Alors premièrement : Merci Mokhan et Nella, (Netellafim pour les non trans-membres), qui d'ailleurs est restée jusqu'à 1h du mat' pour corriger cette fiction. En fait l'histoire aurait été carrément à l'opposée sans eux, donc vous pouvez vouzossi les remercier. Les notes de fin en italique de (a) à (f) sont d'elle. (oui je sais j'étais pas sensée les mettre, mais elles sont juste trop HDG pour pas en faire profiter la communauté) désolée Mokhan j'ai pas mit toutes tes "VIRGULE" et tes "PAS VIRGULE" mais je pense fort à elles...

Ensuite merci à tous ceux qui me laissent des reviews et qui me lisent ça me fait vraiment plaisir!


ENJOY!


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Chapitre VII / Faiblesse

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Alors qu'ils sortaient du conseil d'Elrond, Harry se sentit un peu déboussolé. Lutter contre Voldemort, cela faisait des années qu'il pratiquait, mais devoir affronter en plus Sauron et ses sbire, ça faisait un peu beaucoup. (a)

Hermione le rejoignit vite, et il lut dans son regard qu'elle était déterminée à partir. Les plus jeunes, se retirèrent un instant pour parler de ce qu'ils avaient retenu, et la jeune femme avait un avis plutôt mitigé sur les idées trop zélés de Boromir.

Ils ne savaient pas combien de temps ils auraient à passer avant de partir pour les terres du Mordor, ni même où était située la Montagne du Destin. Draco avait bien proposé de régler l'affaire en trois jours à balai, mais il s'avéra que le ciel était autant surveillé, sinon plus que les terres. Sans compter leurs pouvoirs réduits, il semblerait qu'il n'y ait pas que les Nazguls qui rôdent.

Ils passèrent la soirée en groupe, et Glorfindel ne tarda pas à les rejoindre, suivit de près par Legolas qui voulait faire plus ample connaissance avec les « humains étranges ». Il était très curieux de nature, et Harry apprit qu'il était extrêmement habile, même pour un elfe. Boromir était resté avec Sirius, Remus et Aragorn, alors que Gloïn, son fils Gimli et quelques uns de ses hommes parlaient avec Gandalf et Elrond des temps passés. Ils étaient assis dehors, sous les feuilles rouge et or qui tombaient dans la limpidité du soir.

Ils apprirent sur le monde des uns et des autres, et une elfe leur apporta une boisson fraîche. Ron y jeta un sort simple pour fabriquer quelques glaçons, et trouvant l'idée bonne, Hermione tenta le coup à son tour, mais une simple buée de fraîcheur s'éleva de la tasse.

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- Tiens, c'est bizarre, fit la jeune femme, étonnée.

- Je ne me lasse pas de ce prodige, fit Glorfindel à Legolas. Bien que Mithrandir et ses pères nous aient habitués à la magie, elle n'est pas la même que celle de ces jeunes humains. J'ai pourtant vu bien des hivers, et j'en suis toujours aussi émerveillé.

- Je vous suis dans votre constatation, lui répondit Legolas. La magie de la nature semble émaner de ces baguettes de bois, comme si leur volonté même s'échappait de cette fine branche pour exécuter leur pensée.

- C'est un peu le cas, fit Draco. Hermione, essaye donc le lumos, pour voir?

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La jeune femme, un peu désemparée, prononça la formule, et seule une très faible lueur lui parvint, bien basse en rapport avec le véritable lumos.

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- Je ne comprends pas, dit-elle.

- Étrange, fit Harry en lançant le sortilège à son tour. Nos pouvoirs n'ont pas diminué.

- Tu crois, fit elle angoissée à Harry, tu crois que c'est par ce que je suis née moldue? Qu'ici seuls les sangs purs peuvent faire de la magie?

- Je ne sais pas…

- Je ne comprends pas, fit Glorfindel. Avez-vous un problème, damoiselle Hermione?

- Je ne peux plus me servir de ma magie. Je ne comprends pas pourquoi.

- Dans ce cas vous devriez vous renseigner auprès de Mithrandir, lui répondit l'elfe. Il est le plus à même de répondre à vos questions dans ce monde, et en cette matière. Après tout, votre maître en magie n'était-il pas Wulfric le brun, fils de notre vénéré mage?

- Merci, fit Hermione. Je vais y aller dès demain s'il n'est pas trop occupé. Cela m'inquiète.

