Bon alors pour ce chapitre, je dois vous dire que bien qu'ayant corrigé, Nella et Mokhan ne cautionnent rien, parce que j'ai du réecrire y'a... 5 minutes les trois quart du chapitre xD Mais vous aurez quand même quelques notes en bas. (voui Nella xD) d'ailleurs elle l'a dit elle-même :

"Et précise que j'ai presque rien bétater, je veux pas entacher ma crédibilité. Je cautionne pas ce que je corrige pas moi même

- t'inquiete tu sera cité avec force adjectifs \o\

- non non non. Je veux pas je veux pas. Dis que j'étais partie faire un stage de mini-golf aquatique aux maldives et que j'ai rien corrigé"

Vous voyez? Elle cautionne rien =D Mokhan quant à lui cautionne le premier tiers du chapitre xD

.

Je remercie encore mes lecteurs, merci merci et si vous n'avez pas reçu de rar ce n'est pas normal, ça voudrait dire que c'est pas passé :/ je répond toujours avant de publier...

.

Un petit coucou à Norik à qui ce chapitre rappellera des souvenirs ^^ (ben ouais c'était ce chapitre, mec)

.

And... ENJOY!


.

Chapitre XI / Mensonge

.

Seul le bruit de respirations régulières s'élevait des couches lorsque Harry sortit de la tente. Même ici il ne parvenait pas à dormir. Il n'aurait pas dû repenser à son monde, à Poudlard et aux copains. Il avait l'habitude chez les Dursley, qui le battaient et l'empêchaient de dormir avec leurs ronflements ou les corvées interminables qu'ils lui laissaient, alors de toutes façons...

Il se promena sans aucune crainte de tomber, la lune était belle. Le cœur de la Lorien n'était composé que de Mallornes très espacés, laissant de grandes ouvertures à la lumière naturelle. Il rencontra quelques elfes, des sentinelles et des habitants qui veillaient plus tard, et qui lui adressèrent un simple signe de salut. Le calme régnait, et les soucis semblaient partir, mais, en cet instant, rien ne pouvait lui enlever le sentiment d'être inutile.

Il trouva un cours d'eau profond et rapide, au bord duquel quelques petites mares d'eau stagnaient entre de petits rochers, et s'assit près d'elle. Les gardes restaient en haut des Mallornes et près des portes, et les elfes qui étaient encore éveillés étaient assis autour des feux allumés, discutant à voix basse. Harry apprécia grandement le fait d'être seul. Il se força à respirer profondément, et à penser à autre chose. L'air et la magie naturelle elfique l'y aidèrent, il se prit rapidement à se sentir mieux, plus serein. Mais alors autre chose lui vint à l'esprit, autre chose qui s'installait dès que la guerre et son destin lui laissaient du répit.

Cet autre chose était un visage, de longs cheveux d'or et un corps svelte et souple. Pourquoi il fallait qu'il tombe amoureux en pleine guerre? Deux mages noirs, ce n'était pas assez comme soucis!

Il observa son reflet dans l'eau pure coincée entre quelques pierres. Il se regarda longuement, et au bout de quelques minutes, sortit sa baguette. Il sentait qu'ici, la magie était saine, et n'était pas ennemie. Il toucha avec le bout de bois travaillé la surface de l'eau. Son reflet se troubla, et alors qu'il murmurait, le miroir se métamorphosa.

Sa cicatrice disparut, ses cheveux se rallongeaient tandis qu'il prenait un visage plus féminin. Ses oreilles s'allongèrent de même, alors que sa bouche se faisait plus charnue.

C'était tout ce qu'il pouvait faire.

Ce pâle reflet était la seule image que Legolas aurait pu accepter dans sa longue existence. Il entendit un petit bruit de feuilles et brouilla sa magie. Son reflet d'homme se remit à la surface, désespérant le jeune homme. N'entendant plus rien alors, il refit la manœuvre, mais cette fois, à la place de son visage, celui de l'elfe blond apparut. Alors Harry, articula de façon muette ce qu'il espérait tant que lui dise l'elfe. Et l'image muette le fit en même temps que lui. Des larmes coulèrent sur les joues du survivant, faisant pleurer le reflet blond. C'était si pathétique.

