Bonjour chers lecteurs! désolée pour l'heure, j'ai eu pas mal d'autres trucs à faire donc voila, mais le chapitre a été corrigé en presque toute quiétude (ah la vie de star sur FB) par le sang la sueur et les prouts de mes deux bêtas Netellafim et Mokhan donc le voici!


ENJOY!


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Chapitre XII / Dernier bonheur

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Une flamme vive traversa le ciel azuré, passant au dessus des forêts sans âge, traversant les plaines. Un œil plus entrainé aurait pu reconnaître en ce vol rapide un oiseau étrange, rouge vif. Retenant son cri puissant, il ne s'arrêtait pas, pas même pour boire : sa mission était bien trop importante. Il avait déjà parcouru une centaine de kilomètres, et sa constitution lui permettait d'en faire encore bien plus. Au loin, il aperçut la blancheur des lieux qu'il devait atteindre, et il accéléra encore.

Il était passé près de nombreux dangers, menaçant de se faire attraper ou dévorer, il avait dû faire de nombreux détours pour semer ses trop nombreux poursuivants, mais enfin il était arrivé. Il avait surmonté de nombreuses épreuves, et aujourd'hui sa missive avait disparu. Le premier récepteur du message ne le lui avait pas rendu et l'avait capturé. On l'avait attaché avec des chaînes magiques, tout juste maintenu en vie, mais il s'était échappé. Il avait brisé l'attache, se fissurant le bec, attendant une occasion de partir.

La porte resta pourtant fermée de nombreux jours avant que le miracle se produise. Un besoin de son détenteur dans les larmes qu'il savait produire. Il,avait puisé dans le reste de ses forces, blessé son geôlier, et après une course effrénée, affolé, était parvenu à trouver une fenêtre, certainement la seule de la tour. De nombreux oiseaux s'étaient mis à sa poursuite, et malgré l'épuisement, il du redoubler d'effort pour les semer et rejoindre le second destinataire, bien que dépourvu de lettre. Il saurait bien comment faire comprendre ce qui était arrivé.

Après plusieurs heures de vol, poursuivit par des volatiles énormes, il parvint à se poser sur le bord de la fenêtre, titubant, en piteux état.

Deux mains prirent délicatement le phénix et le posèrent sur un bureau,. Elrond caressa la tête rouge, et fit apporter de quoi nourrir Inuireb, l'éternel. L'oiseau que Gandalf avait apprivoisé et qu'il avait ensuite légué à son fils était revenu en Terre du Milieu. Il fit convoquer les trois sorciers qui étaient encore à Fondcombe et ses deux fils dans son bureau.

Alors qu'on prenait soin de l'oiseau, les convoqués entrèrent.

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- Fumseck ! s'exclama Hermione

- C'était donc son nom dans votre monde... Le voilà arrivé ici, et il a du traverser de nombreuses épreuves avant de parvenir jusqu'à nous. Je ne vois que sa fatigue et ses plumes manquantes, ainsi qu'une plaie à sa patte, si vos dons peuvent nous permettent d'en savoir plus, utilisez-les, fit Elrond aux sorciers.

- Je vais essayer, accepta Severus en avançant.

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Le maître des potions regarda d'abord les endroits abîmés. Il avait été attaché, et son bec avait souffert lorsqu'il avait du se libérer de ses chaines. Des plumes de son dos avaient été arrachées, certainement quand il s'était enfui. Lorsque le maitre des potions souleva délicatement la patte blessée – geste ponctué par un faible cri plaintif de la part de l'oiseau – ses doigts rencontrèrent un cordon emmêlé sous les plumes.

Il tira délicatement et vit une très fine cordelette rouge, de celles que Dumbledore utilisait pour attacher ses messages.

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- Est-ce que Dumbledore... Wulfric et Saroumane se connaissaient, auparavant? Demanda Severus

- Oui, les mages sont comme des frères. Du moins ils l'étaient avant la trahison de Saroumane. Expliqua le Seigneur Elfe.

- Le passage entre les mondes se trouve sur la tour d'Orthanc. Il n'est pas difficile d'imaginer que Wulfric faisait entièrement confiance à son confrère. Il a certainement même pensé que nous serions là-bas, même si je suppose que par précaution il a aussi adressé un message à Fondcombe, dans le cas où nous serions déjà partis.