- Allons, répondit Legolas. Laissez donc la peine et l'inquiétude ici-bas. Profitez de la douce brise de cette nuit pour vous reposer, car ainsi que le dirait Elrond, le calme apporte souvent bien plus de réponses et de sagesse que la précipitation.

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Il ne fut plus ensuite question que de chanter, de boire et de manger, comme si l'instant présent absorbait toutes les craintes de ceux qui étaient là. Hermione elle-même se sentit plus détendue après avoir parlé à Legolas de la forêt, de la Lorien, et de Gilthoniel, dont Glorfindel leur fit part d'un chant émouvant.

Elle ne sut à quelle heure exactement elle partit se coucher(b), et Draco partit encore faire un tour de balai avec Sirius, passant brièvement par la chambre de son parrain, en pleine étude de plantes, avant de se coucher.

Le blond et l'animagus se parlaient librement, et faisaient parfois signe aux elfes qui les regardaient depuis la terre ferme, des étoiles dans les yeux. Draco ne parlait ni de son père ni de son enfance, mais de son envie de vivre et d'apprendre. Il en résulta que le brun lui promit de le guider dans sa transformation animale. Cela prendrait des semaines, mais au moins, durant ce temps, Draco s'ouvrirait au monde et travaillerait sur lui-même.

Harry et Ron partirent se coucher, laissant les elfes parler dans leur langue à leur aise. Même s'ils ne comprenaient pas, il leur semblait entrer dans des contrées du début des âges, vierges, prometteuses et immuables. Ils s'endormirent sereins, et n'eurent aucun mauvais rêve.

Le lendemain trouva Hermione en compagnie de Gandalf. Le pauvre mage s'était vu accaparé par la jeune fille qui se rappelait tout juste son angoisse, et il avait accepté de bonne grâce de l'aider. Il s'installa à côté d'elle.

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- La magie ici ne se trouve presque que chez les hommes, il a rarement été vu des femmes mages.

- C'est... étrange.

- C'est exact, mais c'est cependant un fait. Nous avons peu de connaissances sur la manière dont est régie notre magie, elle fait simplement partie de nous. C'est en quelque sorte un fluide invisible qui coule au travers de tout notre corps.

- Et je suis le seul cas qui... qui perd son « fluide »?

- En réalité, je crois que toutes les femmes mages font face à ces désagréments, mais ils disparaissent avec le passage à l'âge adulte. Je ne saurais vous en dire plus, n'ayant jamais rencontré une telle femme.

- Ce n'est donc qu'une question de temps...

- Il semblerait, oui, répondit le mage pensif.

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Sentant que la jeune fille n'avait plus de questions, il s'excusa, retournant à ses obligations, la laissant à ses méditations. Hermione, frustrée, dut ronger son frein, car ce « passage » pouvait aussi bien ne pas survenir dans ce monde avant une vingtaine d'années environ.

Deux mois passèrent, laissant la neige recouvrir doucement la cité, la magnifiant encore si c'était possible. Les arbres paraissaient d'argent, et chacun sortit ses capes d'hiver. Les Hobbits et le groupe de sorciers avaient appris à mieux se connaitre. Quelques elfes faisaient parfois partie de leurs groupes de discussion, souvent accompagnés de Legolas, Glorfindel et Remus, dont chacun approuva qu'il étai fin penseur.

Severus tenta une potion améliorée grâce aux plantes de la Terre du Milieu, mais elle n'eut pas totalement l'effet escompté. La peur le premier soir, lorsque l'on vit le lycanthrope se métamorphoser, fut grande bien que Remus aie été attaché avec de lourdes chaines par précaution. Mais le loup-garou s'était mis à parler, assurant qu'il contrôlait parfaitement corps et pensée. Une ovation fut faite par les elfes à Severus, qui s'en soucia comme de sa première chemise, et la vie put continuer normalement.

Chaque jour était une occasion pour les sorciers de s'entrainer et de mieux comprendre la magie de ce lieu, et parfois de modifier un geste, une intonation pour que le sortilège fonctionne correctement. Harry, Ron, Draco et Hermione avaient durcis leurs cœurs, et avaient décidé de ne plus pleurer le passé.

...

