Bonjour à vous chers lecteurs, voici la suite du combat épique! (oui enfin épique hein ça dépend du réferentiel)

Merci Mokhan avec tes délires de boucherie et Nella, dont j'ai mit les délires en fin du chapitre!

Merci à vous de me lire et de me reviewer, petit coucou à Slâavy, Kat rêve et Tania !

Précision : les ourouk, ou uruk-hai n'ont pas étés crées par Saroumane, il s'agit d'une espèce d'orque déjà présente, plus grands, plus résistants et moins cons que les orques de base... voilà voilà...


Et comme toujours, ENJOY !


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Chapitre X / La Moria

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Les pas étaient tout proches, et Gandalf lança un jet de lumière à travers l'entrebâillement.

- Il y a des orques, des Ourouks noirs et un troll.

- Je ne sais pas ce que sont les Ourouks, je ne veux pas savoir ce que c'est, fit Draco la voix tremblante.

- Ron, Harry ensemble. Les sorts seront plus puissants. Lancez autant de Sectumsempra que vous pouvez. Ron tu feras les boucliers, c'est compris?

- Oui, souffla le roux.

Sirius sortit son épée, à côté d'Aragorn. Legolas avait bandé son arc, et on mit les deux Hobbits en arrière de tout le monde...

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Un bruit sourd et répétitif se fit entendre, faisant légèrement trembler le sol. Il fallut quelques secondes à Harry pour comprendre qu'il s'agissait de pas, et il s'attendait à voir entrer un T-Rex à tout instant.

Un cri bestial et profond raisonna à leurs oreilles et c'en fut assez pour que Gimli, aidé d'Aragorn, ferme la porte à toute hâte, ne leur laissant plus d'espoir de sortie mais leur donnant quelques secondes de répit, rempart dérisoire contre le monstre qui approchait. Ils coincèrent la porte comme ils purent à l'aide de morceaux de bois et de lames brisées trouvés au sol. Ils réintégrèrent ensuite leur position, tendu, dans l'attente, laissant le soin à Legolas de tenter quelques flèches au travers des minces ouvertures que le bois proposait.

Ils ne purent profiter bien longtemps de la situation, car des coups violents firent craquer les cals et se tordre les lames, avant que la porte ne vole en éclats, manquant de peu la tête d'Aragorn.

Une créature gigantesque et verdâtre apparut dans l'encadrement, derrière un nuage de poussière. Le troll. Derrière lui, nombre d'humanoïdes difformes et en soif de bataille poussaient des hurlements gutturaux en agitant leurs sabres. Le bon côté de la situation, pensa ironiquement Draco, c'était que la taille imposante du troll les empêchait momentanément de passer.

Alors que tous dans la communauté étaient tétanisés, Frodon sentit un feu monter brusquement en lui. Il s'échappa un instant de la bulle protectrice des sorciers et fonça droit sur le monstre en hurlant « La comté! ».

Dard se planta dans le pied hideux dépourvu d'orteil et un flot noirâtre en sortit. Il se recula et la jambe se rétracta d'un seul coup accompagné d'un cri colérique de la bête.

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- Un pour la Comté, s'écria Legolas.

- C'est le moment! S'écria Gandalf.

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Plusieurs dizaines d'orques étaient entrés maintenant que le troll ne bouchait plus la porte, et le trio de sorciers faisait de son mieux pour protéger les Hobbits tout en lançant sort sur sort. De nombreux monstres tombèrent sous leurs coups.

Sam s'enfuit un instant du cercle aider Gimli et tua l'orque qui s'apprêtait à le prendre à revers. Le nain faisait tournoyer sa hache, tant et si bien que la pièce devint rapidement une boucherie. De concert, Draco et Harry réussirent à invoquer des poignards et à les lancer en masse sur l'ennemi.

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- Et un pour les sorciers! Lança Aragorn.

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L'ennemi battit en retraite et la troupe voulut fuir mais le troll, dont le torse hideux était orné des peintures de guerre blanches, avait été maitrisé par ses gardes et revenait à l'assaut. Il désarma Aragorn et Sirius avec l'agilité d'un chat. Les flèches de Legolas ne le génèrent pas plus que ça et il se débarrassa de Gimli en une fraction de seconde, l'envoyant contre un mur.