- Oui, mais il ne pouvait pas parler de ce monde, même dans une lettre à cause du secret, fit remarquer Hermione.

- Non, mais il pouvait facilement parler de nous. Fumseck ne se serait fait attraper par personne de normal, il est bien trop rapide. Mais Saroumane était le destinataire du message, l'oiseau s'est laissé attrapé. Il lui a suffit d'user de sa magie ensuite, comme seuls les mages ici auraient pu le faire, pour le retenir prisonnier, fit Snape.

- Et aucun mage du temps de Wulfric n'aurait tenté pareille traitrise, continua Elrond, car l'anneau maudit ne nous avait pas montré à quel point il lui était capable de détourner les âmes du droit chemin. Wulfric ne craignait pas les elfes, ni les nains, car il était autant aimé de ces deux peuples comme Mithrandil.

Elrond accusa le coup. L'ennemi avait de nouvelles cartes en main. Il reprit.

- Cela signifie que Saroumane est au courant de votre existence, de votre venue, et peut être plus, de votre mission ici. Je ne puis blâmer Wulfric d'avoir cru en la force d'esprit de son confrère, mais cela nous oblige à agir bien plus vite. Nous devrons laisser Fondcombe et partir aider au mieux Frodon et Harry. Nous nous devons d'attirer l'ennemi sur nous, et de défendre les cités des hommes. Elrohir, je souhaite que toi et tes guerriers rejoigniez Orthanc, et que vous preniez la tour de gré ou de force. Elladan, les départs pour les havres devront se faire plus tôt, nous auront peut être à essuyer une attaque, ici-même. Fais conduire ceux qui doivent partir, mais laisse toujours plusieurs d'entre nous prêts à défendre la cité.

- An lin innas, ada (1), prononcèrent les immortels en partant sur-le-champ.

- Nous devons partir aider Harry, Fit Remus, parlant pour la première fois.

- Nous ne savons pas où ils sont, et nous éparpiller ne résoudra pas le problème. Et surtout, nous risquerions de les compromettre, lui fit remarquer Severus d'un ton agacé.

- Nous pouvons les aider en allant à Orthanc aussi, suggéra Hermione. Harry doit rester discret. Et si jamais Vous-Savez-Qui est avec Saroumane, Harry est fou... perdu, se corrigea la sorcière.

- Dans votre état, pensez-vous réellement que je vous laisserais partir en guerre, demoiselle Hermione? Demanda Elrond en la regardant droit dans les yeux.

- Mon... mon état...

- Certains signes ne trompent pas, reprit le seigneur elfe avec un sourire. Mais bien que vos intentions soient louables, vous devez rester ici pour l'être que vous portez. Je sais, dit-il en coupant ce qu'elle allait dire, que vous avez certainement pensé à tout cela, mais il est de mon devoir de vous empêcher de quitter la cité tant que vous ne mettrez pas que votre propre vie en jeu.

- Mais les potions le protègeront, il ne risquera rien, dit la jeune femme d'une voix faible en posant la main sur son ventre.

- Hermione. Remus avait posé sa main sur son épaule et parlait d'un ton calme. Elles ne sont pas au point et nous devrons partir au plus tôt. Tu peux à peine faire léviter un objet lourd correctement, nous ne pouvons pas prendre ce risque, tu le sais.

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La sorcière allait répliquer mais elle se mordit la lèvre et baissa les yeux, hochant la tête pour accepter ce que lui imposait Elrond sans un mot.

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Il fallut deux jours aux deux sorciers pour se préparer avec les guerriers d'Elrohir et partir. L'armée était peu nombreuse, mais ils devaient être rapides, efficaces et discrets. Une elfe savante en médecine resterait auprès d'Hermione et s'occuperait d'elle tout le long de sa grossesse. Rhîwanor (2) ne viendrait voir la jeune femme qu'une fois tous les trois jours, en profitant pour parler avec sa patiente et la rassurer.

Le jour de leur départ, la sorcière leur fit un simple signe de la main, sereine. Elle remonta dans sa chambre quand on ne voyait plus qu'un point à l'horizon elle ouvrit un tiroir. De nombreuses fioles de potion lui permettant de réaliser les sorts de base s'y trouvaient, et elle savait à présent la fabriquer. Elle déboucha un flacon, en but le contenu, et prit un livre dans sa commode. D'un sort elle s'assura qu'elle était seule dans les alentours, et ouvrit le roman en son milieu. D'une formule, les pages devinrent blanches, et d'une autre, elles se couvrirent d'une écriture fine, nerveuse et droite.

