? Proposa Harry en aidant le semi-homme à se relever.

- Mon peuple n'est en général pas friand de ce genre d'excursions magiques, mais en ce point je suis déjà allé assez loin pour vouloir en découvrir plus!

- Voyons, Merry, peut-être n'est ce pas prudent, ni adapté à nous autres, fit Sam.

- Ne vous en faites pas, reprit Harry. Je vous calerais sur le devant, vous ne pourrez pas tomber avec moi. Nous n'irons qu'à la hauteur qui vous conviendra.

- En ce cas, cria Pippin de derrière la foule, si le Sieur Draco veut bien de moi, je serais ravi de pouvoir expérimenter cette science et avoir le droit d'en parler comme un vétéran de guerre à mes petits enfants!

- Je n'y vois pas d'inconvénients, fit Draco. Nous irons en même temps que Harry et Merry. Les elfes s'écartèrent pour laisser passer le semi-homme.

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Merry était monté, et ne cessait ses commentaires sur le confort insoupçonnable, la tenue parfaite de son corps, l'absence de vent, la sensation de bulle qui l'entourait, comme bienfaitrice. S'il continuait, Draco le ramènerait dans leur monde pour faire une bonne publicité aux balais. Pippin était passé devant Draco et était à court de mots.

Il ne pouvait simplement rien dire, et avait un grand sourire béat. C'était quelque chose pour eux, une situation dont ils se seraient normalement méfiés, mais l'occasion était belle, il y avait des elfes, et Gandalf approuvait. Donc amusons nous!

Le soir tombait et chacun y allait de sa chanson, de son poème ou de sa pensée. Hermione était en plein rêve, dans ce lieu au bout du monde où tout ce qu'elle avait vu n'était que beauté. Elle avait entendu plusieurs d'entre eux chanter, vous fendant l'âme ou vous rendant étrangement heureux, bien qu'elle ne comprenne pas ce qu'il se disait.

Elle avait fait la connaissance de Bilbon, un Hobbit à l'âge respectable, écrivain, rêveur, et érudit. Il était aussi l'oncle et presque père de Frodon. Elle était restée jusqu'à tard avec lui, en apprenant toujours plus, et le ravissant de ses propres connaissances. Elle avait trouvé son âme sœur d'avidité. Faute d'avoir celle de cœur.

Le trio d'or se retrouva alors que la nuit avançait et aucun n'avait ressenti le besoin d'être avec l'autre, comme certains de se revoir, rassurés et heureux de pouvoir partager ce qu'ils avaient vécu. Draco était resté en dehors, ne poussant pas sa gentillesse temporaire jusqu'à leur parler lorsque ce n'était pas nécessaire.

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- Ce pays est fabuleux! C'est un monde si ancien, vous vous rendez compte de ce dont les elfes se souviennent? Cela remonte jusqu'à des âges incroyables, bien plus loin que celui où les plus vieilles familles sorcières n'étaient encore que les trois familles primaires datant du quinzième siècle!

- Hermione calme toi... Nous ne savons même pas si nous vivrons assez longtemps pour...

- Ron, arrête, le coupa Harry. Hermione a raison. Nous avons tous laissé beaucoup derrière nous, et surtout vous en réalité. Elle ne fait que voir le côté positif de la chose. Et en ce qui me concerne, je compte bien vivre après tout ça, et trouver le moyen de rentrer...

- Si tu en as encore envie, conclu Hermione. Harry détourna les yeux.

- Comment, ça, envie? Demanda Ron. Quand on rentrera tout aura changé chez nous,non? Les autres... seront super vieux...

- Pas vraiment, reprit Harry, bien sûr, le temps ne s'écoule pas de la même manière. Ici, il va plus vite. Des heures ici correspondait à une fraction de seconde quand on a passé l'arche.

- Oui, fit Hermione. Par contre, nos corps n'en ressentent pas le temps comme chez nous...

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- J'ai déduit ça à cause du professeur Dumbledore : il a vieilli bien plus vite sur Terre alors que normalement, il ne s'était écoulé que très peu de mois lors de son premier séjour chez nous... Ça signifierait que même si le temps s'écoule beaucoup plus vite ici, on vieillit aussi beaucoup, beaucoup plus lentement. J'ai calculé, ajouta Hermione (Ron soupira à ces mots) que nous avions en fait une longévité bien plus importante ici que sur Terre. Je pense qu'il nous aurait fallut plusieurs décennies ici pour avoir l'age qu'on a aujourd'hui.

