Et voici le chapitre six... je vais retourner me coucher moi je le sens... hope you like it.

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Bon vous le savez peut être pas, mais sans mes deux bêtas vous auriez eu droit à une description de repas elfique ouffissime comme dirait Nella, et au string d'Elrond... Oui, oui. (remarque la dernière c'était surtout si j'empêchait pas les débordement desdits bêtas) en plus vous auriez tout plein de fautes et des explications bien bancales comme la tata Gisèle après son martini-cerise. En gros Merci Nettellafimet merci Mokhan! *l'auteur est crevée merci de lui passer son manque de loquacité, et je me fous si ce mot existe ou pas*


ENJOY!


Chapitre VI / Le conseil d'Elrond

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Le repas du soir arriva à point, et plusieurs tables avaient été mises. Des elfes conduisirent les invités, et Hermione se retrouva avec Sam, Merry, Pippin, Draco et Ron à une table non loin de la table principale où était Elrond. A la table voisine se tenaient un homme trapu, très barbu, qui faisait penser à Hagrid en civilisé, ainsi que Remus, Sirius, Severus et d'autres elfes.

Enfin, à la droite du chef elfe se tenait une dame brune d'une beauté rare, à côté de laquelle même Fleur paraissait bien pâle. Deux hommes en armure, des elfes comme elle, ainsi qu'un homme barbu et massif ayant lui aussi un air de famille avec Hagrid, Aragorn, Glorfindel, Gandalf, Harry et Frodon siégeaient également à cette table.

Hermione détailla les différents groupes, se remémorant avec une certaine gêne que les castes avaient leur importance ici aussi. Elle ne s'en soucia pas plus longtemps, et se contenta de faire fi de sa tenue devant la belle dame brune en se disant qu'elle avait le savoir. Bien piètre consolation car elle savait que les elfes étaient bien plus savants que les humains.

Frodon parlait gaiment avec Aragorn, tandis que Harry essayait de se mettre à l'aise en parlant avec Gandalf. Le mage devait avoir sentit sa gêne, car il portait toute son attention sur lui. (*)

Draco était vexé de ne pas avoir été mis à la table principale alors qu'il était bien plus noble que Harry, et Ron lui rabattit le caquet, lui signifiant bien que sa propre famille était bien plus ancienne que la sienne. Cet argument, le roux ne l'utilisait presque jamais, mais quand il avait apprit qu'il était plus pur que Malefoy de trois générations, il avait gardé cette pique pour plus tard.

Harry était mal en point. Il faisait une tête et demi de plus que Frodon, mais le Hobbit semblait bien plus dans son élément que lui. Il ne connaissait personne, et la dame aux cheveux noirs l'impressionnait beaucoup. Elle était très belle, bien plus que les vélanes, sans être « nocive » à ses pensées. Elle resplendissait de sérénité et de douceur, et lorsque leurs yeux se croisèrent, elle esquissa un sourire qui resterait toujours gravé dans le cœur du survivant.

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- Arwen, parfois appelée Undomiel, l'étoile du soir de son peuple, est la fille du semi-elfe Elrond, monsieur Potter.

- Pardon? Fit-il comme prit au piège et honteux.

- J'ai vu que vous vous interrogiez à son sujet, fit Gandalf. Les deux hommes à ses côtés sont ses frères, qui habituellement parcourent les lointaines régions avec les rôdeurs. Ils sont Elladan à votre droite, et Elrohir à votre gauche. Quand à Gloïn, le nain en grande conversation avec Frodon, c'est un seigneur qui possède une renommée aussi grande qu'Elrond lui-même. Demain, vous ferez connaissance avec d'autres personnes très importantes, mais ne vous en faites pas, soyez naturel, vous ne devez pas en être impressionné.

- Merci, fit-il. Vous savez, vous parlez comme le professeur Dumbledore, même si c'est normal, vous me le rappelez vraiment beaucoup.

- C'est le plus grand compliment que l'on puisse me faire, fit le mage en souriant.

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Il entendit Frodon parler avec ce Gloïn, et le ton qu'ils employaient était inconnu à Harry. Lui qui aurait tendance à dire « salut mon pote » il devrait peut-être apprendre qu'on répondait « à votre service et à celui de votre famille » à un simple bonjour. Il tenta d'écouter la longue histoire du nain, mais fut rapidement perdu, et Gandalf lui fit un clin d'œil complice. Ouf, il n'était pas seul. Il regarda les tables adjacentes, se demandant pourquoi tous n'étaient pas sur la même, et rendit leur sourire à Hermione et Ron.