D'un coup de baguette, elle fit un feu magique sur le bureau et y posa un bol en fer forgé, délibérément chipé aux cuisines.

Alors qu'elle sortait quelques plantes récoltées ça et là d'un autre tiroir du bureau, elle relut rapidement les instructions.

Elle se mit alors au travail, se concentrant sur sa tâche. Le professeur Snape lui en voudrait plus tard d'avoir copié toutes ses notes pour trouver une potion plus puissante.

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...

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Legolas regarda encore une fois celui que ces mages appelaient Survivant. Son propre cœur était troublé par ce qu'il ressentait. Il avait vu les plus anciennes des forêts de ce monde naître, grandir, et atteindre un âge d'or avant de parfois s'éteindre. Il avait vécu des milliers de vies humaines, et comme tout elfe, étant un prince de surcroît, il avait une vision autre du monde, moins impulsive, et moins fiévreuse. Alors pourquoi ce bout de vie, cet humain qui allait mourir si tôt remettait-il en cause tout ce en quoi il croyait?

Il se rappela la veille, alors que les Seigneurs les avaient convoqués une dernière fois. Le regard de la dame l'avait percé et mit à nu. Elle savait. Depuis le début elle savait, et sentait que rien ne pouvait être fait. Les porteurs de destin étaient seuls dans leurs quêtes, encore plus seuls dans leurs esprits, et lui pouvait au moins rassurer, aider à transporter le fardeau de l'un d'eux. Même s'il en souffrirait plus tard. Le chagrin était une mort douce et mélancolique, et le prince blond sentait qu'il la connaîtrait, pourtant sans regrets.

La dernière nuit avait été vue comme un présent pour chacun. Les corps étaient reposés, ils pouvaient à présent se libérer l'esprit avant de repartir. Aragorn et Sirius s'étaient éclipsés tôt dans la soirée, et Ron avait discuté calmement avec Draco, Sam intervenant parfois dans leurs discussions lorsqu'il ne veillait pas le sommeil de Frodon, survenu au milieu de leur dialogue.

Gimli seul dormait du sommeil du juste, lui et Legolas s'étaient d'ailleurs beaucoup rapprochés depuis que le nain avait été gracié par la Dame, et il n'était pas été rare qu'ils ne partent qu'à deux durant des heures entières.

Et pour la dernière fois, Harry sortit. Il ne voulait pas quitter ce cocon de sécurité, il savait qu'il pouvait rester si réellement il le demandait. Mais il ne pourrait plus se regarder dans une glace. Et alors qu'il atteignait un endroit assez reculé, rempli de longues pierres lisses comme de l'eau et réfléchissantes, il se vit. Vêtu d'un jean, d'une cape et d'un pull un peu vieux, sans compter les baskets. Non, il n'était pas d'ici. Poudlard lui manquait. Le dortoir Gryffondor et son joyeux bordel aussi. Il ne comprenait pas ce monde trop hors du temps, trop décalé.

Trop beau pour être vrai. Il mit la main dans sa poche, et avec un sourire, en retira un bonbon Millesaveurs. Il en avait des tas, et au fur et à mesure qu'on le mangeait, le goût changeait allant de fraise à rhubarbe en passant par jus de viande. Dernière preuve que son monde existait. Il le replaça précautionneusement dans sa poche, et regarda à nouveau la glace improvisée. Derrière lui, la forme trop reconnaissable du prince elfe.

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- Vous n'arrivez pas à dormir non plus?

- Les elfes dorment rarement au même rythme que les humains.

- Vous vouliez vérifier que je ne me noyais pas? Demanda Harry en se retournant, un léger sourire narquois sur les lèvres.

- Je... Eh bien, je...

- C'est une simple boutade, dit le survivant surpris. Vous n'avez pas à vous justifier.

Il prit place sur un tronc de bois, les coudes sur ses genoux écartés. Qu'est-ce qu'il ne donnerait pas pour un terrain, un vif et une équipe! Legolas prit élégamment place près de lui. Et l'Elu osa.

- Comment... Pourquoi vous êtes comme ça?

- Comme quoi? Demanda doucement le prince.

- Les elfes. C'est comme si vous étiez… je ne sais pas, comme supérieurs.