Il renifla et s'essuya les joues d'un geste brusque.

Il effaça à nouveau ce qu'il avait fait, et, il s'allongea dans l'herbe croisant ses bras derrière sa tête. Son regard se fixa sur les étoiles, il avait l'impression qu'elles étaient dix fois plus nombreuses, ici.

Un nuage fut poussé par le vent, et il se sentit presque happé par l'immensité du ciel, se perdant dans sa contemplation. Quelques elfes chantaient pour Gandalf, mais leurs voix, bien que tristes, berçaient, et reposaient les esprits. Avant même qu'il ne s'en rende compte, il s'était endormi.

Ce fut la sensation de se noyer qui le réveilla. Il se débattit, pour se sortir du rêve, sauf qu'il se noyait réellement. S'endormir près d'un fleuve n'est pas la meilleure chose à faire. Deux bras puissants le sortirent de là, et il cracha ses poumons sur le sol, apeuré, et encore déboussolé. Il mit plusieurs secondes avant de se rendre compte où il était, et vit des elfes inquiets qui le scrutaient.

Bientôt vinrent Sirius et Ron, et devant les elfes, ils le séchèrent et le réchauffèrent magiquement, ainsi que celui qui l'avait sauvé. Les elfes ne se formalisaient pas plus que cela de la magie sorcière.

.

- Harry qu'est-ce qu'il t'est arrivé?

Des dizaines d'elfes avaient accouru, et l'Elu eut soudain honte de toute cette attention autour de lui. S'en rendant compte, Sirius remercia chaleureusement celui qui avait plongé pour son filleul, disant que tout allait bien. Les immortels se dispersèrent alors respectueusement, mais le chef resta pour dire quelques mots.

- Sans les appels de Legolas vous vous seriez noyé, jeune humain. Il est heureux qu'il ait été sur les lieux à cet instant et qu'il vous ait gardé hors de l'eau. Il vous faudra ne plus dormir près de notre rivière, bien que, je vous le concède, elle puisse aider à la méditation et à l'apaisement de certains mots du cœur.

- Merci, fit piteusement Harry.

.

Et deux secondes plus tard il eut une grosse peur au ventre. Que faisait Legolas à cet endroit en pleine nuit alors qu'il l'avait vu s'endormir?

Plus loin, un elfe blond qui avait tenté de sauver Harry se reposait dans un lit, et Sirius avait vite fait de l'aider de son mieux de quelques sorts, bien que ça n'ait pas été suffisant. Dans l'eau glaciale de la rivière il avait rencontré un courant bien plus fort que lui, et en avait perdu le souffle à force de crier et d'ingurgiter l'eau froide.

Il était parvenu à s'accrocher à une branche, juste le temps qu'un de ses paires n'attrape le corps mou de Harry, avant qu'il ne se laisse sombrer d'épuisement. Il ne dut sa vie qu'au courage de deux autres de ses frères.

Il ouvrit difficilement les yeux. Jamais un elfe ne se serait jeté dans un tel torrent, et avec un tel poids à remonter à contre courant, c'était du suicide. Deux orbes d'émeraudes le fixaient. Autour, plusieurs elfes étaient assis et souriaient avec bienveillance. Il y avait rarement des blessés en Lorien, mais les connaissances des elfes leur permettaient de se soigner rapidement de la plupart des maux.

Legolas avait été transporté dans une petite chambre en haut d'un mallorne de taille moyenne. La pièce d'argent et de bleu était baignée de lumière.

Assis près du lit, dans une cape chaude, Harry le regardait. Il avait été autorisé à venir le voir malgré l'état encore faible du prince et Sirius était retourné sous la tente après qu'il lui ait fait maintes promesses de ne plus s'approcher de quoique ce soit de liquide.

.

- Legolas, vous vous sentez bien?

- Oui, je crois oui. Je n'ai mal nulle part en tout cas.