- Tu veux dire qu'on a quoi cent ans et des poussières?

- Si mes calculs sont exacts, oui…

- Donc on est majeurs depuis tout ce temps, et on a pas pensé à demander de l'alcool? Fit Ron avec un grand sourire.

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Ils partirent tous les trois dans un grand rire, et jamais ce soir là ils ne parlèrent de la tristesse de tout ce qui faisait que leur situation était si belle.

Severus avait congédié son aide, et fait une réserve de plantes et de remèdes magiques utilisés par les elfes. Il avait transpiré comme un bœuf, et demanda à se faire conduire dans une salle d'eau sans plus de cérémonie pour prendre un bain. La pauvre elfe qui lui fit son bain faillit fondre de peur sous son regard quand ses main s'attardaient trop près des herbes aromatiques.

Le maître des potions sortit un gros pain de savon brunâtre et se frotta énergiquement, sous le cri muet de sa peau et ses cheveux qui demandaient un peu de douceur. Mais on était Severus Snape ou on ne l'était pas. Elrond avait suivit le maître des potions discrètement tout au long de la journée, sans être vu. Une grande tristesse s'était emparée de son cœur à la vue de cet homme si froid et dur envers lui-même, ayant si peu d'illusions, et ne « survivant » en fait que pour remplir une mission. Il n'avait plus aucun goût de vivre pour lui-même. Désillusionné.

Remus avait beaucoup parlé à Gandalf de Dumbledore qu'il connaissait bien pour avoir passé des heures dans son bureau, à cause de sa condition. Les deux hommes se ressemblaient énormément, et il fallut peu de temps avant qu'ils ne parlent ensemble de runes et de textes anciens avec passion, sans compter de la situation du monde des humains.

Remus faisait le compte rendu de certaines découvertes faites par Dumbledore, et d'autres, comme la pierre philosophale, à présent détruite. Ils furent rapidement rejoins par Elrond qui put se renseigner d'avantage sur le monde des sorciers. Les quatre Hobbits, dont deux endormis, étaient assis de part et d'autre d'eux, et posaient parfois des questions. En fait c'était surtout Sam qui était passionné par les conversations.

De son côté, Sirius n'était pas en reste. Durant toute l'après-midi, il avait tenu tête à Aragorn, affirmant qu'un balai valait mieux qu'un cheval, et le cheval de Glorfindel se soumettait avec joie à la course contre le balai de Sirius. La dispute fut sévère, mais le sorcier l'emporta en poussant son balai à fond. Après une demande en règle les yeux larmoyants, le Seigneur elfe consentit à ce que Sirius monte Aslfaloth (2).

En noble accompli, il su parler au superbe animal et le monter comme il fallait, ses clochettes et son harnachement d'or tintant au vent. C'était une bête magnifique, courageuse et puissante, qui n'avait pas l'égal dans le monde sorcier. Sirius prit toutes les précautions pour se montrer à la hauteur, et après deux heures de courses, Aragorn regardant de loin le balai sagement posé à ses côtés, il s'arrêta, flattant l'échine à peine fatiguée.

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- Vous savez monter un cheval comme peu d'entre nous, fit le futur roi.

- Ce ne sont que des restes d'éducation noble. On nous apprend à nous battre à l'épée, à manger correctement et à monter un cheval. Ça, c'est le bon côté de la chose.

- Y en aurait-il un mauvais? Vous ne nous décrivez là que la vie d'un noble de nos contrés, sieur Sirius, répondit Glorfindel.

- Le mauvais côté est qu'il nous faut détester tous ceux qui n'ont pas notre rang de noblesse, et leur tourner le dos. J'ai refusé cela, alors vous pouvez me considérer comme un renégat, fit-il avec un grand sourire.

- Alors bienvenue, Renégat sorcier. Vous avez l'esprit et le cœur bien plus noble que nombre de rois, le simple fait qu'Asfaloth ne vous ai pas jeté à terre me le prouve. Votre monde est bien étrange, et pourtant coïncide avec le notre en bien des points. Je sens qu'ici vous trouverez ce que vous avez toujours cherché. Hebo estel.

- Cela signifie qu'il vous faut garder espoir, qu'il vous faut être fort, c'est un message de courage. Il est difficile de traduire l'elfique en langage humain, fit Aragorn devant l'œil interrogatif de Sirius.