- Hautains? Il ne savait pas s'il devait se vexer.

- Non! Mais c'est… Quand vous parlez, quand vous bougez, tout! Tout est à deux cent niveaux au dessus des humains normaux. Enfin non, vous êtes pas humains, mais...

- Je comprends ce que vous voulez dire, dit l'elfe en riant. Ce n'est pas un entraînement. Les elfes sont ainsi faits, les milliers d'années de leurs vies les rendent ainsi. Par exemple, j'ai entendu Hermione parler des géants, eh bien c'est un peu la même chose entre vous et eux, termina-t-il avec un sourire.

- Vous venez de me traiter de géant, là en fait? Dit Harry avec un sourire.

- Je... ce n'est pas ce que je voulais dire, dit Legolas confus. Je suis désolé.

- Non, j'ai compris ce que vous vouliez dire, dit le Gryffondor. Vous n'avez rien d'un humain non plus, vous savez, acheva-t-il sur un sourire.

- Vous êtes étrange, Harry Potter. Vous ne ressemblez à rien de ce que j'ai pu voir jusqu'à présent. Et pourtant, j'ai presque vu le monde se créer. Vous avez tant d'objets inconnus, de choses nouvelles! Ses yeux brillaient, et l'élu en profita.

- Vous voudriez essayer à nouveau le balai? J'aimerais voler. C'est une sensation tellement géniale!

- Géniale?

- Oui, reprit le brun qui n'avait pas vu que ses mots amusaient l'immortel. Comme si j'étais... Libre, dit-il avec une boule dans la gorge.

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Il n'en fallut pas plus au grand elfe. Voir le ciel, s'échapper était la seule manière que ce garçon avait trouvé pour puiser sa force. Il en avait un peu peur, mais si c'était la seule manière de l'aider, il le ferait! Il se leva, et lui tendit la main avec un sourire pour l'aider à se mettre debout.

Harry se sentit fondre, et apprécia le contact avant de sortir sa baguette et une sorte d'allumette de sa poche. D'un sort qui surprit toujours autant le blond, il rendit la taille normale à l'éclair de feu. Il le mit en suspension au-dessus du sol.

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- Montez derrière-moi! Vous ne tomberez pas, je vous le promets! Accrochez-vous à moi, surtout! Termina-t-il pour s'assurer que l'autre n'aurait pas l'idée de mettre les mains autre part que sur son corps.

- S'il le faut, dit l'elfe qui pâlissait un peu.

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Il se cala tout contre le Gryffondor qui ne s'en plaignit pas, et monta en douceur. La Lorien était protégée, ils pouvaient percer les nuages et aller aussi haut que la cime des mallornes. Le froid ne les atteignait pas, et au bout de quelques secondes, ils virent l'ensemble de la cité, belle, brillante, hors du temps. C'était une sensation étrange pour Legolas, pourtant il s'y habitua très vite, n'ayant plus le vertige. Et Harry murmura, alors que la brume les entourait, légère et scintillante.

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- Accrochez-vous.

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Il poussa son balai à fond, laissant défiler le paysage à une rapidité hallucinante près de leurs oreilles, zigzagua entre les mallornes, affolant quelques elfes de garde, remonta à la verticale, et lorsqu'il vit la lune, sentant les bras puissants de l'immortel se resserrer autour de lui, il laissa le balai s'échapper de ses mains et la gravité faire effet, et ils tombèrent, le regard dans les étoiles.

Harry prit son temps pour recaler le balai entre ses cuisses. L'apesanteur était si exaltante, alors que Legolas murmurait en elfique à son oreille. Une prière pour ne pas mourir, se dit le brun en souriant.

Le balai tombait avec une vitesse moindre, mais sur un geste de Harry, il s'anima de lui même et prit progressivement prit la même vitesse qu'eux. L'elfe toujours accroché à lui, l'élu n'eut qu'a s'agripper au manche en bois pour revenir à une position assise et le balai les soutint totalement à un mètre du sol avant de les poser en douceur.

Le balai rapetissa aussitôt, et Harry se tourna vers celui qu'il aimait. C'était maintenant ou jamais. Il franchit les quelques centimètres qui les séparait, et profitant de l'état un peu groggy de Legolas, se hissa sur la pointe des pieds et embrassa légèrement ses lèvres. Il murmura un merci avant de partir, espérant que le blond, totalement dégrisé pour le coup, ne le suive pas.