Harry posa son regard vers les trois elfes qui gardaient la chambre. Ils n'étaient déjà plus là.

- Vous avez risqué votre vie, commença Harry tout bas.

- Il le fallait. Vous dormiez, vous alliez vous noyer. Personne ne... Il s'arrêta net. Grillé.

- J'aimerais vous demander quelque chose, et s'il vous plaît faites que ça reste entre nous, fit Harry en baissant les yeux.

- Bien sûr, je serait muet si tel est votre désir.

- Qu'avez vous vu en arrivant près de la rivière? Vous étiez là avant que je m'endorme, n'est-ce pas?

- Loin de moi l'idée de vous épier, je vous assure, j'étais simplement inquiet lorsque je vous ai vu vous lever. La tristesse était dans vos yeux, le chagrin dans vos pas. J'aurais du penser que vous vouliez de la solitude, mais l'instinct m'a poussé à venir, et il est vrai, je vous ai vu accroupi près du froid Celebrant.

- Et... vous n'avez rien vu... d'étrange?

- Non. Je n'ai en réalité vu que votre dos, et étant rassuré, je suis repartit de mon côté écouter mes frères chanter pour Mithrandil. Je n'ai entendu que plus tard, revenant vers ma couche, votre corps tomber dans la rivière.

.

Pour la première fois de sa vie, sans trop comprendre pourquoi, Legolas avait mentit.

.

...

.

Cela faisait presque un mois. Un mois à sentir cette magie bouillonnante en elle et à ne pouvoir l'utiliser. Et elle ne savait pas pourquoi. Sauf que ce matin, elle eut peur. Comme pour chaque femme, tous les mois, une chose était sensée revenir. Et elle n'était pas là, il n'y en avait pas la moindre trace. Bien sûr son corps vieillissait plus lentement, mais elle avait pourtant vu sa pilosité revenir à la charge aussi vite que dans son monde.

Un doute s'empara d'elle. Elle refusait cette solution. En botanique, lorsque madame Pomfresh intervenait pour leur donner des cours de soin (et parfois d'éducation sexuelle au grand dam de tous), elle apprenait aux jeunes filles à faire des tests magiques, utiles tant sur les humains que les animaux ou les plantes magiques ayant le pouvoir de porter un œuf. C'étaient des gestes simples, et une formule des plus basiques. Et pourtant elle hésitait.

Prenant un grand bol d'air, elle fit rapidement la manœuvre, faisant fi de son envie de vomir. Un rayon doré entourait son ventre, et refusait de partir. Si dans les cinq secondes il s'en allait tout de même, ce pouvait être un faux positif. Mais en elle même elle savait. Le rayon resta accroché à elle deux bonnes minutes avant que la magie s'estompe.

Enceinte.

Enceinte d'un homme qui ne l'aimait pas, enceinte dans un autre monde alors que Harry essayait de sauver la planète, enceinte et seule, enceinte d'un immortel.

Ce n'étaient que des cellules à ce stade mais machinalement, elle posa sa main sur son ventre. Une autre pensée l'assaillit. Et Glorfindel? Elle avait tout fait pour rester « normale » face à lui qui continuait sa vie comme si de rien était. Mais il devait savoir. Du moins quand elle ne pourrait plus le cacher. Bien sûr c'était le père, mais elle avait d'autres soucis en tête que de rajouter ce problème sur le tas.

Elle ferait tout ce qu'elle pourrait pour contourner ses maux d'estomac et se concentrer pour enfin faire ce pour quoi elle était là.

La première chose à faire serait d'ailleurs d'aller voir ses professeurs. Severus pouvait n'avoir décelé qu'une maladie, mais elle devait de toutes façons lui apprendre pour obtenir une solution plus adaptée. Elle avait merdé une fois, c'était pas la peine de recommencer. Enfin c'est ce qu'elle se disait avant de frapper à la porte. Elle se sentait réellement stupide tout d'un coup, revoyant ce qu'elle avait fait. Avec un elfe. Sans protection.