Les sorts n'avaient plus d'effet, les jeunes hommes étaient épuisés. L'affreuse créature se tourna vers Frodon, et lui asséna un coup de lance qui l'envoya s'écraser contre un mur pour ne plus se relever.

C'est alors qu'Aragorn, ayant récupéré son épée, réussit à le transpercer de sa lame. Le troll tomba raide mort, faisant trembler le sol en s'écroulant de toute sa masse.

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- Maintenant! Hurla Gandalf.

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Sirius prit Frodon dans ses bras, et tout le monde se rua sur la porte. Alors que les tambours raisonnaient toujours au loin, Frodon reprit conscience et Sirius faillit le lâcher, surpris qu'il soit toujours en vie.

Ils n'eurent pas le temps de se poser de questions, Gandalf lança un puissant sort avant de partir. Les lumos des plus jeunes n'étaient pas de trop et, aidant le magicien essoufflé, ils purent reprendre leur course.

Après maints escaliers, ils arrivèrent dans une salle immense, certainement la pièce principale, et Gandalf annonça que la sortie était proche. Au fond, de l'autre côté du pont une large ouverture laissait entrer le soleil. Autrefois, cela avait été la porte marchande Est de la Moria, aujourd'hui bouchée par un éboulement.

La salle était gigantesque, faisant plusieurs centaines de mètres de long et de large. De nombreux piliers, épais comme trois hommes au moins, soutenaient la voûte, à cinquante mètres au dessus de leurs têtes. Il faisait une chaleur étouffante, mais on comprit vite pourquoi.

Séparée en son milieu, par une immense crevasse, tout au fond, de la lave bouillonnait. Un immense pont de pierre reliait les deux bords. De l'autre coté grouillait une masse d'orques innombrables.

La troupe courait à perdre haleine, se préparant à passer au travers des lignes ennemies toutes proches, quand un grondement bestial se fit entendre. Les deux camps s'immobilisèrent à ce bruit qui semblait se rapprocher, chacun ayant conscience de la puissance de la créature qui arrivait à eux. De l'ombre de la salle, on vit une fumée rougeâtre apparaître, de plus en plus intense.

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- Le pont! Prenez le pont, ordonna Gandalf, et rejoignez l'extérieur!

Et Legolas eut réellement peur pour la première fois depuis bien longtemps. Les mots sortirent d'eux même.

- Un Balrog...

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Comme un seul homme, ils se ruèrent vers le pont, et les sorciers eurent bien fait de créer un bouclier contre les flèches orques. Impossible de sortir les balais pour tout le monde et de se défendre en même temps. Gandalf resta en retrait pour affronter la bête crainte de tous, reculant vers la sortie sans quitter la créature des yeux.

Le Balrog, un monstre immense fait de feu et de fumée, un minotaure de flamme, qui tenait un fouet de lave avançait vers eux. Même les orques en avaient peur.

Sirius lançait tant bien que mal des sorts aux orques tandis que l'arc de l'elfe avait reprit du service, chacun avançant au mieux sur le pont. Gandalf hurlait des sorts puissants qui empêchaient le monstre de trop avancer ou de les toucher mais plus les secondes passaient, plus la bête prenait le dessus. Le vieil homme rassembla alors ses dernières forces et lança le sort le plus puissant qu'il ait en hurlant, comme un mantra : « vous ne passerez pas ! ».

Le bâton du mage se brisa et le pont s'écroula sous le Balrog, l'emportant dans l'abîme. Tous coururent vers la berge sûre, quoique peuplée d'autres monstres. Mais une liane enflammée claqua dans l'air et attrapa la cheville du magicien le tirant vers le gouffre. Personne ne fut assez rapide pour le retenir et l'espace d'un instant, Gandalf s'accrocha au bord du pont brisé, balbutiant dans un souffle :

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- Fuyez, pauvres fous!

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Lorsqu'il tomba, Draco ne réfléchit pas un instant, et agrandit son balai. Et en moins d'une seconde il avait plongé dans l'abîme à la poursuite de Gandalf.

La chaleur l'étouffa presque alors que le mage n'était déjà plus visible et il dut remonter. Mais les autres sorciers suivirent cependant l'idée, prenant le parti d'aller plus vite mais sans pouvoir se défendre. Ils enfourchèrent tous leurs balais.

Dans la précipitation, Ron prit Aragorn avec lui, et Sirius récupéra Frodon et Sam. Harry prit Legolas derrière lui et Draco revint à temps, toussant mais seul. Gimli sauta au dernier moment vers le balai du blond, le corps dans le vide, hurlant à pleins poumons.