- C'est une langue très ancienne, qui remonte par delà les âges. Les noms même que nous portons sont emprunts de cet héritage laissé par les anciens. Sirius se sentit bien petit tout d'un coup.

- Une chose m'intrigue, Sieur Sirius. Vous avez vous même des noms que je n'ai jamais entendu, fit l'elfe curieux en flattant l'échine de son cheval. Vous portez vous-même le nom d'une étoile, n'est ce pas?

- En vérité, je m'appelle Sirius Orion Black. Je ne sais pas d'où il vient exactement, je ne l'ai eu que par mes parents, et je dois bien avouer que je ne l'aime pas. Il ne m'a apporté que le malheur.

- Cela est bien dommage, car ainsi dans notre langue, vous seriez prononcé Elinhû Gilfaroth, dit Glorfindel. Ce sont des mots que les elfes aiment à utiliser dans leurs poèmes et leurs chansons, alors ne soyez ni triste ni accablé de ce cadeau du ciel. De plus, ce qui vous désigne a montré votre nature profonde. Et puisque j'ai vu le prodige dont vous étiez capable hier à la nuit, mon esprit me dit que le destin veille sur vous. Vous avez été désigné comme la constellation du gardien protecteur, du fidèle ami et de la lumière des cœurs. Ne soyez pas triste, car de toute mauvaise chose, une bonne peut en sortir.

Sirius eut un sourire ironique. Tout semblait trop beau dans ce monde.

- Je ne suis qu'un humain sorcier, alors tout ça... votre science, votre langage et votre sagesse nous surpassent, et je dois bien l'avouer, nous intimident un peu. L'elfe partit d'un rire cristallin, suivit par Aragorn.

- Ne le soyez pas, humain. Nous savons que, de part notre grand âge, nous somme quelque peu différent de vous. Encore que je sois celui qui se rapprocherait en esprit le plus de votre communauté humaine, le seigneur Aragorn pourra vous le dire. Allons, amis, la soleil se lèvera bientôt car je vois là Ithil (3) qui bientôt finit sa course. Nos lits nous attendent, et je pressens que demain sera lourd pour nos âmes.

- Alors nous te suivons, Glorfindel, fit Aragorn en souriant.

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L'elfe marcha d'un pas léger, laissant sa monture aller d'elle-même vers le palefrenier qui l'attendait à l'écurie. Sirius voyait bien que peu d'elfes dormaient, ce devait être leurs cycles si lents qui en était la cause. Lui-même ne semblait pas fatigué, juste un peu las, mais rien de comparable à l'envie de dormir. Le dîner de ce soir avait été merveilleux, comme tous les autres repas pris ici. Elrond était un chef remarquable, et il avait appris d'Aragorn qu'il était en fait semi-elfe. Demain, tous les sorciers seraient conviés à la réunion.

Après avoir encore joué et rit avec les Hobbits, Gandalf leur signifia gentiment qu'il fallait aller dormir pour le lendemain. Ils y allèrent de bonne volonté, et ce n'est qu'une fois que tous furent endormis que Ron autorisa ses pensées à voyager jusqu'au Terrier, et qu'il pleura dans le silence de la chambre.

Derrière le bureau de chêne poli, le vieil homme semblait épuisé. Après ces longues années passées loin des siens, il avait du lutter de toutes ses forces pour ne pas y aller de même et étreindre son père une dernière fois, ainsi que ses amis tous restés en terre du milieu. Il n'avait rien pu dire, mais avait au moins eu le cœur léger en sachant qu'ils ne mouraient pas, et qu'ils seraient en sécurité si Fumseck avait bien fait son travail quelques jours plus tôt.

Il ne reverrait jamais son Phœnix, mais peu importait, il serait heureux là-bas. Il n'avait rien dit aux familles, qui espéraient, et avait simplement laissé entendre qu'un monde autre était au delà du voile, et que leurs enfants étaient en vie.

...

Hermione se leva, et la première chose qu'elle fit après sa toilette fut d'attacher grossièrement la masse de paille qui avait élu domicile sur sa tête. Elle reprit ses robes noires pour qu'elles deviennent marron clair et puissent se fondre ainsi mieux dans la masse. Elle troqua aussi ses chaussures d'école contre des bottes comme celles de Glorfindel avec un sort simple de couture. Elle était présentable.