Et merde, se dit-elle en frappant. Un « entrez » étouffé se fit entendre et elle entra dans la "chambre" que Remus et Severus occupaient. En fait une sorte d'appartement de plusieurs pièces. Elle entra dans un petit salon confortable mais où il n'y avait personne.

.

- Professeurs?

- Nous sommes là, Hermione, dit Remus d'une voix douce. Dans le laboratoire.

.

Effectivement une petite arche menait à une salle relativement grande et la jeune sorcière y entra. Au fond, Severus était penché sur un ouvrage en cuir, attablé à un bureau paré de diverses potions et livres. Juste à côté, appuyé sur le rebord de la table, Remus semblait écouter et commenter ce que faisait son confrère. Un feu et un chaudron trônaient au centre de la pièce.

D'un regard entendu de Remus, elle s'approcha et commença sans préambule.

.

- J'ai besoin... de votre aide, à propos de...

- Je sais, dit Severus. Vos « douleurs mystérieuses » quand vous usiez de magie?

- Vous savez déjà tout alors?

- Oui, Mais à ce moment je savais aussi que ce n'était pas une conception dans la norme, reprit le maître des potions. Hermione rougit.

- Qu'avez-vous décidé à ce propos? Demanda Lupin.

- Je... Je n'en sais rien, mais je ne pense pas avorter. Glorfindel... Oui c'est lui, dit-elle sous le regard surpris des deux hommes. Glorfindel ne sait pas et il devrait avoir son mot à dire. Je pense.

- Je vois. Je ne peut juger ce genre de choses, c'est au dessus de mes compétences, fit Severus. Que voulez-vous alors?

- Un moyen d'user de magie sans avoir la nausée. Je suis bien plus forte maintenant que je ne l'ai jamais été. Mais sans votre aide, ce serait du pur gâchis.

- Vous le feriez avec ou sans notre aide de toutes façons. Soit, accepta Severus. Puisque cela devra être absolument discret, il vous faudra trouver une excuse pour venir, miss Granger, annonça Severus d'un ton froid. Pour ça, débrouillez-vous et mettez moi au courant, je ne me chargerais que de vous aider à réguler votre malaise, et à vous faire passer certains examens pour que votre... grossesse se passe bien.

- Tu pourrais dire que nous te donnons des cours, reprit Remus avec un sourire compréhensif.

- Je... Merci. Hermione baissa la tête, légèrement honteuse. Merci de m'aider.

.

Ses yeux commencèrent à devenir humides et les larmes semblaient imminentes. Des feuilles rouges et violettes furent immédiatement mises sous son nez, et elle vit le visage blasé de Snape quand elle leva les yeux.

.

- Pour vos sautes d'humeur. Respirez leur parfum profondément et vous vous sentirez mieux.

- Oh.

- Je ne tiens pas à vous voir fondre en larme à la moindre émotion.

- D'accord, dit elle en prenant le sachet rempli de ces plantes que lui tendait Severus.

- Aurevoir, miss Granger, dit Severus en se retournant, mettant fin à leur entrevue.

- Bon courage, souffla Remus avec un signe de la main.

.

À partir de ce jour, elle fut aux soins de Severus et Remus, l'un testant les potions sur la jeune femme, l'autre s'assurant qu'elles n'étaient pas trop agressives pour la mère et l'enfant. Elle cessa de compter au bout du quinzième breuvage, acceptant sans un mot quand elle voyait la dizaine de chaudrons sales au fond de la pièce, les cernes sous les yeux du professeur Snape, et l'air parfois inquiet du professeur Lupin.

Certaines étaient à moyen terme, elle devait les prendre tous les soirs, d'autres à effet immédiat mais court, elle tentait un sort au hasard, mais chaque fois, elle régurgitait son repas. Remus s'assurait toujours que son corps ne souffre pas trop de ses vomissements à répétitions, et la soignait d'un coup de baguette avant de toujours lui redonner des soupes «améliorées» qui lui permettaient de ne pas repartir l'estomac vide.