Ils sortirent sous les flèches qui fusaient de toute part, et à peine la brêche franchie, les sorciers eurent le même réflexe qui fut de jeter un sort de destruction sur la paroi de la montagne. L'entrée Est fut définitivement bouchée.

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- Personne n'est blessé? Aragorn descendit du balai, peu habitué à ce mode de transport.

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Sirius avait une légère entaille, mais rien de bien sérieux. Il noua simplement un morceau de tissu autour de son bras gauche blessé.

Frodon s'avança vers Draco qui avait encore du mal à respirer. Le Hobbit avait les larmes aux yeux.

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- Vous... Vous l'avez vu?

- Non. Désolé. Je n'ai rien vu. Pas même le monstre.

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Aragorn se garda de poser ses questions, de peur de donner de l'espoir aux autres. On abandonna le transport à balais, car les sorciers étaient épuisés, et peu sauraient se défendre sur ces engins en cas d'attaque. Harry avait du rassurer l'elfe, pâle comme un linge après atterrissage et légèrement tremblant.

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- Je suis désolé, commença le Gryffondor.

- Non, murmura l'elfe un peu honteux. Je... le transport m'a quelque peu... surpris, s'excusa l'elfe.

- Ne vous en faites pas, fit Harry presque murmurant. Je maîtrise bien mon balai.

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Le rôdeur força tout le monde à continuer tant que le jour était encore là, malgré la douleur. Dans le silence respectueux du deuil, ils firent une marche longue et éreintante, aucun n'ayant envie de s'arrêter, laissant la tristesse et la peine partir avec leurs pas. Ils ne s'arrêtèrent que pour les repas et des nuits trop courtes, toujours dans un silence religieux, reprenant leur route tout de suite après.

Ils ne virent pas vraiment le temps passer, et leurs forces eurent beaucoup de mal à revenir, de sorte que les premières conversations ne vinrent que deux jours plus tard, aidées par les chants d'Aragorn, de ceux que l'on faisait pour accompagner les âmes au repos éternel.

Le soleil avait daigné se montrer ce jour là, mais Aragorn avait décidé qu'un feu ne serait cependant pas de trop. Les langues s'étaient déliées, et le repos autour du repas du soir fut bien plus apprécié qu'aucun autre. Leurs cœurs restaient lourds mais ils avaient retrouvé une certaine force en eux. Ils décidèrent de marcher encore, les premiers arbres n'étant plus très loin, pour ne plus dormir à découvert.

Et alors que la lune guidait leurs pas, Legolas s'écria.

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- La Lothlorien! Nous sommes arrivés à la Forêt d'Or! Quel malheur que ce ne soit pas l'hiver!

- Espérons qu'ici la vertu des elfes nous gardera du péril cette nuit, dit Aragorn.

- Des elfes vivent ici? Demanda Ron.

- Oui, fit Legolas avec enthousiasme. Un pouvoir maintient ce pays à l'abri du mal, même si ses habitants se laissent rarement voir. Peut-être habitent-ils profondément dans les bois!

- Mais cela reste dangereux, fit Gimli.

- Pourquoi? Ce ne sont pas des elfes?

- Justement Ron, ce sont des elfes, avec le caractère qui va avec.

Le roux eut un petit sourire qui s'effaça devant le regard noir de Legolas.

- Ceux qui n'ont aucun mal avec eux n'ont rien à craindre des gens de mon peuple.

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Le nain faillit répondre vertement, mais une main de Sirius sur son épaule l'en empêcha. Ils avaient bien d'autres soucis pour l'instant. Ron se pencha vers Draco.

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- Marrant on dirait les Gryffondor contre les Serpentard.

- En plus poli, oui, acquiesça le blond.

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Deux paires d'yeux de mauvaise humeur se tournèrent vers eux. Ah oui, les nains et les elfes entendaient mieux que les humains.

Ils entrèrent dans la forêt, et effectivement le sol devint de suite plus meuble, agréable à fouler. L'air était empli d'odeurs vives et fraîches.

Ils virent un arbre étrangement grand comparé aux autres, bien plus large et particulier, avec un tronc lisse et des branches bien droites.

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- Un Mallorne, dit Legolas. Ils sont la fierté de la Lothlorien, ces arbres sont ses gardiens.