Comme quoi l'espoir faisait vivre les imbéciles. Et Harry se sentit vraiment très con quand une main se referma sur son bras, douce mais ferme.

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- Hînfoeg! Gwerio nin tirith erbaraîran? Im no...

Il s'arrêta en voyant le regard de l'humain. Évidement, il s'était laissé emporter dans sa langue maternelle, et l'autre ne comprenait pas. Il se pinça l'arrête du nez, et soupira avant de reprendre.

- Vous m'avez volé... Me tromper pour assouvir votre désir, Harry Potter est d'une bassesse que je ne tolère pas!

- Auriez-vous accepté autrement? Il avait simplement soufflé ces mots.

- Prendre ce genre de choses n'est pas permis, et si vos pensées ne vous sont pas retournées alors...

- Alors rien du tout, dit Harry en haussant le ton. Il se dégagea de la main de Legolas. Je suis un humain! J'ai dix-huit ans et dans peu de temps je vais crever à cause d'un mage noir qui me colle au cul! J'ai aucun souvenir heureux, rien, et si je me retourne je vois pas la terre se former, je vois pas les arbres naître, j'ai pas le luxe d'attendre ou d'hésiter! Alors... Sa voix s'érailla. Alors je suis désolé de vous avoir embrassé puisque ça vous dégoûte tant que ça. J'avais simplement envie de savoir ce que ça ferait d'avoir vos lèvres contre les miennes, rien qu'une seconde... Les lèvres de celui que... Que...

- Que vous aimez? Demanda l'elfe, surpris, et attendrit.

- Ce n'est pas un concept que vous pouvez comprendre. Tout est droit, bien rangé dans des cases dans ce monde. Moi je joue sur un balai volant, je jure et je me bats, et aussi, je n'aime pas les filles autrement que comme des amies. Mais dans mon monde ça arrive souvent. Je vais partir, me coucher. Encore une fois, je suis désolé, Legolas.

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La main revint sur son bras alors qu'il se retournait. Les elfes semblaient adorer mater la honte des gens, apparemment, pensa le Survivant. Et il ne pensa plus rien quand il sentit les lèvres douces du blond contre les siennes. C'était chaud, tendre, sensuel. Le paradis en encore plus que mieux, pensa l'Elu.

Il entoura son cou de ses bras, et répondit aussi savamment qu'il put, goutant, mordillant légèrement. Ils se séparèrent, et il savait lui-même qu'il avait des étoiles dans les yeux.

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- Vous... Je ne pensais pas...

- Je ne sais pas comment pensent les gens de votre monde, Harry. Mais ici, nous aimons avec notre âme, non avec notre apparence. Pour être tout à fait franc, je ne suis pas certain moi-même de ce qu'il est juste de faire, mais... Vous me faites penser comme un humain, dit-il en tournant la tête, gêné et souriant. Tout cela est si...

- Spontané?

- Oui, je crois.

- Mais vous avez aimé?

- Oui, souffla l'elfe.

- Alors recommencez. S'il vous plait. Laissez-moi abuser encore juste un peu.

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Harry prit les cheveux d'or, et les fit glisser entre ses doigts, tirant légèrement dessus pour avoir encore cette bouche sur la sienne. Il happa, lécha tendrement alors que le blond restait à quelques millimètres de lui, se laissant faire, les yeux mi-clos. Le brun sentait ses mains sur ses hanches, et la puissance de son aura sur lui. Il tremblait presque de désir. Son autre main était posée sur le torse finement musclé. Il sentait le cœur de l'elfe battre la mesure.

Et lentement, Legolas l'embrassa. Pas comme le brun s'y serait attendu. Il le fit avec une passion, une force et une domination qui lui firent perdre pied. Le blond, tendrement, suçait sa langue, mordait ses lèvres, et appuyait ses hanches contre les siennes, possessif. Leurs langues se liaient, même lorsque leurs lèvres se séparaient. Mince, s'il avait su qu'un elfe pouvait être attiré par le sexe, ça fait longtemps qu'il lui aurait sauté dessus!

Il descendit sa main des cheveux jusqu'à la ceinture de l'elfe, qui sursauta.

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- Harry, je...

- Je ne vais rien vous faire que vous ne voudriez pas. J'aimerais simplement vous connaître. Avec mes mains...

- Attendez, fit l'elfe rougissant de ce qu'il était en train de faire et d'accepter.