Elrond parlait rapidement et avec beaucoup de classe à ses hôtes, selon l'avis de l'Elu, et même quand Harry tentait de faire une phrase construite, cela paraissait rustre et insolent.

Faites qu'Elrond ne m'adresse pas la parole, supplia mentalement Harry.

Juste après le repas, les groupes se reformèrent, et Harry fut heureux de trouver à nouveau ses amis, tandis que Malefoy préféra marcher dehors. Ils étaient tous anxieux par rapport au lendemain, et tentaient de ne rien laisser paraître. Après tout, ils étaient bien ici, et ne voulaient pas quitter la cité. On entendit encore des histoires, notamment racontées par Bilbon, et des elfes jeunes comme des enfants dans leurs esprits parlèrent longuement avec eux. Frodon les accompagnait, et les deux plus jeunes Hobbits furent les premiers à partir se coucher.

Le trio d'or décida qu'il valait mieux aussi pour eux qu'ils imitent Merry et Pippin, et chacun regagna ses appartements.

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- Hé, Harry.

- Quoi?

- Putain c'que ça fait du bien de parler comme à Poudlard!

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Les deux adolescents se mirent à rire comme les deux imbéciles qu'ils étaient. Le parler elfique était certes très beau, mais ils étaient deux adolescents qui faisaient encore des concours de rots (pour rester soft, on ne citera que ce concours la), et s'insultaient généreusement aux détours des couloirs. Ils purent enfin parler comme ils l'entendaient, et jusque tard dans la nuit, ils évoquèrent les petites anecdotes de leur ancienne vie, comme s'ils avaient peur de les oublier, les farces de Fred et Georges, les matchs de quidditch, les cours avec Flitwick...

Draco traînait dehors, les mains dans les poches. Que faisait-il dans cette galère? Il pouvait tout simplement rester ici, vivre d'eau fraîche avec les elfes, mais ce n'était pas la vie qu'il voulait. Il était un Malefoy, aspirait au pouvoir, à une vie semée d'embûches, attrayante, palpitante, une vie de roi. Et il était coincé ici. Il sortit son balai de sa poche, lui rendit sa taille normale et l'enfourcha. Il allait décoller quand il vit Sirius à côté de lui sur son propre éclair de feu. Sans un mot, ils s'élancèrent, faisant la course sans chemin déterminé, se vidant les poumons et l'esprit, pour quelques minutes au moins.

Hermione fut conduite à sa chambre par une elfe servante, gracile et aimable, et se coucha immédiatement. Lorsqu'elle voulu fermer le rideau de son lit d'un coup de baguette, elle du s'y reprendre à plusieurs fois. La fatigue sans doute.

Elle sortit du parchemin et une plume, et écrivit, à la faible lueur de son Lumos, une lettre à ses parents, où elle promettait qu'elle ferait de son mieux pour réussir, et être heureuse. Elle ne pourrait sans doute jamais envoyer ces mots, mais cela lui faisait du bien de les écrire. Lorsqu'elle se coucha, elle fut bercée par les chants qui s'élevaient tristes ou joyeux, et dont l'un d'eux fut répétés maintes fois, superbe. Elle se prit même à en répéter quelques phrases, entre le sommeil et la réalité.

Na-chaered palan-diriel (posant un doux regard vers le lointain)

O galadhremmin ennorath... (depuis les contrées tissées d'arbres de la terre du milieu...)

...

Harry se fit réveiller tôt par une elfe, en vue du conseil d'Elrond. Alors qu'il était dans le couloir, en route pour rejoindre le lieu où se tiendrait le Conseil, Frodon le rejoignit, étant dans la même aile, et lui dit bonjour, apparemment de bonne humeur. Il était suivi de près par Sam, à la fois émerveillé encore du paysage et des montagnes, et tout ensommeillé.

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- Bonjour, firent les Hobbits. Une bien belle journée nous attend, et beaucoup de choses à décider. Vos amis ne sont pas avec vous?

- Bonjour, fit Harry. Je me suis levé après eux, Je dors vraiment bien ici.

- Je suis bien de votre avis, fit Sam. Mais le temps est ici si agréable qu'il n'est pas nécessaire de dormir beaucoup, les yeux se suffisent au repos, comme on dit.