- Et font d'excellents endroits pour guetter, fit Aragorn. Legolas, peut-tu y aller pour voir les alentours?

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Avec un sourire d'enfant, l'elfe s'approcha du tronc, et souple comme un chat sauta pour agripper les branches les plus basses et se hisser. À peine avait-il posé un pied qu'on entendit une voix autoritaire mais calme.

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- Daro!

Legolas retomba immédiatement au sol, se collant à l'arbre, étonné et pas franchement rassuré.

- Ne bougez pas, murmura-t-il aux autres. Nous sommes cernés. Taisez-vous et restez tranquilles!

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Une voix faible sembla sortir de l'arbre lui-même et s'exprima dans un langage inconnu, et Legolas leva la tête pour répondre sur le même ton. Il sembla rassuré et traduisit au groupe :

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- Ce sont les elfes de la forêt de Lorien, expliqua Legolas. Ils nous ont repérés depuis longtemps, mais m'ont reconnu comme un des leurs, c'est pourquoi ils nous ont laissé pénétrer dans leur forêt. Ils ont aussi entendu parler de Frodon et de vous, Harry, et vous devez venir avec moi pour vous entretenir avec eux et savoir ce qu'ils feront. Les autres doivent attendre en bas de l'arbre.

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Harry ne pipa mot et donna un coup sur l'épaule de Draco quand il entendit « saint sauveur-Potty ».

Une corde descendit le long du tronc de l'arbre, grise et fine. Legolas y montait avait autant d'aisance que si ça avait été un escalator, et Frodon n'était pas mauvais. À lui. Il avait toujours détesté le sport. Il se fit mal aux mains, glissa trois fois, et finalement sortit son balai en emmerdant le monde pour grimper, sous le rire retenu du Serpentard. Le bruit d'une claque derrière le crâne lui fit remercier mentalement Sirius.

Il arriva à une plateforme en bois où quelques murmures étonnés se firent entendre quand il descendit de son éclair-de-feu et qu'il le réduisit.

Legolas était déjà assis, avec Frodon à côté de lui. Face à eux se tenait un autre elfe blond au visage plus marqué que celui de Legolas. Il était légèrement plus épais, plus musculeux aussi, et avait les yeux noirs. Il était habillé de vert et d'argent, et son visage, bien que ressemblant à celui d'un homme de guerre, arborait un sourire accueillant. Le brun prit simplement la seconde place aux côtés de Legolas et attendit que l'elfe parle.

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- Bonjour, fit la voix grave en parlant lentement. Je me nomme Haldir. Peu d'entre nous parlent la langue commune car les voyageurs sont rare, par chez nous. Des éclaireurs d'Elrond sont venus il y a peu nous entretenir à propos de vous Frodon, et de vous Harry, et jamais avant cela nous n'avions entendu parler de Semi-hommes ou de Sorciers. Vous ne semblez pas mauvais, et comme vous êtes venus avec un elfe, nous vous aiderons comme Elrond nous l'a demandé, même s'il n'est pas dans nos habitude de conduire des étrangers sur nos terres. Qui est avec vous?

- Deux Hobbits, quatre sorciers, Aragorn, amis des elfes de l'ouistrenesse, et moi-même, répondit Legolas.

- Vous n'en avez cité que huit qui est le neuvième?

- Un nain.

- Un nain! S'écria Haldir. Voilà qui pose problème, nous ne sommes pas amis avec eux, De nombreux conflits nous ont opposés depuis des centaines d'années, il ne peut pas passer.

Harry s'insurgea

- Mais c'est complètement...

D'un geste sec, Legolas arrêta Harry qui se sentit incapable de finir sa phrase tant le regard azur de l'elfe sylvain était autoritaire.

- Gimli est un ami, reprit Frodon, il a été choisi par Elrond pour nous accompagner et nous a été d'une très grande aide.

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Haldir s'entretient rapidement en elfique avec ses compagnons cachés dans l'ombre, et après une brève discussion, reprit la parole avec un regard étonné pour Harry qui avait à présent la bouche libre.

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- Bien, si vous le prenez sous votre responsabilité, il peut venir avec vous, mais traversera la forêt les yeux bandés.

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Legolas fut soulagé que le brun retienne sa pensée à cet instant. N'empêche que Harry avait un visage un peu colérique, et peut être un peu déçu.