Les examens étaient une pause dans tous les tests qu'ils faisaient. Hermione était allongée -et habillée, chose appréciable-, et de quelques sorts, Severus obtenait des résultats sur ses constantes, ou sur d'éventuels problèmes.

Pourtant, plus le temps avançait, moins la sorcière faisait attention à elle. Elle avait passé des semaines à ne boire que des liquides immondes, poisseux, voire boueux, et son corps en avait plus qu'assez. Severus était un maître en potions, mais il fallait toujours mesurer les conséquences pour l'être trop fragile qui était en elle. Ils passèrent donc après maintes négociations àl'étape supérieure.

Remus du faire plus de sorts protecteurs, et plus de potions régénératrices pour Hermione, mais les effets étaient plus efficaces. Mais la troisième semaine, Severus du arrêter.

.

- Il faut attendre qu'il grandisse un peu plus pour pouvoir supporter des potions plus puissantes. En attendant nous resteront sur la dernière.

- Celle qui m'autorise les sorts de base?

- C'est exact. Il vous faudra attendre encore un mois avant de prendre quelque chose de plus fort.

- Et en ce qui concerne Glorfindel? Demanda Remus avec douceur.

- Je préfère ne pas lui dire. Il est en préparation, une partie de son armée est partie, et pour lui, ça ne devrait plus tarder. Je préfère attendre que tout soit finit et qu'on revienne tous en vie.

- Peut-être aurait-il voulu savoir, lui reprocha Severus.

- Je sais. Hermione baissa les yeux.

- Ce n'est pas pour cela que vous ne voulez pas lui dire, n'est-ce pas?

- Non, professeur, fit Hermione en regardant Lupin.

- L'important n'est pas de savoir si vous pourrez avoir son cœur, miss Granger, objecta Severus, vous ne pouvez décider de ce qu'il est en droit de connaître uniquement à cause de votre peur qu'il ne soit pas amoureux de vous.

- Ce n'est pas ça non plus avait-elle presque murmuré.

- Je ne comprends pas. Depuis quelques jours, Snape était moins froid, bien que toujours aussi cynique.

- Est-ce que je voudrais rentrer si jamais il voulait de moi? Elle avait dit cela en regardant le maître des potions dans les yeux, désemparée.

- Vous rendez-vous compte de vos paroles, miss Granger? Avez vous oublié votre monde? Ce sont des immortels! Quel aveni...

- Je l'aime professeur! Avait-elle presque crié. Quel monde est-ce que je laisse? Mes parents sont là-bas, et ils sont heureux, parce qu'avec la lettre anodine et vide qu'ils ont reçu, un sort les a touchés, et ils sont restés Mr et Mrs Granger , ils sont toujours dentistes mais ils n'ont jamais eut d'enfant! Ici, j'aurais une famille, un monde qui me comprend, et une vie que je n'aurais jamais pu espérer!

- Je comprends, Hermione, dit Remus avec douceur. Je n'ai jamais... été vu comme quelqu'un de normal. Quand je suis devenu un loup-garou, je m'attendaient à ce qu'ils fuient. Je ne pensaient pas qu'ils m'accepteraient. Je sais ce que tu ressens.

- Je ne sais pas vraiment ce qu'il faut que je fasse, reprit la sorcière d'un ton bas.

- Je ne peux que vous dire de laisser les choses se faire, miss, dit Severus d'un ton exceptionnellement doux. Entre vous et moi, je ne sais pas lequel d'entre nous voudra retourner dans les rues de Londres, monsieur Weasley mis à part.

- Vous... Vous voulez rester, professeur?

- Qu'ai-je à y perdre? De toutes façons de telles décisions, en tout cas en ce qui nous concerne, Lupin et moi, nous ne pourront les prendre qu'à la toute fin. Si nous sommes encore là, et si nous pouvons repartir, cela va de soi.

- Je suis certaine que nous seront encore là, dit-elle, bien plus sereine.

- C'est à voir, dit Snape d'un ton las. Il est temps, Miss. Je ne vous attendrais que dans trois jours, pour vos examens et vous donner quelques potions, j'y ajouterais un charme de protection pour que Lupin n'ait pas à vous le faire dès que vous boirez. Le reste attendra.

