Mot de l'auteur : un gros merci a mes bêtas, qui encore une fois ont oeuvré jusqu'a la dernière goutte (lovely) pour que ce chapitre vous plaise. Non vraiment ils ont fait un super boulot (merci Nella! Merci Mokhan!)
Un petit merci a Tania qui a reviewé pile avant que je poste t'en fais pas tu gère Tanouille!
Merci de me lire!
ENJOY!
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Chapitre VIII / Promesse
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Hermione retourna plus tôt que d'habitude dans sa chambre, et sortit en épiant les moindres recoins sur son passage. Elle longea les murs, ne croisant personne, et arriva à la fenêtre du fond du couloir qui lui permettrait, d'une manœuvre simple, de se retrouver devant celle de Boromir. Elle n'aurait ensuite qu'à boire la potion d'invisibilité et à en mettre deux gouttes sur sa monture avant de s'introduire par la croisée, qu'elle savait ouverte.
Elle enfourcha son Nimbus et allait sortir quand deux mains puissantes la prirent par la taille et l'en firent descendre. Elle allait protester quand, souple comme un chat, Glorfindel se plaça devant elle.
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- Vous alliez briser votre parole, jeune enfant, fit-il avec un ton de reproche.
- Je ne suis plus une enfant depuis longtemps, Glorfindel. Et je ne vous ai rien promis. Je dois retrouver mes pouvoirs.
- Au prix de votre honneur ? Son ton impérieux était impressionnant mais Hermione ne se laissa pas faire.
- Mais de quoi vous parlez ? Ce n'est qu'une formalité!
- Une formalité, dites-vous? Votre dignité, votre don le plus pur et le plus précieux sacrifié tel un déchet pour de la magie ?
- Il ne s'agit pas que de magie, Glorfindel, dit-elle avec tristesse. Comment croyez vous que je me sentirais si Harry devait mourir et que je n'ai rien pu faire par ce que je voulais garder mon honneur intact ? L'honneur ne sauvera pas Harry. J'ai traversé en abandonnant tout ce que j'avais, c'est pas pour finir inutile.
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Elle se retourna, et enfourcha le balai à nouveau. Glorfindel la fit encore descendre. Là, elle était en colère. Colère qui se dissipa lorsque l'elfe la prit dans ses bras et lui parla tout bas.
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- Je vous ai entendue dans votre chambre, à préparer votre plan. Êtes vous donc si déterminée? Si désireuse de pouvoir aider vos compagnons que vous n'hésiteriez pas à braver mes conseils? Et si je partais, maintenant, vous iriez tout de même, n'est-ce pas ?
- Oui, souffla-t-elle.
Glorfindel, outre sa douceur, sentait très bon, et donnait envie de se pelotonner au creux de ses bras. Il resta ainsi quelques longues secondes, le visage fermé, les traits tendus. Et puis il ferma les yeux en parlant. Sa force rassurait, le son de sa voix apaisait.
- Il ne faut pas que vous mettiez quiconque d'autre en jeu. Si vous tenez tant à devenir femme, et forte de magie, alors je le ferais pour vous.
Hermione s'écarta, à regrets.
- Non ! Surtout pas ! Vous êtes un elfe Glorfindel, et vous êtes... sensible. Ce qui ne sera pas mon cas. Je ne peux pas vous laisser faire ça.
- Permettez-moi d'insister. Cela ou prévenir seigneur Boromir.
- Vous voulez réellement me protéger, n'est-ce pas ? Fit-elle un peu amère.
- Vous le méritez. Personne ne devrait avoir à prendre une telle décision.
...
Il était face à face devant le lit de l'elfe, une chambre spacieuse, claire et belle. Il avait galamment refusé qu'ils aillent dans celle d'Hermione, pour que le souvenir n'y reste pas. Et pour la première fois la jeune femme se demanda comment on faisait pour retirer ces habits étranges. Fallait-il tout retirer ? Et par Merlin, les elfes avaient-ils réellement un sexe ? Parce qu'avoir un enfant tous les dix-mille ans environ, ça devait tenir de l'opération du Saint Esprit.