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- S'passe quoi? Demanda Draco en chuchotant.

- Pire que Poudlard, même combat que les sangs de bourbes ici, dit précipitamment Harry, certain de ne pas se faire comprendre.

Ron n'eut qu'à jeter un regard vers Haldir et voir la façon dont il regardait Gimli pour comprendre.

- C'est moche.

- Grave.

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Legolas semblait avoir retrouvé une certaine joie de vivre, enfin dans son élément et parmi ses pairs, de même qu'Aragorn. Les présentations furent vite faites et Haldir s'entretint d'avantage avec Aragorn et Legolas en elfique, délaissant presque le reste de la troupe.

En ce qui concernait les Hobbits, ils avaient la mine triste, malgré la beauté du lieu. Harry savait bien pourquoi. Il avait un cœur plus durci que celui de Frodon mais compatissait à sa peine.

Le paysage qu'ils traversaient était féerique. Des mallornes, plus larges que trois chênes, plus hauts que les grands sapins, peuplaient la forêt. Leurs branches étaient larges et droites, et on pouvait parfois voir des petites plates-formes plus hautes.

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- Les constructions que vous voyez sont nos flets. Nous dormiront ici pour la nuit avant de rejoindre le cœur de la Lorien.

- Ce sont des cabanes? Demanda Sirius.

- Je pense qu'on peut dire cela, dit l'elfe avec un sourire. Bien qu'ils n'aient pas de murs. Mais voilà la nuit qui s'avance encore, hâtons-nous. Nous répartirons les couches par trois et quatre. Legolas vous serez avec Harry et Draco. Seigneur Aragorn avec les deux Hobbits et, je dormirais moi même avec vous maître Gimli, Sirius et vous Ron, dit il, certain d'avoir l'ascendant sur le nain.

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De plusieurs flets dont on avait pas vu l'existence, plusieurs cordes d'argent descendirent.

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- Voici, vous pouvez monter!

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Sam, des étoiles dans les yeux grimpa comme il put, alors que Legolas montait avec légèreté sur la corde grise. Évidement, Ron imita Harry pour grimper sur son balai, faisant fi du rire de Draco qui apparemment y arrivait sans problèmes. Une fois en haut, le Serpentard et Harry se rendirent compte d'une chose tout à fait essentielle.

Il n'y avait aucun mur, le sol était rond et pas bien grand, et au milieu, pour laisser passer l'échelle, il y avait un trou. Seule une petite natte mobile constituait le mobilier, que l'on plaçait en fonction du vent. Suicidaires était le mot désignant ceux qui dormaient sans crainte ici.

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- Je peux pas, affirma le blond avec fermeté.

- Je te suis, fit Harry en levant la main.

- Qu'y a-t-il? S'enquit Legolas, déjà couché.

- Vous arrivez vraiment à dormir ici?

- Il n'y a pas à s'inquiéter, Draco, répondit l'elfe. Ces flets sont solides, vous pouvez en être certains.

- Que je vous explique, fit le fils Malefoy en se pinçant l'arrête du nez. Harry sourit en voyant le côté aristocrate du blond remonter à la surface. Quand je dors, je bouge. Quand je tombe de mon lit, je tombe de trente centimètres, et encore sur un tapis. Ici, si j'ai le malheur de rouler, on trouvera une sorte de crêpe rougeâtre au pied de l'arbre.

Legolas était à la fois surprit et un peu pâle aussi. La vision que venait de lui donner le blond n'était pas des meilleures, surtout dans un langage aussi «cru» pour lui.

- Ne vous en faites pas, Legolas. On se débrouillera. Draco dormira et je veillerais, et puis on inversera.

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L'elfe les regarda avec une pointe d'incompréhension, et laissa faire. Cependant tout devint clair quand Harry, endormi pendant sa garde, roula jusqu'au bord du plancher, menaçant de tomber. Draco n'était pas mieux, et toutes les demi-heures environ, il devait rattraper les deux garçons avant la catastrophe. Sans compter que le petit brun donnait des coups de pieds durant son sommeil, quand il ne marmonnait pas, réveillant Haldir et ses frères.

Finalement au matin, Legolas n'avait pas dormi, et était même un peu fatigué, ce qui était rare, tenu éveillé par l'angoisse que l'un des deux humains ne se fracasse le crâne au sol. En revanche, Harry et Draco étaient frais comme des gardons.