- Bien. Merci.

Hermione se leva, et se dirigea vers la porte, troublée.

- Professeur Snape? Professeur Lupin?

- Oui?

- Merci. Pour tout ce que vous avez déjà fait pour nous. Je n'ai jamais eu l'occasion de vous le dire.

.

Elle referma la porte derrière elle, tremblante et très troublée.

Elle avait vu une autre facette des deux hommes qu'elle avait au mieux respecté, mais jamais appris à apprécier. Le temps qu'elle passait avec eux lui semblait hors du temps. Plus tout à fait sur la Terre du Milieu, et presque sur Terre. Elle en bavait, surtout lors des tests, quand ses tripes se faisaient la malle, mais ils progressaient vers un remède, elle le sentait. Elle tiendrait coûte que coûte.

Ses mains se portèrent à son ventre, comme elle le faisait de plus en plus souvent. Elle ne savait même pas comment elle nommerait ce petit être, elle refusait de le faire tant qu'il ne serait pas face à elle en bonne santé. La guerre qui se préparait ne lui permettait pas d'être certaine qu'elle en ressortirait entière. Elle avança jusqu'au petit jardin, en quête de méditation quelconque, elle voulait simplement se poser et réfléchir à tout et à rien à la fois.

Ses pensées dérivèrent vers Glorfindel, qu'elle aimait réellement, elle en était certaine. Mais les elfes pensaient trop différemment, et restaient éternels, alors qu'elle... Elle eu beau respirer la feuille spéciale que Severus lui avait donné, sa gorge se serra et elle se mordit les lèvres.

Et se voyant seule elle se laissa aller, essuyant rageusement les larmes qui osaient couler au fur et à mesure qu'elles glissaient sur ses joues.

Quand la vague de tristesse disparut, ce fut pour laisser place à un vide immense, et une frustration encore plus grande.

Sa solitude fut néanmoins rapidement troublé par Merry et Pippin qui virent son air soucieux et l'attribuèrent à ses amis partis. Ils lui prirent gentiment les mains, et elle ne put résister, tant elle se sentait lasse. Les deux hommes respectueux la laissèrent revenir à des sentiments moins sombres d'elle-même, ne cessant de parler, et de raconter ce qu'ils pouvaient pour la faire rire.

Cela réussit au bout de quelques histoires assez improbables et après un soupir de contentement elle s'expliqua comme elle put.

.

- Désolée. J'étais... un peu ailleurs.

- Vous êtes triste, demoiselle Hermione.

- Un peu. Cela passera, Pippin.

- Ce n'est pas bon, fit Merry. Si quelque chose vous tracasse, nous pourrions le partager...

- Ne vous en faites pas. Répondit-elle avec un léger sourire, chassant d'un geste une discussion qu'elle ne voulais plus maintenant qu'elle avait le nez hors de l'eau. Eh bien! Je vous avait promis des chansons de mon monde, n'est-ce pas? Mon « diseur de musiques » est dans ma chambre je vais le chercher!

.

Elle ne leur laissa pas le temps de protester. Elle avait volontairement coupé les essais des deux hobbits pour ne pas se laisser aller à leur dire ce qu'elle avait sur le cœur.

Mais quand elle prit son lecteur CD, elle tomba sur une photo moldue de ses parents, avec elle quand elle n'avait encore que quatorze ans. Ses mains se mirent à trembler, et sa gorge se serrer de nouveau. Elle les aimait, et les aimerait toujours. C'était encore pire que s'ils étaient morts, car jamais ils n'attendraient son retour, jamais ils ne sauraient si elle avait réellement été heureuse.

La première lettre qu'elle leur avait envoyé depuis le Terrier avait brulé d'elle-même, avant qu'une autre, sans aucun mot, un simple papier posé sur la table, n'arrive. Elle se mordit la lèvre en pensant honteusement que cela aurait été si simple de faire son deuil s'ils avaient vraiment disparu. Elle rangea immédiatement la photo avant que sa tête ne lui laisse pas d'autre choix que pleurer.