Ils avaient retiré leurs chausses. Elle déglutit et détailla son futur amant. Son futur premier amant. Il portait un collant gris et une tunique blanche brodée d'argent, avec une ceinture gravée et ciselée de même. Ses longs cheveux d'or encadraient son visage fin et lui tombaient à la taille, et ses yeux flamboyant la transperçaient.
Elle était moins mal a l'aise qu'elle ne l'aurait pensé, la présence et l'attitude de Glorfindel rendaient les choses plus facile, sans qu'elle sache pourquoi. De façon muette elle comprit que peu importe le moment, elle pouvait partir, ou refuser.
À côté de lui, elle ressemblait au cousin machin. Cheveux en pagaille, assortis à sa robe qui avait, avec le temps, troqué sa couleur ocre contre une teinte plus maronnasse. Des yeux « marron cochon », une poitrine qu'elle estimait gênante et un visage quelconque.
Elle eut une pensée tout à fait d'actualité, mais ô combien pesante : comment un être aussi parfait que Glorfindel ferait pour... être actif face à elle, lui qui n'avait vu que des dames comme Arwen? Elle baissa les yeux, et sentit les bras de l'elfe autour d'elle. Il avait une tête et demi de plus qu'elle, et cela la rassurait beaucoup. Elle hésita un peu et passa ses bras autour de sa taille, réprimant un soupir de contentement. Il murmura.
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- Êtes vous certaine, demoiselle Hermione ?
- Oui. Mais vous... Je veux dire, avez-vous...
- Ne vous occupez donc pas de cela. Je suis ici de mon plein gré, ne l'oubliez pas.
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Il écarta son visage, et la regarda droit dans les yeux, avec douceur. Content de ce qu'il semblait y lire, il se pencha et ferma les paupières lorsqu'il posa ses lèvres contre celles de la brune. C'était infiniment doux et bon. Hermione avait passé ses mains dans son cou, sous sa chevelure souple, sans même s'en rendre compte. Ils se séparèrent sans approfondir.
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- Vous n'êtes pas obligé de...
- Je souhaite simplement que cela ne soit pas un mauvais souvenir. J'aurais aimé vous convaincre de patienter jusqu'à trouver l'élu de votre cœur. Mais je ne peux vous laisser commettre un tel acte, et je veux être sur que vous soyez traitée avec le respect et la douceur que vous méritez.
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Il passa ensuite ses mains sur la nuque de la jeune femme, caressant délicatement la peau découverte du bout des doigts et jouant avec les petites mèches qui terminaient sa chevelure sur le cou. Elle frissonna, espérant qu'il y ait plus. Elle ne sentit même pas quand il déboutonna sa cape, la dévoilant comme elle était lorsqu'elle était chez elle, avec un simple t-shirt long blanc uni, et sa jupe scolaire. Rougissante, elle se hasarda, avec beaucoup plus de maladresse, à détacher la cape blanche de Glorfindel.
Le fermoir d'or ouvragé était une torture à ouvrir. Il la laissa patiemment faire, se contentent d'embrasser ses tempes en lui murmurant de doux mots elfiques à l'oreille. Elle en aurait perdu la raison.
Il caressa longuement ses bras, se délectant de ses frissons, et des battements de son cœur que seule son oreille fine pouvait entendre. Elle embrassait son cou, pressant ses lèvres, goûtant sa peau divine, osant même y passer de brefs coups de langue, se relaxant de plus en plus et quémandant sans le savoir une intimité encore plus grande.
Il la caressait par dessus le tissu blanc. Ses longues mains puissantes passaient sur tout son buste, sauf ses seins, et rendaient folle de frustration la jeune femme. N'y tenant plus, elle osa et trouva, en caressant le torse de son futur amant, de fins boutons de nacre sur tout le devant de la tunique. Elle s'évertua durant de longues minutes à les déboutonner en glissant la main furtivement dessus.
Le tissu semblait de soie, et elle pouvait sentir, en rougissant, les tétons de l'elfe sur un torse parfaitement travaillé et imberbe. Elle criait victoire intérieurement quand elle réussissait à ouvrir un des boutons. Lorsqu'elle atteint le troisième, second au dessus de la ceinture d'argent, l'elfe lui reprit le visage en coupe et l'embrassa plus profondément, mêlant leurs langues dans la plus douce et la plus érotique des caresses.