Rumil et Oraphïn, les deux frères de Haldir, eurent un léger sourire narquois face au manque de tenue des humains. Ron ronflait comme un tracteur, et Sirius bougeait énormément. Bien sûr, c'étaient les traces qu'Azkaban avait laissées sur lui, mais cela seul Haldir put le constater lorsqu'il vit la terreur inscrite sur le visage endormi.

Le paysage féerique s'étendait devant leurs yeux. Ils traversèrent une fois la Nimrodel, fleuve dont la fraîcheur soulagea leurs pieds endoloris.

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- Sur cette rivière, de nombreux elfes Sylvestres firent des chansons alors que j'étais encore jeune, dit Legolas. La belle et douce Nimrodel, termina-t-il un brin mélancolique.

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Ils durent faire encore quelques kilomètres dans une terre douce, plate et agréable au pied, et enfin, Haldir dit avec un sourire.

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- Bienvenue à Caras Galadhon! Cité des Galadhrim, où le Seigneur Celeborn et la Dame Galadriel vous attendent. Nous devons contourner les lieux, pour entrer par les portes du sud, la route est encore longue, alors, allons!

- Galadhrim?

- Je suis comme toi Ron, fit Sirius. Je ne sais pas ce que c'est. Certainement un peuple d'ici, termina-t-il avec une pointe de curiosité.

- L'histoire des Galadhrim est longue, répondit Aragorn, et parfois triste. Mais si vous désirez l'entendre, je pourrais vous la conter.

- Avec plaisir, répondit Sirius. Ça ne pourra que m'intéresser! Pas comme ces histoires de Berlec-le-Fou du dix-septième, dit-il en faisant rire Ron et Harry.

- Je ne saisis pas, dit Gimli. Qui était cet individu?

- Oh peu importe, les noms de Gobelins et de géants se ressemblent tous, et ils ont tous la même histoire, dit Harry. Le seul problème c'est qu'en cours d'histoire de la magie on doit apprendre leurs noms et leurs parcours à tous par cœur...

- La peste soit des Gobelins et de leur histoire qui ennuient jusqu'à d'autres mondes, fit Rumil avec bonne humeur.

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Ils continuèrent sur la route pavée de pierres blanches jusqu'au soir, faisant une pause pour se restaurer. Finalement, de nombreuses lanternes apparurent et deux grandes portes s'ouvrirent lorsque Haldir parla et frappa. Mais jamais on ne vit l'ombre d'une sentinelle.

Le chant des elfes était un réchauffement au cœur, comme une douce pluie rafraîchissante dans l'esprit de chacun, et ils étaient sublimés par la beauté enchanteresse du paysage. Des centaines d'arbres magnifiques se dressaient, gravés de runes elfiques, entourés de constructions que l'on aurait dites sorties de terre tant elles s'harmonisaient parfaitement avec la nature.

Le sol était jonché de feuilles aux couleurs d'or et de feu, et parfois, on y voyait l'herbe grasse et verte, douce et égale sous le pied. Les elfes qui vivaient ici étaient habillés de gris et d'argent, à l'image des arbres dans lesquels ils vivaient.

Ils parvinrent finalement au centre des habitations, où un mallorne absolument gigantesque se dressait. Des centaines de lanternes brillaient sur ses branches, et son fût lisse brillait comme du satin gris. Des marches blanches comme du lait faisaient le tour de l'arbre, montant jusque vers son sommet.

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- Le Seigneur Celeborn et la Dame Galadriel vous attendent. Je vais monter d'abord, Legolas suivra, puis Frodon et Harry. Le reste de la compagnie suivra comme bon lui semblera.

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Si les sorciers avaient leur tour d'astronomie qu'ils maudissaient pour sa hauteur dans le château, ce n'était rien comparé à cela. Leurs cuisses souffraient le martyr, tandis que les elfes (qu'ils haïssaient à cet instant) gambadaient comme de jeunes chevreuils. Ils eurent le droit de se reposer par trois fois avant d'atteindre le sommet de l'arbre.

Quand Harry entra enfin dans une sorte de pièce ovale, il pensa immédiatement à Serpentard, la salle étant décorée de vert et d'argent. Mais ce qu'il vit surtout, c'étaient les deux elfes qui s'étaient levés pour les saluer, bien qu'ils soient certainement roi et reine en leur royaume.