Elle prit l'appareil avec elle et descendit. Ses jointures étaient blanches tant elle le serrait entre ses mains, et sa mâchoire serrée. Pourtant d'un regard, elle demanda aux hobbits de ne pas relever, et Beethoven fit son office sous les arbres sous lesquels ils étaient. Deux chansons plus loin, elle mit une petite musique irlandaise, qui eut pour effet de voir grandir le sourire des deux semi-hommes. Ils trouvèrent immédiatement les paroles qu'ils voulaient, et chantèrent sur l'air entrainant.

Et leurs sens leur dit que le repas était prêt.

Comme à son habitude, Hermione se plaça à côté de Pippin, en face de Remus. Glorfindel était en bout de table près de son Seigneur en présence de Boromir et d'Arwen. Habituellement, ils élaboraient des plans, surtout pour aller aider Boromir, et tous savaient qu'il allait partir pour le Rohan bientôt, mais ce soir, Elrond avait décidé qu'ils profiteraient du repas sans parler de la guerre.

Leurs derniers préparatifs devaient être faits, se dit Hermione.

Même Severus et Remus avaient prévu d'y aller, pour couvrir toutes les zones de troubles possible, et aussi vérifier que le Lord n'avait pas de sbires dans ce monde là aussi. La jeune femme priait pour qu'une potion adaptée soit trouvée avant leur départ.

Comme chaque soir, Glorfindel restait avec la sorcière après le diner pour lire quelques passages poétiques, il trouvait toujours un peu de temps pour cela. Hermione était heureuse de toujours pouvoir le côtoyer sans rougir ou trop changer son attitude. Elle tentait néanmoins de rentrer légèrement le ventre en sa présence et celle des autres.

Elle avait toujours été mince, et commençait à voir, lorsqu'elle se lavait, une large bosse poindre sur son abdomen.

Ce fut au moment de ramener Hermione à sa couche que Glorfindel resta, et lui parla plus sérieusement.

.

- Je souhaitais vous prévenir de mon départ, bientôt. Le conseil n'annonce rien de bon. Je vais aller aider les gens du Gondor.

- Je comprends, répondit la jeune femme. J'aurais souhaité pouvoir vous aider.

- Prenez soin de vos, je suis certain que maintenant votre magie retrouvée, Elrond vous permettra de partir avec Messieurs Snape et Lupin, puisque tel est votre désir.

Elle faillit lui dire, mais se reprit à temps avant de dire d'un sourire joyeux.

- Je suis certaine que nous nous retrouveront bientôt dans la bibliothèque, Glorfindel.

D'un visage radieux, l'elfe lui prit les mains.

- Namarie. (1)

- À bientôt, répondit-elle, alors qu'il s'éloignait.

.

Elle vit son dos, son pas altier. Encore quelques pas et il tournerait pour ne plus revenir. Non. Elle s'élança et l'immortel se retourna juste avant qu'elle ne l'atteigne. Elle se plaqua contre lui, le visage rouge, les joues brulantes, entourant le guerrier à la taille, posant sa tête sur son torse.

.

- Je... C'est ainsi qu'on dit aurevoir à nos amis proches, dit-elle dans un souffle.

Elle sentit les deux bras l'entourer, et un baiser sur son front.

- Merci.

.

L'elfe s'en retourna, et Hermione le suivit des yeux. Elle priait Merlin et tous les puissants qu'elle connaissait pour que son amant d'une nuit lui revienne en vie. Alors... alors elle pourrait espérer lui dire. Tout lui dire.

Glorfindel partit avec une vingtaine d'hommes en Gondor, quatre autres bataillons devaient suivre plus tard, pour ne pas être vus et permettre à l'ennemi d'attaquer Fondcombe qui serait alors une proie facile.

Et souvent, le soir, la jeune sorcière pensait à ce dernier instant, ce chaste baiser qu'il lui avait donné. Et l'espoir lui revenait.

.

...

.