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Il n'osa parler et prit Harry par la main. Ici, d'autres pouvaient les voir et les entendre. Comme tous les elfes, il ne s'intéressait pas vraiment aux choses du sexe, préférant la richesse de l'esprit, et pensait qu'il se laisserait guider par son instinct le jour où sa fiancée et lui se retrouveraient dans le même lit... Mais là, sa « fiancée » était humaine, pressée et le rendait très bizarre. Il aurait dû refuser poliment, le consoler, peut-être. Mais il avait eu envie de goûter à ce fruit interdit, envie de transgresser les règles.

Ce jeune humain déteignait bien trop sur lui, se dit-il alors que son corps voulait plus que ce simple contact déjà trop chaud entre leurs mains.

Il l'emmena dans une retraite, appartenant plus à la forêt qu'au domaine des elfes, là ou les sphaignes et les mousses poussaient en abondance, là où Harry pourrait avoir la parcelle de bonheur qu'il réclamait à corps et à cri, avant de quitter la Lothlorien. Jusqu'à quel degré, cela, même l'immortel l'ignorait pour le moment.

Il s'assit élégamment, et vit avec ravissement que la rougeur pointait sur les joues du brun. Alors lui non plus n'était pas sûr de ses gestes? Il ne fit rien, ne le força, ni ne le découragea. Le Survivant aurait ce qu'il voudrait, absolument tout, mais Legolas ne lui imposerait pas sa propre envie. Harry se mit à genoux face au blond, voyant moins bien, mais suffisamment pour distinguer ses traits caressés par les rayons de la lune, ses cheveux qui semblaient briller d'or et d'argent, et ses yeux, deux lacs de glace où une éternité de sagesse s'était installée, et où naissait l'éclat de la curiosité.

Il se pencha, et attrapa encore cette rivière dorée qui le fascinait. Le sourire discret de Legolas l'encouragea, et dans le silence de la forêt, il l'embrassa, léchant sa lèvre pour lui montrer où il voulait en venir. Le blond entrouvrit les lèvres, et laissa caresser sa langue de celle du brun, passant sa main dans ses cheveux en bataille. Chaud, agréable... excitant?

Ils se séparèrent, et le regard que lui lança l'humain était une chose que jamais il n'avait vue dans sa vie. Il se sentait comme l'être le plus merveilleux, et... appétissant de cette terre.

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- Legolas, commença Harry d'une voix rauque. J'aimerais...

- Demande-moi ce que tu veux, dit l'elfe qui n'avait certainement pas perdu son sang froid.

Harry sentit ses tripes se vriller en entendant l'elfe devenir encore plus intime avec lui, le tutoyant pour la première fois.

- Je veux dire... C'est pas si évident. J'ai un peu peur de te choquer, dit le brun en détournant son visage. C'est plus naturel avec une femme, mais pour quelqu'un comme toi...

- Ne te retiens pas, Harry. Je ne me vexerais pas, ni ne te retiendrais.

- Alors ferme les yeux s'il te plait.

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L'immortel obéit, totalement confiant, et retint un léger halètement alors que Harry le soulevait délicatement pour baisser, et retirer le pantalon souple brodé d'argent. Les chaussures suivirent, et l'immortel l'aida alors que le brun lui enlevait sa tunique, le mettant tout à fait nu. Cela ne le gênait pas, c'était naturel pour un elfe. Enfin sauf que d'habitude son sexe ne commençait pas à se manifester.

Il sentit les mains et les avant bras de l'humain lui caresser les cuisses, se rapprochant toujours plus de son intimité, qui réagissait. Le blond rejeta la tête en arrière alors qu'un souffle chaud finissait de le tendre, liant ses doigts à ceux du Survivant. En revanche même lui ne put retenir un long gémissement érotique et doux quand il sentit la bouche du Gryffondor prendre la hampe en entier. On pouvait... faire ça?

Des mains s'affairaient à caresser son torse, ses hanches, alors qu'il s'appuyait en arrière sur ses coudes, haletant et gémissant longuement. Une langue s'enroulait autour de la peau fine, et il sentait qu'il était aspiré, il se sentait... exquis.

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- Harry... c'en est trop...

- Garde les yeux fermés, dit le brun en cessant le traitement.