- Même si je suis certain que tu ne serais pas contre quelques heures de sommeil en plus, fit Frodon en riant.

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Au détour du couloir, ils tombèrent sur Gandalf et Bilbon en grande conversation, assis dans des sièges taillés dans la pierre. Après de brèves mais chaleureuses salutations, on entendit une cloche tinter d'une façon claire, comme venue du cœur des montagnes.

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- Voilà le signal du conseil d'Elrond, fit Gandalf. Vos présences sont requises, à vous Frodon, Harry et vous aussi, Bilbon.

- Et Sam? Se hasarda le survivant, n'osant nommer ses propres amis.

- Il saura bien de quoi il en retourne plus tard. Allons, il ne faudrait pas nous mettre en retard!

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Harry avait presque oublié ce pour quoi il était la. Frodon semblait lui-même sortir brusquement d'un doux rêve, la réalité le rappelant à elle bien trop tôt. Ils arrivèrent à le porche qui avait abrité leur première réunion, où ils virent Elrond assit sur le plus haut des sièges, et plusieurs autres personnes également installées. Gandalf prit place immédiatement, ainsi que Bilbon. Harry ne savait pas trop quoi faire, mais se ressaisit vite lorsque le maître de séance le pria de s'assoir à côté de Frodon, lui même à côté d'Elrond. Ce fut à ce moment que Harry se rendit compte qu'il était à côté de Gandalf, et que le reste du groupe sorcier n'était qu'à deux chaises de là.

Elrond présenta alors Frodon qui se leva.

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- Voici Frodon fils de Drogon, venu ici pour une affaire des plus urgentes et des plus périlleuses, au prix de sa vie et celle de ses compagnons. Il regarda Harry, qui se leva comme le semi-homme l'avait fait et reprit. Et voici Harry Potter, venu de contrées trop lointaines pour que personne n'en puisse avoir le souvenir ici, lui aussi pour une affaire proche dans l'urgence autant que dans le danger. Sa mission concerne peut-être celle du semi-homme Frodon,

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Il laissa Harry se rassoir avant de reprendre la parole, désignant toutes les personnes présentes en partant de Gandalf. Ainsi Harry retenu que Gloïn était là, et à sa gauche son fils, Gimli, puis Glorfindel et d'autres conseillers de la maison, Aragorn, Hermione, Ron, Drago, Sirius, Remus et Severus, le fils du roi des elfes de la forêt noire du nord, Legolas, et enfin un homme qui ressemblait sensiblement à Aragorn. Outre le fait que ce dernier semblait bien plus fatigué, il portait un cor sur ses genoux et dévisageait Frodon et Bilbon.

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- Et voici Boromir, fit Elrond en désignant le dernier homme, un homme du sud que nous attendions hier, mais qui est arrivé ce matin et cherche conseil.

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Du conseil, Harry ne retint que les grandes lignes, à savoir que c'était aussi noir que dans son monde. Les nains semblaient se battre contre une force trop grande pour eux, dans un endroit nommé Moria. Ils parlaient aussi d'un Seigneur Sauron qui recherchait activement les Hobbits. Apparemment, il était question d'anneaux, forgés jadis. Hermione semblait avoir compris, elle. D'ailleurs le regard effrayé qu'elle affichait ne lui disait rien de bon. Ce fut plus clair lorsqu'Elrond leur raconta l'histoire des anneaux de pouvoir, des forgerons-elfes amis avec les nains de la Moria, et de Sauron. Un homme puissant devenu mauvais au fil du temps, qui se servit du savoir-faire des forgerons pour son propre intérêt. Quelque chose qui rappelait une certaine personne à Harry.

En quelques heures, Hermione et Harry purent comprendre la construction même des terres et du monde, du Mordor, de l'alliance des elfes et des hommes et de l'armée de Gil-galad. Et ce fut à ce moment qu'Hermione comprit qu'un elfe vivait vraiment longtemps, bien plus qu'elle ne l'avait imaginé, car Elrond lui-même avait assisté à bien des batailles il y avait des milliers d'années.

Elle comprit l'histoire de l'anneau de pouvoir (auquel Boromir semblait beaucoup s'intéresser), qui avait passé de mains en mains, dans la mort et la souffrance, puis la chute de Minas Ithil, rebaptisée Minas Morgul, et la résistance de Minas Tirith. L'anneau qui semblait avoir fait naître ce conflit à lui seul, détenteur d'un si grand pouvoir avait été perdu, et retrouvé. Alors tous les regards se tournèrent vers Frodon. Mais bien sûr. Il avait cet anneau avec lui, se dit la jeune femme. Au moment où Elrond finissait son récit dans l'atmosphère la plus respectueuse qui fut, Boromir se leva, et dit d'un ton qui rappelait un peu Malefoy.