Elle ne se rendit compte qu'au bout de quelques secondes de plaisir pur que sa main, douce comme du lait, était passé sous son t-shirt et traçait des courbes sur son ventre. Elle remonta jusqu'à son soutien-gorge, et l'elfe s'étonna de le trouver là. Évidement, les femmes elfes avaient une poitrine parfaite même sans Wonderbra. De surprise, il rompit le baiser, caressant la dentelle du sous-vêtement. Elle sourit en rosissant, et d'une main dirigea la sienne le fermoir. Elle avait galéré avec sa cape, il galèrerait avec son soutien-gorge ! Il chercha.
La jeune femme se perdait dans la soie de sa chevelure d'or lorsqu'il lui fit lever les bras et retira son vêtement en douceur. Il s'écarta quelques instants pour la laisser déboutonner sa chemise. Elle se retrouvait donc en soutien-gorge face à son torse nu, beau et divin. Elle rougit comme une tomate bien mûre en ramenant ses bras en défense, par instinct.
Il la regarda avec une certaine inquiétude, mais se rassura lorsqu'elle décroisa les bras et baissa les yeux. Elle se faufila un passage et déboucla sa ceinture, la faisant tomber à terre dans un bruit lourd. La tunique suivit, et Hermione fit une petite danse de la victoire interne. Elle n'aurait pu rêver plus bel amant, plus doux et compréhensif. Sur le torse taillé dans le marbre, elle aperçut un longue cicatrice, ancienne qui partait de l'aisselle droite jusque ses abdominaux bien marqués. Glorfindel détourna les yeux, gêné.
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- Vous n'avez pas à avoir honte, fit Hermione. Vous êtes magnifique.
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Il la regarda, étonné. Il sourit et l'embrassa à nouveau, la soulevant au passage pour l'installer confortablement sur le lit. Ses cheveux d'or lui tombaient sur le visage, la caressant. Ils sentaient la brume du matin, et l'air frais des montagnes (1). Il était au dessus d'elle, caressant ses cuisses et remontant sa jupe sans cesser d'embrasser tout son visage. Elle se laissa à soupirer de bonheur, voulant que ces mains continuent leur ascension et viennent enfin la contenter.
Elle était en admiration de son torse, n'était pas assez hardie pour l'instant pour toucher ses fesses. Seulement quand lui le ferait.
Elle était dans l'attente, à tel point qu'elle ne bougeait presque plus, trop concentrée sur ces doigts qui couraient sur son corps. Il caressait à présent l'intérieur de sa cuisse, remontait jusqu'au milieu de sa jupe, puis descendait, et revenait un peu plus haut. Hermione crut qu'elle allait mourir à force de ne pas respirer.
Même seule, elle n'avait jamais eu autant de plaisir. C'était sans compter les baisers dans le cou, et les seins qu'il caressait religieusement au travers de la dentelle. Elle releva son menton d'une main, et les yeux vitreux, les lèvres rougies, elle offrait un spectacle de pure luxure.
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- Je suis prête, Glorfindel.
- En êtes-vous sûre ? Demanda-t-il d'une voix douce.
Seul un de ses pairs aurait pu déceler le timbre quelque peu éraillé de sa voix.
- Oui. Dit-elle dans un souffle.
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Il remonta alors sa main jusqu'à sa culotte, qu'il trouva très humide. Il lui permit d'accéder à ce collant elfique si particulier, découvrant le bas de son corps – il ne portait pas de sous-vêtements – et son érection déjà bien visible, présente depuis un moment. Hermione s'en trouva flattée, et le collant partit faire la causette avec le plancher. Sa jupe suivit le même chemin.
En cinq secondes et demi, il trouva comment détacher son soutien-gorge, de dos et avec une seule main, sans lui faire mal. Il enleva plus doucement sa culotte, assortie au soutient gorge rouge sang, et couvrit au passage son ventre de baisers, la faisant rougir violemment. Elle passait ses doigts dans la chevelure d'or, se souvenant en souriant de la signification du nom de son amant (2).