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L'immortel ne se formalisa pas de ne plus être caressé. Il ne pourrait connaître la frustration tant que le brun ne la connaitrait pas. Il attendait, simplement. Et il sentit un fourreau humide et chaud, bien plus étroit et plus profond, enserrer son sexe tandis les deux mains de Harry couraient sur ses épaules. Il l'entendait. Son cœur palpitait comme un petit oiseau, et il savait que l'autre se mordait certainement les lèvres pour ne pas hurler. Il fit courir ses mains à l'aveugle, et ses doigts caressèrent les cuisses fermes de l'Elu. Un léger gémissement de douleur lui fit ouvrir les yeux.

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- Harry, tout va bien?

- Oui. Pourquoi as-tu ouvert les yeux? Je ne veux pas que tu sois dégoûté.

- Je ne le suis pas. Tu es magnifique.

Harry se colla au torse de son amant, et chuchota contre son oreille particulière.

- S'il te plaît... Touche-moi …

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Et alors que le brun se relevait pour s'empaler à nouveau, il sentit les mains de Legolas agripper ses fesses, lui frôler le torse et les cuisses. C'était si divin, si fort. Il embrassa encore et encore l'elfe alors que ses yeux devenaient humides. .

Ils ne retenaient plus leurs cris. Harry était lent, calculé, mais chaque mouvement était un nouvel accès au paradis. Il prit une main du blond, et la dirigea vers son bas ventre, tout près de son propre sexe humide et tendu à l'extrême. Loin de se rétracter, l'immortel continua le chemin seul et masturba langoureusement le brun qui emplit ses oreilles de cris érotiques.

Et puis il ne tint plus. Le plus jeune se coucha, et encouragea son amant, qui bougea son bassin toujours plus vite, toujours plus fort, en gardant cette douceur presque insoutenable. Alors que le bruit de leurs chairs qui se frappaient résonnait contre les arbres, Legolas embrassa avidement Harry, et jouit en sentant le fourreau se resserrer brusquement, et la semence se répandre sur lui.

Ils restèrent longtemps, le souffle presque coupé à s'embrasser, se caresser les joues et la gorge du bout des doigts, plongeant dans les yeux de l'autre.

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- Je t'aime, Legolas.

- Je t'aime aussi Harry Potter. (3)

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An lin innas, ada (1) : Par ta volonté, père.

Rhîwanor(2) : Soleil d'hiver

Je t'aime aussi Harry Potter...(3) : Alors là, on se retire la main de la culotte et on arrête de s'exciter le pistil comme les délurées que nous sommes. Un peu de tendresse, bordel.

Pour le «je t'aime» en Sindarin, C'est très difficile, il existe des mots qui expriment l'envie, le désir, le fait d'être amants, mais les elfes expriment rarement leur amour par la parole.

De plus, le Quenya est plus développé que le Sindarin (j'aime les défis) vous avez pourtant melon (proche du mellon qui signifie ami, peut être même est-ce le même mot, je ne suis pas une experte) ici, pour ceux que ça intéresse j'ai prit l'infinitif d'«aimer» Mel- associé au présent de la première personne, donc « on », ce qui donne Melon, mais les bases restent les même, ce n'est PAS une expression correcte, il n'en existe pas officiellement.

Pour quelque chose de plus fort, il y a aniron (de Anira-) qui signifie littéralement « je te désire ».

Le melan'tyé (ou autre déclinaison) c'est du Quenya, non du sindarin.

Pour le gerich veleth nîn du film (Arwen et son père), Il semble que ce soit la traduction la plus approchante de « tu as mon amour », mais encore une fois attention ce n'est probablement pas applicable à un couple.

...

Les notes de Nella =D

...

[Fumseck arrive en Terre du milieu – Fumseck chez Elrond etc]

Donc là on a dit transition sur l'oiseau tunning qui clignote et flotte dans l'eau, et qui fait aussi lecteur dvd, yaourtière, détecteur à radar et fer à friser genre : une flamme traversait le ciel toussa. Elle était si rapide que seul les yeux d'un elfe aurait pu donner sa vraie nature: un oiseau trokool qui brille dans la nuit avec des néons sous les bas de caisse"

Sinan ça fait un peu superman

It's a bird? It's a plane? Noooo its supermaaaan

Tu dis c'est une flamme alors le petit lecteur s'émoustille, et frétille, et se dit chic chic chic un truc mystérieux qui brille! qu'est-ce donnnnc? Alors faut lui vendre du rêve jusqu'au bout, pas faire retomber ça comme un pet soufflé qui pue et qui n'a même pas de classe

Pprpppppfffffttttt

Ooooh déception

See?