Le brun s'était assis sur l'herbe et admirait la montagne, forte et calme. Depuis quelques jours, la solitude était une compagne de plus en plus présente et plaisante pour lui. Quant à Frodon, il restait la plupart du temps avec Bilbon pour essayer de passer outre sa réalité en se plongeant quelques instants dans les récits du vieux Hobbit.

Harry laissait son esprit s'égarer durant de longues heures sans que quiconque ne le dérange. Ce soir là, il était d'humeur à écouter le chant des derniers oiseaux de Fondcombe. Le vent était absent, et l'air était plutôt doux. Sous le grand arbre blanc la neige ne l'atteignait pas, et il entendait, plus loin derrière lui, les elfes parler ou chanter.

La lueur vacillante des torches apportait un coté quasi-féerique au paysage. Il frissonna. En bon Gryffondor, il avait oublié sa cape et était resté en pull et en jean. Comme ses camarades, il avait préféré garder ses vêtements d'origine. Comme si changer était oublier ce qu'ils avaient laissé derrière eux. Un vêtement se posa sur ses épaules, et il leva les yeux. Le grand elfe blond lui souriait doucement, restant respectueusement à un pas de lui.

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- Merci.

- Il ne serait pas bon que vous preniez froid, Harry Potter. Le seigneur Elrond m'a dit d'aller vous quérir pour le dîner, si toutefois vous désirez vous joindre à nous.

- Je... Je ne sais pas, je veux dire...

- Inutile de vous justifier. Les temps sont aux songes, et dans les cœurs revient la dure réalité des prochains jours. Nombre d'entre nous chantent pour apporter la paix et le réconfort à ceux qui en sentent le besoin.

- Nous devrons bientôt partir?

- Je ne sais pas. Mais il sera toujours bien trop tôt pour un tel voyage, Harry Potter.

- Vous pouvez m'appeler Harry, vous savez. Je peux vous dire quelque chose?

- Bien sûr, Harry, fit l'elfe avec un sourire.

- Je crois... Je crois que j'ai quand même un peu peur. Il y a des jours où j'aimerais dire que je resterais ici pour toujours, loin de toute cette guerre, à regarder le ciel et écouter chanter les elfes. C'est égoïste, je sais.

- Non. C'est un sentiment des plus normaux, fit l'elfe avec une pointe de tristesse. Vous ne serez pas seul, pour ce périple, quand bien même vous seul pouvez affronter ce mal, nous serons tous avec vous en nos cœurs. Bien que cela soit pauvre consolation, j'espère qu'elle vous aidera. Nul ne peut partir le cœur léger dans une telle entreprise.

- Merci.

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Le silence se fit entre eux, et Legolas s'assit près du survivant. Il avait bien vu, comme nombre des siens, que le jeune homme était triste à l'idée de remplir sa mission. Alors il avait essayé de le consoler. Des elfes, il était celui qui connaissait le mieux les humains, et qui savait le mieux comprendre leurs peines de mortels. Harry reprit tout bas.

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- Il y a des jours où j'aurais préféré être quelqu'un d'autre.

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Le blond le regarda, peiné. Il avait été mis au courant, Harry devait mourir. Il sentit son cœur se serrer, et sans un mot, s'assit derrière le brun et le prit dans ses bras. Il lui communiqua toute la force dont il était capable, parlant bas pour calmer les larmes du survivant. « Sidh nedh lin faer beren aphedyneth... »(1)

Les bras fins de Harry recouvrirent ceux de l'elfe, et doucement, il put retrouver le contrôle de lui même. Il se sentait si vide... Legolas continuait de lui parler, en elfique, et le cœur de Harry reprenait un rythme normal. Le brun sentit alors une fatigue l'emporter. Cela faisait des jours qu'il ne dormait pas ou peu, et avoir parlé lui avait libéré d'un poids.

Plusieurs minutes ils restèrent ainsi, sans se soucier du diner qui se déroulait sans eux ou du froid. Harry se mit à somnoler sur le torse de l'elfe, et partit dans les bras de Morphée avec une dernière phrase.

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- Merci Legolas. Vous êtes vraiment exceptionnel.

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L'immortel sourit, peu habitué à ce genre de compliments, et souleva le corps endormi sans difficultés pour l'emmener jusqu'à sa chambre. Il le déposa délicatement sur son lit et s'attendrit en voyant le jeune homme s'accrocher comme un bébé à sa chevelure d'or. Il du user de toute sa patience et sa douceur pour que Harry daigne lâcher prise. Il resta le veiller quelques instants avant de partir, l'esprit plus léger.