Aujourd'hui se tiendrait le conseil d'Elrond, et elle comptait bien y être. Elle regarda au dehors, s'émerveillant à chaque fois du spectacle qu'elle voyait. L'aurore pointait derrière les montagnes, et une brume presque transparente logeait sous sa fenêtre, montrant de jolis reflets avec les premiers rayons du matin. Elle pouvait voir le ruisseau au loin, celui que Frodon avait dû passer quelques jours auparavant.

Prenant une goulée d'air, elle sortit.

Au détour d'un couloir, elle trouva Glorfindel, qui avait leur charge, puisqu'il s'était porté garants d'eux. Ils parlèrent longuement encore de son monde, de la magie et il lui apprit quelques mots simples d'elfique. Ils mangèrent ensemble, personne d'autre qui ne soit pas elfe n'étant levé.

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- Il est agréable de vous voir dans de beaux attraits, damoiselle, fit une elfe brune en passant. Cette couleur vous va bien mieux que le triste noir que vous portiez auparavant. Elle sourit et s'éloigna de la table pendant qu'Hermione bafouillait un « merci » presque inaudible.

- Je n'osais vous le dire, reprit Glorfindel, mais il est vrai que cela vous rend moins triste, fit-il avec un grand sourire.

- En réalité, c'était surtout pour qu'on me remarque moins, j'ai comprit que c'était la couleur la plus utilisée ici, et mes cheveux me gênent moins quand ils sont attachés. L'elfe la regarda avec dépit. Elle était belle, mais elle s'était tellement faite à l'idée du contraire qu'elle s'enlaidissait presque inconsciemment.

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Un elfe d'environ au corps encore enfantin arriva rapidement, c'était un des pages de la maison. Il s'arrêta devant Glorfindel et fit une révérence respectueuse. Hermione ne sut dire si cet adorable enfant était une fille ou un garçon. Un ange, sûrement, se dit-elle. Il avait les cheveux blancs, les yeux d'or, et portait une petite livrée blanche brodée d'argent, avec une courte épée à la taille.

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- Monseigneur, Le maître Elrond vous fait dire que la réunion est repoussée d'un jour en raison du retard du fils de l'intendant du Gondor, Boromir. Le faucon du seigneur Boromir nous est venu avec ce message, assurant qu'ils n'étaient plus qu'à un jour de marche.

- Je te remercie, Gellcuil (4). Tu peux y aller à présent.

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L'enfant repartit de là où il était venu, droit comme un i, et sortit au moment où Draco, Ron et Harry arrivaient. Le blond avait aussi changé la couleur de sa robe, optant pour un vert d'eau, alors que l'idée n'avait pas traversé l'esprit des deux autres. L'elfe leur signifia de ne pas évoquer le sujet de Frodon, qui arriva peu après avec Sam, Merry et Pippin. Les deux plus jeunes Hobbits avaient encore des étoiles dans les yeux, et avaient prestement demandé à Harry et Draco de monter à nouveau sur les balais.

Hermione laissa Frodon s'entretenir avec Glorfindel, en profitant pour s'assoir sur un petit banc au dehors et apprécier les chants qui émanaient de la salle. De longues minutes après, on la retrouva assise au milieu de livres que lui traduisait Glorfindel, qu'elle ne quittait plus.

Les Hobbits se perdirent en poèmes et histoires de la Comté, et même Ron s'égara dans les arbres généalogiques monstrueux qui étaient chaque fois coupés d'anecdotes plus longues les unes que les autres.

En réalité, Remus et Sirius s'entretenaient aussi sur leur mission, se demandant s'il y avait un lien entre le mal dont tout le monde parlait à mots couverts ici, et Voldemort. Ils avaient compris que Frodon était celui qui était le principal acteur, comme Harry l'était pour eux. Ils avaient hâte d'être au lendemain pour en savoir plus.

On ne voyait pas les heures passer, et Hermione faisait de son mieux pour maintenir son niveau de magie, un peu effrayée de ne pas sentir les jours passer. Elle exécutait des tours, tentant de se faire discrète, mais elle avait maintenant un auditoire attitré qui regardait ce qu'elle faisait, s'émerveillant sur les sorts de protections, applaudissant aux sorts de lévitations et de soins.