Elle perdit toute notion d'espace et de temps quand une main douce et mutine caressa son entrejambe, sublimant le désir qu'elle avait, comme s'il avait fait cela toute sa vie. Glorfindel revint au dessus d'elle, murmurant des mots doux, la caressant et la cajolant de toutes parts, la rassurant et ravivant son désir en même temps. Elle n'avait pas conscience de son souffle saccadé, de sa précipitation, ni du sourire tendre de son amant.
Alors qu'elle sentait vraiment le corps parfait du blond tout contre elle, il lui parla en elfique, et elle comprit qu'il lui demandait une dernière fois son accord. Pour toute réponse elle l'embrassa, bien plus passionnément qu'elle ne l'aurait fait avec un parfait inconnu, et il entra en elle, lentement, attentif à chacune de ses réaction, la détendant du bout de ses doigts fins. Elle n'eut presque pas mal malgré la déchirure qui s'était faite en elle. L'espace d'un instant, on vit des petites étincelles argent tournoyer autour d'eux, alors que Glorfindel l'habituait à sa présence. Le monde semblait tourner autour d'elle et elle perdit pied quelques secondes, sentant un feu intense bruler ses reins avant de se propager dans tout son corps.
Il aurait pu s'arrêter ainsi, sa virginité ayant été pris. Mais elle le pria de continuer, et ne pouvant se retenir plus longtemps il obéit, poussant, accélérant sensiblement les va-et-vient, caressant des points internes que la demoiselle ne soupçonnait même pas. Il prit soin de la mener jusqu'au terme de son plaisir, dans un gémissement délicieux, avant que lui même ne se libère en elle, l'embrassant, l'étreignant, lui faisant ressentir la force de son désir.
Il ne la laissa pas avoir froid ou être troublée, car il se mit sur le côté, enveloppa Hermione dans une douce couverture qu'il ramena également sur ses hanches, et parsema son front de baisers, lui souriant avec douceur.
Il allait s'éloigner respectueusement, mais elle se recolla à lui aussitôt, cachant son visage dans son cou. Elle était heureuse. Heureuse et amoureuse, et c'était la fin de tout pour elle. Le bonheur mélangé au drame que son cœur vivait, les instants si délicieux et si intimes n'étaient pour l'elfe qu'un service, mais elle voulait croire qu'il y avait plus. Elle savait pourtant que cette espèce vivait depuis si longtemps que les choses de l'amour prenaient normalement des années avant même un consentement mutuel. Glorfindel avait réellement fait un gros effort d'ouverture pour elle. Elle ferma les yeux et pensa avec douleur :
« J'aurais tellement aimé que tu ais fait ça par amour... Glorfindel. »
Elle s'endormit bientôt, blottie contre son torse, respirant son odeur avec émotion. Le blond resserra son étreinte, rassuré et serein.
...
Elle s'éveilla dans le lit blanc, seule mais calme. Ses vêtements étaient pliés sur un fauteuil près de la fenêtre, et le jour était levé depuis quelques heures déjà. Trop excitée elle prit sa baguette et tenta un leviosa. L'armoire face au lit se souleva avec un légèreté déconcertante... Elle se leva avec un immense sourire, quittant à regret les draps chauds, se souvenant en rougissant de la veille, du corps de Glorfindel, de ses mots, ses gestes tendres. Elle s'habilla, et détailla les quartiers de l'elfe.
C'était une grande chambre claire, avec quelques fauteuils, un grand lit, une armoire et une table basse. Tout était décoré avec soin, les fresques aux murs, les broderies du linge, les moulures dans le bois et la pierre, tout était magnifique. Elle sourit en pensant à ce qu'elle allait faire et ouvrit l'armoire après une hésitation. Les deux battants s'écartèrent pour dévoiler quantité de toges, longues et courtes, richement ouvragées, de vêtements plus anciens et plus rustres, des bottes, et un habit soigneusement mis à part, brodé dans une matière ressemblant à l'argent, mais certainement plus précieuse que l'or. Du mithril, pensa-t-elle. Une épée longue y était accrochée, ainsi qu'une arbalète, en cerisier certainement.