Plusieurs fois les jours qui suivirent, en croisant les orbes bleues de Legolas, Harry se sentit mieux. Il ne portait plus son fardeau seul, et l'elfe lui renvoyait un regard entendu, comme une force qu'il puisait au fond de lui.

...

Les éclaireurs revinrent finalement, ils avaient dû partit très loin dans leur mission, pistant de longs jours la trace des cavaliers. On avait retrouvé trois des chevaux noirs noyés, ainsi qu'un manteau en lambeaux. Aucune nouvelle du dénommé Gollum. L'ennemi s'était retiré pour mieux attaquer. C'était le moment ou jamais. (d)

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- Il est temps, fit Elrond après avoir convoqué tout le monde. Harry et Frodon doivent partir au plus tôt, pendant que le terrain est un peu connu de nous. Vous serez loin de toute aide, et ceux qui vous accompagneront ne devront pas compter sur la force extérieure. Vous entrerez en territoire ennemi. Tenez vous toujours à votre parole?

- Oui, firent Frodon et Harry d'une même voix.

- Et bien en ce cas, seuls mes conseils pourront vous aider. L'Ennemi est jusque sur le pied des montagnes, et a presque gagné les Flots Gris. Vous rencontrerez bien des adversaires, tant cachés que déclarés, mais aussi des amis alors que vous vous y attendrez le moins. J'enverrais des messagers, mais il se peut qu'ils n'arrivent pas aussi vite que vous sur la route périlleuse. La compagnie sera de dix, contre les neufs cavaliers. Outre Pippin, Merry, et Hermione qui devront rester mais qui voulaient vous accompagner, vous compterez à vos côtés Sam, qui menaçait de se lier à mon propre trône, Ron, qui était avec ledit Sam, continua le roi elfe avec un regard torve pour les deux hommes, Aragorn, car l'anneau d'Isildur le touche de près.

- Grand-Pas! S'exclama Frodon. J'allais vous le demander. (e)

- Alors je suis encore plus heureux de vous accompagner, fit le rôdeur.

- Legolas, représentant les elfes vous voue son arc, reprit Elrond, Gandalf sera votre guide, tandis que Sirius et Draco ne seront pas de trop pour votre protection.

- Harry avait prit Ron dans se bras dans une forte étreinte, et eut un regard chaleureux pour l'elfe.

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Il était aussi heureux qu'Hermione reste en sécurité. Concernant Sirius, Elrond ne le dit pas mais le noble était prêt à tout pour qu'on lui permette de partir protéger sa seule famille.

Hermione n'avait pas été conviée, pas plus que les deux jeunes hobbits. Elle dépérissait dans sa chambre, furieuse de n'être plus qu'un poids pour ses amis. Une frappe discrète sur sa porte, à laquelle elle répondit en bougonnant, laissa entrer Harry et Ron. En moins de temps qu'il fallut pour le dire, les deux garçons entouraient la demoiselle, la laissant pleurer tout son soûl de ne pouvoir les accompagner jusqu'au bout.

Il leur fallait partir bientôt, la brume ne s'était pas encore dissipée. Les sorciers mirent quelques sorts de réductions sur leur paquetage, les ramenant à un sac chacun, mais ils n'emportaient que peu de choses. Les elfes les avaient pourvus chacun d'une longue dague gravée qui pendait à leur ceinture. Sirius avait hérité d'une épée fine car il savait la manier, mais comptait surtout sur sa baguette.

Legolas avait son arc et ses flèches, et n'avait qu'un grand manteau pour se couvrir, comme s'il ne sentait pas le froid de l'hiver. Frodon avait Dard avec lui, une épée magique que Bilbon lui avait donnée, ainsi qu'une cotte de maille sous ses vêtements. Aragorn avait avec lui Anduril, qui lui suffisait. Leur force résidait dans le secret, non dans le combat.

Les adieux furent courts, et Hermione ne resta pas, frustrée de ne servir à rien, préférant chercher une solution à son problème, et peut être les rejoindre par la suite.

Elrond prit alors la parole.