Namarie. (1) : Honte à moi, Namarie est du Quenya, non du Sindarin... Je n'ai pas trouvé de traduction pour "à bientôt" ou "aurevoir", bien que je pourrais faire une phrase avec quelque chose qui ressemblerait à "j'espère vous revoir"... désolée


Et voilà quelques notes...

[Harry se lève lorsque tout le monde est endormi, quelques elfes sont encore éveillés] :

Nella dit :

je dois te dire un truc

je suis amoureuse d'une phrase

je pense me la faire tatouer

"et ceux qui étaient encore debout étaient assis "

la question: sur les fesses ou sur l'omoplate?

.

[Les elfes allument des feux sous de grandes tentes ouvertes à la base] :

Nella dit :

"feux allumés sous de grandes tentes ouvertes"

tu fais pas de feu sous tente fussent-elles ouvertes

Et c'est pas des tarlouses, à avoir peur de la pluie! c'est pas comme si leurs cheveux allaient friser.

Nono dit :

Ce sont des grandes tantes comme les teepee avec une large ouverture en haut

Sinon mets dehors

Nella dit :

De grandes tantes... laissons ta famille hors de ça.

Nono dit :

xD

.

[Harry pleure devant son reflet, une larme unique devait couler à la base] :

Nella dit :

Y a peut-être une larme qui roule avant l'autre mais globalement si tu pleure que d'un oeil, va voir le docteur

Ca fait trop tableau twilightesque la larme!

Nono dit :

ok ok va pour un reniflement non larmesque

xDDDD

ou alors j'introduis Edward

Nella dit :

"le héros se tenait au bord du précipice, pensant à toutes les personnes qu'il avait aimé et qui étaient aujourd'hui morte, il pensa à la pollution et à la guerre, il pensa à la solitude et à Zaz, et soudain, s'en fut trop. Alors que le soleil touchait la mer et enflammait l'horizon, une larme unique roula sur sa joue lisse et soyeuse, accrochant la lumière comme un diamant alors que le héros avait toujours un air torturé, ses yeux pâles fixés sur l'océan en feu"

Rajoute des violons, tout un tas de violons, et le vent dans les cheveux mais paaaas qui le décoiffe genre lblblbl j'ai les cheveux dans la face, non plutôt genre dark cool

Les pans de sa cape/veste longue et élégante à la néo flottant derrière lui tel un super héros mais portant des trucs plus classe qu'un collant violet flash

Nono dit :

"Le ciel azuré vint relever l'émeraude de ses yeux, relevant l'intensité de la gamme chromatique de son regard. Et alors que sa bouche formait un "adieu" Edward arriva sur son poney blanc et l'enleva"

Nella dit :

Oublie pasde faire scintiller edward comme si sa peau marmoréenne était parée de millions de minuscules diamants...

Et place impérativement marmonéen(e), sinon ca fait pas twilight.

Bref, je place un vampire brushingé monté sur pur sang arabe blanc comme du lait, ou on fait quelque chose pour cette larme?

Nono dit :

Non non juste un reniflement

Rageur au pire

Nella dit :

*Snuurrrrflflf*

Nono dit :

Vouala

Nella dit :

Ça ça casse la magie, i like it

Nono dit :

Avec tout plein de morve

Et qu'il passe la main en dessous et que faute de mouchoir il s'en foute plein le doigt laissant un filet blanc trensparent relier sa phalange à sa narine

Nella dit :

"Il essuya sa main engluée de morve dans l'herbe puis alla s'assoir contre un arbre un peu plus loin en tentant d'avoir l'air le plus naturel possible. Peut-être n'aurait-il pas du sifflotter ostensiblement"

.

[Le pourquoi de Legolas a suivit Harry] :

Nono dit :

Non mais je voulais faire sous entendre que si harry avait été chagriné il aurait "surgit" pour le consoler ou parler avec lui

Quelque chose du genre

Nella dit :

Mais il EST triste! même que ca s'entend dans ses pas, dans le froissement soyeux de ses cheveux et dans ses prouts...

.


.

Sur cette note poétique je vous laisse chers lecteurs... à dans une semaine !