La dame était au moins aussi grande que le seigneur, habillés tous deux de blanc, et ils n'avaient sur eux aucun signe de l'âge. Elle avait les cheveux blonds foncés, et lui d'un gris d'argent. Leurs regards étaient perçants et intenses, contrastant avec la douceur que le reste de leur personne évoquait.

À chaque arrivée, ils nommaient les arrivants par leur nom, encore que ce fut beaucoup plus court pour les sorciers.

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- Vous n'êtes que neuf, où est donc Gandalf le gris? Demanda la Dame.

Le son de sa voix était harmonieux, bien que plus profond que celui d'une femme ordinaire.

- Il est... Il a sacrifié sa vie pour la notre dans l'ombre de la Moria, répondit tristement Aragorn.

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À ces mots, un voile passa sur les yeux des deux monarques. Un long instant de silence fut observé, et chacun fut invité à s'asseoir près des deux elfes.

La Dame passa ensuite devant chacun d'eux, les scrutant de ses yeux clairs. Sirius, tout comme Ron et Harry ne tinrent pas longtemps. Sam baissa rapidement les yeux en rougissant, et Frodon ne résista pas plus. Seuls Legolas et Aragorn purent soutenir le regard de la Dame sans honte. Face à Draco, elle eut un léger mouvement de surprise.

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- Restez en paix avec vous-même, Draconius Malefoy, et votre vie se révélera alors à vous.

Elle reprit après que Ron ait discrètement regardé le blond qui ne cillait pas.

- Vous êtes ici chez vous. Et même si Gandalf aurait dû présider le conseil blanc, ce sera moi qui le ferais en ces tristes temps. Je ne pourrais vous guider plus qu'il ne l'a fait, et ce sera à vous seuls de faire vos choix. Nous vous donnerons ce qui vous aidera dans votre quête, mais sachez qu'elle ne tient qu'à un fil. Tant que la compagnie sera fidèle, vous vaincrez. Allons, et ne laissez pas vos cœurs se troubler. Ce soir vous dormirez en paix, malgré le chagrin qui nous accable tous.

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Lorsqu'ils descendirent à terre, les elfes leur avaient préparé une tente près du mallorne où la Dame résidait, avec des lits moelleux. Mais Ron parla de ce que tous avaient en tête.

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- Il ne vous est rien arrivé à l'esprit quand elle vous a regardé?

- Elle m'a proposé la Comté avec mon jardin à moi, fit tristement Sam. Contre une grande ombre froide et effrayante.

- Je sais Sam, fit Frodon. Je pense qu'elle voulait savoir si nos cœurs étaient purs.

- Oui, fit Harry. Alors toi aussi Ron...

- Oui. Le Terrier, maman et Ginny. Si j'ai baissé les yeux c'est par ce que de toutes façons, on ne les reverra pas. Le passage est fermé entre les mondes. Si Dumbledore n'a pas pu le faire, on pourra rien non plus. Pourquoi tu lui as fait cet effet, Draco?

- C'est pas une surprise, fit le blond en déballant ses affaires. Qu'est ce qu'elle pouvait me proposer? Un père qui veut me tuer ou une mère qui ne soit pas morte? Y'a rien à chercher de mon côté.

- Ouais, je vois.

- Et toi, Harry?

- Rien non plus, Ron. On peut pas faire revivre les morts, dit-il avec tristesse.

- Ton père et ta mère?

- Ouais.

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Aragorn et Legolas avaient écouté avec effroi. Si la dame pouvait lire leurs cœurs, et qu'elle même avait échoué pour tenter ces trois garçons, c'est qu'ils avaient déjà oublié ce qu'était l'espoir.

Même eux avaient eu droit à une vision de la forêt noire embellie et florissante, ou de la belle Arwen l'attendant à Fondcombe. Mais pour ces jeunes gens... Il n'y avait plus rien. Ils avaient affronté la mort avant bien des gens de la Terre du Milieu, ils l'avaient donnée, et ils s'attendaient à recommencer d'ici très peu de temps.

Le cœur de l'elfe se serra d'avantage. Ils n'avaient peut-être même jamais profité de leur vie, de leur enfance.

Il s'approcha de Harry et Ron, qui avaient sortis leurs sacs. Ils tenaient de curieux bouts de papier brillant, mais des petits personnages bougeaient sur ces papiers!