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- Voici mon dernier mot, dit-il d'une voix grave. Le porteur de l'anneau est incombé d'un lourd fardeau, plus que tous ici présents. Il devra avoir pour tâche de ne pas le rejeter, ni le laisser aux mains de l'ennemi, et ne le laisser toucher que par les membres de la compagnie et seulement en cas d'extrême nécessité. Quant à vous, Harry, vous ne serez pas en sécurité, même après la destruction du mal. Vous seul pourrez affronter ce funeste destin, et quand bien même la Terre du Milieu serait en sécurité, vous devrez continuer afin de protéger les vôtres. Aucun serment ne vous oblige à aller plus loin que vous ne voudriez. Mais plus vous marcherez, plus difficile sera votre retraite. Adieu, et que la bénédiction des elfes, des hommes et de tous les gens libres vous accompagne. Que les étoiles brillent sur vos visages!

- Adieu, leur fit Glorfindel. Ne soyez pas trop longtemps absent. Revenez nous en vie.

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Il n'y eu ni chant, ni rire. Seulement les voix douces des elfes, et les voix coupées de sanglots de Pippin et Merry.

Au loin, de la fenêtre, Hermione rageait. Elle tenait pourtant sa solution à bout de doigts, mais elle n'avait pas pu exécuter sa manœuvre à temps.

"Echant calensâdh abthaur na bessharw thurin,

a leithia beleg'ant »

Ce texte, le seul qu'elle ait trouvé d'une femme mage humaine, parlait d'une prairie changée en forêt qui aurait révélé un don, une puissance. Cela n'était pas anodin. Lorsqu'elle avait vu ce texte, elle avait immédiatement pensé à sa conversation avec Gandalf. Ce qui l'avait intriguée, c'était ce changement effectué du jour au lendemain.

Mais pour ce qui était du mode d'emploi... L'elfique employait trop d'énigmes et d'images, elle avait déja mis une semaine pour traduire le poème et ne le comprenait toujours pas. D'ailleurs le document se résumait à cela. Une humaine douée de magie qui avait, en un poème (vraiment) très long, raconté son périple. Elle avait traduit une baisse de son pouvoir, et juste après la phrase concernant la forêt, tout redevenait normal, voire plus fort.

Et elle avait laissé passer cela alors que Harry était parti.

Le jour était haut dans le ciel, la journée était froide mais hors du temps, et bientôt Glorfindel frappa à sa porte. Elle lui ouvrit, et il l'invita à venir se restaurer.

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- Allons, belle amie, il vous faut manger si vous ne voulez dépérir. Je sens au fond de moi que vos amis s'en sortiront, et je fais confiance en leur force. Le repas vous attend, de même que le Seigneur Elrond qui souhaiterait s'entretenir avec vous pour parler plus précisément du mage noir que vous chassez.

- Merci Glorfindel. Elle se reprit, priant pour que l'elfe ne sache pas que le récit était le fruit d'un larcin. Puis-je vous demander un simple service? L'affaire de quelques secondes, je vous prie.

- Faites donc, fit-il avec un sourire. Ce qui peut vous être utile et que je puis vous fournir me ravit. Les temps sont encore plats à Fondcombe et l'on à guère besoin de mes services guerriers.

- Venez donc, il y a deux lignes de texte que je ne parviens pas à traduire. Je ne les comprends pas. Il s'agit d'un poème de la dame Aglariell.

- J'ai entendu parler d'elle, elle fut une des rares dames mages que nous ayons eu, mais j'étais à l'époque trop loin pour pouvoir converser avec elle. Hélas, elle est partit vers les Havres, prenant la mer comme nombre d'entre nous.

- Voici les lignes, je vous laisse le lire, fit Hermione, pleine d'espoir.

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Glorfindel s'était assis dans un petit fauteuil, et Hermione se mit sur un siège en pierre juste en face de lui. Ce qu'elle vit la surprit énormément : le visage de Glorfindel, d'abord neutre, peut-être souriant, devint rose, l' adorable couleur s'installant sur ses joues pâles tandis que ses yeux s'agrandirent et que sa bouche formait un joli « o ». Apparemment, ce poème était érotique du point de vue d'un elfe.

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- Mademoiselle, la décence m'empêche de vous traduire ce texte, et en particulier cette partie, je ne ferais pas acte de...

- Je vous en prie Glorfindel, ce sont précisément ces mots qui me manquent et me sont utiles à un point tel que je vous supplierais.

- Je ne peux pas, insista Glorfindel alors que la teinte rose persistait sur son visage.

- Alors je demanderais au Seigneur Elrond.