Dans le fond, suspendu derrière les autres vêtements, une chemise un peu froissée les manches amples blanches et assez simple, fermait par un lacet sur le devant. Elle était mise là avec d'autres vêtements que Glorfindel devait mettre chez lui, lorsqu'il s'entraînait, ou peu être du temps de son insouciance. Elle la prit délicatement de son portant de bois, et respira. Elle était toute imprégnée de son odeur. Elle la plia soigneusement, prit un des papiers vierges posés sur le bureau de l'elfe, et y inscrivit simplement « Merci ».
Elle repartit la tête pleine de souvenir vers les étages inférieur, et passa en pouffant devant Boromir qui ne comprit pas très bien.
Les journées suivantes ne se comptèrent pas. L'atmosphère au royaume elfe était si paisible que les jours ne se distinguaient pas vraiment. Sauf qu'Hermione se sentait de plus en plus bizarre. Elle souriait en public mais rongeait son frein. Elle aurait du pouvoir partir dès le lendemain de son « passage à l'acte », mais il n'en était rien, si au début ses pouvoirs étaient forts et démultipliés, elle ne parvenait presque pas à s'en servir.
Elle ne disait pourtant rien, et se renferma un peu plus quand elle vit que Glorfindel se faisait bien moins présent, ne l'attendait plus et préférait la conversation de ses pairs. Quant aux Hobbits, bien qu'encore tristes de n'avoir pu accompagner Frodon, était une compagnie charmante, drôle et rafraîchissante comparés au sérieux philosophisme des elfes, sortant la jeune femme de son angoisse régulièrement.
Vu de l'extérieur, tout le monde se sentait bien et Elrond leur signifiait chaque jour qu'ils étaient chez eux. Tout se devait de bien aller.
Hermione ferma la porte de sa chambre et jura. Elle prit une longue respiration et tenta un lumos, et la chambre s'illumina d'une lumière forte. mais ses entrailles se tordirent à tel point qu'elle eut envie de régurgiter son repas. Sous le regard critique de sa conscience, elle partit parler à Remus.
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- Tu veux dire que tu as mal quand tu uses de magie?
- Oui.
- Mais depuis quand? Et comment cela se fait-il que tu sois devenue plus forte alors que ton pouvoir baissait, si j'en crois Harry et Ron avant leur départ?
- Eh bien je... Je ne peux pas te le dire, mais cela n'a aucun rapport.
Sa conscience lui fit remarquer que la mauvaise foi aussi avait augmenté.
- D'accord. Laisse donc Severus t'examiner, si tu ne veux pas que ça soit un elfe médecin.
- D'accord. Promets-moi...
- Quoi?
- De pas le laisser me manger.
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Ils rirent ensemble, assis dans un petit salon chaleureux.
Severus avait ses quartiers à quelques portes, ils y allèrent donc ensemble. Le maître des potions lisait un ouvrage sur la médecine elfique, confortablement assis dans une chaise tressée. Il avait appris quelques mots, et se faisait parfois aider, mais l'ouvrage en question était traduit. Il fronça les sourcils en voyant arriver son élève qu'il ne voyait que rarement ces derniers temps. Remus commença aussitôt.
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- Désolé de te déranger Severus, mais Hermione à quelques problèmes physiologiques, elle aimerait bien que tu l'examines.
- Je ne suis pas le médecin attitré de cet endroit. Qu'elle se trouve un elfe compétent.
- Severus... S'il te plaît. Et puis elle est humaine et ils ne sont pas de notre monde. Peut être les symptômes varient-ils?
- C'est un moyen détourné de me faire accepter, mais soit. Miss Granger installez vous sur ce tabouret, dit-il d'un ton glacial.
- Merci professeur, répondit faiblement la brune.
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Sous son regard de chien battu, le lycanthrope sortit, et ferma la porte. La jeune femme était dans une chambre semblable à la sienne, et elle se hissa comme elle put sur le haut tabouret désigné par son professeur. Il approcha sa propre chaise juste en face d'elle. Merlin de près il était encore plus impressionnant!
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- Quels sont vos symptômes?