Elle ne s'épuisa qu'au bout de quelques heures, ne sentant ni la faim ni la fatigue, et prit le parti d'écouter des poèmes et des chants souvent relus par les elfes. Elle s'était assise pendant que Lhendôl (5) chantait une histoire.

L'histoire que je vous conte est celle de Luin (6),

Belle enfant, seule et changeante,

Marchant sans fin à travers le monde

Afin d'un jour, trouver son amour,

Celui dont l'âme, belle et pure comme la lune

Tomberait prisonnière de son regard.

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Elle le trouva, la chevelure d'or,

Le pas altier, et le rire de cristal,

Il lui donnait mille attentions,

Lui donnait tendresse et passion,

Et telle la flamme de son cœur

Brûlait les doutes et les peurs.

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Luin, de sa flamme, voulu lui avouer,

Et sous la belle Gilthoniel lui dit de venir

Fidèle elle attendrait, sous le haut chêne d'argent

Que son amant vienne et entende.

Elle attendit cent jours et cent nuits

Mais jamais elle ne le vit.

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Jaloux de leur bonheur, la soleil avait prit Alagos (7)

Qui ne pourrait jamais rencontrer sa belle

Lorsque les étoiles brillaient dans le vaste ciel

Elle le garda et le vit dépérir,

Pour la belle qui l'attendait sous le chêne.

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Luin laissa s'échapper l'or de ses yeux onyx,

Pria Elbereth et Gilthoniel de voir celui

Qui un jour lui avait prit sa vie.

Alors elle s'éteignit, laissant regrets et amour.

La soleil voyant le malheur, leur donna son souffle,

Et satisfaite, reprit sa course,

Le cœur léger, le pêcher pardonné.

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Et ce que Luin n'eut point dans sa trop coute vie,

Les elfes éternels le lui donnèrent.

Malédiction ou bonheur, nul ne peut détourner le regard

Ceux qui la voient, et pour l'éternité,

Ne pensent plus qu'à elle, et à l'approcher.

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Par delà les montagnes, le bel Alagos

Enfin put rejoindre son aimée,

Ensemble ils puisèrent dans l'éternité

Partant loin vers les terres oubliées.

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Elle eut chaud au cœur à la fin de ce chant. L'elfe avait prit soin de le dire en une langue qu'elle comprenait, et elle en fut très touchée. Ron s'était assis à côté d'elle.

- De quoi parlait-il?

- De la mer et du vent, fit-elle tout bas.. Les elfes aiment la mer plus que tout, paraît-il, c'est une légende bien connue, ici.

- Ils ont l'air de beaucoup aimer ça. À côté la musique de Poudlard à l'air d'une chanson paillarde!

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Hermione rit doucement, cherchant à ne pas s'attirer l'attention du groupe. Une jeune elfe demanda à l'entendre à nouveau, et il chanta encore. Hermione n'était pas spécialement attirée par la poésie ou le chant, mais entendre une de ces personnes simplement parler était enchanteur. Alors elle resta, et écouta même les chants elfiques qui la faisaient presque pleurer sans qu'elle sache pourquoi.

Au bout de quelques temps elle sortit, et mangea quelques fruits avec Merry et Pippin. Remus, Sirius et Ron les rejoignirent assez vite, et ils passèrent le reste de la journée à parler de leurs maison, ce qui leur manquait, et Hermione dut promettre de coucher la recette des îles flottantes sur papier pour Merry.

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Golwenîn (1) Rivière sage (Golwenîn dans mon texte à les yeux bleus, et était né sans un cri, je me suis inspirée d'une autre histoire pour la sienne)

Aslfaloth (2) Il est difficile de traduire le nom de ce cheval, on pense que ça pourrait signifier écume ensoleillée Âs (soleil)-Fael(éclat radieux)-faltha(écumer), ou aurait un rapport avec des fleurs (Loth)... enfin on voit l'idée ^^

Ithil (3) Signifie Lune

Gellcuil (4) Douce vie

lendhôl (5) Doux songe

Luin (6) bleu (la couleur)

Alagos (7) Tempête de vent

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Et voilà, la prochain vous saurez tout, promis! Sirius sait-il monter autre chose qu'un cheval? Harry va-t-il tenter un Prince Albert avec l'anneau unique? Hermione va-t-elle apprendre les joies des douches communes avec les elfes? Cindy Sanders va-t-elle enfin stopper sa carrière? autant de questions sans réponses...