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- Permettez-moi, Maître Elrond, d'en dire d'avantage sur le pays de Gondor car j'en viens. Il faut que tous sachent que nous y sommes en grand péril, notre fierté et notre courage est indemne, mais nous craignons plus que tout que les passages de l'Est soient pris. L'ennemi se rapproche, et le temps arrive bientôt où le Mordor, allié aux Haradrim, fera tomber la belle cité. Nous avons entendu seulement parler d'une ombre ténébreuse, faisant tomber ses ennemis dans la folie, et fuir les chevaux. Le dernier pont à été détruit, et j'étais de la compagnie qui le tenait encore, dans l'espoir de vaincre. Nous avons appelé du renfort, et de Rohan seulement de l'aide nous vînt. J'ai parcouru bien des lieues pour venir auprès d'Elrond, voyageant près de cent dix jours. Je ne cherche pas allié pour la guerre, mais conseil, car la sagesse d'Elrond est sa force puissante, dit-on.

- Et ici est la maison d'Elrond, fit Aragorn, d'avantage de clartés vous seront fournies. Boromir se fit presque méprisant.

- Qui êtes-vous? Et qu'avez-vous à voir avec Minas Tirith?

Aragorn tira son épée et la jeta sur la table au centre. L'épée était brisée. Boromir ne comprit pas de suite, mais bien d'autres, si. Elrond avait parlé de l'épée brisée qui devait être forgée à nouveau, Narsil.

- Voici l'épée qui fut brisée, fit Elrond. Et je vous présente Aragorn, fils d'Arathorn, descendant par maints ancêtres d'Isildur, fils d'Elendil de Minas Ithil. Il est chef des Dunedains du nord, peu nombreux sont les descendants de cette lignée.

- Alors c'est à vous qu'il appartient! Fit Frodon en se levant brusquement.

- Non, fit Aragorn. Il n'appartient à personne. Mais c'est à vous de le conserver quelques temps.

- Produisez l'anneau, dit Gandalf impérieux. Tenez-le en vue de tous.

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Frodon s'approcha de la table centrale, taillée dans la pierre, et sortit un anneau d'or au bout d'une longue chaine. Il semblait dégoûté de le montrer et avait en même temps honte. Boromir le regarda avec une certaine envie, tandis qu'Elrond parla.

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- Il nous faut donc commencer par le début, et je laisse le soin à Bilbon de nous le dire.

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Le Hobbit raconta son histoire, une rencontre au cours d'un voyage, avec un certain Gollum, et du jeu auquel ils s'étaient pris, et au bout duquel Bilbon vola un petit anneau. Il s'excusa d'avoir peut-être modifié son histoire auprès de certains auditeurs, et allait raconter un certains nombre de choses plutôt inutiles sur la Comté lorsqu'Elrond le coupa doucement.

- Cela est assez pour l'instant, mon ami. L'anneau est passé à Frodon à ce moment, et il lui revient de nous raconter son périple jusqu'à Fondcombe.

Frodon fit de même. Il était resté longtemps en possession de l'anneau, Harry calcula qu'il avait plus de quarante ans, avant de partir avec ses compagnons loin de la Comté. Après les visites de Gandalf il avait parcouru les terres, se sauvant de milles périples poursuivit sans cesse par les cavaliers noirs, ayant parfois la chance de trouver une présence amie en chemin, avant d'arriver au royaume elfique.

Certains doutèrent encore que ce fut le « grand anneau », et Gandalf commença alors son récit. Il avait beaucoup travaillé, avait montré à Frodon par le feu ce que valait l'anneau de métal, et s'était fait prendre de court par Saroumane, un mage blanc en qui il avait alors totalement confiance, et qui souhaitait lui aussi prendre le contrôle de l'anneau. Il énonça aussi, le regard planté dans celui d'Hermione, la phrase inscrite sur le bijou, et perçu le frisson de la jeune femme.

Il put s'échapper de la tour d'Orthanc, que Remus associa au lieu de leur arrivée à la description qu'en fit Gandalf. Il avait étroitement travaillé avec Aragorn, à la recherche de Gollum, le possesseur de l'anneau durant de longues années, soumis à son pouvoir, tombé dans la folie du rond d'or. Après avoir réussit cette tâche ils l'avaient confié aux elfes de Thranduil.