- J'ai mal au ventre et puis de fortes nausées quand j'essaye d'utiliser ma magie, répondit-elle comme à une interrogation.
- Je vais faire quelques tests, ça vous picotera quelques instants, n'y prenez pas garde mais ne bougez pas.
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La baguette tournoya au-dessus d'elle, et Severus prononça à voix basse plusieurs sorts. Hermione sentit qu'on lui chatouillait le nombril, et puis les entrailles. Le chatouillement devint de plus en plus prononcé au fur et à mesure des incantations. Il vira au tiraillement, puis fut un insupportable écrasement de tous ses organes internes.
Elle ne devait pas bouger. Des sueurs froides parcoururent son épine dorsale, mais elle tint bon. Au final quand on patientait, on s'habituait à la sensation que votre estomac se prenait pour un jokari. Severus prononça un dernier sort et la ficelle du jokari lâcha. Hermione se détourna au dernier moment pour vomir ce qu'il lui restait dans l'estomac.
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- Bargon brofesseur, réussit-elle à prononcer.
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Il ne répondit pas et nettoya le sol d'un coup de baguette. Il fit une chose qui resterait longtemps dans les annales : d'un autre coup de baguette il lui lava et rafraîchit la bouche. Elle leva les yeux vers le maître des potions. Il ne lui laissa pas le temps de parler.
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- Je ne sais pas exactement ce que vous avez, mais il vous faut modérer votre magie quelques temps. Vous l'avez renforcée, n'est-ce pas?
- Oui, fit-elle surprise.
- C'était une erreur. Elle se serait éteinte, certes mais vous n'auriez pas risqué ces complications. Je suis sûr que vous avez demandé de « l'aide » à quelqu'un pour accomplir ce miracle?
- Je... Comment savez vous que...
- Allons, même à Poudlard on fait mention de ce genre de choses, mais je ne savais pas que cela marchait ou avait une crédibilité quelconque. C'était surtout des textes pour jeunes écervelées, cracha-t-il. Cela ne vous a pas réussi. Est-il humain? Demanda-t-il après une seconde de réflexion.
- Pourquoi...?
- Est-il humain? Répéta patiemment Snape en détachant chaque syllabe. C'est peut-être ça qui vous a rendu ainsi.
- Non, souffla-t-elle.
- Reposez-vous quelques temps. Je ne peux rien de plus pour vous. Revenez si cela empire.
- Merci professeur, fit-elle en se levant.
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Elle sortit, ferma la porte et et fit un signe d'au revoir à Remus, visiblement dépitée. Elle alla se coucher, épuisée. Le professeur de DCFM entra dans la pièce, inquiet.
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- Tu n'a rien pu faire? Tu m'étonnes, Severus.
Il vit son collègue insonoriser magiquement la pièce.
- Enceinte.
- Pardon?
- Cette inconsciente est tombée enceinte d'un elfe. Il ne manquait plus que ça.
- Et tu ne lui a pas dit?
- Pas vu son caractère et son état. Je vais attendre un peu. Elle risquerait de compromettre notre position ici, et ce serait assez difficile à supporter pour elle d'attendre un enfant de quelqu'un qu'elle n'aime pas.
- Elle a été...
- Non. Elle a couché avec un elfe pour se débarrasser de sa virginité et reprendre ses pouvoirs. C'était une légende mais ça a marché avec elle. Seulement le fait d'être enceinte l'empêche d'user de magie correctement.
- Quand lui diras-tu? Demanda Remus.
- Dans deux semaines, quand elle aura prit du repos et beaucoup de recul. Elle ne risque pas de boire de l'alcool ou de manger autrement que sainement de toutes façons, philosopha Severus.
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Finalement, le royaume d'Elrond avait quand même un effet sur le terrible Snape.
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Ils sentaient la brume du matin, et l'air frais des montagnes (1). Le herbal essence, quoi...
Elle passait ses doigts dans la chevelure d'or, se souvenant en souriant de la signification du nom de son amant (2). Glorfindel signifie "casque d'or"...
Et voila, Pardon Aube Crépusculaire, je poste légèrement en retard! Pardon pardon!
Merci pour vos messages !