...

[Fuite de Fumseck]

Nella dit :

nono, qui écrit des POV d'oiseau

je trouve que tu es vachement douée pour ca

arrête les humains, fait un coq x fumseck

ca permet de changer, d'exporer de nouveaux verbes

.

Nono dit :

Cloaque

.

Nella dit :

C'est un nom ca

Mais ouais cloaque

Tout plein de verbes qui sont jamais dans les lemons: piailler, glousser, siffler

.

Nono dit :

Une pipe avec un bec c'est du défi ou je m'y connais pas

...

[la fuite n'avait pas été expliquée au début]

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Nella dit :

Oui bah fumseck c'est sur qu'ils sont pas teubés au point de le mettre sur le toit

"AHA sale oiseau! tu es bien coincé maintenant! mouahhaha!"

*s'envole*

La tour est lisse et sans fenêtre

En gros, ia la porte et c'est marre. Et je vois pas comment il aurait pu se sauver par la porte

genre "il fait chaud, on aère"

Ou c'est le jour de ménage, Saroumane troque sa toge contre un uniforme de soubrette, se met un fichu dans les cheveux, et frotte le marbre.

...

[«le phœnix saurait bien comment leur expliquer ce qui était arrivé»]

*attend avec impatience le moment ou le phoenix fait des charades*

...

[Phrase de base : "De longues plumes qui faisaient partie de sa traine avaient été arrachées"]

fumseck s'est marié? Marié de force à un huruk hai par Saroumane

Ce genre de bestiole c'est tellement maléfique je suis sur ça a des crochets sur la bite

"son cloaque faisait protrusion à l'extérieur, sanguinolent: le pauvre animal avait été violé sauvagement"

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Nono dit :

PTDR

...

[La drague elfique selon Nella]

"Viens voir dans ma chambre, j'ai un truc ouf à te montrer"

et une fois sur place "en fait j'aurais voulu que tu me sonde pour voir si j'avais le cancer de la prostate"

"Mais... t'es une fille?"

"Oui mais on sait jamais, des fois les hommes ont un cancer du sein, c'est Dr House qui l'a dit! Alors sonde!"

Ou plus sobrement "En fait je voulais te montrer que je mettais pas de culotte! Surprise! Ça t'inspire quoi?"

...

[Simple clins d'œil de la conversation xD]

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Nella dit :

"si jamais Qui-Vous-Savez "tu invente

7 volumes de vous savez qui et nono elle fait des freestyle

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Nono dit :

...

T_T

je devais etre bourrée

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Nella dit :

XD

BOULET

.../...

Nono dit :

Mais ca fait six mois qu'il le vouvoie

Même après un baiser...

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Nella dit :

oui mais il le galoche.

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Nella dit :

[Harry n'a pas été préparé pour la pénétration]

Nono dit :

[ben pas besoin, c'est une fausse rumeur de dire qu'il faut préparer le soumis]

c'est vrai que globalement, un zigouigoui c'est aussi large qu'un gros caca

Nono dit :

Ton romantisme te perdra

.../...

Nella dit :

Je pète ça sent la fraicheur des pins, au matin j'ai une haleine de chocolat framboise menthe, je transpire du chanel 5... toussa quoi... normal

en parlant de quand tu viendras, tu voudras qu'on tente des nems?

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Nono dit :

Oula ouais mais les nems c'est long a faire avec ma mère ça nous prenait la demi journée a chaque fois. Je demanderais la recette de ma maman qu'est bonne et on rajoutera du ketchup des bouts de steack et des croustilles au fromage \o\

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Nella dit :

MDR les nems improbables. "On en a fait une demi-douzaine au poulet miel pops, une demi-douzaine chèvre miel chocolat blanc et une demi-douzaine kebab nutella"

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Nono dit :

Je t'aime trop

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Nella dit :

"On dirait pas comme ca mais quand tu as bu une demi bouteille de monbazillac, tu les trouves super bon!"

.../...

Et pour finir, le mot de la fin pour Nella toujours...

"I cum in peace"

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Sur cette note hautement délicate et parsemées de fleurs, je vous laisse jusqu'à la semaine prochaine, chers lecteurs =D j'espère que vous avez aimé !