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- Hélas, hélas, fit Legolas, le visage marqué par la détresse... Sméagol, qui porte à présent le nom de Gollum s'est échappé. Harry le regarda, et trouva que de tous, l'elfe blond était celui dont la beauté était la plus douce. Il ne le voyait qu'à l'instant, mais Legolas était un jeune homme vraiment beau, et se dit une seconde plus tard que c'était vraiment pas le moment

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Et ce fut encore des noms et des lieux que Harry ne comprit pas, mais il semblerait que les elfes aient été pris dans une bataille durant laquelle le prisonnier avait pris la fuite. D'ailleurs le nain se plaignit et fut remit simplement à sa place par Gandalf. Le mage reprit son récit, contant qu'il avait manqué Frodon de peu, et que sans l'aide du roi aigle, il serait toujours prisonnier. Il raconta sa fuite sur le dos de Gris-poil, un cheval étonnant, et son arrivée, poursuivit lui aussi par les cavaliers noirs.

Boromir tenta de montrer que Saroumane pouvait être assez sage de prendre l'anneau, et qu'il pouvait les aider à vaincre l'ennemi. Ce à quoi Hermione soupira intérieurement. Cet homme n'avait pas inventé l'eau chaude. Autant demander si une guerre pouvait être gagnée avec un Horcruxe, si elle avait bien tout comprit quant à l'essence de l'anneau.

Elrond calma les impulsions, certes louables mais impossibles de Boromir avant de se tourner vers les sorciers.

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- À présent que nous avons éclairci toutes les questions sur l'Anneau, je souhaiterais que vous nous racontiez depuis le début votre histoire, demoiselle. Harry eut un regard reconnaissant pour Elrond qui avait bien saisi le malaise du jeune homme à l'idée de parler en public.

- Nous venons d'un monde vraiment très lointain, commença la jeune femme. Lointain et en guerre contre un dénommé Tom Jedusor. C'était un sorcier... un mage, Comme votre « grand ennemi », c'était un être qui n'était pas mauvais. Mais il avait une grande soif de pouvoir et une haine envers ceux d'entre nous qui n'étaient pas de naissance exclusivement sorcière. Il avait de grands dons et au fil du temps s'est forgé une armée de sorciers très doués, les « mangemorts » afin de « purifier » notre pays et d'assoir sa domination. Sauf qu'il a entendu parler d'une prophétie qui disait qu'un garçon né le septième mois serait apte à le vaincre, et il a reconnu Harry dans ces lignes. Il a alors voulu le tuer, mais il n'y est pas parvenu à cause d'un charme protecteur. Depuis ce jour, Harry est son obsession, sa... proie, fit la jeune femme avec un regard désolé pour son ami. Il a aussi séparé son âme en sept parties pour ne jamais être tué directement, pour contrer cette prophétie. Si on ne détruit pas les sept parties avant de l'affronter, il sera impossible de gagner contre lui. Il se fait maintenant appeler Voldemort. Nous avons réussi avec Ron et Harry, à détruire cinq fragments d'âmes, mais il en reste deux. Voldemort en est une, et nous n'avions jamais pu trouver la dernière, cachée dans un objet. Nous l'avons alors suivi pour le vaincre jusque dans votre monde, et nous voilà donc face à vous aujourd'hui.

- Avait-il une raison autre que la prophétie de venir? Demanda Elrohir.

- Je ne sais pas en fait, dit Hermione, dépitée. Je ne sais ni s'il connaissait ce monde, ni s'il savait même ce qui se trouvait derrière le passage. Mais il n'avait pas peur en tout cas.

- Quel homme est ainsi capable de s'arracher l'âme pour ne pas mourir? Est-il si assoiffé de pouvoir?

- Vous ne savez même pas à quel point, répondit la jeune femme à Gloïn.

- Je prie pour que chacun d'entre nous réussisse, mais tout comme les hommes se réunissent dans l'adversité, pour lutter contre le mal, ce dernier à tendance aussi à s'unir, même s'il doit ensuite se retourner contre ses propres alliés, reprit Gandalf. Vous savez, jeunes sorciers que l'Anneau est réellement puissant, et même avec votre magie vous ne pourrez le détruire, continua-t-il pour répondre à une question muette de Severus. Il est cependant heureux que seul celui-ci ait reçut cet héritage. Les anneaux des nains, les sept furent détruits ou perdus. On sait ce qui est arrivé aux neufs de hommes.