- Ah non! Protesta-t-il, se comportant comme un enfant. Vous ne devez pas savoir. Vous êtes encore bien jeune, damoiselle Hermione.

- J'ai dix-huit ans, ce qui correspond à vos cent et quelques années. Donc je suis apte à comprendre et à entendre la traduction de ce poème. Et j'y mettrais plusieurs jours de plus, mais je finirais bien par le traduire. Alors s'il vous plaît, répéta-t-elle, dites-moi de quoi il en retourne.

- Bien. Le rose s'intensifia. Mais avant tout, promettez-moi de ne point être choquée, les paroles révélées dans ce poème sont indécentes et ne devraient pas se trouver dans nos bibliothèques. Je ne connaissais pas la dame Aglariell, mais elle était humaine, ce qui explique le pourquoi de ces phrases. Elle dit quelques lignes plus haut que sa magie décroît vers ses deux cent ans. Elle a cherché durant des années ce qui avait provoqué ce fait, et rencontre alors... Non je ne puis vous révéler la suite.

- Allons Glorfindel. Je vous assure continuez. J'ai bien noté qu'elle rencontrait Hîngeil, son amour. Que se passe-t-il ensuite?

- Je... L'elfe hésitait pour la première fois de sa vie sûrement. Et à cause d'une humaine! Eh bien, la nature aidant les deux amants, elle se rendit compte -Glorfindel baissa la voix- elle se rendit compte après leur union -Il reprit une voix normale- que sa magie était revenue.

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Hermione n'osa pas se moquer, trouvant très mignon que l'elfe ait honte d'évoquer l'acte d'amour entre deux personnes. Mais alors la prairie devenue forêt(f), le don de la femme... sa pureté. Elle devait se débarrasser de sa foutue virginité (dont personne ne voudrait de toutes façons), pour retrouver ses pouvoirs, et même plus puissants ensuite! (c)

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- Elle se leva d'un bond, et Glorfindel comprit immédiatement ce qu'elle avait en tête.

- Damoiselle Hermione, loin de moi l'idée de vous blesser, mais j'ai espoir que vous ne comptiez pas appliquer ce poème tel qu'il est dit?

Hermione rit doucement, et décida de jouer l'innocente.

- Merci de votre aide Glorfindel, mais je crains de ne pouvoir le faire avant très longtemps. Je m'en vais voir le Seigneur Elrond qui, vous me l'avez dit , m'attend. Est-il dans la grande salle?

- Oui. Je suis soulagé. Allons-y ensemble, et oubliez donc ce texte, je vous en prie...

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Sauf qu'Hermione n'oublia pas, et redoubla de discrétion pour trouver un village humain aux alentours. Où il y avait des humains, il y avait des tavernes, et avec elles, des hommes peu scrupuleux qui lui rendraient peut-être service. Cependant elle réalisa aussitôt que les chemins menant aux villages humains était bien trop surveillés, elle n'y accèderait jamais sans escorte et sans justificatif solide.

En y repensant bien, il restait Boromir, beau mais pas futé pour deux mornilles, et qui semblait beaucoup aimer boire. Il y avait aussi Remus et Severus, mais elle frissonna à l'idée de faire « ça » avec un professeur.

Elrond la reçut, et durant le repas ils parlèrent longuement de l'enfance de Tom, des Horcruxes, du pouvoir qu'ils pouvaient avoir, et de Dumbledore qu'Elrond connaissait et appréciait beaucoup. Il s'amusa beaucoup des elfes de maison, mais Hermione y mit autant de loyauté, de force et de pouvoir qu'elle put sans mentir pour ne pas vexer le maître de maison.

Elle refusa poliment de rester ensuite avec Merry et Pippin, arguant qu'elle avait à faire, et promettait de venir discuter avec eux dès qu'elle en aurait finit. Les semi-hommes ne s'en formalisèrent pas et lui dirent bon courage. Elle regardait souvent en arrière et, trouvant Glorfindel, fut rassurée quand elle le vit parlant avec ses hommes sur une mission prochaine.

Elle arriva dans sa chambre qu'elle ferma consciencieusement, et fouilla dans ses sacs. Elle avait un grand nombre d'affaires, notamment le repas de Molly toujours intact, un poulet à la crème dont elle avait parlé à Pippin. Elle lui mit de côté en souriant. Elle arriva à ses potions, plusieurs de soins, d'autres de force, une d'invisibilité. Rien sur la confusion, et elle ne pouvait plus jeter de sort. Dans sa concentration, elle se mit à murmurer.