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- Quel prodige... Fit-il en s'éloignant.

- Non, le rassura Ron. Ce sont des photos... Euh comment dire ? Comme des peintures. Sauf qu'elles bougent.

- Ce sont les instants capturés des temps d'avant.

Gimli, Aragorn et les Hobbits s'approchèrent pour voir le phénomène.

- Qui sont ces gens?

- Ici, expliqua Harry, ce sont mon père et ma mère. Avant ma naissance. Là, c'est Sirius, et là Remus. Au fond, quelqu'un dont je ne veux pas me souvenir le nom.

- Ils vous entendent? Demanda Aragorn, se tournant pour observer les deux Sirius.

- Non. Ce n'est qu'un instant de leur vie. Ils ne savent pas encore que j'existe. Ni ce qui va leur arriver, fit-il avec tristesse.

- Ici, c'est ma famille, dit Ron à Frodon. Mes cinq frères et ma sœur, avec mon père et ma mère.

- Votre famille à l'air heureuse, répondit Sam.

- Elle l'est. Cette photo date d'il y a quelques mois. Avant que je parte. C'est rassurant en quelque sorte de pouvoir les voir.

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Le silence se fit encore. Frodon se demandait si vraiment il n'avait pas plus de chances que Harry. S'il s'en sortait vivant, alors il retournerait chez lui, mais... Ces humains n'avaient pas leur terre, ils n'avaient pas de racine ici. Harry sortit une autre photo.

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- Gandalf!

- Non, Frodon, c'est Dumbledore. Son fils.

- Wulfric, s'émerveilla Legolas.

- Oui, si vous préférez. Ils se ressemblent physiquement, et de pensées aussi. Les mêmes paroles.

- Même le citron, fit Ron avec un sourire. J'ai vu Gandalf en manger.

- Bon. Je crois que je vais aller me coucher, dit Harry.

- Ouais, moi aussi renchérit Ron.

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Seul Sirius n'avait pas parlé. Il ne voulait pas revoir le passé, car il savait déjà que plus jamais il ne verrait tout cela, pourtant ce que lui avait proposé la dame... Les quatre sorciers avaient une boule au creux de la gorge, et tous avaient compris, lorsqu'ils se couchèrent, qu'ils étaient réellement tristes.

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Et voilà, la suite dans une semaine comme d'habitude! Merci pour vos reviews, j'espère, mademoiselle Kat Reve que ma rar est bien passée =)

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Et pour vos beaux yeux ébahis les délires de Nella j'ai pas pu résister xD

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[entrée du troll dans la pièce, l'expression était initialement "un pied passa"] :

Ici c'est plutot coup de savate dans la porte avec arrachage de ses gonds plutot que : Il glisse sont pied et son bras : "Les mecs, je vous dérange ou vous êtes chauds pour un tarot ?"

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[toujours le troll xD] :

Qu'est ce qui arrive quand un troll se fait des bleus dans un coin de meuble? Vu qu'il est vert...

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[Le Balrog] :

Nella dit :

Corrections word pour balrog: ballon, balto, blog...

Noweria dit :

Le Blog de Feu \o\

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[Balrog again, il débarquait sans prévenir à la base] :

"Le balrog passa par la haute porte, des bigoudis plein les cheveux et des charentaises aux pieds "Bon les mecs, c'est bientot fini ce boxon? Y en a qui essayent de faire les mots croisés!"

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[Sortie de la Moria] :

"Je maitrise bien mon balai"

mouahaha la pépite

XD

*ton langoureux et chaud*

"Petit coquinou, la mort t'excite ou c'est l'adrénaline qui t'affole?"

c'est bien le moment de faire des jeux de mots douteux

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[La Lothlorien] :

"Il fallut que Frodon le défende pour qu'on le laissât en paix. " Laissez-le! Arrêtez de le bombarder de regards noirs!

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[La nuit sur les flets] :

Le threesome hary drago legolas serait bien venu *_*

bonus special perv!

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[Les photos]

Nella dit :

WTF, pourquoi Harry a une photo de dumbledore?

Rassure moi... il est habillé hein?

Pas allongé sur son bureau avec une rose entre les dents et une dédicace genre "Love, Alby"

Noweria dit :

... xD

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Et voilà je sais pas si tout était clair pour vous mais moi j'en ris encore =) et puis ce sera cool si elle passe par là ça la fera sourire ^^