- Et les trois des elfes? Demanda Gloïn. Les seigneurs elfes ne les utilisent donc pas? Ne sont-ce pas des anneaux de pouvoir de même, forgés par la main de Sauron?

- Non, répondit Elrond. Sauron n'a même jamais touché ces anneaux, et ils n'ont jamais été conçus dans le but d'acquérir du pouvoir, mais entendement, sagesse et guérison. Si Sauron retrouve l'anneau unique, alors les pensées et les cœurs des porteurs seront mis à nu. Il aurait mieux valu que ces anneaux n'aient jamais existé.

- Et si l'anneau unique était détruit? Demanda Gloïn à nouveau.

- On suppose que les trois seraient libérés, et pourraient guérir les plaies de ce monde. Répondit Elrond. Mais peut-être aussi qu'avec la disparition de l'anneau unique sera celle de belles choses qui seront oubliées, la sagesse et la paix, car les trois feront défaut. Mais nous sommes disposés à courir le risque si c'est là le prix. Et le seul moyen de détruire l'anneau unique est de le jeter dans la montagne où il fut forgé, au terme d'un voyage long et périlleux.

- Eh bien c'est ennuyeux, fit Bilbon en sautant de son siège. J'étais presque à la fin de mon livre où je voulais mettre « il finit heureux et eu beaucoup d'enfants », une fin qui ne s'est jamais déplut jusqu'à nos jours, mais j'ai commencé, et je finirais donc ma tâche, m'interdisant la fin. Quand dois-je partir?

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Boromir faillit rire, mais se tut lorsqu'il constata les regards graves et emprunts de respect des autres convives.

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- Vous ne le ferez pas, fit Gandalf au bout de quelques minutes. Votre cœur a parlé sincèrement mais la possession ne peut être revendiquée. Vous n'avez plus la force de finir la tâche Bilbon, et je vous prie de rester, et d'attendre notre retour pour écrire cette fin heureuse que vous aviez prévue.

- « Notre »?

- Les messagers qui accompagneront celui qui portera l'anneau, fit-il.

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Frodon avait peur. L'angoisse montait en lui alors que tous réfléchissaient sur le sort de l'anneau. Il ne comprit même pas ce qu'il faisait alors que les mots sortaient de sa bouche.

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- Je serais le porteur de l'anneau, encore que je ne sache pas comment m'y prendre.

- Il faut que j'aille avec lui, fit Harry. Je ne sais pas si notre mal a un rapport avec le votre mais si on y va ensemble, comme a dit Gandalf on sera plus forts. Et je dois le rencontrer, et mourir pour qu'il tombe lui même.

- Je pense que cette tâche vous incombe et vous place sur les rangs des rois, fit Elrond. Nul ne peut l'accomplir à part vous deux. Mais ce sont là de lourds fardeaux, et c'est seulement si vous l'assumez librement que je puis vous les laisser. Quand à vous, jeune humain, l'heure est grave, pour que vous parliez de votre propre fin avec autant de neutralité. Je ne voulais vous imposer le départ, bien que je sache en mon fond que vous êtes autant lié au destin de cet objet que l'est Frodon. Alors il se formera les messagers de l'anneau. Des messagers qui aideront et lutteront contre les neufs cavaliers noirs. Mais il vous est impossible de partir tant que nous ne savons pas où sont les neuf. Ainsi nous attendront le retour des rapports pour que vous soyez prévenus. Et cette réunion se termine ici, déclara Elrond en se levant.

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Severus eu un tic nerveux à l'œil. Les sorciers n'agissaient pas comme les hommes de ce monde, et attendre aussi longtemps pourrait donner avantage à Voldemort. Mais il le reconnaissait lui-même, l'adolescent avait besoin d'être préparé, et soutenu un maximum. Partir en même temps que les autres serait un meilleur avantage.

*ici se trouvait un commentaire dithyrambique sur la cuisine elfique incroyablement légère et digeste comme un potage weight watchers*


Et voilà, j'espère que vous avez apprécié... c'est partit pour deux mois de découverte entre les peuples ! (je vous rassure, ça va pas durer deux mois pour vous non plus)

Je vais pas réclamer de reviews, à vous de voir si ça mérite un commentaire =)