« Si je prend la potion d'invisibilité pour fouiller chez le professeur Snape, et trouver de quoi jeter une potion de confusion... alors je pourrais peut-être rendre Remus groggy, et lui donner une potion d'oubli juste après. Ou un philtre d'amour, ça marcherait aussi, mais l'effet est trop long. Sauf si j'y ajoute de la valériane bouillie. Mais je n'ai pas de valériane bouille... je ne peux rien tenter sur Boromir, je ne sais pas comment fonctionnent les potions sur les gens d'ici. Seigneur Boromir, je suis désolée, mais vous allez devoir y passer pour le bien de Harry. ».

Elle mit les potions dans un sac, un balai (un Nimbus en réalité, qu'elle avait obtenu de Harry car elle ne serait jamais parvenue à maitriser un éclair de feu), et descendit avec la nourriture, le visage peut-être plus rose qu'à l'habitude, les réponses plus précipitées. Pippin fut ravi, Merry y gouta de même, et cela lui rappela sa grand-tante maternelle (dont il dévoila l'arbre généalogique jusqu'au troisième degré et la vie de bout en bout, coupé régulièrement et complété par Pippin).

Ils parlèrent aussi du fait qu'ils auraient voulu accompagner leur cousin, ayant fait tout ce chemin déjà avec lui, mais se disaient qu'ils ne voulaient être des poids pour le groupe.

Pour leur changer les idées, Hermione ramena son vieux lecteur cassette, qu'elle avait emporté sans trop savoir pourquoi, un souvenir de chez elle, et le mit en marche. Il fonctionnait bien, et les notes douces de Beethoven se mirent à vibrer, claires et mélancoliques. Le son avait depuis longtemps été modifié par magie, les Hobbits furent ravis d'entendre cela, et quelques elfes écoutèrent d'une oreille pour pouvoir rejouer la mélodie à leur manière.

Ils dînèrent seuls, Boromir, Gloïn et le conseil des elfes ayant été invité dans la salle privée d'Elrond. Personne ne relevant le léger retard de la jeune sorcière. Hermione osa à peine répondre lorsqu'on lui adressait la parole. Demain, elle ne serait plus vierge.

...


« Sidh nedh lin faer beren aphedyneth... »(1) : « Que la paix habite ton esprit, jeune homme courageux... »


La vision de la fic made in Nella : (vous comprendrez peut être pas toujours mais pour moi c'est juste trop beau)

(a) : Lutter contre Voldemort, cela faisait des années qu'il pratiquait, mais se coltiner l'impalplable sauron-le-borgne-avec-une-conjonctivite-de-l'enfer c'était autrechose" c'est pour ca qu'il est si méchant, parce que ca fait mal...c'est un peu comme s'il avait du sable dans son vagin.

(b) : "Elle ne sut à quelle heure exactement elle partit se coucher" legolas a mit du GHB dans son verre ou elle a trop picolé?

(c) : (ce passage se situait plus haut avant) y a un poème qui dit un truc un peu vague en elfique, hop elle tend le fion "vas-y, met moi tout"... Non faut que ce soit avant, parce que l'explication de Gandalf lui confirmera ce qu'elle savait déja: que les sorcières doivent se faire tringler pour s'éviter d'éplucher les patates à la main à vie

(d) (à la base seul Elrond avait été mis au courant) : C'est bâtard "bon on connait un peu le terrain mais on vous dit rien, allez y, have fun"

(e) : salut, Frodon interrompt Elrond, fiesta del slipo . com

(f) : Nella : la prairie devenue foret ? c'est quoi cette métaphore moisie XD

Nowe : si tu trouves un truc en rapport avec la nature, l'oiseau quitte le nid... la rivière rejoint la mer

Nella : le mille patte fait des claquettes...


Toi, ou toi qui m'a mise en alert et en fav! Vous êtes plus de 40! Un mot ça fait plaisir à l'auteur plutôt que de cliquer sur le bouton "j'aime" comme sur Facebook (merci Nella)... Bon de toutes façons c'est pas ça qui m'empêchera de poster...

Merci pour vos commentaires!

Votre obligée,

Noweria (ça fait classe, hein?)